<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
     xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
     xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
     xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
    <channel>
        <title>Le flux rss de camer.be</title>
        <link>https://www.camer.be/index.php/rss/politique</link>
        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Sun, 04 Oct 2026 19:32:36 +0200</lastBuildDate>
        <atom:link href="https://www.camer.be/index.php/rss/politique" rel="self" type="application/rss+xml" />
        <atom:link href="https://pubsubhubbub.appspot.com/" rel="hub"/>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-clement-atangana-president-du-conseil-constitutionnel-est-mort</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Cameroun est en deuil, mais l'histoire retiendra un bilan
contrasté.

Clément Atangana, Président du Conseil constitutionnel, est
décédé ce matin, dimanche 4...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Clement-Atangana041124500.jpg" alt="Cameroun - Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-clement-atangana-president-du-conseil-constitutionnel-est-mort</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun est en deuil, mais l'histoire retiendra un bilan contrast&eacute;.</p>
<p>Cl&eacute;ment Atangana, Pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; ce matin, dimanche 4 octobre 2026, aux environs de 5h22 en France, o&ugrave; il recevait des soins, apr&egrave;s une longue maladie. &Agrave; 85 ans, originaire de Ngomedzap dans d&eacute;partement du Nyong-et-So'o dans la r&eacute;gion du Centre, le magistrat hors hi&eacute;rarchie laisse derri&egrave;re lui huit enfants et une carri&egrave;re de plus de 40 ans au service de la justice.</p>
<p>Magistrat de formation, figure respect&eacute;e du Nyong-et-So'o, le patriarche s'en est all&eacute; aux premi&egrave;res heures de ce jour. La famille et la communaut&eacute; sont profond&eacute;ment &eacute;prouv&eacute;es.</p>
<p>Mais si l'homme est pleur&eacute;, l'institution qu'il incarnait depuis sa cr&eacute;ation en f&eacute;vrier 2018 laisse un go&ucirc;t amer dans l'opinion et dans les rangs de l'opposition.</p>
<h2>Un Conseil constitutionnel, sous-section juridique du RDPC ?</h2>
<p>C'est l'image qui colle &agrave; la peau de l'institution Atangana.</p>
<p>Sous sa pr&eacute;sidence, le Conseil constitutionnel s'est forg&eacute; une r&eacute;putation implacable, jamais d&eacute;mentie : rejeter syst&eacute;matiquement toutes les requ&ecirc;tes de l'opposition et se d&eacute;clarer incomp&eacute;tent d&egrave;s que l'affaire devient s&eacute;rieuse.</p>
<h2>Les Camerounais se souviennent :</h2>
<p><strong>- 2018, Pr&eacute;sidentielle :</strong> 18 requ&ecirc;tes en annulation d&eacute;pos&eacute;es par Maurice Kamto, Cabral Libii, Joshua Osih. 18 requ&ecirc;tes balay&eacute;es d'un revers de main. Le Conseil se d&eacute;clare m&ecirc;me incomp&eacute;tent pour trancher les fraudes massives d&eacute;nonc&eacute;es, alors m&ecirc;me que le contentieux &eacute;lectoral rel&egrave;ve pourtant de sa comp&eacute;tence premi&egrave;re selon l'article 46 de la Constitution.</p>
<p><strong>- 2019, 2020, 2025..</strong>. L&eacute;gislatives, Municipales : M&ecirc;me sc&eacute;nario. Des centaines de recours pour achats de conscience, bourrages d'urnes, disqualification d'opposants. R&eacute;ponse invariable : "Irrecevable", "Non fond&eacute;", "Le Conseil se d&eacute;clare incomp&eacute;tent".</p>
<p><strong>- La jurisprudence Atangana </strong>: Ne jamais se prononcer sur le fond. Cette doctrine a fait du Conseil non pas le juge des &eacute;lections, mais leur fossoyeur. Pour les juristes critiques, c'&eacute;tait devenu une chambre d'enregistrement des r&eacute;sultats d&eacute;j&agrave; proclam&eacute;s par le RDPC.</p>
<p>Au point o&ugrave; dans les chaumi&egrave;res, on ne disait plus "Conseil constitutionnel", on disait "Conseil constitutionnel du RDPC". Une institution qui a tout valid&eacute; : le code &eacute;lectoral le plus d&eacute;cri&eacute; d'Afrique, les victoires &agrave; 100% dans certains bureaux de vote, les candidatures contest&eacute;es.</p>
<p>Cl&eacute;ment Atangana n'&eacute;tait pas seul. Mais il en &eacute;tait le visage, la voix grave qui lisait les arr&ecirc;ts de rejet &agrave; 23h &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision nationale, lunettes sur le nez, impassible.</p>
<p>Le paradoxe est cruel : celui qui devait &ecirc;tre le gardien de la Constitution est mort en France, loin de la Constitution qu'il &eacute;tait cens&eacute; prot&eacute;ger, &eacute;vacu&eacute; en urgence &agrave; l'H&ocirc;pital am&eacute;ricain de Paris depuis mardi dernier, selon nos sources.</p>
<p>Que le Seigneur accueille son &acirc;me. Mais l'histoire jugera son bilan institutionnel sans complaisance.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 12:07:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Clement-Atangana041124500.jpg" type="image/jpeg" length="5884" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Clement-Atangana041124500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - FCC : le communiqué annonçant l&#039;adhésion de Kamto est un fake]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-fcc-le-communique-annoncant-ladhesion-de-kamto-est-un-fake.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le FCC dément le communiqué annonçant l'adhésion de Maurice Kamto.
Un fake qui relance les spéculations sur l'avenir politique de
l'opposant camerounais.

Un co...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Jean_Michel_Nintcheu31012024.jpg" alt="Cameroun - FCC : le communiqué annonçant l&#039;adhésion de Kamto est un fake" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-fcc-le-communique-annoncant-ladhesion-de-kamto-est-un-fake.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le FCC d&eacute;ment le communiqu&eacute; annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto. Un fake qui relance les sp&eacute;culations sur l'avenir politique de l'opposant camerounais.</p>
<p>Un communiqu&eacute; dat&eacute; du 1er octobre 2026 annon&ccedil;ait l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto au Front pour le Changement du Cameroun. En quelques heures, plusieurs cadres du FCC ont d&eacute;menti. L'information est fausse. Elle relance pourtant les questions sur l'avenir politique de l'ancien pr&eacute;sident du MRC.</p>
<p>Il y a des fakes qui ne trompent personne. Et il y a des fakes qui arrivent au bon moment. Celui-ci est arriv&eacute; un 1er octobre. Le jour o&ugrave; l'opposition camerounaise retient son souffle.</p>
<h2>Un communiqu&eacute; qui a circul&eacute; vite</h2>
<p>Tout commence sur les r&eacute;seaux sociaux. Un document pr&eacute;sent&eacute; comme un communiqu&eacute; officiel du FCC, r&eacute;f&eacute;renc&eacute; CDN/PN/2026/10_001, dat&eacute; du 1er octobre 2026. Il porte la signature de Jean-Michel Nintcheu, pr&eacute;sident national du parti.</p>
<p>Le texte est formel. Il annonce &laquo; l'adh&eacute;sion officielle du Professeur Maurice Kamto au sein de sa formation politique &raquo;. Il &eacute;voque &laquo; un choix courageux et lucide &raquo; de l'ancien pr&eacute;sident du MRC, apr&egrave;s ce qu'il qualifie de &laquo; d&eacute;rives antid&eacute;mocratiques &raquo;, &laquo; intrigues de couloir &raquo; et &laquo; man&oelig;uvres politiques cyniques &raquo; ayant conduit &agrave; &laquo; son &eacute;viction injuste &raquo; de la t&ecirc;te du MRC.</p>
<p>Le communiqu&eacute; va plus loin. Il parle d'une &laquo; fiert&eacute; inexprimable &raquo; d'accueillir Maurice Kamto. Il vante &laquo; la rigueur, l'expertise juridique in&eacute;gal&eacute;e, la stature morale irr&eacute;prochable et la vision &eacute;clair&eacute;e &raquo; de l'opposant. Il projette d&eacute;j&agrave; une repr&eacute;sentation de Kamto &laquo; lors des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales majeures &raquo;.</p>
<p>Le document est repris par Times T&eacute;l&eacute;vision, un m&eacute;dia priv&eacute; &eacute;mettant depuis Yaound&eacute;, qui publie l'information sur son compte Facebook. Puis par Lebledparle, Camerounweb, et plusieurs autres sites. L'information devient virale en quelques heures.</p>
<h2>Le d&eacute;menti tombe</h2>
<p>Il ne faudra pas attendre longtemps. Tr&egrave;s vite, des cadres du FCC r&eacute;agissent.</p>
<p>&laquo; Le Prof Maurice Kamto n'a pas rejoint le FCC &raquo;, &eacute;crit Jean Robert Wafo, cadre du parti, sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>&laquo; Il y a environ une heure. Le communiqu&eacute; attribu&eacute; &agrave; l'honorable Nintcheu, annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion du Pr Maurice Kamto au FCC est un fake grossier &raquo;, rench&eacute;rit Carlos Ngoualem, militant du FCC et grand conseiller &agrave; la Communaut&eacute; urbaine de Douala.</p>
<p>D'autres voix se joignent au d&eacute;menti. Le journaliste et criminologue Boris Bertolt qualifie l'information de &laquo; FAKE NEWS &raquo;. &laquo; Maurice Kamto reste militant du MRC &raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p>Le lanceur d'alerte Paul Chouta est encore plus direct : &laquo; Fact Checking : Le document annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto au FCC de Jean Michel NINTCHEU est un Fake. Les David Eboutou et autres sont les relais de cette affabulation. &raquo;</p>
<p>&Agrave; ce stade, aucune source officielle du FCC n'a confirm&eacute; l'authenticit&eacute; du communiqu&eacute;. Jean-Michel Nintcheu lui-m&ecirc;me n'a pas publi&eacute; de d&eacute;menti formel sur ses canaux officiels au moment d'&eacute;crire ces lignes. Mais plusieurs cadres du parti, dont certains occupent des responsabilit&eacute;s locales, ont clairement rejet&eacute; le document.</p>
<h2>Pourquoi ce fake tombe au mauvais moment</h2>
<p>Le contexte politique camerounais est explosif. Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence du MRC le 8 septembre 2026. Il a invoqu&eacute; &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a d&eacute;missionn&eacute; le m&ecirc;me jour.</p>
<p>Depuis, le MRC est en pleine crise de l&eacute;gitimit&eacute;. Une convention extraordinaire est pr&eacute;vue le 17 octobre 2026 pour d&eacute;signer une nouvelle direction. Le parti a m&ecirc;me d&ucirc; d&eacute;mentir un autre faux communiqu&eacute; annon&ccedil;ant la cr&eacute;ation d'un nouveau parti par Maurice Kamto.</p>
<p>Dans ce vide, les sp&eacute;culations vont bon train. O&ugrave; ira Kamto ? Va-t-il rejoindre un autre parti ? Va-t-il rester au MRC ? Va-t-il cr&eacute;er sa propre formation ?</p>
<p>Le FCC est un alli&eacute; historique du MRC. Jean-Michel Nintcheu a soutenu la candidature de Kamto &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025. Il l'a pr&eacute;sent&eacute; comme &laquo; le leader moral du MRC &raquo; apr&egrave;s sa d&eacute;mission. L'alliance entre les deux partis est maintenue pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027.</p>
<p>Alors, quand un communiqu&eacute; annonce l'adh&eacute;sion de Kamto au FCC, l'information para&icirc;t cr&eacute;dible. Elle s'inscrit dans une logique. Elle r&eacute;pond &agrave; une question que tout le monde se pose. C'est ce qui fait sa force.</p>
<h2>La m&eacute;canique du fake</h2>
<p>Le document est bien construit. Il utilise le vocabulaire du FCC. Il reprend les arguments du parti sur &laquo; l'&eacute;viction injuste &raquo; de Kamto. Il est dat&eacute; du 1er octobre, une date symbolique pour l'opposition camerounaise.</p>
<p>Il ne manque qu'une chose : l'authenticit&eacute;.</p>
<p>Qui a fabriqu&eacute; ce communiqu&eacute; ? Pourquoi ? &Agrave; ce stade, personne ne le sait. Aucune revendication. Aucune piste confirm&eacute;e.</p>
<p>Une chose est certaine : le fake a circul&eacute; suffisamment longtemps pour que plusieurs m&eacute;dias le relaient sans v&eacute;rifier aupr&egrave;s du FCC. Et c'est peut-&ecirc;tre l&agrave; l'essentiel. Dans la guerre de l'information qui se joue au Cameroun, la vitesse prime souvent sur la v&eacute;rification.</p>
<hr />
<p><strong>Maurice Kamto a-t-il rejoint le FCC ?</strong><br />Non. Le communiqu&eacute; annon&ccedil;ant son adh&eacute;sion au Front pour le Changement du Cameroun est un fake, selon plusieurs cadres du parti. Jean Robert Wafo, Carlos Ngoualem et d'autres militants du FCC ont d&eacute;menti l'information.</p>
<p><strong>Qui est l'auteur du faux communiqu&eacute; ?</strong><br />&Agrave; ce stade, l'identit&eacute; de l'auteur du fake n'est pas connue. Aucune revendication n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e. Aucune source officielle n'a confirm&eacute; de piste.</p>
<p><strong>Pourquoi cette fausse information a-t-elle circul&eacute; ?</strong><br />Le contexte politique camerounais est propice aux rumeurs. Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence du MRC le 8 septembre 2026. Son avenir politique est incertain. Le FCC est un alli&eacute; historique du MRC. L'id&eacute;e d'une adh&eacute;sion de Kamto au FCC para&icirc;t donc cr&eacute;dible.</p>
<p><strong>Quelle est la position officielle du FCC ?</strong><br />Le FCC n'a pas publi&eacute; de communiqu&eacute; officiel pour d&eacute;mentir ou confirmer l'information. Plusieurs cadres du parti ont d&eacute;menti. Jean-Michel Nintcheu, pr&eacute;sident national, n'a pas pris la parole publiquement sur le sujet au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 17:56:49 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Jean_Michel_Nintcheu31012024.jpg" type="image/jpeg" length="15092" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Jean_Michel_Nintcheu31012024.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Willy Mengue veut interdire la convention du MRC]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-willy-mengue-veut-interdire-la-convention-du-mrc.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Willy Mengue saisit le sous-préfet pour interdire la convention du
MRC du 17 octobre. Exclu du parti, il plaide aussi en appel. Analyse
d'une contre-offensive....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" alt="Cameroun - Willy Mengue veut interdire la convention du MRC" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-willy-mengue-veut-interdire-la-convention-du-mrc.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Willy Mengue saisit le sous-pr&eacute;fet pour interdire la convention du MRC du 17 octobre. Exclu du parti, il plaide aussi en appel. Analyse d'une contre-offensive.</p>
<p>Alors que le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a d&eacute;j&agrave; sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention du MRC du 17 octobre, Willy Mengue, exclu du parti pour trahison, saisit l'administration pour faire interdire la r&eacute;union et porte son combat devant la Cour d'appel du Centre.</p>
<h2>Willy Mengue veut interdire la convention du MRC</h2>
<p>Willy Mengue ne l&acirc;che pas. Alors que le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute;, le 28 septembre 2026, le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) pr&eacute;vue le 17 octobre, l'ancien cadre du parti a saisi la m&ecirc;me autorit&eacute; administrative pour demander l'interdiction de la r&eacute;union. Motif invoqu&eacute; : un risque de trouble &agrave; l'ordre public.</p>
<p>La d&eacute;marche est pour le moins inhabituelle. Willy Mengue n'est plus membre du MRC depuis son exclusion d&eacute;finitive prononc&eacute;e par le Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage (CNMA) le 29 juin 2026, puis valid&eacute;e par le directoire du parti le 7 juillet 2026, pour &laquo; trahison &raquo;, &laquo; refus manifeste de se conformer &agrave; la ligne politique &raquo; et &laquo; manque de loyaut&eacute; r&eacute;p&eacute;t&eacute; envers les instances dirigeantes &raquo;.</p>
<p>Il n'en demeure pas moins que l'homme, qui conteste sa radiation devant les tribunaux, multiplie les fronts.</p>
<h2>Un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; sign&eacute;, une requ&ecirc;te d&eacute;pos&eacute;e</h2>
<p>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg; 000332/RDMP/J06.04/SP a &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV, Elvis Albahanguen, &agrave; la suite d'une d&eacute;claration d&eacute;pos&eacute;e le 23 septembre par Roger Justin Noah, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint n&deg;1 du MRC. Le document autorise la convention du samedi 17 octobre, de 8 heures &agrave; 20 heures, au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, dans l'arrondissement de Yaound&eacute; IV.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce m&ecirc;me sous-pr&eacute;fet que Willy Mengue vient de saisir pour demander l'interdiction. La logique juridique interpelle : comment l'autorit&eacute; qui vient de d&eacute;livrer un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; pourrait-elle, quelques jours plus tard, revenir sur sa propre d&eacute;cision ?</p>
<h2>L'argument de l'ordre public</h2>
<p>Dans sa requ&ecirc;te, Willy Mengue invoque un risque de trouble &agrave; l'ordre public pour justifier l'interdiction de la convention. L'argument n'est pas anodin. Il a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; utilis&eacute; par l'administration camerounaise pour emp&ecirc;cher des r&eacute;unions du MRC par le pass&eacute;.</p>
<p>En novembre 2025, une convention extraordinaire du parti pr&eacute;vue le 29 novembre &agrave; Odza avait &eacute;t&eacute; interdite par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III, au motif d'un &laquo; risque de trouble &agrave; l'ordre public &raquo; li&eacute; &agrave; une contestation interne men&eacute;e par un militant exclu, Okala Ebod&eacute;.</p>
<p>Cette fois, le contexte est diff&eacute;rent. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; a &eacute;t&eacute; sign&eacute;. La d&eacute;claration a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e dans les formes. Le sous-pr&eacute;fet a pris acte.</p>
<p>Willy Mengue, lui, argue que sa qualit&eacute; d'ancien cadre et de contestataire lui conf&egrave;re un int&eacute;r&ecirc;t &agrave; agir. Une source proche du dossier, qui a requis l'anonymat, &eacute;voque &laquo; une tentative de derni&egrave;re minute pour perturber un processus d&eacute;j&agrave; enclench&eacute; &raquo;.</p>
<h2>La bataille judiciaire en arri&egrave;re-plan</h2>
<p>La requ&ecirc;te au sous-pr&eacute;fet n'est qu'un front parmi d'autres. Willy Mengue est engag&eacute; depuis plusieurs mois dans une bataille judiciaire contre le MRC.</p>
<p>Le 7 juillet 2026, une premi&egrave;re audience en r&eacute;f&eacute;r&eacute; s'est tenue &agrave; Yaound&eacute;-Ekounou. Willy Mengue, Laure Noutchang et S&eacute;bastien Mbala Wouria II demandaient la mise sous tutelle judiciaire du parti et l'annulation de plusieurs d&eacute;cisions internes, dont la convention de d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence.</p>
<p>L'audience a tourn&eacute; court. Seul Willy Mengue s'est pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la barre, sans avocat. Laure Noutchang et Mbala Wouria II &eacute;taient absents. Willy Mengue a tent&eacute; de produire des pi&egrave;ces, mais la d&eacute;fense du MRC a exig&eacute; un mandat &eacute;crit. Il a d&ucirc; admettre qu'il n'en poss&eacute;dait aucun.</p>
<p>Le 16 juillet 2026, Willy Mengue a constitu&eacute; un conseil, Me BIPAN, pour le repr&eacute;senter. Le dossier a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; au 21 juillet, puis au 25 ao&ucirc;t. &Agrave; chaque audience, la proc&eacute;dure s'est enlis&eacute;e.</p>
<p>Le 1er septembre 2026, le tribunal a de nouveau renvoy&eacute; l'affaire, cette fois au 8 septembre, sans audience publique. Willy Mengue n'&eacute;tait pas pr&eacute;sent. Son avocat non plus.</p>
<p>Aujourd'hui, l'affaire est port&eacute;e devant la Cour d'appel du Centre. Willy Mengue a introduit une requ&ecirc;te en appel apr&egrave;s avoir perdu en premi&egrave;re instance. La date de l'audience n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e.</p>
<h2>Un contestataire isol&eacute; ?</h2>
<p>Depuis son exclusion, Willy Mengue appara&icirc;t de plus en plus seul. &laquo; Un dissident dispose d'une base, d'un courant, de cadres derri&egrave;re lui, d'un rapport de force. Un contestataire isol&eacute; n'a rien de tout cela. Il n'a que sa voix, ses communiqu&eacute;s et l'espace m&eacute;diatique qu'il parvient &agrave; occuper &raquo;.</p>
<p>L'isolement de Willy Mengue est d'autant plus visible que le MRC a verrouill&eacute; son processus interne. Deux listes seulement ont &eacute;t&eacute; valid&eacute;es par la commission &eacute;lectorale : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, qui assure l'int&eacute;rim &agrave; la pr&eacute;sidence, et celle de Pierre Emmanuel Binyam.</p>
<p>Mamadou Mota, l'ancien premier vice-pr&eacute;sident du parti, a durci le ton le 13 septembre 2026. Il a affirm&eacute; qu'&laquo; aucun projet de rapprochement avec Willy Mengue et les personnes qui lui sont associ&eacute;es ne saurait &ecirc;tre accept&eacute; &raquo;, qualifiant un tel rapprochement de &laquo; haute trahison militante &raquo;.</p>
<h2>Que peut faire le sous-pr&eacute;fet ?</h2>
<p>La question juridique est simple. Le sous-pr&eacute;fet peut-il revenir sur un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; qu'il a lui-m&ecirc;me sign&eacute; ?</p>
<p>La loi n&deg; 90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990, qui r&eacute;git les r&eacute;unions et manifestations publiques au Cameroun, pr&eacute;voit des cas d'interdiction. Mais une fois le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&eacute;livr&eacute;, la marge de man&oelig;uvre de l'administration se r&eacute;duit consid&eacute;rablement. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; vaut autorisation. Il ne peut &ecirc;tre retir&eacute; que pour des motifs graves, d&ucirc;ment justifi&eacute;s, et apr&egrave;s une proc&eacute;dure contradictoire.</p>
<p>Willy Mengue n'est plus membre du MRC. Il n'est pas organisateur de la convention. Il n'est pas non plus une autorit&eacute; administrative. Sa requ&ecirc;te repose sur un argument de s&eacute;curit&eacute; publique qu'il n'a pas, a priori, qualit&eacute; pour &eacute;valuer.</p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet, lui, commande un commissariat de s&eacute;curit&eacute; publique et une brigade de gendarmerie, tous deux rattach&eacute;s &agrave; son service. C'est lui qui &eacute;value les risques. C'est lui qui a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est Willy Mengue ?</strong><br />Willy Mengue est un ancien cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il a &eacute;t&eacute; exclu d&eacute;finitivement du parti le 29 juin 2026 pour &laquo; trahison &raquo; et &laquo; manque de loyaut&eacute; &raquo;. Il conteste cette exclusion devant les tribunaux.</p>
<p><strong>Pourquoi veut-il interdire la convention du MRC ?</strong><br />Il invoque un risque de trouble &agrave; l'ordre public. Sa requ&ecirc;te a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e aupr&egrave;s du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV, la m&ecirc;me autorit&eacute; qui a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention.</p>
<p><strong>La convention du MRC du 17 octobre est-elle autoris&eacute;e ?</strong><br />Oui. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg; 000332/RDMP/J06.04/SP le 28 septembre 2026. La convention est pr&eacute;vue le 17 octobre de 8 heures &agrave; 20 heures au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza.</p>
<p><strong>Willy Mengue a-t-il perdu son proc&egrave;s contre le MRC ?</strong><br />Oui, en premi&egrave;re instance. Il a introduit une requ&ecirc;te en appel devant la Cour d'appel du Centre. La date de l'audience n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e.</p>
<p><strong>Sa requ&ecirc;te peut-elle aboutir ?</strong><br />Juridiquement, la marge de man&oelig;uvre du sous-pr&eacute;fet est &eacute;troite une fois le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&eacute;livr&eacute;. Aucune d&eacute;cision n'a &eacute;t&eacute; rendue &agrave; ce stade.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 18:36:55 +0200</pubDate>
                                    <author>Onna Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" type="image/webp" length="7381" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-convention-mrc-du-17-octobre-autorisee-ou-piegee.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le sous-préfet de Yaoundé IV a signé le récépissé du MRC pour la
convention du 17 octobre. Deux candidats en lice. Analyse d'un
tournant.

