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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
        <link>https://www.camer.be/index.php/rss/societe</link>
        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Sat, 03 Oct 2026 18:21:51 +0200</lastBuildDate>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s&#039;enflamme]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-affaire-joyce-4-mois-de-silence-la-toile-senflamme.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Quatre mois après l'incident du 25 mai 2026, le Groupe Scolaire La
Gloire Olympique sort de son silence. La Toile, elle, ne lâche rien.

Un communiqué publié qu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Joyce-Nawell280526500.webp" alt="Cameroun - Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s&#039;enflamme" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-affaire-joyce-4-mois-de-silence-la-toile-senflamme.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Quatre mois apr&egrave;s l'incident du 25 mai 2026, le Groupe Scolaire La Gloire Olympique sort de son silence. La Toile, elle, ne l&acirc;che rien.</p>
<p>Un communiqu&eacute; publi&eacute; quatre mois apr&egrave;s les faits, des accusations de dissimulation, une enqu&ecirc;te en cours : l'affaire Joyce Nawal est devenue le symbole d'une communication de crise arriv&eacute;e trop tard, sur fond de guerre des versions entre l'&eacute;cole et la Toile.</p>
<p>Le 25 mai 2026, une fillette de deux ans et onze mois quitte son &eacute;cole &agrave; 13h40. Le m&ecirc;me jour, le m&ecirc;me &eacute;tablissement. Quatre mois plus tard, un communiqu&eacute;. Entre les deux, une temp&ecirc;te.</p>
<h2>Une chronologie qui interroge</h2>
<p>25 mai 2026, 13h40. Joyce Nawal, &eacute;l&egrave;ve en pr&eacute;maternelle au Groupe Scolaire Bilingue La Gloire Olympique, quitte l'&eacute;tablissement, r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e par un parent. C'est ce qu'affirme la direction de l'&eacute;cole dans son communiqu&eacute;.</p>
<p>Vers 17h00, les parents reviennent. La m&egrave;re dit avoir constat&eacute; des signes de violences sexuelles sur sa fille en la lavant. Un certificat m&eacute;dical, &eacute;tabli le lendemain, rel&egrave;ve des l&eacute;sions et des traumatismes.</p>
<p>Le 26 mai, d&egrave;s 5h00 du matin, les parents barricadent l'entr&eacute;e de l'&eacute;cole. Le 27 mai, la direction publie une premi&egrave;re mise au point. Le 28 mai, une foule se masse devant l'&eacute;tablissement. Deux ministres se d&eacute;placent. Le gouverneur de la r&eacute;gion du Centre pr&eacute;side une r&eacute;union de crise.</p>
<p>Et puis, plus rien. Ou presque.</p>
<h2>Quatre mois de silence</h2>
<p>Pendant quatre mois, l'affaire Joyce Nawal dispara&icirc;t des gros titres. L'enqu&ecirc;te de la brigade de gendarmerie d'Odza suit son cours. Une commission d'enqu&ecirc;te administrative est constitu&eacute;e. Son rapport devait &ecirc;tre transmis dans un d&eacute;lai de 72 heures. Quatre mois plus tard, il n'a pas &eacute;t&eacute; rendu public.</p>
<p>En septembre 2026, l'affaire ressurgit. Des vid&eacute;os circulent sur les r&eacute;seaux sociaux. La petite Joyce y identifierait un homme pr&eacute;sent&eacute; comme un proche de la fondatrice de l'&eacute;cole. Des accusations visent &eacute;galement son enseignante, soup&ccedil;onn&eacute;e d'avoir facilit&eacute; l'acc&egrave;s de l'enfant &agrave; cet homme.</p>
<p>Le 28 septembre, le site Lebledparle publie un article sur ces nouvelles accusations. Le 29 septembre, la direction de La Gloire Olympique sort de son silence.</p>
<h2>Le communiqu&eacute; du 29 septembre</h2>
<p>Le texte est dat&eacute; du 29 septembre 2026. Il est sign&eacute; de la Direction G&eacute;n&eacute;rale et de la Cellule de communication de l'&eacute;tablissement.</p>
<p>Que dit-il ? Que l'&eacute;cole &laquo; d&eacute;ment avoir couvert l'auteur pr&eacute;sum&eacute; &raquo; des faits. Qu'elle rejette &laquo; toute accusation de complicit&eacute; ou de volont&eacute; de dissimuler l'identit&eacute; de la personne qui aurait agress&eacute; sexuellement la fillette &raquo;. Qu'elle r&eacute;affirme &laquo; son soutien &agrave; l'&eacute;l&egrave;ve et &agrave; sa famille &raquo;.</p>
<p>Le communiqu&eacute; invoque &eacute;galement la proc&eacute;dure judiciaire en cours pour expliquer la r&eacute;serve de l'&eacute;tablissement.</p>
<p>Sauf que. Quatre mois. Quatre mois entre l'incident pr&eacute;sum&eacute; et le communiqu&eacute;. Quatre mois pendant lesquels la Toile a continu&eacute; de poser des questions. Quatre mois pendant lesquels la famille a maintenu ses accusations.</p>
<p>Pourquoi avoir attendu si longtemps ? La direction n'a pas r&eacute;pondu &agrave; cette question. Nous avons tent&eacute; de la joindre. Sans succ&egrave;s.</p>
<h2>La Toile ne l&acirc;che rien</h2>
<p>Sur Facebook, sur X, sur TikTok, la question revient en boucle. &laquo; Pourquoi avoir attendu quatre mois ? &raquo; &laquo; Qu'est-ce que vous cachez ? &raquo; Les hashtags se multiplient. Les vid&eacute;os de la m&egrave;re en larmes, film&eacute;es en mai, sont repartag&eacute;es des milliers de fois.</p>
<p>Certains internautes rappellent que l'&eacute;cole a port&eacute; plainte pour &laquo; diffusion de fausses informations &raquo; contre la famille. D'autres soulignent que les vid&eacute;os de surveillance transmises aux enqu&ecirc;teurs n'ont jamais &eacute;t&eacute; rendues publiques.</p>
<p>La direction affirme avoir collabor&eacute; &laquo; de mani&egrave;re proactive et transparente &raquo;. Elle dit avoir remis &laquo; l'int&eacute;gralit&eacute; des vid&eacute;os de surveillance &raquo; aux autorit&eacute;s. Mais dans le m&ecirc;me temps, elle d&eacute;ment toute implication. Et elle attend quatre mois pour le dire publiquement.</p>
<p>Le d&eacute;calage est difficile &agrave; ignorer.</p>
<h2>Ce que dit la justice</h2>
<p>&Agrave; ce stade, la justice n'a pas tranch&eacute;. Les conclusions de l'enqu&ecirc;te de la gendarmerie n'ont pas &eacute;t&eacute; rendues publiques. Le parquet n'a pas communiqu&eacute; sur l'identit&eacute; d'un &eacute;ventuel suspect.</p>
<p>Certaines informations relay&eacute;es par des m&eacute;dias en ligne font &eacute;tat d'une seconde expertise m&eacute;dicale qui n'aurait pas &eacute;tabli de p&eacute;n&eacute;tration. D'autres sources &eacute;voquent des &laquo; attouchements suspect&eacute;s &raquo;. Ces informations n'ont pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;es par une source officielle.</p>
<p>L'identit&eacute; de l'auteur pr&eacute;sum&eacute; des faits, son lien exact avec la direction de l'&eacute;cole, son acc&egrave;s &eacute;ventuel aux &eacute;l&egrave;ves : autant de questions sans r&eacute;ponse officielle.</p>
<h2>Le symbole d'une communication de crise rat&eacute;e</h2>
<p>L'affaire Joyce Nawal d&eacute;passe le cadre du quartier Odza. Elle pose une question qui concerne toutes les institutions : comment communiquer quand une accusation grave est port&eacute;e contre vous ?</p>
<p>La direction de La Gloire Olympique a choisi le silence. Puis elle a choisi un communiqu&eacute; publi&eacute; quatre mois plus tard, au moment o&ugrave; l'affaire ressurgissait sur les r&eacute;seaux sociaux. Une r&eacute;action, pas une anticipation.</p>
<p>Sur les r&eacute;seaux, la s&eacute;quence est interpr&eacute;t&eacute;e comme un aveu de faiblesse. &laquo; Si vous n'avez rien &agrave; cacher, pourquoi avoir attendu si longtemps ? &raquo; La question revient dans des centaines de commentaires.</p>
<p>L'&eacute;cole a peut-&ecirc;tre des r&eacute;ponses. Elle ne les a pas donn&eacute;es. Et dans la guerre des versions qui se joue sur la Toile, le silence est souvent interpr&eacute;t&eacute; comme un aveu.</p>
<hr />
<p><strong>Que s'est-il pass&eacute; exactement le 25 mai 2026 ?</strong><br />Une fillette de deux ans et onze mois, Joyce Nawal, &eacute;l&egrave;ve en pr&eacute;maternelle au Groupe Scolaire Bilingue La Gloire Olympique, aurait subi des violences sexuelles. L'&eacute;cole affirme qu'elle a quitt&eacute; l'&eacute;tablissement &agrave; 13h40, r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e par un parent. La famille dit avoir constat&eacute; des signes de violences en la lavant. Un certificat m&eacute;dical a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli le lendemain. L'enqu&ecirc;te judiciaire n'a pas encore rendu ses conclusions.</p>
<p><strong>Pourquoi le communiqu&eacute; de l'&eacute;cole est-il sorti si tard ?</strong><br />La direction de l'&eacute;tablissement n'a pas expliqu&eacute; publiquement pourquoi elle a attendu le 29 septembre 2026 pour publier un communiqu&eacute;, alors que l'incident remonte au 25 mai. Elle invoque la proc&eacute;dure judiciaire en cours pour justifier sa r&eacute;serve. Nous avons tent&eacute; de la joindre pour obtenir une r&eacute;ponse. Sans succ&egrave;s.</p>
<p><strong>Qui est l'auteur pr&eacute;sum&eacute; des faits ?</strong><br />Des publications sur les r&eacute;seaux sociaux mettent en cause un homme pr&eacute;sent&eacute; comme un proche de la fondatrice de l'&eacute;cole. Son identit&eacute; n'a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par le parquet ou la gendarmerie. Il doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme pr&eacute;sum&eacute; innocent tant que les enqu&ecirc;teurs n'ont pas &eacute;tabli les responsabilit&eacute;s.</p>
<p><strong>O&ugrave; en est l'enqu&ecirc;te ?</strong><br />Une enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; ouverte par la brigade de gendarmerie d'Odza. Une commission d'enqu&ecirc;te administrative a &eacute;galement &eacute;t&eacute; constitu&eacute;e. Quatre mois apr&egrave;s les faits, aucune conclusion n'a &eacute;t&eacute; rendue publique.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 16:22:56 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Joyce-Nawell280526500.webp" type="image/webp"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre 2026 la session des femmes et des enfants]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-la-lefe-interpelle-le-parlement-pour-faire-de-novembre-2026-la-session-des-femmes-et-des-enfants.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Plaidoyer : La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre
2026 la session des femmes et des enfants

Un an après le début du septennat, la protection d...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Pauline_Biyong01112025.jpg" alt="Cameroun - La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre 2026 la session des femmes et des enfants" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Plaidoyer : La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre 2026 la session des femmes et des enfants</p>
<p>Un an apr&egrave;s le d&eacute;but du septennat, la protection des femmes et des jeunes doit devenir une r&eacute;alit&eacute;. C'est le plaidoyer choc lanc&eacute; par la Ligue pour l'&Eacute;ducation de la Femme et de l'Enfant (LEFE) en direction du gouvernement et du Parlement.</p>
<p>Dans une campagne visuelle intitul&eacute;e "Novembre 2026, des engagements aux lois", l'organisation bas&eacute;e au Cameroun appelle &agrave; une mobilisation g&eacute;n&eacute;rale pour que la session parlementaire de novembre 2026 marque un tournant d&eacute;cisif.</p>
<p><strong>Deux textes, des vies &agrave; prot&eacute;ger</strong></p>
<p>La LEFE ne demande pas une multitude de r&eacute;formes, mais deux lois pr&eacute;cises qu'elle juge vitales.</p>
<p>Une loi contre les f&eacute;minicides et les violences faites aux femmes et aux enfants<br />L'objectif, selon la LEFE, est de pr&eacute;venir les violences, prot&eacute;ger les victimes, organiser leur prise en charge et sanctionner les auteurs. Un texte pour mettre fin &agrave; l'impunit&eacute;.</p>
<p><strong>Le Code des Personnes et de la Famille</strong></p>
<p>Attendu depuis des ann&eacute;es, ce code doit, pour l'organisation, garantir l'&eacute;galit&eacute;, la s&eacute;curit&eacute; juridique des familles et la protection des enfants.</p>
<p><strong>Un ultimatum &agrave; la date symbolique du 6 novembre</strong></p>
<p>La date choisie n'est pas anodine. Le 6 novembre 2026 marquera un an de septennat. Pour la LEFE, ce doit &ecirc;tre l'occasion de passer des discours aux actes.</p>
<p>L'appel s'adresse directement aux d&eacute;cideurs : "Gouvernement, d&eacute;put&eacute;s, s&eacute;nateurs : faites de la session de novembre 2026 celle de l'adoption de ces deux textes. Avec un budget d&eacute;di&eacute; et des m&eacute;canismes effectifs de protection."</p>
<p>Et la conclusion se veut un cri d'alerte : "Les femmes et les enfants ne peuvent plus attendre."</p>
<p>La LEFE invite le public &agrave; partager cet appel et &agrave; se mobiliser &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 11:33:07 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Pauline_Biyong01112025.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Développement de l’Afrique : La diaspora de France pose les bases de l’action]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/developpement-de-lafrique-la-diaspora-de-france-pose-les-bases-de-laction.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Réunis à Marseille le 26 septembre à de la JERC-France, des experts
de plusieurs profils, responsables associatifs et représentants
institutionnels africains on...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Action_Diaspora_01102026.jpg" alt="Développement de l’Afrique : La diaspora de France pose les bases de l’action" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/developpement-de-lafrique-la-diaspora-de-france-pose-les-bases-de-laction.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>R&eacute;unis &agrave; Marseille le 26 septembre &agrave; de la JERC-France, des experts de plusieurs profils, responsables associatifs et repr&eacute;sentants institutionnels africains ont r&eacute;fl&eacute;chi aux moyens de renforcer la contribution de la diaspora au d&eacute;veloppement du continent, et o&ugrave; coh&eacute;sion, engagement citoyen et mobilisation des comp&eacute;tences ont constitu&eacute; les principaux axes des &eacute;changes.</p>
<p>La ville de Marseille a accueilli, le 26 septembre, une rencontre consacr&eacute;e &agrave; la place de la diaspora africaine dans le d&eacute;veloppement du continent. Organis&eacute;e par la JERC-France, avec le concours des associations Nouvelles Racines et Terre de Rebond, sous le parrainage du Consulat g&eacute;n&eacute;ral du Cameroun &agrave; Marseille, elle visait &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; de nouvelles formes d&rsquo;engagement de la diaspora.</p>
<p>Coordonn&eacute;e par Th&eacute;r&egrave;se Chartier et Ninard Tchoubi, la rencontre a r&eacute;uni des acteurs du monde associatif, de la recherche, de l&rsquo;entrepreneuriat et des institutions. &Agrave; l&rsquo;ouverture des travaux sur le &laquo; rayonnement de la diaspora camerounaise &raquo;, le pr&eacute;sident de la JERC-France, Dieudonn&eacute; Mbeleg, a pr&eacute;sent&eacute; celle-ci comme une importante r&eacute;serve de comp&eacute;tences, mais encore trop dispers&eacute;e.</p>
<p>&laquo; La diaspora camerounaise est une force vive &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, &eacute;voquant les professionnels pr&eacute;sents dans &laquo; la vie associative, la recherche, l&rsquo;entrepreneuriat, la culture et bien d&rsquo;autres domaines &raquo;. L&rsquo;objectif &eacute;tait, selon lui, de d&eacute;passer les rencontres ponctuelles pour parvenir &agrave; des actions concr&egrave;tes et durables. Trois priorit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; fix&eacute;es : formuler &laquo; des propositions r&eacute;alistes et op&eacute;rationnelles &raquo;, consolider les liens entre les participants et inscrire la r&eacute;flexion dans la dur&eacute;e.</p>
<p>La premi&egrave;re table ronde a port&eacute; sur la coh&eacute;sion, l&rsquo;isolement et le vivre-ensemble au sein de la diaspora. Les &eacute;changes ont abord&eacute; l&rsquo;insertion, l&rsquo;acc&egrave;s aux soins, l&rsquo;accompagnement psychologique, les relations interg&eacute;n&eacute;rationnelles ainsi que le r&ocirc;le de la culture et des m&eacute;dias.</p>
<p>Le consul g&eacute;n&eacute;ral du Cameroun &agrave; Marseille, Bertin Bidima, repr&eacute;sentant &eacute;galement l&rsquo;ambassadeur du Cameroun en France, a appel&eacute; &agrave; une meilleure coordination des forces disponibles. Il a &eacute;voqu&eacute; &laquo; une dispersion associative consid&eacute;rable &raquo;, mais aussi &laquo; un isolement social qui est assorti d&rsquo;un isolement familial et interg&eacute;n&eacute;rationnel &raquo;.</p>
<p>Au-del&agrave; des difficult&eacute;s sociales, les participants ont insist&eacute; sur les comp&eacute;tences disponibles dans des secteurs tels que la sant&eacute;, l&rsquo;urbanisme, l&rsquo;&eacute;nergie, le num&eacute;rique, la diplomatie et l&rsquo;entrepreneuriat. Pour Bertin Bidima, leur mise en r&eacute;seau permettrait d&rsquo;obtenir &laquo; des r&eacute;sultats beaucoup plus parlants &raquo;. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; de cr&eacute;er des cadres de collaboration entre les diff&eacute;rents acteurs.</p>
<p><strong>Accompagnement et mise en r&eacute;seau</strong></p>
<p>L&rsquo;engagement de la jeunesse a &eacute;galement &eacute;t&eacute; au centre des d&eacute;bats. Le vice-pr&eacute;sident du Conseil d&eacute;partemental des Bouches-du-Rh&ocirc;ne, Sylvain Di Giovanni, a soulign&eacute; la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;accompagner une jeunesse porteuse de projets. Il a &eacute;galement mis en avant le r&ocirc;le de Nouvelles Racines et de Terre de Rebond dans les domaines de l&rsquo;identit&eacute;, de la r&eacute;silience et de l&rsquo;adaptation.</p>
<p>&laquo; Savoir d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on vient pour savoir o&ugrave; l&rsquo;on va &raquo;, a-t-il r&eacute;sum&eacute;, tout en indiquant sa disponibilit&eacute; &agrave; examiner les possibilit&eacute;s d&rsquo;un accompagnement institutionnel.</p>
<p>La deuxi&egrave;me table ronde a port&eacute; sur l&rsquo;engagement citoyen et le d&eacute;veloppement du Cameroun. Les participants ont r&eacute;fl&eacute;chi aux moyens de transformer les comp&eacute;tences individuelles en projets structurants, notamment dans l&rsquo;urbanisme, l&rsquo;&eacute;nergie, le num&eacute;rique, l&rsquo;industrie, la diplomatie et l&rsquo;entrepreneuriat. Une approche qui d&eacute;passe le simple transfert financier pour int&eacute;grer comp&eacute;tences, innovation, accompagnement et mise en r&eacute;seau.</p>
<p><strong>Une force collective</strong></p>
