Cameroun,Hôpital général de Douala: Les kits d’hémodialyse toujours en rupture
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Cameroun,Hôpital général de Douala: Les kits d’hémodialyse toujours en rupture :: CAMEROON

Depuis lors, les malades ont droit à une seule séance au lieu de deux comme à l’accoutumée. Les insuffisants rénaux de l’hôpital général de Douala (Hgd) ne cachent pas leur inquiétude. En cause, la rupture des kits de dialyse dans cette formation hospitalière. Du coup, la panique gagne certains malades.

Ce d’autant plus que cette situation a déjà coûté la vie à quelques uns de leurs compagnons de fortune. «On a déjà au moins deux malades décéder. Je parle de deux parce que ce sont ceux que je connais», précise Daniel Bassoglog, un malade. Une rupture des stocks de consommables (ce sont en fait des kits constitués de plusieurs éléments nécessaires pour l’hémodialyse) qui perdure d’ailleurs. «Nous entamons ainsi la quatrième semaine de rupture. Et jusqu’ici, la situation est la même. Rien n’a évolué», s’inquiète Daniel Bassoglog. En effet, voilà bientôt un mois que les insuffisants rénaux de l’Hgd n’ont plus droit à leur nombre habituel de séances d’hémodialyse. «Au lieu de deux séances de dialyse par semaine, on a une seule maintenant», renseigne un autre malade, sa voix laissant transparaître son inquiétude et son stress.

L’hôpital ne pouvant supporter qu’une seule séance pour le moment, les malades désireux d’avoir la seconde doivent se procurer eux-mêmes le kit nécessaire, apprend-on. Seulement, du fait de son prix élevé, ce kit n’est pas à la portée de tous. Très peu peuvent se le permettre. En temps normal, il coûte 40.000 Fcfa. Mais, actuellement, «avec la rupture à l’Hgd, les gens spéculent. Il coûte jusqu’à 75.000 Fcfa depuis qu’il y a cette crise. Et là, c’est quand vous en trouvez. Depuis le week-end, je cherche, mais je n’en trouve pas», dénonce Daniel Bassoglog. Nos tentatives pour rencontrer les responsables de l’hôpital se sont heurtées à un refus catégorique. «Je ne suis pas la personne à même de vous répondre. Il faut vous rapprocher du service clientèle», nous renvoie l’un des responsables du service d’hémodialyse.

Cependant, d’après nos sources, cette situation est la conséquence du non respect par l’Etat des engagements pris auprès des fournisseurs. «L’Etat n’a pas payé le fournisseur. Alors, ce dernier a bloqué», lâche une source sous anonymat. Un retour à la normale est tout de même annoncé d’ici peu, apprend-on. Rappelons qu’il y a deux ans, l’Hgd a connu une situation similaire.

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