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    <title>Le flux rss de camer.be : SOCIETE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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    <lastBuildDate>Fri, 01 May 2026 02:18:55 +0200</lastBuildDate>
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      <title><![CDATA[ :: Il ya un an nous quittait Richard Ambang Mbadjé,un &quot;amant diabolique&quot; de Marinette Dikoum]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93185/11:1/cameroun-il-ya-un-an-nous-quittait-richard-ambang-mbadjeun-amant-diabolique-de-marinette-dikoum-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Né le 1er janvier 1948 à NGUETE – NTUI Richard Ambang Mbadjé
était avant l’assassinat de Vincent Dikoum, sergent-chef en service
au ministère des Forces armées....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; le 1er janvier 1948 &agrave; NGUETE &ndash; NTUI Richard Ambang Mbadj&eacute; &eacute;tait avant l&rsquo;assassinat de Vincent Dikoum, sergent-chef en service au minist&egrave;re des Forces arm&eacute;es.</p>
<p>Je saisis le pr&eacute;texte de son d&eacute;c&egrave;s pour vous rappeler l&rsquo;affaire Dikoum et son r&ocirc;le dans l&rsquo;affaire. Une histoire qui a profond&eacute;ment marqu&eacute; les Camerounais d&rsquo;une certaine g&eacute;n&eacute;ration et a &eacute;branl&eacute; les valeurs.<br />&nbsp;<br />Dans la nuit du 29 janvier 1983, monsieur Vincent Dikoum &acirc;g&eacute; de 37 ans, cadre &agrave; la CAMBANK &nbsp;est sauvagement assassin&eacute; par des hommes de main recrut&eacute;s par son &eacute;pouse Marinette Ndom&egrave; et son amant de Richard Ambang Mbadj&eacute; ; Il s&rsquo;agit des d&eacute;nomm&eacute;s Pouli, Ndzana et Ombout&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;assassinat de Vincent Dikoum survient apr&egrave;s une premi&egrave;re tentative d&rsquo;assassinat manqu&eacute;e ; une semaine avant l&rsquo;assassinat plus pr&eacute;cis&eacute;ment dans la nuit du 20 au 21 janvier 1983.</p>
<p>En effet, les nomm&eacute;s Omboute Jean Pierre, Ndzana Louis -Bertin &nbsp;et Pouli Roger &nbsp;avaient d&eacute;j&agrave; tent&eacute; d&rsquo;assassiner monsieur Vincent Dikoum. &nbsp;</p>
<p>Ils avaient &eacute;t&eacute; recrut&eacute;s par le sergent-chef Ambang Mbadj&eacute;. Embusqu&eacute;s dans un bosquet &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du domicile des Dikoum et arm&eacute;s chacun d&rsquo;un poignard, ils voulaient prendre par surprise &agrave; son retour du travail et l&rsquo;assassiner. Seulement, tout ne se passera pas comme pr&eacute;vu.&nbsp;</p>
<p>Il est environ minuit lorsque M.Dikoum regagne son domicile. Il marque un temps d&rsquo;arr&ecirc;t devant sa villa et descend de son v&eacute;hicule pour ouvrir son portail. Il s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; retourner dans son v&eacute;hicule lorsque deux malfaiteurs surgissent de leur cachette. Emport&eacute; par l&rsquo;instinct de survie, il va se mettre &agrave; crier prendre la fuite &eacute;chappant ainsi &agrave; ses bourreaux.</p>
<p>&nbsp;Ses poursuivants d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s vont s&rsquo;&eacute;vanouir dans la brousse. Bien qu&rsquo;ayant entendu les cris de d&eacute;tresse de son &eacute;poux, Marinette Ndom&egrave; a ordonn&eacute; aux jeunes qui vivaient avec eux de mettre la concession dans l&rsquo;obscurit&eacute; et elle va les emp&ecirc;cher de sortir. Alors que munis de torches et de machettes, ceux-ci voulaient aller au secours de Vincent Dikoum.</p>
<p>La premi&egrave;re tentative d&rsquo;assassinat venait ainsi de se solder par un cuisant &eacute;chec. Le lendemain matin, Marinette s&rsquo;en va fondre en larmes dans les bras de son amant qui lui aussi ne peut retenir ses larmes.</p>
<p>Les conjur&eacute;s d&eacute;cident alors de concevoir un nouveau stratag&egrave;me pour &eacute;liminer monsieur Dikoum. Ndom&eacute; leur promet m&ecirc;me une forte somme de 3 millions de FCFA &agrave; chacun en cas de r&eacute;ussite de l&rsquo;op&eacute;ration. Ambang r&eacute;unit &agrave; nouveau ses hommes de main pour pr&eacute;parer l'ex&eacute;cution du plan macabre.&nbsp;</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, Ndom&eacute; Marinette s&rsquo;occupe &agrave; faire partir de chez elle Mono Bloc L&eacute;a Mbome et Essame Nkongue Jean, deux jeunes &eacute;tudiants qui vivent sous son toit. Ceux-ci pourraient &ecirc;tre un obstacle &agrave; la r&eacute;alisation du plan macabre.&nbsp;<br />&nbsp;<br />Le vendredi 28 janvier 1983 vers 18h30, une derni&egrave;re s&eacute;ance de travail s'est r&eacute;unie chez Ambang Mbadje &agrave; Etoudi, &nbsp;Marinette Ndom&eacute;, Oumboute, Djana et Pouli pour finaliser la pr&eacute;paration de l'ex&eacute;cution du plan macabre.&nbsp;</p>
<p>Cette nuit-l&agrave; ; munis de longs poignards, les trois hommes p&eacute;n&egrave;trent dans la chambre du pauvre Dikoum endormi et l&rsquo;assassine froidement. Le forfait commis, Marinette prend le volant pour aller jeter le cadavre de son mari.&nbsp;</p>
<p>Elle est accompagn&eacute;e de ses complices. Les conjur&eacute;s iront jeter le cadavre de monsieur Dikoum dans le fleuve Sanaga. Le corps est soigneusement attach&eacute; &agrave; une pierre avant d&rsquo;&ecirc;tre jet&eacute; &agrave; l&rsquo;eau; ce afin d&rsquo;&eacute;viter qu&rsquo;il ne remonte en surface.&nbsp;</p>
<p>Le commando dirig&eacute; par Ambang Mbadj&eacute; se disperse. Ndjana et Pouli prennent la route de Ntui. Ambang, Oumboute et Ndom&eacute; quant &agrave; eux retournent au domicile des Dikoum pour effacer toutes les traces du crime.</p>
<p>Le lendemain matin, vers 11 heures, Ndom&eacute; Marinette se rend chez sa coiffeuse &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de police. De retour chez elle, Ndom&eacute; r&eacute;unit ses enfants qu&rsquo;elle va laisser chez son amant. Avec son amant, elle se rend &agrave; Nguete par Ntui, le village natal de celui-ci. Ils y retrouvent Ndjana et Pouli .</p>
<p>Ambang Mbadje pr&eacute;sente Ndom&eacute; &agrave; sa famille comme &eacute;tant sa fianc&eacute;e. Apr&egrave;s une nuit pass&eacute;e au village, Ndom&egrave; et son amant diabolique regagnent Yaound&eacute; le dimanche soir.<br />Un crime n&rsquo;&eacute;tant jamais parfait, les assassins ont laiss&eacute; plusieurs indices qui vont permettre &agrave; la police de les confondre. Devant ce faisceau d&rsquo;indices concordant contre elle, Marinette passe aux aveux et reconna&icirc;t &ecirc;tre l&rsquo;instigatrice de l&rsquo;assassinat de son &eacute;poux.&nbsp;</p>
<p>Elle a tu&eacute; son &eacute;poux pour pouvoir filer le parfait amour avec Ambang Mbadje Richard.&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;amant Ambang Mbadje et un autre ex&eacute;cuteur Jean-Pierre Omboute sont en cavale. Le mandat d&rsquo;arr&ecirc;t de Ambang qui s&rsquo;&eacute;tait enfui en Centrafrique a &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute; le 12 ao&ucirc;t 1983. Il est arr&ecirc;t&eacute; et extrad&eacute; au Cameroun un peu plus de 6 mois apr&egrave;s le crime commis au quartier a&eacute;roport &agrave; Yaound&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Au moment de son arrestation en Centrafrique, il avait cherch&eacute; une faille pour &eacute;chapper &agrave; son extradition. Il va demander aux autorit&eacute;s centrafricaines de le consid&eacute;rer comme un r&eacute;fugi&eacute; politique. Ce qui explique le temps assez long pris par les autorit&eacute;s centrafricaines pour autoriser cette extradition. Ceux-ci tenaient &agrave; s&rsquo;assurer que celui-ci n&rsquo;avait pas d'ant&eacute;c&eacute;dent politique et &eacute;tait r&eacute;ellement un criminel recherch&eacute;.</p>
<p>Marinette Ndom&egrave; Dikoum et ses complices seront jug&eacute;s et condamn&eacute;s en juillet 1984 au tribunal de grande instance du Mfoundi : &nbsp;<em>&laquo; &nbsp;Le tribunal condamne mbang Mbadj&eacute; Richard, Madame Dikoum n&eacute;e Ndome Dinde Marinette, Omboute Nkou Jean Pierre, Ndzana Louis Bertin &agrave; la peine de mort par fusillade &agrave; la place publique. Condamne Pouli Roger &agrave; 10 ans d&rsquo;emprisonnement ferme. D&eacute;cerne un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;audience &agrave; l&rsquo;encontre du condamn&eacute; &agrave; mort Omboute Nkou Jean pierre en fuite &raquo;</em> ; Les condamn&eacute;s feront appel et la sentence sera confirm&eacute;e en appel.&nbsp;</p>
<p>Apr&egrave;s des d&eacute;cennies de d&eacute;tention ; les assassins qui &eacute;taient &agrave; la prison de Yoko, de Mfou et Tchollir&eacute; ont &eacute;t&eacute; tous lib&eacute;r&eacute;s. Marinette vit en France et ses complices sont retourn&eacute;s dans leurs villages respectifs.&nbsp;</p>
<p>Je reviens sur cette affaire dans mon livre : <strong>Rivi&egrave;re de sang.</strong><br />Disponible Yaound&eacute; : &nbsp;<strong>6 71 99 66 68</strong><br />Librairie des peuples noirs, mont&eacute;e SNI,immeuble Don Bosco<br />Douala : <strong>6 99 25 15 80 - 6 99 25 15 80</strong><br />Librairie Professionnelle Douala- Face Somatel&nbsp;</p>
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      <pubDate>2026-04-30 18:41:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Agression d'un enseignant au Cameroun : quand la jalousie pédagogique vire à la violence]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93177/11:1/agression-dun-enseignant-au-cameroun-quand-la-jalousie-pedagogique-vire-a-la-violence-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Violence entre collègues enseignants : un professeur du collège
Mutien Marie à Mbalmayo, dans la région du Centre au Cameroun, a
été roué de coups par deux de s...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Violence entre coll&egrave;gues enseignants : un professeur du coll&egrave;ge Mutien Marie &agrave; Mbalmayo, dans la r&eacute;gion du Centre au Cameroun, a &eacute;t&eacute; rou&eacute; de coups par deux de ses coll&egrave;gues. Motif : il accaparait les &eacute;l&egrave;ves pour ses cours particuliers.</p>
<h2>Les faits : une querelle de tutoriels d&eacute;g&eacute;n&egrave;re en lynchage</h2>
<p>Au sein du <strong>coll&egrave;ge Mutien Marie de Mbalmayo</strong>, un &eacute;tablissement de la r&eacute;gion du Centre du Cameroun, un enseignant a &eacute;t&eacute; physiquement agress&eacute; par deux de ses pairs. Selon les informations disponibles, la victime animait des s&eacute;ances de soutien scolaire priv&eacute;es qui attiraient la majorit&eacute; des &eacute;l&egrave;ves de l'&eacute;tablissement. Ses deux coll&egrave;gues, estimant subir une <strong>concurrence d&eacute;loyale</strong>, ont d&eacute;cid&eacute; de faire justice eux-m&ecirc;mes &agrave; coups de poings, selon les t&eacute;moignages recueillis.</p>
<p>L'agression s'est produite &agrave; l'int&eacute;rieur de l'enceinte scolaire, espace normalement d&eacute;di&eacute; &agrave; la transmission du savoir et &agrave; la discipline. L'incident a depuis provoqu&eacute; une vive indignation au sein de la communaut&eacute; &eacute;ducative camerounaise.</p>
<h2>Derri&egrave;re la violence, une crise &eacute;conomique du m&eacute;tier d'enseignant</h2>
<p>Pourquoi un diff&eacute;rend professionnel aboutit-il &agrave; une telle violence ? La r&eacute;ponse r&eacute;side en partie dans la <strong>pr&eacute;carit&eacute; &eacute;conomique structurelle</strong> du corps enseignant en Afrique subsaharienne. Dans de nombreux pays, le salaire officiel des professeurs ne suffit pas &agrave; couvrir les besoins essentiels. Les <strong>cours particuliers</strong> repr&eacute;sentent alors un compl&eacute;ment de revenu vital, parfois sup&eacute;rieur au traitement mensuel officiel.</p>
<p>Dans ce contexte de raret&eacute; &eacute;conomique, les &eacute;l&egrave;ves se comportent comme une ressource rare. Celui qui les capte monopolise une source de revenus. La <strong>comp&eacute;tition entre enseignants</strong> pour les cours priv&eacute;s ne rel&egrave;ve donc pas d'une simple rivalit&eacute; professionnelle : elle touche directement aux conditions de survie mat&eacute;rielle.</p>
<p>La victime dans cette affaire ne proposait pourtant pas un service ordinaire. Les &eacute;l&egrave;ves l'appr&eacute;ciaient pour des raisons pr&eacute;cises et document&eacute;es : sa <strong>patience p&eacute;dagogique</strong>, sa capacit&eacute; &agrave; adapter ses explications jusqu'&agrave; la compr&eacute;hension r&eacute;elle, et son refus de se contenter d'un apprentissage superficiel. Ce sont ces qualit&eacute;s et non une strat&eacute;gie commerciale agressive qui lui valaient l'adh&eacute;sion des &eacute;l&egrave;ves.</p>
<h2>La p&eacute;dagogie de qualit&eacute; comme menace syst&eacute;mique</h2>
<p>Le m&eacute;canisme sous-jacent &agrave; cette affaire est r&eacute;v&eacute;lateur d'une pathologie plus large. Un enseignant efficace, dans un syst&egrave;me &eacute;ducatif d&eacute;faillant, ne repr&eacute;sente pas seulement un coll&egrave;gue mais une menace directe pour l'&eacute;quilibre pr&eacute;caire du groupe.</p>
<p>La <strong>qualit&eacute; p&eacute;dagogique</strong> de la victime expliquer jusqu'&agrave; la compr&eacute;hension, garantir l'acquisition r&eacute;elle des contenus constitue pr&eacute;cis&eacute;ment l'&eacute;cart qui a d&eacute;clench&eacute; la violence. Dans un syst&egrave;me o&ugrave; tous les enseignants proposeraient un service identique, la concurrence resterait tol&eacute;rable. Mais lorsqu'un individu introduit une <strong>diff&eacute;renciation par la qualit&eacute;</strong>, il rompt l'&eacute;quilibre informel du groupe.</p>
<p>Ce ph&eacute;nom&egrave;ne, dans d'autres secteurs professionnels, prend ici une dimension particuli&egrave;rement troublante : la victime &eacute;tait sanctionn&eacute;e pour avoir bien fait son travail. Le signal envoy&eacute; aux autres enseignants soucieux de leur excellence p&eacute;dagogique est d&eacute;vastateur.</p>
<h2>Ce que r&eacute;v&egrave;le Mbalmayo sur l'&eacute;cole africaine</h2>
<p>Cette affaire risque d'alimenter une <strong>culture du nivellement par le bas</strong> dans les &eacute;tablissements o&ugrave; elle sera connue. Les enseignants qui auraient voulu se distinguer pourraient choisir de se conformer au niveau m&eacute;dian pour &eacute;viter des repr&eacute;sailles. Le co&ucirc;t humain sera support&eacute; par les &eacute;l&egrave;ves.</p>