<p>La pr&eacute;sence du ministre d&rsquo;&Eacute;tat lib&eacute;rien, Cheikh Al-Moustapha Kouyateh, a &eacute;largi les d&eacute;bats &agrave; une dimension panafricaine. Il a appel&eacute; les Africains &agrave; d&eacute;passer les clivages politiques, ethniques et religieux et &agrave; renforcer leurs capacit&eacute;s collectives. &laquo; La diaspora est une lumi&egrave;re qui doit &eacute;clairer l&rsquo;Afrique &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<p>Il a &eacute;galement insist&eacute; sur l&rsquo;unit&eacute; et l&rsquo;appropriation de l&rsquo;histoire africaine : &laquo; L&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas une race, l&rsquo;Afrique est une famille. &raquo; Cette vision invite &agrave; consid&eacute;rer la diaspora comme une composante du d&eacute;veloppement du continent, au-del&agrave; des seuls rapports entre pays d&rsquo;origine et ressortissants &eacute;tablis &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.</p>
<p>Au terme des &eacute;changes, une pr&eacute;occupation centrale s&rsquo;est d&eacute;gag&eacute;e : comment transformer une diaspora riche en comp&eacute;tences mais souvent fragment&eacute;e en une force collective capable de produire des r&eacute;sultats concrets ?</p>
<p>La rencontre de Marseille a pos&eacute; trois axes : renforcer la coh&eacute;sion, mieux organiser les comp&eacute;tences et cr&eacute;er des passerelles entre professionnels, associations, institutions et entrepreneurs. La JERC-France entend poursuivre cette dynamique afin de faire de la diaspora un r&eacute;seau de comp&eacute;tences susceptible de contribuer de mani&egrave;re structur&eacute;e au d&eacute;veloppement du Cameroun et, plus largement, de l&rsquo;Afrique.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 10:20:06 +0200</pubDate>
                                    <author>Alain Ndanga</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Action_Diaspora_01102026.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - REDEO 2026 : l’Ouest se prépare à accueillir le monde]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-redeo-2026-louest-se-prepare-a-accueillir-le-monde.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>L’Hôtel Zingana de Bafoussam situé dans la région de l'Ouest
Cameroun a accueilli le 29 septembre dernier la  conférence de
presse consacrée à la 3ᵉ édition des...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ouest_Redeo_01102026.jpg" alt="Cameroun - REDEO 2026 : l’Ouest se prépare à accueillir le monde" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;H&ocirc;tel Zingana de Bafoussam situ&eacute; dans la r&eacute;gion de l'Ouest Cameroun a accueilli le 29 septembre dernier la &nbsp;conf&eacute;rence de presse consacr&eacute;e &agrave; la 3ᵉ &eacute;dition des Rencontres d&rsquo;&Eacute;changes, de D&eacute;couvertes et d&rsquo;Exhibition de la&nbsp;<br />R&eacute;gion de l&rsquo;Ouest (REDEO).</p>
<p>Cette rencontre avec les m&eacute;dias , pr&eacute;sid&eacute;e par le Pr&eacute;sident du Conseil R&eacute;gional de l'Ouest, Dr <strong>Jules Hilaire Foka Foka</strong>, en pr&eacute;sence du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la r&eacute;gion <strong>Adrey Epente Tazeu</strong> ; &nbsp;marque une nouvelle &eacute;tape dans la mobilisation autour de ce grand rendez-vous &eacute;conomique, territorial et culturel de la R&eacute;gion de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>L&rsquo;objectif est clair : faire conna&icirc;tre davantage les potentialit&eacute;s de l&rsquo;Ouest, cr&eacute;er des connexions et favoriser l&rsquo;&eacute;mergence de projets structurants au service du d&eacute;veloppement r&eacute;gional.</p>
<p>En effet, cette troisi&egrave;me &eacute;dition qui s'ouvre du 12 au 22 novembre prochain &nbsp;est plac&eacute;e sous le Th&egrave;me : <em>&laquo; Transformer la R&eacute;gion de l&rsquo;Ouest, Terre d&rsquo;Opportunit&eacute;s &raquo;</em></p>
<p>Parmi les innovations annonc&eacute;es figurent la bourse des champs, le village des sciences et les b&acirc;tisseurs de l'Ouest.</p>
<p>Au programme de cette &eacute;dition &nbsp;conf&eacute;rences, expositions, rencontres B2B, promotion du Made in Cameroon, innovation, diaspora, culture, artisanat, tourisme et networking.</p>
<p>Au final, cet &eacute;v&eacute;nement ambitionne de r&eacute;unir investisseurs, entrepreneurs, entreprises, institutions, diaspora, experts, acteurs culturels et grand public autour des nombreuses opportunit&eacute;s qu&rsquo;offre la R&eacute;gion de l&rsquo;Ouest.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 10:12:23 +0200</pubDate>
                                    <author>Myriam Zouga</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ouest_Redeo_01102026.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Affaire ex-Regifercam:Vente du Giratoire Joss à 5,5 milliards, l&#039;État s&#039;engage à payer la démolition]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Ce n'est plus seulement une vente. C'est une vente avec garantie de
"nettoyage". L'État du Cameroun ne se contente pas de mettre aux
enchères son immeuble d'un...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Djeuga-Palace090926500.webp" alt="Cameroun - Affaire ex-Regifercam:Vente du Giratoire Joss à 5,5 milliards, l&#039;État s&#039;engage à payer la démolition" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce n'est plus seulement une vente. C'est une vente avec garantie de "nettoyage". L'&Eacute;tat du Cameroun ne se contente pas de mettre aux ench&egrave;res son immeuble d'un hectare de Bonadibong, il assure lui-m&ecirc;me l'expulsion et la d&eacute;molition.</p>
<p>C'est la clause la plus surprenante contenue dans le placard de vente immobili&egrave;re du Cabinet Conseil Atou, charg&eacute; de la liquidation de l'actif r&eacute;siduel de l'ex-Regifercam, dont l'adjudication est pr&eacute;vue le 9 octobre 2026 devant le Notaire Jean-Jacques Moukory Evango &agrave; Douala.</p>
<p><strong>L'&Eacute;tat assure la jouissance... y compris la d&eacute;molition</strong></p>
<p>Alors que la mise &agrave; prix est maintenue &agrave; 5,5 milliards de FCFA pour le Titre Foncier 2716/WA (1ha 07a 04ca) au lieu-dit Giratoire Joss, le document pr&eacute;cise noir sur blanc : "L'Etat assure &agrave; l'Acqu&eacute;reur l'entr&eacute;e en jouissance effective les lieux vendus [...] en ce compris, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les frais inh&eacute;rents &agrave; la d&eacute;molition de l'ouvrage pr&eacute;sent sur les lieux".</p>
<p>Une formulation qui en dit long sur la situation actuelle du site, situ&eacute; en plein c&oelig;ur de Douala, entre le boulevard de la Libert&eacute; et la rue Koumassi. L'&Eacute;tat reconna&icirc;t implicitement que le terrain est encore occup&eacute; et qu'il faudra le lib&eacute;rer &agrave; ses frais.</p>
<p><strong>50 millions pour ench&eacute;rir, 8 jours pour payer</strong></p>
<p>Pour le reste, les conditions restent drastiques : une caution de 50.000.000 FCFA &agrave; d&eacute;poser chez le notaire pour pouvoir ench&eacute;rir, sous peine de folle ench&egrave;re, et un paiement int&eacute;gral dans les 8 jours apr&egrave;s l'adjudication sur un compte du Tr&eacute;sor public ouvert &agrave; la BEAC.</p>
<p>Une vente qui confirme que la liquidation du patrimoine de l'ex-Regie des chemins de fer du Cameroun reste une op&eacute;ration &agrave; hauts risques fonciers.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:00:43 +0200</pubDate>
                                    <author>Isaac Ekwalla</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Djeuga-Palace090926500.webp" type="image/webp"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Ordures à Yaoundé : Luc Messi Atangana réclame 8,2 milliards à Motaze]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-ordures-a-yaounde-luc-messi-atangana-reclame-82-milliards-a-motaze.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le maire de Yaoundé réclame 8,2 milliards FCFA de droits d'accises
bloqués au Trésor. Un an après les états généraux, la crise des
ordures persiste.

Dans une l...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Dechets-Menagers110624500.jpg" alt="Cameroun - Ordures à Yaoundé : Luc Messi Atangana réclame 8,2 milliards à Motaze" width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-ordures-a-yaounde-luc-messi-atangana-reclame-82-milliards-a-motaze.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le maire de Yaound&eacute; r&eacute;clame 8,2 milliards FCFA de droits d'accises bloqu&eacute;s au Tr&eacute;sor. Un an apr&egrave;s les &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux, la crise des ordures persiste.</p>
<p>Dans une lettre du 7 ao&ucirc;t 2026, Luc Messi Atangana somme Louis Paul Motaze de d&eacute;bloquer 8,2 milliards FCFA de droits d'accises pour financer la collecte des ordures &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>L'argent est d&eacute;j&agrave; collect&eacute;. Il dort au Tr&eacute;sor public.</p>
<p>La lettre a aussi &eacute;t&eacute; transmise &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique et aux services du Premier ministre. La suite r&eacute;serv&eacute;e &agrave; cette requ&ecirc;te n'est pas connue.</p>
<p>En attendant, les ordures s'accumulent.</p>
<h2>Yaound&eacute; croule sous les ordures</h2>
<p><strong>Yaound&eacute;, Efoulan</strong>. Le quartier qui a vu na&icirc;tre le maire Luc Messi Atangana offre aujourd'hui le m&ecirc;me spectacle qu'avant le grand m&eacute;nage orchestr&eacute; par le minist&egrave;re de l'Administration territoriale.</p>
<p>Des montagnes d'immondices d&eacute;bordent des points de collecte. Dans certains axes, les d&eacute;chets empi&egrave;tent sur la chauss&eacute;e. La circulation s'en trouve compliqu&eacute;e. Et l'odeur, elle, ne se raconte pas.</p>
<p>La capitale camerounaise produit environ 3 000 tonnes de d&eacute;chets par jour, selon les estimations disponibles. Les infrastructures et le mat&eacute;riel actuels n'arrivent plus &agrave; suivre.</p>
<p>Un constat que le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji a lui-m&ecirc;me dress&eacute;. Sur un p&eacute;rim&egrave;tre d'environ deux kilom&egrave;tres, de la cath&eacute;drale Notre-Dame des Victoires &agrave; Bastos, ses services ont d&eacute;nombr&eacute; pr&egrave;s de 30 bacs &agrave; ordures visibles.</p>
<h2>La taxe qui devait tout r&eacute;gler</h2>
<p>Le droit d'accises sp&eacute;cial sur les ordures a &eacute;t&eacute; institu&eacute; par la loi de finances 2019. Objectif : financer l'enl&egrave;vement et le traitement des d&eacute;chets au b&eacute;n&eacute;fice des collectivit&eacute;s territoriales d&eacute;centralis&eacute;es. Le taux initial &eacute;tait de 0,5 % sur la valeur des marchandises import&eacute;es. Il a &eacute;t&eacute; port&eacute; &agrave; 1 % en 2022.</p>
<p>Les recettes ont suivi. 15,9 milliards FCFA en 2021. 32 milliards projet&eacute;s en 2022. Pr&egrave;s de 40 milliards en 2025.</p>
<p>Le dispositif pr&eacute;voyait que 10 % des sommes collect&eacute;es reviennent &agrave; l'&Eacute;tat au titre des frais d'assiette et de recouvrement. Un d&eacute;cret sign&eacute; le 24 juillet 2023 a ramen&eacute; cette retenue &agrave; 5 %. La part redistribu&eacute;e aux collectivit&eacute;s est pass&eacute;e &agrave; 95 %.</p>
<p>Sur cette enveloppe, les communaut&eacute;s urbaines de Yaound&eacute; et de Douala re&ccedil;oivent chacune 17,5 %. Une quote-part de 35 % revient aux huit autres chefs-lieux de r&eacute;gion ainsi qu'&agrave; Ed&eacute;a, Kribi, Kumba, Limb&eacute; et Nkongsamba. Les 30 % restants sont r&eacute;partis entre les communes et communes d'arrondissement.</p>
<p>Th&eacute;oriquement, la CUY devrait percevoir 17,5 % des 40 milliards FCFA collect&eacute;s en 2025. Soit environ 7 milliards FCFA. &Agrave; date, la mairie affirme que 8,2 milliards FCFA restent bloqu&eacute;s au Tr&eacute;sor, titres de paiement en attente.</p>
<h2>Motaze, le verrou</h2>
<p>La correspondance du maire de Yaound&eacute; ne laisse aucune place au doute. Luc Messi Atangana &eacute;crit : &laquo; La Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; rencontre des difficult&eacute;s &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier de ses ressources propres qui sont log&eacute;es au Tr&eacute;sor, notamment les droits d'accises destin&eacute;s &agrave; l'enl&egrave;vement des ordures m&eacute;nag&egrave;res, dont le recouvrement s'op&egrave;re au Tr&eacute;sor, qui s'&eacute;l&egrave;vent &agrave; date &agrave; 8,2 milliards de FCFA &raquo;.</p>
<p>Le maire demande au ministre des Finances &laquo; d'instruire la mise &agrave; la disposition du receveur municipal de la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; des droits d'accises, dont les titres sont en attente de paiement &agrave; la paierie sp&eacute;cialis&eacute;e du minist&egrave;re de la D&eacute;centralisation et du D&eacute;veloppement local &raquo;.</p>
<p>Une demande technique. Un blocage politique.</p>
<p>Le minist&egrave;re des Finances n'a pas r&eacute;pondu publiquement &agrave; cette correspondance. Nous avons tent&eacute; de joindre les services de communication du MINFI. Sans succ&egrave;s &agrave; l'heure o&ugrave; nous &eacute;crivons ces lignes.</p>
<h2>Un an apr&egrave;s les &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux, rien n'a chang&eacute;</h2>
<p>Le probl&egrave;me soulev&eacute; par la Mairie de Yaound&eacute; avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; identifi&eacute; par le gouvernement lui-m&ecirc;me. Les 6 et 7 mai 2025, C&eacute;lestine Ketcha Court&egrave;s, ministre de l'Habitat et du D&eacute;veloppement urbain, avait convoqu&eacute; &agrave; Yaound&eacute; des &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux sur la gestion des ressources en d&eacute;chets urbains.</p>
<p>La feuille de route issue de ces travaux constatait noir sur blanc que les ressources du droit d'accises &laquo; ne sont pas effectivement mises &agrave; la disposition des communes &raquo; et que les paiements aux entreprises de collecte ne sont pas r&eacute;guliers.</p>
<p>Pour corriger le tir, les &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux avaient recommand&eacute; la cr&eacute;ation d'un compte d'affectation sp&eacute;ciale destin&eacute; &agrave; cantonner le produit du droit d'accises et les subventions directes de l'&Eacute;tat. Objectif : garantir des paiements r&eacute;guliers aux op&eacute;rateurs de collecte.</p>
<p>Plus d'un an apr&egrave;s, la lettre du maire de Yaound&eacute; montre que le compte n'a pas &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;. Ou qu'il ne fonctionne pas. Les probl&egrave;mes identifi&eacute;s en mai 2025 restent entiers.</p>
<h2>45 milliards FCFA de contrats, des ordures plein les rues</h2>
<p>La Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; a pourtant mis les moyens. En novembre 2024, le Conseil municipal a attribu&eacute; &agrave; Hysacam trois contrats de cinq ans pour un montant cumul&eacute; de 45,76 milliards FCFA TTC. Un quatri&egrave;me lot a &eacute;t&eacute; confi&eacute; &agrave; Thychlof Sarl le 10 juillet 2025, pour 16,02 milliards FCFA sur cinq ans.</p>
<p>Au total, plus de 61,7 milliards FCFA engag&eacute;s pour la collecte des d&eacute;chets &agrave; Yaound&eacute;. Sans am&eacute;lioration visible.</p>
<p>Hysacam invoque des tensions financi&egrave;res. &laquo; On a mis en place des solutions avec l'appui du gouvernement en prenant en compte les difficult&eacute;s de tr&eacute;sorerie qui sont dues aux probl&egrave;mes de r&egrave;glement que nous avons et qui avaient retard&eacute; les travaux &raquo;, explique Jean-Pierre Ymele, directeur g&eacute;n&eacute;ral d'Hysacam.</p>
<p>Une dette colossale estim&eacute;e &agrave; 13 milliards de francs CFA envers les soci&eacute;t&eacute;s de collecte paralyse le syst&egrave;me, selon plusieurs sources concordantes.</p>
<h2>Atanga Nji sort les brouettes</h2>
<p>Face &agrave; l'urgence, le ministre de l'Administration territoriale a lanc&eacute; l'op&eacute;ration &laquo; Yaound&eacute; Ville Propre &raquo;. En janvier 2026, Paul Atanga Nji a distribu&eacute; 100 brouettes, 100 balais, 100 pelles et 100 r&acirc;teaux &agrave; chacune des sept communes de la capitale.</p>
<p>Le ministre a aussi menac&eacute; de prison quiconque jetterait un d&eacute;chet sur la voie publique.</p>
<p>Pour des observateurs, cette strat&eacute;gie du mat&eacute;riel l&eacute;ger face &agrave; une crise structurelle ressemble &agrave; une tentative de vider l'oc&eacute;an avec une petite cuill&egrave;re.</p>
<p>En parall&egrave;le, le gouvernement a sign&eacute; en mars 2026 des protocoles d'accord d'un montant total de 856,8 milliards FCFA pour transformer les d&eacute;chets en &eacute;nergie &agrave; Douala et Yaound&eacute;. Des usines sont annonc&eacute;es. Ni les calendriers ni les montages financiers n'ont &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement d&eacute;voil&eacute;s.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Yaound&eacute; r&eacute;clame-t-elle 8,2 milliards FCFA au gouvernement ?</strong><br />Parce que cette somme correspond &agrave; la quote-part de la capitale au titre du droit d'accises sp&eacute;cial sur les ordures. L'argent a &eacute;t&eacute; collect&eacute; par les douanes mais reste bloqu&eacute; au Tr&eacute;sor public, sous forme de titres en attente de paiement.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le droit d'accises sur les ordures ?</strong><br />C'est une taxe de 1 % sur la valeur des marchandises import&eacute;es, institu&eacute;e en 2019 pour financer l'enl&egrave;vement et le traitement des d&eacute;chets. 95 % des recettes doivent revenir aux collectivit&eacute;s territoriales. Yaound&eacute; et Douala per&ccedil;oivent chacune 17,5 % de cette enveloppe.</p>
<p><strong>Pourquoi les ordures s'accumulent-elles malgr&eacute; les contrats sign&eacute;s ?</strong><br />Les contrats existent (plus de 61,7 milliards FCFA engag&eacute;s). Mais les paiements aux op&eacute;rateurs ne suivent pas. Hysacam et Thychlof r&eacute;clament une dette estim&eacute;e &agrave; 13 milliards FCFA. Sans tr&eacute;sorerie, les camions roulent moins. Les d&eacute;chets s'entassent.</p>
<p><strong>Les &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux de mai 2025 ont-ils servi &agrave; quelque chose ?</strong><br />Ils ont produit une feuille de route compl&egrave;te. Notamment la cr&eacute;ation d'un compte d'affectation sp&eacute;ciale pour garantir les reversements. Plus d'un an apr&egrave;s, ce compte n'est pas op&eacute;rationnel et le probl&egrave;me reste entier.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 00:56:02 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Dechets-Menagers110624500.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Sacre Akwa : Mbanya s&#039;embrase à 10 jours du couronnement]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-sacre-akwa-mbanya-sembrase-a-10-jours-du-couronnement.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Gaz lacrymogènes à Mbanya ce 30 septembre 2026. À 10 jours du sacre
de Louis Din Dika Akwa, le canton Akwa s'enfonce dans une crise de
succession.