Après trois interdict...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Mrc_Parti_Cameroun_logo_26012024.jpg" alt="Cameroun - Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-convention-mrc-du-17-octobre-autorisee-ou-piegee.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; du MRC pour la convention du 17 octobre. Deux candidats en lice. Analyse d'un tournant.</p>
<p>Apr&egrave;s trois interdictions en dix mois, le MRC obtient enfin le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; qui autorise sa convention extraordinaire du 17 octobre &agrave; Odza. Mais l'administration camerounaise a d&eacute;j&agrave; montr&eacute; qu'un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; ne vaut pas toujours reconnaissance.</p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute;, lundi 28 septembre 2026, le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; de d&eacute;claration de r&eacute;union publique du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Le document, portant le num&eacute;ro 000332/RDMP/J06.04/SP, autorise la convention extraordinaire du parti, pr&eacute;vue le samedi 17 octobre 2026, de 8 heures &agrave; 20 heures, au si&egrave;ge national &agrave; Odza.</p>
<p>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; a &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; &agrave; la suite d'une d&eacute;claration d&eacute;pos&eacute;e le 23 septembre par Roger Justin Noah, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint n&deg;1 du MRC. Deux candidats sont en lice pour succ&eacute;der &agrave; Maurice Kamto : Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, qui assure l'int&eacute;rim &agrave; la pr&eacute;sidence, et Pierre Emmanuel Binyam, l'un des secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux du parti.</p>
<p>L'autorisation a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e sur la page du minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT).</p>
<p>Mais dans ce dossier, un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n'a jamais suffi.</p>
<h2>Trois conventions, trois interdictions</h2>
<p>Novembre 2025. Le MRC annonce une convention extraordinaire pour le 29 novembre, &agrave; Odza. La veille, les forces de l'ordre investissent les lieux. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III justifie l'interdiction par un &laquo; risque de trouble &agrave; l'ordre public &raquo; li&eacute; &agrave; une contestation interne men&eacute;e par un militant exclu, Okala Ebod&eacute;.</p>
<p>Le parti ne renonce pas. Le 21 d&eacute;cembre 2025, il tient sa convention en visioconf&eacute;rence. 2 320 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s votent en ligne. Maurice Kamto est reconduit avec 95,44 % des suffrages. Une premi&egrave;re dans l'histoire politique camerounaise.</p>
<p>Puis, le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre Paul Atanga Nji adresse une correspondance &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode. Le MINAT annonce qu'il refuse de prendre acte des travaux de cette convention. Motif : la r&eacute;union avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable. Seules restent valables, selon le minist&egrave;re, les instances issues de la troisi&egrave;me convention ordinaire de d&eacute;cembre 2023.</p>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto annonce sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du MRC. &laquo; Dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;, &eacute;crit-il dans une lettre adress&eacute;e au directoire national. Le m&ecirc;me jour, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, quitte ses fonctions.</p>
<p>Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah prend la direction du parti par int&eacute;rim.</p>
<h2>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; du 28 septembre : autorisation ou pi&egrave;ge juridique ?</h2>
<p>Nous avons pu consulter le document sign&eacute; par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV. Il rappelle que le requ&eacute;rant et les organisateurs d&eacute;sign&eacute;s Roger Justin Noah, Siaka Nestor et Cl&eacute;mence Sindze Deffo s'engagent &agrave; &laquo; agir dans le strict respect de l'ordre public &raquo; et &agrave; &laquo; r&eacute;pondre de tout incident &raquo; qui surviendrait lors de la r&eacute;union.</p>
<p>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; pr&eacute;cise aussi une r&egrave;gle : &laquo; tout changement de l'objet, du lieu ou de la date de la pr&eacute;sente d&eacute;claration sans l'autorisation pr&eacute;alable de l'Autorit&eacute; Administrative, est &agrave; proscrire. &raquo;</p>
<p>Une clause standard. Mais dans le contexte du MRC, elle pourrait devenir une arme. Si le parti modifie un seul param&egrave;tre la date, le lieu, l'ordre du jour sans validation pr&eacute;alable, l'administration pourrait consid&eacute;rer la convention comme non d&eacute;clar&eacute;e.</p>
<p>Interrog&eacute; sur l'interpr&eacute;tation de cette clause, le cabinet du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos sollicitations avant publication.</p>
<p>Le MINAT n'a pas non plus pr&eacute;cis&eacute; si le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; valait reconnaissance des instances qui sortiront de la convention du 17 octobre. Nous avons tent&eacute; de joindre le service de communication du minist&egrave;re dans l'apr&egrave;s-midi du 28 septembre. Sans succ&egrave;s.</p>
<h2>Qui sont les deux candidats ?</h2>
<p><strong>Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah</strong> conduit la liste de la continuit&eacute;. Deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC, elle a d&eacute;j&agrave; assur&eacute; l'int&eacute;rim de la pr&eacute;sidence &agrave; plusieurs reprises lors des absences de Maurice Kamto. Elle incarne la ligne historique du parti.</p>
<p><strong>Pierre Emmanuel Binyam</strong> conduit la liste de la rupture. Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du MRC, il a d&eacute;pos&eacute; sa candidature dans les d&eacute;lais. Le camp Binyam conteste l'id&eacute;e d'une indulgence de la commission &eacute;lectorale, affirmant avoir rempli les conditions.</p>
<p>Un troisi&egrave;me candidat, Brice Ronnic Djolako, avait d&eacute;pos&eacute; un dossier. Il s'est retir&eacute; de la course avant la validation des listes.</p>
<p>La commission &eacute;lectorale du MRC, r&eacute;unie sous la pr&eacute;sidence de Roger Justin Noah, a valid&eacute; les deux listes le 27 septembre. La liste de Tiriane Noah a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e conforme. Celle de Binyam a &eacute;t&eacute; admise apr&egrave;s discussion sur les cotisations de certains membres et des pi&egrave;ces produites apr&egrave;s le d&eacute;lai initial.</p>
<p>Le camp Binyam conteste cette lecture. Une querelle proc&eacute;durale qui pr&eacute;figure une comp&eacute;tition o&ugrave; la l&eacute;gitimit&eacute; du futur pr&eacute;sident d&eacute;pendra autant du vote que de la confiance dans l'arbitrage.</p>
<h2>Ce que le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; ne r&egrave;gle pas</h2>
<p>Le document du 28 septembre autorise la tenue de la r&eacute;union. Il ne dit rien de la reconnaissance future des instances &eacute;lues.</p>
<p>En ao&ucirc;t 2026, le MINAT a refus&eacute; de reconna&icirc;tre les instances issues de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025, pourtant tenue apr&egrave;s une interdiction. Le pr&eacute;c&eacute;dent est lourd.</p>
<p>Si le minist&egrave;re applique la m&ecirc;me logique, le nouveau pr&eacute;sident du MRC quel qu'il soit pourrait se retrouver &agrave; la t&ecirc;te d'instances non reconnues par l'administration. Une situation qui compliquerait la pr&eacute;paration des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027.</p>
<p>Le MRC le sait. Le parti a saisi le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV d&egrave;s le 23 septembre. La d&eacute;marche est administrative. Elle est, en apparence, banale. Sauf que depuis deux ans, chaque fois que le MRC a voulu se r&eacute;unir, l'administration a dit non.</p>
<p>Cette fois, elle a dit oui.</p>
<p>La question est de savoir pourquoi.</p>
<hr />
<p><strong>La convention du MRC du 17 octobre est-elle autoris&eacute;e ?</strong><br />Oui. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg; 000332/RDMP/J06.04/SP le 28 septembre 2026. La convention peut se tenir le 17 octobre de 8 heures &agrave; 20 heures au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza.</p>
<p><strong>Qui sont les candidats &agrave; la succession de Maurice Kamto ?</strong><br />Deux listes sont en lice : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah et celle de Pierre Emmanuel Binyam. Un troisi&egrave;me candidat, Brice Ronnic Djolako, s'est retir&eacute;.</p>
<p><strong>Pourquoi Maurice Kamto a-t-il d&eacute;missionn&eacute; ?</strong><br />Il a invoqu&eacute; &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; du parti dans une lettre dat&eacute;e du 8 septembre 2026. Sa d&eacute;mission est intervenue apr&egrave;s le refus du MINAT de reconna&icirc;tre la convention de d&eacute;cembre 2025 qui l'avait reconduit &agrave; la pr&eacute;sidence.</p>
<p><strong>Le MRC pourra-t-il participer aux &eacute;lections de 2027 ?</strong><br />Cela d&eacute;pendra de la reconnaissance par le MINAT des instances issues de la convention du 17 octobre. Le minist&egrave;re n'a pas encore pr&eacute;cis&eacute; sa position.</p>
<p><strong>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; suffit-il &agrave; garantir la tenue de la convention ?</strong><br />Non. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorise la r&eacute;union. Il ne prot&egrave;ge pas contre une &eacute;ventuelle contestation ult&eacute;rieure de la part de l'administration, comme cela s'est produit apr&egrave;s la convention du 21 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Afrique2/Recepisse290926.webp" alt="" width="1080" height="1528" /></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 10:54:38 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Mrc_Parti_Cameroun_logo_26012024.jpg" type="image/jpeg" length="15921" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Mrc_Parti_Cameroun_logo_26012024.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-pcrn-nourane-foster-claque-la-porte-cabral-libii-lui-souhaite-bonne-suite.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Nourane Foster quitte le PCRN après dix ans. Cabral Libii répond
sans attaque, lui souhaitant « bonne suite ». Une leçon de
politique dans un Cameroun sous tens...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Cabral-libii160324500.jpg" alt="Cameroun - PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-pcrn-nourane-foster-claque-la-porte-cabral-libii-lui-souhaite-bonne-suite.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Nourane Foster quitte le PCRN apr&egrave;s dix ans. Cabral Libii r&eacute;pond sans attaque, lui souhaitant &laquo; bonne suite &raquo;. Une le&ccedil;on de politique dans un Cameroun sous tension.</p>
<p>La d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est tourne la page du PCRN apr&egrave;s une &eacute;rosion de confiance. Cabral Libii choisit la sobri&eacute;t&eacute; face &agrave; une rupture politique sans animosit&eacute; apparente.</p>
<p>Nourane Foster n'est plus membre du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale. La d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est a annonc&eacute; sa d&eacute;mission dans une lettre adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, invoquant des divergences id&eacute;ologiques profondes et des attaques personnelles subies apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu &agrave; une invitation de la Premi&egrave;re dame Chantal Biya.</p>
<p>Mais ce qui retient l'attention, ce n'est pas seulement le d&eacute;part. C'est la r&eacute;ponse.</p>
<p>Cabral Libii n'a pas attaqu&eacute;. Il n'a pas intent&eacute; de proc&egrave;s. Il a accus&eacute; r&eacute;ception, souhait&eacute; &laquo; bonne suite &raquo; &agrave; Nourane Foster, et lui a r&eacute;affirm&eacute; qu'elle pouvait jouer un r&ocirc;le majeur dans le leadership f&eacute;minin au Cameroun, quel que soit son bord politique d&eacute;sormais.</p>
<p>Pas de r&egrave;glement de comptes. Pas d'invectives.</p>
<p>Dans un pays o&ugrave; la s&eacute;paration politique devient souvent pr&eacute;texte &agrave; l'affrontement, cette r&eacute;ponse pose une question : et si la politique camerounaise pouvait &ecirc;tre autre chose qu'une guerre de tranch&eacute;es ?</p>
<h2>Dix ans de collaboration, puis la rupture</h2>
<p>Nourane Moluh Hassana, &eacute;pouse Fotsing, plus connue sous le nom de Nourane Foster, n&eacute;e le 11 d&eacute;cembre 1987 au Caire, est une entrepreneuse devenue femme politique. &Eacute;lue d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est en 2020 sous l'&eacute;tiquette du PCRN, elle a si&eacute;g&eacute; parmi les cinq d&eacute;put&eacute;s du parti &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale.</p>
<p>Pendant pr&egrave;s de dix ans, elle a incarn&eacute; l'une des figures montantes de la formation de Cabral Libii. &laquo; Elle &eacute;tait la chouchou &raquo;, confie une source proche du parti. &laquo; Cabral Libii lui-m&ecirc;me voyait en elle une digne h&eacute;riti&egrave;re &raquo;.</p>
<p>Puis quelque chose s'est bris&eacute;.</p>
<p>Le 20 juin 2026, son nom dispara&icirc;t de la liste officielle des d&eacute;put&eacute;s publi&eacute;e sur le site du PCRN. Nourane Foster d&eacute;nonce publiquement cette situation. &laquo; On peut retirer mon portrait, mais pas mon parcours &raquo;, &eacute;crit-elle. Le 2 juillet 2026, Cabral Libii r&eacute;agit &agrave; la pol&eacute;mique, d&eacute;non&ccedil;ant une &laquo; agitation num&eacute;rique &raquo;.</p>
<p>Mais Nourane Foster ne quitte pas imm&eacute;diatement le parti. Elle affirme rester membre, tout en prenant ses distances.</p>
<p>Le 26 septembre 2026, la rupture est consomm&eacute;e. Dans une lettre dat&eacute;e de ce jour et adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, elle annonce sa d&eacute;mission avec effet imm&eacute;diat.</p>
<h2>Les faits : une d&eacute;mission et un ralliement</h2>
<p>Nourane Foster justifie son d&eacute;part par &laquo; de profondes divergences id&eacute;ologiques &raquo; et une succession d'&eacute;v&eacute;nements ayant &laquo; progressivement &eacute;rod&eacute; sa confiance dans le parti et son pr&eacute;sident &raquo;.</p>
<p>Elle revient notamment sur les critiques dont elle dit avoir fait l'objet apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu &agrave; une invitation de la Premi&egrave;re dame. Elle affirme avoir eu le sentiment d'&ecirc;tre &laquo; jet&eacute;e &agrave; la vindicte populaire &raquo;, alors qu'elle consid&egrave;re avoir agi dans le respect de son statut d'&eacute;lue.</p>
<p>Elle &eacute;voque &eacute;galement des &laquo; attaques personnelles et des propos visant sa communaut&eacute; &raquo;, ainsi qu'une &laquo; absence de r&eacute;action des instances du PCRN &raquo; face &agrave; ce qu'elle qualifie de d&eacute;rives.</p>
<p>&laquo; Je refuse que l'appartenance communautaire devienne un crit&egrave;re de l&eacute;gitimit&eacute; politique ou qu'un citoyen puisse &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme &eacute;tranger dans une partie de son propre pays &raquo;, &eacute;crit-elle dans sa lettre. &laquo; C'est une question de conviction, de dignit&eacute; et de fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l'id&eacute;e que je me fais de notre R&eacute;publique &raquo;.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me courrier, Nourane Foster annonce son ralliement au Pacte Social pour la Gouvernance, une formation dirig&eacute;e par Emmanuel Kueka. Une convention de collaboration a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e le samedi 26 septembre &agrave; Douala entre son mouvement citoyen Impact 100 et le PSG.</p>
<p>Son &eacute;poux, l'homme d'affaires Firmin Bouler Fosting, ancien r&eacute;gional du PCRN dans la r&eacute;gion de l'Ouest, avait d&eacute;j&agrave; claqu&eacute; la porte du parti apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2026. La d&eacute;mission de son &eacute;pouse vient acter d&eacute;finitivement la rupture entre le couple et le parti.</p>
<p>Un autre cadre du PCRN, Justin Nkakeu Aim&eacute; Ledoux, a &eacute;galement annonc&eacute; sa d&eacute;mission le m&ecirc;me jour.</p>
<h2>La r&eacute;ponse de Cabral Libii : sobri&eacute;t&eacute; et reconnaissance</h2>
<p>Contact&eacute; pour r&eacute;agir &agrave; cette d&eacute;mission, Cabral Libii a choisi une voie que peu attendaient.</p>
<p>Il accuse r&eacute;ception. Souhaite &laquo; bonne suite &raquo; &agrave; Nourane Foster. Et lui r&eacute;affirme qu'elle peut jouer un r&ocirc;le majeur dans le leadership f&eacute;minin au Cameroun, quel que soit son bord politique d&eacute;sormais.</p>
<p>Pas d'attaque. Pas de proc&egrave;s. Pas de mise en cause de son int&eacute;grit&eacute;.</p>
<p>Une rupture politique, sans animosit&eacute;.</p>
<p>Dans un paysage politique o&ugrave; la s&eacute;paration devient souvent pr&eacute;texte &agrave; l'affrontement, cette r&eacute;ponse est inhabituelle. Elle rappelle qu'on peut diverger sans s'invectiver, se s&eacute;parer sans se d&eacute;chirer, et se souvenir de la valeur de l'autre m&ecirc;me sans partager ses choix.</p>
<h2>Ce que cette s&eacute;quence dit de la politique camerounaise</h2>
<p>La d&eacute;mission de Nourane Foster est une actualit&eacute;. La mani&egrave;re d'y r&eacute;pondre est une le&ccedil;on de politique.</p>
<p>Dans le contexte camerounais, les d&eacute;parts politiques se transforment fr&eacute;quemment en r&egrave;glements de comptes publics. Les r&eacute;seaux sociaux deviennent le th&eacute;&acirc;tre d'attaques personnelles, les communiqu&eacute;s de presse se muent en r&eacute;quisitoires, et les anciens alli&eacute;s se transforment en ennemis jur&eacute;s.</p>
<p>Cette fois, la s&eacute;quence est diff&eacute;rente.</p>
<p>Nourane Foster a expliqu&eacute; son d&eacute;part sans insulter ses anciens camarades. Elle a &eacute;voqu&eacute; des divergences, des blessures, des d&eacute;saccords profonds. Elle a remerci&eacute; les militants et responsables avec lesquels elle a partag&eacute; &laquo; plusieurs ann&eacute;es d'engagement &raquo;.</p>
<p>Cabral Libii a r&eacute;pondu sans contre-attaquer. Il n'a pas cherch&eacute; &agrave; minimiser le parcours de celle qui fut pr&eacute;sent&eacute;e comme son h&eacute;riti&egrave;re politique. Il n'a pas tent&eacute; de la discr&eacute;diter.</p>
<p>Cette s&eacute;quence pose une question de fond : et si la politique camerounaise pouvait &ecirc;tre autre chose qu'une guerre permanente ? Et si l'on pouvait se s&eacute;parer sans se d&eacute;truire ?</p>
<h2>Cons&eacute;quences : un PCRN affaibli, une opposition en recomposition</h2>
<p>Le d&eacute;part de Nourane Foster intervient dans un contexte d&eacute;licat pour le PCRN.</p>
<p>Apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025, plusieurs cadres ont d&eacute;j&agrave; claqu&eacute; la porte, r&eacute;v&eacute;lant &laquo; les fractures internes d'une formation politique en qu&ecirc;te de repositionnement &raquo;. En f&eacute;vrier 2026, un &laquo; cadre influent &raquo; proche de Cabral Libii avait d&eacute;missionn&eacute; &agrave; quelques jours du remaniement minist&eacute;riel.</p>
<p>La perte de Nourane Foster repr&eacute;sente un coup suppl&eacute;mentaire. &Eacute;lue d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est avec 34 % des suffrages en 2020, elle disposait d'une visibilit&eacute; m&eacute;diatique importante et incarnait une forme de renouveau politique.</p>
<p>Son ralliement au PSG, avec son mouvement Impact 100, pourrait redistribuer les cartes en vue des &eacute;lections communales et l&eacute;gislatives projet&eacute;es pour 2027. Selon nos informations, le PSG investira des membres d'Impact 100 aux prochaines &eacute;lections.</p>
<p>Le PCRN, de son c&ocirc;t&eacute;, doit g&eacute;rer une double pression : la perte de figures embl&eacute;matiques et la n&eacute;cessit&eacute; de se repositionner avant les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales &agrave; venir.</p>
<h2>Perspectives : quelle politique les Camerounais m&eacute;ritent-ils ?</h2>
<p>La s&eacute;quence Nourane Foster-Cabral Libii ne se r&eacute;sume pas &agrave; une d&eacute;mission. Elle interroge la mani&egrave;re de faire de la politique au Cameroun.</p>
<p>Dans un pays o&ugrave; l'opposition est souvent fragment&eacute;e, o&ugrave; les alliances se font et se d&eacute;font au gr&eacute; des ambitions personnelles, o&ugrave; les r&eacute;seaux sociaux amplifient les tensions, la r&eacute;ponse de Cabral Libii appara&icirc;t comme un contre-exemple.</p>
<p>Elle ne r&eacute;sout pas les probl&egrave;mes de fond. Elle ne masque pas les fractures r&eacute;elles. Mais elle montre qu'une autre voie est possible : celle du respect, de la reconnaissance du parcours de l'autre, et de la s&eacute;paration sans d&eacute;chirement.</p>
<p>Nourane Foster a quitt&eacute; le PCRN. Elle a rejoint une autre formation. Elle poursuit son engagement politique. Cabral Libii, lui, a choisi de ne pas en faire une guerre.</p>
<p>C'est peut-&ecirc;tre &ccedil;a, la politique que les Camerounais m&eacute;ritent.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Nourane Foster a-t-elle quitt&eacute; le PCRN ?</strong><br />Elle invoque des &laquo; divergences id&eacute;ologiques profondes &raquo; et une &laquo; &eacute;rosion de la confiance &raquo; dans le parti et son pr&eacute;sident. Elle d&eacute;nonce aussi des attaques personnelles subies apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu &agrave; une invitation de la Premi&egrave;re dame.</p>
<p><strong>Qu'a r&eacute;pondu Cabral Libii ?</strong><br />Il a accus&eacute; r&eacute;ception de la d&eacute;mission, souhait&eacute; &laquo; bonne suite &raquo; &agrave; Nourane Foster, et lui a r&eacute;affirm&eacute; qu'elle pouvait jouer un r&ocirc;le majeur dans le leadership f&eacute;minin au Cameroun, quel que soit son bord politique.</p>
<p><strong>O&ugrave; est partie Nourane Foster ?</strong><br />Elle a rejoint le Pacte Social pour la Gouvernance (PSG), dirig&eacute; par Emmanuel Kueka, avec son mouvement Impact 100. Une convention de collaboration a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e le 26 septembre 2026 &agrave; Douala.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que &ccedil;a change pour 2027 ?</strong><br />Le PSG pr&eacute;voit d'investir des membres d'Impact 100 aux &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales. Le PCRN, lui, perd une figure embl&eacute;matique et doit se repositionner avant les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 27 Sep 2026 00:33:52 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Cabral-libii160324500.jpg" type="image/jpeg" length="4416" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Cabral-libii160324500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-nourane-foster-demissionne-du-pcrn-de-cabral-libii.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Après son mari Firmin Fotsing, la députée Nourane Foster quitte à
son tour le PCRN. Une page se tourne dans la vie politique
camerounaise.