<p>Tant que les cours particuliers repr&eacute;sentent la principale source de revenus compl&eacute;mentaires, la comp&eacute;tition entre coll&egrave;gues restera une r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique avant d'&ecirc;tre une d&eacute;viance morale. Sans revalorisation salariale significative et sans cadre r&eacute;glementaire clair sur les <strong>cours de soutien scolaire priv&eacute;s</strong>, ce type d'incident a toutes les chances de se reproduire.</p>
<p>Il y a enfin un enjeu symbolique majeur. L'&eacute;cole, dans l'imaginaire collectif, est le lieu de la transmission des valeurs sociales. Lorsque des enseignants y commettent des actes de violence, c'est le pacte &eacute;ducatif lui-m&ecirc;me qui est mis en cause devant les yeux des &eacute;l&egrave;ves.</p>
<h2>Quand l'exemple vient des mauvais c&ocirc;t&eacute;s</h2>
<p>Cette affaire pose une question qui d&eacute;passe largement le coll&egrave;ge Mutien Marie. Dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; l'enseignant est cens&eacute; incarner l'autorit&eacute; morale et la transmission du savoir, que se passe-t-il lorsque ce mod&egrave;le s'effondre de l'int&eacute;rieur ?</p>
<p>L'ironie cruelle de l'affaire de Mbalmayo r&eacute;side dans ce paradoxe : l'enseignant rou&eacute; de coups &eacute;tait, selon tous les t&eacute;moignages disponibles, le meilleur p&eacute;dagogue du groupe. La violence n'a pas sanctionn&eacute; une faute elle a sanctionn&eacute; une excellence. Cela oblige &agrave; poser une question plus profonde : nos syst&egrave;mes &eacute;ducatifs sont-ils r&eacute;ellement con&ccedil;us pour r&eacute;compenser la qualit&eacute;, ou pour maintenir une m&eacute;diocrit&eacute; collective tol&eacute;rable ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 11:31:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Douala : Henri Dikongué, X Maleya et Samy Diko honorés aux Mbindis Concerts]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[La 13e édition des Mbindis Concerts a offert, le 26 avril 2026, un
moment rare à Douala. Délocalisé au NOAR, le rendez-vous culturel a
tenu toutes ses promesses...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La 13e &eacute;dition des Mbindis Concerts a offert, le 26 avril 2026, un moment rare &agrave; Douala. D&eacute;localis&eacute; au NOAR, le rendez-vous culturel a tenu toutes ses promesses, au point de donner le sentiment que toutes les plan&egrave;tes &eacute;taient align&eacute;es pour offrir au public l&rsquo;une des plus belles &eacute;ditions de son histoire.</p>
<p>Au centre de cette r&eacute;ussite, la remise de disques d&rsquo;or &agrave; trois figures embl&eacute;matiques de la musique camerounaise : Henri Dikongu&eacute;, Samy Diko et le groupe X Maleya. Une cons&eacute;cration salu&eacute;e par un public enthousiaste, venu nombreux c&eacute;l&eacute;brer ces artistes dont les &oelig;uvres traversent les g&eacute;n&eacute;rations.</p>
<p>Aux manettes de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, Akiba Agency, l&rsquo;agence fond&eacute;e par Yvan Ango, a une nouvelle fois d&eacute;montr&eacute; son expertise. Fid&egrave;le &agrave; son credo &laquo; Good Music Good Food Good People &raquo;, elle a su cr&eacute;er un cadre propice &agrave; la rencontre entre artistes et public, avec l&rsquo;appui de la Communaut&eacute; Urbaine de Douala.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement a &eacute;galement brill&eacute; par la qualit&eacute; de son animation. Le duo compos&eacute; de Aim&eacute;e Catherine Moukouri et Joe Matrix a assur&eacute; une prestation remarquable en tant que ma&icirc;tres de c&eacute;r&eacute;monie, alliant &eacute;l&eacute;gance, humour et ma&icirc;trise du tempo.</p>
<p>Dans une ambiance conviviale, les invit&eacute;s &nbsp;ces &ldquo;belles personnes&rdquo; fid&egrave;les au concept ont v&eacute;cu un apr&egrave;s-midi des plus agr&eacute;ables, entre prestations live, &eacute;changes chaleureux et moments de partage. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement a su r&eacute;unir toutes les g&eacute;n&eacute;rations autour d&rsquo;une m&ecirc;me passion : la musique camerounaise.</p>
<p>La symbolique de la transmission a &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur de cette &eacute;dition, notamment &agrave; travers la participation d&rsquo;artistes de la nouvelle vague comme Sandrine Nnanga, Salatiel et Stanley Enow, venus honorer leurs a&icirc;n&eacute;s. La pr&eacute;sence de la famille de Eboa Lotin a ajout&eacute; une dimension &eacute;motionnelle forte, notamment lors de l&rsquo;hommage rendu &agrave; X Maleya.</p>
<p>Enfin, l&rsquo;exp&eacute;rience s&rsquo;est prolong&eacute;e autour d&rsquo;un buffet de mets camerounais, permettant aux convives de savourer pleinement la richesse culturelle locale dans toutes ses dimensions.</p>
<p>Entre reconnaissance artistique avec des disques d&rsquo;or, organisation ma&icirc;tris&eacute;e et ambiance chaleureuse, cette 13e &eacute;dition des Mbindis Concerts s&rsquo;impose comme un v&eacute;ritable succ&egrave;s, confirmant son statut de rendez-vous incontournable &agrave; Douala.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Léandre Ndzié</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 07:32:16</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Baongla Georges-Gilbert interdit de quitter le territoire]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93175/11:1/cameroun-baongla-georges-gilbert-interdit-de-quitter-le-territoire-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une mesure administrative, une convocation sensible et quinze ans de
revendications publiques. Le dossier GEORGE GILBERT BAONGLA entre dans
une phase à fort imp...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une mesure administrative, une convocation sensible et quinze ans de revendications publiques. Le dossier <strong>George Gilbert Baongla</strong> entre dans une phase &agrave; fort impact politique et judiciaire au Cameroun.</p>
<h2>Pourquoi George Gilbert Baongla est vis&eacute; par une interdiction de sortie du territoire</h2>
<p>Selon les &eacute;l&eacute;ments disponibles, George Gilbert Baongla fait l&rsquo;objet d&rsquo;une <strong>interdiction de sortie du territoire</strong>. Le document diffus&eacute; mentionne aussi des consignes d&rsquo;interpellation en cas de tentative de d&eacute;part. Il &eacute;voque une affaire li&eacute;e &agrave; des faits pr&eacute;sum&eacute;s de <strong>diffamation</strong> et de <strong>cybercriminalit&eacute;</strong>.</p>
<p>Plusieurs sources signalent &eacute;galement une convocation &agrave; la gendarmerie. L&rsquo;objectif serait d&rsquo;expliquer la filiation avec la <strong>famille pr&eacute;sidentielle</strong> qu&rsquo;il revendique publiquement depuis au moins quinze ans. Cette affirmation alimente depuis longtemps d&eacute;bats et controverses.</p>
<h2>Pourquoi cette affaire devient sensible pour les autorit&eacute;s camerounaises</h2>
<p>L&rsquo;interdiction de sortie du territoire se d&eacute;finit comme une mesure emp&ecirc;chant une personne de quitter le pays durant une enqu&ecirc;te ou une proc&eacute;dure. Son usage traduit g&eacute;n&eacute;ralement une hausse du niveau de vigilance institutionnelle.</p>
<p>Dans ce dossier, trois facteurs ressortent. Le premier concerne la notori&eacute;t&eacute; de George Gilbert Baongla. Le second touche &agrave; la r&eacute;f&eacute;rence r&eacute;p&eacute;t&eacute;e &agrave; la famille pr&eacute;sidentielle. Le troisi&egrave;me porte sur l&rsquo;usage du num&eacute;rique, avec des accusations de cybercriminalit&eacute; et d&rsquo;atteinte &agrave; la r&eacute;putation.</p>
<h2>Comment fonctionne ce type de proc&eacute;dure au Cameroun</h2>
<p>Le m&eacute;canisme suit souvent une logique pr&eacute;cise. Les autorit&eacute;s s&rsquo;assurent d&rsquo;abord de la disponibilit&eacute; physique de la personne concern&eacute;e. Elles &eacute;vitent ainsi tout d&eacute;part avant v&eacute;rifications compl&egrave;tes. Viennent ensuite auditions, recoupements et examen des prises de parole publiques.</p>
<p>La diffamation se d&eacute;finit comme l&rsquo;all&eacute;gation portant atteinte &agrave; l&rsquo;honneur d&rsquo;une personne ou d&rsquo;une institution. La cybercriminalit&eacute; regroupe les infractions commises via des outils num&eacute;riques. Dans les dossiers sensibles, ces deux volets avancent fr&eacute;quemment ensemble.</p>
<h2>Quels impacts&nbsp;</h2>
<p>Cette affaire peut tendre le climat politique et m&eacute;diatique &agrave; <strong>Yaound&eacute;</strong>. Chaque d&eacute;claration publique sera observ&eacute;e. Le dossier peut aussi raviver le d&eacute;bat sur les limites de la parole politique au Cameroun.</p>
<p>Si la proc&eacute;dure se confirme, elle pourrait red&eacute;finir la gestion des litiges m&ecirc;lant identit&eacute; publique, r&eacute;seaux sociaux et institutions. Le cas George Gilbert Baongla devient alors un marqueur de gouvernance num&eacute;rique.</p>
<h2>Ce que la suite du dossier Baongla peut r&eacute;v&eacute;ler</h2>
<p>Le dossier d&eacute;passe d&eacute;sormais la personne concern&eacute;e. Il pose la question de la fronti&egrave;re entre r&eacute;cit personnel, influence publique et responsabilit&eacute; p&eacute;nale. La prochaine &eacute;tape dira s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une simple audition ou d&rsquo;un contentieux structurant pour le Cameroun.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 17:06:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Test ADN exigé pour Biya : l'affaire Baongla]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Le 27 avril 2026, un document juridique signé d'un avocat du barreau
de Douala atterrit sur le bureau de la Gendarmerie nationale
camerounaise. Son objet : cont...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 avril 2026, un document juridique sign&eacute; d'un avocat du barreau de Douala atterrit sur le bureau de la Gendarmerie nationale camerounaise. Son objet : contester une convocation. Sa demande centrale : soumettre <strong>Paul Biya</strong> et <strong>Franck Emmanuel Biya</strong> &agrave; des <strong>tests ADN</strong> r&eacute;alis&eacute;s par des laboratoires internationaux.</p>
<h2>Qui est Georges Gilbert Baongla et pourquoi est-il convoqu&eacute; ?</h2>
<p>Le Cabinet Rufin Mayang, avocat &agrave; la Cour bas&eacute; &agrave; Douala, a d&eacute;pos&eacute; le 27 avril 2026 une lettre de constitution aupr&egrave;s du Chef du Service Central des Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Son client : <strong>Monsieur Georges Gilbert Baongla</strong>, domicili&eacute; &agrave; Yaound&eacute;, convoqu&eacute; pour r&eacute;pondre de faits de <strong>cybercriminalit&eacute;, diffamation et autres</strong>. La convocation en question aurait &eacute;t&eacute; diffus&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux avant m&ecirc;me d'&ecirc;tre notifi&eacute;e officiellement un fait que l'avocat conteste formellement au regard des articles 39 et 92 du Code de Proc&eacute;dure P&eacute;nale camerounais.</p>
<p>L'affaire, &agrave; premi&egrave;re vue proc&eacute;durale, cache une bombe politique. Selon le document, le litige porte en r&eacute;alit&eacute; sur la <strong>filiation de Franck Emmanuel Biya</strong>, fils du pr&eacute;sident Paul Biya. Par ailleurs, Mr Baongla aurait d&eacute;clar&eacute; lors d&rsquo;une &eacute;mission dominicale que Franck Biya serait un fils adopt&eacute; de Paul Biya</p>
<h2>Une proc&eacute;dure vici&eacute;e d&egrave;s le d&eacute;part ?</h2>
<p>L'argumentation juridique du Cabinet Mayang repose sur plusieurs irr&eacute;gularit&eacute;s formelles. La convocation aurait &eacute;t&eacute; notifi&eacute;e &agrave; une adresse inexacte Efoulan Pont alors que le client r&eacute;side officiellement ailleurs. Elle porte la mention que l'int&eacute;ress&eacute; "reconna&icirc;t avoir re&ccedil;u ladite convocation" &agrave; Yaound&eacute; le 24 avril 2026 &agrave; 13h10. Or, selon le calendrier de d&eacute;placement vers&eacute; au dossier, <strong>Baongla se trouvait &agrave; Douala ce jour-l&agrave;</strong>, ayant voyag&eacute; par vol CAMAIRCO le 21 avril 2026, et n'&eacute;tant rentr&eacute; &agrave; Yaound&eacute; que le 25 avril au soir.</p>
<p>L'&eacute;pouse de Baongla avait pour sa part quitt&eacute; Yaound&eacute; le 23 avril 2026 en direction de Paris. Ses deux gardiens n'ont re&ccedil;u aucun document pendant toute son absence.</p>
<p>La conclusion de l'avocat est sans ambigu&iuml;t&eacute; : <strong>il n'y a pas eu de notification r&eacute;guli&egrave;re</strong> au sens du Code de Proc&eacute;dure P&eacute;nale. Le client n'a donc jamais &eacute;t&eacute; l&eacute;galement convoqu&eacute;, contrairement &agrave; ce qui circule sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>La demande de tests ADN, une strat&eacute;gie juridique ou politique ?</h2>
<p>Au c&oelig;ur du dossier se trouve une exigence in&eacute;dite. Ma&icirc;tre Mayang demande formellement, avant tout d&eacute;bat au fond, que <strong>Paul Biya, Franck Emmanuel Biya et Georges Gilbert Baongla</strong> soient soumis conjointement &agrave; des <strong>tests ADN</strong> effectu&eacute;s par des laboratoires m&eacute;dicaux de renomm&eacute;e internationale ou des universit&eacute;s occidentales.</p>
<p>Cette demande n'est pas anodine. Elle sugg&egrave;re que Baongla conteste ou revendique un lien de filiation avec la famille pr&eacute;sidentielle une question qui, si elle entrait dans le circuit judiciaire officiel, cr&eacute;erait une perturbation politique sans pr&eacute;c&eacute;dent au Cameroun.</p>
<p>La lettre pr&eacute;cise &eacute;galement que Baongla, pour raisons de sant&eacute; document&eacute;es, ne peut compara&icirc;tre avant deux semaines, ne disposant pas de "toutes ses facult&eacute;s physique, psychologique et mentale en ce moment". Des rendez-vous m&eacute;dicaux en France sont invoqu&eacute;s comme justification.</p>
<h2>Un dossier &agrave; haut risque institutionnel</h2>
<p>La proc&eacute;dure judiciaire au Cameroun engag&eacute;e contre Baongla va cristalliser l'attention politique et m&eacute;diatique. Si les juridictions acceptent d'instruire la demande de tests ADN, le r&eacute;gime se retrouve face &agrave; un dilemme sans pr&eacute;c&eacute;dent : refuser, c'est alimenter les sp&eacute;culations ; accepter, c'est ouvrir une bo&icirc;te de Pandore dynastique.</p>
<p>La contestation de la proc&eacute;dure de convocation, si elle est retenue, affaiblit &eacute;galement la posture de la gendarmerie dans ce dossier. Une <strong>irr&eacute;gularit&eacute; proc&eacute;durale</strong> de cette nature suffit &agrave; invalider les poursuites &agrave; ce stade.</p>