Entre légiti...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/MBANYA300926500.webp" alt="Cameroun - Sacre Akwa : Mbanya s&#039;embrase à 10 jours du couronnement" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-sacre-akwa-mbanya-sembrase-a-10-jours-du-couronnement.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Gaz lacrymog&egrave;nes &agrave; Mbanya ce 30 septembre 2026. &Agrave; 10 jours du sacre de Louis Din Dika Akwa, le canton Akwa s'enfonce dans une crise de succession.</p>
<p>Entre l&eacute;gitimit&eacute; administrative et reconnaissance coutumi&egrave;re, le sanctuaire de Mbanya devient le th&eacute;&acirc;tre d'un affrontement qui d&eacute;passe la simple c&eacute;r&eacute;monie.</p>
<p>Ce mercredi 30 septembre 2026, &agrave; Mbanya, dans l'arrondissement de Douala V, des gaz lacrymog&egrave;nes ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s pour disperser des habitants rassembl&eacute;s &agrave; l'occasion d'une c&eacute;r&eacute;monie rituelle pr&eacute;paratoire au sacre du Dr Louis Din Dika Akwa, pr&eacute;vu le 10 octobre. Selon plusieurs sources concordantes, l'altercation a oppos&eacute; les forces de police &agrave; des villageois qui entendaient acc&eacute;der au site sacr&eacute;.</p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet de Douala V avait pourtant autoris&eacute; une manifestation ce jour-l&agrave;, par correspondance dat&eacute;e du 29 septembre. Le document a &eacute;t&eacute; transmis aux responsables locaux de la s&eacute;curit&eacute;. Mais sur le terrain, la r&eacute;alit&eacute; a pris un autre visage. Celui d'une communaut&eacute; divis&eacute;e, d'un sanctuaire disput&eacute;, et d'un sacre qui pourrait bien ne jamais avoir lieu.</p>
<h2>Mbanya, un lieu qui vaut plus qu'un protocole</h2>
<p>Pour comprendre ce qui se joue, il faut d'abord mesurer ce qu'est Mbanya. Ce n'est pas un simple village. C'est un lieu. Un espace associ&eacute; &agrave; la m&eacute;moire des anc&ecirc;tres et aux dimensions initiatiques de la royaut&eacute; Akwa. Selon le programme officiel du sacre, le futur monarque doit s'y rendre pour communier avec les anc&ecirc;tres avant la c&eacute;r&eacute;monie solennelle sur les berges du Wouri.</p>
<p>Pour les d&eacute;tenteurs de la tradition, r&eacute;glementer l'acc&egrave;s &agrave; ce site ne rel&egrave;ve pas d'une question de protocole administratif. Le lieu participe au sens m&ecirc;me du rite.</p>
<p>Les responsables du canton Akwa ne parlent pas d'un site c&eacute;r&eacute;moniel. Ils parlent d'un sanctuaire. Et c'est pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave; que le b&acirc;t blesse.</p>
<h2>Une contestation qui remonte &agrave; 2020</h2>
<p>Le conflit autour du sacre ne date pas d'hier. Il plonge ses racines dans la mort de Sa Majest&eacute; Louis Charles Din Dika Akwa III, survenue le 8 d&eacute;cembre 2020. Deux ans plus tard, le 15 mars 2022, Louis Din Dika Akwa, deuxi&egrave;me fils du d&eacute;funt, acc&egrave;de au tr&ocirc;ne. Il est ensuite homologu&eacute; par l'arr&ecirc;t&eacute; n&deg;005/PM du 23 janvier 2023, sign&eacute; par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, qui le reconna&icirc;t comme chef traditionnel de premier degr&eacute; du canton Akwa.</p>
<p>Mais cette reconnaissance administrative ne cl&ocirc;t pas le d&eacute;bat. Loin de l&agrave;.</p>
<p>Les opposants au sacre soutiennent que plusieurs familles et notables de Boneleke, pr&eacute;sent&eacute; comme le village royal, contestent la d&eacute;signation de Louis Din Dika. Selon leur version, 10 chefs de familles sur 11 auraient fait all&eacute;geance &agrave; Mbanya et soutiendraient le Prince Jean Pascal Ngando Ebongue Akwa comme chef sup&eacute;rieur du canton. Ces affirmations restent celles du camp oppos&eacute; au sacre et font l'objet d'une bataille administrative et judiciaire.</p>
<h2>Le statut juridique de Mbanya en question</h2>
<p>Le 29 mai 2026, le tribunal administratif du Littoral a prononc&eacute; la dissolution pure et simple du village Mbanya, une chefferie de 3e degr&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 2020 par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral. Le tribunal a estim&eacute; que cette chefferie ne reposait sur aucune r&eacute;alit&eacute; coutumi&egrave;re v&eacute;rifiable. Pas de population. Pas de territoire d&eacute;limit&eacute;. Pas de tradition &eacute;tablie.</p>
<p>Mais si la justice a tranch&eacute; sur le papier, le terrain, lui, ne s'est pas align&eacute;. Mbanya demeure un lieu de m&eacute;moire pour une partie de la communaut&eacute; Akwa. Et c'est cette contradiction entre le droit administratif et la pratique coutumi&egrave;re qui alimente la crise actuelle.</p>
<p>Le d&eacute;cret n&deg;77/245 du 15 juillet 1977, qui organise les chefferies traditionnelles au Cameroun, pr&eacute;voit que les contestations relatives &agrave; la d&eacute;signation d'un chef sont port&eacute;es devant les juridictions comp&eacute;tentes. Mais dans la pratique, le droit ne suffit pas toujours &agrave; apaiser les tensions.</p>
<h2>Gouverneur contre pr&eacute;fet : la guerre des autorit&eacute;s</h2>
<p>La crise de Mbanya a r&eacute;v&eacute;l&eacute; une fracture au sommet de l'administration territoriale. Le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonn&eacute; Ivaha, et le pr&eacute;fet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, affichent des positions divergentes sur l'usage du site sacr&eacute;.</p>
<p>Selon plusieurs sources, les autorit&eacute;s traditionnelles Sawa se sont rendues &agrave; la pr&eacute;fecture pour demander l'autorisation d'organiser un rite sur leur propre lieu sacr&eacute;. Le pr&eacute;fet, visiblement remont&eacute;, aurait menac&eacute; les repr&eacute;sentants avant de leur signifier qu'aucun rite ne pouvait &ecirc;tre organis&eacute; sur le site o&ugrave; Paul Biya aurait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; &laquo; blind&eacute; &raquo;, sans l'autorisation du &laquo; grand patron &raquo;.</p>
<p>Les chefs traditionnels se sont alors tourn&eacute;s vers le gouverneur. Ce dernier a donn&eacute; son aval aux autorit&eacute;s traditionnelles Sawa, rappelant que leur lieu sacr&eacute; reste leur lieu sacr&eacute; et qu'ils peuvent en disposer librement.</p>
<p>Ce d&eacute;saccord entre les deux plus hautes autorit&eacute;s administratives de la r&eacute;gion a fait le tour des r&eacute;seaux sociaux. Des vid&eacute;os de l'altercation ont circul&eacute; massivement. Le Canard Lib&eacute;r&eacute; 237 a &eacute;voqu&eacute; &laquo; un vent polaire &raquo; et &laquo; un d&eacute;saveu en mondovision &raquo;.</p>
<h2>Ce que disent les contestataires</h2>
<p>Les opposants au sacre invoquent un arr&ecirc;t de la Cour supr&ecirc;me du 9 septembre 2026 pour r&eacute;clamer la suspension des c&eacute;r&eacute;monies. Ils affirment &eacute;galement avoir engag&eacute; plusieurs proc&eacute;dures aupr&egrave;s des autorit&eacute;s et des juridictions.</p>
<p>Leur argument principal repose sur la d&eacute;signation du successeur. Ils soutiennent que 5 foyers sur 7 de la famille r&eacute;gnante Bonadika et 9 notables sur 11 du village royal auraient port&eacute; leur choix sur le Prince Jean Pascal Ngando Ebongue Akwa. Selon une source cit&eacute;e par le magazine Pages Jaunes, cette d&eacute;signation aurait &eacute;t&eacute; faite en f&eacute;vrier 2021, avant m&ecirc;me l'homologation de Louis Din Dika.</p>
<p>Nous n'avons pas pu joindre les repr&eacute;sentants du camp adverse pour obtenir leur version de ces chiffres avant publication. Leurs affirmations restent, &agrave; ce stade, des all&eacute;gations qui n'ont pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;es par une source ind&eacute;pendante.</p>
<h2>Le sacre aura-t-il lieu ?</h2>
<p>&Agrave; dix jours de l'&eacute;ch&eacute;ance, la question reste enti&egrave;re. Le programme officiel du sacre pr&eacute;voit une c&eacute;r&eacute;monie sur les berges du Wouri le 10 octobre 2026, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d'un passage au sanctuaire de Mbanya. Mais entre les contestations coutumi&egrave;res, les contentieux judiciaires et les divisions administratives, rien ne garantit que le calendrier sera respect&eacute;.</p>
<p>Le 19 septembre, dix-neuf chefs du canton ont tent&eacute; une clarification en distinguant plusieurs parcelles sur le site de Mbanya. Sans succ&egrave;s. Les positions du gouverneur et du pr&eacute;fet n'ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;concili&eacute;es.</p>
<p>Pour l'heure, aucune information ne permet de confirmer si la c&eacute;r&eacute;monie de Mbanya aura lieu, si elle sera d&eacute;plac&eacute;e, ou si elle sera purement annul&eacute;e. La pr&eacute;fecture du Wouri n'a pas publi&eacute; de communiqu&eacute; officiel &agrave; ce sujet.</p>
<h2>Ce qui se joue au-del&agrave; de Mbanya</h2>
<p>L'affaire de Mbanya n'est pas qu'une querelle de succession. Elle met en lumi&egrave;re une question plus profonde : celle de la coexistence entre l'autorit&eacute; administrative de l'&Eacute;tat et les institutions traditionnelles dans un Cameroun o&ugrave; ces derni&egrave;res demeurent des marqueurs essentiels d'identit&eacute; et de coh&eacute;sion.</p>
<p>Les griefs exprim&eacute;s par les chefs traditionnels d&eacute;passent le seul cas de Mbanya. Ils portent sur la reconnaissance publique de la fonction traditionnelle, sur la place accord&eacute;e aux autorit&eacute;s coutumi&egrave;res dans les espaces officiels. Une r&eacute;cente r&eacute;ception est cit&eacute;e en exemple : des chefs traditionnels auraient &eacute;t&eacute; maintenus debout tandis que des membres du gouvernement occupaient les premiers rangs.</p>
<p>C'est cette accumulation de frustrations qui donne &agrave; la crise actuelle sa charge &eacute;motionnelle. Et c'est probablement ce qui explique pourquoi le sujet mobilise autant, bien au-del&agrave; du canton Akwa.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi y a-t-il des tensions &agrave; Mbanya ?</strong><br />La localit&eacute; de Mbanya abrite un site sacr&eacute; que le camp de Louis Din Dika Akwa souhaite utiliser pour un rite pr&eacute;paratoire &agrave; son sacre. Des opposants contestent cette utilisation, invoquant le statut particulier de Mbanya et la l&eacute;gitimit&eacute; d'un autre successeur.</p>
<p><strong>Qui est Louis Din Dika Akwa ?</strong><br />Il est le fils de feu Louis Charles Din Dika Akwa III, d&eacute;c&eacute;d&eacute; en d&eacute;cembre 2020. Il a &eacute;t&eacute; homologu&eacute; chef traditionnel de premier degr&eacute; du canton Akwa par arr&ecirc;t&eacute; du Premier ministre en janvier 2023. Son sacre est annonc&eacute; pour le 10 octobre 2026.</p>
<p><strong>Qui est Ngando Ebongue Akwa ?</strong><br />Le Prince Jean Pascal Ngando Ebongue Akwa, alias &laquo; Kalou &raquo;, est pr&eacute;sent&eacute; par une partie de la famille r&eacute;gnante et de la notabilit&eacute; comme le successeur l&eacute;gitime. Il aurait &eacute;t&eacute; choisi en f&eacute;vrier 2021 lors d'un processus coutumier contest&eacute; par le camp de Louis Din Dika.</p>
<p><strong>Le sacre du 10 octobre aura-t-il lieu ?</strong><br />Aucune confirmation officielle n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e &agrave; ce stade. Le programme pr&eacute;voit une c&eacute;r&eacute;monie sur les berges du Wouri, mais les contestations et les contentieux rendent le calendrier incertain.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 12:27:26 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cooperation-cameroun-chine-la-ccba-ouvre-un-nouveau-cadre-dechanges-a-douala.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>La première édition du Ccba (China Cameroon Business Association)
Business Meeting s’est ouverte mardi 29 septembre 2026 à l’hôtel
de ville de Douala 5ème. 

Le...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/China_Cameroun_30092026.jpg" alt="Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>La premi&egrave;re &eacute;dition du Ccba (China Cameroon Business Association) Business Meeting s&rsquo;est ouverte mardi 29 septembre 2026 &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel de ville de Douala 5&egrave;me.&nbsp;</p>
<p>Le ministre des petites et moyennes entreprises, de l&rsquo;&eacute;conomie sociale et de l&rsquo;artisanat, Achille Bassilekin III, y &eacute;tait repr&eacute;sent&eacute; par le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du minpmeesa-Littoral, Sylvie Mache, qui a officiellement lanc&eacute; les travaux.</p>
<p>Dans la salle Fran&ccedil;oise Foning Tsobgny, le maire de Douala 5&egrave;me, Richard Mfeungwang, parrain de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, a rappel&eacute; les 55 ann&eacute;es de relations entre le Cameroun et la Chine. L&rsquo;&eacute;dile a plaid&eacute; pour une coop&eacute;ration d&eacute;centralis&eacute;e plus &eacute;quilibr&eacute;e et une meilleure appropriation de la Strat&eacute;gie nationale de d&eacute;veloppement 2020-2030 (Snd30).</p>
<p>Cr&eacute;&eacute;e le 25 ao&ucirc;t 2021 &agrave; Yaound&eacute;, la Ccba revendique pr&egrave;s de 2 900 entreprises partenaires. Son pr&eacute;sident, Daniel Yando, promoteur de cette rencontre, estime que le moment est venu de passer &agrave; des actions concr&egrave;tes. L&rsquo;organisation ambitionne notamment d&rsquo;accueillir une China-Africa Trade Fair &agrave; Douala toujours dans la municipalit&eacute; de Douala 5&egrave;me et de renforcer le dialogue avec les institutions publiques.</p>
<p>&nbsp;&laquo; Nous voulons restructurer le mod&egrave;le de l&rsquo;&eacute;change &eacute;conomique entre les op&eacute;rateurs camerounais et chinois. La plus-value, c&rsquo;est que nous &eacute;coutons les deux parties sur leurs difficult&eacute;s respectives &raquo;, d&eacute;clare le pr&eacute;sident de la Ccba.</p>
<p><strong>Les pme au c&oelig;ur du nouveau mod&egrave;le d&rsquo;&eacute;changes</strong></p>
<p>Pour Daniel Yando, les petites et moyennes entreprises doivent occuper une place centrale dans cette nouvelle dynamique. Il souligne les difficult&eacute;s auxquelles font face les jeunes entrepreneurs camerounais souhaitant &eacute;tablir des contacts commerciaux en Chine.</p>
<p>Selon lui, un porteur de projet disposant de 10 millions de francs CFA peut en d&eacute;penser pr&egrave;s de la moiti&eacute; avant m&ecirc;me d&rsquo;avoir conclu une affaire. Pour les participants, le forum se pr&eacute;sente comme une occasion de d&eacute;velopper leur r&eacute;seau et d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; des interlocuteurs d&eacute;j&agrave; actifs dans les &eacute;changes avec la Chine.</p>
<p><strong>Financement, technologies et rendez-vous en 2027</strong></p>
<p>La question du financement figure &eacute;galement parmi les priorit&eacute;s mises en avant. Sylvie Mache, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du minpmeesa pour le Littoral, invite les entrepreneurs &agrave; mieux structurer leurs projets et &agrave; renforcer leurs &eacute;changes avec les institutions financi&egrave;res. L&rsquo;enjeu est aussi de favoriser une meilleure insertion des entreprises camerounaises dans les cha&icirc;nes de valeur.</p>
<p>&laquo; Notre ambition, c&rsquo;est de faire le transfert des technologies de l&rsquo;&eacute;tranger vers le Cameroun, que ce soit dans l&rsquo;agroalimentaire, l&rsquo;agro-industrie ou le num&eacute;rique. Nous pourrons aussi exporter les produits locaux, pourquoi pas vers la Chine &raquo;, d&eacute;clare-t-elle.</p>
<p>Jusqu&rsquo;au 30 septembre, la mairie de Douala 5&egrave;me accueille des panels, des rencontres B2B ainsi que des stands d&rsquo;artisans. La premi&egrave;re &eacute;dition de la China-Africa Trade Fair est annonc&eacute;e &agrave; Douala en avril 2027.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:27:46 +0200</pubDate>
                                    <author>Par Dilan KENNE</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/China_Cameroun_30092026.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Le GECAM plaide pour la concertation sur la gestion du secteur des déchets au Cameroun]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/le-gecam-plaide-pour-la-concertation-sur-la-gestion-du-secteur-des-dechets-au-cameroun.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et
du Développement Durable (MINEPDED) a créé la bourse des déchets
pour transformer les déchets...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Minendep30092026.jpg" alt="Le GECAM plaide pour la concertation sur la gestion du secteur des déchets au Cameroun" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/le-gecam-plaide-pour-la-concertation-sur-la-gestion-du-secteur-des-dechets-au-cameroun.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Minist&egrave;re de l&rsquo;Environnement, de la Protection de la Nature et du D&eacute;veloppement Durable (MINEPDED) a cr&eacute;&eacute; la bourse des d&eacute;chets pour transformer les d&eacute;chets en ressources &eacute;conomiques. A la suite d&rsquo;une s&eacute;ance de travail dans les services du Premier Ministre, une lettre a &eacute;t&eacute; transmise au MINEPDED lui demandant de rapporter ladite op&eacute;ration. Face &agrave; la fin de non-recevoir du ministre, les Entreprise du secteur ont saisi le patronat pour exprimer leur d&eacute;sapprobation.&nbsp; &nbsp;&nbsp;<br />Et pourtant, pour citoyenne qu&rsquo;elle soit, La Bourse Nationale des D&eacute;chets (BND) du Cameroun est une plateforme d&rsquo;&eacute;change qui met en relation ceux qui d&eacute;tiennent des d&eacute;chets avec ceux qui peuvent les collecter, les acheter, les transformer, les recycler ou les valoriser. Le MINEPDED la pr&eacute;sente comme un instrument de lutte contre la pollution et de d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;conomie circulaire dans sa lettre du 12 F&eacute;vrier 2026 qui rendait op&eacute;rationnelle la BND. Seulement &laquo; la mise en place de cette plateforme num&eacute;rique et du manifeste de tra&ccedil;abilit&eacute; n&eacute;cessitent encore des concertations &eacute;largies aux fins de d&eacute;terminer un cadre r&egrave;glementaire, op&eacute;rationnel, consensuel et appropri&eacute;&raquo; Pour y parvenir, le Premier Ministre Chef du Gouvernement a prescrit au MINEPDED &laquo; De bien vouloir transmettre aux services du Premier Ministre et &agrave; l&rsquo;attention du conseiller sp&eacute;cial N3 toute documentation relative &agrave; la Bourse Nationale Du D&eacute;chet depuis son acte fondateur jusqu&rsquo;aux textes les plus r&eacute;cents&raquo;</p>
<p><strong>Le refus du Ministre</strong></p>
<p>La lettre circulaire du secr&eacute;tariats General des services du Premier ministre dont nous avons cit&eacute; les extraits plus haut ne semble pas avoir re&ccedil;u l&rsquo;approbation du Ministre en charge de l&rsquo;environnement et la protection de la Nature. Une attitude qui a mis la confusion au sein des Entreprises &eacute;voluant dans le secteur des d&eacute;chets notamment les plastiques, m&eacute;taux, papiers/cartons, d&eacute;chets organiques et autres mati&egrave;res pr&eacute;sentant un potentiel de valorisation. Quand on sait que le d&eacute;ploiement de la plateforme BND n&eacute;cessite des travaux compl&eacute;mentaires de Maturation et une large concertation des acteurs de la fili&egrave;re, il est fort &agrave; craindre que le refus d&rsquo;appliquer les instructions du premier ministre ait des cons&eacute;quences sur la survie des Entreprise du d&eacute;chet.&nbsp;</p>
