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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
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        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Sun, 25 Oct 2026 15:06:47 +0100</lastBuildDate>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Monde Entier  - Pronostic Barcelone vs Real Madrid : paris et cotes pour le premier Clasico de la saison]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/sport/monde-entier-pronostic-barcelone-vs-real-madrid-paris-et-cotes-pour-le-premier-clasico-de-la-saison</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Un choc majeur du football mondial : le FC Barcelone, leader de la
Liga, reçoit le Real Madrid dans le cadre de la 10e journée du
championnat, ce dimanche 25 oc...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Barcelone_Real_25102026.jpg" alt="Monde Entier  - Pronostic Barcelone vs Real Madrid : paris et cotes pour le premier Clasico de la saison" width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Un choc majeur du football mondial : le FC Barcelone, leader de la Liga, re&ccedil;oit le Real Madrid dans le cadre de la 10e journ&eacute;e du championnat, ce dimanche 25 octobre 2026.</p>
<p dir="ltr">Contexte</p>
<p dir="ltr">Les hommes de Hansi Flick ont ​​remport&eacute; leurs 9 matchs de Liga, avec une diff&eacute;rence de buts de +30 (39 buts marqu&eacute;s contre 9 encaiss&eacute;s), et comptent 5 points d'avance sur l'Atl&eacute;tico, deuxi&egrave;me. <a href="https://merenguescommunity.com/">Les &laquo; Merengue &raquo;</a> occupent la troisi&egrave;me place avec 21 points (2 d&eacute;faites) et une diff&eacute;rence de buts de +14 (23 buts marqu&eacute;s, 9 encaiss&eacute;s).</p>
<h1 dir="ltr">Statistiques cl&eacute;s Barcelone - Real Madrid</h1>
<ul>
<li dir="ltr" aria-level="1">
<p dir="ltr" role="presentation">Le FC Barcelone a remport&eacute; 6 de ses 7 derniers affrontements face au Real.</p>
</li>
<li dir="ltr" aria-level="1">
<p dir="ltr" role="presentation">Le FC Barcelone a marqu&eacute; lors de 19 de ses 20 derniers matchs contre le Real.</p>
</li>
<li dir="ltr" aria-level="1">
<p dir="ltr" role="presentation">Le Real a marqu&eacute; lors de 9 de ses 10 derniers d&eacute;placements sur le terrain du FC Barcelone.</p>
</li>
<li dir="ltr" aria-level="1">
<p dir="ltr" role="presentation">Lors de 23 des 25 derni&egrave;res confrontations entre le Real et le FC Barcelone, moins de 6 buts ont &eacute;t&eacute; inscrits</p>
</li>
<li dir="ltr" aria-level="1">
<p dir="ltr" role="presentation">Lors des 7 derniers duels entre le FC Barcelone et le Real, 11 corners ou plus ont &eacute;t&eacute; comptabilis&eacute;s.</p>
</li>
</ul>
<p dir="ltr">D'autres paris et cotes tout aussi int&eacute;ressants sont disponibles sur la plateforme 1xBet - <a href="https://telecharger-betapp.com">telecharger-betapp.com</a> - l'un des bookmakers les plus populaires en Afrique.</p>
<h1 dir="ltr">Pronostic gratuit pour le match Barcelone vs Real Madrid du 25 octobre 2026</h1>
<h2 dir="ltr">Pronostic buteurs dans le match Barcelone vs Real Madri</h2>
<ul>
<li dir="ltr" aria-level="1">
<p dir="ltr" role="presentation">Yamal : 1,77</p>
</li>
<li dir="ltr" aria-level="1">
<p dir="ltr" role="presentation">Mbapp&eacute; : 1,92</p>
</li>
</ul>
<p dir="ltr">Ces ​​deux joueurs sont les leaders offensifs de leurs &eacute;quipes respectives et affichent une excellente forme. Nous misons sur le fait que chacun d'eux trouvera le chemin des filets lors de cette rencontre.</p>
<h2 dir="ltr">Pronostic corners pour le match Barcelone vs Real Madrid - Total +9,5 : 1,52</h2>
<p dir="ltr">Les deux &eacute;quipes disposent d'un potentiel offensif consid&eacute;rable, ce qui favorise l'obtention d'un nombre &eacute;lev&eacute; de corners. Parier sur un total d'au moins 10 corners dans le match semble &ecirc;tre une option judicieuse.</p>
<h2 dir="ltr">Pronostic score exact pour le match Barcelone vs Real Madrid - 3-1 : 12</h2>
<p dir="ltr">Le FC Barcelone est invaincu en championnat et fait preuve d'une grande efficacit&eacute; offensive, avec une moyenne proche de cinq buts par match. Cependant, face au Real - qui semble monter en puissance avec l'arriv&eacute;e de Jos&eacute; Mourinho - il est peu probable qu'ils parviennent &agrave; trouver le chemin des filets plus de trois fois. De son c&ocirc;t&eacute;, le Real ne quittera certainement pas le terrain sans avoir marqu&eacute;, mais inscrire plus d'un but contre Barcelone s'annonce difficile.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 13:45:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SPORT</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Barcelone_Real_25102026.jpg" type="image/jpeg" length="2224" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Mon regard furtif et superstitieux sur les évènements du Lycée Technique Bilingue de Nsam (Yaoundé)]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/analyse/point-de-vue/cameroun-mon-regard-furtif-et-superstitieux-sur-les-evenements-du-lycee-technique-bilingue-de-nsam-yaounde</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Lycée technique bilingue de Nsam Nsam ( Yaoundé ): on a compté les
chaises cassées, la salle multimédia saccagée, on a oublié la mort
qui a frappé 

Le mercredi...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Darren_Lambo_Ebelle24122023.jpg" alt="Cameroun - Mon regard furtif et superstitieux sur les évènements du Lycée Technique Bilingue de Nsam (Yaoundé)" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/analyse/point-de-vue/cameroun-mon-regard-furtif-et-superstitieux-sur-les-evenements-du-lycee-technique-bilingue-de-nsam-yaounde</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Lyc&eacute;e technique bilingue de Nsam Nsam ( Yaound&eacute; ): on a compt&eacute; les chaises cass&eacute;es, la salle multim&eacute;dia saccag&eacute;e, on a oubli&eacute; la mort qui a frapp&eacute;&nbsp;</p>
<p>Le mercredi 21 octobre 2026, la chronique urbaine scolaire a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par un fait divers &agrave; forte charge &eacute;motionnelle au Lyc&eacute;e technique bilingue de Nsam, &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p style="padding-left: 40px;">Selon la version officielle, trois &eacute;l&egrave;ves de classes de Premi&egrave;re, circulant &agrave; trois sur une m&ecirc;me moto pour se rendre en cours, ont &eacute;t&eacute; victimes d'un grave accident de la circulation. Le conducteur, l'&eacute;l&egrave;ve Feudjio Kidio Junior Cabrel, a perdu la vie sur le coup. Ses deux camarades ont &eacute;t&eacute; gri&egrave;vement bless&eacute;s.</p>
<p>Quelques minutes plus t&ocirc;t, dans ce m&ecirc;me &eacute;tablissement, un autre &eacute;l&egrave;ve aurait &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; pour une coiffure jug&eacute;e non conforme au r&egrave;glement int&eacute;rieur. La co&iuml;ncidence temporelle entre ce renvoi et l'annonce de l'accident a suffi &agrave; g&eacute;n&eacute;rer une rumeur d&eacute;vastatrice : l'&eacute;l&egrave;ve d&eacute;c&eacute;d&eacute; serait celui qui venait d'&ecirc;tre exclu.</p>