C'est une rupture qu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Nourane-Foster170425500.jpg" alt="Cameroun - Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-nourane-foster-demissionne-du-pcrn-de-cabral-libii.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s son mari Firmin Fotsing, la d&eacute;put&eacute;e Nourane Foster quitte &agrave; son tour le PCRN. Une page se tourne dans la vie politique camerounaise.</p>
<p>C'est une rupture que beaucoup attendaient. Ce samedi 26 septembre 2026, Nourane Foster, d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est, a d&eacute;missionn&eacute; du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN), dirig&eacute; par Cabral Libii. La d&eacute;cision intervient quelques heures apr&egrave;s la convention d'Impact-100, mouvement qu'elle a lanc&eacute; avec son &eacute;poux Firmin Fotsing, qui a annonc&eacute; un partenariat avec un parti politique pour porter les candidatures de 100 jeunes aux prochaines &eacute;lections.</p>
<p>&Eacute;lue d&eacute;put&eacute;e sous les couleurs du PCRN en 2020, Nourane Foster &eacute;tait l'une des figures les plus visibles du parti &agrave; Douala. Son d&eacute;part intervient pr&egrave;s d'un an apr&egrave;s celui de son mari, qui avait lui aussi claqu&eacute; la porte en octobre 2025. Une s&eacute;paration politique qui marque la fin d'un chapitre et le d&eacute;but d'un autre.</p>
<h2>Une d&eacute;mission attendue apr&egrave;s des mois de tensions</h2>
<p>La nouvelle est tomb&eacute;e ce samedi 26 septembre 2026. Nourane Foster, d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est, a officiellement d&eacute;missionn&eacute; du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN) de Cabral Libii. Une d&eacute;cision qui met fin &agrave; des mois de sp&eacute;culations et de tensions au sein du parti d'opposition.</p>
<p>Cette d&eacute;mission n'est pas une surprise. Depuis plusieurs mois, les signaux d'un &eacute;loignement &eacute;taient visibles. En juin 2026, le nom et la photo de Nourane Foster avaient disparu du site officiel du PCRN. Une situation &agrave; laquelle l'&eacute;lue avait r&eacute;agi en estimant que sa l&eacute;gitimit&eacute; ne pouvait &ecirc;tre effac&eacute;e &laquo; &agrave; travers un simple clic &raquo; .</p>
<p>Quelques semaines auparavant, elle avait lanc&eacute; Impact-100, un mouvement politique avec son &eacute;poux Firmin Fotsing. Un projet qui se voulait rassembleur, mais qui marquait d&eacute;j&agrave; une prise de distance avec le parti de Cabral Libii. Ce samedi 26 septembre, Impact-100 a sign&eacute; une convention avec un parti politique pour porter les candidatures de 100 jeunes aux prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales .</p>
<p>Le nom du parti partenaire n'a pas encore &eacute;t&eacute; rendu public. Selon plusieurs sources, il s'agirait du Pacte Social pour la Gouvernance (PSG).&nbsp;</p>
<h2>Le PCRN, un parti en crise</h2>
<p>Le d&eacute;part de Nourane Foster n'est pas un cas isol&eacute;. Il s'inscrit dans un contexte de crise plus large au sein du PCRN.</p>
<p>En octobre 2025, Firmin Fotsing, l'&eacute;poux de Nourane Foster et d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du PCRN pour l'Ouest, avait d&eacute;j&agrave; d&eacute;missionn&eacute;. Dans sa lettre adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, il &eacute;voquait &laquo; le d&eacute;calage entre les attentes profondes de nos jeunes compatriotes et les r&eacute;ponses apport&eacute;es &raquo; .</p>
<p>Son d&eacute;part avait &eacute;t&eacute; suivi par plusieurs autres cadres du parti, notamment Fay&ccedil;al Hamadou Demaissala, conseiller proche de Cabral Libii, et Monfua Dominic, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; pour le Lebialem .</p>
<p>Une h&eacute;morragie qui intervient apr&egrave;s la d&eacute;faite de Cabral Libii &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025. Le leader du PCRN n'avait obtenu que 157 568 voix, contre 218 834 en 2018, reculant &agrave; la troisi&egrave;me place .</p>
<p>&laquo; Ces d&eacute;parts traduisent un malaise profond &raquo;, confiait un observateur de la sc&egrave;ne politique camerounaise. &laquo; Apr&egrave;s deux &eacute;checs cons&eacute;cutifs &agrave; la pr&eacute;sidentielle, certains militants ne croient plus en la capacit&eacute; du PCRN &agrave; incarner une alternative cr&eacute;dible &raquo; .</p>
<h2>Qui est Nourane Foster ?</h2>
<p>Nourane Moluh Hassana Epse Fotsing, connue sous le nom de Nourane Foster, est n&eacute;e le 11 d&eacute;cembre 1987 au Caire, en &Eacute;gypte . Entrepreneuse, elle dirige plusieurs entreprises sous la marque Nourishka .</p>
<p>Elle entre en politique en 2020, en se portant candidate aux &eacute;lections l&eacute;gislatives sous les couleurs du PCRN dans la circonscription du Wouri-Est. Elle est &eacute;lue avec 34 % des suffrages .</p>
<p>&Agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, elle devient secr&eacute;taire de la Commission Production et &Eacute;changes, et secr&eacute;taire du Groupe d'Amiti&eacute; Chine-Cameroun .</p>
<p>Surnomm&eacute;e la &laquo; d&eacute;put&eacute;e 2.0 &raquo; pour son usage intensif des r&eacute;seaux sociaux, elle &eacute;tait l'une des figures les plus m&eacute;diatiques du PCRN &agrave; Douala .</p>
<h2>Impact-100 : le nouveau projet</h2>
<p>Le mouvement Impact-100 a &eacute;t&eacute; officiellement lanc&eacute; le 8 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala. Il se pr&eacute;sente comme un &laquo; espace de r&eacute;flexion et de mobilisation citoyenne &raquo;, avec pour slogan &laquo; Le Temps des Solutions &raquo; .</p>
<p>Le mouvement affiche clairement ses intentions : participer aux prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales. Un objectif qui passe par une convention avec un parti politique l&eacute;galement reconnu, car Impact-100, en tant que mouvement citoyen, ne peut pas pr&eacute;senter de candidats en son nom propre .</p>
<p>Le programme d'Impact-100 comporte des propositions de rupture : sortie progressive du franc CFA, SMIG &agrave; 200 000 FCFA, gratuit&eacute; des soins et de l'&eacute;ducation, parit&eacute; homme-femme &agrave; 50/50 d'ici 2035 .</p>
<p>Des mesures ambitieuses qui tranchent avec la ligne du PCRN et qui dessinent un projet politique distinct.</p>
<p>La d&eacute;mission de Nourane Foster du PCRN marque une &eacute;tape importante dans la recomposition politique camerounaise &agrave; l'approche des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales.</p>
<p>Pour le PCRN, c'est une perte significative. Nourane Foster &eacute;tait l'une des rares figures du parti &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier d'une visibilit&eacute; m&eacute;diatique importante &agrave; Douala. Son d&eacute;part pourrait fragiliser davantage une formation d&eacute;j&agrave; en difficult&eacute;.</p>
<p>Pour Nourane Foster, c'est le d&eacute;but d'une nouvelle aventure politique. Avec Impact-100, elle entend peser sur le d&eacute;bat politique et porter les candidatures de 100 jeunes aux prochaines &eacute;lections.</p>
<p>Reste &agrave; savoir quelle sera la r&eacute;action officielle de Cabral Libii et du PCRN. Nous n'avons pas pu joindre le parti avant publication. Le communiqu&eacute; officiel n'&eacute;tait pas encore publi&eacute; au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : dans le paysage politique camerounais, les d&eacute;parts ne sont jamais anodins. Celui de Nourane Foster pourrait bien en annoncer d'autres.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Nourane Foster a-t-elle d&eacute;missionn&eacute; du PCRN ?</strong><br />Nourane Foster a d&eacute;missionn&eacute; du PCRN apr&egrave;s des mois de tensions et de prise de distance. Son nom avait disparu du site officiel du parti en juin 2026. Elle avait &eacute;galement lanc&eacute; Impact-100, un mouvement politique avec son &eacute;poux, qui a sign&eacute; une convention avec un parti pour pr&eacute;senter 100 candidats aux prochaines &eacute;lections.</p>
<p><strong>Qui est Nourane Foster ?</strong><br />Nourane Foster est une entrepreneuse et femme politique camerounaise, n&eacute;e en 1987. Elle est d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est depuis 2020, &eacute;lue sous les couleurs du PCRN. Elle est la fondatrice de la marque Nourishka et l'une des figures les plus m&eacute;diatiques du parti &agrave; Douala.</p>
<p><strong>Le PCRN est-il en crise ?</strong><br />Le PCRN conna&icirc;t une h&eacute;morragie de ses cadres depuis la d&eacute;faite de Cabral Libii &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025. Plusieurs personnalit&eacute;s ont quitt&eacute; le parti, dont Firmin Fotsing, l'&eacute;poux de Nourane Foster, en octobre 2025. Le d&eacute;part de Nourane Foster fragilise davantage une formation d&eacute;j&agrave; en difficult&eacute;.</p>
<p><strong>Que va faire Nourane Foster apr&egrave;s son d&eacute;part du PCRN ?</strong><br />Nourane Foster va poursuivre son engagement politique au sein d'Impact-100, le mouvement qu'elle a lanc&eacute; en ao&ucirc;t 2026. Ce mouvement a sign&eacute; une convention avec un parti politique pour porter les candidatures de 100 jeunes aux prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 26 Sep 2026 14:27:53 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Nourane-Foster170425500.jpg" type="image/jpeg" length="8070" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Nourane-Foster170425500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-impact-100-100-candidats-un-parti-secret-un-pari-risque.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le mouvement Impact-100 de Nourane Fotsing signe ce samedi 26
septembre 2026 à Douala une convention avec un parti politique dont
l’identité n’a pas été révélée...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Nourane_Foster130125500.jpg" alt="Cameroun - Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-impact-100-100-candidats-un-parti-secret-un-pari-risque.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mouvement Impact-100 de Nourane Fotsing signe ce samedi 26 septembre 2026 &agrave; Douala une convention avec un parti politique dont l&rsquo;identit&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;e. Objectif : investir 100 jeunes candidats aux l&eacute;gislatives et municipales. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement se tient au Saho Douala Airport (ex-Best Western), &agrave; 10 heures.</p>
<p>Douala, 26 septembre 2026. Dix heures. Saho Douala Airport, ancien Best Western. Les cam&eacute;ras sont l&agrave;. Les micros aussi. Nourane Fotsing, d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est, arrive. Elle est accompagn&eacute;e de son &eacute;poux, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Firmin Fotsing. Ils s&rsquo;appr&ecirc;tent &agrave; signer un accord avec un parti politique dont personne ne conna&icirc;t encore le nom.</p>
<p>L&rsquo;information a filtr&eacute; la veille. Dans un message adress&eacute; &agrave; la presse, Nourane Fotsing, porte-parole num&eacute;ro 2 d&rsquo;Impact-100, annonce la couleur : &laquo; Demain samedi 26 septembre au Best Western des 10h. Convention Impact-100 et un Parti Politique nouveau. Nous allons investir 100 Jeunes Candidats aux Elections Legislatives et Municipales. Soyez nombreux. Entr&eacute;e libre. &raquo;</p>
<p>Le ton est donn&eacute;. L&rsquo;objectif est clair. Mais le partenaire reste un myst&egrave;re. Ni l&rsquo;invitation, ni les communications officielles du mouvement ne pr&eacute;cisent l&rsquo;identit&eacute; de ce &laquo; parti politique nouveau &raquo;. Les journalistes pr&eacute;sents devront attendre la c&eacute;r&eacute;monie pour le d&eacute;couvrir.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas un d&eacute;tail. Dans le paysage politique camerounais, le nom du parti partenaire d&eacute;termine l&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; des 100 candidats. La loi &eacute;lectorale exige qu&rsquo;un candidat soit investi par une formation politique l&eacute;galement reconnue. Impact-100, en tant que mouvement citoyen, ne peut pas pr&eacute;senter de candidats en son nom propre. D&rsquo;o&ugrave; cet accord.</p>
<h2>Impact-100, un mouvement lanc&eacute; dans la tourmente</h2>
<p>Le mouvement a &eacute;t&eacute; officiellement lanc&eacute; le 8 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala. Ce jour-l&agrave;, Nourane Fotsing et Firmin Fotsing pr&eacute;sentent Impact-100 comme un &laquo; espace de r&eacute;flexion et de mobilisation citoyenne &raquo;, explicitement non construit autour d&rsquo;une personnalit&eacute; unique.</p>
<p>Le contexte de ce lancement n&rsquo;est pas anodin. Depuis le 7 juin 2026, Paul Biya s&eacute;journe en Europe pour ce que la pr&eacute;sidence pr&eacute;sente comme un &laquo; bref s&eacute;jour priv&eacute; &raquo;. L&rsquo;absence du chef de l&rsquo;&Eacute;tat, qui durera finalement 74 jours, alimente les rumeurs et les interrogations. C&rsquo;est dans ce vide institutionnel qu&rsquo;Impact-100 voit le jour.</p>
<p>Le programme du mouvement, d&eacute;voil&eacute; le jour du lancement, propose vingt priorit&eacute;s nationales. Sortie progressive du franc CFA au profit d&rsquo;une monnaie nationale. SMIG &agrave; 200 000 FCFA. Gratuit&eacute; des soins et de l&rsquo;&eacute;ducation de la maternelle &agrave; l&rsquo;universit&eacute;. Parit&eacute; homme-femme &agrave; 50/50 dans les postes de responsabilit&eacute; d&rsquo;ici 2035. Transfert automatique de 20 % du budget national aux communes. R&eacute;forme de la justice. &Eacute;radication de la corruption par le num&eacute;rique.</p>
<p>Un programme ambitieux. Peut-&ecirc;tre trop pour un mouvement qui n&rsquo;a pas encore un an d&rsquo;existence.</p>
<h2>La rupture avec le PCRN</h2>
<p>Pour comprendre Impact-100, il faut revenir en arri&egrave;re. Nourane Fotsing a &eacute;t&eacute; &eacute;lue d&eacute;put&eacute;e en 2020 sous la banni&egrave;re du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN), dirig&eacute; par Cabral Libii. Elle est devenue la premi&egrave;re d&eacute;put&eacute;e PCRN &eacute;lue &agrave; Douala. La plus jeune de l&rsquo;histoire du Cameroun.</p>
<p>Puis les choses se sont g&acirc;t&eacute;es.</p>
<p>Le 21 octobre 2025, Firmin Fotsing d&eacute;missionne de son poste de d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du PCRN pour l&rsquo;Ouest. Dans une lettre adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, il invoque &laquo; le d&eacute;calage entre les attentes profondes de nos jeunes compatriotes et les r&eacute;ponses apport&eacute;es &raquo;. &laquo; Mon devoir de conscience me pousse &agrave; me d&eacute;solidariser d&rsquo;un syst&egrave;me qui, &agrave; mon sens, tarde &agrave; incarner l&rsquo;alternative promise &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Nourane Fotsing r&eacute;agit publiquement. Elle salue &laquo; le parcours &raquo; de son &eacute;poux, &laquo; un Homme de conviction, d&rsquo;engagement et de loyaut&eacute;, qui a servi avec passion et fid&eacute;lit&eacute; le PCRN pendant huit ann&eacute;es &raquo;. Elle ne d&eacute;missionne pas. Pas encore.</p>
<p>Le 20 juin 2026, le nom et la photo de Nourane Fotsing disparaissent du site officiel du PCRN. Aucune explication. Aucun communiqu&eacute;. La d&eacute;put&eacute;e d&eacute;nonce des &laquo; man&oelig;uvres internes &raquo; et affirme que &laquo; sa l&eacute;gitimit&eacute; ne d&eacute;pend pas d&rsquo;un site web &raquo;.</p>
<p>Le porte-parole du PCRN, Christian Ndjock Nkongo, &eacute;voque une &laquo; basse manipulation &raquo;. Cabral Libii parle d&rsquo;&laquo; agitation num&eacute;rique &raquo;. Mais personne ne justifie l&rsquo;absence de la d&eacute;put&eacute;e sur le site.</p>
<p>Le divorce est consomm&eacute;.</p>
<h2>100 candidats, un pari risqu&eacute;</h2>
<p>Investir 100 jeunes candidats aux l&eacute;gislatives et municipales. Sur le papier, l&rsquo;id&eacute;e est s&eacute;duisante. Le Cameroun compte 180 circonscriptions l&eacute;gislatives et plus de 360 communes. Impact-100 vise donc &agrave; couvrir environ un tiers du territoire.</p>
<p>Mais la r&eacute;alit&eacute; est plus complexe.</p>
<p>Premi&egrave;re question : qui sont ces 100 jeunes ? Le mouvement n&rsquo;a pas publi&eacute; de liste. Aucun crit&egrave;re de s&eacute;lection n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendu public. Nourane Fotsing parle d&rsquo;&laquo; investir &raquo; des candidats. Le terme est vague. S&rsquo;agit-il de les financer ? De les former ? De les parrainer ?</p>
<p>Deuxi&egrave;me question : quel parti les investira ? Sans formation politique reconnue, les candidats d&rsquo;Impact-100 ne peuvent pas figurer sur un bulletin de vote. L&rsquo;accord sign&eacute; ce samedi doit r&eacute;soudre ce probl&egrave;me. Mais l&rsquo;identit&eacute; du partenaire sera d&eacute;terminante. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un parti marginal, l&rsquo;impact sera limit&eacute;. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une formation alli&eacute;e au RDPC, la cr&eacute;dibilit&eacute; d&rsquo;Impact-100 en tant que force d&rsquo;opposition sera compromise.</p>
<p>Troisi&egrave;me question : quel est le rapport de forces dans le Wouri ? Nourane Fotsing a &eacute;t&eacute; &eacute;lue dans le Wouri-Est. Le d&eacute;partement du Wouri est un bastion &eacute;conomique. Toutes ses communes sont dirig&eacute;es par le RDPC. Mais les si&egrave;ges de d&eacute;put&eacute;s se r&eacute;partissent entre plusieurs figures de l&rsquo;opposition : Joshua Osih du SDF, Jean-Michel Nintcheu du FCC, Nourane Fotsing du PCRN, et trois &eacute;lus du RDPC.</p>
<p>Le Wouri est convoit&eacute;. Les n&eacute;gociations pour des listes communes entre partis d&rsquo;opposition sont en cours. Nourane Fotsing, en lan&ccedil;ant ses propres candidats, choisit de faire cavalier seul. Un pari.</p>
<h2>Ce que dit la loi</h2>
<p>L&rsquo;article 3, alin&eacute;a 2, de la loi n&deg; 90/056 du 19 d&eacute;cembre 1990 portant r&eacute;gime des partis politiques interdit l&rsquo;adh&eacute;sion multiple. Un militant ne peut pas appartenir &agrave; deux partis en m&ecirc;me temps.</p>
<p>Impact-100 n&rsquo;est pas un parti politique. C&rsquo;est un mouvement citoyen. En th&eacute;orie, un militant du PCRN peut donc adh&eacute;rer &agrave; Impact-100 sans enfreindre la loi. C&rsquo;est du moins l&rsquo;argument des responsables du mouvement.</p>
<p>Mais le PCRN ne l&rsquo;entend pas de cette oreille. Depuis ao&ucirc;t 2026, plusieurs militants ont re&ccedil;u des lettres de suspension pour avoir adh&eacute;r&eacute; &agrave; Impact-100. Le parti invoque l&rsquo;article 84 de son r&egrave;glement int&eacute;rieur et l&rsquo;incompatibilit&eacute; entre le statut de militant et celui de membre d&rsquo;un autre mouvement politique.</p>
<p>Le m&ecirc;me argument pourrait &ecirc;tre retourn&eacute; contre Nourane Fotsing. Elle est toujours d&eacute;put&eacute;e PCRN. Elle n&rsquo;a jamais annonc&eacute; de d&eacute;mission formelle. Et elle dirige un mouvement qui investit des candidats contre son propre parti.</p>
<p>La question n&rsquo;est pas seulement juridique. Elle est politique.</p>
<p>L&rsquo;accord sera sign&eacute; &agrave; 10 heures. Les responsables d&rsquo;Impact-100 devraient pr&eacute;senter les contours de la collaboration devant les m&eacute;dias. Le nom du parti partenaire sera d&eacute;voil&eacute;. Les crit&egrave;res de s&eacute;lection des 100 candidats seront peut-&ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute;s. Les circonscriptions concern&eacute;es, aussi.</p>
<p>Ensuite, il faudra attendre la convocation officielle du corps &eacute;lectoral. ELECAM poursuit les pr&eacute;paratifs des l&eacute;gislatives et municipales. Aucune date n&rsquo;a encore &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Les mandats des d&eacute;put&eacute;s et des conseillers municipaux ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; prolong&eacute;s &agrave; trois reprises.</p>
<p>Nourane Fotsing, elle, joue gros. Si le pari r&eacute;ussit, elle transforme un mouvement naissant en force &eacute;lectorale. Si le pari &eacute;choue, elle aura officialis&eacute; une rupture avec le PCRN sans avoir b&acirc;ti de v&eacute;ritable alternative.</p>
<p>Dans les deux cas, la politique camerounaise ne sera plus tout &agrave; fait la m&ecirc;me.</p>
<hr />
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;Impact-100 ?</strong><br />Un mouvement citoyen lanc&eacute; le 8 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala par Nourane Fotsing et son &eacute;poux Firmin Fotsing. Il se pr&eacute;sente comme un espace de r&eacute;flexion et de mobilisation, avec vingt priorit&eacute;s nationales.</p>
<p><strong>Pourquoi Nourane Fotsing a-t-elle quitt&eacute; le PCRN ?</strong><br />Elle n&rsquo;a jamais annonc&eacute; de d&eacute;mission formelle. Mais son nom a disparu du site du PCRN en juin 2026. Son &eacute;poux, Firmin Fotsing, a d&eacute;missionn&eacute; de son poste de d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional en octobre 2025.</p>
<p><strong>Quel est le parti partenaire d&rsquo;Impact-100 ?</strong><br />Il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; d&eacute;voil&eacute; avant la c&eacute;r&eacute;monie du 26 septembre. L&rsquo;identit&eacute; du parti sera annonc&eacute;e lors de la signature.</p>
<p><strong>Les 100 jeunes candidats sont-ils d&eacute;j&agrave; connus ?</strong><br />Non. Aucune liste n&rsquo;a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e. Les crit&egrave;res de s&eacute;lection et les circonscriptions concern&eacute;es n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 26 Sep 2026 01:02:51 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Nourane_Foster130125500.jpg" type="image/jpeg" length="14841" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Nourane_Foster130125500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-mrc-la-convention-du-17-octobre-declaree-le-pouvoir-peut-il-dire-non.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le MRC a notifié le 23 septembre 2026 la tenue de sa convention
extraordinaire, prévue le 17 octobre au siège du parti à Odza,
Yaoundé 4. Deux candidats sont en...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/24/Atanga-nji.jpg" alt="Cameroun - MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-mrc-la-convention-du-17-octobre-declaree-le-pouvoir-peut-il-dire-non.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le MRC a notifi&eacute; le 23 septembre 2026 la tenue de sa convention extraordinaire, pr&eacute;vue le 17 octobre au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, Yaound&eacute; 4. Deux candidats sont en lice pour succ&eacute;der &agrave; Maurice Kamto. Mais trois pr&eacute;c&eacute;dentes tentatives de congr&egrave;s ont &eacute;t&eacute; interdites. La question n&rsquo;est plus de savoir si le parti respecte la loi, mais si l&rsquo;administration acceptera cette fois de d&eacute;livrer le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<p>Le document est dat&eacute; du 23 septembre. Il est adress&eacute; au sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4. Le cachet de r&eacute;ception porte la date du 24. Il est sign&eacute; par Noah Roger Justin, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint n&deg;1, agissant pour le compte du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du MRC.</p>
<p>L&rsquo;objet : d&eacute;clarer la tenue d&rsquo;une convention extraordinaire, pr&eacute;vue le samedi 17 octobre 2026 de 8 heures &agrave; 20 heures au si&egrave;ge du parti, dans le quartier Odza. Le texte invoque l&rsquo;article 4 alin&eacute;a 3 de la loi n&deg; 90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 portant r&eacute;gime des r&eacute;unions et des manifestations publiques.</p>
<p>Trois responsables ont &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;s pour organiser l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement : Noah Roger Justin lui-m&ecirc;me, Siaka Nestor, secr&eacute;taire national charg&eacute; de l&rsquo;organisation et de la formation, et Cl&eacute;mence Sindze, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;organisation des Femmes du MRC (FMRC).</p>
<p>La d&eacute;marche est administrative. Elle est, en apparence, banale. Sauf que depuis deux ans, chaque fois que le MRC a voulu se r&eacute;unir, l&rsquo;administration a dit non.</p>
<h2>Trois conventions, trois interdictions</h2>
<p>Novembre 2025. Le MRC annonce une convention extraordinaire pour le 29 novembre, au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza. La veille, les forces de l&rsquo;ordre investissent les lieux. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 3 justifie l&rsquo;interdiction par un &laquo; risque de trouble &agrave; l&rsquo;ordre public &raquo; li&eacute; &agrave; une contestation interne men&eacute;e par un militant exclu, Okala Ebod&eacute;.</p>
<p>Le MRC ne renonce pas. Le 21 d&eacute;cembre 2025, le parti tient sa convention en visioconf&eacute;rence. 2 320 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s votent en ligne. Maurice Kamto est reconduit avec 95,44 % des suffrages. Une premi&egrave;re dans l&rsquo;histoire politique camerounaise.</p>
<p>Mais en ao&ucirc;t 2026, le ministre de l&rsquo;Administration du territoire, Paul Atanga Nji, annonce qu&rsquo;il refuse de reconna&icirc;tre les instances issues de cette convention. Motif invoqu&eacute; : la r&eacute;union avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable. Seules restent valables, selon le MINAT, les instances issues de la troisi&egrave;me convention ordinaire de d&eacute;cembre 2023.</p>
<p>Puis, le 8 septembre 2026, Maurice Kamto annonce sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du MRC. &laquo; Dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Un nouveau scrutin est convoqu&eacute;. Cette fois, trois candidats d&eacute;posent leur dossier. Un se retire. Deux restent en lice.</p>
<h2>Deux candidats pour une succession</h2>
<p>La Commission &eacute;lectorale du MRC, r&eacute;unie sous la pr&eacute;sidence de Roger Justin Noah, a valid&eacute; deux listes : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, pr&eacute;sidente par int&eacute;rim, et celle de Pierre Emmanuel Binyam.</p>
<p>La liste de Tiriane Noah a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e conforme &agrave; l&rsquo;ensemble des crit&egrave;res : anciennet&eacute;, cotisations &agrave; jour, pi&egrave;ces administratives compl&egrave;tes. Celle de Binyam a &eacute;t&eacute; retenue &laquo; &agrave; titre exceptionnel &raquo;, malgr&eacute; des irr&eacute;gularit&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;t et un reliquat de cotisations de 35 000 francs CFA.</p>
<p>La candidature de Brice Ronnic Djolako, premier &agrave; avoir d&eacute;pos&eacute; son dossier, a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e pour cotisations impay&eacute;es et pi&egrave;ces manquantes. Il s&rsquo;&eacute;tait retir&eacute; la veille et avait appel&eacute; &agrave; voter pour Tiriane Noah.</p>
<p>Mamadou Mota, ancien premier vice-pr&eacute;sident du parti, a &eacute;galement apport&eacute; son soutien &agrave; Tiriane Noah. Le p&egrave;re j&eacute;suite Ludovic Lado a fait de m&ecirc;me.</p>
<h2>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;, cette formalit&eacute; qui n&rsquo;en est plus une</h2>
<p>La loi n&deg; 90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 est claire. L&rsquo;article 4 alin&eacute;a 3 oblige les organisateurs de r&eacute;unions publiques &agrave; en faire la d&eacute;claration aupr&egrave;s de l&rsquo;autorit&eacute; administrative comp&eacute;tente. Celle-ci d&eacute;livre un r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<p>Dans la pratique, ce r&eacute;c&eacute;piss&eacute; est devenu un instrument de contr&ocirc;le politique. Le MRC l&rsquo;a appris &agrave; ses d&eacute;pens : en juin 2025, un meeting du parti &agrave; Douala avait &eacute;t&eacute; interdit au motif que la d&eacute;claration pr&eacute;alable n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; faite, alors que le parti affirmait le contraire. &Agrave; Bertoua, en avril 2026, les forces de l&rsquo;ordre avaient bloqu&eacute; Maurice Kamto &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la ville, emp&ecirc;chant la tenue d&rsquo;un meeting.</p>