<p><strong>Le plaidoyer du GECAM</strong></p>
<p>Ce frein &agrave; ce &laquo; March&eacute; du D&eacute;chet &raquo; en devenir au Cameroun a pouss&eacute; les entreprises &agrave; saisir le patronat pour un arbitrage. Aussi, dans une lettre adress&eacute;e au Ministre, le Gecam constate que &laquo; Les instructions du premier ministre restent sans effet, vos collaborateurs refusant de d&eacute;livrer le manifeste de tra&ccedil;abilit&eacute; et renvoyant syst&eacute;matiquement les Entreprises &agrave; l&rsquo;application de la lettre circulaire du 12 f&eacute;vrier 2026&raquo; Face &agrave; cet imbroglio qui met en p&eacute;ril des milliers d&rsquo;emplois du secteur, le GECAM appelle &agrave; l&rsquo;&laquo; organisation d&rsquo;une concertation impliquant tous les acteurs concern&eacute;s dans le but de trouver des solutions p&eacute;rennes, l&eacute;galement fond&eacute;es, pr&eacute;servant &agrave; la fois le tissus &eacute;conomique et les emplois du secteur des d&eacute;chets&raquo;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 08:42:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck BAFELI</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Minendep30092026.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-douala-yaounde-figuil-le-programme-excellence-scolaire-de-cimencam-recompense-les-meilleurs.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de
CIMENCAM récompense les meilleurs élèves

Pour la troisième année consécutive, la caravane des...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Cimencam_Excellence_30092026.jpg" alt="Cameroun - Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-douala-yaounde-figuil-le-programme-excellence-scolaire-de-cimencam-recompense-les-meilleurs.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Douala, Yaound&eacute;, Figuil : Le programme &laquo; Excellence Scolaire &raquo; de CIMENCAM r&eacute;compense les meilleurs &eacute;l&egrave;ves</p>
<p>Pour la troisi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive, la caravane des Cimenteries du Cameroun a parcouru le pays dans le &nbsp;cadre de son programme &laquo; Excellence Scolaire &raquo;, dont le but essentiel est d'am&eacute;liorer le taux de scolarisation et de promouvoir la culture de l&rsquo;excellence. Dans ses bagages : des kits scolaires incluant notamment des sacs, des livres, des cahiers et diverses fournitures, afin de r&eacute;compenser le m&eacute;rite et d'assurer &nbsp;une &nbsp;rentr&eacute;e sereine &nbsp;&agrave; &nbsp;plus &nbsp;de &nbsp;559 &nbsp;b&eacute;n&eacute;ficiaires &nbsp;de cette &eacute;dition, &nbsp;r&eacute;partis &nbsp;dans &nbsp;les &nbsp;villes &nbsp;de Douala, Yaound&eacute; et Figuil.</p>
<p><strong>Douala, le 12 septembre 2026&nbsp;</strong></p>
<p>&Agrave; Douala, c&rsquo;est toute la communaut&eacute; &eacute;ducative qui a &eacute;t&eacute; magnifi&eacute;e. Le directeur de l&rsquo;usine de Bonab&eacute;ri, Boris YEBGA, l&rsquo;a d&rsquo;ailleurs soulign&eacute; au cours de la remise des kits &nbsp;scolaires aux enfants m&eacute;ritants de l&rsquo;arrondissement de Douala III : &laquo; Cette r&eacute;ussite est non seulement celle des &eacute;l&egrave;ves, mais aussi celle des parents et des enseignants. &raquo;</p>
<p>Cet engagement citoyen de CIMENCAM a &eacute;t&eacute; appr&eacute;ci&eacute; &agrave; sa juste valeur par Valentin EPOUPA, maire de l&rsquo;arrondissement de Douala III, qui a lanc&eacute; &agrave; l'entreprise &laquo; un appel &agrave; un partenariat durable pour cr&eacute;er &nbsp;davantage, &nbsp;&agrave; &nbsp;travers &nbsp;ces &nbsp;r&eacute;compenses &nbsp;et &nbsp;cet &nbsp;accompagnement, &nbsp;de &nbsp;l&rsquo;&eacute;mulation &nbsp;au &nbsp;sein &nbsp;des &eacute;tablissements scolaires, car c'est la r&eacute;ussite qui m&egrave;ne au d&eacute;veloppement du pays. &raquo; Une vision qui a re&ccedil;u l&rsquo;approbation du sous-pr&eacute;fet de l&rsquo;arrondissement, Laurent Victor AYISSI : &laquo; Cette c&eacute;l&eacute;bration du m&eacute;rite inspir&eacute;e par CIMENCAM doit trouver un &eacute;cho dans tout le pays pour qu&rsquo;au bout de l&rsquo;effort, nous obtenions parmi ces jeunes des directeurs g&eacute;n&eacute;raux, des maires et des sous-pr&eacute;fets. &raquo;</p>
<p><strong>Figuil, le 15 septembre 2026 &nbsp;</strong></p>
<p>&Agrave; Figuil, c&rsquo;est &nbsp;le directeur de l&rsquo;usine CIMFIG, Pierre Paul MBARGA, qui a plant&eacute; le d&eacute;cor : &laquo; Figuil occupe une place particuli&egrave;re dans le c&oelig;ur de CIMENCAM. C'est sur la terre de Figuil qu'est implant&eacute;e l'usine o&ugrave; nous op&eacute;rons chaque jour. Il est important de restituer &agrave; &nbsp;cette population &nbsp;ce &nbsp;qu&rsquo;elle &nbsp;nous &nbsp;apporte &nbsp;au &nbsp;quotidien. &nbsp;"Giving &nbsp;back &nbsp;to &nbsp;the &nbsp;community", &nbsp;la &nbsp;solidarit&eacute; communautaire est au c&oelig;ur de notre responsabilit&eacute; soci&eacute;tale. &raquo;</p>
<p>Pour &nbsp;CIMENCAM &nbsp;Figuil, &nbsp;l&rsquo;excellence &nbsp;scolaire &nbsp;est &nbsp;la &nbsp;juste &nbsp;r&eacute;compense &nbsp;du &nbsp;m&eacute;rite &nbsp;et &nbsp;des &nbsp;parcours exceptionnels. Le travail et l'abn&eacute;gation encouragent l'entreprise &agrave; veiller &agrave; ce que tous les enfants, m&ecirc;me les plus d&eacute;munis, prennent le chemin de l&rsquo;&eacute;cole et puissent rivaliser d'efforts pour se hisser au premier&nbsp;<br />rang.</p>
<p>Ainsi, la c&eacute;r&eacute;monie solennelle de remise des kits scolaires aux meilleurs &eacute;l&egrave;ves de Figuil a constitu&eacute; un v&eacute;ritable creuset de connaissances, t&eacute;moignant des efforts consentis pour l&rsquo;&eacute;ducation de la jeunesse. Un moment de reconnaissance du travail acharn&eacute;, de la discipline et de la pers&eacute;v&eacute;rance des apprenants qui&nbsp;<br />se &nbsp;sont &nbsp;distingu&eacute;s &nbsp;par &nbsp;leurs &nbsp;r&eacute;sultats &nbsp;et &nbsp;leur &nbsp;comportement &nbsp;exemplaire. &nbsp;Pour &nbsp;Prosper &nbsp;DENAHA, proviseur du lyc&eacute;e de Figuil : &laquo; En valorisant l&rsquo;excellence scolaire, vous contribuez non seulement &agrave; &nbsp;f&eacute;liciter les plus m&eacute;ritants, mais aussi &agrave; insuffler aux autres le go&ucirc;t de l&rsquo;effort et la qu&ecirc;te permanente de&nbsp;<br />l&rsquo;excellence. &raquo;</p>
<p>Enfin, madame le sous-pr&eacute;fet de Figuil, Adda Soureya SOURATOU, a conclu : &laquo; Nous sommes r&eacute;unis &nbsp;non pas pour une simple remise de stylos et de cahiers, mais pour sceller un pacte entre le Figuil qui &nbsp;produit et le Figuil qui attend. &raquo;</p>
<p><strong>Yaound&eacute;, le 24 septembre 2026&nbsp;</strong></p>
<p>C&rsquo;est avec fiert&eacute; et &eacute;motion que la caravane a achev&eacute; sa tourn&eacute;e dans &nbsp;l&rsquo;un des arrondissements cosmopolites de la capitale : Yaound&eacute; III. Devant les autorit&eacute;s locales et toute &nbsp;la communaut&eacute; &eacute;ducative, avec le m&ecirc;me engagement et la m&ecirc;me ferveur, le programme &laquo; Excellence &nbsp;Scolaire &raquo; de CIMENCAM a mis &agrave; l'honneur les &eacute;l&egrave;ves particuli&egrave;rement m&eacute;ritants, issus des &eacute;coles &nbsp;primaires et secondaires de la localit&eacute;.</p>
<p>&Agrave; travers cette ultime &eacute;tape riche en symboles, l&rsquo;entreprise a ainsi r&eacute;it&eacute;r&eacute; avec force son engagement &nbsp;citoyen &agrave; &laquo; encourager les jeunes &agrave; maintenir le cap de l&rsquo;excellence. &raquo; L'&eacute;dition 2026 de la caravane &nbsp;s'ach&egrave;ve ainsi en beaut&eacute; sur cette note d'espoir pour l'avenir de la jeunesse camerounaise. Le rendezvous est d&eacute;j&agrave; pris : cap sur 2027 !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 06:14:19 +0200</pubDate>
                                    <author>F.B</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Cimencam_Excellence_30092026.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Divine et Sylvana : deux crimes, zéro procès]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-divine-et-sylvana-deux-crimes-zero-proces.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Divine Mbarga et Sylvana Awono, violées et tuées. Des suspects
arrêtés. Des promesses. Mais toujours aucun procès. Enquête sur
une justice enlisée.

Un an après...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Yaounde100125500.jpg" alt="Cameroun - Divine et Sylvana : deux crimes, zéro procès" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-divine-et-sylvana-deux-crimes-zero-proces.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Divine Mbarga et Sylvana Awono, viol&eacute;es et tu&eacute;es. Des suspects arr&ecirc;t&eacute;s. Des promesses. Mais toujours aucun proc&egrave;s. Enqu&ecirc;te sur une justice enlis&eacute;e.</p>
<p>Un an apr&egrave;s le viol et le meurtre de Divine Mbarga &agrave; Nkoabang, et trois mois apr&egrave;s les 17 coups de couteau qui ont tu&eacute; Sylvana Awono &agrave; Nkolndongo, les familles attendent toujours un proc&egrave;s. Les suspects sont identifi&eacute;s. Les communiqu&eacute;s ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s. La justice, elle, reste silencieuse.</p>
<h2>Divine et Sylvana : deux crimes, z&eacute;ro proc&egrave;s</h2>
<p>Divine Mbarga Atangana avait 11 ans. Elle est morte le 19 mars 2026 &agrave; Nkoabang, en p&eacute;riph&eacute;rie de Yaound&eacute;. Viol&eacute;e, &eacute;trangl&eacute;e, abandonn&eacute;e dans une maison en chantier. Sylvana Awono avait 11 ans. Elle est morte le 28 juin 2026 &agrave; Nkolndongo, dans le 4ᵉ arrondissement de Yaound&eacute;. Dix-sept coups de couteau.</p>
<p>Les deux affaires ont provoqu&eacute; une indignation nationale. Les deux ont fait l'objet de communiqu&eacute;s minist&eacute;riels fermes. Un suspect a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; dans le premier dossier. Une suspecte a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e dans le second.</p>
<p>Et pourtant.</p>
<p>Aucun proc&egrave;s public n'a eu lieu. Aucune condamnation n'a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e. Aucune audience n'a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Les familles attendent.</p>
<h2>Nkoabang, mars 2026 : quatre heures de supplice</h2>
<p>Divine Mbarga Atangana vivait chez sa grand-m&egrave;re &agrave; Nkoabang, un quartier de la p&eacute;riph&eacute;rie de Yaound&eacute;. Le 18 mars 2026, elle quitte la maison pour aller r&eacute;viser ses le&ccedil;ons chez un camarade de classe. La maison est en chantier. Elle fait confiance : c'est celle d'un ami, sous le toit d'un adulte.</p>
<p>Cet homme s'appelle Moadambe &Eacute;ric. Technicien en b&acirc;timent, p&egrave;re de trois enfants, originaire d'Akonolinga. Selon les premiers &eacute;l&eacute;ments de l'enqu&ecirc;te, il transforme cette soir&eacute;e d'&eacute;tude en calvaire. Il aurait utilis&eacute; son propre fils de 11 ans le camarade de Divine comme guetteur. Entre 23 heures et 3 heures du matin, les cris de la fillette d&eacute;chirent la nuit. &laquo; Laissez-moi, &ccedil;a fait mal ! &raquo;, entend-on.</p>
<p>Quatre heures. Aucune porte ne s'ouvre. Le lendemain matin, le corps est d&eacute;couvert. Le diagnostic pr&eacute;liminaire est atroce : fracture de la nuque.</p>
<p>Moadambe &Eacute;ric est interpell&eacute; le 26 mars 2026. Il est pr&eacute;sent&eacute; au tribunal de Mfou, dans la banlieue de Yaound&eacute;. Deux autres personnes sont impliqu&eacute;es. Le dossier est ouvert.</p>
<p>Six mois plus tard, nous avons tent&eacute; de savoir o&ugrave; en &eacute;tait la proc&eacute;dure. Le parquet de Mfou n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos sollicitations. Le minist&egrave;re de la Justice n'a pas non plus communiqu&eacute; sur le calendrier. Une source judiciaire, qui a requis l'anonymat, &eacute;voque &laquo; des lenteurs proc&eacute;durales &raquo; sans plus de pr&eacute;cisions.</p>
<p>La m&egrave;re de Divine, elle, a pris la parole publiquement. Elle a refus&eacute; tout arrangement. &laquo; L&agrave; o&ugrave; mon enfant revient vivante, ou c'est justice pour ma Divine &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute;, selon des propos rapport&eacute;s par 237online.</p>
<h2>Nkolndongo, juin 2026 : dix-sept coups de couteau</h2>
<p>Trois mois apr&egrave;s Nkoabang, le quartier Nkolndongo se r&eacute;veille sous le choc. Sylvana Awono, 11 ans, a &eacute;t&eacute; tu&eacute;e dans la nuit du 27 au 28 juin 2026. Elle &eacute;tait seule &agrave; la maison. Sa m&egrave;re &eacute;tait en d&eacute;placement. Son p&egrave;re, &agrave; une veill&eacute;e juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;.</p>
<p>D'apr&egrave;s les t&eacute;moignages des proches relay&eacute;s par le Cameroon Tribune, une jeune femme de 17 ans se serait introduite dans la concession. Elle a cass&eacute; une vitre. Sylvana l'a reconnue comme &laquo; une fille du quartier &raquo; et lui a ouvert. Les coups ont suivi. Dix-sept coups de couteau, selon les constatations du m&eacute;decin l&eacute;giste.</p>
<p>La suspecte a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e le 28 juin 2026 dans un lieu de culte. Selon les informations publi&eacute;es par plusieurs m&eacute;dias, elle a livr&eacute; des d&eacute;clarations contradictoires. Elle aurait affirm&eacute; avoir agi sur les instructions d'un &laquo; ap&ocirc;tre &raquo; d'une &eacute;glise &eacute;vang&eacute;lique. Puis elle aurait pr&eacute;tendu avoir pris l'enfant pour un python.</p>
<p>Les autorit&eacute;s ont mis en demeure cette &eacute;glise de s'expliquer. Un ultimatum de 14 jours a &eacute;t&eacute; adress&eacute; &agrave; ses responsables, selon .</p>
<p>Le p&egrave;re de Sylvana, lui, a appris la mort de sa fille sur les r&eacute;seaux sociaux, trois jours apr&egrave;s les faits. &laquo; Je suis sans voix &raquo;, a-t-il &eacute;crit sur Facebook. &laquo; Je veux que justice soit rendue &agrave; Sylvana &raquo;.</p>
<h2>La m&eacute;canique de l'enlisement</h2>
<p>Ce qui relie ces deux affaires, au-del&agrave; de l'horreur, c'est le vide qui suit.</p>
<p>Dans les deux cas, les r&eacute;actions institutionnelles ont &eacute;t&eacute; rapides. Apr&egrave;s le meurtre de Divine, Pauline Ir&egrave;ne Nguene, ministre des Affaires sociales, a condamn&eacute; &laquo; avec la plus grande fermet&eacute; les r&eacute;cents cas d'infanticides et de violences sur les enfants &raquo; et annonc&eacute; plusieurs axes d'action : poursuite des auteurs, renforcement des dispositifs d'alerte communautaires, accompagnement psychosocial des victimes. C'&eacute;tait le 30 mars 2026. Le communiqu&eacute; a &eacute;t&eacute; publi&eacute;. Les mesures annonc&eacute;es n'ont pas fait l'objet d'un suivi public document&eacute;.</p>
<p>Une enqu&ecirc;te exclusive de <strong>Jeune Afrique</strong>, publi&eacute;e le 1er avril 2026, documente cette &laquo; m&eacute;canique de l'esquive &raquo;. Entre le drame et le communiqu&eacute;, puis entre le communiqu&eacute; et le silence, aucun dispositif national renforc&eacute; de protection de proximit&eacute; n'a &eacute;t&eacute; mis en place. Pas de m&eacute;canisme d'alerte rapide dans les quartiers. Pas de contr&ocirc;le syst&eacute;matique des zones &agrave; risque. Les b&acirc;timents en chantier, terrains de chasse des pr&eacute;dateurs, n'ont toujours pas fait l'objet d'une politique de s&eacute;curisation.</p>
<p>Le num&eacute;ro vert 116 existe. Il est cens&eacute; permettre de signaler les violences contre les enfants. Nous avons tent&eacute; de savoir combien d'appels avaient abouti &agrave; des poursuites. Le minist&egrave;re de la Promotion de la femme et de la famille n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos questions avant publication.</p>
<h2>Ce que disent les chiffres</h2>
<p>Le syst&egrave;me des Nations Unies au Cameroun a publi&eacute;, le 4 juin 2026, un communiqu&eacute; exprimant sa &laquo; profonde pr&eacute;occupation &raquo; face &agrave; la recrudescence des infanticides, f&eacute;minicides et violences sexuelles contre les enfants.</p>
<p>Les chiffres officiels donnent la mesure du ph&eacute;nom&egrave;ne. Entre janvier et avril 2026, les autorit&eacute;s ont enregistr&eacute; 50 f&eacute;minicides, 166 viols, 13 infanticides, 3 enl&egrave;vements et 3 cas de s&eacute;vices corporels sur enfants, selon les donn&eacute;es du minist&egrave;re de la Promotion de la femme et de la famille. Parall&egrave;lement, 850 enfants dont 722 filles et 128 gar&ccedil;ons ont &eacute;t&eacute; recens&eacute;s comme victimes d'agressions sexuelles ou de violences psychologiques.</p>
<p>Treize infanticides en quatre mois. Combien de proc&egrave;s ? Nous n'avons pas pu obtenir ce chiffre. Le minist&egrave;re de la Justice n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos questions.</p>
<h2>La question de la justice &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable</h2>
<p>Pourquoi ces affaires s'enlisent-elles ?</p>
<p>Une source judiciaire &eacute;voque la complexit&eacute; des dossiers, la charge des tribunaux, les expertises m&eacute;dico-l&eacute;gales. Ce sont des explications plausibles. Elles ne suffisent pas &agrave; expliquer pourquoi certaines affaires aboutissent &agrave; des condamnations exemplaires comme celle de Dagobert Nwafo, condamn&eacute; &agrave; mort en mars 2026 pour le meurtre d'un enfant de 6 ans tandis que d'autres semblent dispara&icirc;tre des radars.</p>
<p>Le 7 avril 2026, Faustin Abega, l'auteur d'un commentaire sur Facebook jug&eacute; &laquo; d&eacute;sobligeant &raquo; envers Divine, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; pour &laquo; apologie du crime &raquo;. Il a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la justice et a publiquement pr&eacute;sent&eacute; ses excuses. Son dossier a avanc&eacute;.</p>
<p>Moadambe &Eacute;ric, lui, est toujours en d&eacute;tention. Aucune date de proc&egrave;s n'a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le tribunal de Mfou le 29 septembre 2026. Sans succ&egrave;s. Nous avons &eacute;galement sollicit&eacute; le minist&egrave;re de la Justice et le parquet g&eacute;n&eacute;ral. Aucune r&eacute;ponse au moment de publier.</p>
<p>La question que posent les familles n'est ni juridique, ni technique. Elle est simple : pourquoi certains dossiers avancent et d'autres pas ?</p>
<h2>Ce que nous n'avons pas pu v&eacute;rifier</h2>
<p>Le calendrier judiciaire des affaires Divine Mbarga et Sylvana Awono. Aucune date d'audience n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e par les autorit&eacute;s judiciaires.</p>
<p>Le nombre exact de proc&egrave;s aboutis dans les affaires d'infanticides en 2026.</p>
<p>La r&eacute;ponse du minist&egrave;re de la Justice &agrave; nos questions &eacute;crites.</p>
<p>La r&eacute;ponse du tribunal de Mfou.</p>
<p>La r&eacute;ponse du minist&egrave;re de la Promotion de la femme et de la famille concernant le num&eacute;ro vert 116.</p>