<p>Ce glissement a d&eacute;clench&eacute; un mouvement de col&egrave;re collective qui s'est sold&eacute; par le saccage de la cantine, des bureaux administratifs, des salles informatiques et de v&eacute;hicules.</p>
<p>Depuis, la communication officielle compte avec pr&eacute;cision les tables bris&eacute;es. Elle oublie de compter les vies bris&eacute;es.</p>
<p style="padding-left: 40px;">Il y a eu mort d'homme, mais on en parle &agrave; peine. On met l'accent sur les casses. Que vaut un bien mat&eacute;riel face &agrave; une pauvre m&egrave;re qui pleure son enfant qu'elle ne reverra plus jamais ? Loin de moi l'intention de faire l'apologie de la banalisation des actes de vandalisme observ&eacute;s pendant ces &eacute;v&eacute;nements.&nbsp;</p>
<p>C'est quand on est comme moi &mdash; pauvre p&egrave;re ayant perdu sa fille, son unique enfant &mdash; que l'on comprend certaines choses que je ne souhaite &agrave; personne, m&ecirc;me pas &agrave; mes ennemis : il n'y a pas pire douleur que de perdre son enfant.</p>
<p><strong>Ce que la psycho-p&eacute;dagogie nous enseigne et que l'on a ignor&eacute; &agrave; Nsam</strong></p>
<p>Ce que nous avons v&eacute;cu n'est pas un simple cas d'indiscipline. C'est, en termes techniques, une situation de crise aigu&euml; en milieu scolaire. Trois ph&eacute;nom&egrave;nes intriqu&eacute;s l'expliquent :</p>
<p>1. Le deuil collectif et la contagion &eacute;motionnelle. L'annonce d'une mort en milieu scolaire, sans cadre de parole, ne s'&eacute;vacue pas. Sans cellule d'&eacute;coute, l'&eacute;motion ne trouve pas o&ugrave; s'asseoir. Elle se transforme en angoisse, puis en col&egrave;re. C'est le m&eacute;canisme de la rumination collective.</p>
<p>2. Le biais de fausse causalit&eacute;. Un &eacute;l&egrave;ve est renvoy&eacute; pour une coiffure. Un autre meurt sur la route. Le cerveau adolescent, sous le choc, fait un raccourci : &laquo; On l'a renvoy&eacute;, donc on l'a tu&eacute; &raquo;. C'est une pens&eacute;e magique en situation de stress, tr&egrave;s fr&eacute;quente entre 12 et 16 ans. Elle ne se corrige pas par une note de service. Elle se corrige par la parole.</p>
<p>3. Le passage &agrave; l'acte comme langage. En psycho-p&eacute;dagogie, on appelle cela un acting out : quand la parole est emp&ecirc;ch&eacute;e, c'est l'acte qui parle &agrave; sa place. Saccager n'est pas seulement d&eacute;truire ; c'est dire, maladroitement :&nbsp;<br>&laquo; Vous ne nous avez pas &eacute;cout&eacute;s &raquo;.</p>
<p>Face &agrave; cela, le r&eacute;flexe du conseil de discipline est la facilit&eacute;. C'est la justice r&eacute;tributive : tu as cass&eacute;, tu paies. Elle soulage l'adulte, mais elle n'&eacute;duque pas l'enfant.</p>
<p><strong>Ce qu'il fallait faire : une session d'&eacute;coute</strong></p>
<p>Nos Conseillers d'Orientation, tr&egrave;s bien form&eacute;s au sein de nos ENS et ENSET, sont outill&eacute;s pour cela. Ce que les textes pr&eacute;voient, ce n'est pas d'abord punir, c'est &eacute;couter.</p>
<p>Temps 1 : La cellule d'&eacute;coute d'urgence (72 heures). &Eacute;coute active, sans jugement. On laisse les &eacute;l&egrave;ves, les enseignants, les surveillants dire leur peur. On nomme les morts. On adresse enfin des condol&eacute;ances aux familles.</p>
<p>Temps 2 : Le cercle restauratif. On met autour d'une m&ecirc;me table, sans uniforme ni galon, &eacute;l&egrave;ves d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s, administration, parents. Chacun r&eacute;pond &agrave; trois questions : Qu'est-ce qui s'est pass&eacute; pour toi ? Qu'est-ce que tu as ressenti ? De quoi aurais-tu besoin pour r&eacute;parer ?</p>
<p>Temps 3 : La r&eacute;paration symbolique. Au lieu de seulement payer les vitres, les &eacute;l&egrave;ves participent &agrave; la reconstruction. Ils repeignent la salle qu'ils ont saccag&eacute;e. Ils organisent une journ&eacute;e d'hommage aux disparus. On transforme la culpabilit&eacute; en responsabilit&eacute;.</p>
<p>C'est cela, la justice restaurative. Elle a les taux de r&eacute;cidive les plus faibles au monde.</p>
<p>Enfin, en tant que parent, adulte, j'ai &eacute;t&eacute; choqu&eacute; de voir des policiers &eacute;quip&eacute;s et prot&eacute;g&eacute;s, form&eacute;s pour contenir, lancer de grosses pierres sur de petits enfants &agrave; t&ecirc;te nue.</p>
<p>Comment un adulte asserment&eacute; peut-il balancer une pierre sur un enfant de 12 ans ? Si une pierre polici&egrave;re tuait un enfant, qui serait responsable ? Un policier est pay&eacute; pour recevoir des cailloux, pas pour en rendre.</p>
<p>Le spectacle du Lyc&eacute;e technique bilingue de Nsam donne &agrave; voir, en concentr&eacute;, la crise de l'&Eacute;ducation au Cameroun et, partant, la d&eacute;cadence morale de notre soci&eacute;t&eacute; : nous avons appris &agrave; prot&eacute;ger les murs plus que les vies.</p>
<p>Et j'en suis, profond&eacute;ment, inquiet.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 19:02:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Par Darren Lambo Ebelle , Journaliste Et Professeur De L&#039;enseignement Secondaire Général</author>
                                                    <category>POINT DE VUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Darren_Lambo_Ebelle24122023.jpg" type="image/jpeg" length="8127" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Univers carcéral: Mbombog Mbog Matip Emmanuel détenu arbitrairement à la prison centrale de Bertoua ]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-univers-carceral-mbombog-mbog-matip-emmanuel-detenu-arbitrairement-a-la-prison-centrale-de-bertoua</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le directeur de publication du journal "Climat Social"  malade et
hospitalisé, y est écroué depuis le 9 Juin 2026 à la prison
centrale de Bertoua, malgré l’ordr...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Mbombog_Mbog_Matip_Emmanuel24102026.jpg" alt="Cameroun - Univers carcéral: Mbombog Mbog Matip Emmanuel détenu arbitrairement à la prison centrale de Bertoua " width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-univers-carceral-mbombog-mbog-matip-emmanuel-detenu-arbitrairement-a-la-prison-centrale-de-bertoua</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le directeur de publication du journal "Climat Social" &nbsp;malade et hospitalis&eacute;, y est &eacute;crou&eacute; depuis le 9 Juin 2026 &agrave; la prison centrale de Bertoua, malgr&eacute; l&rsquo;ordre du Garde des Sceaux.</p>
<p>Son &eacute;tat de sant&eacute; est critique, il fait d'ailleurs fr&eacute;mir. Handicap&eacute; moteur reconnu par l&rsquo;Etat du Cameroun &agrave; travers une Carte Nationale d&rsquo;Invalidit&eacute; et &nbsp;hospitalis&eacute; depuis le 22 juillet 2026 &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital R&eacute;gional de Bertoua pour polypathologies chroniques, le Directeur de Publication du journal Climat Social, Emmanuel Mbombog Mbog Matip, croupit toujours &agrave; la prison centrale de Bertoua. Et ce, malgr&eacute; une instruction directe du Ministre d&rsquo;Etat, Ministre de la Justice Garde des Sceaux, Laurent Esso, ordonnant des diligences pour sa lib&eacute;ration. Sa famille biologique et professionnelle crient &nbsp;&agrave; l&rsquo;acharnement contre un homme vuln&eacute;rable.</p>