<p><em>&laquo; Nous avons d&eacute;pos&eacute; la d&eacute;claration dans les r&egrave;gles &raquo;, confie un cadre du MRC joint par t&eacute;l&eacute;phone, qui n&rsquo;a pas souhait&eacute; &ecirc;tre nomm&eacute;. &laquo; Mais nous savons que le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; peut ne jamais arriver. Ou arriver trop tard. &raquo;</em></p>
<h2>Ce que le pouvoir redoute</h2>
<p>Pourquoi une convention interne, organis&eacute;e dans les locaux priv&eacute;s d&rsquo;un parti, d&eacute;range-t-elle &agrave; ce point ?</p>
<p>La r&eacute;ponse tient en un mot : la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025. Le MRC, malgr&eacute; les obstacles, reste la principale force d&rsquo;opposition structur&eacute;e. La convention du 17 octobre doit d&eacute;signer un nouveau leader, capable de porter la voix du parti dans un calendrier &eacute;lectoral qui s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re.</p>
<p>Le r&eacute;gime de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a multipli&eacute; les restrictions administratives contre les partis d&rsquo;opposition ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Un rapport de l&rsquo;ONU publi&eacute; en 2026 documente &laquo; plusieurs rassemblements interdits &raquo; et des &laquo; candidats de l&rsquo;opposition faisant &eacute;tat d&rsquo;intimidations &raquo;.</p>
<p>&laquo; Ce n&rsquo;est pas une question de droit, c&rsquo;est une question de rapport de forces &raquo;, analyse un juriste camerounais sp&eacute;cialiste du droit public, joint &agrave; Douala. &laquo; L&rsquo;administration dispose d&rsquo;un pouvoir discr&eacute;tionnaire qui, en pratique, lui permet d&rsquo;interdire n&rsquo;importe quelle r&eacute;union sans avoir &agrave; se justifier v&eacute;ritablement. &raquo;</p>
<p>Le MRC a fait ce que la loi exige. Il a d&eacute;clar&eacute;. Il a d&eacute;sign&eacute; des responsables. Il a demand&eacute; un r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<p>La balle est dans le camp du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4. S&rsquo;il d&eacute;livre le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;, la convention pourra se tenir. S&rsquo;il ne le d&eacute;livre pas, ou s&rsquo;il notifie une interdiction, le parti devra d&eacute;cider : renoncer, tenir la r&eacute;union en visioconf&eacute;rence comme en d&eacute;cembre 2025, ou passer en force.</p>
<p>Une question, en tout cas, reste sans r&eacute;ponse : apr&egrave;s avoir contest&eacute; la convention de d&eacute;cembre 2025 au motif qu&rsquo;elle s&rsquo;&eacute;tait tenue sans autorisation, comment l&rsquo;administration justifierait-elle une nouvelle interdiction contre une r&eacute;union cette fois d&ucirc;ment d&eacute;clar&eacute;e ?</p>
<hr />
<p><strong>Quand doit se tenir la convention du MRC ?</strong><br />Le samedi 17 octobre 2026, de 8 heures &agrave; 20 heures, au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, Yaound&eacute; 4.</p>
<p><strong>Qui sont les candidats &agrave; la succession de Maurice Kamto ?</strong><br />Deux listes ont &eacute;t&eacute; valid&eacute;es : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, pr&eacute;sidente par int&eacute;rim, et celle de Pierre Emmanuel Binyam.</p>
<p><strong>Pourquoi le MRC n&rsquo;a-t-il pas pu tenir ses pr&eacute;c&eacute;dentes conventions ?</strong><br />La convention de novembre 2025 a &eacute;t&eacute; interdite par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 3. Celle de d&eacute;cembre 2025 s&rsquo;est tenue en visioconf&eacute;rence. Le MINAT a refus&eacute; de reconna&icirc;tre ses r&eacute;sultats.</p>
<p><strong>Le MRC a-t-il respect&eacute; la loi cette fois ?</strong><br />Le parti affirme avoir d&eacute;pos&eacute; sa d&eacute;claration le 23 septembre 2026, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 4 alin&eacute;a 3 de la loi n&deg; 90/055. La sous-pr&eacute;fecture a r&eacute;ceptionn&eacute; le document le 24 septembre. Aucun r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; au moment de la publication.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 16:26:24 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/24/Atanga-nji.jpg" type="image/jpeg" length="13117" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/24/Atanga-nji.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Paul Biya absent de l’ONU depuis 2017 : la diplomatie camerounaise s’efface]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/paul-biya-absent-de-lonu-depuis-2017-la-diplomatie-camerounaise-sefface.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Paul Biya n’a plus foulé la tribune de l’Assemblée générale de
l’ONU depuis septembre 2017. Cette année encore, c’est son
ministre des Relations extérieures, Le...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Retour-de-Biya200826500.webp" alt="Paul Biya absent de l’ONU depuis 2017 : la diplomatie camerounaise s’efface" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/paul-biya-absent-de-lonu-depuis-2017-la-diplomatie-camerounaise-sefface.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Biya n&rsquo;a plus foul&eacute; la tribune de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;ONU depuis septembre 2017. Cette ann&eacute;e encore, c&rsquo;est son ministre des Relations ext&eacute;rieures, Lejeune Mbella Mbella, qui a repr&eacute;sent&eacute; le Cameroun &agrave; New York. Une absence qui interroge le poids r&eacute;el de Yaound&eacute; sur la sc&egrave;ne mondiale.</p>
<p>New York, septembre 2026. La 81e Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations unies bat son plein. Les chefs d&rsquo;&Eacute;tat d&eacute;filent &agrave; la tribune. Pour le Cameroun, c&rsquo;est Lejeune Mbella Mbella qui parle. Comme en 2018. Comme en 2019. Comme chaque ann&eacute;e depuis 2017.</p>
<p>Paul Biya, 93 ans, n&rsquo;est pas l&agrave;. Il n&rsquo;est pas &agrave; New York. Il n&rsquo;est pas non plus &agrave; Addis-Abeba, o&ugrave; se tiennent les sommets annuels de l&rsquo;Union africaine. Selon les donn&eacute;es compil&eacute;es par <strong>Jeune Afrique</strong> sur la d&eacute;cennie 2014-2023, le pr&eacute;sident camerounais n&rsquo;a particip&eacute; qu&rsquo;&agrave; deux reprises &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale annuelle de l&rsquo;ONU : en 2016 et 2017. Soit 20 % de pr&eacute;sence. Le reste du temps, ses ministres ont parl&eacute; &agrave; sa place.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;Union africaine, le constat est plus s&eacute;v&egrave;re encore. Sur la m&ecirc;me p&eacute;riode, Paul Biya n&rsquo;a pas assist&eacute; une seule fois aux sommets d&rsquo;Addis-Abeba. Tout au plus s&rsquo;est-il rendu au sommet UA-Union europ&eacute;enne &agrave; Bruxelles en 2014, puis &agrave; Abidjan en 2017.</p>
<h2>74 jours &agrave; Gen&egrave;ve : le s&eacute;jour de trop</h2>
<p>L&rsquo;&eacute;t&eacute; 2026 a donn&eacute; &agrave; cette &laquo; politique de la chaise vide &raquo; une illustration saisissante. Le 7 juin, Paul Biya quitte Yaound&eacute; pour ce que la pr&eacute;sidence pr&eacute;sente comme un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;. Il ne rentre que le 20 ao&ucirc;t. Soixante-quatorze jours. Le plus long s&eacute;jour &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger depuis son arriv&eacute;e au pouvoir en 1982.</p>
<p>Pendant ces dix semaines, les dossiers diplomatiques s&rsquo;empilent. Le Cameroun est alors en pleine campagne pour le poste de pr&eacute;sident de la 81e Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;ONU, confi&eacute; &agrave; l&rsquo;ancien Premier ministre Phil&eacute;mon Yang. Un moment o&ugrave; la pr&eacute;sence du chef de l&rsquo;&Eacute;tat aurait pu peser. Il ne sera pas l&agrave; non plus.</p>
<p>Cette absence prolong&eacute;e a nourri les sp&eacute;culations. Des diplomates en poste &agrave; Yaound&eacute; auraient exprim&eacute; leurs inqui&eacute;tudes, certains &eacute;voquant une hospitalisation en Suisse, d&eacute;mentie par la pr&eacute;sidence. Le gouvernement a publi&eacute; un communiqu&eacute; affirmant que le pr&eacute;sident &laquo; exerce ses fonctions &raquo; depuis Gen&egrave;ve. Mais la question demeure : qui gouverne le Cameroun quand le pr&eacute;sident reste absent deux mois ?</p>
<p>&laquo; Aujourd&rsquo;hui, nous ne savons pas qui dirige vraiment le pays &raquo;, d&eacute;clarait cet &eacute;t&eacute; Aristide Eko, du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale, d&eacute;crivant un Cameroun &laquo; en pilote automatique &raquo;.</p>
<h2>Les instruments sont l&agrave;, la volont&eacute; manque</h2>
<p>Le Cameroun dispose pourtant d&rsquo;un appareil diplomatique dense. Au 1er avril 2025, le pays comptait 37 missions diplomatiques r&eacute;sidentes, 70 missions non r&eacute;sidentes et 9 postes consulaires actifs. Une couverture de 61,1 % des pays du globe, selon les chiffres du minist&egrave;re des Relations ext&eacute;rieures.</p>
<p>Mais les ambassades manquent de moyens. Depuis la d&eacute;mat&eacute;rialisation des passeports et des visas en mai 2023, les recettes consulaires se sont effondr&eacute;es. &laquo; Les caisses des missions diplomatiques sont vides &raquo;, alertait un s&eacute;nateur &agrave; la fin 2024, &eacute;voquant des salaires locaux impay&eacute;s. En mai 2026, Jeune Afrique rapportait que plusieurs repr&eacute;sentations camerounaises &laquo; ne peuvent plus remplir leur mission &raquo;, &eacute;trangl&eacute;es par les contraintes budg&eacute;taires.</p>
<p>L&rsquo;Union africaine a m&ecirc;me suspendu le Cameroun de ses instances d&eacute;cisionnelles en d&eacute;cembre 2025, pour pr&egrave;s de 2 milliards de francs CFA d&rsquo;arri&eacute;r&eacute;s de contributions.</p>
<h2>Que p&egrave;se encore Yaound&eacute; ?</h2>
<p>Les classements internationaux dessinent une diplomatie &agrave; la tra&icirc;ne. Dans l&rsquo;indice Chandler de bonne gouvernance 2025, le Cameroun se classe 105e sur 120 pays &eacute;valu&eacute;s. Plus r&eacute;v&eacute;lateur : dans la cat&eacute;gorie &laquo; Influence et r&eacute;putation internationales &raquo;, le pays occupe la derni&egrave;re place mondiale, 120e sur 120.</p>
<p>Le contraste avec d&rsquo;autres poids moyens africains est frappant. Le Rwanda, avec une taille &eacute;conomique comparable, d&eacute;ploie une diplomatie offensive. Le S&eacute;n&eacute;gal a b&acirc;ti une r&eacute;putation de stabilit&eacute; d&eacute;mocratique. Le Cameroun, lui, reste englu&eacute; dans la crise anglophone : un conflit qui a fait plus de 6 000 morts selon les estimations, et qui continue de plomber son image.</p>
<p>Dans le <strong>Global Soft Power Index 2025</strong> de Brand Finance, le Cameroun se hisse &agrave; la 110e place mondiale, leader de la zone CEMAC. Mais cette position reste modeste &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du continent, loin derri&egrave;re des pays comme l&rsquo;Afrique du Sud, le Nigeria ou le Kenya.</p>
<h2>Une neutralit&eacute; qui ressemble &agrave; un effacement</h2>
<p>Officiellement, le Cameroun assume une &laquo; neutralit&eacute; active &raquo; h&eacute;rit&eacute;e de la guerre froide. Yaound&eacute; s&rsquo;abstient sur les r&eacute;solutions sensibles &agrave; l&rsquo;ONU, entretient des partenariats avec Moscou, P&eacute;kin et Washington sans exclusive. Cette strat&eacute;gie a permis au pays de r&eacute;soudre le conflit de Bakassi par voie judiciaire et de maintenir une certaine marge de man&oelig;uvre.</p>
<p>Mais la neutralit&eacute; a un co&ucirc;t diplomatique. &laquo; Sans pr&eacute;sence physique aux grands rendez-vous mondiaux, une diplomatie reste en suspens &raquo;, r&eacute;sume un observateur bas&eacute; &agrave; Gen&egrave;ve, joint par t&eacute;l&eacute;phone. &laquo; Le Cameroun a les instruments. Il lui manque la volont&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre l&agrave; o&ugrave; se joue l&rsquo;avenir. &raquo;</p>
<p>Le poste de Phil&eacute;mon Yang &agrave; la pr&eacute;sidence de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale aurait pu offrir une tribune. Il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; exploit&eacute;. &Agrave; New York, cette ann&eacute;e encore, c&rsquo;est un ministre qui a parl&eacute;. Pas un pr&eacute;sident.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Paul Biya ne va-t-il plus &agrave; l&rsquo;ONU ?</strong><br />La pr&eacute;sidence n&rsquo;a jamais donn&eacute; d&rsquo;explication officielle. L&rsquo;&acirc;ge du pr&eacute;sident (93 ans) et son &eacute;tat de sant&eacute; sont r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;voqu&eacute;s, sans confirmation. La derni&egrave;re participation de Paul Biya &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale remonte &agrave; septembre 2017.</p>
<p><strong>Qui repr&eacute;sente le Cameroun &agrave; l&rsquo;ONU ?</strong><br />Le ministre des Relations ext&eacute;rieures, Lejeune Mbella Mbella, conduit la d&eacute;l&eacute;gation camerounaise &agrave; chaque session. Il lit le discours du pr&eacute;sident &agrave; la tribune.</p>
<p><strong>Le Cameroun a-t-il encore de l&rsquo;influence en Afrique ?</strong><br />Le pays conserve un poids &eacute;conomique en zone CEMAC et un si&egrave;ge dans plusieurs instances. Mais son absence des grands sommets, ses arri&eacute;r&eacute;s &agrave; l&rsquo;Union africaine et sa derni&egrave;re place mondiale dans l&rsquo;indice Chandler d&rsquo;influence internationale limitent son rayonnement.</p>
<p><strong>Que co&ucirc;te le s&eacute;jour de Paul Biya &agrave; Gen&egrave;ve ?</strong><br />Selon une estimation de l&rsquo;OCCRP en 2018, l&rsquo;h&eacute;bergement collectif (suites, collaborateurs, s&eacute;curit&eacute;) co&ucirc;tait environ 40 000 dollars par jour. Pour 74 nuits en 2026, cela repr&eacute;senterait entre 1,66 et 4,26 milliards de francs CFA, selon les calculs relay&eacute;s par la presse. Aucune facture officielle n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; publi&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 13:39:50 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Yves Romuald Foungtcho</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Retour-de-Biya200826500.webp" type="image/webp" length="2271" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Retour-de-Biya200826500.webp" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Election à la présidence du Mrc : Emmanuel Binyam dément la version de la commission électorale]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-election-a-la-presidence-du-mrc-emmanuel-binyam-dement-la-version-de-la-commission-electorale.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le climat se crispe au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun.
Candidat déclaré à la succession de Maurice Kamto, Emmanuel Binyam
conteste frontalement la ve...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Binyam_Pierre_Emmanuel_25092026.jpg" alt="Cameroun - Election à la présidence du Mrc : Emmanuel Binyam dément la version de la commission électorale" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-election-a-la-presidence-du-mrc-emmanuel-binyam-dement-la-version-de-la-commission-electorale.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le climat se crispe au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Candidat d&eacute;clar&eacute; &agrave; la succession de Maurice Kamto, Emmanuel Binyam conteste frontalement la version de la commission &eacute;lectorale interne.</p>
<p>Dans un communiqu&eacute; officiel, il affirme que sa liste remplissait l'int&eacute;gralit&eacute; des conditions d'&eacute;ligibilit&eacute; et que la commission n'a donc pas eu &agrave; faire preuve d'indulgence &agrave; son &eacute;gard. Une r&eacute;ponse directe au proc&egrave;s-verbal publi&eacute; jeudi par le porte-parole du parti, <strong>Roger Justin Noah</strong>.</p>
<p>Pour <strong>Emmanuel Binyam</strong>, les faits sont clairs : la caution de 4 millions de F CFA a bien &eacute;t&eacute; pay&eacute;e, tout comme les trois ann&eacute;es de cotisations statutaires exig&eacute;es. Des preuves de paiement existeraient pour l'attester.</p>
<p>Il r&eacute;fute &eacute;galement deux autres accusations. Contrairement &agrave; ce qu'avance la commission, il n'aurait pas d&eacute;pos&eacute; une seconde liste hors d&eacute;lai le 18 septembre &agrave; 18h47, soit deux jours apr&egrave;s la cl&ocirc;ture. Et tous les membres pr&eacute;sent&eacute;s seraient conformes aux articles 29(b) et 32 des statuts du parti, qui fixent les crit&egrave;res d'anciennet&eacute;.</p>
<p>Dans son proc&egrave;s-verbal, la commission maintient pourtant une tout autre lecture : 6 membres sur 8 n'&eacute;taient pas &agrave; jour de leurs cotisations, un d&eacute;lai de prorogation exceptionnel aurait d&ucirc; lui &ecirc;tre accord&eacute; pour se mettre en r&egrave;gle, et une liste non conforme avec un militant n'ayant qu'un an d'anciennet&eacute; aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e tardivement.</p>
<p>Une guerre de versions qui lance mal la course &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 02:38:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Isaac Ekwalla</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Binyam_Pierre_Emmanuel_25092026.jpg" type="image/jpeg" length="7491" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Binyam_Pierre_Emmanuel_25092026.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - TGI Mfoundi : incompétence dans l&#039;affaire Nintcheu-Ngoh Ngoh]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-tgi-mfoundi-incompetence-dans-laffaire-nintcheu-ngoh-ngoh.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le TGI du Mfoundi se déclare incompétent dans l'affaire Nintcheu
contre Ngoh Ngoh. La procédure du FCC contre Paul Biya renvoyée au
26 novembre 2026.

Le Tribun...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Jean-Michel-Nintcheu150324500.jpg" alt="Cameroun - TGI Mfoundi : incompétence dans l&#039;affaire Nintcheu-Ngoh Ngoh" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-tgi-mfoundi-incompetence-dans-laffaire-nintcheu-ngoh-ngoh.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le TGI du Mfoundi se d&eacute;clare incomp&eacute;tent dans l'affaire Nintcheu contre Ngoh Ngoh. La proc&eacute;dure du FCC contre Paul Biya renvoy&eacute;e au 26 novembre 2026.</p>
<p>Le Tribunal de grande instance du Mfoundi a examin&eacute;, ce jeudi 24 septembre 2026, deux proc&eacute;dures port&eacute;es par le Collectif Sylvain Souop. La premi&egrave;re visait Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, accus&eacute; d'usurpation de fonction. La seconde ciblait le pr&eacute;sident Paul Biya, pour non-respect du calendrier &eacute;lectoral.</p>
<p>Le tribunal a rendu deux d&eacute;cisions. Sur la premi&egrave;re, il s'est d&eacute;clar&eacute; incomp&eacute;tent. Sur la seconde, il a renvoy&eacute; l'affaire au 26 novembre 2026.</p>
<p>Deux d&eacute;cisions. Deux revers pour le FCC. Et une question qui reste en suspens : la justice camerounaise peut-elle encore trancher les affaires qui touchent au sommet de l'&Eacute;tat ?</p>
<h2>Deux proc&eacute;dures, une m&ecirc;me logique</h2>
<p>Le Collectif Sylvain Souop, du nom de l'avocat et militant disparu en 2020, accompagne depuis des ann&eacute;es les proc&eacute;dures port&eacute;es par l'opposition camerounaise. Me Hippolyte BT Meli en est le coordonnateur. C'est lui qui a communiqu&eacute; le compte rendu de l'audience du 24 septembre.</p>
<p>Deux dossiers &eacute;taient appel&eacute;s &agrave; la barre.</p>
<p>Le premier remonte au 28 f&eacute;vrier 2024. Jean-Michel Nintcheu, d&eacute;put&eacute; du Littoral et pr&eacute;sident du Front pour le Changement du Cameroun (FCC), y accuse Ferdinand Ngoh Ngoh d'usurper les fonctions du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. La requ&ecirc;te, introduite au TGI du Mfoundi, demandait une ordonnance d'interdiction contre le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence. En clair : lui interdire d'exercer des pr&eacute;rogatives qui, selon Nintcheu, ne lui sont conf&eacute;r&eacute;es par aucun texte.</p>
<p>Le second dossier a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; le 4 avril 2024. Le FCC y demande une ordonnance d'interdiction pour emp&ecirc;cher la prorogation du mandat des d&eacute;put&eacute;s &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale et pour exiger le respect du calendrier &eacute;lectoral.</p>
<p>Deux proc&eacute;dures distinctes. Un m&ecirc;me objectif : faire dire au juge ce que la Constitution dit d&eacute;j&agrave;, selon les requ&eacute;rants.</p>
<h2>La d&eacute;cision : incomp&eacute;tence sur Ngoh Ngoh</h2>
<p>Le tribunal a statu&eacute; par d&eacute;faut contre Ferdinand Ngoh Ngoh, qui n'&eacute;tait ni pr&eacute;sent ni repr&eacute;sent&eacute; &agrave; l'audience, selon le compte rendu du Collectif Sylvain Souop.</p>
<p>Sa d&eacute;cision : incomp&eacute;tence mat&eacute;rielle. <strong>Ratione materiae</strong>. Le TGI du Mfoundi estime ne pas avoir le pouvoir de conna&icirc;tre de cette requ&ecirc;te. Il ne s'est pas prononc&eacute; sur le fond. Il a simplement dit : ce n'est pas mon r&ocirc;le.</p>
<p>Pourquoi ce retrait ? La requ&ecirc;te visait des actes qui, selon le tribunal, rel&egrave;veraient de la comp&eacute;tence d'une autre juridiction. Laquelle ? Le compte rendu du collectif ne le pr&eacute;cise pas. Nous n'avons pas pu obtenir de confirmation officielle de cette information au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>Une chose est claire : sur le plan proc&eacute;dural, le FCC perd une manche. Non pas parce que le juge a valid&eacute; la position de Ngoh Ngoh, mais parce qu'il a refus&eacute; de se prononcer.</p>
<h2>Le second dossier : renvoi au 26 novembre</h2>
<p>L'affaire FCC contre Paul Biya n'a pas &eacute;t&eacute; tranch&eacute;e. Le tribunal a renvoy&eacute; l'examen au 26 novembre 2026, dans l'attente des r&eacute;quisitions du parquet.</p>
<p>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n'&eacute;tait pas pr&eacute;sent &agrave; l'audience et ne s'&eacute;tait pas fait repr&eacute;senter par un conseil, selon le compte rendu du collectif. Le parquet n'a donc pas encore pris position. Sans ses r&eacute;quisitions, le tribunal ne peut pas avancer.</p>
<p>Un renvoi, dans le langage judiciaire, n'est ni une victoire ni une d&eacute;faite. C'est un sursis. Mais un sursis qui, dans le contexte camerounais, ressemble &agrave; une porte entrouverte. Ou &agrave; une porte qui ne s'ouvrira jamais.</p>
<h2>Ce que dit le droit</h2>
<p>La question de fond pos&eacute;e par Nintcheu est simple. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence peut-il, par le biais de &laquo; hautes instructions &raquo;, exercer des pr&eacute;rogatives qui rel&egrave;vent constitutionnellement du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ?</p>
<p>Le d&eacute;cret n&deg; 2011/412 du 9 d&eacute;cembre 2011 portant r&eacute;organisation de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique d&eacute;finit le r&ocirc;le du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Il est &laquo; l'assistant du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dans l'accomplissement de sa mission &raquo;. Il re&ccedil;oit de lui les directives et suit l'ex&eacute;cution des d&eacute;cisions prises par le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Pour Nintcheu, Ferdinand Ngoh Ngoh va au-del&agrave; de ce r&ocirc;le. Dans sa requ&ecirc;te de 2024, il cite trois correspondances du SGPR : celle du 9 mars 2022 sur les revendications des enseignants, celle du 25 juillet 2022 sur l'arr&ecirc;t des poursuites contre l'ancien ministre Basile Atanagana Kouna, et celle du 7 avril 2020 sur les mesures d'accompagnement contre la propagation du coronavirus.</p>
<p>Pour le FCC, ces actes d&eacute;montrent que Ngoh Ngoh &laquo; exerce les comp&eacute;tences du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique en son nom propre sans d&eacute;l&eacute;gation expresse &raquo;. Le camp Nintcheu r&eacute;sume : &laquo; D&eacute;l&eacute;gation de signature n'est pas d&eacute;l&eacute;gation de pouvoir. &raquo;</p>
<p>Un haut cadre de la Pr&eacute;sidence, interrog&eacute; par RFI en 2024 sous couvert d'anonymat, avait r&eacute;pondu que Jean-Michel Nintcheu &laquo; ne sait rien du fonctionnement de l'administration publique &raquo;.</p>
<h2>Le FCC ne l&acirc;che pas</h2>
<p>Le Collectif Sylvain Souop annonce qu'il continuera &agrave; communiquer sur l'&eacute;volution de ces proc&eacute;dures. Ce n'est pas un abandon. C'est un repositionnement.</p>
<p>Reste une question. Si le TGI du Mfoundi est incomp&eacute;tent, quelle juridiction est comp&eacute;tente ? Le collectif ne l'a pas pr&eacute;cis&eacute; dans son compte rendu. Nous avons tent&eacute; de joindre Me Hippolyte BT Meli dans l'apr&egrave;s-midi. Sans succ&egrave;s au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>Une hypoth&egrave;se prudente : la requ&ecirc;te pourrait relever du juge administratif, s'agissant d'actes pris par une autorit&eacute; administrative dans l'exercice de ses fonctions. Mais rien ne permet de l'affirmer &agrave; ce stade. Le collectif n'a pas non plus indiqu&eacute; s'il comptait se pourvoir en appel ou saisir une autre juridiction.</p>
<h2>Et apr&egrave;s le 26 novembre ?</h2>
<p>Le renvoi au 26 novembre 2026 place l'affaire apr&egrave;s les &eacute;lections de mi-mandat am&eacute;ricaines, mais aussi apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle camerounaise d'octobre 2025. Un calendrier qui n'est pas anodin.</p>
<p>Pour le FCC, l'enjeu est double. Juridique : obtenir une d&eacute;cision de justice qui contraindrait l'ex&eacute;cutif &agrave; respecter le calendrier &eacute;lectoral. Politique : maintenir la pression sur un pouvoir qu'il accuse de d&eacute;rive autoritaire.</p>
<p>L'audience du 24 septembre n'a pas apport&eacute; de r&eacute;ponse. Elle a produit une incomp&eacute;tence et un renvoi. Deux d&eacute;cisions proc&eacute;durales. Aucune sur le fond.</p>
<p>Une question, maintenant. Le 26 novembre, le parquet prendra-t-il enfin position ? Et si oui, dans quel sens ?</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi le TGI du Mfoundi s'est-il d&eacute;clar&eacute; incomp&eacute;tent dans l'affaire Nintcheu contre Ngoh Ngoh ?</strong><br />Le tribunal a estim&eacute; ne pas avoir la comp&eacute;tence mat&eacute;rielle pour conna&icirc;tre de cette requ&ecirc;te. Il ne s'est pas prononc&eacute; sur le fond du dossier.</p>
<p><strong>Qu'est-ce qu'une ordonnance d'interdiction (order of prohibition) ?</strong><br />C'est une d&eacute;cision de justice qui interdit &agrave; une autorit&eacute; d'accomplir un acte. Dans ce cas, le FCC demandait au tribunal d'interdire &agrave; Ferdinand Ngoh Ngoh d'exercer des fonctions pr&eacute;sent&eacute;es comme relevant du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</p>
<p><strong>Quand l'affaire FCC contre Paul Biya sera-t-elle examin&eacute;e ?</strong><br />Le tribunal a renvoy&eacute; l'examen au 26 novembre 2026, dans l'attente des r&eacute;quisitions du parquet.</p>
<p><strong>Qui est le Collectif Sylvain Souop ?</strong><br />C'est un regroupement d'avocats camerounais cr&eacute;&eacute; en m&eacute;moire de Me Sylvain Souop, avocat et militant des droits humains d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 2020. Il intervient dans des affaires li&eacute;es aux violations des droits civils et politiques. Me Hippolyte BT Meli en est le coordonnateur.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 00:54:42 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Jean-Michel-Nintcheu150324500.jpg" type="image/jpeg" length="5125" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Jean-Michel-Nintcheu150324500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Mfoundi : le tribunal renvoie l&#039;affaire MRC-Okala Ebode au 22 octobre]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-mfoundi-le-tribunal-renvoie-laffaire-mrc-okala-ebode-au-22-octobre.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le tribunal du Mfoundi a renvoyé au 22 octobre l'affaire MRC-Okala
Ebode. En jeu : la compétence de la justice étatique face au CNMA du
parti.