<p>L'affaire Baongla s'inscrit dans un contexte plus large : la question de la succession au pouvoir au Cameroun et le r&ocirc;le croissant de Franck Emmanuel Biya dans le dispositif de conservation du pouvoir familial. Toute contestation publique de sa l&eacute;gitimit&eacute; biologique ou politique devient un facteur de d&eacute;stabilisation.</p>
<h2>Quand la justice devient le th&eacute;&acirc;tre du politique</h2>
<p>Le dossier Baongla n'est pas une affaire de cybercriminalit&eacute; ordinaire. C'est un r&eacute;v&eacute;lateur. Il expose les tensions profondes autour de la succession au Cameroun, les fragilit&eacute;s proc&eacute;durales de l'appareil judiciaire, et la porosit&eacute; croissante entre les r&eacute;seaux sociaux et les pr&eacute;toires.</p>
<p>La question qui se pose d&eacute;sormais est simple : les tribunaux camerounais auront-ils l'ind&eacute;pendance d'instruire une demande de tests ADN impliquant directement la premi&egrave;re famille du pays ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 14:49:37</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Obsèques de Foly Dirane : La veuve de l'ancien animateur de la CRTV écartée de l'organisation]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93170/11:1/cameroun-obseques-de-foly-dirane-la-veuve-de-lancien-animateur-de-la-crtv-ecartee-de-lorganisation-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Dans un communiqué en circulation sur la toile, Tatiana MENGUE
AMOUGOU, veuve TAFEN dénonce un programme des obsèques qu'elle dit
avoir découvert sur les réseau...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqu&eacute; en circulation sur la toile, Tatiana MENGUE AMOUGOU, veuve TAFEN d&eacute;nonce un programme des obs&egrave;ques qu'elle dit avoir d&eacute;couvert sur les r&eacute;seaux sociaux, et &eacute;tabli sans son implication ainsi que celle de ses enfants.&nbsp;</p>
<p><em>&laquo; Je ne suis la marionnette de personne &raquo;</em>. La phrase claque comme un cri de d&eacute;tresse. <strong>Tatiana Dirane</strong>, veuve de l&rsquo;artiste <strong>Foly Dirane</strong>, d&eacute;nonce publiquement sa mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de l&rsquo;organisation des obs&egrave;ques de son &eacute;poux. Elle dit avoir d&eacute;couvert le programme&hellip; sur Facebook.</p>
<p><strong>Une veuve &eacute;cart&eacute;e, une violence de plus</strong></p>
<p>Dans son communiqu&eacute;, Mengue Amougou Tatiana, veuve Tafen, alerte l&rsquo;opinion :</p>
<p><em>"J&rsquo;ai d&eacute;couvert sur Facebook un programme des obs&egrave;ques de mon d&eacute;funt mari, issu d&rsquo;une r&eacute;union &agrave; laquelle mes enfants et moi n&rsquo;avons pas pris part. Je pr&eacute;cise clairement que je ne suis pas concern&eacute;e par ce programme tel qu&rsquo;il circule actuellement. Toute d&eacute;cision concernant les obs&egrave;ques de mon &eacute;poux doit se faire dans le respect, la dignit&eacute; et avec mon enti&egrave;re implication."</em></p>
<p>Derri&egrave;re ce conflit familial se cache une r&eacute;alit&eacute; plus sombre : la spoliation des droits des veuves au moment des obs&egrave;ques.</p>
<p>Au <strong>Cameroun</strong>, de nombreuses femmes sont &eacute;cart&eacute;es, humili&eacute;es ou d&eacute;poss&eacute;d&eacute;es d&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de leur conjoint. L&rsquo;organisation des fun&eacute;railles devient alors un instrument de pouvoir, exerc&eacute; tant&ocirc;t par la belle-famille, tant&ocirc;t par des institutions administratives ou judiciaires.</p>
<p><strong>Violences familiales : l&rsquo;effacement programm&eacute; des veuves</strong></p>
<p>Le cas de Tatiana Dirane n&rsquo;est pas isol&eacute;. Combien de veuves se voient imposer un programme d&rsquo;obs&egrave;ques, un lieu d&rsquo;inhumation, voire une d&eacute;possession de leurs enfants et des biens du d&eacute;funt ? La belle-famille s&rsquo;arroge souvent le droit de d&eacute;cider, rel&eacute;guant l&rsquo;&eacute;pouse au rang de spectatrice.&nbsp;</p>
<p>Cette violence est psychologique et sociale : nier &agrave; une femme le droit d&rsquo;enterrer dignement son mari, c&rsquo;est nier son statut d&rsquo;&eacute;pouse, de m&egrave;re, de partenaire de vie. C&rsquo;est la r&eacute;duire &agrave; &laquo; la marionnette de personne &raquo;, pour reprendre ses mots.</p>
<p><strong>Violences institutionnelles : quand la justice ferme les yeux</strong></p>
<p>Cette d&eacute;possession est parfois cautionn&eacute;e par le silence de la justice.</p>
<p>L&rsquo;affaire Anicet EKAN&Egrave; &nbsp;en est une illustration am&egrave;re. Cet homme politique avait &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur d&rsquo;un bras de fer judiciaire post-d&eacute;c&egrave;s, o&ugrave; les droits de la veuve avaient &eacute;t&eacute; bafou&eacute;s au profit de consid&eacute;rations familiales et politiques. Les tribunaux, cens&eacute;s prot&eacute;ger les ayants droit, tra&icirc;nent souvent &agrave; faire appliquer le Code civil et le droit des successions, laissant les veuves sans recours face aux traditions.</p>
<p>R&eacute;sultat : la loi existe, mais son application d&eacute;pend du rapport de force. Et dans ce rapport, la veuve est presque toujours la plus vuln&eacute;rable.</p>
<p><strong>&laquo; Avec mon enti&egrave;re implication &raquo; : un appel au respect du droit</strong></p>
<p>En exigeant &nbsp;&laquo; respect, dignit&eacute; et enti&egrave;re implication &raquo;, Tatiana Dirane rappelle une &eacute;vidence : la loi camerounaise reconna&icirc;t l&rsquo;&eacute;pouse comme h&eacute;riti&egrave;re et ayant droit prioritaire. L&rsquo;article 77 du Code des personnes et de la famille est clair. Pourtant, la pratique enterre souvent le droit.</p>
<p>Ce conflit autour des obs&egrave;ques de Foly Dirane d&eacute;passe le fait divers. Il r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;urgence de prot&eacute;ger les veuves contre une double violence :&nbsp;<br />-celle des familles qui instrumentalisent la coutume pour les &eacute;carter ;<br />-celle de la justice qui, par lenteur ou partialit&eacute;, valide ces abus, comme on l&rsquo;a vu dans le cas Anicet EKAN&Egrave;.</p>
<p>Il est urgent que des mesures tant juridiques qu'administratives soient prises pour que les veuves n'aient plus &agrave; livrer bataille pour enterrer leurs &eacute;poux.&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Caroline Bassomo</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 11:14:19</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Réaction de la Comicodi suite au décès du ministre du commerce du Bangladesh]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93168/11:1/cameroun-reaction-de-la-comicodi-suite-au-deces-du-ministre-du-commerce-du-bangladesh-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Selon des informations rapportées le 28 avril 2026, Mahbubur Rahman,
ministre du Commerce du Bangladesh, est décédé le 17 avril 2026 à
l'âge de 58 ans. Le minis...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Selon des informations rapport&eacute;es le 28 avril 2026, Mahbubur Rahman, ministre du Commerce du Bangladesh, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 17 avril 2026 &agrave; l'&acirc;ge de 58 ans. Le ministre aurait contract&eacute; la maladie lors d'un d&eacute;placement officiel &agrave; Yaound&eacute;, au Cameroun, du 26 au 29 mars 2026, o&ugrave; il participait &agrave; une conf&eacute;rence de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).</p>
<p>La Commission ind&eacute;pendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), regrette am&egrave;rement, la pr&eacute;sentation tendancieuse faite sur les r&eacute;seaux sociaux, avec pour orientation &eacute;vidente de pr&eacute;senter le Cameroun comme une sorte de "souillure et de foyer dangereux de maladies mortelles". Sans qu&rsquo;il soit besoin de porter atteinte &agrave; la m&eacute;moire de l&rsquo;illustre disparu, il est opportun de rappeler que les voyageurs fr&eacute;quents, quels que soient les pays qu&rsquo;ils visitent, prennent des dispositions sanitaires usuelles, et s&rsquo;entourent des pr&eacute;cautions personnelles d&rsquo;hygi&egrave;ne de raison, affirme t-elle</p>
<p><strong>L'int&eacute;gralit&eacute; du texte de la Comicodi en dessous</strong></p>
<blockquote>
<p>D&eacute;claration solennelle relative au d&eacute;c&egrave;s du ministre du commerce du Bangladesh et la responsabilit&eacute; de la presse nationale</p>
<p><br />Le 17 avril 2026, monsieur Mahbubur Rahman, ministre du commerce de l&rsquo;Etat du Bangladesh, qui venait &agrave; peine de rentrer de la 14&egrave;me conf&eacute;rence de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce tenue &agrave; Yaound&eacute;, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; des &laquo; suites d&rsquo;un paludisme c&eacute;r&eacute;bral &raquo;.&nbsp;</p>
<p>Cette mort nous met tous dans la peine, la communaut&eacute; diplomatique, la communaut&eacute; nationale, les partenaires publics et priv&eacute;s &agrave; travers le monde, et l&rsquo;opinion publique. C&rsquo;est un &eacute;v&eacute;nement des plus malheureux qui m&eacute;rite une compassion et une solidarit&eacute; exceptionnelle &agrave; l&rsquo;endroit de son pays, sa famille et l&rsquo;ensemble de ses relations personnelles.</p>
<p>Le gouvernement camerounais, n&rsquo;a pas manqu&eacute; d&rsquo;exprimer sa compassion et sa solidarit&eacute;, dans un message de condol&eacute;ances entour&eacute; du protocole diplomatique le plus &eacute;labor&eacute; et le plus appropri&eacute;.</p>
<p>Je note pour le regretter am&egrave;rement, la pr&eacute;sentation tendancieuse faite sur les r&eacute;seaux sociaux, avec pour orientation &eacute;vidente de pr&eacute;senter notre pays comme une sorte de souillure et de foyer dangereux de maladies mortelles. Sans qu&rsquo;il soit besoin de porter atteinte &agrave; la m&eacute;moire de l&rsquo;illustre disparu, il est opportun de rappeler que les voyageurs fr&eacute;quents, quels que soient les pays qu&rsquo;ils visitent, prennent des dispositions sanitaires usuelles, et s&rsquo;entourent des pr&eacute;cautions personnelles d&rsquo;hygi&egrave;ne de raison. Par ailleurs, s&rsquo;agissant des &eacute;v&eacute;nements internationaux de grande ampleur, les pays h&ocirc;tes prennent des dispositions connues, certifi&eacute;es et consacr&eacute;es selon les normes prescrites par l&rsquo;organisation mondiale de la sant&eacute;.</p>
<p>S&rsquo;agissant de la conf&eacute;rence de l&rsquo;OMC, et sans qu&rsquo;il soit besoin d&rsquo;aller chercher loin, je suis t&eacute;moin oculaire de la logistique massive, qualitative et tr&egrave;s s&eacute;rieuse qu&rsquo;avait d&eacute;ploy&eacute; les autorit&eacute;s camerounaises pour la circonstance. Le Ministre de la sant&eacute; l&rsquo;a rappel&eacute; avec un maximum de pr&eacute;cisions et de d&eacute;tails, ce qui nous honore concr&egrave;tement.&nbsp;</p>
<p>En tout &eacute;tat de cause, il convient de recommander encore et encore, aux m&eacute;dias souvent press&eacute;s de v&eacute;hiculer et d&rsquo;amplifier tout ce qui d&eacute;nigre leur pays et met les responsables en difficult&eacute;, que la pratique n&rsquo;est pas &eacute;l&eacute;gante, pas honn&ecirc;te, pas acceptable. Je ne demande pas de prot&eacute;ger ou de d&eacute;fendre l&rsquo;image du pays &agrave; tout prix, je plaide simplement la diligence et l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; quand c&rsquo;est n&eacute;cessaire voire professionnel. Les m&eacute;dias locaux ne sauraient se muer en relais des histoires non fond&eacute;es qui portent atteinte &agrave; l&rsquo;image, la cr&eacute;dibilit&eacute; et les int&eacute;r&ecirc;ts nationaux du pays. Nous ne d&eacute;couvrons pas seulement aujourd&rsquo;hui que le paludisme tue, partout, et dans plusieurs pays. C&rsquo;est au contraire, une maladie de mieux en mieux ma&icirc;tris&eacute;e au Cameroun. La sortie du Ministre de la sant&eacute; est salutaire et n&rsquo;a plus besoin de pol&eacute;miques.&nbsp;</p>
<p>Le regrett&eacute; ministre n&rsquo;est pas mort d&rsquo;intoxication alimentaire ou d&rsquo;accident sur la voie publique &agrave; Yaound&eacute;, il est mort, malheureusement d&rsquo;une maladie qui &ocirc;te la vie, m&ecirc;me parfois en d&eacute;pit des pr&eacute;cautions et des vaccins. Il venait d&rsquo;ailleurs d&rsquo;un pays o&ugrave; cette maladie s&eacute;vit avec ravage et grandeur. Un virus peut d&rsquo;ailleurs sommeiller longtemps dans le corps avant de se r&eacute;veiller brutalement &agrave; n&rsquo;importe quel moment et n&rsquo;importe o&ugrave;, selon la fragilit&eacute; de l&rsquo;organisme, la fatigue, le stress, la mauvaise alimentation &hellip; etc.</p>
<p>Paix &agrave; son &acirc;me.&nbsp;</p>
<p>Yaound&eacute;, le 29 avril 2026</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 10:18:25</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Être en paix avec son Histoire et son identité : paroles d’Olivier Boumane]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93167/11:1/cameroun-etre-en-paix-avec-son-histoire-et-son-identite-paroles-dolivier-boumane-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[_« L‘Histoire d’un peuple est aussi et surtout l’Histoire de
la perception qu’il a de lui-même », dixit Olivier Boumane. Cet
historien Mbum nous conte l’histoir...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><em>&laquo;&nbsp;L&lsquo;Histoire d&rsquo;un peuple est aussi et surtout l&rsquo;Histoire de la perception qu&rsquo;il a de lui-m&ecirc;me&nbsp;&raquo;, dixit Olivier Boumane. Cet historien Mbum nous conte l&rsquo;histoire de son peuple dans une &oelig;uvre remarquable dont il nous plaira de d&eacute;couvrir les grandes lignes dans l&rsquo;&eacute;change qui suit. L&rsquo;homme n&rsquo;est rien sans ses racines, disent les Mbum, mais il ne grandit qu&rsquo;en tendant ses branches vers les autres. Olivier Boumane nous tend ses branches, d&eacute;gustons-en les fruits&nbsp;! </em></p>
<p><strong>- Olivier Boumane&hellip; Enfin, quelle chance de vous avoir&nbsp;! Et quel livre vous avez sign&eacute;&nbsp;! <em>&laquo;&nbsp;Les Mbum &agrave; la crois&eacute;e des chemins - Tome I&nbsp;: L&rsquo;essence Mbum&nbsp;&raquo;</em>. Ce grand titre de votre ouvrage est un &eacute;veil &agrave; la curiosit&eacute;, un appel &agrave; la r&eacute;flexion. Pourriez-vous nous en dire davantage, sur la compr&eacute;hension de cet intitul&eacute; et sur le mot Mbum en particulier, pour ceux qui ne le d&eacute;couvrent qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui&nbsp;?</strong></p>
