Cameroun,Exploitation du bois: L’illégalité fait la résistance
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Le tableau récapitulatif des dénonciations présenté à la presse mercredi 12 juillet à Yaoundé révèle de nombreuses infractions. Malgré les différentes sanctions du ministère des Forêts et de la Faune, les infractions persistent dans le secteur forestier. 

Les meubles et bien d’autres objets confectionnés à base d’essences protégées inondent les marchés. Constat que les résultats des rapports de l’Observation indépendante externe (Oie) publiés entre les mois de janvier et avril derniers ne démentent pas.

Le tableau récapitulatif des dénonciations présenté à la presse le 12 juillet dernier à Yaoundé a révélé que de nombreuses souches et billes de bois sont coupées sans autorisation dans des forêts du domaine national des régions de Sud, de l’Est et du Littoral. L’une des plaintes consignée dans ce tableau indique par exemple qu’au cours du mois de février, trois souches dont deux pieds de Dabema et un d’Acajou situés à l’intérieur de la forêt communale (Fc) du Gic Aminko de Nkouak, dans la localité de Djouyaya, région de l’Est, n’avaient pas de titre valide.

La plupart des titres non valides se retrouvent dans les zones où poussent plus des espèces comme l’acajou, le padouck, l’azobé. Ces essences attirent les ébénistes. Et par conséquent, exposent au pillage. A en croire Martin Biyong, coordonnateur de l’organisation non gouvernementale (Ong) Centre pour le développement local alternatif (Cedla), en décembre 2016, des souches abandonnées ont été également retrouvées dans des forêts du Sud. «A Mabenanga, département de l’Océan, nous avons retrouvé dans un parc à bois non numéroté environ 26 billes de bois non traitées dont deux souches d’azobé», affirme-t-il. 
Une telle infraction des normes techniques d’exploitation dans un domaine national est réprimée par l’article 156 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche.

Selon Mbenda Leunkeu, coordinatrice de l’Ong Forêt et dé- veloppement rural (Foder), ces rapports ont permis de démasquer les infractions de plusieurs sociétés d’exploitants forestiers dans différentes localités. «Le système de mise en œuvre du système normalisé d’observation indépendante externe a entre autres conduit aux missions de contrôle et à des sanctions», informe-t-elle.

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