Bamenda : Les Cop’s reprennent le chemin des amphis
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Le campus universitaire grouille de monde depuis quelques jours.

Le mouvement des étudiants au quartier Bambili, situé à environ huit kilomètres de Bamenda, renseigne sur la reprise effective des cours à l’université de Bamenda (Ub). Au point où l’entrée principale du campus, inondée de boutiques et autres bureautiques, commence à retrouver son ambiance d’antan, faite de bousculades et de conversations amicales. C’est que les enseignements suspendus du fait de la grève des enseignants depuis  le 21 novembre 2016 font de plus en plus courir.

Un retour sur les bancs qui a été observé hier lundi en faculté des sciences, notamment en première année géologie, avec des enseignants et étudiants qui donnaient l’impression d’accuser un grand retard. « Pendant la crise, nous étions sur le terrain à l’Ouest pour parcourir quelques sites et étudier les roches», témoigne une étudiante de première année géologie à l’Ub. Avant d’ajouter : « Après les cours, nous serons bientôt soumis à une évaluation».

Les autres facultés ne désemplissent pas. A l’annexe de l’Ecole normale supérieure (Ens) ou à l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique (Enset), les évaluations entamées la semaine dernière se sont poursuivies ce lundi. Les filières concernées sont la gestion, les techniques commerciales et industrielles, etc. L’Institut de management a pris la même cadence de travail. L’atmosphère, visiblement sereine, laisse quand même transparaître la présence des forces de maintien de l’ordre en tenue ou en civil.

Dans les facultés, si on apprécie le nombre croissant d’étudiants francophones qui arpentent les couloirs, on regrette que ceux des sections anglophones traînent encore le pas. « Au départ, nous étions 45 ou 50 dans un groupe de travaux dirigés. Aujourd’hui, nous atteignons 30 étudiants. C’est à vous d’apprécier », répond un étudiant de deuxième année d’histoire. «Le rythme de travail est de plus en plus soutenu. Et je comprends qu’on veuille tout faire pour rattraper le temps perdu», ajoute-t-il, sous le couvert de l’anonymat.

Entretemps, dans le secondaire et le primaire, la reprise se fait progressivement, surtout dans les sections francophones. Ce qui contraste avec les sections anglophones, encore attentistes. Dans le privé confessionnel, le boycott est tel qu’on accuse les autorités religieuses de « poncepilatisme ». Parce que les prêtres et les évêques qui disent avoir donné des consignes pour ouvrir les écoles font face à la résistance des chefs  d’établissements.

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