<p>- Merci de me donner l&rsquo;occasion de parler du premier Tome de la collection de mes ouvrages intitul&eacute; <strong>Les Mbum &agrave; la crois&eacute;e des chemins</strong>. Le titre de la collection renvoie au pass&eacute;, au pr&eacute;sent et &agrave; l&rsquo;avenir. C&rsquo;est en principe une collection de trois ouvrages dont le titre g&eacute;n&eacute;rique est <em>Les Mbum &agrave; la crois&eacute;e des chemins</em>. Le Tome I publi&eacute; en 2022 est <strong><em>L&rsquo;Essence Mbum</em></strong>, le Tome II en cours de finalisation est <strong><em>Les sentiers de la m&eacute;moire</em></strong> et le troisi&egrave;me et dernier Tome est <strong><em>Les Mbum &agrave; l&rsquo;&egrave;re de la mondialisation</em></strong>.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;De prime abord, il est important de mentionner que les Mbum ne sont pas une culture fig&eacute;e dans &nbsp;le temps.&nbsp;&laquo;&nbsp;La crois&eacute;e des chemins&nbsp;&raquo; symbolise ce moment&nbsp; pr&eacute;cis de l&rsquo;Histoire o&ugrave; une civilisation doit concilier ses racines profondes avec les exigences de la modernit&eacute;. Comment rester Mbum tout en avan&ccedil;ant dans un monde en pleines mutations&nbsp;? Le titre peut &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute; comme une m&eacute;taphore charni&egrave;re. Il sugg&egrave;re que le peuple se trouve &agrave; un point de d&eacute;cision historique o&ugrave; plusieurs directions se rencontrent. Il peut renvoyer &agrave; un carrefour entre tradition et modernit&eacute;. Le titre souligne aussi le d&eacute;fi de concilier les racines ancestrales et les valeurs h&eacute;rit&eacute;es avec les imp&eacute;ratifs du monde contemporain et de la mondialisation. C&rsquo;est aussi un moment de d&eacute;cision strat&eacute;gique. L&rsquo;expression &eacute;voque une pause r&eacute;flexive n&eacute;cessaire pour choisir la voie &agrave; suivre afin de pr&eacute;server l&rsquo;identit&eacute; culturelle tout en &eacute;voluant. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un dilemme bloquant, mais d&rsquo;une invitation &agrave; cr&eacute;er une synth&egrave;se entre la m&eacute;moire, c&rsquo;est-&agrave;-dire le pass&eacute; et le devenir, l&rsquo;avenir. &Agrave; cet &eacute;gard, &laquo;&nbsp;la crois&eacute;e&nbsp;&raquo; peut aussi &ecirc;tre une symbolique g&eacute;ographique. Elle pourrait repr&eacute;senter la position historique et g&eacute;ographique des Mbum en tant que peuple de rencontres, d&rsquo;&eacute;changes et de brassages culturels. Enfin, c&rsquo;est un questionnement sur l&rsquo;h&eacute;ritage que l&rsquo;on souhaite transmettre aux g&eacute;n&eacute;rations futures face aux transformations actuelles de la soci&eacute;t&eacute;.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;En ce qui concerne le terme &laquo;&nbsp;Mbum&nbsp;&raquo;, il faudrait comprendre que c&rsquo;est un groupe ethnique qui peuple quelques pays de l&rsquo;Afrique Centrale, tels que le Cameroun, le Congo Brazzaville, la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo, la R&eacute;publique Centrafricaine, le Tchad, le Nig&eacute;ria.&nbsp; Ils sont originaires de la vall&eacute;e du Haut Nil, dans la Plaine du Sennar, mais se sont d&eacute;finitivement install&eacute;s sur le Plateau de l&rsquo;Adamaoua et ses diff&eacute;rents versants au Xe si&egrave;cle. Au Cameroun, ils sont &eacute;tablis dans les d&eacute;partements suivants&nbsp;: le Dj&eacute;rem, le Donga and Mantung Division, le Faro, le Faro et D&eacute;o, la Haute Sanaga, le Mayo Rey, le Mbam et Kim, le Mb&eacute;r&eacute;, le Lom et Dj&eacute;rem et la Vina. C&rsquo;est un grand groupe ethnique constitu&eacute; d&rsquo;au moins vingt-un clans.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin, la premi&egrave;re des couvertures du Tome I en dit long sur le message v&eacute;hicul&eacute; au grand public. Les diff&eacute;rents clans Mbum sont pos&eacute;s sur la surface lisse du tam-tam. Vous n&rsquo;&ecirc;tes pas sans savoir que dans l&rsquo;Afrique profonde, le tam-tam est un instrument de communication, de message et de r&eacute;veil. Ce livre est un appel &agrave; l&rsquo;&eacute;veil et au r&eacute;veil des Mbum, un hymne &agrave; l&rsquo;union et &agrave; l&rsquo;unit&eacute; des diff&eacute;rents clans Mbum, un appel au vivre-ensemble harmonieux entre les Mbum eux-m&ecirc;mes, les Mbum avec leurs apparent&eacute;s et les Mbum avec d&rsquo;autres peuples de l&rsquo;Afrique Centrale et partant pour le monde. Ce premier Tome est loin d&rsquo;&ecirc;tre un livre de repli identitaire ou du r&eacute;veil communautariste. Tant s&rsquo;en faut.</p>
<p>- <strong>Un auteur qui &eacute;crit sur l&rsquo;histoire de son peuple peut susciter les doutes des esprits critiques quant &agrave; l&rsquo;objectivit&eacute; de ses travaux. De m&ecirc;me, on constate que vous avez beaucoup puis&eacute; dans les t&eacute;moignages oraux des dignitaires de diverses chefferies Mbum, ainsi que d&rsquo;autres personnes ressources. Ces t&eacute;moignages n&rsquo;&eacute;taient pas toujours concordants, et parfois ils s&rsquo;av&eacute;raient en d&eacute;phasage avec les m&eacute;thodes scientifiques. On imagine que cela n&rsquo;a pas d&ucirc; &ecirc;tre facile &nbsp;pour vous de d&eacute;m&ecirc;ler les l&eacute;gendes des faits historiques. A quelles techniques et m&eacute;thodes de recherche avez-vous eu recours pour conforter la fiabilit&eacute; de votre &eacute;tude&nbsp;?</strong></p>
<p><strong>&nbsp;&nbsp; </strong>&nbsp;- C&rsquo;est justement la complexit&eacute; des sources orales dans les travaux scientifiques. C&rsquo;est une question vieille comme le monde, la question des sources orales et leur fiabilit&eacute; dans les enqu&ecirc;tes et les recherches scientifiques. Le but de cet ouvrage &eacute;tait de consigner sur &eacute;crit les traditions orales historisantes, transmises de g&eacute;n&eacute;rations en g&eacute;n&eacute;rations. Lorsqu&rsquo;un auteur traite de l&rsquo;Histoire de son peuple en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;oralit&eacute;, il se trouve au c&oelig;ur d&rsquo;un d&eacute;fi m&eacute;thodologique majeur&nbsp;: transformer la m&eacute;moire subjective et vivante en Histoire objective et scientifique. Ici nous avons fait appel &agrave; la rigueur m&eacute;thodologique et &agrave; la transparence. L&rsquo;une des m&eacute;thodes les plus solides a consist&eacute; &agrave; ne jamais prendre un t&eacute;moignage pour une v&eacute;rit&eacute; isol&eacute;e ou absolue. Nous avons fait usage de la confrontation et de la triangulation des sources. Nous avons crois&eacute; les t&eacute;moignages de diff&eacute;rentes lign&eacute;es ou chefferies. Si une version diverge, nous la signalons au lieu de l&rsquo;occulter. Nous avons compar&eacute; ces traditions orales avec les sources &eacute;crites disponibles en l&rsquo;occurrence les archives coloniales, les r&eacute;cits de voyages, les travaux de chercheurs ant&eacute;rieurs et les preuves mat&eacute;rielles telles que les vestiges arch&eacute;ologiques et bien entendu la toponymie et l&rsquo;anthroponymie.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est aussi important de pr&eacute;ciser que nous ne sommes pas un simple r&eacute;ceptacle mais un analyste. &Agrave; ce niveau, il faut noter que nous analysons le statut du t&eacute;moin (dignitaire, gardien du savoir, ou t&eacute;moin oculaire) pour &eacute;valuer la l&eacute;gitimit&eacute; et ses &eacute;ventuels partis pris. Nous parvenons aussi &agrave; identifier des &laquo;&nbsp;trous de m&eacute;moire&nbsp;&raquo; ou des &laquo;&nbsp;enjolivements&nbsp;&raquo; fr&eacute;quents dans les r&eacute;cits &eacute;piques pour en extraire le noyau historique v&eacute;ridique. Pour pallier les carences de l&rsquo;oralit&eacute;, nous avons fait recours &agrave; l&rsquo;approche pluridisciplinaire. Ici, nous avons fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;&eacute;volution des termes Mbum pour retracer des migrations ou des contacts entre peuples. L&rsquo;anthropologie culturelle a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;e aussi pour analyser les rites et les structures sociales qui servent souvent de &laquo;&nbsp;conservatoires&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;Histoire l&agrave; o&ugrave; le r&eacute;cit fait d&eacute;faut.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; intellectuelle consiste &eacute;galement &agrave; assumer la part de subjectivit&eacute; inh&eacute;rente &agrave; l&rsquo;oralit&eacute;. Sachez que l&lsquo;Histoire d&rsquo;un peuple est aussi et surtout l&rsquo;Histoire de la perception qu&rsquo;il a de lui-m&ecirc;me. L&agrave; o&ugrave; les sources &eacute;taient irr&eacute;conciliables, nous avons choisi de pr&eacute;senter les diff&eacute;rentes versions, permettant ainsi au lecteur de se forger sa propre opinion et d&rsquo;en d&eacute;cider. Entre-temps, les investigations continuent sur le terrain, car cette m&eacute;thode ouvre la voie &agrave; d&rsquo;autres chercheurs de continuer d&rsquo;explorer ces pistes.</p>
<p><strong>- Comment comprendre que l&rsquo;histoire du peuple Mbum soit si peu connue des Camerounais&nbsp;; c&rsquo;est non sans surprise que l&rsquo;on d&eacute;couvre dans votre livre des h&eacute;ros qui ne nous ont pas &eacute;t&eacute; enseign&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;cole&nbsp;; des combattants des guerres de lib&eacute;ration et des luttes ind&eacute;pendantistes qui m&eacute;riteraient pourtant d&rsquo;&ecirc;tre mentionn&eacute;s &agrave; c&ocirc;t&eacute; de grands noms comme Martin Paul Samba ou encore Um Nyob&eacute;, &agrave; l&rsquo;instar du chef Goybena, pour ne citer qu&rsquo;un exemple parmi d&rsquo;autres&nbsp;?</strong></p>
<p>-La m&eacute;connaissance de l&rsquo;Histoire du peuple Mbum, malgr&eacute; sa richesse et ses figures h&eacute;ro&iuml;ques, s&rsquo;explique par plusieurs facteurs structurels et historiographiques qui touchent &agrave; la mani&egrave;re dont le r&eacute;cit national camerounais a &eacute;t&eacute; construit.</p>
<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;enseignement de l&rsquo;Histoire du Cameroun a &eacute;t&eacute; longtemps marqu&eacute; par une approche jacobine ou centralis&eacute;e. Les programmes scolaires mettent l&rsquo;accent sur la r&eacute;sistance anticoloniale c&ocirc;ti&egrave;re et foresti&egrave;re, le nationalisme de l&rsquo;UPC. Des figures comme Martin Paul Samba ou Douala Manga Bell sont devenues des visages embl&eacute;matiques de la r&eacute;sistance parce qu&rsquo;elles &eacute;taient au c&oelig;ur de premiers contacts administratifs et des conflits directs avec les colonisateurs (allemands puis fran&ccedil;ais). Ruben Nyob&eacute; incarne une lutte politique moderne qui a domin&eacute; le r&eacute;cit de l&rsquo;ind&eacute;pendance, &eacute;clipsant parfois les formes de r&eacute;sistance plus anciennes ou g&eacute;ographiquement excentr&eacute;es.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le peuple Mbum poss&egrave;de une Histoire mill&eacute;naire souvent conserv&eacute;e par la tradition orale. Or, l&rsquo;institution scolaire ou universitaire privil&eacute;gie historiquement les sources &eacute;crites, souvent issues des archives coloniales. Si les exploits des combattants Mbum n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; consign&eacute;s par les administrateurs coloniaux avec la m&ecirc;me pr&eacute;cision que ceux du Sud ou du Littoral, ils sont rest&eacute;s confin&eacute;s &agrave; la m&eacute;moire communautaire plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; int&eacute;grer le patrimoine national.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;Histoire du Grand Nord, et particuli&egrave;rement celle du Plateau de l&rsquo;Adamaoua et ses diff&eacute;rents versants, est parfois per&ccedil;ue &agrave; tort comme une Histoire r&eacute;gionale plut&ocirc;t que nationale. Les h&eacute;ros Mbum bien que contemporains ou ant&eacute;rieurs &agrave; des figures comme Goybena, Nz&ugrave;k&ugrave;ra, Mb&agrave;ybela, Mb&agrave;y Bol, ont op&eacute;r&eacute; dans des zones de repli ou des plateaux qui &eacute;taient, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque coloniale, consid&eacute;r&eacute;s comme des zones &laquo;&nbsp;de conqu&ecirc;te tardive&nbsp;&raquo; ou de pacification secondaire par rapport aux centres urbains du sud.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;Histoire Mbum est une Histoire de mouvements et de rencontres entre les vagues de migrations, les conflits avec les royaumes voisins et les r&eacute;sistances face aux incursions ext&eacute;rieures (peuhles ou coloniales), le r&eacute;cit est complexe. Pour simplifier les manuels scolaires, l&rsquo;&Eacute;tat a souvent privil&eacute;gi&eacute; des &laquo;&nbsp;figures de consensus&nbsp;&raquo; plus faciles &agrave; &eacute;riger en symboles unitaires, au d&eacute;triment de la diversit&eacute; des r&eacute;sistances locales. Le fait que ces noms n&rsquo;apparaissent pas dans les manuels scolaires, cr&eacute;e un vide identitaire. En documentant ces combattants, on parviendra &agrave; r&eacute;tablir une v&eacute;rit&eacute; historique essentielle. On montre que la r&eacute;sistance n&rsquo;&eacute;tait pas le fait d&rsquo;une seule r&eacute;gion, mais un &eacute;lan partag&eacute; sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire. Redonner une place &agrave; ces chefs et guerriers permet de sortir l&rsquo;Histoire Mbum d&rsquo;une simple &laquo;&nbsp;curiosit&eacute; ethnographique&nbsp;&raquo; pour en faire un pilier de l&rsquo;Histoire politique du Cameroun.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&rsquo;une &oelig;uvre litt&eacute;raire et historique, elle sert de pont entre la m&eacute;moire d&rsquo;un peuple et la conscience d&rsquo;une nation.</p>
<p>&nbsp;<strong>- Au regard des faits rapport&eacute;s dans votre livre, on peut se permettre de dire sans exag&eacute;ration que l&rsquo;histoire du peuple Mbum est celle des peuples opprim&eacute;s. Nonobstant la vaillance de ses hommes, ses guerriers intr&eacute;pides, &nbsp;le peuple Mbum a de la peine depuis plusieurs si&egrave;cles &agrave; gagner son autonomie. La r&eacute;silience dont il a toujours fait preuve est cependant des plus admirables&nbsp;; malgr&eacute; l&rsquo;adversit&eacute; qui s&rsquo;acharne &agrave; le contraindre, les obstacles humains et naturels, il n&rsquo;a eu de cesse de grandir en populations et de s&rsquo;&eacute;tendre territorialement. Et ce, depuis l&rsquo;exode de l&rsquo;Egypte jusqu&rsquo;au Djihad impos&eacute; par les Peulh arriv&eacute;s de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, sans oublier les guerres de lib&eacute;ration courageusement men&eacute;s contre les colons allemands, anglais et fran&ccedil;ais. Cette lecture vous semble-t-elle r&eacute;sumer assez bien votre ouvrage&nbsp;; si non, que conviendrait-il d&rsquo;ajouter (ou peut-&ecirc;tre de modifier)&nbsp;?</strong></p>