<p>Tout part du 09 juin 2026. Selon la Une de Climat Social N&deg;1502 de ce jeudi 22 octobre 2026, Emmanuel Mbombog Mbog Matip, journaliste, est interpell&eacute; par des hommes lourdement arm&eacute;s non identifi&eacute;s, sur instruction pr&eacute;sum&eacute;e du Procureur de la R&eacute;publique. Il est &eacute;crou&eacute; &agrave; la prison centrale de Bertoua, non pas sur la base d&rsquo;un mandat de d&eacute;p&ocirc;t original comme l&rsquo;exige la loi, mais sur la simple photocopie d&rsquo;un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t, remise par M. Nana, substitut du Procureur, &agrave; M. Nyoya Ebenezer, chef service du greffe p&eacute;nitentiaire. Une proc&eacute;dure que sa d&eacute;fense juge totalement irr&eacute;guli&egrave;re.</p>
<p><strong>Un homme vuln&eacute;rable oubli&eacute; derri&egrave;re les barreaux.</strong></p>
<p>Ce que les dossiers judiciaires oublient de dire, ce sont les trois images qui parlent d&rsquo;elles-m&ecirc;mes. La premi&egrave;re, c&rsquo;est sa Carte Nationale d&rsquo;Invalidit&eacute; N&deg;354/2022 - Centre, d&eacute;livr&eacute;e par le Minist&egrave;re des Affaires Sociales. Nom : MBOMBOG MBOG MATIP Emmanuel. N&eacute; le 25/02/1990 &agrave; Ot&eacute;l&eacute;. Profession : Journaliste. Nature du handicap : MOTEUR. Taux : 65%. C&rsquo;est un handicap&eacute; reconnu par la R&eacute;publique, prot&eacute;g&eacute; par la Loi N&deg; 2010/002 du 13 avril 2010.</p>
<p>La deuxi&egrave;me image est plus cruelle encore. Un Certificat M&eacute;dical N&deg;054'69 du 15 octobre 2026, sign&eacute; du Dr ANGOA Gabrielle, M&eacute;decin G&eacute;n&eacute;raliste &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital R&eacute;gional de Bertoua. On y lit, &eacute;crit &agrave; la main : "Certifie que le nomm&eacute; MBOMBOG MBOG MATIP Emmanuel, handicap&eacute; moteur est hospitalis&eacute; dans notre service depuis le 22.07.26. Il r&eacute;sulte de cette visite que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; pr&eacute;sente des polypathologies chroniques avec complications." Un homme qui ne devrait pas &ecirc;tre en cellule, mais sur un lit d&rsquo;h&ocirc;pital, et encore, sous surveillance constante.</p>
<p><strong>Le Garde des Sceaux d&eacute;savou&eacute; ?</strong></p>
<p>Face &agrave; cette situation critique, le dossier remonte jusqu&rsquo;&agrave; Yaound&eacute;. Le 16 septembre 2026, le Ministre d&rsquo;Etat, Ministre de la Justice Garde des Sceaux, saisit par requ&ecirc;te de lib&eacute;ration imm&eacute;diate et sans condition, r&eacute;pond officiellement. Dans sa correspondance N&deg;006125 portant cachet et signature, il &eacute;crit &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; : "En accusant r&eacute;ception de votre requ&ecirc;te... l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre que le Procureur G&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la Cour d&rsquo;Appel de l&rsquo;Est a &eacute;t&eacute; saisi par mes soins, pour diligences appropri&eacute;es."</p>
<p>L&rsquo;ordre est clair. Il ne s&rsquo;adresse pas au Procureur de Bertoua, mais &agrave; son sup&eacute;rieur hi&eacute;rarchique direct. Mais depuis le 16 septembre, rien.</p>
<p>Selon Climat Social, deux nouvelles requ&ecirc;tes introduites les 12 et 19 octobre 2026 pour solliciter sa lib&eacute;ration imm&eacute;diate au vu de son &eacute;tat de sant&eacute; critique sont rest&eacute;es sans suite. Pire, son nom aurait &eacute;t&eacute; inscrit sur la liste d&rsquo;audience du 19 octobre sans qu&rsquo;il en soit inform&eacute;, l&rsquo;affaire &eacute;tant renvoy&eacute;e &agrave; une date qu&rsquo;il ignore toujours.</p>
<p><strong>Une question qui d&eacute;range .&nbsp;</strong></p>
<p>Alors, la r&eacute;daction de Climat Social alerte et s&rsquo;interroge publiquement ce jeudi : "A quel jeu jouent le Procureur G&eacute;n&eacute;ral et le Procureur de la R&eacute;publique de Bertoua ? S&rsquo;agit-il de lenteur administrative, de faits que la r&eacute;daction qualifie de corruption pr&eacute;sum&eacute;e, ou d&rsquo;un jeu dangereux avec les instructions du Ministre de la Justice Garde des Sceaux ?"</p>
<p>En attendant la r&eacute;ponse, un fait demeure, t&ecirc;tue et insoutenable : le parquet pr&eacute;tendrait, selon certaines sources, qu&rsquo;il aurait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;. Or, les preuves m&eacute;dicales et p&eacute;nitentiaires attestent qu&rsquo;Emmanuel Mbombog Mbog Matip est toujours &eacute;crou&eacute;, malade, handicap&eacute; moteur et en danger. Pour sa famille, pour sa r&eacute;daction, chaque jour pass&eacute; en d&eacute;tention est un jour de trop pour un homme dont la Constitution camerounaise garantit une protection sp&eacute;cifique en raison de son handicap.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 18:55:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Mbombog_Mbog_Matip_Emmanuel24102026.jpg" type="image/jpeg" length="6508" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Ecobank Cameroun: Après 25 ans d’inclusion financière, un nouvel engagement pour la croissance]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/economie/ecobank-cameroun-apres-25-ans-dinclusion-financiere-un-nouvel-engagement-pour-la-croissance</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Ecobank Cameroun a célébré le 25e anniversaire de sa présence au
Cameroun. un quart de siècle d’engagement au service du
développement économique, de l’inclusio...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Anniversaire_Ecobank_24102026.jpg" alt="Ecobank Cameroun: Après 25 ans d’inclusion financière, un nouvel engagement pour la croissance" width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/economie/ecobank-cameroun-apres-25-ans-dinclusion-financiere-un-nouvel-engagement-pour-la-croissance</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ecobank Cameroun a c&eacute;l&eacute;br&eacute; le 25e anniversaire de sa pr&eacute;sence au Cameroun. un quart de si&egrave;cle d&rsquo;engagement au service du d&eacute;veloppement &eacute;conomique, de l&rsquo;inclusion financi&egrave;re et de la transformation bancaire du pays.</p>
<p>Ecobank Cameroun celebre ainsi une reussite qui se veut individuellement collective dans un march&eacute; bancaire caracteris&eacute; par une concurrence marquee et de plus en plus aggressive.</p>
<p>Pour y parvenir, il fallait rivaliser de strategies et surtout d&rsquo;innovations dans cet univers essentiellement mutant du numerique. La banque s&rsquo;est alors fix&eacute;e un fil conducteur : l&rsquo;inclusion qui a la fois financiere et du capital humain aussi bien des clients comme des partenaires de la Banque.</p>