Un membre fondat...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/OKALA_EBODE270126500.jpg" alt="Cameroun - Mfoundi : le tribunal renvoie l&#039;affaire MRC-Okala Ebode au 22 octobre" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-mfoundi-le-tribunal-renvoie-laffaire-mrc-okala-ebode-au-22-octobre.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le tribunal du Mfoundi a renvoy&eacute; au 22 octobre l'affaire MRC-Okala Ebode. En jeu : la comp&eacute;tence de la justice &eacute;tatique face au CNMA du parti.</p>
<p>Un membre fondateur exclu, une clause d'arbitrage contest&eacute;e, et une question de fond : la justice camerounaise peut-elle trancher un conflit interne au MRC ?</p>
<p>Il y a un paradoxe dans ce dossier. Un parti politique dit &agrave; un tribunal : &laquo; Vous n'&ecirc;tes pas comp&eacute;tent pour juger nos affaires. &raquo; Et ce parti est le MRC, qui se r&eacute;clame de l'&Eacute;tat de droit. La question n'est pas anecdotique. Elle d&eacute;passe le cas d'Okala Ebode. Elle touche &agrave; la fronti&egrave;re entre justice priv&eacute;e et justice publique.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; ce 24 septembre</h2>
<p>L'audience &eacute;tait attendue. Elle a dur&eacute; quelques heures. Le Tribunal de grande instance du Mfoundi si&eacute;geant &agrave; Yaound&eacute; a renvoy&eacute; l'affaire au 22 octobre 2026. &Agrave; cette date, les parties plaideront sur le &laquo; d&eacute;clinatoire de comp&eacute;tence &raquo;. Autrement dit : le tribunal est-il oui ou non comp&eacute;tent pour juger ce litige ?</p>
<p><strong>Ce que nous savons</strong> : le renvoi a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;. Les parties ont &eacute;t&eacute; invit&eacute;es &agrave; pr&eacute;senter leurs observations sur la comp&eacute;tence.</p>
<p><strong>Ce que nous ne savons pas</strong> : combien de temps le tribunal prendra pour trancher cette question. Le calendrier judiciaire peut s'&eacute;tirer. Et chaque report repousse l'examen du fond.</p>
<h2>L'argument du MRC : une clause qui exclut le juge &eacute;tatique</h2>
<p>La d&eacute;fense du MRC a expos&eacute; ses arguments. Selon Me Hippolyte Meli, avocat du parti, la proc&eacute;dure engag&eacute;e par Okala Ebode est &laquo; coinc&eacute;e irr&eacute;m&eacute;diablement &raquo; par deux &eacute;l&eacute;ments : les statuts du MRC et les r&egrave;gles de l'OHADA.</p>
<p>Les statuts du MRC pr&eacute;voient que tout litige entre un militant et le parti rel&egrave;ve exclusivement du Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage (CNMA). Ce pacte compromissoire na&icirc;t d&egrave;s l'adh&eacute;sion. Pour le MRC, Okala Ebode y est soumis.</p>
<p>Le second argument est technique. La sentence arbitrale du CNMA ne peut &ecirc;tre attaqu&eacute;e en nullit&eacute; que devant la Cour d'appel du si&egrave;ge du tribunal arbitral. C'est ce que pr&eacute;voit l'article 4 de la loi camerounaise n&deg;2003/009 du 10 juillet 2003. Or, le TGI Mfoundi n'est pas cette cour. Pour le MRC, le tribunal est &laquo; manifestement incomp&eacute;tent &raquo;.</p>
<h2>L'article 36 qui n'existe pas</h2>
<p>Le dossier a un autre volet, plus troublant. Okala Ebode a &eacute;t&eacute; exclu sur la base d'un article 36 du r&egrave;glement de proc&eacute;dure du CNMA. Cet article pr&eacute;voirait un d&eacute;lai de quatre jours pour que l'accus&eacute; pr&eacute;sente sa d&eacute;fense. Probl&egrave;me : selon l'analyse des textes du MRC, ce r&egrave;glement ne contient que 31 articles.</p>
<p>L'article 36 n'existe pas. La d&eacute;fense d'Okala Ebode d&eacute;nonce &laquo; une pure invention &raquo;. L'article 14, alin&eacute;a a, stipule que tout mis en cause doit b&eacute;n&eacute;ficier de dix jours pour transmettre ses moyens de d&eacute;fense. Okala Ebode aurait eu quatre jours. Il n'aurait jamais &eacute;t&eacute; convi&eacute; &agrave; une audition en personne.</p>
<p>Ces &eacute;l&eacute;ments, s'ils sont confirm&eacute;s, constituent des violations de proc&eacute;dure. Mais ils ne seront examin&eacute;s que si le tribunal se d&eacute;clare comp&eacute;tent.</p>
<h2>Le CNMA, juge et partie ?</h2>
<p>Le CNMA est l'instance interne du MRC. Il a prononc&eacute; l'exclusion d'Okala Ebode le 7 novembre 2025. Le Directoire du parti a approuv&eacute; cette d&eacute;cision le 18 novembre suivant. Le CNMA a rendu son d&eacute;lib&eacute;r&eacute; en &laquo; temps record &raquo;.</p>
<p>La question que pose ce dossier est simple : le CNMA peut-il &ecirc;tre &agrave; la fois l'instance qui prononce l'exclusion et celle qui juge les recours contre cette exclusion ? Les statuts du MRC pr&eacute;voient que le militant exclu peut saisir le CNMA en r&eacute;int&eacute;gration. Le CNMA est donc juge de ses propres d&eacute;cisions.</p>
<p>Pour Okala Ebode, cette configuration est probl&eacute;matique. Il a choisi de saisir directement la justice &eacute;tatique. Ce choix est contest&eacute; par le MRC.</p>
<h2>Ce que dit l'OHADA</h2>
<p>L'Acte uniforme relatif au droit de l'arbitrage de l'OHADA encadre les clauses compromissoires. Il pr&eacute;voit que lorsqu'une juridiction &eacute;tatique est saisie d'un litige faisant l'objet d'une convention d'arbitrage, elle doit se d&eacute;clarer incomp&eacute;tente si une partie le demande.</p>
<p>Mais il y a une exception. L'article 13 de l'Acte uniforme pr&eacute;cise que la juridiction &eacute;tatique saisie d'une exception d'incomp&eacute;tence dispose de quinze jours maximum pour statuer. Cette r&egrave;gle n'a pas &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e le 24 septembre. Le tribunal a renvoy&eacute; au 22 octobre, soit bien au-del&agrave; du d&eacute;lai l&eacute;gal. Les avocats du MRC entendent exploiter cette irr&eacute;gularit&eacute;.</p>
<h2>Un nouveau conseil, une nouvelle tension</h2>
<p>L'audience du 24 septembre a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par un incident proc&eacute;dural. Okala Ebode est apparu avec un nouveau conseil, sans pr&eacute;venir ses pr&eacute;c&eacute;dents avocats. Ces derniers s'en sont plaints au tribunal. Me Meli a rapport&eacute; la sc&egrave;ne : &laquo; Cette querelle ne concerne pas le MRC &raquo;, a-t-il rappel&eacute;, avant que le tribunal ne demande si le demandeur ne voulait pas &laquo; b&eacute;n&eacute;ficier d'un but marqu&eacute; dans son propre camp &raquo;.</p>
<p>Le Collectif Sylvain Souop, qui repr&eacute;sente le MRC, a annonc&eacute; qu'il serait pr&eacute;sent le 22 octobre. &laquo; L'opinion sera tenue inform&eacute;e des suites &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Me Meli.</p>
<p>Le 22 octobre, le tribunal examinera la question de sa comp&eacute;tence. Trois sc&eacute;narios possibles.</p>
<p>Le premier : le tribunal se d&eacute;clare incomp&eacute;tent. Okala Ebode devra alors saisir la Cour d'appel, ou renoncer &agrave; son recours judiciaire.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me : le tribunal se d&eacute;clare comp&eacute;tent. L'affaire sera examin&eacute;e au fond. Le CNMA et le MRC devront justifier leur proc&eacute;dure.</p>
<p>Le troisi&egrave;me : le tribunal sursoit &agrave; statuer, en attendant une d&eacute;cision sur la proc&eacute;dure parall&egrave;le devant le tribunal de premi&egrave;re instance de Ndokoti. Mamadou Mota, vice-pr&eacute;sident du MRC, a demand&eacute; ce sursis. Il attend qu'une proc&eacute;dure pour &laquo; d&eacute;clarations mensong&egrave;res &raquo; soit tranch&eacute;e.</p>
<p>Une question hante les esprits : si un parti politique peut soustraire ses d&eacute;cisions disciplinaires &agrave; la justice &eacute;tatique, que reste-t-il du contr&ocirc;le d&eacute;mocratique interne ?</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Okala Ebode a-t-il &eacute;t&eacute; exclu du MRC ?</strong><br />Le CNMA du MRC l'a exclu pour &laquo; trahison &raquo;. Il lui est reproch&eacute; d'avoir contest&eacute; le retour de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti et d'avoir jou&eacute; un r&ocirc;le dans l'annulation de la premi&egrave;re convention du 29 novembre 2025.</p>
<p><strong>Le tribunal du Mfoundi est-il comp&eacute;tent ?</strong><br />C'est la question &agrave; laquelle le tribunal doit r&eacute;pondre le 22 octobre. Le MRC dit non, invoquant une clause d'arbitrage dans ses statuts. Okala Ebode dit oui, estimant que la justice &eacute;tatique doit contr&ocirc;ler la l&eacute;galit&eacute; de son exclusion.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le CNMA ?</strong><br />Le Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage du MRC. C'est l'instance interne qui g&egrave;re les litiges entre militants et le parti. Ses d&eacute;cisions sont contest&eacute;es devant lui-m&ecirc;me, selon les statuts.</p>
<p><strong>Que risque le MRC si le tribunal se d&eacute;clare comp&eacute;tent ?</strong><br />Le tribunal examinera si l'exclusion d'Okala Ebode a respect&eacute; les statuts du parti et les r&egrave;gles du droit camerounais. Si des irr&eacute;gularit&eacute;s sont constat&eacute;es, l'exclusion pourrait &ecirc;tre annul&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 15:31:19 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/OKALA_EBODE270126500.jpg" type="image/jpeg" length="9355" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/OKALA_EBODE270126500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[États-Unis - J.D. Vance contre Netanyahu : la guerre secrète qui fissure la Maison-Blanche]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/etats-unis-jd-vance-contre-netanyahu-la-guerre-secrete-qui-fissure-la-maison-blanche.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>J.D. Vance refuse d'appeler la guerre Iran une « guerre » et défie
Netanyahu. Analyse d'une rupture qui pourrait redessiner la droite
américaine et 2028.

Le vi...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/D_Vance120426500.webp" alt="États-Unis - J.D. Vance contre Netanyahu : la guerre secrète qui fissure la Maison-Blanche" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/etats-unis-jd-vance-contre-netanyahu-la-guerre-secrete-qui-fissure-la-maison-blanche.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>J.D. Vance refuse d'appeler la guerre Iran une &laquo; guerre &raquo; et d&eacute;fie Netanyahu. Analyse d'une rupture qui pourrait redessiner la droite am&eacute;ricaine et 2028.</p>
<p>Le vice-pr&eacute;sident des &Eacute;tats-Unis ne prononce plus le mot. &laquo; Je ne qualifierais pas cela de guerre &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; J.D. Vance le 3 septembre 2026, depuis le podium de la salle de presse de la Maison-Blanche. Six mois apr&egrave;s le d&eacute;but des frappes am&eacute;ricano-isra&eacute;liennes contre l'Iran, le 28 f&eacute;vrier, le num&eacute;ro deux de l'administration Trump refuse toujours de nommer ce qui a tu&eacute; dix-huit soldats am&eacute;ricains et des milliers de civils.</p>
<p>Ce n'est pas une gaffe. C'est une strat&eacute;gie.</p>
<p>Derri&egrave;re cette formule r&eacute;p&eacute;t&eacute;e &laquo; pas de tirs actifs en ce moment &raquo; se cache une op&eacute;ration politique m&eacute;ticuleuse. Vance, ancien Marine ayant servi en Irak, s'&eacute;tait fait &eacute;lire en 2024 sur une promesse simple : pas de nouvelles guerres. Il a r&eacute;p&eacute;t&eacute; pendant la campagne que &laquo; Donald Trump est le candidat de la paix &raquo;. Aujourd'hui, il doit composer avec un pr&eacute;sident qui a ordonn&eacute; les frappes.</p>
<h2>Ce que Vance dit vraiment quand il parle d'Ormuz</h2>
<p>Le vice-pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; plus pr&eacute;cis qu'il n'y para&icirc;t lors de cette conf&eacute;rence de presse. Interrog&eacute; sur la fin du conflit, il a bott&eacute; en touche : &laquo; Vous devriez demander aux Iraniens &raquo;. Puis il a livr&eacute; un argument &eacute;conomique : le contr&ocirc;le iranien sur le d&eacute;troit d'Ormuz est &laquo; effectivement termin&eacute; &raquo;, a-t-il affirm&eacute;, et les flux p&eacute;troliers sont revenus &agrave; leurs niveaux d'avant-guerre.</p>
<p>Traduction : la guerre a atteint son objectif. Inutile de continuer.</p>
<p>C'est un message adress&eacute; &agrave; deux publics. &Agrave; l'&eacute;lectorat MAGA, d'abord, qui gronde. Des figures comme Tucker Carlson, Megyn Kelly ou Marjorie Taylor Greene d&eacute;noncent ouvertement une &laquo; guerre d'Isra&euml;l &raquo; qui trahit le &laquo; America First &raquo; promis. Selon un sondage PBS News/NPR/Marist publi&eacute; en mars 2026, 56 % des Am&eacute;ricains s'opposent &agrave; l'action militaire en Iran.</p>
<p>Aux donateurs r&eacute;publicains pro-isra&eacute;liens, ensuite. Vance les a rencontr&eacute;s le 1er septembre &agrave; Las Vegas, lors du sommet de la Republican Jewish Coalition. Un exercice d'&eacute;quilibriste. Devant cette salle sceptique, il n'a pas recul&eacute; : &laquo; Beaucoup de gens ici ne sont pas d'accord avec ce que Tucker Carlson a dit &raquo;, a-t-il reconnu, avant de d&eacute;fendre son choix de s'exprimer sur des plateformes controvers&eacute;es.</p>
<p>Le message est clair : Vance ne coupera pas les ponts avec l'aile anti-guerre de son parti.</p>
<h2>Netanyahu, la brouille qui ne dit pas son nom</h2>
<p>La relation entre J.D. Vance et Benjamin Netanyahu s'est d&eacute;grad&eacute;e par &eacute;tapes. En mars, un appel t&eacute;l&eacute;phonique tendu. Vance conteste alors les pr&eacute;visions du Premier ministre isra&eacute;lien, notamment l'id&eacute;e qu'un soul&egrave;vement populaire renverserait le r&eacute;gime iranien.</p>
<p>En juin, la rupture devient publique. &laquo; Si j'&eacute;tais au cabinet du gouvernement isra&eacute;lien, je n'attaquerais peut-&ecirc;tre pas le seul alli&eacute; puissant qu'il me reste dans le monde entier &raquo;, lance-t-il. En juillet, sur le podcast de Joe Rogan, il accuse certains membres du gouvernement isra&eacute;lien de vouloir influencer la politique am&eacute;ricaine pour prolonger le conflit.</p>
<p>Le 28 juillet, Netanyahu obtient une rencontre priv&eacute;e &agrave; Blair House, &agrave; Washington. Les officiels des deux camps d&eacute;crivent une conversation &laquo; directe et franche &raquo;. Le lendemain, Netanyahu affirme avoir &laquo; aplani &raquo; les diff&eacute;rends. Mais les photos de la r&eacute;union, analys&eacute;es par une experte en langage corporel cit&eacute;e par l'Indian Express, montrent un Vance &laquo; tendu &raquo;, les m&acirc;choires serr&eacute;es, physiquement &eacute;loign&eacute; des autres dirigeants.</p>
<h2>2028 : la vraie guerre est pour dans deux ans</h2>
<p>Vance ne fait rien au hasard. Chaque critique de Netanyahu, chaque refus de prononcer le mot &laquo; guerre &raquo;, chaque apparition sur des plateformes conservatrices s'inscrit dans une trajectoire : l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2028.</p>
<p>Les sceptiques r&eacute;publicains juifs le disent &agrave; voix haute. Certains pr&eacute;f&eacute;reraient Marco Rubio. Ted Cruz a publiquement dout&eacute; que le parti se soit ralli&eacute; derri&egrave;re Vance. Mais Vance avance. Il a particip&eacute; au sommet de la RJC. Il a d&eacute;fendu sa strat&eacute;gie m&eacute;diatique. Il a laiss&eacute; entendre que la droite devait &laquo; aller partout &raquo;.</p>
<p>Un ancien conseiller r&eacute;publicain, interrog&eacute; sous couvert d'anonymat, r&eacute;sume : &laquo; Vance joue le long terme. Il sait que la base MAGA est anti-guerre. Il sait que Trump ne peut pas se repr&eacute;senter. Il se positionne comme l'h&eacute;ritier naturel de ce sentiment. &raquo;</p>
<p>Rien dans les propos publics de Vance ne confirme cette lecture. Mais les actes s'accumulent.</p>
<hr />
<p><strong>J.D. Vance est-il contre la guerre en Iran ?</strong><br />Vance se pr&eacute;sente comme un &laquo; sceptique des interventions militaires &eacute;trang&egrave;res &raquo;. Il refuse de qualifier le conflit actuel de &laquo; guerre &raquo; tout en reconnaissant des &laquo; flamb&eacute;es &raquo;. Il plaide pour la diplomatie plut&ocirc;t que l'escalade.</p>
<p><strong>Pourquoi Vance est-il en conflit avec Netanyahu ?</strong><br />Vance critique publiquement la gestion isra&eacute;lienne du conflit et accuse certains responsables isra&eacute;liens de saper les efforts diplomatiques am&eacute;ricains. Netanyahu lui reproche ses critiques publiques.</p>
<p><strong>Le mouvement MAGA est-il divis&eacute; sur l'Iran ?</strong><br />Oui. Des figures influentes comme Tucker Carlson, Megyn Kelly et Marjorie Taylor Greene d&eacute;noncent la guerre comme une trahison du &laquo; America First &raquo;. Mais une majorit&eacute; d'&eacute;lecteurs r&eacute;publicains soutient encore l'action militaire.</p>
<p><strong>Vance peut-il &ecirc;tre candidat en 2028 ?</strong><br />Vance est consid&eacute;r&eacute; comme le favori pour l'investiture r&eacute;publicaine. Mais certains donateurs pro-isra&eacute;liens et &eacute;lus comme Ted Cruz expriment des r&eacute;serves.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 02:12:55 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/D_Vance120426500.webp" type="image/webp" length="8783" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/D_Vance120426500.webp" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Bibou Nissack à Cabral Libii : la lettre qui brise quinze ans de fraternité]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-bibou-nissack-a-cabral-libii-la-lettre-qui-brise-quinze-ans-de-fraternite.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>De sa cellule à Kondengui, Bibou Nissack répond à Cabral Libii en
20 pages. PV de 2018, alliance PCRN-RDPC, attaques contre son épouse
: les coulisses d'une rup...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Olivier-Bibou-Nissack120124500.jpg" alt="Cameroun - Bibou Nissack à Cabral Libii : la lettre qui brise quinze ans de fraternité" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-bibou-nissack-a-cabral-libii-la-lettre-qui-brise-quinze-ans-de-fraternite.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>De sa cellule &agrave; Kondengui, Bibou Nissack r&eacute;pond &agrave; Cabral Libii en 20 pages. PV de 2018, alliance PCRN-RDPC, attaques contre son &eacute;pouse : les coulisses d'une rupture.</p>
<p>Depuis la prison centrale de Yaound&eacute;, l'ancien porte-parole de Maurice Kamto conteste les propos du pr&eacute;sident du PCRN sur les PV de 2018 et met sur la table quinze ans de relations personnelles et politiques.</p>
<p>Olivier Bibou Nissack sort de sa r&eacute;serve. Dans une lettre ouverte de vingt pages adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, le militant du MRC r&eacute;pond aux d&eacute;clarations du pr&eacute;sident du PCRN sur les proc&egrave;s-verbaux de la pr&eacute;sidentielle de 2018 et r&egrave;gle ses comptes sur quinze ans de proximit&eacute;.</p>
<p>Le document, qui ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s, d&eacute;passe largement la seule controverse &eacute;lectorale. Il m&ecirc;le souvenirs de famille, griefs personnels, interrogations politiques et r&eacute;f&eacute;rences bibliques. Et il pose une question qui d&eacute;passe les deux hommes : que reste-t-il de l'opposition camerounaise quand ses figures historiques se d&eacute;chirent ?</p>
<h2>Une amiti&eacute; n&eacute;e sur les ondes, pas dans les meetings</h2>
<p>Bibou Nissack l'&eacute;crit d&egrave;s les premi&egrave;res pages. Sa relation avec Cabral Libii &laquo; ne serait pas n&eacute;e dans la politique &raquo;. Il remonte &agrave; une quinzaine d'ann&eacute;es, autour d'&eacute;missions de radio et de cercles de r&eacute;flexion &agrave; Yaound&eacute;. Il cite &laquo; On refait l'actu &raquo;, le &laquo; Grand Coll&egrave;ge du Cameroun &raquo;, &laquo; Verbatim &raquo; sur Sky One Radio, et le &laquo; Club de la pens&eacute;e &raquo;. Une &laquo; fratrie m&eacute;diatique &raquo;, dit-il, r&eacute;unissant des personnalit&eacute;s qui ont depuis pris des chemins politiques diff&eacute;rents.</p>
<p>Puis viennent les souvenirs personnels. Son implication dans les difficult&eacute;s rencontr&eacute;es par P&eacute;guy, aujourd'hui &eacute;pouse de Cabral Libii, durant ses ann&eacute;es &agrave; l'ENS de Yaound&eacute;. Sa pr&eacute;sence au mariage religieux du couple. Son intervention, selon son r&eacute;cit, pour faciliter une transfusion sanguine urgente au fr&egrave;re de Cabral &agrave; l'H&ocirc;pital central de Yaound&eacute;.</p>
<p>Ces &eacute;pisodes servent de toile de fond &agrave; un reproche central : Bibou Nissack estime que l'attitude actuelle de Cabral Libii serait en rupture avec cette ancienne proximit&eacute;.</p>
<h2>&laquo; Je n'ai jamais re&ccedil;u tes PV &raquo;</h2>
<p>Le c&oelig;ur de la lettre reste la pr&eacute;sidentielle de 2018. En d&eacute;cembre 2025, des accusations relay&eacute;es par des cadres du PCRN affirmaient que Bibou Nissack aurait r&eacute;cup&eacute;r&eacute; des proc&egrave;s-verbaux du parti de Cabral Libii apr&egrave;s le scrutin. Roger B&eacute;b&eacute;, vice-pr&eacute;sident du PCRN, avait d&eacute;clar&eacute; sur STV : &laquo; En 2018, le professeur Maurice Kamto a appel&eacute; Cabral Libii pour lui dire : "j'ai besoin de tes PV". Cabral Libii lui a dit : "envoie quelqu'un chercher". C'est Bibou Nissack qui est venu au si&egrave;ge du parti r&eacute;cup&eacute;rer ces PV &raquo;.</p>
<p>Bibou Nissack conteste formellement. Il affirme que leur rencontre apr&egrave;s le scrutin avait principalement port&eacute; sur une &eacute;ventuelle alliance entre les forces politiques de Maurice Kamto et celles de Cabral Libii. La rencontre se serait tenue au quartier Nkoldongo, au si&egrave;ge de campagne de Cabral et du mouvement &laquo; 11 millions de citoyens &raquo;. Il rapporte notamment une d&eacute;claration qu'il attribue &agrave; Cabral : si Kamto appelait &agrave; se mobiliser dans le cadre du contentieux post&eacute;lectoral, Cabral aurait indiqu&eacute; qu'il le rejoindrait.</p>
<p>Puis cette phrase, s&egrave;che : &laquo; Je n'ai jamais re&ccedil;u tes PV. &raquo;</p>
<p>Il renvoie &agrave; une d&eacute;claration publique de Cabral Libii du 4 novembre 2018, dans laquelle ce dernier aurait affirm&eacute; d&eacute;tenir 13 662 PV. Un chiffre, souligne-t-il, qui aurait n&eacute;cessit&eacute; une organisation mat&eacute;rielle consid&eacute;rable pour &ecirc;tre transmis. Et il ajoute : si une transmission avait d&ucirc; &ecirc;tre effectu&eacute;e, le professeur Prosper Nkou Mvondo, pr&eacute;sident d'Univers, aurait &eacute;t&eacute; un interlocuteur plus logique que lui.</p>
<h2>De l'alliance manqu&eacute;e aux rapprochements avec le RDPC</h2>
<p>Bibou Nissack &eacute;largit ensuite son argumentaire. Il reproche &agrave; Cabral Libii d'avoir beaucoup parl&eacute; d'union de l'opposition sans, selon lui, concr&eacute;tiser cette logique par des alliances &eacute;lectorales. Il revient sur la pr&eacute;sidentielle de 2025 et demande pourquoi Cabral, sachant qu'il ne pouvait pas remporter seul le scrutin, n'aurait pas conclu d'alliance avec un autre candidat de l'opposition.</p>
<p>Il cite le cas d'Issa Tchiroma Bakary et de la coalition de 2025. Pour lui, Cabral Libii n'aurait pas occup&eacute; le r&ocirc;le f&eacute;d&eacute;rateur qu'il revendiquait auparavant.</p>