<p>Les conditions de d&eacute;tention de Moadambe &Eacute;ric et de la suspecte du meurtre de Sylvana.</p>
<hr />
<p><strong>O&ugrave; en est l'affaire Divine Mbarga ?</strong><br />Moadambe &Eacute;ric, le principal suspect, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 26 mars 2026. Il est d&eacute;tenu et devrait &ecirc;tre jug&eacute; devant le tribunal de Mfou. Aucune date de proc&egrave;s n'a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e publiquement &agrave; ce jour.</p>
<p><strong>Qui est Sylvana Awono ?</strong><br />Sylvana Awono &eacute;tait une fillette de 11 ans tu&eacute;e de 17 coups de couteau le 28 juin 2026 &agrave; Nkolndongo, &agrave; Yaound&eacute;. Une suspecte de 17 ans a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e le m&ecirc;me jour.</p>
<p><strong>Le meurtre de Divine Mbarga a-t-il &eacute;t&eacute; jug&eacute; ?</strong><br />Non. Aucun proc&egrave;s public n'a eu lieu. Le dossier est toujours pendant devant le tribunal de Mfou.</p>
<p><strong>Combien d'infanticides ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s au Cameroun en 2026 ?</strong><br />Selon les chiffres officiels du minist&egrave;re de la Promotion de la femme et de la famille, 13 infanticides ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s entre janvier et avril 2026.</p>
<p><strong>Pourquoi les proc&egrave;s tardent-ils ?</strong><br />Les raisons officielles &eacute;voqu&eacute;es sont la charge des tribunaux et la complexit&eacute; des dossiers. Aucune explication d&eacute;taill&eacute;e n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e par les autorit&eacute;s judiciaires.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 17:00:36 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Yaounde100125500.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Déportations USA : le Cameroun, hub africain malgré lui]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/deportations-usa-le-cameroun-hub-africain-malgre-lui.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>The Deportation Project révèle le rôle du Cameroun dans les
déportations vers des pays tiers. 25 000 personnes, 35 pays, un
accord secret et des journalistes ar...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique/Migrants211125500.jpg" alt="Déportations USA : le Cameroun, hub africain malgré lui" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>The Deportation Project r&eacute;v&egrave;le le r&ocirc;le du Cameroun dans les d&eacute;portations vers des pays tiers. 25 000 personnes, 35 pays, un accord secret et des journalistes arr&ecirc;t&eacute;s.</p>
<p>L'enqu&ecirc;te internationale coordonn&eacute;e par Forbidden Stories met au jour le r&ocirc;le central du Cameroun dans la politique am&eacute;ricaine de d&eacute;portation vers des pays tiers un syst&egrave;me de 410 millions de dollars qui a d&eacute;j&agrave; transf&eacute;r&eacute; plus de 25 000 personnes vers des &Eacute;tats o&ugrave; elles n'ont aucun lien.</p>
<h2>The Deportation Project : le Cameroun au c&oelig;ur du syst&egrave;me</h2>
<p>L'enqu&ecirc;te internationale The Deportation Project, coordonn&eacute;e par Forbidden Stories avec 26 m&eacute;dias et 72 journalistes, r&eacute;v&egrave;le que le Cameroun figure parmi les treize pays d'Afrique subsaharienne ayant conclu un accord avec les &Eacute;tats-Unis pour accueillir des migrants expuls&eacute;s vers des pays tiers. Depuis janvier 2025, plus de 25 000 personnes ont &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute;es de cette mani&egrave;re vers 35 &Eacute;tats, selon les donn&eacute;es de l'enqu&ecirc;te.</p>
<p>Au Cameroun, trois vols ont atterri depuis janvier 2026. Neuf personnes originaires du Ghana, d'Angola, d'&Eacute;thiopie et du Congo-Brazzaville sont arriv&eacute;es le 29 avril. Dix-sept autres les avaient pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es.</p>
<p>Mais derri&egrave;re les chiffres, il y a un centre. Un endroit que quatre journalistes camerounais ont tent&eacute; de documenter. Et pour lequel ils ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s.</p>
<h2>Ce que The Deportation Project a d&eacute;couvert</h2>
<p>L'enqu&ecirc;te, publi&eacute;e le 21 septembre 2026, s'appuie sur six mois de travail et des documents internes du D&eacute;partement d'&Eacute;tat am&eacute;ricain. Elle r&eacute;v&egrave;le que l'administration Trump a autoris&eacute; ou promis au moins 410 millions de dollars pour faciliter des accords avec 31 pays, principalement en Afrique et en Am&eacute;rique latine, selon les documents consult&eacute;s par le Washington Post.</p>
<p>Sur cette somme, au moins 81 millions de dollars &eacute;taient destin&eacute;s directement &agrave; treize gouvernements signataires. Le reste devait financer des organisations internationales, dont plus de 178 millions pour l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et 123 millions pour le HCR.</p>
<p>Le Cameroun a sign&eacute; un protocole d'accord en d&eacute;cembre 2025 pour accueillir des d&eacute;port&eacute;s. Une semaine plus tard, il signait &eacute;galement un programme d'assistance sanitaire de pr&egrave;s de 400 millions de dollars sur cinq ans. Le mois suivant, le D&eacute;partement d'&Eacute;tat annon&ccedil;ait 30 millions de dollars suppl&eacute;mentaires destin&eacute;s au HCR au Cameroun pour &laquo; faciliter le retour volontaire des r&eacute;fugi&eacute;s et combattre l'immigration ill&eacute;gale &raquo;.</p>
<p>Le premier avion transportant des d&eacute;port&eacute;s a atterri &agrave; Yaound&eacute; le 14 janvier 2026.</p>
<p>Ce que l'enqu&ecirc;te met au jour, c'est la m&eacute;canique d'un syst&egrave;me. Le Cameroun n'est pas un cas isol&eacute;. Il est un maillon. Un maillon que Washington a activ&eacute; avec des arguments financiers et diplomatiques.</p>
<h2>Le centre de Yaound&eacute; et les quatre journalistes arr&ecirc;t&eacute;s</h2>
<p>Le 17 f&eacute;vrier 2026, le journaliste camerounais Nalova Akua franchit le portail d'un b&acirc;timent sans enseigne &agrave; Yaound&eacute;. Il enqu&ecirc;te sur les d&eacute;port&eacute;s am&eacute;ricains. Il veut voir o&ugrave; ils sont d&eacute;tenus. Il est arr&ecirc;t&eacute;, avec trois confr&egrave;res.</p>
<p>L'enqu&ecirc;te de Forbidden Stories raconte cette journ&eacute;e : les quatre journalistes ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tenus pour &ecirc;tre entr&eacute;s dans un centre qui accueillait secr&egrave;tement des d&eacute;port&eacute;s des &Eacute;tats-Unis. Six mois plus tard, leurs r&eacute;v&eacute;lations sont int&eacute;gr&eacute;es &agrave; The Deportation Project.</p>
<p>Ce que le centre contient, personne ne le dit officiellement. L'accord sign&eacute; entre Washington et Yaound&eacute; n'a jamais &eacute;t&eacute; rendu public. Le gouvernement camerounais n'a pas communiqu&eacute; sur les conditions d'accueil. Le HCR, qui g&egrave;re une partie du dispositif avec l'OIM, n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos questions avant publication.</p>
<p>Un avocat camerounais, Joseph Awah Fru, a suivi les deux premiers groupes de d&eacute;port&eacute;s apr&egrave;s leur arriv&eacute;e &agrave; Yaound&eacute;. Il a confirm&eacute; &agrave; l'AFP l'arriv&eacute;e du troisi&egrave;me vol. Sur les dix-sept personnes accueillies pr&eacute;c&eacute;demment, quatre ont &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;es dans leur pays d'origine le Maroc, l'Angola et le S&eacute;n&eacute;gal. Les tribunaux am&eacute;ricains avaient jug&eacute; fond&eacute;es les craintes de deux femmes marocaines quant &agrave; leur s&eacute;curit&eacute; en cas de retour.</p>
<p>Les treize autres r&eacute;sident dans un centre g&eacute;r&eacute; par les autorit&eacute;s camerounaises avec l'OIM. Ils peuvent demander l'asile au Cameroun.</p>
<h2>La question du non-refoulement</h2>
<p>C'est l&agrave; que le dossier devient juridiquement sensible.</p>
<p>Amnesty International a document&eacute; plusieurs cas de personnes transf&eacute;r&eacute;es vers des pays africains dans le cadre de ces accords. Dans la majorit&eacute; des cas, ces personnes avaient obtenu aux &Eacute;tats-Unis une protection emp&ecirc;chant leur renvoi dans leur pays d'origine parce qu'elles risquaient d'y &ecirc;tre tortur&eacute;es.</p>
<p>Le 12 juin 2026, dix-sept personnes des Turcs, des Afghans, des Iraniens ont &eacute;t&eacute; expuls&eacute;es vers Bangui, en R&eacute;publique centrafricaine. Un pays qu'elles ne connaissaient pas, dont elles ne parlaient pas la langue. Selon Third Country Deportation Watch, toutes sauf une avaient une protection juridique contre le renvoi aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Amnesty qualifie ces transferts de violations du principe de non-refoulement. L'organisation appelle les &Eacute;tats africains &agrave; &laquo; refuser de se rendre complices &raquo; de cette politique.</p>
<p>Le Cameroun n'a pas r&eacute;pondu &agrave; cet appel.</p>
<h2>Pourquoi le Cameroun ?</h2>
<p>La question m&eacute;rite d'&ecirc;tre pos&eacute;e. Pourquoi Yaound&eacute; a-t-il accept&eacute; ?</p>
<p>Il y a d'abord l'argument financier. Les 30 millions de dollars vers&eacute;s au HCR au Cameroun repr&eacute;sentent une somme consid&eacute;rable pour une op&eacute;ration humanitaire. Les 400 millions du programme sanitaire sur cinq ans s'inscrivent dans une logique de coop&eacute;ration plus large.</p>
<p>Il y a ensuite l'argument diplomatique. L'administration Trump a utilis&eacute; des leviers de pression, notamment des restrictions de visas. Selon une enqu&ecirc;te de l'AFP, Washington a menac&eacute; de bloquer la d&eacute;livrance de visas aux ressortissants de pays refusant les accords.</p>
<p>Il y a enfin la question du silence. L'accord n'a jamais &eacute;t&eacute; soumis au Parlement camerounais. Aucun d&eacute;bat public n'a eu lieu. Le 19 f&eacute;vrier 2026, Abdouraman Hamadou Babba, pr&eacute;sident du RDDRC, a publiquement interpell&eacute; le gouvernement : &laquo; Des informations relay&eacute;es par des m&eacute;dias am&eacute;ricains et internationaux font &eacute;tat de ce que le Cameroun aurait conclu un accord secret avec les &Eacute;tats-Unis pour accueillir des ressortissants &raquo;.</p>
<p>Cette interpellation n'a pas re&ccedil;u de r&eacute;ponse publique.</p>
<h2>Ce que The Deportation Project change</h2>
<p>L'enqu&ecirc;te de Forbidden Stories ne se contente pas de documenter. Elle cartographie. Elle croise les donn&eacute;es de suivi des vols de l'ICE, les informations obtenues par des ONG comme Human Rights First et Refugees International, les t&eacute;moignages de d&eacute;port&eacute;s et les documents internes du D&eacute;partement d'&Eacute;tat.</p>
<p>R&eacute;sultat : une carte interactive qui montre o&ugrave; vont les d&eacute;port&eacute;s, combien ils sont, d'o&ugrave; ils viennent. Et quels pays ont accept&eacute; de les recevoir.</p>
<p>Le Cameroun y figure en bonne place. Non pas comme le plus grand receveur le Ghana et le Mexique ont accueilli bien plus de personnes mais comme un point d'entr&eacute;e en Afrique centrale. Un pr&eacute;c&eacute;dent.</p>
<p>Un responsable am&eacute;ricain cit&eacute; par le Washington Post r&eacute;sume la m&eacute;thode : Christian Ehrhardt, le diplomate qui dirige l'Office of Remigration, est &laquo; consid&eacute;r&eacute; comme un &eacute;missaire de la Maison-Blanche &raquo; quand il rencontre des dirigeants &eacute;trangers. &laquo; Le message n'est pas seulement qu'il est secr&eacute;taire d'&Eacute;tat adjoint. Il fait vraiment partie de la Maison-Blanche, alors ils d&eacute;roulent le tapis rouge &raquo;.</p>
<p>Le tapis rouge. Et derri&egrave;re, des personnes qui atterrissent dans un pays qu'elles ne connaissent pas.</p>
<h2>Ce que nous n'avons pas pu v&eacute;rifier</h2>
<p>Le contenu int&eacute;gral du protocole d'accord sign&eacute; entre les &Eacute;tats-Unis et le Cameroun en d&eacute;cembre 2025.</p>
<p>Le nombre exact de personnes actuellement d&eacute;tenues au Cameroun dans le cadre de ces accords.</p>
<p>Les conditions mat&eacute;rielles de d&eacute;tention dans le centre de Yaound&eacute;.</p>
<p>La r&eacute;ponse du gouvernement camerounais aux questions de Hekok.org. Nous avons tent&eacute; de joindre le minist&egrave;re des Relations ext&eacute;rieures et le minist&egrave;re de l'Administration territoriale. Sans succ&egrave;s.</p>
<p>La position officielle du HCR et de l'OIM sur les conditions d'accueil des d&eacute;port&eacute;s au Cameroun.</p>
<hr />
<p><strong>Qu'est-ce que The Deportation Project ?</strong><br />C'est une enqu&ecirc;te internationale coordonn&eacute;e par Forbidden Stories avec 26 m&eacute;dias et 72 journalistes. Elle documente la politique am&eacute;ricaine de d&eacute;portation de migrants vers des pays tiers des &Eacute;tats dont ils ne sont pas ressortissants.</p>
<p><strong>Combien de personnes ont &eacute;t&eacute; d&eacute;port&eacute;es vers des pays tiers ?</strong><br />Au moins 25 447 personnes entre janvier 2025 et le 31 ao&ucirc;t 2026, selon les donn&eacute;es compil&eacute;es par l'enqu&ecirc;te.</p>
<p><strong>Le Cameroun est-il concern&eacute; ?</strong><br />Oui. Le Cameroun fait partie des 13 pays d'Afrique subsaharienne ayant sign&eacute; un accord avec les &Eacute;tats-Unis. Trois vols ont atterri depuis janvier 2026, transportant au moins 26 personnes.</p>
<p><strong>Pourquoi des journalistes camerounais ont-ils &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s ?</strong><br />Le 17 f&eacute;vrier 2026, quatre journalistes camerounais ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tenus apr&egrave;s &ecirc;tre entr&eacute;s dans un centre de Yaound&eacute; qui accueillait secr&egrave;tement des d&eacute;port&eacute;s des &Eacute;tats-Unis.</p>
<p><strong>Les d&eacute;port&eacute;s peuvent-ils demander l'asile au Cameroun ?</strong><br />Selon un avocat camerounais qui a suivi les arriv&eacute;es, les personnes accueillies peuvent demander l'asile au Cameroun. Quatre d'entre elles ont toutefois &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;es dans leur pays d'origine.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 11:44:21 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique/Migrants211125500.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cinq officiers passent au grade de général au Cameroun]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cinq-officiers-passent-au-grade-de-general-au-cameroun.html</link>
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                    <p>La cour d’honneur de la Brigade du Quartier Général a connu une
importante activité militaire vendredi 25 septembre 2026. Sous une
pluie particulièrement intens...</p>
                                        ]]>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cinq-officiers-passent-au-grade-de-general-au-cameroun.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La cour d&rsquo;honneur de la Brigade du Quartier G&eacute;n&eacute;ral a connu une importante activit&eacute; militaire vendredi 25 septembre 2026. Sous une pluie particuli&egrave;rement intense, Yaound&eacute; a accueilli une c&eacute;r&eacute;monie consacr&eacute;e &agrave; la remise des attributs &agrave; cinq officiers nouvellement &eacute;lev&eacute;s au grade de G&eacute;n&eacute;ral de Brigade. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement a &eacute;galement &eacute;t&eacute; marqu&eacute; par l&rsquo;entr&eacute;e en fonction de deux responsables au sein de la cha&icirc;ne de commandement.</p>
<p>Pr&eacute;sid&eacute;e par le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Pr&eacute;sidence charg&eacute; de la D&eacute;fense, Joseph Beti Assomo, la c&eacute;r&eacute;monie s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e en pr&eacute;sence de membres du gouvernement, de repr&eacute;sentants diplomatiques, d&rsquo;officiers g&eacute;n&eacute;raux, de personnels militaires et de nombreux membres des familles des promus.</p>
<p>Les nouveaux g&eacute;n&eacute;raux sont Raymond Jean Charles Beko&rsquo;o Abondo, Wilson &Eacute;pie Ngome, Oumar Nchankou Mbouombouo Njindam, Elie Romance Mezui Zo&rsquo;o et Mesmin Magloire Aristide Eloundou. Leur &eacute;l&eacute;vation au grade de G&eacute;n&eacute;ral de Brigade intervient &agrave; la suite des d&eacute;cisions prises par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat, chef des forces arm&eacute;es.</p>
<p>Cette c&eacute;r&eacute;monie a aussi permis de formaliser deux changements &agrave; la t&ecirc;te de structures militaires. Le G&eacute;n&eacute;ral de Brigade Donatien Melingui Nouma a &eacute;t&eacute; install&eacute; comme Commandant de la Premi&egrave;re R&eacute;gion Militaire Interarm&eacute;es (RMIA 1). Il prend ainsi la direction d&rsquo;une r&eacute;gion militaire couvrant notamment le Centre, le Sud et l&rsquo;Est du pays.</p>
<p>Le Colonel Yves Edgard Ekoman Ekoman a, pour sa part, &eacute;t&eacute; install&eacute; comme Commandant de la Brigade du Quartier G&eacute;n&eacute;ral. Ces prises de fonction interviennent dans le cadre de la r&eacute;organisation de certaines responsabilit&eacute;s au sein des Forces de d&eacute;fense.</p>
<p>Pendant la c&eacute;r&eacute;monie, les attributs correspondant &agrave; leur nouveau grade ont &eacute;t&eacute; remis aux cinq officiers. La s&eacute;quence protocolaire a &eacute;t&eacute; suivie avec attention par leurs fr&egrave;res d&rsquo;armes et leurs proches, venus nombreux malgr&eacute; les conditions m&eacute;t&eacute;orologiques difficiles.</p>
<p>Dans son intervention, Joseph Beti Assomo a rappel&eacute; aux nouveaux promus que l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation au g&eacute;n&eacute;ralat s&rsquo;accompagne d&rsquo;exigences suppl&eacute;mentaires en mati&egrave;re de commandement, de discipline et de responsabilit&eacute;. Les int&eacute;ress&eacute;s sont d&eacute;sormais appel&eacute;s &agrave; exercer leurs fonctions dans un contexte marqu&eacute; par des enjeux s&eacute;curitaires importants.</p>
<p>La pluie n&rsquo;a finalement pas interrompu le c&eacute;r&eacute;monial. Les diff&eacute;rentes s&eacute;quences militaires ont &eacute;t&eacute; maintenues, jusqu&rsquo;&agrave; la parade qui a cl&ocirc;tur&eacute; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement. Une prestation de la Musique principale des Arm&eacute;es et la traditionnelle photographie de famille sont venues mettre un terme &agrave; cette c&eacute;r&eacute;monie.</p>
<p>Au-del&agrave; des &eacute;toiles nouvellement arbor&eacute;es, cette journ&eacute;e aura surtout marqu&eacute; la prise de nouvelles responsabilit&eacute;s par plusieurs cadres appel&eacute;s &agrave; poursuivre leur mission au sein de l&rsquo;appareil de d&eacute;fense camerounais.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 07:25:28 +0200</pubDate>
                                    <author>TMP</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Bétaré-Oya : 76 ossements découverts, trois suspects interpellés]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-betare-oya-76-ossements-decouverts-trois-suspects-interpelles.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le contrôle était de routine. Un véhicule de transport clandestin,
une Toyota Corolla, est arrêté au poste mixte Gendarmerie–Police.