<p>-Les Mbum font partie int&eacute;grante des peuples opprim&eacute;s de la R&eacute;publique du Cameroun. Ils sont &eacute;parpill&eacute;s dans quatre R&eacute;gions administratives du Cameroun, &agrave; savoir l&rsquo;Adamaoua, le Centre, l&rsquo;Est, le Nord et le&nbsp; Nord-Ouest. M&ecirc;me la carte ethnique ou ethnographique du Cameroun que j&rsquo;ai eu le privil&egrave;ge de consulter est vraiment sujette &agrave; caution. L&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun a contribu&eacute; &agrave; faire du cloisonnement au sein du grand groupe ethnique. Il y a au moins quatre clans que la carte officielle pr&eacute;sente comme des Mbum, or il n&rsquo;en est rien. Ce sont tout simplement des clans appartenant &agrave; l&rsquo;ethnonyme Mbum. Il y a m&ecirc;me des administrateurs coloniaux et des chercheurs camerounais tels que Mohammadou Eldridge qui ont contribu&eacute; &agrave; faire des confusions et des divisions &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du grand groupe ethnique, en consid&eacute;rant certains clans comme des ethnies. Malheureusement, beaucoup de chercheurs, d&rsquo;universitaires et d&rsquo;&eacute;tudiants reprennent ces &eacute;l&eacute;ments historiques et ethnographiques erron&eacute;s. Les documents officiels relatifs aux Mbum comportent beaucoup d&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute;s et de contre-v&eacute;rit&eacute;s qu&rsquo;il faille absolument corriger dans notre contexte. Cela montre clairement que les enqu&ecirc;tes et autres informations sur les Mbum ne sont pas recueillies aupr&egrave;s de ce peuple ou de ses &eacute;lites &eacute;clair&eacute;es. Nous avons le sentiment que les gens choisis pour faire ce genre de travail ne connaissent pas du tout les Mbum ou alors ceux-l&agrave; l&rsquo;ont fait &agrave; dessein. Ce qui est vraiment dommage pour la reconstitution des faits et des documents officiels de l&rsquo;Etat.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;En ce qui concerne l&rsquo;oppression et la discrimination dont font l&rsquo;objet les Mbum, nous portons un doigt accusateur sur l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun qui continue d&rsquo;asservir les Mbum, plus de soixante ans apr&egrave;s l&rsquo;Ind&eacute;pendance du Cameroun. Le grand Nord est divis&eacute; en lamidats, et l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun s&rsquo;appuie sur cette division pour diriger le pays avec toutes ses complexit&eacute;s. Or le lamidat est une organisation d&rsquo;essence &laquo;&nbsp;islamo-peuhle&nbsp;&raquo;, et les autres composantes sociologiques sont marginalis&eacute;es au vu et au su des repr&eacute;sentants de l&rsquo;&Eacute;tat sur le terrain. Comme exemple patent de l&rsquo;oppression et de la discrimination flagrante, sur l&rsquo;ensemble des unit&eacute;s administratives de l&rsquo;Adamaoua et du Nord, aucune chefferie Mbum n&rsquo;est du premier encore moins du deuxi&egrave;me degr&eacute;. Toutes les chefferies traditionnelles Mbum sont au bas de l&rsquo;&eacute;chelle, c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;elles sont toutes du troisi&egrave;me degr&eacute;. Or, dans les usages, les Ministres de la R&eacute;publique n&rsquo;accordent des audiences uniquement qu&rsquo;aux chefs traditionnels de deuxi&egrave;mes et de premiers degr&eacute;s dans leurs visites dans les R&eacute;gions ou &agrave; Yaound&eacute;, le si&egrave;ge des institutions. Cons&eacute;quence, les Mbum n&rsquo;ont pas l&rsquo;occasion de discuter avec les hautes autorit&eacute;s de la R&eacute;publique, cens&eacute;es porter leurs dol&eacute;ances au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Ils sont de fait exclus de la gestion des affaires de la R&eacute;publique. Et ce sont les autres qui parlent &agrave; la place des Mbum, comme si ceux-ci n&rsquo;ont pas de potentialit&eacute;s intellectuelles et autres pour &ecirc;tre des interlocuteurs valables de ce groupe ethnique. Nous avons l&rsquo;impression que les discours officiels de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun sont en d&eacute;phasage total avec les r&eacute;alit&eacute;s du terrain. Le mal est profond, les &eacute;lites Mbum sont invisibles dans les hautes sph&egrave;res de l&rsquo;&Eacute;tat. Au lieu de s&rsquo;en prendre au syst&egrave;me f&eacute;odal septentrional, qui p&egrave;se sur les&nbsp; Mbum comme une v&eacute;ritable &eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s, nous nous en prenons &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun et nous nous en remettons au Chef de l&rsquo;&Eacute;tat, garant des institutions de cette nation, qui nous est ch&egrave;re &agrave; tous. &Agrave; ce sujet, les &eacute;lites Mbum de l&rsquo;Adamaoua et du Nord ont adress&eacute; plusieurs m&eacute;morandums au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Et nous continuons d&rsquo;attendre sa r&eacute;action.</p>
<p><strong>- Daniel Nadjiber, un auteur qui partage avec vous les m&ecirc;mes origines, est aussi&nbsp; connu pour avoir commis un ouvrage sur les rapports controvers&eacute;s entre les Peulh et les Mbum. Ces derniers subissant de la part des premiers une suj&eacute;tion qui s&rsquo;apparenterait &agrave; de l&rsquo;esclavage, physique ou mental (&laquo;&nbsp;mental slavery&nbsp;&raquo;), allant jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;acculturation du peuple Mbum. Quelle est votre opinion sur la question&nbsp;?</strong></p>
<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - </strong>Vous voulez parler de son chef-d&rsquo;&oelig;uvre intitul&eacute;<strong> Le testament de mon grand-p&egrave;re. </strong>Vous savez, les sociologues ont l&rsquo;habitude de claironner que les faits sont comme des choses. Est chose, tout ce qui est, qui s&rsquo;offre ou qui s&rsquo;impose &agrave; l&rsquo;observation. Les faits rapport&eacute;s et pr&eacute;sent&eacute;s dans cet ouvrage sont historiques, v&eacute;cus et v&eacute;rifiables sur le terrain. Certains faits ont &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s par le p&egrave;re de l&rsquo;auteur qui est encore vivant&nbsp;; et d&rsquo;autres ont &eacute;t&eacute; effectivement v&eacute;cus par Daniel Nadjiber lui-m&ecirc;me quand il &eacute;tait &eacute;l&egrave;ve, &eacute;tudiant et m&ecirc;me quand il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; en activit&eacute;. Je souscris enti&egrave;rement &agrave; tout ce qui est rapport&eacute; par l&rsquo;auteur de cet ouvrage. Pour vous en convaincre, il y a eu des t&eacute;moins vivants qui lors des c&eacute;r&eacute;monies de d&eacute;dicaces de cet ouvrage au Cameroun ont tenu &agrave; &ecirc;tre pr&eacute;sents et &agrave; faire des t&eacute;moignages poignants au grand public. Le livre est une parfaite illustration de la r&eacute;alit&eacute; historique de ce que vivent les Mbum du Nord et de l&rsquo;Adamaoua. &Ccedil;a fait froid au dos de parcourir ce livre avec minutie et beaucoup d&rsquo;attention. C&rsquo;est le comble de l&rsquo;oppression et de la discrimination jamais v&eacute;cus par un peuple au Cameroun.</p>
<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Au travers de ce livre, vous comprenez que le Mayo Rey est un v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;&Eacute;tat dans &nbsp;l&rsquo;Etat&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est tout sauf un &Eacute;tat de droit. On se rend &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence que l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun a abandonn&eacute; cette partie du pays entre les mains d&rsquo;un individu, f&ucirc;t-t-il un chef traditionnel du premier degr&eacute;. Si rien n&rsquo;est fait nous tendons in&eacute;luctablement vers le g&eacute;nocide culturel des Mbum et sa disparition totale.</p>
<p><strong>- Il existe un festival culturel international des peuples Mbum, vous en avez parl&eacute; dans votre livre, o&ugrave; l&rsquo;on apprend &eacute;galement que d&rsquo;apr&egrave;s les textes de l&rsquo;ONU les Mbum sont pr&eacute;sents au Soudan, au Ghana, au nord-est du Nig&eacute;ria, au Kenya, en R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo, au Congo Brazzaville, en Centrafrique, au Tchad et au Cameroun. A quand la prochaine tenue de cette grande c&eacute;l&eacute;bration de la &laquo;&nbsp;Mbumitude&nbsp;&raquo; (le mot est de vous)&nbsp;?</strong></p>
<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - </strong>Le festival international des arts et de la culture Mbum initi&eacute;e par notre s&oelig;ur, l&rsquo;Honorable Eug&eacute;nie Laoula Vounlari de la R&eacute;publique du Tchad a tenu ses promesses de fleur jusqu&rsquo;&agrave; la huiti&egrave;me &eacute;dition. Mais, les difficult&eacute;s li&eacute;es au coronavirus et surtout aux moyens financiers ont mis ce projet en berne.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Toutefois,&nbsp; les &eacute;lites du Cameroun en collaboration avec celles d&lsquo;autres pays sont &agrave; pied-d&rsquo;&oelig;uvre pour sa tenue dans les prochains mois. Soyez-en rassur&eacute;s, le festival va renaitre de ses cendres avec &agrave; la cl&eacute; beaucoup d&rsquo;innovations.</p>
<p><strong>- Terminons sur une note d&rsquo;espoir, Olivier Boumane&nbsp;; si vous deviez faire passer un message de paix inspir&eacute; de la sagesse Mbum, aux peuples, aux hommes de notre &eacute;poque, au regard de la marche du monde, lequel serait-ce&nbsp;? &nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong>- La collection de mes ouvrages <strong><em>Les Mbum &agrave; la crois&eacute;e des chemins</em></strong>, offre une trajectoire compl&egrave;te&nbsp;: de l&rsquo;identit&eacute; profonde (L&rsquo;essence) au respect du pass&eacute; (Les sentiers de la m&eacute;moire) jusqu&rsquo;aux d&eacute;fis actuels (Les d&eacute;fis de la mondialisation).</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Le retour &agrave; l&rsquo;essence comme vecteur de la paix int&eacute;rieure. Dans un monde marqu&eacute; par le bruit et l&rsquo;agitation, la sagesse Mbum enseigne que la paix ne commence pas par des trait&eacute;s et des d&eacute;crets, mais par la connaissance de soi. On doit se conna&icirc;tre soi-m&ecirc;me avant d&rsquo;aller vers les autres. En d&rsquo;autres termes, la paix est un retour &agrave; nos racines. Pour vivre en paix avec l&rsquo;autre, il faut d&rsquo;abord &ecirc;tre en paix avec son Histoire et son identit&eacute;. Dans le m&ecirc;me sillage, il est important de pr&eacute;ciser que l&rsquo;authenticit&eacute; culturelle n&rsquo;est pas une barri&egrave;re, mais un ancrage qui permet de ne pas &ecirc;tre emport&eacute; par les vents de la discorde.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les sentiers de la m&eacute;moire et la paix comme h&eacute;ritage. La m&eacute;moire chez les Mbum n&rsquo;est pas un regard de l&rsquo;oubli nostalgique vers le pass&eacute;, mais une boussole pour le pr&eacute;sent. Le message v&eacute;hicul&eacute; ici est que le conflit na&icirc;t souvent de l&rsquo;oubli. Il faut rappeler que nos anc&ecirc;tres ont surv&eacute;cu aux &eacute;preuves gr&acirc;ce &agrave; la solidarit&eacute; et au dialogue communautaire. L&rsquo;id&eacute;e cl&eacute; ici, c&rsquo;est que la paix est une dette que nous devons aux g&eacute;n&eacute;rations pass&eacute;s et un capital que nous pr&eacute;parons pour celles &agrave; venir. S&rsquo;inspirer de la sagesse des anciens, c&rsquo;est choisir la m&eacute;ditation plut&ocirc;t que la confrontation, m&ecirc;me s&rsquo;il y a confrontation, c&rsquo;est la r&eacute;silience &eacute;clair&eacute;e.</p>
<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&Agrave; l&rsquo;&egrave;re de la mondialisation, la paix est comme un pont. &Agrave; la crois&eacute;e des chemins, le d&eacute;fi est de rester soi-m&ecirc;me tout en s&rsquo;ouvrant &agrave; l&rsquo;universel. Pour nous les Mbum, &laquo;&nbsp;la mondialisation doit &ecirc;tre un rendez-vous du donner et du recevoir, pas un effacement&nbsp;&raquo;. La paix mondiale d&eacute;pend de notre capacit&eacute; &agrave; voir la diversit&eacute; culturelle comme une richesse et non comme une menace. Raison pour laquelle nous encourageons la &laquo;&nbsp;tol&eacute;rance active&nbsp;&raquo; qui consiste &agrave; accepter l&rsquo;autre dans sa diff&eacute;rence pour enrichir la communaut&eacute; humaine.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; le monde semble perdre ses rep&egrave;res, la sagesse Mbum nous rappelle que l&rsquo;homme n&rsquo;est rien sans ses racines, mais qu&rsquo;il ne grandit qu&rsquo;en tendant ses branches vers les autres. La paix n&rsquo;est pas l&rsquo;absence de mouvement, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;quilibre parfait entre notre essence, notre m&eacute;moire et notre avenir commun dans ce &laquo;&nbsp;village plan&eacute;taire&nbsp;&raquo;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Propos recueillis par Latifa Bieloe (sobookul@gmail.com)</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 08:18:44</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Fête du Travail du 1er Mai 2026 : Quand la jeunesse reprend la main sur son avenir à Yaoundé]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Oubliés les salons de l’emploi où l’on dépose un curriculum
vitæ  sans retour. À Yaoundé, capitale politique du Cameroun,
WorkUp Cameroun 2026 casse les codes :...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Oubli&eacute;s les salons de l&rsquo;emploi o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;pose un curriculum vit&aelig; &nbsp;sans retour. &Agrave; Yaound&eacute;, capitale politique du Cameroun, WorkUp Cameroun 2026 casse les codes : &nbsp;juste trois &nbsp;jours pour se former, n&eacute;gocier et d&eacute;crocher un contrat.</p>
<p>Ce 27 avril 2026, sur l&rsquo;esplanade du Conseil r&eacute;gional du Centre, ce n&rsquo;est pas une foire comme les autres, qui a ouvert ce matin. Devant les stands du Fonds National de l&rsquo;Emploi, des Boissons du Cameroun ou du minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique, des centaines de jeunes ne viennent pas &ldquo;visiter&rdquo;. Ils viennent se vendre</p>
<p><strong>1. L&rsquo;envers du d&eacute;cor : 12 000 contrats, 1 seul d&eacute;fi</strong></p>