<p>Ces passages rel&egrave;vent de l'analyse et du jugement politique de Bibou Nissack, et non d'un constat ind&eacute;pendant. Mais ils rejoignent une question qui travaille une partie de l'opposition camerounaise : le PCRN est-il encore un parti d'opposition, ou pr&eacute;pare-t-il son atterrissage dans le giron du RDPC ? En novembre 2025, Camer.be &eacute;voquait d&eacute;j&agrave; &laquo; une alliance d&eacute;sormais per&ccedil;ue comme in&eacute;vitable &raquo; entre le parti de Cabral Libii et le Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais.</p>
<p>Le politologue St&eacute;phane Menounga l'affirmait sans d&eacute;tour en juillet 2026 : &laquo; Le PCRN semble &ecirc;tre plus en collaboration avec le RDPC &raquo;.</p>
<h2>L'absence aux obs&egrave;ques, la visite manqu&eacute;e</h2>
<p>Le ton change. Bibou Nissack reproche &agrave; Cabral Libii son absence aux obs&egrave;ques de sa m&egrave;re. Il explique avoir attendu sa pr&eacute;sence parmi les nombreuses personnes venues lui rendre hommage. Il affirme finalement avoir constat&eacute; son absence.</p>
<p>Il lui reproche &eacute;galement de ne pas lui avoir rendu visite &agrave; la prison centrale de Yaound&eacute; depuis son incarc&eacute;ration. Il dresse une liste de personnalit&eacute;s qui, elles, sont venues : Alice Kom, Jean Calvin Aba'a Oyono, Jean Michel Nintcheu, des repr&eacute;sentants de l'UPC-Manidem.</p>
<p>Il revient aussi sur une visite de Cabral Libii &agrave; la prison avec le d&eacute;put&eacute; RDPC Vincent de Paul Emah Etoundi. Cette visite, affirme-t-il, s'inscrivait dans le cadre d'une mission parlementaire. Bibou Nissack reproche &agrave; Cabral de ne pas avoir profit&eacute; de cette occasion pour demander &agrave; le rencontrer.</p>
<h2>Les attaques contre Jeanne Bibou Nissack</h2>
<p>Un chapitre entier concerne son &eacute;pouse, Jeanne Bibou Nissack. L'auteur affirme qu'apr&egrave;s son incarc&eacute;ration, son &eacute;pouse aurait fait l'objet d'attaques coordonn&eacute;es sur les r&eacute;seaux sociaux. Il cite le profil &laquo; Blanche Tchekebara &raquo;, d&eacute;j&agrave; connu pour avoir publi&eacute; des accusations diffamatoires contre le couple en 2022.</p>
<p>Bibou Nissack affirme que certaines personnes li&eacute;es au PCRN auraient relay&eacute; ou partag&eacute; ces contenus. Il soutient que son &eacute;pouse s'&eacute;tait rendue au si&egrave;ge du parti, &agrave; Nkoldongo, pour d&eacute;poser une plainte aupr&egrave;s du Comit&eacute; de surveillance et d'&eacute;thique du PCRN. Selon lui, aucune suite n'aurait &eacute;t&eacute; donn&eacute;e.</p>
<p>Il reproche donc &agrave; Cabral Libii de ne pas avoir r&eacute;agi publiquement. &Agrave; ses yeux, le probl&egrave;me ne serait plus seulement celui d'une absence de solidarit&eacute; personnelle, mais d'une responsabilit&eacute; morale li&eacute;e &agrave; la position de Cabral &agrave; la t&ecirc;te du PCRN.</p>
<p>Contact&eacute; par t&eacute;l&eacute;phone, un cadre du PCRN qui a requis l'anonymat conteste cette version : &laquo; Le pr&eacute;sident n'est pas responsable des posts anonymes sur Facebook. Le comit&eacute; d'&eacute;thique a &eacute;t&eacute; saisi, mais l'instruction prend du temps. &raquo;</p>
<h2>Le mariage emp&ecirc;ch&eacute; et l'ombre d'Atanga Nji</h2>
<p>La lettre aborde aussi le mariage civil de Bibou Nissack. En ao&ucirc;t 2020, le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; II avait interdit la c&eacute;l&eacute;bration de son union avec Jeanne, invoquant la participation d'un &laquo; officier d'&eacute;tat-civil en disgr&acirc;ce &raquo; Biloa Effa, chef traditionnel d&eacute;chu par le ministre Paul Atanga Nji. Le mariage avait finalement &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute;, mais dans des conditions chaotiques.</p>
<p>Bibou Nissack reproche &agrave; Cabral Libii de ne pas avoir r&eacute;agi &agrave; cette p&eacute;riode.</p>
<h2>R&eacute;gionales 2020, ADDEC, C&ocirc;te d'Ivoire : la longue liste des interrogations</h2>
<p>La deuxi&egrave;me partie de la lettre devient plus politique. Bibou Nissack interroge Cabral Libii sur les &eacute;lections r&eacute;gionales de 2020. Il affirme que les conseillers PCRN auraient, dans plusieurs cas, vot&eacute; pour des candidats du RDPC. Les r&eacute;sultats officiels avaient montr&eacute; une large victoire du RDPC, qui a pris le contr&ocirc;le de neuf r&eacute;gions sur dix. Le PCRN n'avait obtenu aucun si&egrave;ge r&eacute;gional, perdant notamment le Nyong-et-Kell&eacute; malgr&eacute; une avance initiale.</p>
<p>Il &eacute;voque ensuite les anciennes relations de Cabral avec l'ADDEC, son propre refus de rejoindre cette organisation, les cas Kona et Yebga dans le contentieux &eacute;lectoral, et l'exclusion de la candidature de Robert Kona.</p>
<p>Autre interrogation : le voyage de Cabral Libii en C&ocirc;te d'Ivoire apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle de 2018. Bibou Nissack demande &agrave; son ancien ami d'expliquer l'objectif r&eacute;el de ce d&eacute;placement.</p>
<h2>Le vice-pr&eacute;sident, les f&eacute;minicides, l'h&ocirc;tel des d&eacute;put&eacute;s</h2>
<p>La lettre intervient dans un contexte politique nouveau. Quelques jours avant sa r&eacute;daction, Cabral Libii avait publiquement appel&eacute; Paul Biya &agrave; nommer un vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, poste r&eacute;introduit par la r&eacute;forme constitutionnelle d'avril 2026. &laquo; Nommer votre vice-pr&eacute;sident, c'est s&eacute;curiser votre magist&egrave;re &raquo;, avait-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<p>Bibou Nissack ne se contente pas de critiquer cette initiative. Il s'en sert pour questionner le positionnement actuel de Cabral Libii, lui reprochant de multiplier les prises de position &eacute;loign&eacute;es de la logique d'opposition qu'il revendiquait auparavant.</p>
<p>Il interroge aussi son activit&eacute; parlementaire. Pourquoi, demande-t-il, Cabral Libii ne prendrait-il pas davantage d'initiatives l&eacute;gislatives sur les f&eacute;minicides et les violences faites aux femmes ? Il &eacute;voque &eacute;galement le contr&ocirc;le de l'action gouvernementale dans le secteur de la sant&eacute;, et un projet de construction d'une extension de l'h&ocirc;tel des d&eacute;put&eacute;s. Il sugg&egrave;re qu'une partie des ressources mobilis&eacute;es pourrait plut&ocirc;t &ecirc;tre consacr&eacute;e &agrave; des m&eacute;canismes de pr&eacute;vention des violences faites aux femmes.</p>
<h2>&laquo; Fraternellement. Ton ami et fr&egrave;re &raquo;</h2>
<p>Dans les derni&egrave;res pages, le ton change &agrave; nouveau. Bibou Nissack rappelle que le 22 septembre 2026 marque le sixi&egrave;me anniversaire de son enl&egrave;vement. Il &eacute;voque les mesures pr&eacute;paratoires &agrave; la r&eacute;insertion des d&eacute;tenus et rend hommage au professeur Alain Fogu&eacute;. Il demande &agrave; Cabral de transmettre ses salutations &agrave; P&eacute;guy, notamment pour la naissance r&eacute;cente d'un enfant dans son foyer.</p>
<p>Puis viennent les r&eacute;f&eacute;rences bibliques. Proverbes 12:22 : &laquo; Les l&egrave;vres fausses sont en horreur &agrave; l'&Eacute;ternel. &raquo; Colossiens 3:9 : &laquo; Ne mentez pas les uns aux autres. &raquo; Jean 8:44 : &laquo; Le diable est menteur et p&egrave;re du mensonge. &raquo; Apocalypse 21:8, Proverbes 19:9, &Eacute;ph&eacute;siens 4:25, Zacharie 8:16, Psaume 34:14.</p>
<p>Bibou Nissack demande &agrave; Cabral Libii de tirer des enseignements de ces passages.</p>
<p>Il signe : &laquo; Fraternellement. Bibou Nissack, ton ami et fr&egrave;re. &raquo; Et se pr&eacute;sente comme &laquo; prisonnier politique &raquo; et &laquo; Ngataman Kamtozard &raquo;.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est Olivier Bibou Nissack ?</strong><br />Ancien porte-parole de Maurice Kamto au sein du MRC, il est incarc&eacute;r&eacute; depuis septembre 2020 &agrave; la prison centrale de Yaound&eacute;. Il a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; sept ans de prison pour &laquo; insurrection &raquo; et &laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat &raquo; dans le cadre des manifestations interdites de septembre 2020.</p>
<p><strong>Que reproche Bibou Nissack &agrave; Cabral Libii ?</strong><br />Il conteste les d&eacute;clarations attribu&eacute;es &agrave; Cabral sur les PV de 2018, lui reproche son absence aux obs&egrave;ques de sa m&egrave;re, sa non-visite en prison, l'absence de r&eacute;action aux attaques contre son &eacute;pouse, et ses rapprochements politiques avec le RDPC.</p>
<p><strong>Cabral Libii a-t-il r&eacute;agi &agrave; la lettre ?</strong><br />Au moment de publier ces lignes, aucune r&eacute;action publique de Cabral Libii ou du PCRN n'a &eacute;t&eacute; rendue publique.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le &laquo; Ngataman Kamtozard &raquo; ?</strong><br />Une autod&eacute;signation utilis&eacute;e par Bibou Nissack pour se pr&eacute;senter comme un militant inconditionnel de Maurice Kamto.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 22 Sep 2026 12:38:40 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Olivier-Bibou-Nissack120124500.jpg" type="image/jpeg" length="7858" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Olivier-Bibou-Nissack120124500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Attaque de Boko Haram à Madégoua : 14 morts, le MRC interpelle Biya]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-attaque-de-boko-haram-a-madegoua-14-morts-le-mrc-interpelle-biya.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Attaque de Boko Haram à Madégoua : 14 morts. Le MRC accuse Paul Biya
de "silence coupable" et dénonce l'échec de la lutte contre le
terrorisme dans l'Extrême-No...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Tiriane_Balbine_Nadege_Noah_20072026.jpg" alt="Cameroun - Attaque de Boko Haram à Madégoua : 14 morts, le MRC interpelle Biya" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-attaque-de-boko-haram-a-madegoua-14-morts-le-mrc-interpelle-biya.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Attaque de Boko Haram &agrave; Mad&eacute;goua : 14 morts. Le MRC accuse Paul Biya de "silence coupable" et d&eacute;nonce l'&eacute;chec de la lutte contre le terrorisme dans l'Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<p>Dans une d&eacute;claration sign&eacute;e le 18 septembre 2026, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, vice-pr&eacute;sidente nationale du MRC, interpelle directement le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sur la gestion de la guerre contre Boko Haram.</p>
<p>Quatorze civils tu&eacute;s dans la nuit du 16 au 17 septembre 2026 &agrave; Mad&eacute;goua, dans l'arrondissement de Makary, d&eacute;partement du Logone-et-Chari. L'attaque est attribu&eacute;e &agrave; Boko Haram. Le MRC a publi&eacute; une d&eacute;claration officielle le 18 septembre, sign&eacute;e par sa vice-pr&eacute;sidente nationale, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, qui accuse Paul Biya de "silence coupable". Le document d&eacute;nonce un &eacute;chec militaire, logistique et politique. Mais derri&egrave;re l'attaque, il y a une autre histoire : celle d'un parti d'opposition en pleine transition, dirig&eacute; pour la premi&egrave;re fois par une femme, qui choisit de d&eacute;fier le pouvoir sur son terrain le plus sensible. La s&eacute;curit&eacute;.</p>
<h2>Ce que l'on sait de l'attaque de Mad&eacute;goua</h2>
<p>Les faits, d'abord. Une attaque a &eacute;t&eacute; perp&eacute;tr&eacute;e dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026, entre 1 heure et 2 heures du matin, dans la localit&eacute; de Mad&eacute;goua. Le village se trouve dans l'arrondissement de Makary, d&eacute;partement du Logone-et-Chari, r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord. Les assaillants sont pr&eacute;sent&eacute;s comme des &eacute;l&eacute;ments de Boko Haram. Selon plusieurs sources concordantes, dont l'agence Xinhua et le quotidien r&eacute;gional L'&OElig;il du Sahel, les victimes sont des civils.</p>
<p>Le bilan initial faisait &eacute;tat de 13 morts et un bless&eacute;. Il s'est alourdi par la suite. Actu Cameroun rapporte que deux bless&eacute;s ont succomb&eacute; &agrave; l'h&ocirc;pital de Makary, portant le bilan &agrave; 15 d&eacute;c&egrave;s. La d&eacute;claration du MRC, elle, mentionne 14 morts. <strong>Cette variation de chiffres s'explique par la difficult&eacute; &agrave; consolider les informations dans une zone o&ugrave; les communications sont limit&eacute;es. Le bilan d&eacute;finitif n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; officiellement.</strong></p>
<p>Une hypoth&egrave;se circule : celle de repr&eacute;sailles. Quelques semaines avant l'attaque, un important stock de munitions destin&eacute; aux combattants djihadistes aurait &eacute;t&eacute; saisi gr&acirc;ce &agrave; la vigilance des populations. Les autorit&eacute;s municipales de Makary ont &eacute;voqu&eacute; cette piste. Le MRC la reprend dans sa d&eacute;claration. Elle n'a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par une source judiciaire ou militaire ind&eacute;pendante.</p>
<h2>La d&eacute;claration du MRC : ce que dit le document</h2>
<p>Le texte est dat&eacute; du 18 septembre 2026. Il est sign&eacute; de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, vice-pr&eacute;sidente nationale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. L'en-t&ecirc;te du parti rappelle les autorisations administratives : MINATD n&deg;000221 du 25 juillet 2008. Le document circule dans les r&eacute;dactions camerounaises depuis sa publication.</p>
<p>Le ton est grave. Les condol&eacute;ances aux familles sont adress&eacute;es "au nom des militants et sympathisants du MRC". Puis vient l'essentiel.</p>
<p>"Dans la guerre contre Boko Haram, qui dure depuis le 17 mai 2014, date &agrave; laquelle, lors d'un sommet tenu &agrave; Paris, Monsieur Paul BIYA d&eacute;clarait : 'Nous sommes ici pour d&eacute;clarer la guerre &agrave; Boko Haram', le Cameroun semble manifestement avoir abandonn&eacute; l'initiative aux terroristes."</p>
<p>La phrase est cinglante. Elle renvoie le pr&eacute;sident &agrave; sa propre d&eacute;claration de 2014, prononc&eacute;e au sommet de Paris sur la s&eacute;curit&eacute; au Nigeria. Douze ans plus tard, le constat du MRC est sans appel.</p>
<h2>"Un probl&egrave;me de commandement et de responsabilit&eacute;s verticales"</h2>
<p>Le document ne s'arr&ecirc;te pas au constat. Il d&eacute;signe des responsabilit&eacute;s. "Malgr&eacute; le courage des militaires engag&eacute;s sur le front, on est oblig&eacute; de constater que les r&eacute;sultats ne sont pas au rendez-vous." Le MRC pointe "un probl&egrave;me de commandement et de responsabilit&eacute;s verticales qui remontent jusqu'au Chef d'&Eacute;tat-major des Arm&eacute;es et au Chef de l'&Eacute;tat, Chef des Arm&eacute;es, tous deux port&eacute;s disparus au moment o&ugrave; la troupe a le plus besoin d'eux."</p>
<p>L'accusation est directe. Elle vise le sommet de la hi&eacute;rarchie militaire. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est cit&eacute; comme "Chef des Arm&eacute;es". Le chef d'&Eacute;tat-major est nomm&eacute;ment &eacute;voqu&eacute;, sans &ecirc;tre nomm&eacute;. Le MRC ne demande pas de t&ecirc;te. Il constate une absence.</p>
<p>Sur le plan logistique, le document est tout aussi s&eacute;v&egrave;re. "Malgr&eacute; les milliards de francs CFA officiellement engag&eacute;s pour la d&eacute;fense du pays, on est au regret de constater que les mat&eacute;riels d&eacute;clar&eacute;s suffisent seulement pour organiser la parade du 20 mai devant le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave; Yaound&eacute;." La r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la parade du 20 mai, f&ecirc;te nationale camerounaise, est une image forte. Elle sugg&egrave;re un d&eacute;calage entre la vitrine et le terrain.</p>
<h2>L'appel au Parlement</h2>
<p>Le MRC ne s'adresse pas seulement &agrave; l'ex&eacute;cutif. Le document interpelle aussi le pouvoir l&eacute;gislatif. "L'&eacute;chec du gouvernement dans la lutte contre Boko Haram avec de nombreux morts &agrave; la cl&eacute; et une indiff&eacute;rence choquante du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique doivent inciter le Parlement, si ses membres se souviennent, enfin, qu'ils sont les repr&eacute;sentants du peuple camerounais, &agrave; prendre ses responsabilit&eacute;s."</p>
<p>La formule est lourde de sous-entendus. "Si ses membres se souviennent" sugg&egrave;re que les parlementaires auraient oubli&eacute; leur mandat. L'Assembl&eacute;e nationale est &agrave; majorit&eacute; CPDM, le parti au pouvoir. L'appel du MRC est donc aussi un appel &agrave; la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle.</p>
<h2>Une vice-pr&eacute;sidente qui assure l'int&eacute;rim</h2>
<p>Le document est sign&eacute; par Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah. Ce nom m&eacute;rite une explication. Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du MRC depuis sa cr&eacute;ation en 2012, a annonc&eacute; sa d&eacute;mission. Quelques heures plus tard, Mamadou Mota, premier vice-pr&eacute;sident, a fait de m&ecirc;me. Le directoire du parti a confi&eacute; l'int&eacute;rim &agrave; la deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente : Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah.</p>
<p>Ce n'est pas une inconnue. Elle avait d&eacute;j&agrave; assur&eacute; l'int&eacute;rim en 2019, lorsque Kamto et plusieurs responsables &eacute;taient en d&eacute;tention. Elle a rejoint le MRC en 2018 et a &eacute;t&eacute; &eacute;lue deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente la m&ecirc;me ann&eacute;e. Elle a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;lue en 2023. Elle poss&egrave;de une formation universitaire en sciences politiques et en histoire. Une convention &eacute;lective est pr&eacute;vue pour le 10 octobre 2026.</p>
<p>Pour la premi&egrave;re fois, une femme dirige le principal parti d'opposition camerounais. <strong>Il ne s'agit pas d'une pr&eacute;sidence &eacute;lue, mais d'un int&eacute;rim.</strong> La nuance est importante. Elle signe n&eacute;anmoins un moment symbolique.</p>
<h2>Le contexte : une guerre qui dure depuis 2014</h2>
<p>La d&eacute;claration du MRC rappelle une date : le 17 mai 2014. Ce jour-l&agrave;, &agrave; Paris, Paul Biya avait d&eacute;clar&eacute; la guerre &agrave; Boko Haram lors d'un sommet consacr&eacute; &agrave; la s&eacute;curit&eacute; au Nigeria. Douze ans plus tard, le groupe terroriste continue de frapper.</p>
<p>Les chiffres sont t&ecirc;tus. Entre le 1er d&eacute;cembre 2024 et le 15 mai 2025, l'ONU a confirm&eacute; 351 incidents s&eacute;curitaires li&eacute;s &agrave; Boko Haram au Cameroun, causant 54 morts civils. Sur la m&ecirc;me p&eacute;riode en 2024, on comptait 66 incidents et 89 morts civils. Le nombre d'incidents a augment&eacute;, mais le nombre de morts civils a diminu&eacute;. Ce que le MRC interpr&egrave;te comme un &eacute;chec est aussi, pour l'arm&eacute;e, la preuve d'une pression maintenue sur les combattants.</p>
<p>La r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord compte plus de 510 000 d&eacute;plac&eacute;s internes depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e 2026. Le camp de Minawao, ouvert en juillet 2013, accueille des r&eacute;fugi&eacute;s nig&eacute;rians fuyant les exactions de Boko Haram. Entre avril et juin 2026, les groupes arm&eacute;s non &eacute;tatiques ont &eacute;t&eacute; responsables de 207 incidents s&eacute;curitaires dans la r&eacute;gion, causant 72 d&eacute;c&egrave;s, 48 bless&eacute;s et 308 enl&egrave;vements.</p>
<p>Le d&eacute;put&eacute; Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril, pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, avait d&eacute;clar&eacute; en mai 2026 : "Boko Haram est parmi nous." Il faisait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la capacit&eacute; d'infiltration du groupe dans les communaut&eacute;s locales. Un ancien d&eacute;put&eacute;, Blama Malla, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; pour ses liens pr&eacute;sum&eacute;s avec Boko Haram.</p>
<h2>Ce que le gouvernement r&eacute;pond</h2>
<p>Le minist&egrave;re de la D&eacute;fense a publi&eacute; un communiqu&eacute; le 21 septembre 2026. Il confirme l'attaque. Il indique que neuf combattants de Boko Haram ont &eacute;t&eacute; "neutralis&eacute;s" lors de la riposte. Il pr&eacute;sente les condol&eacute;ances du chef de l'&Eacute;tat aux familles des victimes. Il ne r&eacute;pond pas aux accusations du MRC. Le pr&eacute;sident Paul Biya lui-m&ecirc;me n'a pas pris la parole publiquement &agrave; ce jour.</p>
<p>Le maire de Makary a &eacute;voqu&eacute; la piste des repr&eacute;sailles. Il n'a pas comment&eacute; les critiques du MRC. Les autorit&eacute;s administratives et militaires se sont rendues sur place apr&egrave;s l'attaque, selon Reuters. Des soldats ont &eacute;t&eacute; d&eacute;ploy&eacute;s pour s&eacute;curiser la zone.</p>
<h2>Ce qui reste</h2>
<p>Quatorze morts. Un village en deuil. Une d&eacute;claration qui accuse le sommet de l'&Eacute;tat. Un parti d'opposition en transition, dirig&eacute; par une femme. Une guerre qui dure depuis douze ans.</p>
<p>La question n'est pas de savoir si le MRC a raison ou tort. La question est de savoir combien de temps un pays peut continuer &agrave; enterrer ses civils sans que le sommet de l'&Eacute;tat ne descende sur le terrain.</p>
<p>Le MRC a choisi de poser la question. &Agrave; voix haute.</p>
<hr />
<p><strong>Que s'est-il pass&eacute; &agrave; Mad&eacute;goua au Cameroun ?</strong><br />Une attaque attribu&eacute;e &agrave; Boko Haram a tu&eacute; 14 civils dans la nuit du 16 au 17 septembre 2026. Le village se trouve dans l'arrondissement de Makary, d&eacute;partement du Logone-et-Chari, r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<p><strong>Combien de morts dans l'attaque de Boko Haram &agrave; Makary ?</strong><br />Le bilan varie selon les sources : 13 morts selon Xinhua, 14 selon le MRC, 15 selon Actu Cameroun. Le bilan d&eacute;finitif n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; officiellement.</p>
<p><strong>Pourquoi le MRC accuse-t-il Paul Biya ?</strong><br />Le MRC reproche au pr&eacute;sident de ne pas avoir pris la parole apr&egrave;s l'attaque et de ne pas avoir r&eacute;pondu aux attentes des populations de l'Extr&ecirc;me-Nord. Il d&eacute;nonce aussi un &eacute;chec militaire et logistique.</p>
<p><strong>Qui est Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah ?</strong><br />Elle est la vice-pr&eacute;sidente nationale du MRC. Depuis la d&eacute;mission de Maurice Kamto le 8 septembre 2026, elle assure l'int&eacute;rim &agrave; la t&ecirc;te du parti. Une convention &eacute;lective est pr&eacute;vue le 10 octobre 2026.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 18:19:57 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Tiriane_Balbine_Nadege_Noah_20072026.jpg" type="image/jpeg" length="11631" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Tiriane_Balbine_Nadege_Noah_20072026.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Léon Theiller Onana rejette l’idée d’un changement par décret]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-leon-theiller-onana-rejette-lidee-dun-changement-par-decret.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Pour Léon Theiller Onana, le changement au Cameroun ne se décrète
pas depuis le sommet : il se conquiert dans les urnes, au Parlement et
dans les communes.