<p>La ceremonie de celebration qui a eu lieu &agrave; Douala, capitale &eacute;conomique du Cameroun a &eacute;t&eacute; Plac&eacute;e sous le th&egrave;me &laquo; 25 ans de R&eacute;ussite Ensemble &raquo;. Dans cette dynamique, il y avait, &nbsp;sur le meme plateau, le personnel de la Banque donc Gwendoline Abunaw, Administrateur Directeur G&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;Ecobank Cameroun et Responsable de la R&eacute;gion CEMAC. Les partenaires au developpement et les partenaires institutionnels avec la presence du minister des finances.&nbsp;</p>
<p>Cette c&eacute;r&eacute;monie officielle s&rsquo;est tenue &agrave; Douala sous la pr&eacute;sidence de Mme Gwendoline Abunaw, Administrateur Directeur G&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;<strong>Ecobank Cameroun</strong> et Responsable de la R&eacute;gion CEMAC, en pr&eacute;sence de Monsieur le Ministre des Finances du Cameroun Monsieur Louis Paul Motaze, invit&eacute; d&rsquo;honneur de cet &eacute;v&eacute;nement historique, ainsi que de hautes personnalit&eacute;s administratives, traditionnelles et religieuses, de repr&eacute;sentants du secteur priv&eacute;, de clients de premier plan et de partenaires institutionnels.<br>Cette c&eacute;l&eacute;bration a constitu&eacute; un moment privil&eacute;gi&eacute; de r&eacute;flexion sur le chemin parcouru depuis l&rsquo;implantation de la banque au Cameroun en 2001.&nbsp;</p>
<p>Il se decline &agrave; proposer des solutions financi&egrave;res innovantes et accessibles, tout en accompagnant les projets de croissance des entreprises, le d&eacute;veloppement du commerce, l&rsquo;entrepreneuriat et l&rsquo;inclusion financi&egrave;re &agrave; travers l&rsquo;ensemble du territoire national. Avec une gamme compl&egrave;te de produits, services et solutions bancaires, notamment les comptes et d&eacute;p&ocirc;ts, les cr&eacute;dits, la gestion de tr&eacute;sorerie, le conseil, le commerce international, les titres, la gestion de patrimoine et la gestion d&rsquo;actifs. ETI est cot&eacute;e &agrave; la Bourse nig&eacute;riane &agrave; Lagos, &agrave; la Bourse du Ghana &agrave; Accra et &agrave; la Bourse R&eacute;gionale des Valeurs Mobili&egrave;res (BRVM) &agrave; Abidjan.</p>
<p>Mais &eacute;galement une occasion de r&eacute;affirmer son ambition de poursuivre son r&ocirc;le de partenaire financier de r&eacute;f&eacute;rence au service des particuliers, des entreprises, des PME et des institutions. Aussi, &ldquo;Apr&egrave;s vingt-cinq ann&eacute;es de pr&eacute;sence et d&rsquo;impact au <strong>Cameroun</strong>, Ecobank r&eacute;affirme son engagement &agrave; poursuivre, aux c&ocirc;t&eacute;s de ses clients et partenaires, une trajectoire de croissance durable, d&rsquo;innovation continue et de r&eacute;ussite partag&eacute;e&rdquo;</p>
<p>Les&laquo; 25 ans de R&eacute;ussite Ensemble &raquo;, c&rsquo;etait aussi l&rsquo;hommage aux collaborateurs pionniers totalisant chacun vingt-cinq ann&eacute;es d&rsquo;anciennet&eacute; saluant leur engagement exemplaire. La banque a &eacute;galement honor&eacute; plusieurs clients et partenaires d&rsquo;exception, dont la fid&eacute;lit&eacute;, la confiance renouvel&eacute;e et l&rsquo;accompagnement constant ont constitu&eacute; des leviers essentiels de son d&eacute;veloppement au cours de ces vingt-cinq derni&egrave;res ann&eacute;es.&nbsp;</p>
<p>Au finish pour Gwendoline Abunaw &nbsp;&laquo; Cette c&eacute;l&eacute;bration est avant tout celle de la confiance que nos clients, partenaires et communaut&eacute;s nous accordent depuis vingt-cinq ans. Elle est &eacute;galement un hommage &agrave; la passion et &agrave; l&rsquo;engagement de nos collaborateurs qui, chaque jour, contribuent &agrave; faire d&rsquo;Ecobank une institution de r&eacute;f&eacute;rence. Alors que nous c&eacute;l&eacute;brons cette &eacute;tape majeure, nous demeurons r&eacute;solument tourn&eacute;s vers l&rsquo;avenir, avec la m&ecirc;me ambition d&rsquo;innover, d&rsquo;accompagner les ambitions de nos clients et de contribuer au d&eacute;veloppement &eacute;conomique du Cameroun et de la r&eacute;gion. &raquo;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 18:46:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>ECONOMIE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Anniversaire_Ecobank_24102026.jpg" type="image/jpeg" length="7123" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Afrique - CAN : la CAF consulte ses 54 fédérations, retour à 2 ans ?]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/sport/afrique-can-la-caf-consulte-ses-54-federations-retour-a-2-ans</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>La CAF a écrit à ses 54 fédérations : la CAN doit-elle rester à 4
ans ou revenir à 2 ans ? Réponse attendue le 28 octobre, vote le 21
novembre.

Dix mois après...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Confederation_of_African_Football241026500.webp" alt="Afrique - CAN : la CAF consulte ses 54 fédérations, retour à 2 ans ?" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/sport/afrique-can-la-caf-consulte-ses-54-federations-retour-a-2-ans</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La CAF a &eacute;crit &agrave; ses 54 f&eacute;d&eacute;rations : la CAN doit-elle rester &agrave; 4 ans ou revenir &agrave; 2 ans ? R&eacute;ponse attendue le 28 octobre, vote le 21 novembre.</p>
<p>Dix mois apr&egrave;s avoir impos&eacute; une CAN tous les quatre ans sans consulter ses membres, la CAF demande d&eacute;sormais aux 54 f&eacute;d&eacute;rations ce qu&rsquo;elles veulent. La r&eacute;ponse pourrait enterrer la r&eacute;forme.</p>
<p>La Conf&eacute;d&eacute;ration africaine de football (CAF) a adress&eacute; une correspondance &agrave; ses 54 associations membres pour recueillir leur avis sur la p&eacute;riodicit&eacute; de la Coupe d&rsquo;Afrique des nations (CAN). Les f&eacute;d&eacute;rations ont jusqu&rsquo;au mercredi 28 octobre 2026 pour se prononcer : maintenir le format &agrave; quatre ans, adopt&eacute; en d&eacute;cembre 2025, ou revenir &agrave; la tradition biennale. Une d&eacute;cision finale est attendue lors de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du 21 novembre 2026 &agrave; Abuja, au Nigeria. Voil&agrave; les faits, dans l&rsquo;ordre.</p>
<p><em>Maintenant, la question que ces faits posent.</em></p>
<p>En d&eacute;cembre 2025, Patrice Motsepe avait annonc&eacute; le passage &agrave; une CAN tous les quatre ans &laquo; &agrave; partir de 2028 &raquo; sans avoir consult&eacute; les 54 f&eacute;d&eacute;rations. Dix mois plus tard, la m&ecirc;me instance demande &agrave; ces m&ecirc;mes f&eacute;d&eacute;rations de choisir. Entre-temps, la CAN a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute;e de &laquo; suicide &eacute;conomique &raquo; par d&rsquo;anciens dirigeants, la perte potentielle a &eacute;t&eacute; chiffr&eacute;e &agrave; un milliard de dollars sur huit ans, et la Nations League cens&eacute;e compenser n&rsquo;est pas pr&egrave;s de rapporter un centime.</p>