<p>L&rsquo;objectif affich&eacute; par les organisateurs fait r&ecirc;ver : 12 000 jeunes recrut&eacute;s en 72 heures. Mais derri&egrave;re ce chiffre, c&rsquo;est une m&eacute;canique bien rod&eacute;e. Le &ldquo;Grand March&eacute; de l&rsquo;Emploi&rdquo; force la rencontre directe. L'on veut oublier les douloureux souvenirs des &nbsp;candidatures en ligne sans r&eacute;ponse : ici, les directeurs des Ressources humaines sont pr&eacute;sents, les entretiens se font sur place, et les coachings en r&eacute;daction de CV sont gratuits.</p>
<p>&ldquo;Je suis venue de Bafoussam avec &nbsp;50 000 FCFA en poche. Soit je repars avec un stage, soit je rentre bredouille&rdquo;, confie une jeune dipl&ocirc;m&eacute;e de d'enseignement sup&eacute;rieur.</p>
<p><strong>&nbsp;2-L&rsquo;homme qui inspire : de 14 ans &agrave; Cocoa Valley Suisse&nbsp;</strong></p>
<p>Si un visage incarne cette &eacute;dition, c&rsquo;est celui de Serge NGASSA, d&eacute;sign&eacute; Ambassadeur 2026. Son histoire fait le tour des stands : entrepreneur &agrave; 14 ans, aujourd&rsquo;hui &agrave; la t&ecirc;te de Cocoa Valley en Suisse, il est la preuve vivante du &ldquo;Made in Cameroon&rdquo;. Son message aux jeunes : &ldquo;Depuis le Cameroun, on peut mettre ses talents au service du monde et g&eacute;n&eacute;rer de la valeur&rdquo;.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Cameroon/Farm_To_Bar_Middle2026.jpg" alt="" width="550" height="502" /></p>
<p><strong>3. Plus qu&rsquo;un salon : une nuit pour changer de vie</strong></p>
<p>WorkUp ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas aux entretiens. Le 29 avril, la Grande Nuit des Travailleurs r&eacute;compensera les &ldquo;meilleurs travailleurs&rdquo; des secteurs public et priv&eacute;. &Agrave; la cl&eacute; : parcelles de terrain titr&eacute;es, ordinateurs, primes de 100 000 &agrave; 250 000 FCFA. &ldquo;On ne c&eacute;l&egrave;bre plus seulement le m&eacute;rite. On cr&eacute;e de l&rsquo;ascension sociale&rdquo; explique Z&eacute;phirin KOLOKO, promoteur de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement.&nbsp;</p>
<p><strong>4. L&rsquo;enjeu national</strong></p>
<p>Plac&eacute;e sous le haut parrainage du Premier ministre, &nbsp;Joseph DION &nbsp;NGUTE, et &nbsp;ouverte par le ministre du Travail et de la S&eacute;curit&eacute; sociale, Gr&eacute;goire OWONA, l&rsquo;&eacute;dition 2026 s&rsquo;inscrit dans la vision du pr&eacute;sident Paul Biya : &ldquo;Le d&eacute;veloppement &eacute;conomique doit aller de pair avec la justice sociale&rdquo;.&nbsp;</p>
<p>Avec des d&eacute;l&eacute;gations venues de Suisse, du Canada, des &Eacute;tats-Unis et d&rsquo;Allemagne, Yaound&eacute; devient pendant trois &nbsp;jours, &nbsp;la capitale de l&rsquo;employabilit&eacute; africaine.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 21:06:43</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: L’HUMORISTE ANTONIO, TROIS ANS DEJA : LE DESTIN BRISE D’UN HOMME DE SCENE]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Il y a presque trois ans, jour pour jour, mourait à Douala mon frère
aîné, le comédien Antonio, imitateur attitré, pionnier d’une
animation fondée sur les voix...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a presque trois ans, jour pour jour, mourait &agrave; Douala mon fr&egrave;re a&icirc;n&eacute;, le com&eacute;dien Antonio, imitateur attitr&eacute;, pionnier d&rsquo;une animation fond&eacute;e sur les voix d&rsquo;hommes c&eacute;l&egrave;bres pour offrir de la joie au peuple. Antonio &eacute;tait un com&eacute;dien n&eacute;. Il aimait profond&eacute;ment cet art, il voulait &ecirc;tre le meilleur et il l&rsquo;a &eacute;t&eacute;. Toute sa vie, il n&rsquo;a poursuivi que cela, comme un but ultime, comme une raison de vivre. C&rsquo;est au d&eacute;but des ann&eacute;es 80 qu&rsquo;il d&eacute;couvre le th&eacute;&acirc;tre &agrave; la paroisse de Tshinga, sous la direction du p&egrave;re L&eacute;on, un pr&ecirc;tre fran&ccedil;ais qui a marqu&eacute; la foi de nombreux Camerounais. Il y rejoint une troupe o&ugrave; se trouvait son ami de toujours, Justin Betty, que j&rsquo;ai eu le plaisir d&rsquo;accueillir l&rsquo;an pass&eacute; &agrave; Paris. Antonio et moi sommes n&eacute;s dans la pauvret&eacute;. Tr&egrave;s t&ocirc;t abandonn&eacute;s par notre m&egrave;re, nous avons grandi sous l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;un p&egrave;re instable, capable de dispara&icirc;tre pendant des mois, parfois une ann&eacute;e enti&egrave;re, avant de revenir bri&egrave;vement et repartir sans pr&eacute;venir. Nous avons &eacute;t&eacute; confi&eacute;s &agrave; plusieurs familles. Nos voisins nous ont nourris et h&eacute;berg&eacute;s, ils sont devenus notre v&eacute;ritable famille, par&nbsp; exemple la famille Ekwalla Dicka du march&eacute; B de Nkongsamba &agrave; qui je dois toujours tout mon amour et ma consid&eacute;ration.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-20814 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio.avif" alt="" width="228" height="300" data-dominant-color="a7a7a1" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio.avif" data-ll-status="loaded" /></p>
<p>Surtout il fallait partir &agrave; l&rsquo;&eacute;cole. Ce fut&nbsp; une vie dure, faite de manque et de chagrin. Les moqueries s&rsquo;y ajoutaient souvent &agrave; chaque chemin qu&rsquo;on pouvait emprunter. Nos journ&eacute;es, elles, restaient modestes. Un plat de couscous le soir, parfois du tapioca&nbsp; au sucre&nbsp; &agrave; midi. Un grand verre d&rsquo;eau pour combler le reste, puis le sommeil, lourd, dans des lits de bambou couverts de poussi&egrave;re. On n&rsquo;aurait&nbsp; jamais achet&eacute;&nbsp; de m&eacute;dicaments, m&ecirc;me malades. Dans le quartier, notre p&egrave;re occupait le bas de l&rsquo;&eacute;chelle. Heureusement, les gens nous mourraient pas comme aujourd&rsquo;hui. C&rsquo;&eacute;tait aussi le temps des petits travaux, des beignets vendus dans la rue, qui me faisaient parcourir chaque coin de Nkongsamba. Je connais cette ville comme ma poche. A chaque retour pays, j&rsquo;aime bien, le c&oelig;ur serr&eacute;, repasser sur&nbsp; ces chemins, ces pistes que j&rsquo;ai tant arpent&eacute;s. Antonio &eacute;tait brillant, m&ecirc;me surdou&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;cole. Avec un encadrement digne de ce nom, il aurait fait de grandes &eacute;tudes. Lors de ses spectacles, les gens affluaient. Il n&rsquo;&eacute;tait pas extravagant comme moi, nous &eacute;tions tr&egrave;s diff&eacute;rents. Il fuyait les fantaisies vestimentaires. C&rsquo;&eacute;tait un homme de sc&egrave;ne, un artisan du rire, pr&eacute;cis comme un musicien plong&eacute; dans sa partition. Entre 1995 et 2002, il devient le com&eacute;dien le plus c&eacute;l&egrave;bre du Cameroun. Son talent fait de lui une figure incontournable du monde artistique.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-20817 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-196x300.avif" sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-196x300.avif 196w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-667x1024.avif 667w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-768x1178.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-1001x1536.avif 1001w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-704x1080.avif 704w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-600x921.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-750x1151.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre.avif 1080w" alt="" width="196" height="300" data-dominant-color="c5c6c5" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-196x300.avif" data-srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-196x300.avif 196w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-667x1024.avif 667w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-768x1178.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-1001x1536.avif 1001w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-704x1080.avif 704w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-600x921.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre-750x1151.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/antonio-livre.avif 1080w" data-sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" data-ll-status="loaded" /></p>
<p>Lorsqu&rsquo;un concert mena&ccedil;ait de sombrer, on faisait appel &agrave; Antonio pour redonner vie &agrave; l&rsquo;ambiance. Il &eacute;tait fait&nbsp;&nbsp;pour la com&eacute;die, et pour cela, il&nbsp; &eacute;tait pr&ecirc;t &agrave; tout.&nbsp; Je dis bien pr&ecirc;t &agrave; tout, et il a tout fait pour le devenir.&nbsp; Premi&egrave;rement, il va&nbsp; abandonner&nbsp; ses &eacute;tudes en classe de premi&egrave;re, il refusera de faire la classe de seconde, apr&egrave;s son BEPC.&nbsp; Une erreur. car ce sont ces &eacute;taient qui lui aurait permis d&rsquo;avoir une lucidit&eacute;, et un discernement sur la voie de l&rsquo;avenir.&nbsp;&nbsp; Entre 1995 et 2000 la notori&eacute;t&eacute; bat son plein, Antonio est partout dans tous les concerts et dans tous les m&eacute;dias. Il jouera dans le long m&eacute;trage du film &nbsp;&raquo; Les Trois Petits Cireurs.&nbsp;&raquo;&nbsp; Il appara&icirc;tra ensuite dans les feuilletons inspir&eacute;s des &oelig;uvres du professeur Mendoz&eacute;. Peu avant sa mort, il tiendra le r&ocirc;le principal dans la reconstitution du film consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;assassinat de Thomas Sankara. C&rsquo;est aussi &agrave; cette p&eacute;riode qu&rsquo;il devient difficile &agrave; vivre. Le succ&egrave;s transforme, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Chez lui, il a fini par le perdre. Il ne se contr&ocirc;lait plus et comme toute vie, ce qui t&rsquo;am&egrave;ne en haut te ramener en bas. Comme une spirale qui ram&egrave;ne chacun vers les chemins de son enfance, Antonio a fini par retomber dans des &eacute;preuves encore plus dures que celles qu&rsquo;il avait connues plus jeune. Amaigri, us&eacute;, presque m&eacute;connaissable, son corps s&rsquo;&eacute;tait vid&eacute;,&nbsp; il donnait l&rsquo;impression d&rsquo;un homme de soixante-dix ans.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-20729 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-169x300.avif" sizes="(max-width: 169px) 100vw, 169px" srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-169x300.avif 169w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-576x1024.avif 576w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-768x1365.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-864x1536.avif 864w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-608x1080.avif 608w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-600x1067.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-750x1333.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU.avif 1080w" alt="" width="169" height="300" data-dominant-color="76637b" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-169x300.avif" data-srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-169x300.avif 169w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-576x1024.avif 576w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-768x1365.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-864x1536.avif 864w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-608x1080.avif 608w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-600x1067.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU-750x1333.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/GALA-SOUNKOUNDJOU.avif 1080w" data-sizes="(max-width: 169px) 100vw, 169px" data-ll-status="loaded" /></p>
<p>Je me suis souvent interrog&eacute; sur cette chute si brutale, me&nbsp; demandant ce qui avait bien pu se passer. Mais au fond, je connaissais d&eacute;j&agrave; la r&eacute;ponse. C&rsquo;&eacute;tait mon fr&egrave;re, et je savais ce que sa vie lui avait fait. La c&eacute;l&eacute;brit&eacute; attire du monde. La famille, &ndash; ce qui est normale &ndash; les amis,&nbsp; les inconnus ou les oubli&eacute;s.&nbsp; Et quand ces gens arrivent, ils ne viennent jamais de fa&ccedil;on innocente,&nbsp; ils cherchent souvent &agrave; &eacute;carter ceux qui &eacute;taient l&agrave; avant o&ugrave; ceux qui m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre l&agrave;. Moi, son seul fr&egrave;re, celui avec qui il avait travers&eacute; les moments les plus sombres de la vie, dans une&nbsp; maison fissures, dormant dans un petit lits o&ugrave; on a souvent tu&eacute; des serpents avant de nous coucher, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; mis de c&ocirc;t&eacute;. J&rsquo;ai cri&eacute; pour qu&rsquo;on m&rsquo;aide &agrave; poursuivre mes &eacute;tudes, en vain. Autour de lui, la famille, les cousins, les cousines ont aliment&eacute; les calomnies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chaque jour, quelqu&rsquo;un venait avec des paroles contre moi. Tout &eacute;tait fait pour nous opposer. j&rsquo;ai eu un profond ressentiment contre mon fr&egrave;re pour avoir &eacute;couter des inconnus et quand rien n&rsquo;allait plus c&rsquo;est chez moi qu&rsquo;on se tournait. Ces m&eacute;disances&nbsp; ont continu&eacute; jusqu&rsquo;apr&egrave;s sa&nbsp; mort, dans l&rsquo;espoir de s&rsquo;approprier ses biens. On raconte de ces choses.&nbsp;&nbsp;Nous, en Occident, nous recevons souvent toute la m&eacute;chancet&eacute; du monde, parce qu&rsquo;on attend de nous des miracles sans conna&icirc;tre la r&eacute;alit&eacute; sur place. On porte de tr&egrave;s mauvais&nbsp; jugements sur nous,&nbsp; parfois m&ecirc;me on nous maudit &agrave; tout vent. Mais une mal&eacute;diction ne tient que si je dois quelque chose &agrave; quelqu&rsquo;un. Si je ne dois rien, alors celui qui prononce mon nom tombera avant moi. C&rsquo;est l&agrave; mon seul d&eacute;fi. Aujourd&rsquo;hui, Antonio n&rsquo;est plus l&agrave;. C&rsquo;est moi qui veille sur ce qu&rsquo;il a laiss&eacute;. Je d&eacute;fendrai, avec la main sur le c&oelig;ur, le seul bien qui &eacute;tait sa raison de vivre.&nbsp; Je ne cesserai jamais de dire que Antonio a laiss&eacute; un champ. Ce champ portera son nom. Mais&nbsp; celui qui y entre p&eacute;n&egrave;tre dans un champ de bataille. Et je sais qu&rsquo;il sera l&agrave; pour m&rsquo;aider dans ce combat.&nbsp; Antonio a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute; dans la maladie. Amaigri, affam&eacute;, il appelait ceux qu&rsquo;il avait aid&eacute;s, ceux qui se disaient ses proches. Personne ne r&eacute;pondait. Les t&eacute;l&eacute;phones s&rsquo;&eacute;teignaient.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-20538 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-197x300.avif" sizes="(max-width: 197px) 100vw, 197px" srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-197x300.avif 197w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-673x1024.avif 673w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-768x1169.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-1009x1536.avif 1009w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-709x1080.avif 709w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-600x914.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-750x1142.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-1140x1736.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7.avif 1345w" alt="" width="197" height="300" data-dominant-color="6965ac" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-197x300.avif" data-srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-197x300.avif 197w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-673x1024.avif 673w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-768x1169.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-1009x1536.avif 1009w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-709x1080.avif 709w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-600x914.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-750x1142.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7-1140x1736.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/03/KRISTHIA7.avif 1345w" data-sizes="(max-width: 197px) 100vw, 197px" data-ll-status="loaded" /></p>