À son bord, un jeune homme...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Betare-Oya290926500.webp" alt="Cameroun - Bétaré-Oya : 76 ossements découverts, trois suspects interpellés" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-betare-oya-76-ossements-decouverts-trois-suspects-interpelles.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le contr&ocirc;le &eacute;tait de routine. Un v&eacute;hicule de transport clandestin, une Toyota Corolla, est arr&ecirc;t&eacute; au poste mixte Gendarmerie&ndash;Police. &Agrave; son bord, un jeune homme de 24 ans. Dans son sac &agrave; dos noir, les gendarmes d&eacute;couvrent 76 pi&egrave;ces qui ressemblent &agrave; des ossements humains. Le lendemain, deux autres suspects sont interpell&eacute;s. L&rsquo;un d&rsquo;eux est surnomm&eacute; &laquo; Rasta &raquo;. L&rsquo;autre, &laquo; Puyol &raquo;. L&rsquo;enqu&ecirc;te ne fait que commencer.</p>
<h2>B&eacute;tar&eacute;-Oya : un contr&ocirc;le routier qui tourne &agrave; l&rsquo;affaire macabre</h2>
<p>Il est 20h50, ce 22 septembre 2026. Au poste de contr&ocirc;le mixte Gendarmerie&ndash;Police, sur l&rsquo;axe B&eacute;tar&eacute;-Oya&ndash;Ndokayo, les &eacute;l&eacute;ments de la brigade arr&ecirc;tent une Toyota Corolla. Le v&eacute;hicule fait du transport clandestin. Le conducteur s&rsquo;appelle DAOUDA NOHOU, 18 ans. &Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, un passager : ASSAMBA DONG OLMERT, 24 ans, domicili&eacute; &agrave; B&eacute;tar&eacute;-Oya, derri&egrave;re la station-service Bocom.</p>
<p>Les gendarmes ouvrent le sac &agrave; dos noir pos&eacute; sur lui. Ils y trouvent 76 pi&egrave;ces pr&eacute;sent&eacute;es comme des ossements humains.</p>
<p>Interrog&eacute; sur-le-champ, le jeune homme aurait d&eacute;clar&eacute; que le sac appartenait &agrave; un certain &laquo; Rasta &raquo;, domicili&eacute; &agrave; B&eacute;tar&eacute;-Oya. Une d&eacute;claration qui, pr&eacute;cise le compte rendu de la brigade, &laquo; constitue un &eacute;l&eacute;ment d&rsquo;orientation de l&rsquo;enqu&ecirc;te et ne saurait, &agrave; elle seule, &eacute;tablir une quelconque responsabilit&eacute; &raquo;.</p>
<h2>Deux interpellations le lendemain</h2>
<p>Le 23 septembre, les investigations s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;rent. Vers 8 heures, SAMOLO S&Eacute;RAPHIN, alias &laquo; Rasta &raquo;, est interpell&eacute;. Il est n&eacute; le 18 mars 1987 &agrave; Dimako. C&eacute;libataire, p&egrave;re de deux enfants, de coutume Abakoum. Vers 11 heures, c&rsquo;est au tour de BIKOUL MFOULOU TOUSSIN, alias &laquo; Puyol &raquo;, 25 ans, domicili&eacute; &agrave; B&eacute;tar&eacute;-Oya. M&ecirc;me situation familiale : c&eacute;libataire, deux enfants &agrave; charge, coutume Abakoum.</p>
<p>Les deux hommes sont cit&eacute;s dans l&rsquo;enqu&ecirc;te et entendus en qualit&eacute; de suspects. &Agrave; ce stade, ils b&eacute;n&eacute;ficient de la pr&eacute;somption d&rsquo;innocence.</p>
<h2>Une enqu&ecirc;te pour profanation de tombeaux</h2>
<p>La brigade de gendarmerie de B&eacute;tar&eacute;-Oya, dirig&eacute;e par le chef de brigade DONALD TAMKAM, a ouvert une enqu&ecirc;te pour &laquo; pr&eacute;sum&eacute;e profanation de tombeaux et autres faits connexes &raquo;. L&rsquo;objectif : d&eacute;terminer la nature exacte des &eacute;l&eacute;ments saisis, leur provenance et leur destination.</p>
<p>L&rsquo;enqu&ecirc;te est men&eacute;e sous la supervision du colonel NNOKO NDIGE DIVINE et la coordination du commandant de la Compagnie de gendarmerie de Bertoua, MVETIMBI ALBERT AXEL.</p>
<p>&laquo; &Agrave; ce stade de la proc&eacute;dure, les personnes interpell&eacute;es b&eacute;n&eacute;ficient de la pr&eacute;somption d&rsquo;innocence &raquo;. Seule l&rsquo;issue des investigations et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, une d&eacute;cision de justice pourront &eacute;tablir les responsabilit&eacute;s.</p>
<h2>Ce que l&rsquo;on sait, ce qui reste flou</h2>
<p>Ce qui semble &eacute;tabli : un contr&ocirc;le routier a permis la d&eacute;couverte de 76 pi&egrave;ces pr&eacute;sent&eacute;es comme des ossements humains. Trois hommes ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s. Une enqu&ecirc;te est en cours.</p>
<p>Ce qui reste flou : la nature exacte des ossements. S&rsquo;agit-il r&eacute;ellement d&rsquo;ossements humains ? L&rsquo;analyse le dira. Leur origine : proviennent-ils d&rsquo;une ou plusieurs tombes ? &Agrave; quel endroit ? Leur destination : que devaient-ils devenir ? Et surtout, le r&ocirc;le exact de chacun des trois suspects.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre la brigade de B&eacute;tar&eacute;-Oya dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi. Sans succ&egrave;s. Le communiqu&eacute; officiel n&rsquo;&eacute;tait pas encore publi&eacute; au moment d&rsquo;&eacute;crire ces lignes.</p>
<h2>B&eacute;tar&eacute;-Oya, une ville sous tension</h2>
<p>B&eacute;tar&eacute;-Oya est une petite ville du Lom-et-Dj&eacute;rem, dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Est. Elle est connue pour son activit&eacute; mini&egrave;re, notamment l&rsquo;or. Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, la r&eacute;gion a &eacute;t&eacute; le th&eacute;&acirc;tre de tensions li&eacute;es &agrave; l&rsquo;exploitation artisanale. Mais une affaire de profanation de tombeaux, c&rsquo;est autre chose.</p>
<p>Dans les quartiers, l&rsquo;information circule. On parle de 76 ossements. On parle de &laquo; Rasta &raquo;. On parle de &laquo; Puyol &raquo;. On attend de savoir.</p>
<hr />
<p><strong>Que s&rsquo;est-il pass&eacute; &agrave; B&eacute;tar&eacute;-Oya ?</strong><br />Un contr&ocirc;le routier a permis de d&eacute;couvrir 76 pi&egrave;ces pr&eacute;sent&eacute;es comme des ossements humains dans un sac &agrave; dos. Trois hommes ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s.</p>
<p><strong>Qui sont les suspects ?</strong><br />ASSAMBA DONG OLMERT (24 ans), SAMOLO S&Eacute;RAPHIN alias &laquo; Rasta &raquo; (39 ans) et BIKOUL MFOULOU TOUSSIN alias &laquo; Puyol &raquo; (25 ans). Ils b&eacute;n&eacute;ficient de la pr&eacute;somption d&rsquo;innocence.</p>
<p><strong>O&ugrave; en est l&rsquo;enqu&ecirc;te ?</strong><br />Elle est en cours. Elle doit d&eacute;terminer la nature exacte des ossements, leur origine et leur destination.</p>
<p><strong>Les ossements sont-ils r&eacute;ellement humains ?</strong><br />Ils sont pr&eacute;sent&eacute;s comme tels. Seule une analyse pourra le confirmer.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 00:03:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Betare-Oya290926500.webp" type="image/webp"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Axe Douala-Yaoundé : deux accidents, quatre morts ce matin]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-axe-douala-yaounde-deux-accidents-quatre-morts-ce-matin.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Ce lundi 28 septembre 2026, avant l’aube, à Pouma et à
Boumnyébel, sur la Nationale 3, la pluie, une chaussée glissante. Un
camion qui dérape, un bus qui quitte...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Accident-Pouma280926500.webp" alt="Cameroun - Axe Douala-Yaoundé : deux accidents, quatre morts ce matin" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-axe-douala-yaounde-deux-accidents-quatre-morts-ce-matin.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce lundi 28 septembre 2026, avant l&rsquo;aube, &agrave; Pouma et &agrave; Boumny&eacute;bel, sur la Nationale 3, la pluie, une chauss&eacute;e glissante. Un camion qui d&eacute;rape, un bus qui quitte la route.</p>
<p>Il est 3 heures du matin. Un camion de marchandises se couche sur la chauss&eacute;e &agrave; Pouma. Un autre, de la soci&eacute;t&eacute; Supermont, freine brutalement pour l&rsquo;&eacute;viter. Une heure plus tard, &agrave; Boumny&eacute;bel, un bus de G&eacute;n&eacute;ral Voyage quitte la route. Il finit dans un ravin. Quatre personnes ne se r&eacute;veilleront pas.</p>
<h2>Boumny&eacute;bel : le bus quitte la route &agrave; 4h du matin</h2>
<p>Le premier drame se joue &agrave; Boumny&eacute;bel. Vers 4 heures, un camion de la soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;ral Voyage, selon les premi&egrave;res informations disponibles, quitte la chauss&eacute;e. Il termine sa course dans un ravin. Le bilan est lourd : quatre morts, plusieurs bless&eacute;s. Les secours ont &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;s. Les corps ont &eacute;t&eacute; transport&eacute;s &agrave; la morgue.</p>
<p>Les circonstances exactes restent &agrave; &eacute;tablir. Une enqu&ecirc;te devra d&eacute;terminer si la vitesse, l&rsquo;&eacute;tat de la chauss&eacute;e ou une d&eacute;faillance m&eacute;canique sont en cause. &Agrave; ce stade, aucune information officielle ne permet de trancher.</p>
<p>Le nom des victimes n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;. Nous n&rsquo;avons pas pu joindre la direction de G&eacute;n&eacute;ral Voyage avant publication.</p>
<h2>Pouma : un camion renvers&eacute;, un autre &eacute;vite le pire</h2>
<p>Une heure plus t&ocirc;t, &agrave; Pouma, un camion de marchandises d&eacute;rape sur la chauss&eacute;e mouill&eacute;e. Il se renverse, bloquant une partie de la voie. Un second camion, de la soci&eacute;t&eacute; Supermont, effectue une man&oelig;uvre d&rsquo;urgence pour &eacute;viter la collision. Le choc est &eacute;vit&eacute;. Les d&eacute;g&acirc;ts sont mat&eacute;riels. Aucun mort &agrave; Pouma.</p>
<p>Le trafic, lui, est d&eacute;j&agrave; paralys&eacute;. Les v&eacute;hicules s&rsquo;accumulent. Les conducteurs attendent.</p>
<h2>Une chauss&eacute;e glissante, une route &agrave; bout de souffle</h2>
<p>La pluie est tomb&eacute;e fort, toute la nuit. Sur la Nationale 3, l&rsquo;asphalte est us&eacute;. Des nids-de-poule, des crevasses, des r&eacute;parations de fortune. L&rsquo;eau s&rsquo;y accumule. La chauss&eacute;e devient une patinoire.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une surprise. Depuis des mois, l&rsquo;axe Douala-Yaound&eacute; est d&eacute;crit comme un &laquo; champ de crat&egrave;res &raquo;. En juillet dernier, Cameroon Tribune rapportait qu&rsquo;il fallait jusqu&rsquo;&agrave; sept heures pour parcourir les 240 kilom&egrave;tres qui s&eacute;parent les deux villes. En septembre, un projet de travaux d&rsquo;urgence a &eacute;t&eacute; annonc&eacute; &agrave; Dibamba. Mais la route, elle, continue de tuer.</p>
<h2>Le ministre des Transports sur les lieux</h2>
<p>Face &agrave; la situation, le ministre des Transports, Jean Ernest Mass&eacute;na Ngall&egrave; Bib&eacute;h&egrave;, s&rsquo;est rendu sur les deux sites. Objectif : superviser la r&eacute;gulation du trafic et contribuer au d&eacute;sengorgement. Sur place, il a appel&eacute; les conducteurs &agrave; la plus grande prudence.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas la premi&egrave;re fois que le ministre se d&eacute;place sur un accident de l&rsquo;axe Douala-Yaound&eacute;. En ao&ucirc;t dernier, apr&egrave;s un accident &agrave; Sikoum qui avait fait sept morts, il s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; rendu sur place. Les appels &agrave; la prudence se succ&egrave;dent. Les accidents aussi.</p>
<h2>Les accidents s&rsquo;accumulent sur la Nationale 3</h2>
<p>Le bilan des derni&egrave;res semaines est accablant. Entre le 14 et le 23 ao&ucirc;t 2026, au moins 24 personnes sont mortes sur les axes reliant Douala, Yaound&eacute; et Bafoussam. Le 14 ao&ucirc;t, 16 morts et 40 bless&eacute;s sur l&rsquo;axe Yaound&eacute;-Bafoussam. Le 23 ao&ucirc;t, sept morts et dix bless&eacute;s &agrave; Sikoum, sur la Douala-Yaound&eacute;. Et ce lundi, encore quatre morts.</p>
<p>Un point commun : l&rsquo;implication de camions. Pour deux accidents sur trois, un v&eacute;hicule de transport interurbain de personnes est impliqu&eacute;. La Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO) d&eacute;nonce une &laquo; ins&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re structurelle &raquo;. Dans un communiqu&eacute;, elle pointe &laquo; des voies &eacute;triqu&eacute;es de moins de 8 m&egrave;tres de largeur, d&eacute;pourvues de s&eacute;paration centrale physique, o&ugrave; le moindre &eacute;cart se transforme en choc frontal mortel &raquo;.</p>
<h2>Ce que l&rsquo;on sait, ce qui reste flou</h2>
<p>Ce qui semble &eacute;tabli : deux accidents distincts, une chauss&eacute;e glissante, quatre morts, plusieurs bless&eacute;s. Le ministre s&rsquo;est rendu sur place. Une enqu&ecirc;te devrait &ecirc;tre ouverte.</p>
<p>Ce qui reste flou : l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; exact des bless&eacute;s. L&rsquo;identit&eacute; des victimes. Les causes pr&eacute;cises des deux accidents. Et surtout : y aura-t-il des suites ? Des suspensions ? Des sanctions ? Le minist&egrave;re des Transports a promis un communiqu&eacute; dans la soir&eacute;e. &Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; nous &eacute;crivons, il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; publi&eacute;.</p>
<h2>La route tue, la route attend</h2>
<p>L&rsquo;axe Douala-Yaound&eacute; est vital. Il relie la capitale &eacute;conomique au centre politique. Il transporte des marchandises, des voyageurs, des espoirs. Il transporte aussi la mort.</p>
<p>Les travaux annonc&eacute;s, les campagnes de pr&eacute;vention, les d&eacute;placements minist&eacute;riels. Rien n&rsquo;arr&ecirc;te l&rsquo;h&eacute;catombe. Une question revient, lancinante : combien de morts faudra-t-il encore pour que la Nationale 3 cesse d&rsquo;&ecirc;tre un pi&egrave;ge ?</p>
<hr />
<p><strong>Que s&rsquo;est-il pass&eacute; sur l&rsquo;axe Douala-Yaound&eacute; ce lundi ?</strong><br />Deux accidents distincts. &Agrave; Pouma, un camion de marchandises s&rsquo;est renvers&eacute;. &Agrave; Boumny&eacute;bel, un bus de G&eacute;n&eacute;ral Voyage a quitt&eacute; la route et termin&eacute; dans un ravin. Bilan : quatre morts et plusieurs bless&eacute;s.</p>
<p><strong>Pourquoi ces accidents ?</strong><br />Les fortes pluies ont rendu la chauss&eacute;e glissante. Les circonstances exactes restent &agrave; &eacute;tablir par une enqu&ecirc;te.</p>
<p><strong>Le ministre des Transports s&rsquo;est-il rendu sur place ?</strong><br />Oui. Jean Ernest Mass&eacute;na Ngall&egrave; Bib&eacute;h&egrave; s&rsquo;est rendu sur les deux sites pour superviser la r&eacute;gulation du trafic.</p>
<p><strong>Les victimes ont-elles &eacute;t&eacute; identifi&eacute;es ?</strong><br />Aucune identit&eacute; n&rsquo;a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e &agrave; ce stade.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 28 Sep 2026 15:01:10 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Accident-Pouma280926500.webp" type="image/webp"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Bonabéri : une vendeuse de beignets, un mari, une machette]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-bonaberi-une-vendeuse-de-beignets-un-mari-une-machette.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>À Bonabéri, un mari retraité a surpris son épouse, vendeuse de
beignets, en pleine adultère. L’amant a été blessé aux fesses à
la machette. Récit.