<h2>Une r&eacute;forme impos&eacute;e, jamais concert&eacute;e</h2>
<p>En d&eacute;cembre 2025, &agrave; la veille du coup d&rsquo;envoi de la CAN au Maroc, Patrice Motsepe annonce que la comp&eacute;tition phare du continent se tiendra d&eacute;sormais tous les quatre ans, &agrave; partir de 2028. L&rsquo;objectif affich&eacute; : aligner le calendrier africain sur celui de la FIFA et all&eacute;ger la pression sur les clubs europ&eacute;ens, qui se plaignent de perdre leurs internationaux africains en pleine saison.</p>
<p><em>Le probl&egrave;me, c&rsquo;est la m&eacute;thode.</em></p>
<p>Selon La Nation B&eacute;nin, le basculement vers un rythme quadriennal &laquo; avait &eacute;t&eacute; ent&eacute;rin&eacute; sans qu&rsquo;une v&eacute;ritable concertation pr&eacute;alable ne soit men&eacute;e aupr&egrave;s des 54 f&eacute;d&eacute;rations nationales membres &raquo;. La d&eacute;cision a &laquo; suscit&eacute; de vives critiques et des incompr&eacute;hensions au sein de la famille du football africain, beaucoup estimant qu&rsquo;un tel bouleversement n&eacute;cessitait un consensus global &raquo;.</p>
<p>Autrement dit : une r&eacute;forme majeure, pr&eacute;sent&eacute;e comme structurante, d&eacute;cid&eacute;e sans les principaux int&eacute;ress&eacute;s.</p>
<h2>Les faits : la circulaire, le calendrier, la consultation</h2>
<p>Le 24 octobre 2026, le site marocain Le360 r&eacute;v&egrave;le que la CAF a adress&eacute; une correspondance &agrave; ses associations membres. Les 54 f&eacute;d&eacute;rations ont jusqu&rsquo;au 28 octobre pour faire conna&icirc;tre leur position : quatre ans ou deux ans. Le m&ecirc;me jour, le m&eacute;dia &eacute;gyptien Dostor confirme l&rsquo;envoi de &laquo; lettres officielles &raquo; aux 54 unions nationales.</p>
<p>Cette consultation intervient apr&egrave;s un revirement spectaculaire.</p>
<p>Le 9 octobre 2026, lors du sommet strat&eacute;gique de la CAF au Cap-Vert, Patrice Motsepe d&eacute;clare : &laquo; Nous envisageons de r&eacute;tablir la p&eacute;riodicit&eacute; biennale de la CAN. Cette question est &agrave; l&rsquo;&eacute;tude &raquo;. Il ajoute, selon l&rsquo;AP, qu&rsquo;il est &laquo; absurde, absolument n&rsquo;importe quoi &raquo; de penser que la CAF re&ccedil;oit des ordres de la FIFA ou de l&rsquo;UEFA.</p>
<p>Le calendrier est d&eacute;sormais connu :<br>- <strong>28 octobre 2026</strong> : date limite pour les r&eacute;ponses des f&eacute;d&eacute;rations.<br>- <strong>21 novembre 2026</strong> : Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ordinaire de la CAF &agrave; Abuja, au Nigeria. C&rsquo;est l&agrave; que &laquo; la proposition finale sera officiellement soumise au vote des f&eacute;d&eacute;rations &raquo;.</p>
<p>La CAN 2027, elle, est maintenue. Elle se tiendra du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Selon le calendrier initial, une &eacute;dition &eacute;tait pr&eacute;vue en 2028, puis la suivante en 2032. Avec un retour au format biennal, &laquo; rien n&rsquo;est d&eacute;sormais moins s&ucirc;r &raquo;.</p>
<h2>Pourquoi la CAF recule</h2>
<p>Trois raisons expliquent ce r&eacute;trop&eacute;dalage. Elles sont document&eacute;es.</p>
<p><strong>Premi&egrave;re raison : l&rsquo;argent.</strong> La CAN n&rsquo;est pas une comp&eacute;tition parmi d&rsquo;autres. C&rsquo;est le principal actif financier de la CAF. &laquo; Il y a une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, la CAN repr&eacute;sentait environ 40 % des revenus de la CAF &raquo;, rappelle un observateur cit&eacute; par OneFootball. &laquo; Un passage &agrave; quatre ans pourrait appara&icirc;tre comme un suicide &eacute;conomique s&rsquo;il n&rsquo;est pas adoss&eacute; &agrave; des sources de revenus alternatives clairement identifi&eacute;es &raquo;.</p>
<p>D&rsquo;autres estimations sont plus &eacute;lev&eacute;es. Selon Enquete.cd, &laquo; la CAN repr&eacute;sente environ 80 % des revenus de la CAF &raquo;. Et le passage &agrave; un cycle de quatre ans &laquo; aurait fait perdre &agrave; la conf&eacute;d&eacute;ration la possibilit&eacute; de g&eacute;n&eacute;rer jusqu&rsquo;&agrave; un milliard de dollars de revenus potentiels sur huit ans &raquo;.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me raison : la Nations League ne rapportera rien tout de suite.</strong> Pour compenser la perte de la CAN biennale, la CAF a annonc&eacute; la cr&eacute;ation d&rsquo;une Ligue des nations africaine, pr&eacute;vue &agrave; partir de 2029. Motsepe affirme qu&rsquo;elle &laquo; pourrait g&eacute;n&eacute;rer plus de revenus que l&rsquo;ancien format biennal de la CAN &raquo;. Mais dans l&rsquo;imm&eacute;diat, la comp&eacute;tition n&rsquo;existe pas. Elle ne g&eacute;n&eacute;rera pas de revenus &laquo; pendant de longues ann&eacute;es &raquo;, reconna&icirc;t la CAF elle-m&ecirc;me, cit&eacute;e dans la note du demandeur.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;me raison : la g&eacute;opolitique du football.</strong> Le journaliste Romain Molina, qui avait r&eacute;v&eacute;l&eacute; l&rsquo;information en avant-premi&egrave;re, estime que la r&eacute;forme de d&eacute;cembre 2025 &eacute;tait une &laquo; concession &raquo; destin&eacute;e &agrave; apaiser les relations avec l&rsquo;UEFA et les grands clubs europ&eacute;ens, en r&eacute;duisant m&eacute;caniquement le nombre de d&eacute;parts de joueurs africains vers leurs s&eacute;lections. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;UEFA &eacute;tant en conflit avec la FIFA, laisser la CAN &agrave; deux ans &laquo; pour ennuyer les Europ&eacute;ens ne d&eacute;rangera plus pour le moment &raquo;, analyse la note interne.</p>
<p>Constant Omari, ancien dirigeant de la CAF, va plus loin : la CAF &laquo; a c&eacute;d&eacute; &agrave; la pression des &eacute;quipes europ&eacute;ennes &raquo; en optant pour un intervalle de quatre ans.</p>
<h2>Ce qui se joue le 28 octobre et le 21 novembre</h2>
<p>Si les f&eacute;d&eacute;rations se prononcent majoritairement pour le retour au format biennal ce que la plupart des observateurs anticipent , la CAF devra acter un recul spectaculaire. Motsepe &laquo; devra accepter une reculade sur l&rsquo;une de ses r&eacute;formes &raquo;, note Footafrica.</p>
<p>Mais le vote n&rsquo;est pas acquis. Certaines f&eacute;d&eacute;rations pourraient pr&eacute;f&eacute;rer le statu quo quadriennal, notamment celles qui d&eacute;pendent des financements de la FIFA et qui craignent de contrarier Zurich. D&rsquo;autres pourraient vouloir monnayer leur voix.</p>
<p>Une chose est certaine : la m&eacute;thode de d&eacute;cembre 2025 d&eacute;cider sans consulter ne pourra plus &ecirc;tre reproduite. &laquo; C&rsquo;est bien de demander &agrave; toutes les f&eacute;d&eacute;rations et le Comex doit continuer de le faire pour toutes les d&eacute;cisions majeures &raquo;, reconna&icirc;t la note interne. La crise actuelle est, paradoxalement, une le&ccedil;on de gouvernance.</p>
<hr>