<p>Et pourtant, apr&egrave;s sa mort, ils sont revenus, se pr&eacute;sentant comme des fr&egrave;res. Dans cette famille, nous &eacute;tions trois, mon p&egrave;re, mon fr&egrave;re Antonio, et moi, mon p&egrave;re &eacute;tait fils unique. Nos sources sont&nbsp; profondes. Ces deux personnes ne sont plus l&agrave;. Je porte en moi l&rsquo;&eacute;nergie qu&rsquo;ils m&rsquo;ont laiss&eacute;e. Antonio et mon p&egrave;re continuent de m&rsquo;accompagner chaque jour. Si quelqu&rsquo;un pense qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, parce que je suis seul, il peut venir m&rsquo;&eacute;branler, alors il lui faudra le courage des grandes entreprises. Et c&rsquo;est bien cela. Si le singe pouvait raconter la partie de chasse telle qu&rsquo;elle s&rsquo;est r&eacute;ellement d&eacute;roul&eacute;e, les gens auraient piti&eacute; de la mani&egrave;re dont le chasseur l&rsquo;a achev&eacute;, alors m&ecirc;me qu&rsquo;il avait d&eacute;j&agrave; une balle dans le c&oelig;ur. Mais la haine est tenace, et beaucoup pr&eacute;f&egrave;rent ne pas voir. Mon fr&egrave;re et moi sommes, au fond, des artistes comme mon p&egrave;re l&rsquo;avait &eacute;t&eacute;. Il repr&eacute;sentait la t&ecirc;te, moi&nbsp; le c&oelig;ur. Chez nous, les sentiments et la pens&eacute;e ram&egrave;nent toujours &agrave; notre petite enfance, au march&eacute; B. de Nkongsamba c&rsquo;est l&agrave; notre vraie ville. Ainsi vivons-nous, nous les Babout&eacute;s. Il existe dans notre peuple un lien profond, une fraternit&eacute; qui ne se discute pas. Nous venons d&rsquo;une m&ecirc;me source, nous avons travers&eacute; les m&ecirc;mes souffrances. Fr&egrave;res hier, fr&egrave;res aujourd&rsquo;hui, fr&egrave;res demain, fr&egrave;res sur la terre comme dans le ciel. Fraternit&eacute; et avenir avancent ensemble, guid&eacute;s par la pr&eacute;sence silencieuse de nos anc&ecirc;tres. Pour la vie, je continue. Et je dis &agrave; mon fr&egrave;re, rendez-vous au ciel, o&ugrave; j&rsquo;esp&egrave;re Dieu nous r&eacute;unira, car quand le temps arrivera, il verra que toute&nbsp; personne qui le suivait,&nbsp; retrouvera la maison de son p&egrave;re.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Ecrivain et Romancier Calvin DJOUARI</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 19:48:56</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Programme du 46ème anniversaire du décès de S.E. André Marie MBIDA, 1er Premier Ministre du Cameroun]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Dans le cadre de la commémoration de la disparition de Son Excellence
André Marie MBIDA, tout premier Premier Ministre du Cameroun,
décédé le 02 mai 1980, une s...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la comm&eacute;moration de la disparition de Son Excellence Andr&eacute; Marie MBIDA, tout premier Premier Ministre du Cameroun, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 02 mai 1980, une s&eacute;rie d&rsquo;activit&eacute;s se d&eacute;roule du 02 au 10 mai 2026 sur l&rsquo;ensemble du territoire national.</p>
<p><strong>REP&Egrave;RE HISTORIQUE</strong>&nbsp;</p>
<p>Andr&eacute; Marie Mbida (1917&ndash;1980) est une figure majeure de l&rsquo;histoire politique du Cameroun. Il devient, en 1957, le tout premier Premier ministre du Cameroun autonome sous tutelle fran&ccedil;aise, &agrave; une p&eacute;riode charni&egrave;re pr&eacute;c&eacute;dant l&rsquo;ind&eacute;pendance. &nbsp;<br />Homme de conviction, il s&rsquo;est illustr&eacute; par son engagement en faveur de l&rsquo;&eacute;mancipation politique, de la dignit&eacute; nationale et de l&rsquo;affirmation de l&rsquo;identit&eacute; camerounaise. Son action s&rsquo;inscrit dans les premi&egrave;res &eacute;tapes de la construction de l&rsquo;&Eacute;tat moderne, marqu&eacute;es par des d&eacute;bats d&eacute;terminants sur l&rsquo;avenir du pays. &nbsp;</p>
<blockquote>
<p>Bien que son passage &agrave; la t&ecirc;te du gouvernement ait &eacute;t&eacute; relativement bref, son r&ocirc;le demeure essentiel dans l&rsquo;&eacute;veil politique du Cameroun et dans la marche vers la souverainet&eacute; nationale.</p>
</blockquote>
<p>La journ&eacute;e du vendredi 8 mai 2026 sera particuli&egrave;rement dense et occupera 3 th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;ration &agrave; Yaound&eacute; :</p>
<p>1. 11h00 : Messe d&rsquo;action de gr&acirc;ce &agrave; la Cath&eacute;drale Notre-Dame des Victoires de Yaound&eacute; ; &nbsp;<br />2. 14h00 : Conf&eacute;rence-d&eacute;bat dans la Salle des Convivialit&eacute;s du Mus&eacute;e National &agrave; Yaound&eacute; ; &nbsp;<br />3. 18h30 : Concert de gospel et chants po&eacute;tiques au Centre Culturel Camerounais &agrave; Nlongkak / Yaound&eacute;.</p>
<p>Cl&ocirc;ture des activit&eacute;s &agrave; Endinding :<br />Dimanche 10 mai 2026 &agrave; 14h00 : Finale du Tournoi de football Andr&eacute;-Marie MBIDA &agrave; Endinding.</p>
<p>Tous les Camerounais, institutions, associations et forces vives de la Nation sont invit&eacute;s &agrave; se joindre &agrave; ces manifestations pour rendre un hommage digne &agrave; cet illustre homme d&rsquo;&Eacute;tat. &nbsp;<br />Le programme des autres localit&eacute;s sera communiqu&eacute; par les comit&eacute;s locaux.</p>
<p><strong>Contacts:&nbsp;</strong><br /><strong>SE Simon Pierre Ombga MBIDA +237 6 96 57 &nbsp;29&nbsp;</strong><br /><strong>Jean christian TSANGA : 680747943</strong></p>
<p>Pour le Comit&eacute; Strat&eacute;gique d&rsquo;Organisation Nationale&nbsp;<br />&nbsp;<br />JEAN Christian TSANGA<br />Membre du Comit&eacute; Strat&eacute;gique, en charge de la mobilisation &nbsp;<br />Comm&eacute;moration du 46&egrave;me anniversaire du d&eacute;c&egrave;s de S.E. Andr&eacute; Marie MBIDA</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">JEAN Christian TSANGA</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 12:56:42</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Nord-Ouest : comment l'armée tente de reconquérir la confiance des civils]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93161/11:1/cameroun-nord-ouest-comment-larmee-tente-de-reconquerir-la-confiance-des-civils-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Depuis des années, le Nord-Ouest du Cameroun vit sous tension. Entre
les exactions des combattants séparatistes et les abus militaires
signalés, les civils ont...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis des ann&eacute;es, le Nord-Ouest du Cameroun vit sous tension. Entre les exactions des combattants s&eacute;paratistes et les abus militaires signal&eacute;s, les civils ont appris &agrave; se m&eacute;fier de tout le monde. Aujourd'hui, quelque chose se fissure dans ce mur de d&eacute;fiance.</p>
<h2>Ce qui se passe : des soldats qui changent de posture</h2>
<p>Les <strong>initiatives civilo-militaires</strong> dans la r&eacute;gion Nord-Ouest constituent une rupture avec les pratiques pass&eacute;es. Le <strong>3e Bataillon d'Intervention Rapide</strong>, le 3e BIR, est au c&oelig;ur de ce tournant op&eacute;rationnel. Ses unit&eacute;s multiplient les activit&eacute;s d'engagement communautaire : pr&eacute;sence de proximit&eacute;, soutien aux populations, interactions directes avec les habitants.</p>
<p>Ces actions ne sont pas spontan&eacute;es. Elles s'inscrivent dans une strat&eacute;gie d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e de reconstruction du lien entre forces arm&eacute;es et populations civiles, dans un contexte o&ugrave; la crise anglophone dure depuis 2016.</p>
<h2>Pourquoi la confiance s'est effondr&eacute;e</h2>
<p>La <strong>crise anglophone au Cameroun</strong> se d&eacute;finit comme un conflit arm&eacute; opposant les forces gouvernementales aux groupes s&eacute;paratistes dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, deux r&eacute;gions &agrave; majorit&eacute; anglophone. Ce conflit a caus&eacute; des milliers de morts, des centaines de milliers de d&eacute;plac&eacute;s, et la destruction de nombreuses communaut&eacute;s.</p>
<p>Dans ce contexte, les populations ont subi une double violence. D'un c&ocirc;t&eacute;, les combattants s&eacute;cessionnistes ont impos&eacute; des taxes, des enl&egrave;vements, des ex&eacute;cutions. De l'autre, des cas d'abus militaires ont &eacute;t&eacute; document&eacute;s et largement relay&eacute;s, creusant un foss&eacute; de m&eacute;fiance profond entre l'arm&eacute;e et les civils.</p>
<p>Ce foss&eacute; n'est pas anecdotique. Sans coop&eacute;ration civile, le renseignement sur le terrain s'effondre. Sans renseignement, les op&eacute;rations militaires deviennent aveugles. La d&eacute;fiance alimentait directement l'ins&eacute;curit&eacute;.</p>
<h2>Comment fonctionne la reconqu&ecirc;te de confiance</h2>
<p>La <strong>reconstruction de la confiance civilo-militaire</strong> repose sur un m&eacute;canisme en trois temps. D'abord, la visibilit&eacute; non mena&ccedil;ante : des soldats pr&eacute;sents dans les march&eacute;s, les &eacute;coles, les lieux de vie, sans posture d'intimidation. Ensuite, le soutien concret : des actions de distribution, d'assistance, de pr&eacute;sence dans les moments du quotidien. Enfin, le dialogue : des r&eacute;unions communautaires o&ugrave; les habitants peuvent exprimer leurs craintes directement aux officiers.</p>
<p>L'objectif d&eacute;clar&eacute; est double. Am&eacute;liorer le <strong>partage de renseignement</strong> avec les populations locales, qui restent les meilleures sources d'information sur les mouvements des groupes arm&eacute;s. Et rompre l'isolement des communaut&eacute;s rurales qui, faute de protection cr&eacute;dible, se retrouvent &agrave; la merci des factions arm&eacute;es.</p>
<p>Ce mod&egrave;le s'appuie sur des doctrines &eacute;prouv&eacute;es ailleurs, notamment dans des contextes de contre-insurrection en Afrique subsaharienne, o&ugrave; la l&eacute;gitimit&eacute; per&ccedil;ue de l'arm&eacute;e conditionne directement son efficacit&eacute; op&eacute;rationnelle.</p>
<h2>Entre espoir fragile et vigilance n&eacute;cessaire</h2>
<p>L'enjeu est la cr&eacute;dibilit&eacute; de la d&eacute;marche. Les populations du <strong>Nord-Ouest camerounais</strong> ont &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;ues trop souvent pour accorder une confiance rapide. Chaque incident chaque nouveau signalement d'abus an&eacute;antirait des semaines d'efforts. La coh&eacute;rence entre le discours et les actes constitue la variable d&eacute;terminante.</p>
<p>Si ces initiatives civilo-militaires s'inscrivent dans la dur&eacute;e, elles pourraient modifier structurellement la dynamique du conflit. Un tissu social partiellement reconstruit permettrait aux communaut&eacute;s de reprendre une vie normale, de scolariser leurs enfants, de cultiver leurs terres. Ce retour &agrave; une vie ordinaire constitue en soi une victoire strat&eacute;gique contre les groupes arm&eacute;s, qui prosp&egrave;rent sur le chaos et l'abandon.</p>
<h2>La paix se construit ou ne se construit pas</h2>
<p>Les habitants du Nord-Ouest regardent. Ils observent chaque geste, chaque parole, chaque comportement des soldats qui frappent d&eacute;sormais &agrave; leur porte diff&eacute;remment. Leur verdict ne viendra pas d'un communiqu&eacute; officiel. Il viendra du quotidien.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si l'arm&eacute;e camerounaise peut changer d'image. C'est de savoir si elle peut changer de pratiques durablement, v&eacute;rifiablement, et sous le regard de ceux qu'elle est cens&eacute;e prot&eacute;ger.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 11:47:47</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Robert NGANGUE rejoint l’élite mondiale des experts de l’Ordre Mondial des Experts Internationaux]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93160/11:1/cameroun-robert-ngangue-rejoint-lelite-mondiale-des-experts-de-lordre-mondial-des-experts-internationaux-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Cette distinction de portée internationale vient consacrer une
trajectoire construite depuis 25 ans au service de la paix et la
résolution des conflits à traver...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Cette distinction de port&eacute;e internationale vient consacrer une trajectoire construite depuis 25 ans au service de la paix et la r&eacute;solution des conflits &agrave; travers le monde, notamment avec le d&eacute;partement des op&eacute;rations de maintien de la paix des Nations Unies.</p>
<p><strong>Robert NGANGUE</strong>, m&eacute;diateur professionnel certifi&eacute; International Mediation Institute (IMI), conf&eacute;rencier international, Directeur du Cabinet Africa Mediation Services (AFRIMEDS) et Pr&eacute;sident fondateur de l&rsquo;association Ombudsperson &amp; M&eacute;diation Initiative (OMI) a officiellement int&eacute;gr&eacute; l&rsquo;OMEI le 24 avril dernier &agrave; Gen&egrave;ve, une institution Suisse reconnue pour son expertise et son offre de conseils strat&eacute;giques aupr&egrave;s des grands d&eacute;cideurs du monde.</p>