Sous-titre U...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Douala_Poilice19112025.jpg" alt="Cameroun - Bonabéri : une vendeuse de beignets, un mari, une machette" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; Bonab&eacute;ri, un mari retrait&eacute; a surpris son &eacute;pouse, vendeuse de beignets, en pleine adult&egrave;re. L&rsquo;amant a &eacute;t&eacute; bless&eacute; aux fesses &agrave; la machette. R&eacute;cit.</p>
<p>Sous-titre Une vendeuse de beignets de 42 ans, un mari de 61 ans, un informateur pay&eacute; en bi&egrave;res et un coup de machette aux fesses : l&rsquo;histoire qui agite Bonab&eacute;ri.</p>
<h2>Bonab&eacute;ri : une nuit qui a vir&eacute; au fait divers</h2>
<p>Tout commence par une confidence arros&eacute;e. Mardi dernier, un certain Ringo aborde Dieudonn&eacute; dans le quartier. Il lui dit qu&rsquo;il a un scoop. &laquo; Si tu me donnes la bi&egrave;re&hellip; &raquo;, rapporte <strong>Cameroon Tribune</strong>. Le sexag&eacute;naire lui en offre deux. Ringo parle.</p>
<p>&laquo; Le jour o&ugrave; tu as le temps, sors m&ecirc;me vers 3h30, et fais un tour au commerce de ta femme. Tu verras quelque chose. &raquo; Dieudonn&eacute; offre une troisi&egrave;me bi&egrave;re. Il demande ce qu&rsquo;il verra. &laquo; Ce que ta femme fait l&agrave;-bas &raquo;, r&eacute;pond l&rsquo;informateur.</p>
<p>Depuis deux mois, Josette sort plus t&ocirc;t. En g&eacute;n&eacute;ral &agrave; 3h30. Pr&egrave;s de deux heures avant son horaire habituel. Son mari avait renonc&eacute; &agrave; l&rsquo;accompagner. Il avait essay&eacute; de la dissuader. Il &eacute;voquait les risques d&rsquo;agression. Sans succ&egrave;s.</p>
<h2>Le man&egrave;ge de Josette, vendeuse de beignets</h2>
<p>Ce jeudi, peu apr&egrave;s le d&eacute;part de son &eacute;pouse, Dieudonn&eacute; quitte la maison. Il porte un blouson. Ce n&rsquo;est pas pour le froid. Il y dissimule une machette.</p>
<p>En chemin, il croise Ringo. L&rsquo;homme le rassure : &laquo; Tu es venu au bon moment, va voir ! &raquo;</p>
<p>Ce que Dieudonn&eacute; voit, la petite ampoule du lieu de commerce l&rsquo;&eacute;claire. Sa femme. Dans une posture que le journal d&eacute;crit comme &laquo; cens&eacute;e &eacute;voquer les sports &eacute;questres &raquo;. Et un inconnu. En activit&eacute; fr&eacute;n&eacute;tique.</p>
<p>Le mari s&rsquo;approche par derri&egrave;re. Il sort la machette. Il frappe du tranchant le post&eacute;rieur du chevaucheur. La police constatera plus tard que les deux fesses ont &eacute;t&eacute; bless&eacute;es du m&ecirc;me coup.</p>
<h2>Dieudonn&eacute;, le mari retrait&eacute; et les trois bi&egrave;res</h2>
<p>L&rsquo;homme frapp&eacute; s&rsquo;appelle Anatole. Il hurle. De douleur et de surprise. Il tombe. Il entra&icirc;ne sa partenaire dans la chute.</p>
<p>Ringo, lui, s&rsquo;&eacute;tait post&eacute; en spectateur. Il aurait &eacute;t&eacute; accompagn&eacute; de deux ou trois amis. Il appellera la police. Il racontera tout.</p>
<p>Dieudonn&eacute;, lui, serait parti en claquant. Il aurait dit qu&rsquo;il rentrait chez lui, au cas o&ugrave; il serait recherch&eacute;.</p>
<h2>Ce que l&rsquo;on sait, ce qui reste flou</h2>
<p>Ce qui semble &eacute;tabli : une femme de 42 ans, vendeuse de beignets, a &eacute;t&eacute; surprise par son mari avant l&rsquo;aube. Un homme a &eacute;t&eacute; bless&eacute; aux fesses par un coup de machette. Un tiers a appel&eacute; la police. Le mari est reparti.</p>
<p>Ce qui reste flou : les suites judiciaires. La police a-t-elle ouvert une enqu&ecirc;te ? Dieudonn&eacute; a-t-il &eacute;t&eacute; interpell&eacute; ? Anatole a-t-il port&eacute; plainte ? Josette a-t-elle &eacute;t&eacute; entendue ? Aucune de ces questions n&rsquo;a de r&eacute;ponse publique &agrave; ce stade.</p>
<p>Le journal ne pr&eacute;cise pas non plus si l&rsquo;arme a &eacute;t&eacute; saisie. Ni si les blessures d&rsquo;Anatole ont n&eacute;cessit&eacute; une hospitalisation.</p>
<h2>Adult&egrave;re &agrave; Douala IV : et apr&egrave;s ?</h2>
<p>&Agrave; Bonab&eacute;ri, l&rsquo;histoire d&eacute;passe le simple fait divers. Elle dit quelque chose des tensions domestiques, de la jalousie, de la violence qui peut surgir en quelques secondes.</p>
<p>Elle dit aussi le poids des ragots. Un informateur pay&eacute; en bi&egrave;res. Un mari qui &eacute;coute. Une femme qui sort trop t&ocirc;t. Et un quartier qui regarde.</p>
<p>La loi camerounaise ne pr&eacute;voit pas la machette comme r&eacute;ponse &agrave; l&rsquo;adult&egrave;re. Elle pr&eacute;voit des tribunaux. Reste &agrave; savoir si cette affaire ira jusque-l&agrave;.</p>
<hr />
<p><strong>Que s&rsquo;est-il pass&eacute; &agrave; Bonab&eacute;ri ?</strong><br />Un mari retrait&eacute; a surpris son &eacute;pouse, vendeuse de beignets, en pleine relation sexuelle avec un autre homme. Il a bless&eacute; l&rsquo;amant &agrave; la machette, aux fesses.</p>
<p><strong>Qui est Josette ?</strong><br />Une vendeuse de beignets de 42 ans, pr&eacute;nomm&eacute;e Josette, selon Cameroon Tribune. Son nom de famille n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; publi&eacute;.</p>
<p><strong>L&rsquo;amant est-il mort ?</strong><br />Non. Le journal indique qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; bless&eacute; aux deux fesses. Aucune information ne fait &eacute;tat d&rsquo;un d&eacute;c&egrave;s.</p>
<p><strong>Le mari a-t-il &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; ?</strong><br />Aucune information publique ne permet de l&rsquo;affirmer. Cameroon Tribune indique qu&rsquo;il serait rentr&eacute; chez lui.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 28 Sep 2026 13:55:40 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec CT</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Douala_Poilice19112025.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Le Djeuga Palace, symbole d&#039;une spoliation présumée du domaine public ?]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-le-djeuga-palace-symbole-dune-spoliation-presumee-du-domaine-public.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Djeuga Palace : le titre foncier annulé, l'hôtel du député Feutheu
mis aux enchères à 5,5 milliards FCFA. Récit d'un feuilleton
foncier de 17 ans à Douala.

DJE...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Djeuga-Palace090926500.webp" alt="Cameroun - Le Djeuga Palace, symbole d&#039;une spoliation présumée du domaine public ?" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Djeuga Palace : le titre foncier annul&eacute;, l'h&ocirc;tel du d&eacute;put&eacute; Feutheu mis aux ench&egrave;res &agrave; 5,5 milliards FCFA. R&eacute;cit d'un feuilleton foncier de 17 ans &agrave; Douala.</p>
<p><strong>Djeuga Palace</strong> : apr&egrave;s dix-sept ans de bataille judiciaire, l'&Eacute;tat camerounais met aux ench&egrave;res l'immeuble du d&eacute;put&eacute; Jean-Claude Feutheu, au c&oelig;ur d'un litige foncier portant sur une emprise de l'ex-Regifercam.</p>
<p>Derri&egrave;re le communiqu&eacute; affich&eacute; dans les salons de l'h&ocirc;tel, il y a un immeuble de b&eacute;ton qui n'a jamais ouvert ses portes. Et une question qui ne l&acirc;che plus Douala depuis dix-sept ans : comment un terrain estim&eacute; &agrave; 10 milliards FCFA a-t-il pu &ecirc;tre c&eacute;d&eacute; pour 29 millions ?</p>
<h2>Le Djeuga Palace, un chantier arr&ecirc;t&eacute; au c&oelig;ur de Bonanjo</h2>
<p>Le b&acirc;timent est l&agrave;, dress&eacute; au giratoire Joss. Onze niveaux, une fa&ccedil;ade beige, des vitres encore neuves. &Agrave; l'int&eacute;rieur, rien. Pas de r&eacute;ception, pas de chambres, pas de clients.</p>
<p>Le Djeuga Palace n'a jamais vraiment fonctionn&eacute;. En 2018, Investir au Cameroun d&eacute;crivait un complexe &laquo; pratiquement achev&eacute; &raquo;. Huit ans plus tard, le chantier est toujours &agrave; l'arr&ecirc;t.</p>
<p>L'homme derri&egrave;re le projet s'appelle Jean-Claude Feutheu. D&eacute;put&eacute;, homme d'affaires, originaire de Tonga dans le d&eacute;partement du Nd&eacute;. Dans les milieux d'affaires de Douala, on le surnomme &laquo; Claude le Parisien &raquo;.</p>
<h2>17 ans de bataille pour un titre foncier</h2>
<p>L'affaire commence en 2008. Cette ann&eacute;e-l&agrave;, une transaction est initi&eacute;e au profit de Jean-Claude Feutheu. Le terrain est alors qualifi&eacute; de &laquo; domaine national de deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie &raquo; une classification r&eacute;serv&eacute;e aux terres libres de toute occupation.</p>
<p>Probl&egrave;me : la parcelle se trouve en plein c&oelig;ur de Douala. Et selon le ministre des Domaines, Henri Eyebe Ayissi, elle rel&egrave;ve en r&eacute;alit&eacute; d'une d&eacute;pendance du domaine ferroviaire de l'ex-Regifercam, prot&eacute;g&eacute;e par un arr&ecirc;t&eacute; datant du 6 avril 1926.</p>
<p>La concession provisoire de 2008 devient d&eacute;finitive en 2016. Elle porte sur 5 972,3 m&sup2; pour la somme de 29,861 millions de FCFA.</p>
<p>Mais la superficie r&eacute;ellement occup&eacute;e est bien plus vaste. Une mission gouvernementale constate une emprise de 1 hectare 07 ares 04 centiares, soit 10 704 m&sup2;.</p>
<p>Rapport entre le prix pay&eacute; et la valeur marchande estim&eacute;e &agrave; 10 milliards FCFA ? 1 pour 335.</p>
<h2>F&eacute;vrier 2026 : le couperet tombe</h2>
<p>Le 2 f&eacute;vrier 2026, le ministre des Domaines annule le titre foncier 318/WA de la Soci&eacute;t&eacute; h&ocirc;teli&egrave;re Djeuga Palace.</p>
<p>La d&eacute;cision fait suite &agrave; une requ&ecirc;te du Cabinet Conseil Atou, mandataire charg&eacute; de la liquidation des actifs de l'ex-Regifercam.</p>
<p>Pour Lazare Atou et ses &eacute;quipes, l'affaire est claire : le site a &eacute;t&eacute; frauduleusement qualifi&eacute; de &laquo; domaine national de deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie &raquo; pour permettre son attribution &agrave; prix brad&eacute;.</p>
<p>Le 17 juillet 2026, le Tribunal administratif du Littoral suspend les effets de cet arr&ecirc;t&eacute;. Une bouff&eacute;e d'oxyg&egrave;ne pour Feutheu. Courte.</p>
<p>Le 30 juillet, le ministre reprend une nouvelle d&eacute;cision d'annulation. Cette fois, le sursis est caduc.</p>
<h2>L'ordonnance qui change tout</h2>
<p>Le 23 juillet 2026, le Tribunal de premi&egrave;re instance de Douala-Bonanjo rend une ordonnance de r&eacute;f&eacute;r&eacute;. Elle porte le num&eacute;ro 506/H.</p>
<p>Le texte est sans ambigu&iuml;t&eacute; : la Soci&eacute;t&eacute; h&ocirc;teli&egrave;re Djeuga Palace doit lib&eacute;rer l'immeuble sous 48 heures.</p>
<p>Le 21 ao&ucirc;t 2026, &agrave; 16 h 34, Ma&icirc;tre Guy Efon, huissier de justice, se pr&eacute;sente dans les locaux de Djeuga Palace. Il signifie la sommation &agrave; Mme Patricia Tchapa, assistante de direction, trouv&eacute;e sur place.</p>
<p>Dans l'acte, on peut lire : &laquo; FAIT COMMANDEMENT au sus requis d'avoir, dans les 48 heures qui suivent la signification des pr&eacute;sentes pour tout d&eacute;lai, &agrave; lib&eacute;rer tant de corps, de biens ainsi que de tout occupant de son chef, l'immeuble de l'ex-REGIFERCAM &raquo;.</p>
<p>Pass&eacute; ce d&eacute;lai, la loi pr&eacute;voit une expulsion forc&eacute;e.</p>
<h2>5,5 milliards pour un immeuble inachev&eacute;</h2>
<p>Le 9 septembre 2026, l'&Eacute;tat passe &agrave; l'&eacute;tape suivante. L'immeuble est officiellement mis aux ench&egrave;res publiques.</p>
<p>Mise &agrave; prix : 5,5 milliards de FCFA.</p>
<p>Le placard de vente d&eacute;crit &laquo; un immeuble urbain b&acirc;ti de 1 hectare 07 ares 04 centiares &raquo;, couvert par le titre foncier n&deg;2716/WA.</p>
<p>Les candidats acqu&eacute;reurs doivent verser une caution minimale de 50 millions de FCFA. L'adjudication se tiendra le 9 octobre 2026 &agrave; 11 heures, devant Ma&icirc;tre Jean-Jacques Moukory Evango, notaire &agrave; Douala.</p>
<p>Le prix final devra &ecirc;tre pay&eacute; au Tr&eacute;sor dans les huit jours suivant la vente. Et le placard pr&eacute;cise que l'&Eacute;tat assurera &agrave; l'acqu&eacute;reur &laquo; l'entr&eacute;e en jouissance effective du bien &raquo;.</p>
<p>Autrement dit : les acheteurs sont pr&eacute;venus. Ils devront peut-&ecirc;tre financer eux-m&ecirc;mes la d&eacute;molition de la structure si les diagnostics de ruine se confirment.</p>
<h2>Ce que dit le communiqu&eacute; affich&eacute; dans le hall</h2>
<p>Joint par t&eacute;l&eacute;phone, un employ&eacute; de l'h&ocirc;tel confirme que des affiches ont &eacute;t&eacute; placard&eacute;es dans les parties communes. Le texte met en garde &laquo; toute personne qui viendra tenter d'acqu&eacute;rir ce complexe h&ocirc;telier &raquo;.</p>
<p>&laquo; La justice suit son cours &raquo;, peut-on lire.</p>
<h2>Les enjeux derri&egrave;re le b&eacute;ton</h2>
<p>Pour l'&Eacute;tat camerounais, cette affaire d&eacute;passe le cas Djeuga Palace. Elle envoie un signal : les actifs r&eacute;siduels de l'ex-Regifercam ne sont pas &agrave; brader.</p>
<p>Pour les milieux d'affaires, la question est autre. Un investissement lourd peut-il &ecirc;tre remis en cause dix-sept ans apr&egrave;s le d&eacute;but des travaux ?</p>
<p>Le d&eacute;put&eacute; Feutheu dispose encore de recours. Mais une chose est acquise : le Djeuga Palace, fleuron h&ocirc;telier fant&ocirc;me de Douala, vient de changer de main.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi le Djeuga Palace est-il mis aux ench&egrave;res ?</strong><br />Parce que son titre foncier a &eacute;t&eacute; annul&eacute;. L'&Eacute;tat consid&egrave;re que le terrain appartient au domaine de l'ex-Regifercam et non au domaine national de deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie.</p>
<p><strong>Qui est Jean-Claude Feutheu ?</strong><br />D&eacute;put&eacute; et homme d'affaires camerounais, originaire de Tonga dans le d&eacute;partement du Nd&eacute;. Il est le promoteur de la Soci&eacute;t&eacute; h&ocirc;teli&egrave;re Djeuga Palace.</p>
<p><strong>Quel est le prix de d&eacute;part des ench&egrave;res ?</strong><br />5,5 milliards de FCFA. Les candidats doivent verser une caution de 50 millions.</p>
<p><strong>Que se passe-t-il si personne n'ach&egrave;te ?</strong><br />L'&Eacute;tat peut soit baisser le prix, soit se porter lui-m&ecirc;me acqu&eacute;reur. &Agrave; ce stade, aucune information officielle n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e sur ce sc&eacute;nario.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 28 Sep 2026 12:33:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Ngaoundéré : Arrestation du pasteur Christophe Ohandja Ohandja, sans mandat ni convocation]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-ngaoundere-arrestation-du-pasteur-christophe-ohandja-ohandja-sans-mandat-ni-convocation.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Coup de tonnerre au sein de la Mission Évangélique Vie et Paix du
Cameroun (MEVIPAC). Son Superintendant, l'Évêque Dr Christophe
Claude Ohandja Ohandja, a été i...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Ohandja_28092026.jpg" alt="Cameroun - Ngaoundéré : Arrestation du pasteur Christophe Ohandja Ohandja, sans mandat ni convocation" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Coup de tonnerre au sein de la Mission &Eacute;vang&eacute;lique Vie et Paix du Cameroun (MEVIPAC). Son Superintendant, l'&Eacute;v&ecirc;que Dr Christophe Claude Ohandja Ohandja, a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; ce samedi 26 septembre 2026 en plein culte &agrave; Ngaound&eacute;r&eacute;.</p>
<p>L'int&eacute;gralit&eacute; du communiqu&eacute; officiel de l'association religieuse, publi&eacute; tel que re&ccedil;u :</p>
<p><strong>COMMUNIQU&Eacute; OFFICIEL DE LA MEVIPAC</strong></p>
<blockquote>
<p>La Direction G&eacute;n&eacute;rale de la Mission &Eacute;vang&eacute;lique Vie et Paix du Cameroun (MEVIPAC) informe l'opinion publique ainsi que l'ensemble des responsables et leaders des communaut&eacute;s paroissiales qu'en date du samedi 26 septembre 2026, aux environs de 15 heures, &agrave; Ngaound&eacute;r&eacute;, au lieu-dit Maison de la Bible de l'&Eacute;glise &Eacute;vang&eacute;lique Luth&eacute;rienne du Cameroun, des &eacute;l&eacute;ments de la Police du Commissariat central et de la Compagnie de Gendarmerie de Mbideng ont interrompu le culte au cours duquel pr&ecirc;chait le Superintendant de la MEVIPAC, l'&Eacute;v&ecirc;que Dr Christophe Claude Ohandja Ohandja.</p>
<p>Les autorit&eacute;s pr&eacute;sentes ont indiqu&eacute; agir sur la base d'un Avis de Recherche, sans toutefois en remettre copie &agrave; l'int&eacute;ress&eacute; au moment de leur intervention. Le Superintendant, ayant coop&eacute;r&eacute; sans r&eacute;sistance, a &eacute;t&eacute; conduit &agrave; la Brigade de Mbideng, o&ugrave; il demeure actuellement retenu.</p>
<p>Il lui a &eacute;t&eacute; indiqu&eacute; ult&eacute;rieurement que cet Avis de Recherche aurait &eacute;t&eacute; &eacute;mis le 25 ao&ucirc;t 2026 par le Groupement de Gendarmerie de Douala-Bonanjo, &agrave; la suite d'une plainte d&eacute;pos&eacute;e par Philippe Obaker mettant notamment en cause une pr&eacute;tendue usurpation du titre de Superintendant de la MEVIPAC, ainsi que des faits de faux et usage de faux en &eacute;criture priv&eacute;e.</p>
<p>La Direction de la MEVIPAC rappelle que des faits pr&eacute;sent&eacute;s comme similaires ont d&eacute;j&agrave; fait l'objet d'une proc&eacute;dure judiciaire devant le Tribunal Correctionnel de Premi&egrave;re Instance de Douala-Ndokoti, ayant donn&eacute; lieu au Jugement N&deg;2036/COR du 22 juin 2026, d&eacute;cision dont le Superintendant, l'&Eacute;v&ecirc;que Christophe Claude Ohandja Ohandja, a eu gain de cause et entend faire valoir la port&eacute;e juridique devant les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes.</p>
<p>La MEVIPAC exprime sa pr&eacute;occupation quant &agrave; la nouvelle proc&eacute;dure engag&eacute;e et laisse aux juridictions comp&eacute;tentes le soin d'en appr&eacute;cier la r&eacute;gularit&eacute;, la recevabilit&eacute; et les &eacute;ventuelles cons&eacute;quences juridiques.</p>
<p>La Mission appelle l'ensemble de ses responsables, pasteurs, fid&egrave;les et communaut&eacute;s paroissiales au calme, &agrave; la pri&egrave;re, &agrave; la discipline eccl&eacute;siastique et au respect des institutions de la R&eacute;publique, tout en demeurant attach&eacute;s &agrave; la v&eacute;rit&eacute;, au droit et &agrave; la justice.</p>
<p>La MEVIPAC r&eacute;affirme sa confiance dans les institutions judiciaires camerounaises et demeure d&eacute;termin&eacute;e &agrave; d&eacute;fendre, par les voies l&eacute;gales appropri&eacute;es, ses droits, son identit&eacute; juridique et son unit&eacute;.</p>
<p>Fait &agrave; Douala, le 27 septembre 2026, pour information et diffusion.</p>
<p>La Direction G&eacute;n&eacute;rale de la Mission &Eacute;vang&eacute;lique Vie et Paix du Cameroun (MEVIPAC)</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 28 Sep 2026 09:52:06 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Ohandja_28092026.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Bandjoun : un bus Général Express fonce dans une maison]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-bandjoun-un-bus-general-express-fonce-dans-une-maison.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Un bus Général Express a percuté une maison dimanche matin à
Bandjoun. Aucun mort, des blessés. Les témoins évoquent un excès
de vitesse. Enquête en cours.