<p><strong>La CAN va-t-elle revenir tous les deux ans ?</strong><br>C&rsquo;est probable, mais ce n&rsquo;est pas encore officiel. La CAF consulte ses 54 f&eacute;d&eacute;rations jusqu&rsquo;au 28 octobre 2026. Un vote est pr&eacute;vu le 21 novembre 2026 &agrave; Abuja. Patrice Motsepe a d&eacute;clar&eacute; le 9 octobre que le retour au format biennal &eacute;tait &laquo; &agrave; l&rsquo;&eacute;tude &raquo;.</p>
<p><strong>Pourquoi la CAF avait-elle d&eacute;cid&eacute; de passer &agrave; quatre ans ?</strong><br>Officiellement, pour aligner le calendrier africain sur celui de la FIFA et r&eacute;duire la pression sur les clubs europ&eacute;ens. Officieusement, selon plusieurs observateurs, pour r&eacute;pondre aux demandes de l&rsquo;UEFA et des grands clubs, qui se plaignaient de perdre leurs joueurs africains en pleine saison.</p>
<p><strong>Combien la CAN rapporte-t-elle &agrave; la CAF ?</strong><br>Les estimations varient. La CAN repr&eacute;senterait entre 40 % et 80 % des revenus de la CAF selon les sources. Le passage &agrave; un cycle de quatre ans pourrait co&ucirc;ter jusqu&rsquo;&agrave; un milliard de dollars sur huit ans.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que la Nations League africaine ?</strong><br>C&rsquo;est une nouvelle comp&eacute;tition annonc&eacute;e par la CAF, pr&eacute;vue &agrave; partir de 2029. Elle se jouerait chaque ann&eacute;e et impliquerait les 54 nations. Elle est cens&eacute;e compenser la perte de revenus li&eacute;e &agrave; la CAN quadriennale. Mais elle ne g&eacute;n&eacute;rera pas de b&eacute;n&eacute;fices avant plusieurs ann&eacute;es.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 16:38:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SPORT</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Confederation_of_African_Football241026500.webp" type="image/webp" length="2902" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Mbvoum à Kondengui : le Cameroun détient un homme sans l’inculper]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/mbvoum-a-kondengui-le-cameroun-detient-un-homme-sans-linculper</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Arrêté le 24 octobre 2025, l’opposant camerounais Parfait Mbvoum
est détenu à Kondengui. Sa détention provisoire a été prolongée
deux fois. Aucun juge ne l’a en...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Parfait-Mbvoum241026500.webp" alt="Mbvoum à Kondengui : le Cameroun détient un homme sans l’inculper" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Arr&ecirc;t&eacute; le 24 octobre 2025, l&rsquo;opposant camerounais Parfait Mbvoum est d&eacute;tenu &agrave; Kondengui. Sa d&eacute;tention provisoire a &eacute;t&eacute; prolong&eacute;e deux fois. Aucun juge ne l&rsquo;a entendu.&nbsp;</p>
<p>Le Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale camerounais fait de la libert&eacute; &laquo; le principe &raquo; et de la d&eacute;tention &laquo; l&rsquo;exception &raquo;. Pour Parfait Mbvoum, l&rsquo;exception dure depuis treize mois.</p>
<p>Parfait Mbvoum, pr&eacute;sident du Front R&eacute;publicain et soutien d&rsquo;Issa Tchiroma Bakary &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 24 octobre 2025 au carrefour de Nkolnda, &agrave; Mfou, dans la banlieue de Yaound&eacute;. Il est d&eacute;tenu &agrave; la prison centrale de Kondengui depuis le 27 novembre 2025. Au 24 octobre 2026, il n&rsquo;avait toujours pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; un juge d&rsquo;instruction, selon les documents judiciaires et les communiqu&eacute;s de sa d&eacute;fense. Voil&agrave; les faits, dans l&rsquo;ordre.</p>
<p>L&rsquo;article 218 du Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale camerounais est explicite : &laquo; La libert&eacute; est le principe, la d&eacute;tention provisoire l&rsquo;exception &raquo;. L&rsquo;article 170 exige que &laquo; l&rsquo;inculp&eacute; soit conduit devant le juge d&rsquo;instruction d&egrave;s sa premi&egrave;re comparution &raquo;. Pour Parfait Mbvoum, ces deux articles n&rsquo;ont pas trouv&eacute; d&rsquo;application pendant treize mois. Sa d&eacute;tention provisoire a &eacute;t&eacute; renouvel&eacute;e une premi&egrave;re fois, puis une seconde. Sa demande de libert&eacute; provisoire a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e par la cour d&rsquo;appel le 30 juillet 2026.</p>
<h2>Une arrestation au lendemain de la pr&eacute;sidentielle</h2>
<p>Le Cameroun sort d&rsquo;une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle contest&eacute;e. Le 12 octobre 2025, Paul Biya est d&eacute;clar&eacute; vainqueur avec 53,66 % des voix. Issa Tchiroma Bakary, son principal adversaire, conteste et revendique la victoire. Dans les jours qui suivent, des manifestations &eacute;clatent, des opposants sont arr&ecirc;t&eacute;s.</p>
<p>Parfait Mbvoum est de ceux-l&agrave;.</p>
<p>Le 24 octobre 2025, il est interpell&eacute; au carrefour de Nkolnda, &agrave; Mfou, en compagnie d&rsquo;un certain Emmanuel Ntonga. Selon les r&eacute;cits concordants de sa d&eacute;fense et de plusieurs m&eacute;dias camerounais, l&rsquo;op&eacute;ration est men&eacute;e par un dispositif important : L&eacute;gion d&rsquo;intervention de la gendarmerie, Direction g&eacute;n&eacute;rale de la recherche ext&eacute;rieure (DGRE) et police nationale.</p>
<p>Une garde &agrave; vue est sign&eacute;e &agrave; 19 h 30 par le colonel Nguele de la L&eacute;gion.</p>
<p>Trois jours plus tard, son domicile est perquisitionn&eacute; par &laquo; pas moins de 25 &eacute;l&eacute;ments compos&eacute;s de gendarmes, policiers et militaires &raquo;. L&rsquo;objectif affich&eacute; : rechercher des armes. Aucune arme n&rsquo;est d&eacute;couverte. Les forces de l&rsquo;ordre repartent avec &laquo; les documents officiels de sa th&egrave;se et son cachet professionnel &raquo;. Dans sa plainte d&eacute;pos&eacute;e depuis sa cellule, Mbvoum affirme que des bijoux, un ordinateur, et cinq millions de francs CFA ont &eacute;galement disparu.</p>
<p>La r&eacute;daction n&rsquo;a pas pu v&eacute;rifier de mani&egrave;re ind&eacute;pendante le contenu exact de cette perquisition. Le gouvernement n&rsquo;a pas publi&eacute; de communiqu&eacute; sur ce point. C&rsquo;est une lacune, et elle est signal&eacute;e.</p>
<h2>Ce que les textes exigent, ce que la pratique a fait</h2>
<p>Le 27 novembre 2025, Parfait Mbvoum est d&eacute;pos&eacute; &agrave; la prison centrale de Kondengui. Il est environ 23 heures. Pas de cam&eacute;ras. Pas de communiqu&eacute;. &laquo; En catimini &raquo;, &eacute;crit Africa-Press. Selon un membre de sa famille cit&eacute; par plusieurs m&eacute;dias, les ordres sont venus &laquo; d&rsquo;en haut &raquo;.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, le dossier entre dans une zone de flou que la justice camerounaise mettra des mois &agrave; ne pas dissiper.</p>
<p>L&rsquo;article 218 du Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale camerounais pose un principe simple : la libert&eacute; est la r&egrave;gle, la prison l&rsquo;exception. L&rsquo;article 170 exige une comparution devant le juge d&rsquo;instruction &laquo; d&egrave;s la premi&egrave;re comparution &raquo;. Pour Mbvoum, la premi&egrave;re comparution n&rsquo;a pas eu lieu en novembre 2025. Ni en d&eacute;cembre. Ni en janvier 2026.</p>