<p>Avec ce nouveau parchemin, ce digne fils du village Yassa dans le canton Bakoko Wouri, r&eacute;gion du Littoral, <strong>Cameroun</strong>, p&egrave;lerin de la paix dans le monde, franchit un cap d&eacute;cisif. Cette admission tr&egrave;s comp&eacute;titive est une reconnaissance officielle et une validation internationale de son savoir- faire, ses talents et ses comp&eacute;tences dans les domaines de la facilitation du dialogue, de la conciliation, de la m&eacute;diation pour pr&eacute;venir et r&eacute;soudre les conflits, r&eacute;concilier les communaut&eacute;s et groupes en conflit, promouvoir la coexistence pacifique et la paix.</p>
<p>&Agrave; son actif, plus d&rsquo;une cinquantaine de conflits d&eacute;nou&eacute;s, des communaut&eacute;s r&eacute;concili&eacute;es, des accords locaux de paix sign&eacute;s, des processus de paix nationaux soutenus activement, des accords de cessez-le-feu n&eacute;goci&eacute;s avec les bellig&eacute;rants en Europe et en Afrique. Cet engament a impact&eacute; positivement des vies, r&eacute;duit l&rsquo;ampleur des violences et all&eacute;g&eacute; les souffrances de plus de 10 millions de personnes en situation de conflits &agrave; travers le monde, notamment au Kosovo, en R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo, en R&eacute;publique centrafricaine, en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire et plus r&eacute;cemment lors de la campagne de 3 mois pour la paix et la non-violence qu&rsquo;il a men&eacute; avant, pendant et apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025 au Cameroun sous le label &laquo;&nbsp;<em>Give Peace a Chance&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Selon Robert Ngangue &laquo;&nbsp;<em>les grands d&eacute;cideurs du monde ont besoin d&rsquo;une expertise pointue dans tous les corps de m&eacute;tiers pour faciliter la r&eacute;flexion strat&eacute;gique, l&rsquo;&eacute;laboration technique et la mise en &oelig;uvre op&eacute;rationnelle des politiques publiques, des r</em><em>&eacute;</em><em>formes et des programmes </em><em>&agrave;</em><em> long, moyen et court termes. C&rsquo;est ici la raison d&rsquo;&ecirc;tre de l&rsquo;OMEI et la valeur ajout&eacute;e de cette reconnaissance qui n&rsquo;est plus confin&eacute;e essentiellement &agrave; l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me camerounais. L&rsquo;agr&eacute;ment de l&rsquo;OMEI est un passeport international qui place l&rsquo;expertise de ses membres au-del&agrave;-des fronti&egrave;res camerounaises. L&rsquo;OMEI est un cachet garantissant une qualit&eacute; sup&eacute;rieure de l&rsquo;expertise de ses membres et leur comp&eacute;titivit&eacute; sur tous les continents</em>&nbsp;&raquo;. M. Robert Ngangue est donc d&eacute;sormais appel&eacute; &agrave; conseiller et &agrave; mettre son expertise au service des chefs d'&Eacute;tats et de gouvernement ainsi que d&rsquo;autres grands d&eacute;cideurs du monde dans le domaine de la paix et de la r&eacute;solution des conflits, les droits de l&rsquo;homme et la protection des civils en situation de crise.</p>
<p>&laquo; <em>Au-del&agrave; du sentiment de fiert&eacute; qui m&rsquo;anime en ce moment et de l&rsquo;honneur qui en d&eacute;coule pour mon pays le Cameroun &agrave; qui je d&eacute;die cette palme, je reste tr&egrave;s conscient de l&rsquo;ampleur de la t</em><em>&acirc;</em><em>che au Cameroun qui a une grande soif de paix effective et de r&eacute;conciliation mais aussi au monde qui est en proie &agrave; une prolif&eacute;ration de crises et de conflits tels qu&rsquo;on en a pas connu depuis la fin de la seconde guerre mondiale&nbsp;&raquo;.</em></p>
<ol start="2025">
<li>Robert Ngangue, ex-fonctionnaire onusien est retourn&eacute; au Cameroun en f&eacute;vrier 2025. Depuis lors, il met son savoir-faire et ses comp&eacute;tences en mati&egrave;re de m&eacute;diation, facilitation de dialogue et de r&eacute;solution amiables des conflits au service du Cameroun et de la sous-r&eacute;gion Afrique centrale &agrave; travers la cr&eacute;ation du Cabinet AFRIMEDS, une entreprise pionni&egrave;re de prestations de services pour la r&eacute;solution amiable des conflits en dehors des circuits juridico-judiciaires.</li>
</ol>
<p>Cette passion pour la r&eacute;solution pacifique des conflits et cet engagement pour la paix depuis un quart de si&egrave;cle sont adoss&eacute;s &agrave; sa nature humaniste, altruiste et philanthropique et &agrave; sa conviction qu&rsquo;il ne faut pas forcement &ecirc;tre Chef d&rsquo;Etat, Ministre ou G&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;Arm&eacute;e pour &ecirc;tre un p&egrave;lerin de la paix dont la voix compte. &nbsp;Sa motivation est de promouvoir, de d&eacute;centraliser et de d&eacute;localiser les M&eacute;canismes alternatifs de R&eacute;solution des Conflits (MARCs), bref d&rsquo;&oelig;uvrer pour une soci&eacute;t&eacute; camerounaise en particulier et africaine en g&eacute;n&eacute;ral, o&ugrave; la m&eacute;diation, l&rsquo;&eacute;coute attentive et le dialogue sont au c&oelig;ur des interactions humaines au quotidien afin de d&eacute;samorcer les bombes sur les c&oelig;urs et les esprits. Pour y arriver, trois grands chantiers sont n&eacute;cessaires: la sensibilisation de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me camerounais sur les MARCs, le plaidoyer pour les reformes y relatives - particuli&egrave;rement la r&eacute;forme sur la privatisation de la justice &agrave; l&rsquo;instar des secteurs &eacute;ducatifs, s&eacute;curitaires, la sant&eacute; et le transport qui ont connu le m&ecirc;me sort pour des raisons d&rsquo;utilit&eacute; publique - et la mise en place d&rsquo;un code d&eacute;ontologique pour r&eacute;guler la pratique des MARCs et de la m&eacute;diation en particulier. L&rsquo;av&egrave;nement de ces infrastructures de paix &eacute;vitera &agrave; nos soci&eacute;t&eacute;s une accumulation de ressentiments, de frustrations, de col&egrave;res, de polarisations et de radicalisations qui font g&eacute;n&eacute;ralement le lit des violences et des conflits arm&eacute;s aux cons&eacute;quences aujourd&rsquo;hui inimaginables</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Myriam Zouga</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 10:57:16</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: ZLECAF : ACERO METAL SARL se positionne comme pilier de l’acier « Made in Cameroun »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[ZLECAF : ACERO METAL SARL se positionne comme pilier de l’acier «
Made in Cameroun » pour conquérir l’Afrique

Dans un contexte marqué par l’accélération des éc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>ZLECAF : ACERO METAL SARL se positionne comme pilier de l&rsquo;acier &laquo; Made in Cameroun &raquo; pour conqu&eacute;rir l&rsquo;Afrique</p>
<p>Dans un contexte marqu&eacute; par l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration des &eacute;changes commerciaux au sein de la Zone de Libre-&Eacute;change Continentale Africaine (ZLECAF), le Cameroun mise sur ses champions industriels pour transformer ses ressources mini&egrave;res en opportunit&eacute;s &eacute;conomiques. C&rsquo;est dans cette optique que la <strong>STE ACERO METAL SARL</strong>, fleuron de la sid&eacute;rurgie nationale, a accueilli une d&eacute;l&eacute;gation gouvernementale de haut niveau, conduite par le comit&eacute; strat&eacute;gique du Premier ministre. Cette visite, qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e du <strong>20 au 24 avril 2026</strong> dans les unit&eacute;s de production de Douala, ne se limitait pas &agrave; une simple inspection : elle s&rsquo;inscrivait dans une <strong>strat&eacute;gie ambitieuse</strong> visant &agrave; faire de l&rsquo;acier camerounais un produit phare des &eacute;changes intra-africains.</p>
<p>Une immersion au c&oelig;ur des d&eacute;fis du secteur Au fil des &eacute;changes avec les responsables de l&rsquo;entreprise, les membres de la d&eacute;l&eacute;gation ont pu mesurer l&rsquo;ampleur des obstacles qui entravent la comp&eacute;titivit&eacute; de la fili&egrave;re. Parmi les enjeux prioritaires identifi&eacute;s :</p>
<ul>
<li><strong>L&rsquo;&eacute;nergie, un frein co&ucirc;teux</strong> : les tarifs &eacute;lev&eacute;s de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; p&egrave;sent sur les marges des industriels.</li>
<li><strong>L&rsquo;approvisionnement en mati&egrave;res premi&egrave;res</strong> : d&eacute;pendance aux importations et logistique complexe.</li>
<li><strong>Le cadre fiscal et r&eacute;glementaire</strong> : lourdeurs administratives et incertitudes juridiques.</li>
<li><strong>Les infrastructures portuaires</strong> : retards et surco&ucirc;ts li&eacute;s aux exportations.</li>
<li><strong>La concurrence des produits &eacute;trangers</strong> : dumping et manque de protectionnisme cibl&eacute;.</li>
</ul>
<p>Cette d&eacute;marche, r&eacute;solument tourn&eacute;e vers l&rsquo;&eacute;coute et la co-construction, vise &agrave; <strong>d&eacute;gager des solutions pragmatiques</strong> pour renforcer la r&eacute;silience des acteurs locaux et pr&eacute;parer leur perc&eacute;e sur les march&eacute;s africains.</p>
<p><strong>ACERO METAL SARL : un partenaire cl&eacute; de l&rsquo;industrialisation</strong> Le choix de cette entreprise comme point d&rsquo;ancrage de la mission gouvernementale n&rsquo;est pas anodin. <strong>ACERO METAL SARL</strong> incarne l&rsquo;excellence de la transformation locale, avec une production d&rsquo;acier qui contribue directement &agrave; la valorisation des ressources nationales. En ouvrant ses portes aux autorit&eacute;s, elle a r&eacute;it&eacute;r&eacute; son engagement &agrave; <strong>travailler main dans la main avec l&rsquo;&Eacute;tat</strong> pour lever les blocages structurels et positionner le &laquo; <em>Made in Cameroun</em> &raquo; comme une r&eacute;f&eacute;rence continentale.</p>
<p><strong>La ZLECAF, une chance &agrave; saisir&hellip; sous conditions</strong> Si l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la ZLECAF offre un <strong>march&eacute; potentiel de 1,3 milliard de consommateurs</strong>, sa r&eacute;ussite d&eacute;pendra de plusieurs leviers :</p>
<ul>
<li><strong>Comp&eacute;titivit&eacute;</strong> : r&eacute;duction des co&ucirc;ts de production et modernisation des usines.</li>
<li><strong>Soutien institutionnel</strong> : politiques incitatives et simplification des proc&eacute;dures.</li>
<li><strong>Infrastructures</strong> : am&eacute;lioration des r&eacute;seaux &eacute;nerg&eacute;tiques et logistiques.</li>
<li><strong>Normes internationales</strong> : alignement des standards camerounais sur les exigences du march&eacute; africain.</li>
</ul>
<p>Pour <strong>ACERO METAL SARL</strong>, cette dynamique repr&eacute;sente une <strong>double opportunit&eacute;</strong> : consolider sa position sur le march&eacute; domestique tout en se pr&eacute;parant &agrave; exporter vers des pays comme le Nigeria, la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire ou le S&eacute;n&eacute;gal.</p>
<p><strong>Vers une industrie sid&eacute;rurgique africaine ?</strong> Cette visite marque un tournant dans la <strong>structuration de la fili&egrave;re mines-m&eacute;tallurgie</strong> au Cameroun. Elle refl&egrave;te la volont&eacute; des pouvoirs publics de b&acirc;tir une industrie <strong>forte, int&eacute;gr&eacute;e et tourn&eacute;e vers l&rsquo;export</strong>, en s&rsquo;appuyant sur des acteurs comme <strong>ACERO METAL SARL</strong>. En adh&eacute;rant pleinement &agrave; la strat&eacute;gie gouvernementale d&rsquo;industrialisation, l&rsquo;entreprise confirme son r&ocirc;le de <strong>moteur du &laquo; Made in Cameroun &raquo;</strong> &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle continentale.</p>
<p><em>Un pari audacieux, mais r&eacute;aliste, pour faire de l&rsquo;acier camerounais un symbole de l&rsquo;&eacute;mergence industrielle africaine.</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 07:29:50</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: SEYI Alphonse, Comptable matière retraité sans ressources:La  Saisine du Minfopra par la Comicodi]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Monsieur le Ministre,Joseph LE, Ministre de la fonction publique et de
la réforme administrative

J’ai l’honneur de vous exprimer mes félicitations pour les
eff...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur le Ministre,Joseph LE, Ministre de la fonction publique et de la r&eacute;forme administrative</p>
<p>J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous exprimer mes f&eacute;licitations pour les efforts colossaux que vous avez engag&eacute;s, en vue de faciliter les dossiers des agents de l&rsquo;Etat dans tous ses segments et dans tous ses aspects.&nbsp;</p>
<p>En d&eacute;pit des nombreuses plaintes et imperfections, il est possible voire raisonnable aujourd&rsquo;hui, de dire que beaucoup de choses ont chang&eacute; depuis votre arriv&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te de ce d&eacute;partement minist&eacute;riel.</p>
<p>Cependant, comme il n&rsquo;existe rien de vraiment parfait ou de d&eacute;finitivement &eacute;labor&eacute;, il y a encore beaucoup d&rsquo;insatisfactions qui interpellent notre intelligence, et vous invite &agrave; plus de structurations, d&rsquo;attentions et de c&eacute;l&eacute;rit&eacute;. Certains &agrave; l&rsquo;instar de monsieur SEYI, dont je vous fais tenir une copie de la<br />requ&ecirc;te et du dossier, m&eacute;rite que l&rsquo;on s&rsquo;y penche avec URGENCE.</p>
<p>En effet j&rsquo;ai re&ccedil;u ce p&egrave;re d&rsquo;une nombreuse famille, comptable mati&egrave;re retrait&eacute;, et totalement d&eacute;muni, sans ressources et sans pensions depuis plus d&rsquo;une d&eacute;cennie.</p>
<p>Tout en restant r&eacute;serv&eacute; sur la substance du dossier pr&eacute;sent&eacute;, je formule le v&oelig;u que vous instruisiez vos services, pour que des clarifications interviennent rapidement, et &eacute;ventuellement que ses droits &agrave; pension soient lib&eacute;r&eacute;s, avec &eacute;ventuellement tous les arri&eacute;r&eacute;s si vraiment il a &eacute;t&eacute; p&eacute;nalis&eacute; soit par<br />erreur, soit par la n&eacute;gligence ou l&rsquo;incomp&eacute;tence d&rsquo;un agent.</p>
<p>Dans l&rsquo;attente, je vous prie d&rsquo;accepter, Monsieur le Ministre, l&rsquo;assurance de ma sinc&egrave;re et fraternelle consid&eacute;ration.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Shanda Tonme</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-27 14:40:15</pubDate>
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