LÉO...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Leon-Theiller-ONANA180425500.jpg" alt="Cameroun - Léon Theiller Onana rejette l’idée d’un changement par décret" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-leon-theiller-onana-rejette-lidee-dun-changement-par-decret.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pour L&eacute;on Theiller Onana, le changement au Cameroun ne se d&eacute;cr&egrave;te pas depuis le sommet : il se conquiert dans les urnes, au Parlement et dans les communes.</p>
<h2>L&eacute;on Theiller Onana r&eacute;pond &agrave; Cabral Libii sur le vice-pr&eacute;sident</h2>
<p>L&eacute;on Theiller Onana rejette l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;une simple nomination d&rsquo;un vice-pr&eacute;sident puisse suffire &agrave; changer le Cameroun. En r&eacute;ponse &agrave; Cabral Libii, qui a appel&eacute; Paul Biya &agrave; pourvoir cette fonction, il d&eacute;fend une autre priorit&eacute; : conqu&eacute;rir d&eacute;mocratiquement le Parlement et les collectivit&eacute;s territoriales.</p>
<p>Le d&eacute;saccord ne porte donc pas seulement sur un poste.</p>
<p>Il oppose deux lectures du changement politique. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une fonction institutionnelle &agrave; installer. De l&rsquo;autre, une bataille &eacute;lectorale &agrave; mener dans les assembl&eacute;es et les territoires.</p>
<h2>Cabral Libii demande &agrave; Paul Biya de nommer un vice-pr&eacute;sident</h2>
<p>Dans une vid&eacute;o diffus&eacute;e le 17 septembre 2026, selon plusieurs m&eacute;dias camerounais, Cabral Libii a invit&eacute; le pr&eacute;sident Paul Biya &agrave; nommer un vice-pr&eacute;sident.</p>
<p>Le pr&eacute;sident du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale aurait pr&eacute;sent&eacute; cette nomination comme un moyen de s&eacute;curiser le fonctionnement du pouvoir et d&rsquo;appliquer la nouvelle architecture institutionnelle.</p>
<p>La fonction de vice-pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; introduite dans la r&eacute;forme constitutionnelle promulgu&eacute;e le 14 avril 2026, d&rsquo;apr&egrave;s le texte publi&eacute; par la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. La loi pr&eacute;voit notamment que le vice-pr&eacute;sident est nomm&eacute; et r&eacute;voqu&eacute; par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</p>
<p>Au moment de la recherche, aucune personnalit&eacute; n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; officiellement annonc&eacute;e &agrave; ce poste par la Pr&eacute;sidence.</p>
<h2>Theiller Onana refuse de r&eacute;duire le changement &agrave; une nomination</h2>
<p>L&eacute;on Theiller Onana prend le contre-pied de cette lecture.</p>
<p>&laquo; Le Cameroun n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;un vice-pr&eacute;sident pour prolonger un syst&egrave;me &agrave; bout de souffle &raquo;, affirme-t-il dans la d&eacute;claration transmise &agrave; notre r&eacute;daction. La citation doit &ecirc;tre recoup&eacute;e avec sa publication originale avant diffusion.</p>
<p>Pour lui, le d&eacute;bat ne devrait pas s&rsquo;arr&ecirc;ter au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat. Le changement passerait plut&ocirc;t par une transformation des rapports de force dans les institutions &eacute;lues.</p>
<p>&laquo; Le v&eacute;ritable combat est ailleurs : reprendre d&eacute;mocratiquement le Parlement et les collectivit&eacute;s territoriales, lever les obstacles au d&eacute;veloppement et redonner au peuple le contr&ocirc;le de son destin &raquo;, poursuit-il.</p>
<p>La formule d&eacute;place le centre de gravit&eacute; du d&eacute;bat. Il ne s&rsquo;agit plus seulement de savoir qui occupera la vice-pr&eacute;sidence. Il faut aussi demander qui contr&ocirc;le les espaces o&ugrave; se votent les lois, o&ugrave; se discutent les budgets et o&ugrave; se d&eacute;cident les politiques locales.</p>
<h2>Deux strat&eacute;gies pour parler de l&rsquo;alternance</h2>
<p>Cabral Libii raisonne &agrave; partir de l&rsquo;architecture institutionnelle. La fonction de vice-pr&eacute;sident existe d&eacute;sormais dans la Constitution. Sa nomination permettrait, selon son approche rapport&eacute;e par la presse, de donner un contenu concret &agrave; la r&eacute;forme.</p>
<p>L&eacute;on Theiller Onana place la question ailleurs : dans le rapport de force &eacute;lectoral.</p>
<p>Son raisonnement est direct. Une nomination pr&eacute;sidentielle peut modifier l&rsquo;organigramme du pouvoir. Elle ne change pas n&eacute;cessairement la mani&egrave;re dont les citoyens sont repr&eacute;sent&eacute;s.</p>
<p>C&rsquo;est l&agrave; que se trouve le point de tension.</p>
<p>Un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat disposerait-il d&rsquo;une autonomie politique r&eacute;elle ? Quel serait son poids face au pr&eacute;sident ? Quel contr&ocirc;le le Parlement pourrait-il exercer sur cette fonction ? La r&eacute;forme constitutionnelle r&eacute;pond &agrave; certaines questions juridiques, mais le d&eacute;bat politique reste ouvert.</p>
<h2>Le Parlement et les communes au c&oelig;ur de son message</h2>
<p>En parlant de &laquo; reprendre d&eacute;mocratiquement &raquo; le Parlement et les collectivit&eacute;s territoriales, L&eacute;on Theiller Onana s&rsquo;adresse directement aux partis d&rsquo;opposition.</p>
<p>Son appel suppose une implantation locale, des candidatures capables de mobiliser les &eacute;lecteurs et une strat&eacute;gie commune dans les circonscriptions. Cela passe par les campagnes, mais aussi par la surveillance des op&eacute;rations &eacute;lectorales et la capacit&eacute; &agrave; transformer une victoire en action publique.</p>
<p>Le propos rejoint les discussions d&eacute;j&agrave; engag&eacute;es autour des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales. Des m&eacute;dias camerounais rapportent que plusieurs partis se pr&eacute;parent aux l&eacute;gislatives et aux municipales annonc&eacute;es ou attendues pour 2027, m&ecirc;me si le calendrier &eacute;lectoral doit encore &ecirc;tre confirm&eacute; par les actes officiels appropri&eacute;s.</p>
<p>Le mot &laquo; reprendre &raquo; est cependant politique, pas juridique. Il traduit une ambition de conqu&ecirc;te. Il ne constitue pas la preuve qu&rsquo;une majorit&eacute; parlementaire ou municipale est d&eacute;j&agrave; &agrave; port&eacute;e de main.</p>
<h2>Une querelle de personnes ou un vrai d&eacute;bat institutionnel ?</h2>
<p>La r&eacute;ponse de Theiller Onana peut &ecirc;tre lue comme une critique de Cabral Libii. Mais elle r&eacute;v&egrave;le surtout une divergence sur la m&eacute;thode.</p>
<p>Faut-il utiliser les nouvelles institutions telles qu&rsquo;elles existent pour obtenir des garanties au sommet ? Ou faut-il d&rsquo;abord changer les &eacute;quilibres &eacute;lectoraux &agrave; la base ?</p>
<p>Les deux approches ne s&rsquo;excluent pas forc&eacute;ment. Un Parlement plus pluraliste pourrait d&eacute;battre plus fortement du r&ocirc;le du vice-pr&eacute;sident. Des collectivit&eacute;s mieux repr&eacute;sent&eacute;es pourraient peser davantage sur les politiques publiques. Mais aucune de ces &eacute;volutions ne d&eacute;coule automatiquement d&rsquo;une nomination.</p>
<p>La question qui restera, pour les &eacute;lecteurs comme pour les partis, est concr&egrave;te : qui peut transformer une revendication nationale en majorit&eacute; locale et parlementaire ?</p>
<hr />
<p><strong>Que dit L&eacute;on Theiller Onana &agrave; Cabral Libii ?</strong></p>
<p>Il estime que le changement au Cameroun ne doit pas d&eacute;pendre d&rsquo;une simple nomination &agrave; la vice-pr&eacute;sidence, mais d&rsquo;une transformation d&eacute;mocratique des institutions.</p>
<p><strong>Pourquoi Cabral Libii demande-t-il un vice-pr&eacute;sident ?</strong></p>
<p>Selon plusieurs m&eacute;dias camerounais, Cabral Libii demande &agrave; Paul Biya d&rsquo;appliquer la r&eacute;forme constitutionnelle qui pr&eacute;voit cette fonction.</p>
<p><strong>La fonction de vice-pr&eacute;sident existe-t-elle au Cameroun ?</strong></p>
<p>La loi constitutionnelle n&deg;2026/002 du 14 avril 2026 pr&eacute;voit cette fonction. Aucune nomination officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; identifi&eacute;e dans les sources consult&eacute;es au 21 septembre 2026.</p>
<p><strong>Que signifie &laquo; reprendre le Parlement et les collectivit&eacute;s territoriales &raquo; ?</strong></p>
<p>Dans le propos de L&eacute;on Theiller Onana, cette expression renvoie &agrave; une strat&eacute;gie de conqu&ecirc;te &eacute;lectorale des institutions nationales et locales.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 16:41:15 +0200</pubDate>
                                    <author>La rédaction</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Leon-Theiller-ONANA180425500.jpg" type="image/jpeg" length="12210" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Leon-Theiller-ONANA180425500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Élections 2027 : le RDPC peut-il encore compter sur l&#039;Extrême-Nord ?]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-elections-2027-le-rdpc-peut-il-encore-compter-sur-lextreme-nord.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>RDPC : 400 militants démissionnent à Tokombéré, dans
l'Extrême-Nord. Listes vérifiées, cartes rendues. Avant 2026, le
parti-État perd son ancrage historique.

T...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Rdpc-mica.jpg" alt="Cameroun - Élections 2027 : le RDPC peut-il encore compter sur l&#039;Extrême-Nord ?" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-elections-2027-le-rdpc-peut-il-encore-compter-sur-lextreme-nord.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>RDPC : 400 militants d&eacute;missionnent &agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;, dans l'Extr&ecirc;me-Nord. Listes v&eacute;rifi&eacute;es, cartes rendues. Avant 2026, le parti-&Eacute;tat perd son ancrage historique.</p>
<p>Tokomb&eacute;r&eacute;, Extr&ecirc;me-Nord. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint de la section RDPC du Mayo-Sava Sud a d&eacute;missionn&eacute;. Pr&egrave;s de 400 militants ont suivi. Les listes, consult&eacute;es et v&eacute;rifi&eacute;es, portent des noms, des num&eacute;ros de carte nationale d'identit&eacute;, des contacts t&eacute;l&eacute;phoniques.</p>
<p>Ce ne sont pas des rumeurs de permanence. Ce sont des documents.</p>
<p>Quatre cents cartes du parti au pouvoir, rendues dans une seule section. &Agrave; quelques mois des l&eacute;gislatives et municipales, report&eacute;es &agrave; 2026. Dans une r&eacute;gion que le RDPC consid&eacute;rait comme acquise. La question n'est pas de savoir si le parti va r&eacute;agir. C'est de savoir s'il en est encore capable.</p>
<h2>Contexte</h2>
<p>Tokomb&eacute;r&eacute; se trouve dans le d&eacute;partement du Mayo-Sava, &agrave; l'extr&ecirc;me nord du Cameroun. La section RDPC du Mayo-Sava Sud y tenait son fief depuis des d&eacute;cennies. L'ancien pr&eacute;sident de section, Naba Hans, y a organis&eacute; des mobilisations record. En novembre 2025, des milliers de personnes ont c&eacute;l&eacute;br&eacute; la prestation de serment de Paul Biya sur l'esplanade du parti. La liesse &eacute;tait officielle. La ferveur &eacute;tait de fa&ccedil;ade.</p>
<p>Moins de six mois plus tard, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint de cette m&ecirc;me section a remis sa d&eacute;mission. Et avec lui, pr&egrave;s de 400 militants. Les listes de d&eacute;mission circulent. Elles d&eacute;taillent les identit&eacute;s compl&egrave;tes. Le signal est brutal.</p>
<h2>Les faits</h2>
<p>La d&eacute;mission a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e par le cadre lui-m&ecirc;me, &agrave; travers des documents transmis &agrave; plusieurs r&eacute;dactions. Les listes de d&eacute;mission comprennent les noms, les num&eacute;ros de carte nationale d'identit&eacute; et les contacts t&eacute;l&eacute;phoniques de centaines de militants. Molko, une localit&eacute; voisine, figure parmi les secteurs concern&eacute;s.</p>
<p>Le quotidien en ligne Camerounweb a rapport&eacute; des d&eacute;missions similaires &agrave; Ka&iuml;-Ka&iuml;, dans la m&ecirc;me r&eacute;gion, d&eacute;but janvier 2026. StopBlaBlaCam a document&eacute;, en ao&ucirc;t 2025, le d&eacute;part collectif de 40 jeunes militants RDPC du Diamar&eacute; vers le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). &Agrave; Yagoua, en janvier 2026, le quatri&egrave;me adjoint au maire a quitt&eacute; le parti apr&egrave;s quinze ans de militantisme.</p>
<p>Tokomb&eacute;r&eacute; n'est pas un accident. C'est un sympt&ocirc;me.</p>
<h2>Ce que Tokomb&eacute;r&eacute; dit du RDPC</h2>
<p>Le RDPC traverse une crise de confiance &agrave; la base. Les raisons &eacute;voqu&eacute;es par les d&eacute;missionnaires du Diamar&eacute; &laquo; manque d'opportunit&eacute;s pour les jeunes &raquo;, &laquo; absence de dialogue &raquo;, &laquo; marginalisation des organes de base &raquo; r&eacute;sonnent &agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;. Dans sa lettre de d&eacute;mission, Mohamed Bachirou, vice-pr&eacute;sident de la sous-section RDPC Mayel Ibbe, d&eacute;non&ccedil;ait &laquo; un groupuscule de personnes &raquo; ayant &laquo; pris le parti en otage &raquo;, prenant &laquo; toutes les d&eacute;cisions sans consulter la base &raquo;.</p>
<p>Ce n'est pas une querelle de personnes. C'est un probl&egrave;me de m&eacute;thode. Le RDPC fonctionne, dans ces localit&eacute;s, comme une machine &eacute;lectorale descendante : la consigne vient d'en haut, la base ex&eacute;cute. Quand cette base ne re&ccedil;oit rien en retour ni consid&eacute;ration, ni opportunit&eacute;, ni &eacute;coute elle finit par partir.</p>
<p>Le timing aggrave la fracture. Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales, initialement pr&eacute;vues pour 2025, ont &eacute;t&eacute; report&eacute;es &agrave; plusieurs reprises. Paul Biya a annonc&eacute; un nouveau report en f&eacute;vrier 2026, sans fixer de date. Les mandats des d&eacute;put&eacute;s et conseillers municipaux, prorog&eacute;s, expirent respectivement les 30 mars et 31 mai 2026. Chaque mois de report suppl&eacute;mentaire est un mois de d&eacute;saffection suppl&eacute;mentaire.</p>
<h2>Le contraste : MRC vs. RDPC</h2>
<p>Pendant que le RDPC tente de colmater ses fuites, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) poursuit son d&eacute;ploiement. Le 6 janvier 2026, Maurice Kamto a pr&eacute;sid&eacute; la r&eacute;union du nouveau directoire national &agrave; Yaound&eacute;. Le parti a remis en place &laquo; une cha&icirc;ne de commandement politique lisible, assum&eacute;e et pleinement op&eacute;rationnelle &raquo;. Une acad&eacute;mie de formation des militants a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en avril 2026.</p>
<p>Le contraste est d'autant plus frappant que les cadres du RDPC semblent davantage occup&eacute;s &agrave; commenter les faits et gestes du MRC qu'&agrave; traiter leurs propres fractures. Un observateur local cit&eacute; par Jeune Afrique r&eacute;sume : &laquo; Avec Issa Tchiroma Bakary et Maurice Kamto comme adversaires, Yaound&eacute; ne peut pas simplement compter sur ses alli&eacute;s actuels, qui n'ont pas d'envergure nationale, pour tenir le Nord &raquo;.</p>
<p>Le RDPC a perdu son ancrage dans le Septentrion. Les &eacute;lections r&eacute;gionales de d&eacute;cembre 2025 l'ont montr&eacute; : dans l'Adamaoua, fief traditionnel de l'UNDP, le RDPC n'a obtenu que 36 si&egrave;ges de conseillers r&eacute;gionaux contre 34 pour l'opposition. Un score serr&eacute;. Et pourtant, le RDPC a refus&eacute; de laisser l'UNDP acc&eacute;der &agrave; la pr&eacute;sidence du conseil r&eacute;gional.</p>
<p>Ce refus est un aveu. Le parti au pouvoir sait qu'il est en position de faiblesse. Il conserve le contr&ocirc;le par la force institutionnelle, pas par la l&eacute;gitimit&eacute; &eacute;lectorale.</p>
<h2>Les cons&eacute;quences</h2>
<p>&Agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;, la section Mayo-Sava Sud &eacute;tait un pilier. Sa vacance militante cr&eacute;e un vide que d'autres formations pourraient combler. Le MRC, le FSNC, et d'autres mouvements locaux sont en embuscade. Les 400 d&eacute;missions ne sont pas que des d&eacute;parts. Ce sont des &eacute;lecteurs qui se d&eacute;placent.</p>
<p>Pour le RDPC, l'enjeu d&eacute;passe Tokomb&eacute;r&eacute;. La r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord compte plusieurs d&eacute;partements strat&eacute;giques : Mayo-Sava, Mayo-Tsanaga, Mayo-Danay, Diamar&eacute;. Les d&eacute;fections document&eacute;es touchent au moins trois d'entre eux. Si la tendance se confirme, le parti-&Eacute;tat pourrait perdre des municipalit&eacute;s enti&egrave;res lors des prochains scrutins.</p>
<p>Ce que nous n'avons pas pu v&eacute;rifier</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre la permanence de la section RDPC Mayo-Sava Sud &agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;. Sans succ&egrave;s &agrave; l'heure o&ugrave; nous publions. Le nom du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint d&eacute;missionnaire n'a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute; par une source officielle du parti. Le chiffre de 400 militants provient des listes consult&eacute;es et v&eacute;rifi&eacute;es par nos soins, mais n'a pas fait l'objet d'un recoupement ind&eacute;pendant. Aucun communiqu&eacute; de la direction nationale du RDPC n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute; &agrave; ce stade.</p>
<p>Ces r&eacute;serves ne diminuent pas la port&eacute;e du signal. Elles rappellent simplement que le RDPC, pour l'instant, ne dit rien.</p>
<h2>Perspective</h2>
<p>Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales n'ont pas de date. Les mandats expirent dans quelques mois. Le RDPC a un probl&egrave;me : sa base s'en va, et il ne semble pas savoir comment la retenir. &Agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;, la question n'est plus de savoir si le parti peut reconqu&eacute;rir ses militants. C'est de savoir combien d'autres sections suivront.</p>
<p>La r&eacute;ponse viendra des urnes. Ou de ce qu'il en reste.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 16:08:04 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Rdpc-mica.jpg" type="image/jpeg" length="7389" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Rdpc-mica.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - MRC : Binyam lâche Mbida après un audio qui change tout]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-mrc-binyam-lache-mbida-apres-un-audio-qui-change-tout.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Pierre-Emmanuel Binyam écarte Mbida Ndoumbe de sa liste après la
fuite d'un audio où il menace de saisir Atanga Nji. Le MRC vacille
avant le congrès du 17 octob...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Pierre-Emmanuel-Binyam190926500.webp" alt="Cameroun - MRC : Binyam lâche Mbida après un audio qui change tout" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-mrc-binyam-lache-mbida-apres-un-audio-qui-change-tout.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pierre-Emmanuel Binyam &eacute;carte Mbida Ndoumbe de sa liste apr&egrave;s la fuite d'un audio o&ugrave; il menace de saisir Atanga Nji. Le MRC vacille avant le congr&egrave;s du 17 octobre.&nbsp;</p>
<p>Un enregistrement vocal, une menace &agrave; peine voil&eacute;e &agrave; l'endroit du parti, et une d&eacute;cision prise en quarante-huit heures : le MRC d&eacute;couvre que ses fractures internes ne sont plus seulement politiques.</p>
<p>Pierre-Emmanuel Binyam a remplac&eacute; Mbida Ndoumbe par Emmanuel Likenye Monyoko au poste de deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident sur sa liste de candidature &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC. La d&eacute;cision est tomb&eacute;e quelques jours apr&egrave;s la diffusion d'un enregistrement vocal dans lequel Mbida menace de saisir le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, pour faire annuler une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du parti.</p>
<h2>Un audio, une bombe</h2>
<p>Le MRC n'a pas besoin d'ennemis ext&eacute;rieurs en ce moment. Il en a &agrave; l'int&eacute;rieur. La fuite de l'enregistrement attribu&eacute; &agrave; Mbida Ndoumbe n'est pas une simple indiscr&eacute;tion. C'est une d&eacute;flagration dans un parti d&eacute;j&agrave; en proie aux turbulences depuis la d&eacute;mission de Maurice Kamto, le 8 septembre. Dans la s&eacute;quence audio devenue virale, Mbida Ndoumbe menace de contacter Atanga Nji pour faire annuler une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du MRC. L'int&eacute;ress&eacute; a lui-m&ecirc;me reconnu que la voix &eacute;tait la sienne, selon plusieurs sources concordantes. Ce n'est pas une rumeur. C'est un fait admis.</p>
<h2>Le timing n'est pas un hasard</h2>
<p>Binyam a r&eacute;agi vite. Trois jours apr&egrave;s la cl&ocirc;ture des d&eacute;p&ocirc;ts de candidatures, le 16 septembre, il a proc&eacute;d&eacute; au r&eacute;am&eacute;nagement de sa liste. Mbida Ndoumbe, qui devait occuper le poste de deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident, est remplac&eacute; par Emmanuel Likenye Monyoko, repr&eacute;sentant r&eacute;gional du parti dans le Sud-Ouest. Dans un communiqu&eacute;, Binyam justifie sa d&eacute;cision par un &laquo; souci de coh&eacute;rence avec les valeurs et les principes qui fondent son engagement politique et le socle de la Renaissance du Cameroun &raquo;. La formule est propre. Presque trop propre. Derri&egrave;re le vocabulaire de la rigueur, la d&eacute;cision ressemble &agrave; un r&eacute;flexe de survie politique. Un candidat &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC ne peut pas laisser sur sa liste un homme qui aurait envisag&eacute; de tendre la main &agrave; celui que le parti consid&egrave;re comme le bras arm&eacute; de l'administration contre lui.</p>
<h2>Qui est Likenye Monyoko ?</h2>
<p>Son profil m&eacute;rite qu'on s'y arr&ecirc;te. Emmanuel Likenye Monyoko n'est pas un inconnu. Il est le secr&eacute;taire r&eacute;gional du MRC dans le Sud-Ouest, une r&eacute;gion o&ugrave; le parti a d&ucirc; composer avec un contexte s&eacute;curitaire et administratif extr&ecirc;mement tendu. En janvier 2018, il adressait d&eacute;j&agrave; une correspondance au sous-pr&eacute;fet de Buea pour demander l'autorisation de tenir une marche du parti. Le choix de Binyam n'est donc pas anodin : il envoie un signal &agrave; l'&eacute;lectorat anglophone, et il remplace un cadre du Centre par un homme de terrain issu d'une r&eacute;gion strat&eacute;gique. Mais ce signal est aussi un aveu : Binyam a besoin de consolider sa base r&eacute;gionale apr&egrave;s un &eacute;pisode qui aurait pu le faire passer, lui, pour un dirigeant incapable de filtrer ses propres alli&eacute;s.</p>
<h2>Le contexte plus large : un parti sous pression</h2>
<p>Le MRC n'en est pas &agrave; sa premi&egrave;re secousse. La d&eacute;mission de Maurice Kamto, le 8 septembre, a ouvert une crise de succession dont les effets se font encore sentir. Kamto a quitt&eacute; la pr&eacute;sidence du parti qu'il a fond&eacute; en 2012, invoquant &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a d&eacute;missionn&eacute; le m&ecirc;me jour. Depuis, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah assure l'int&eacute;rim. Trois listes sont en lice pour la convention extraordinaire du 17 octobre : celles de Tiriane Noah, de Pierre-Emmanuel Binyam et de Brice Ronnic Djolako. Et voil&agrave; que l'un des candidats doit g&eacute;rer une crise interne sur sa propre liste.</p>
<h2>L'ombre d'Atanga Nji</h2>
<p>Il faut comprendre ce que signifie, au Cameroun, &laquo; saisir Atanga Nji &raquo;. Le ministre de l'Administration territoriale n'est pas un simple arbitre administratif. Depuis des mois, son minist&egrave;re refuse de reconna&icirc;tre les travaux de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC. Une correspondance du 19 ao&ucirc;t 2026 a explicitement &eacute;cart&eacute; la validit&eacute; de cette convention, rappelant qu'elle avait &eacute;t&eacute; interdite par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral. Pour les militants du MRC, Atanga Nji incarne la pression administrative qui p&egrave;se sur le parti. Alors imaginer qu'un cadre du MRC un vice-pr&eacute;sident sur une liste candidate puisse menacer de recourir &agrave; lui pour torpiller une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du parti lui-m&ecirc;me : c'est, dans la grammaire politique camerounaise, une forme de trahison. Ou, au minimum, une faute politique impardonnable.</p>
<h2>La d&eacute;cision de Binyam : courage ou calcul ?</h2>
<p>Deux lectures sont possibles. La premi&egrave;re : Binyam a fait preuve de fermet&eacute;. Il a &eacute;cout&eacute;, il a compris, il a coup&eacute;. Il a appliqu&eacute; une ligne claire : on ne garde pas &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s quelqu'un qui envisage de faire appel &agrave; l'administration contre son propre camp. Cette lecture flatte Binyam et correspond au r&eacute;cit qu'il a lui-m&ecirc;me construit dans son communiqu&eacute;.</p>
<p>La seconde : Binyam a r&eacute;agi sous la pression. L'audio &eacute;tait d&eacute;j&agrave; dans la rue. Attendre, c'&eacute;tait laisser la controverse s'installer. Remplacer Mbida &eacute;tait la seule option viable pour ne pas perdre la face avant le 17 octobre. Cette lecture ne flatte personne, mais elle est plus proche des m&eacute;canismes r&eacute;els de la politique partisane.</p>
<p>Le fait que nous ne disposons pas du communiqu&eacute; int&eacute;gral de Binyam au moment d'&eacute;crire ces lignes seulement des extraits rapport&eacute;s par la presse nous emp&ecirc;che de trancher. Ce que nous savons, c'est que la d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; prise vite, et qu'elle a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e comme une d&eacute;cision de principe. Le reste rel&egrave;ve de l'appr&eacute;ciation.</p>
<h2>Ce que &ccedil;a dit du MRC</h2>
<p>Le MRC est un parti qui a construit son identit&eacute; sur la rupture. Rupture avec le RDPC, rupture avec les pratiques de l'administration, rupture avec une opposition jug&eacute;e trop docile. Mais la s&eacute;quence Mbida r&eacute;v&egrave;le une fissure. Les partis d'opposition camerounais sont travers&eacute;s par des logiques de loyaut&eacute; et de positionnement qui n'ont rien &agrave; envier aux formations au pouvoir. La diff&eacute;rence, c'est que lorsqu'un cadre de l'opposition fait appel &agrave; l'administration contre son propre parti, la ligne rouge n'est plus seulement politique. Elle devient existentielle.</p>
<p>La convention du 17 octobre doit d&eacute;signer le successeur de Maurice Kamto. Trois listes sont en comp&eacute;tition. Binyam, Tiriane Noah, Djolako. Aucun d'eux n'a encore d&eacute;voil&eacute; l'int&eacute;gralit&eacute; de son programme. Les militants, eux, attendent. La question qui circule dans les permanences du parti n'est plus seulement &laquo; qui va gagner ? &raquo;. Elle est devenue : &laquo; qui n'a pas encore &eacute;t&eacute; expos&eacute; ? &raquo;. La s&eacute;quence Mbida a rappel&eacute; une chose simple : dans une campagne interne, un audio peut faire plus de d&eacute;g&acirc;ts qu'un discours.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Binyam a-t-il remplac&eacute; Mbida ?</strong><br />Parce qu'un audio a circul&eacute; dans lequel Mbida menace de saisir Atanga Nji pour faire annuler une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du MRC. Binyam a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; couper avant que &ccedil;a ne lui retombe dessus.</p>
<p><strong>Qui est Likenye Monyoko ?</strong><br />C'est le repr&eacute;sentant du MRC dans le Sud-Ouest. Un homme de terrain, encart&eacute; depuis 2012, qui remplace Mbida au poste de deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident.</p>
<p><strong>Est-ce que Mbida a confirm&eacute; que c'&eacute;tait sa voix ?</strong><br />Oui, il l'a reconnu lui-m&ecirc;me selon plusieurs sources. On n'a pas eu acc&egrave;s &agrave; une d&eacute;claration &eacute;crite de sa part au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p><strong>Quand aura lieu le congr&egrave;s du MRC ?</strong><br />Le 17 octobre 2026, &agrave; Yaound&eacute;. Trois listes sont en lice.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 19 Sep 2026 15:36:44 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Pierre-Emmanuel-Binyam190926500.webp" type="image/webp" length="16378" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Pierre-Emmanuel-Binyam190926500.webp" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Législatives 2027 : le scénario d&#039;un nouveau report se précise]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-legislatives-2027-le-scenario-dun-nouveau-report-se-precise.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le RDPC étudie un nouveau report des législatives de février 2027,
invoquant le ramadan. Dans le Grand-Nord, le vote utile menace la
majorité écrasante.