<p>En juin 2026, soit sept mois apr&egrave;s son incarc&eacute;ration, le site AllAfrica publie une enqu&ecirc;te intitul&eacute;e &laquo; 13 mois sans juge : l&rsquo;absurdit&eacute; juridique camerounaise &raquo;. Le constat est sans ambigu&iuml;t&eacute; : &laquo; Entre novembre 2025 et juin 2026, soit sept mois complets, Parfait Mbvouom n&rsquo;a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; devant aucun magistrat. Pas de juge d&rsquo;instruction. Pas de juge de jugement. Rien &raquo;.</p>
<p>Le 7 juin 2026, sa d&eacute;tention provisoire est renouvel&eacute;e de six mois. Le 2 juillet, une demande de mise en libert&eacute; provisoire est examin&eacute;e. La cour d&rsquo;appel rejette.</p>
<p>Le 13 juillet 2026, Mbvoum compara&icirc;t enfin devant un juge d&rsquo;instruction. Six heures d&rsquo;entretien. Les questions portent, selon le communiqu&eacute; de son porte-parole, sur &laquo; la question de savoir pourquoi le Pr&eacute;sident Parfait MBVOUM avait annonc&eacute; sur sa page Facebook que c&rsquo;est le Pr&eacute;sident Issa Tchiroma qui avait gagn&eacute; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle 2025 &raquo; et &laquo; pourquoi avoir dit que le candidat du RDPC &eacute;tait en train de manipuler les r&eacute;sultats et voler les &eacute;lections &raquo;.</p>
<p>Autrement dit : on lui demande de s&rsquo;expliquer sur ses opinions politiques. Pas sur des armes. Pas sur un d&eacute;tournement. Sur des d&eacute;clarations.</p>
<h2>Ce que ce dossier dit du syst&egrave;me</h2>
<p>Le cas de Parfait Mbvoum n&rsquo;est pas isol&eacute;. Il s&rsquo;inscrit dans une vague de r&eacute;pression qui a suivi la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025. Le chercheur Vincent Sosth&egrave;ne Fouda a publiquement demand&eacute; la lib&eacute;ration de Mbvoum et d&rsquo;autres d&eacute;tenus politiques, dont Djeukam Tchameni.</p>
<p><em>Mais ce qui distingue Mbvoum, c&rsquo;est la dur&eacute;e.</em></p>
<p>Treize mois de d&eacute;tention provisoire sans inculpation, dans un pays dont le Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale fait de la libert&eacute; le principe. Treize mois pour un homme qui, selon sa d&eacute;fense, n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; condamn&eacute;, n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; jug&eacute;, et n&rsquo;a jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;un acte d&rsquo;accusation formel rendu public.</p>
<p>Le BTI 2026, l&rsquo;indice de transformation de la fondation Bertelsmann, qualifie les &eacute;lections camerounaises de &laquo; fondamentalement d&eacute;fectueuses &raquo; et note que &laquo; de nombreuses libert&eacute;s d&eacute;mocratiques de base ne sont pas prot&eacute;g&eacute;es &raquo;. Le rapport ajoute que les d&eacute;cisions sont prises en fonction de &laquo; la survie politique du r&eacute;gime &raquo;.</p>
<p>Le dossier Mbvoum est une illustration concr&egrave;te de cette phrase. Un soutien du principal adversaire du pr&eacute;sident est arr&ecirc;t&eacute; au lendemain de l&rsquo;&eacute;lection. Il est d&eacute;tenu sans jugement. Sa demande de libert&eacute; est rejet&eacute;e. Et lorsqu&rsquo;il compara&icirc;t enfin, les questions portent sur ses posts Facebook.</p>
<h2>Un homme, un pr&eacute;c&eacute;dent</h2>
<p>Pour Parfait Mbvoum, les cons&eacute;quences sont physiques. Le 1er juillet 2026, il est aper&ccedil;u &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital central de Yaound&eacute; &laquo; pour des soucis de sant&eacute; &raquo;, selon son porte-parole Bella Serges Landry. Il rentre &agrave; Kondengui le soir m&ecirc;me.</p>
<p>Pour le Cameroun, les cons&eacute;quences sont institutionnelles. Chaque mois de d&eacute;tention suppl&eacute;mentaire sans jugement affaiblit un peu plus la cr&eacute;dibilit&eacute; des articles 170 et 218 du Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale. Chaque rejet de demande de libert&eacute; provisoire envoie un signal aux autres d&eacute;tenus politiques : le texte ne vous prot&egrave;ge pas.</p>
<p>Et pour l&rsquo;opposition, le dossier Mbvoum est devenu un test. Un test de ce que le r&eacute;gime est pr&ecirc;t &agrave; faire ou &agrave; ne pas faire pour un homme qui a soutenu le mauvais candidat.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Parfait Mbvoum est-il en prison ?</strong><br>Officiellement, aucun chef d&rsquo;accusation n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendu public. Sa d&eacute;tention est li&eacute;e, selon sa d&eacute;fense et plusieurs m&eacute;dias, &agrave; son soutien actif &agrave; Issa Tchiroma Bakary lors de la pr&eacute;sidentielle de 2025 et &agrave; ses d&eacute;clarations contestant les r&eacute;sultats officiels.</p>
<p><strong>Combien de temps peut-il rester d&eacute;tenu sans jugement ?</strong><br>Le Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale camerounais pr&eacute;voit des d&eacute;lais stricts. Dans les faits, la d&eacute;tention provisoire peut &ecirc;tre renouvel&eacute;e. Pour Mbvoum, elle l&rsquo;a &eacute;t&eacute; au moins deux fois. Treize mois se sont &eacute;coul&eacute;s avant sa premi&egrave;re comparution devant un juge d&rsquo;instruction.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que la prison de Kondengui ?</strong><br>C&rsquo;est la prison centrale de Yaound&eacute;. Elle est connue pour d&eacute;tenir de nombreux opposants politiques et militants de la soci&eacute;t&eacute; civile. C&rsquo;est l&agrave; que Mbvoum a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; dans la nuit du 27 novembre 2025.</p>
<p><strong>Sa demande de libert&eacute; a-t-elle &eacute;t&eacute; examin&eacute;e ?</strong><br>Oui. Elle a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e par la cour d&rsquo;appel le 30 juillet 2026. Son avocat, Me Assira, a plaid&eacute;. Le minist&egrave;re public a requis. La cour a tranch&eacute; contre lui.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 15:13:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Biya 2026 : le Cameroun à l&#039;heure du successeur introuvable]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/analyse/point-de-vue/biya-2026-le-cameroun-a-lheure-du-successeur-introuvable</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>À 93 ans, Paul Biya dirige le Cameroun depuis 44 ans. Succession
bloquée, jeunesse sans emploi, élections contestées : enquête sur
un pouvoir à bout de souffle....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Paul-Biya241026500.webp" alt="Biya 2026 : le Cameroun à l&#039;heure du successeur introuvable" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; 93 ans, Paul Biya dirige le Cameroun depuis 44 ans. Succession bloqu&eacute;e, jeunesse sans emploi, &eacute;lections contest&eacute;es : enqu&ecirc;te sur un pouvoir &agrave; bout de souffle.&nbsp;</p>