Un...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/General-Express-Bandjoun280926500.webp" alt="Cameroun - Bandjoun : un bus Général Express fonce dans une maison" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-bandjoun-un-bus-general-express-fonce-dans-une-maison.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Un bus G&eacute;n&eacute;ral Express a percut&eacute; une maison dimanche matin &agrave; Bandjoun. Aucun mort, des bless&eacute;s. Les t&eacute;moins &eacute;voquent un exc&egrave;s de vitesse. Enqu&ecirc;te en cours.</p>
<p>Un bus de l'agence G&eacute;n&eacute;ral Express a quitt&eacute; la route dimanche matin &agrave; Bandjoun, dans la r&eacute;gion de l'Ouest, avant de percuter une maison. Aucune victime mortelle n'est &agrave; d&eacute;plorer selon les premi&egrave;res informations. Des bless&eacute;s sont signal&eacute;s, sans bilan pr&eacute;cis &agrave; cette heure.</p>
<p>Les habitants du domicile &eacute;taient &agrave; l'int&eacute;rieur.</p>
<h2>Bandjoun : un bus G&eacute;n&eacute;ral Express fonce dans une maison</h2>
<p>Un bus G&eacute;n&eacute;ral Express a quitt&eacute; sa trajectoire ce dimanche matin &agrave; Bandjoun, r&eacute;gion de l'Ouest. Il a termin&eacute; sa course dans une habitation. Aucun mort selon les premi&egrave;res informations. Des bless&eacute;s sont signal&eacute;s. Des t&eacute;moins &eacute;voquent un exc&egrave;s de vitesse. L'enqu&ecirc;te devra &eacute;tablir les causes exactes.</p>
<h2>Bandjoun, dimanche matin</h2>
<p>Il est t&ocirc;t. La route nationale n&deg;4 traverse Bandjoun. Un bus de l'agence G&eacute;n&eacute;ral Express roule en direction de Bafoussam, ou en vient. Sur ce point, les informations restent floues.</p>
<p>Le v&eacute;hicule quitte sa trajectoire. Il percute une maison.</p>
<p>Les habitants du domicile &eacute;taient &agrave; l'int&eacute;rieur. &laquo; Ils &eacute;taient bouche b&eacute;e. Ils ont failli y passer &raquo;, rapporte Camerounweb. De fa&ccedil;on &laquo; miraculeuse &raquo;, selon le m&ecirc;me m&eacute;dia, il n'y a pas eu de mort.</p>
<p>Des bless&eacute;s. Combien ? L'&eacute;tat des victimes n'a pas encore &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; par une source officielle. Nous avons tent&eacute; de joindre les sapeurs-pompiers de Bandjoun et la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale des transports dans la matin&eacute;e. Sans r&eacute;ponse pour l'instant.</p>
<h2>Exc&egrave;s de vitesse : l'hypoth&egrave;se des t&eacute;moins</h2>
<p>Des t&eacute;moins &eacute;voquent une possible perte de contr&ocirc;le du v&eacute;hicule, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d'un exc&egrave;s de vitesse. C'est ce que rapportent Lebledparle et MMI News, qui citent des t&eacute;moignages directs.</p>
<p>Cette information n'a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e. Aucune communication officielle n'a &eacute;tabli la vitesse du bus au moment du choc. Le chauffeur n'a pas &eacute;t&eacute; identifi&eacute; publiquement.</p>
<p>Ce que l'on sait, c'est que le bus a violemment percut&eacute; l'habitation apr&egrave;s avoir quitt&eacute; sa trajectoire. L'ampleur des d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels reste &agrave; pr&eacute;ciser. Une enqu&ecirc;te devrait d&eacute;terminer les circonstances exactes.</p>
<h2>La route B&eacute;koko-Bandjoun, un axe sous tension</h2>
<p>Bandjoun se situe sur un axe tristement familier. La route nationale n&deg;5, qui relie B&eacute;koko &agrave; Bandjoun, occupe la deuxi&egrave;me position dans le classement des routes les plus accidentog&egrave;nes du Cameroun, apr&egrave;s la nationale n&deg;3 Douala-Yaound&eacute;. Une &eacute;tude publi&eacute;e sur Retssa-CI identifie 202 virages et doubles virages dangereux sur le trac&eacute;.</p>
<p>Le nombre de tu&eacute;s sur cet axe est pass&eacute; de 34 en 2019 &agrave; 43 en 2020. La tendance est &agrave; la hausse.</p>
<p>La route nationale n&deg;4, qui traverse Bandjoun, n'est pas &eacute;pargn&eacute;e. En d&eacute;cembre 2025, un semi-remorque lanc&eacute; &agrave; vive allure avait percut&eacute; plusieurs v&eacute;hicules au lieu-dit Yom II, &agrave; Bandjoun, faisant 18 morts en deux jours sur deux accidents distincts.</p>
<h2>G&eacute;n&eacute;ral Express : une histoire d'accidents</h2>
<p>L'agence G&eacute;n&eacute;ral Express n'en est pas &agrave; son premier accident. En juin 2026, un de ses bus s'&eacute;tait renvers&eacute; sur l'autoroute Yaound&eacute;-Douala, &agrave; une quinzaine de kilom&egrave;tres apr&egrave;s Mbankomo. En ao&ucirc;t 2025, un accident &agrave; Njomb&eacute; avait fait deux morts et plusieurs bless&eacute;s.</p>
<p>En 2017, une s&eacute;rie d'accidents avait conduit le ministre des Transports de l'&eacute;poque, Edgar Alain Mebe Ngo'o, &agrave; suspendre l'entreprise pour trois mois. La mesure avait ensuite &eacute;t&eacute; r&eacute;duite.</p>
<p>En juillet 2026, la compagnie avait elle-m&ecirc;me interdit &agrave; ses chauffeurs d'emprunter l'axe direct d&eacute;grad&eacute; entre Douala et Bafoussam, par note de service. Une d&eacute;cision qui dit l'&eacute;tat des routes.</p>
<h2>Ce que &ccedil;a dit de la s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re au Cameroun</h2>
<p>L'accident de Bandjoun n'est pas un cas isol&eacute;. C'est un sympt&ocirc;me.</p>
<p>Les routes sont d&eacute;grad&eacute;es. Les chauffeurs roulent vite pour respecter des horaires intenables. Les contr&ocirc;les techniques sont al&eacute;atoires. Et les compagnies de transport, soumises &agrave; une concurrence f&eacute;roce, ferment parfois les yeux.</p>
<p>Un ancien chauffeur de bus interurbain, joint par t&eacute;l&eacute;phone et qui a requis l'anonymat, r&eacute;sume : &laquo; On nous donne des d&eacute;lais impossibles. Si tu roules &agrave; 80, tu n'arrives pas &agrave; l'heure. Alors tu roules plus vite. &raquo;</p>
<p>Il n'a pas souhait&eacute; s'exprimer sur le cas pr&eacute;cis de Bandjoun. &laquo; Je ne connais pas ce chauffeur. Mais le syst&egrave;me, je le connais. &raquo;</p>
<p>L'enqu&ecirc;te devra &eacute;tablir les causes exactes de l'accident. Vitesse excessive ? D&eacute;faillance m&eacute;canique ? Somnolence ? Malaise du conducteur ?</p>
<p>Aucune de ces hypoth&egrave;ses n'est confirm&eacute;e &agrave; ce stade.</p>
<p>Ce qui est certain, c'est que des personnes ont failli mourir dans leur propre maison, un dimanche matin, &agrave; Bandjoun. Et que ce genre d'accident, sur cet axe, n'est pas le premier.</p>
<hr />
<p><strong>Y a-t-il eu des morts dans l'accident de Bandjoun ?</strong><br />Selon les premi&egrave;res informations disponibles, non. Des bless&eacute;s sont signal&eacute;s, sans bilan pr&eacute;cis.</p>
<p><strong>Qu'est-ce qui a caus&eacute; l'accident ?</strong><br />Des t&eacute;moins &eacute;voquent un exc&egrave;s de vitesse et une perte de contr&ocirc;le. Aucune confirmation officielle &agrave; ce stade. Une enqu&ecirc;te est en cours.</p>
<p><strong>Le chauffeur a-t-il &eacute;t&eacute; identifi&eacute; ?</strong><br />Non. Son identit&eacute; n'a pas &eacute;t&eacute; rendue publique.</p>
<p><strong>G&eacute;n&eacute;ral Express a-t-il d&eacute;j&agrave; eu des accidents ?</strong><br />Oui. En juin 2026 sur l'autoroute Yaound&eacute;-Douala, en ao&ucirc;t 2025 &agrave; Njomb&eacute;, et plusieurs fois en 2017, ce qui avait conduit &agrave; une suspension temporaire.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 28 Sep 2026 01:53:18 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/General-Express-Bandjoun280926500.webp" type="image/webp"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Douala : D&#039;une querelle sentimentale à une affaire d&#039;armes, une comptable  clame son innocence]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-douala-dune-querelle-sentimentale-a-une-affaire-darmes-une-comptable-clame-son-innocence.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>À Bonamoussadi, 5 ème  arrondissement de Douala la capitale
économique du Cameroun, une histoire de couple a pris une tournure
inattendue.

Partie d'une scène d...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Charlie_Mandise_26092026.jpg" alt="Cameroun - Douala : D&#039;une querelle sentimentale à une affaire d&#039;armes, une comptable  clame son innocence" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-douala-dune-querelle-sentimentale-a-une-affaire-darmes-une-comptable-clame-son-innocence.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; Bonamoussadi, 5 &egrave;me &nbsp;arrondissement de Douala la capitale &eacute;conomique du Cameroun, une histoire de couple a pris une tournure inattendue.</p>
<p>Partie d'une sc&egrave;ne de jalousie, l'affaire place aujourd'hui une comptable de 40 ans, mari&eacute;e mais en s&eacute;paration de corps, au centre d'une proc&eacute;dure judiciaire impliquant la d&eacute;couverte d'armes pr&eacute;sent&eacute;es comme li&eacute;es au conflit dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Elle conteste tout lien avec ces armes et avec un quelconque groupe arm&eacute;.</p>
<p>&Agrave; 40 ans, <strong>Charlie Mandise Guezebaze</strong> menait &agrave; Bonamoussadi, dans l'arrondissement de Douala 5e, une existence jusque-l&agrave; sans histoire. Comptable de profession, mari&eacute;e mais en s&eacute;paration de corps, elle vivait seule et travaillait depuis plusieurs ann&eacute;es. Son quotidien va prendre une tout autre tournure apr&egrave;s sa rencontre, en septembre 2025, avec un homme avec lequel elle entame une relation sentimentale. Celui-ci se rend r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; son domicile.</p>
<p>Le 21 juin dernier, Charlie Mandise quitte le <strong>Cameroun</strong> pour un d&eacute;placement professionnel en Belgique. Avant son d&eacute;part, elle confie les cl&eacute;s de son logement &agrave; un coll&egrave;gue de confiance, charg&eacute; de passer r&eacute;guli&egrave;rement sur place pour surveiller la maison durant son absence. Une pr&eacute;caution qui s'explique notamment par la situation du logement, situ&eacute; dans un secteur r&eacute;guli&egrave;rement expos&eacute; aux inondations. Le domicile contient ses effets personnels, mais aussi ses dipl&ocirc;mes et plusieurs documents administratifs auxquels elle accorde une importance particuli&egrave;re.</p>
<p>C'est dans ce contexte que survient le 3 juillet. Alors que Charlie Mandise se trouve toujours en Belgique, son compagnon se pr&eacute;sente &agrave; son domicile. Il y retrouve le coll&egrave;gue &agrave; qui les cl&eacute;s ont &eacute;t&eacute; confi&eacute;es. Cette pr&eacute;sence aurait suscit&eacute; ses soup&ccedil;ons. Selon l'entourage de la comptable, persuad&eacute; d'avoir d&eacute;couvert une liaison, l'homme aurait agress&eacute; physiquement le coll&egrave;gue avant de le menacer et de quitter les lieux.</p>
<p>Trois jours plus tard, le 6 juillet, le domicile de Charlie Mandise fait l'objet d'une perquisition. Des armes &agrave; feu y auraient &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes par les forces de l'ordre. &Agrave; partir de cet instant, le dossier change compl&egrave;tement de nature. Selon les &eacute;l&eacute;ments rapport&eacute;s &agrave; la famille, un rapprochement aurait alors &eacute;t&eacute; &eacute;tabli entre les armes d&eacute;couvertes et des groupes arm&eacute;s actifs dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, o&ugrave; un conflit oppose depuis fin 2016 les forces de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute; camerounaises &agrave; des groupes s&eacute;paratistes.</p>
<p><strong>Une accusation que la comptable rejette</strong></p>
<p>Dans la famille de Charlie Mandise, cette succession d'&eacute;v&eacute;nements suscite de nombreuses interrogations. Les proches estiment que la sc&egrave;ne survenue le 3 juillet pourrait avoir jou&eacute; un r&ocirc;le dans la suite de la proc&eacute;dure. Ils soup&ccedil;onnent notamment l'ancien compagnon d'avoir exploit&eacute; l'&eacute;pisode de jalousie pour lui porter un coup dont les cons&eacute;quences d&eacute;passent d&eacute;sormais largement le cadre de leur relation.</p>
<p>Cette lecture reste toutefois, &agrave; ce stade, une hypoth&egrave;se familiale, m&ecirc;me si ce dernier aurait jur&eacute; de "montrer" &agrave; Charlie Mandise et sa famille que "c'est nous qui poss&eacute;dons le pays". C'est en tout cas cette menace qui am&egrave;ne ses proches &agrave; diriger les soup&ccedil;ons vers l'amant &eacute;conduit. La famille n'exclut pas non plus que cette machination puisse venir du mari avec lequel elle est en s&eacute;paration de corps.</p>
<p>Le 9 juillet, un mandat d'arr&ecirc;t est d&eacute;livr&eacute; contre Charlie Mandise Guezebaze. Recherch&eacute;e dans le cadre de cette affaire, la comptable conteste cat&eacute;goriquement les accusations port&eacute;es contre elle. Elle nie tout lien avec les armes d&eacute;couvertes dans son domicile ainsi qu'avec un quelconque groupe arm&eacute;.</p>
<p>Chez ses proches, l'incompr&eacute;hension demeure enti&egrave;re. "Notre fille est une comptable qui a un travail connu. Comment aurait-elle pu faire cela ?", s'interrogent-ils. Pour eux, la sc&egrave;ne de jalousie survenue quelques jours avant la perquisition ne peut &ecirc;tre totalement dissoci&eacute;e de la tournure prise par l'affaire.</p>
<p>Une proche affirme que Charlie Mandise vit d&eacute;sormais dans la crainte d'une interpellation et des cons&eacute;quences susceptibles de d&eacute;couler des accusations formul&eacute;es contre elle. Son entourage redoute surtout que la pr&eacute;sence des armes dans le logement conduise &agrave; l'associer &agrave; des activit&eacute;s de groupes arm&eacute;s, alors qu'elle affirme n'entretenir aucun rapport avec ces organisations.</p>
<p>Reste d&eacute;sormais une s&eacute;rie de questions auxquelles les &eacute;l&eacute;ments disponibles ne permettent pas encore d'apporter de r&eacute;ponse d&eacute;finitive. Dans quelles circonstances pr&eacute;cises les armes ont-elles &eacute;t&eacute; d&eacute;couvertes ? Qui les avait introduites dans le logement ? Sur quels &eacute;l&eacute;ments leur &eacute;ventuel rapprochement avec les groupes arm&eacute;s du Nord-Ouest et du Sud-Ouest repose-t-il ? Et quel r&ocirc;le, s'il en a effectivement jou&eacute; un, le compagnon de Charlie Mandise Guezebaze aurait-il eu dans le d&eacute;clenchement de cette proc&eacute;dure ?</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 26 Sep 2026 16:27:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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