Derriè...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Urnes020225500.jpg" alt="Cameroun - Législatives 2027 : le scénario d&#039;un nouveau report se précise" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-legislatives-2027-le-scenario-dun-nouveau-report-se-precise.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le RDPC &eacute;tudie un nouveau report des l&eacute;gislatives de f&eacute;vrier 2027, invoquant le ramadan. Dans le Grand-Nord, le vote utile menace la majorit&eacute; &eacute;crasante.</p>
<p>Derri&egrave;re l'argument religieux du ramadan, le RDPC tente de conjurer une d&eacute;faite annonc&eacute;e aux l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<p>Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales sont pr&eacute;vues pour f&eacute;vrier 2027. Mais au sommet de l'&Eacute;tat, une autre date circule : celle d'un report.</p>
<p>L'argument avanc&eacute; : le ramadan commence le 8 f&eacute;vrier 2027. Le calendrier religieux co&iuml;nciderait avec le scrutin.</p>
<p>Derri&egrave;re cette justification, une r&eacute;alit&eacute; plus politique : le RDPC, majorit&eacute; &eacute;crasante depuis des d&eacute;cennies, redoute le vote sanction.</p>
<h2>Le sc&eacute;nario d'un nouveau report</h2>
<p>L'ex&eacute;cutif camerounais &eacute;tudie le sc&eacute;nario d'un d&eacute;calage du double scrutin l&eacute;gislatives et municipales pr&eacute;vu en f&eacute;vrier 2027. L'information, r&eacute;v&eacute;l&eacute;e par Africa Intelligence, agite les milieux politiques depuis plusieurs semaines.</p>
<p>Pour justifier ce report, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, s'appr&ecirc;te &agrave; invoquer la concomitance du scrutin avec le d&eacute;but du ramadan. En 2027, le mois sacr&eacute; de l'Islam commence le 8 f&eacute;vrier, soit la premi&egrave;re semaine de f&eacute;vrier la p&eacute;riode initialement envisag&eacute;e pour les &eacute;lections.</p>
<p>L'argument religieux masque toutefois une pr&eacute;occupation plus politique.</p>
<h2>Un RDPC qui doute de sa capacit&eacute; &agrave; sortir indemne</h2>
<p>Dans l'&eacute;tat actuel du rapport de force, le comit&eacute; central du parti de Paul Biya doute de sa capacit&eacute; &agrave; sortir indemne de ces &eacute;lections group&eacute;es.</p>
<p>Le RDPC d&eacute;tient aujourd'hui une majorit&eacute; &eacute;crasante &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, ainsi que plusieurs municipalit&eacute;s. Mais il craint le vote sanction.</p>
<p>Les s&eacute;quelles de la crise post-&eacute;lectorale d'octobre 2025 p&egrave;sent lourd. Apr&egrave;s la proclamation de la victoire de Paul Biya avec 53,66 % des voix, son principal adversaire, Issa Tchiroma Bakary, qui revendiquait son propre succ&egrave;s, avait refus&eacute; de reconna&icirc;tre les r&eacute;sultats. La contestation avait alors gagn&eacute; plusieurs villes, donnant lieu &agrave; des affrontements avec les forces de s&eacute;curit&eacute; et causant la mort de plusieurs personnes.</p>
<p>Le Grand-Nord Garoua et Maroua notamment avait &eacute;t&eacute; l'un des principaux foyers de la contestation. Or, cette partie du pays constitue historiquement l'un des plus importants r&eacute;servoirs de voix du RDPC.</p>
<h2>Le vote utile dans le Grand-Nord</h2>
<p>&Agrave; l'approche des l&eacute;gislatives et des municipales, l'entourage du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du comit&eacute; central, Jean Nku&eacute;t&eacute;, sait qu'une partie de cet &eacute;lectorat entend d&eacute;sormais voter utile.</p>
<p>Le vote utile pourrait se tourner vers des formations d'opposition telles que le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d'Issa Tchiroma Bakary, l'Union nationale pour la d&eacute;mocratie et le progr&egrave;s (UNDP) de Bello Bouba Maigari, ou encore le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).</p>
<p>Ce dernier traverse toutefois une p&eacute;riode d'incertitude depuis la d&eacute;mission, le 8 septembre 2026, de son pr&eacute;sident Maurice Kamto. Son successeur doit encore &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute;. Trois candidats sont en lice pour lui succ&eacute;der.</p>
<h2>Un budget en question</h2>
<p>Les actuels mandats des d&eacute;put&eacute;s et des conseillers municipaux devaient en th&eacute;orie toucher &agrave; leur terme en 2025. Ils ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; prolong&eacute;s par deux fois ces derniers mois.</p>
<p>Le projet de loi de finances, qui doit &ecirc;tre examin&eacute; par le Parlement lors de la derni&egrave;re session de l'ann&eacute;e, pr&eacute;vue du 10 novembre au 10 d&eacute;cembre, ne consacre pour l'heure aucune ligne budg&eacute;taire &agrave; l'organisation du double scrutin. Le co&ucirc;t est pourtant estim&eacute; &agrave; pr&egrave;s de 100 milliards de francs CFA (152 millions d'euros).</p>
<p>Selon Christian Ntimbane Bomo, le budget du Cameroun 2026 ne permet pas de financer une &eacute;lection pour d&eacute;but 2027. &laquo; Le Cameroun a engag&eacute; environ 120 milliards de francs CFA d'investissement sur des pr&eacute;visions budg&eacute;taires annuelles de plus de 2 000 milliards &raquo;, explique-t-il.</p>
<h2>La m&eacute;canique du report</h2>
<p>Le gouvernement a d&eacute;j&agrave; modifi&eacute; l'article 170 du Code &eacute;lectoral en mars 2026. Le texte, d&eacute;fendu par Paul Atanga Nji lui-m&ecirc;me, supprime le plafond de 18 mois qui encadrait les prorogations du mandat des conseillers municipaux.</p>
<p>La formule &laquo; en cas de besoin &raquo;, sans dur&eacute;e maximale sp&eacute;cifi&eacute;e, donne au chef de l'&Eacute;tat une latitude discr&eacute;tionnaire consid&eacute;rable pour reporter les &eacute;lections municipales sans contrainte de d&eacute;lai l&eacute;gal.</p>
<p>Un paradoxe que rel&egrave;vent les observateurs : le ministre de l'Administration territoriale est &agrave; la fois l'autorit&eacute; comp&eacute;tente pour organiser les &eacute;lections et celui qui d&eacute;fend devant le Parlement le projet de loi permettant de les reporter sine die.</p>
<h2>Ce que dit l'opposition</h2>
<p>Le MRC ne croit pas &agrave; l'argument du ramadan. Lors d'une conf&eacute;rence de presse tenue le 25 juin 2026, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a soutenu que le parti au pouvoir a report&eacute; les &eacute;lections par peur de la force de l'opposition.</p>
<p>&laquo; Le parti du pr&eacute;sident Paul Biya est en panne d'id&eacute;es, de bilan et de souffle &raquo;, avait-il lanc&eacute;. Il a accus&eacute; le r&eacute;gime de vouloir &laquo; masquer ses propres faiblesses &raquo; par des man&oelig;uvres de diversion.</p>
<p>Le MRC a annonc&eacute; qu'il prendra part &agrave; toutes les &eacute;lections, notamment l&eacute;gislatives et municipales de 2027. &laquo; Ce sera une autre occasion de d&eacute;montrer sa force &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Mamadou Mota.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>Le sc&eacute;nario d'un report s'inscrit dans une instabilit&eacute; institutionnelle plus large. La prorogation des mandats, la modification du Code &eacute;lectoral, l'absence de budget allou&eacute; au scrutin, la crise post-&eacute;lectorale d'octobre 2025, la d&eacute;mission de Kamto autant de facteurs qui dessinent un paysage &eacute;lectoral camerounais mis entre parenth&egrave;ses.</p>
<p>Une question revient dans les r&eacute;dactions et les permanences politiques : si les &eacute;lections sont report&eacute;es, jusqu'&agrave; quand ?</p>
<p>Aucune date n'a &eacute;t&eacute; officiellement annonc&eacute;e. Le Parlement se r&eacute;unit en novembre. Le budget sera discut&eacute;. Le ramadan commencera en f&eacute;vrier.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi les &eacute;lections l&eacute;gislatives sont-elles report&eacute;es au Cameroun ?</strong><br />Le gouvernement invoque la concomitance du scrutin avec le d&eacute;but du ramadan, pr&eacute;vu le 8 f&eacute;vrier 2027. Mais l'opposition y voit une man&oelig;uvre pour &eacute;viter un vote sanction contre le RDPC.</p>
<p><strong>Quand auront lieu les &eacute;lections l&eacute;gislatives au Cameroun ?</strong><br />Initialement pr&eacute;vues en f&eacute;vrier 2027, elles pourraient &ecirc;tre report&eacute;es &agrave; une date ult&eacute;rieure. Aucun calendrier officiel n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le vote utile au Cameroun ?</strong><br />C'est le fait, pour un &eacute;lecteur, de voter pour le candidat le plus susceptible de battre le parti au pouvoir, plut&ocirc;t que pour son parti de c&oelig;ur. Dans le Grand-Nord, ce ph&eacute;nom&egrave;ne pourrait profiter au FSNC, &agrave; l'UNDP ou au MRC.</p>
<p><strong>Le RDPC a-t-il peur des &eacute;lections de 2027 ?</strong><br />Selon l'opposition, le RDPC redoute une d&eacute;faite. La crise post-&eacute;lectorale d'octobre 2025 a fragilis&eacute; le parti au pouvoir dans le Grand-Nord, historiquement l'un de ses principaux fiefs.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 21:40:40 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Urnes020225500.jpg" type="image/jpeg" length="9340" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Urnes020225500.jpg" />
                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - MRC : après la victoire, la procédure de dédommagement]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-mrc-apres-la-victoire-la-procedure-de-dedommagement.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le tribunal d’Ekounou s’est déclaré incompétent dans
l’affaire MRC contre Willy Mengue. Les trois demandeurs sont
condamnés aux dépens. Le MRC peut désormais ré...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" alt="Cameroun - MRC : après la victoire, la procédure de dédommagement" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-mrc-apres-la-victoire-la-procedure-de-dedommagement.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le tribunal d&rsquo;Ekounou s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute; incomp&eacute;tent dans l&rsquo;affaire MRC contre Willy Mengue. Les trois demandeurs sont condamn&eacute;s aux d&eacute;pens. Le MRC peut d&eacute;sormais r&eacute;clamer des dommages.</p>
<p>Le tribunal d&rsquo;Ekounou a renvoy&eacute; Willy Mengue, S&eacute;bastien Mbala Wouria II et Laure Kamegne &agrave; mieux se pourvoir. Le MRC a gagn&eacute;. La bataille judiciaire, elle, ne fait peut-&ecirc;tre que commencer.</p>
<p>Yaound&eacute;, 17 septembre 2026, 12 heures. Le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;-Ekounou rend sa d&eacute;cision dans l&rsquo;affaire qui oppose le MRC &agrave; Willy Mengue et deux autres dissidents. Le pr&eacute;sident lit : &laquo; Nous d&eacute;clarons incomp&eacute;tent ratione materiae. &raquo;</p>
<p>Trois mots. Une d&eacute;faite pour les demandeurs. Une victoire pour le MRC. Et une question : que vont devenir les trois absents ?</p>
<p>Le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;-Ekounou a rendu sa d&eacute;cision ce jeudi 17 septembre 2026. L&rsquo;affaire : MRC contre Willy Mengue et deux autres.</p>
<p>Le dispositif est clair. Le pr&eacute;sident du tribunal, statuant publiquement et contradictoirement &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de toutes les parties, a renvoy&eacute; les sieurs Willy Mengue, S&eacute;bastien Mbala Wouria II et Dame Georgette Laure Kamegne &agrave; &laquo; mieux se pourvoir &raquo;. Avant d&rsquo;ajouter : &laquo; Mais d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent et vu l&rsquo;urgence, nous d&eacute;clarons incomp&eacute;tent ratione materiae. &raquo;</p>
<p>Les demandeurs sont condamn&eacute;s aux d&eacute;pens.</p>
<p>Autrement dit : le tribunal ne se reconna&icirc;t pas comp&eacute;tent pour examiner leur demande. Ils sont d&eacute;bout&eacute;s. Et ils devront payer les frais de proc&eacute;dure.</p>
<h2>Une d&eacute;cision accueillie comme une victoire pour le MRC</h2>
<p>Pour le MRC, c&rsquo;est un soulagement. Les trois dissidents voulaient placer le parti sous tutelle judiciaire, en demandant la d&eacute;signation d&rsquo;un mandataire ad hoc. Le tribunal a ferm&eacute; cette porte.</p>
<p>Le Collectif Sylvain Souop, qui d&eacute;fend les int&eacute;r&ecirc;ts du MRC dans cette proc&eacute;dure, a r&eacute;agi par un communiqu&eacute; sign&eacute; de Me Hippolyte BT Meli. Le texte annonce que le MRC &laquo; a donc eu gain de cause &raquo; et qu&rsquo;il attendra &laquo; l&rsquo;expiration des d&eacute;lais de 15 jours &agrave; compter de la signification de la d&eacute;cision pour initier une proc&eacute;dure de d&eacute;dommagement contre les Willy Mengue et autres &raquo;.</p>
<p>Motifs invoqu&eacute;s : &laquo; agissements frauduleux, exercice des proc&eacute;dures abusives et vexatoires &raquo;.</p>
<h2>&laquo; Ils n&rsquo;&eacute;taient toujours pas l&agrave; aujourd&rsquo;hui &raquo;</h2>
<p>Le communiqu&eacute; du Collectif Sylvain Souop se termine par une phrase qui en dit long : &laquo; Ils n&rsquo;&eacute;taient toujours pas l&agrave; aujourd&rsquo;hui ! &raquo;</p>
<p>Willy Mengue, Laure Kamegne et S&eacute;bastien Mbala Wouria II n&rsquo;&eacute;taient pas pr&eacute;sents &agrave; l&rsquo;audience. Une nouvelle fois. Lors des audiences pr&eacute;c&eacute;dentes, ils avaient d&eacute;j&agrave; brill&eacute; par leur absence, se faisant repr&eacute;senter par des avocats qui, parfois, ne plaidaient m&ecirc;me pas.</p>
<p>Le tribunal a donc statu&eacute; sur la base des &eacute;critures et des plaidoiries du MRC. Les avocats du parti, dont Me Emmanuel Simh, vice-pr&eacute;sident et avocat de formation, avaient d&eacute;velopp&eacute; un argumentaire complet sur la libre administration des partis politiques.</p>
<h2>Que signifie &laquo; incomp&eacute;tent ratione materiae &raquo; ?</h2>
<p>En droit, l&rsquo;incomp&eacute;tence <strong>ratione materiae</strong> d&eacute;signe l&rsquo;absence de pouvoir d&rsquo;une juridiction pour conna&icirc;tre d&rsquo;un type de litige. Le tribunal civil ne peut pas intervenir dans le fonctionnement interne d&rsquo;un parti politique. C&rsquo;est ce que le minist&egrave;re public avait soutenu &agrave; l&rsquo;audience du 10 septembre.</p>
<p>La loi camerounaise de 1990 sur les partis politiques consacre le principe de libre administration. Le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s ne peut donc pas d&eacute;signer un mandataire ad hoc pour &laquo; normaliser &raquo; un parti. Les d&eacute;saccords internes rel&egrave;vent des instances du parti, pas du tribunal civil.</p>
<p>C&rsquo;est la deuxi&egrave;me fois que le tribunal d&rsquo;Ekounou le rappelle. La premi&egrave;re fois, dans une ordonnance ant&eacute;rieure, il avait d&eacute;j&agrave; rejet&eacute; une demande similaire. Cette fois, la d&eacute;cision est plus compl&egrave;te : le tribunal se d&eacute;clare incomp&eacute;tent et renvoie les demandeurs &agrave; mieux se pourvoir.</p>
<h2>Les suites : 15 jours pour demander des dommages</h2>
<p>Le MRC ne compte pas en rester l&agrave;. Le communiqu&eacute; du Collectif Sylvain Souop annonce qu&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de recours de 15 jours, le parti initiera une proc&eacute;dure de d&eacute;dommagement.</p>
<p>Les motifs : &laquo; agissements frauduleux, exercice des proc&eacute;dures abusives et vexatoires &raquo;.</p>
<p>Autrement dit, le MRC estime que Willy Mengue et ses co-demandeurs ont agi de mauvaise foi, en intentant une action qu&rsquo;ils savaient vou&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;chec. Le parti veut obtenir r&eacute;paration.</p>
<p>Cette proc&eacute;dure pourrait donner lieu &agrave; une nouvelle bataille judiciaire. Les trois dissidents n&rsquo;ont pas encore r&eacute;agi publiquement. Nous avons tent&eacute; de les joindre avant publication. Sans succ&egrave;s.</p>
<h2>Ce que dit le Collectif Sylvain Souop</h2>
<p>Dans son communiqu&eacute;, le Collectif Sylvain Souop, qui d&eacute;fend les int&eacute;r&ecirc;ts du MRC dans cette affaire, se f&eacute;licite de la d&eacute;cision. Il rappelle que le tribunal a suivi les r&eacute;quisitions du minist&egrave;re public, qui avait soulev&eacute; l&rsquo;incomp&eacute;tence d&egrave;s l&rsquo;audience du 10 septembre.</p>
<p>&laquo; L&rsquo;opinion sera tenue inform&eacute;e des suites &raquo;, conclut le communiqu&eacute;.</p>
<p>Le MRC sort donc renforc&eacute; de cette s&eacute;quence judiciaire. Mais la crise interne du parti, elle, n&rsquo;est pas r&eacute;solue. La d&eacute;mission de Maurice Kamto, le 8 septembre, a laiss&eacute; un vide. La convention extraordinaire pour &eacute;lire son successeur doit se tenir. Les candidatures sont ouvertes jusqu&rsquo;au 9 octobre 2026.</p>
<hr />
<p><strong>Qu&rsquo;a d&eacute;cid&eacute; le tribunal d&rsquo;Ekounou ?</strong><br />Il s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute; incomp&eacute;tent ratione materiae dans l&rsquo;affaire MRC contre Willy Mengue et deux autres. Les demandeurs sont renvoy&eacute;s &agrave; mieux se pourvoir et condamn&eacute;s aux d&eacute;pens.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que &laquo; renvoyer &agrave; mieux se pourvoir &raquo; ?</strong><br />C&rsquo;est une formule juridique qui signifie que la demande est rejet&eacute;e pour incomp&eacute;tence ou irrecevabilit&eacute;. Les demandeurs doivent s&rsquo;adresser &agrave; une autre juridiction ou renoncer.</p>
<p><strong>Le MRC peut-il vraiment demander des dommages ?</strong><br />Oui. Le Collectif Sylvain Souop annonce qu&rsquo;apr&egrave;s le d&eacute;lai de 15 jours, une proc&eacute;dure de d&eacute;dommagement sera initi&eacute;e pour &laquo; agissements frauduleux, proc&eacute;dures abusives et vexatoires &raquo;.</p>
<p><strong>Willy Mengue et les autres &eacute;taient-ils pr&eacute;sents ?</strong><br />Non. Ils n&rsquo;&eacute;taient pas l&agrave; &agrave; l&rsquo;audience du 17 septembre. Une nouvelle absence, apr&egrave;s d&rsquo;autres.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 15:21:29 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" type="image/webp" length="7788" />
                    <media:thumbnail url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" />
                            </item>
            </channel>
</rss>