<p>Le huiti&egrave;me mandat frauduleux de Paul Biya devait &ecirc;tre celui de la transition. Six mois plus tard, c'est celui du verrouillage : un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; et non &eacute;lu, des l&eacute;gislatives report&eacute;es, et une g&eacute;n&eacute;ration qui ne voit toujours pas l'horizon.</p>
<p>Paul Biya, 93 ans, est pr&eacute;sident du Cameroun depuis le 6 novembre 1982. Il a &eacute;t&eacute; investi pour un huiti&egrave;me mandat le 6 novembre 2025, apr&egrave;s une &eacute;lection contest&eacute;e par son principal adversaire, Issa Tchiroma Bakary. Le 14 avril 2026, il a promulgu&eacute; une r&eacute;vision constitutionnelle cr&eacute;ant un poste de vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; et r&eacute;vocable par lui.&nbsp;</p>
<p><em>Maintenant, la question qui f&acirc;che.</em></p>
<p>Dans un pays o&ugrave; la moiti&eacute; de la population a moins de 18 ans, le pr&eacute;sident a 93 ans. Dans un pays qui compte environ 29 millions d'habitants, le chef de l'&Eacute;tat a pass&eacute; 73 jours cons&eacute;cutifs &agrave; l'&eacute;tranger entre juin et ao&ucirc;t 2026, selon le Carnegie Endowment, battant son propre record de 42 jours &eacute;tabli en 2024. Et dans un pays o&ugrave; le ch&ocirc;mage des 15&ndash;24 ans atteint 37,3 % selon la Banque mondiale, cit&eacute;e par une analyse du discours pr&eacute;sidentiel de f&eacute;vrier 2026, le gouvernement a annonc&eacute; 50 milliards de FCFA pour l'emploi environ 0,3 % du budget de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Ce n'est pas un &eacute;ditorial. C'est une &eacute;quation.</p>
<h2>Un pouvoir sans successeur d&eacute;sign&eacute;</h2>
<p>Paul Biya n'a jamais perdu une &eacute;lection depuis 1984. Il a travers&eacute; le passage au multipartisme, les &eacute;meutes de 1991, les r&eacute;visions constitutionnelles de 1996 et 2008, la crise anglophone qui dure depuis pr&egrave;s de dix ans. Il est aujourd'hui le chef d'&Eacute;tat en exercice le plus &acirc;g&eacute; du monde.</p>
<p><em>Mais un d&eacute;tail a chang&eacute; en 2026.</em></p>
<p>Le 4 avril, le Parlement r&eacute;uni en Congr&egrave;s a adopt&eacute; une r&eacute;vision constitutionnelle r&eacute;introduisant un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Sur 222 votants, 200 ont vot&eacute; pour, 18 contre, quatre bulletins nuls. Le texte a &eacute;t&eacute; promulgu&eacute; le 14 avril.</p>
<p>Ce vice-pr&eacute;sident ne sera pas &eacute;lu sur un ticket avec le pr&eacute;sident, comme aux &Eacute;tats-Unis ou au Nigeria. Il sera <strong>nomm&eacute; par le chef de l'&Eacute;tat, et r&eacute;vocable par lui</strong>. En cas de vacance d&eacute;c&egrave;s, d&eacute;mission, emp&ecirc;chement d&eacute;finitif , c'est lui qui terminera le mandat en cours, mettant fin au syst&egrave;me d'int&eacute;rim court assur&eacute; jusqu'ici par le pr&eacute;sident du S&eacute;nat.</p>
<p>Pour le gouvernement, c'est une garantie de &laquo; stabilit&eacute; institutionnelle &raquo;. Pour une partie de l'opposition, c'est un &laquo; coup d'&Eacute;tat constitutionnel &raquo;, une &laquo; d&eacute;rive monarchique &raquo; qui contourne le suffrage universel pour imposer un h&eacute;ritier.</p>
<p>Un d&eacute;tail dit beaucoup de la situation : au moment d'&eacute;crire ces lignes, ce poste de vice-pr&eacute;sident n'&eacute;tait toujours pas pourvu. Le nom le plus cit&eacute; dans les cercles du pouvoir est celui de Franck Emmanuel Biya, fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident, soutenu par des mouvements qu'on appelle les &laquo; Franckystes &raquo;.</p>
<h2>Ce que les chiffres disent du r&egrave;gne</h2>
<p>Le BTI 2026, l'indice de transformation de la fondation Bertelsmann, est un document que le gouvernement camerounais conna&icirc;t bien. Il dresse un constat sans d&eacute;tour : &laquo; L'&eacute;conomie camerounaise reste entrav&eacute;e par la dette, une gestion budg&eacute;taire faible et un haut niveau d'intervention de l'&Eacute;tat. Des taux &eacute;lev&eacute;s de corruption et l'utilisation politis&eacute;e des ressources ont limit&eacute; le potentiel &eacute;conomique du pays, restreint les am&eacute;liorations en mati&egrave;re de d&eacute;veloppement humain et favoris&eacute; une &eacute;conomie qui exclut la plupart des citoyens, dont beaucoup restent largement confin&eacute;s au secteur informel &raquo;.</p>
<p>Le rapport ajoute une phrase qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre lue lentement : &laquo; Les contraintes structurelles sont intensifi&eacute;es par une prise de d&eacute;cision m&eacute;diocre, principalement ax&eacute;e sur la survie politique du r&eacute;gime &raquo;.</p>
<p>Ce n'est pas une ONG militante. C'est un think tank allemand qui &eacute;value la gouvernance dans les pays en d&eacute;veloppement depuis des d&eacute;cennies.</p>
<p>Sur le front social, les chiffres sont tout aussi t&ecirc;tus. Le ch&ocirc;mage des 15&ndash;24 ans est estim&eacute; &agrave; 37,3 % par la Banque mondiale (2025), selon l'analyse pr&eacute;cit&eacute;e. Plus d'un tiers des jeunes de 18 &agrave; 35 ans d&eacute;clarent &ecirc;tre sans emploi et &agrave; la recherche active d'un travail, contre 11 % &agrave; 28 % pour les tranches d'&acirc;ge sup&eacute;rieures, selon Afrobarometer. Le taux de pauvret&eacute; devrait rester &laquo; stable autour de 28 % &raquo;, note la Banque mondiale, parce que l'inflation et une croissance par habitant trop faible emp&ecirc;chent toute r&eacute;duction significative.</p>
<p>La croissance ? Elle est l&agrave;. Autour de 3,3 % en 2026 selon le FMI, cit&eacute; par le BTI. Mais l'Agence fran&ccedil;aise de d&eacute;veloppement rappelle que la croissance du PIB r&eacute;el par habitant &laquo; reste inf&eacute;rieure au minimum de 3,5 % requis pour r&eacute;duire la pauvret&eacute; et les in&eacute;galit&eacute;s &raquo;.</p>
<p>Traduction : le pays grandit, les Camerounais ne grandissent pas avec lui.</p>
<h2>La crise anglophone, angle mort du bilan</h2>
<p>Il y a un sujet que le pouvoir pr&eacute;f&egrave;re ne pas mettre sur la table. La crise dite &laquo; anglophone &raquo;, dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, a commenc&eacute; fin 2016. Elle est aujourd'hui &laquo; dans sa huiti&egrave;me ann&eacute;e &raquo;, selon le BTI, et &laquo; continue de peser sur les relations sociales &raquo;.</p>
<p>Le HCR recense &laquo; plus de 400 000 d&eacute;plac&eacute;s internes &raquo; dans le pays, selon une enqu&ecirc;te de terrain publi&eacute;e en ao&ucirc;t 2026 par KAP/KNA. Le BTI note que &laquo; des attaques quasi hebdomadaires de s&eacute;paratistes contre les forces gouvernementales et des repr&eacute;sailles violentes de l'arm&eacute;e &raquo; se poursuivent.</p>
<p>Le gouvernement, lui, continue de refuser de traiter &laquo; les causes profondes &raquo; du conflit ou de participer &agrave; des &laquo; n&eacute;gociations de bonne foi &raquo;, selon le m&ecirc;me rapport.</p>
<p>Ce n'est pas un d&eacute;tail. C'est le c&oelig;ur du r&eacute;cit officiel qui se fissure : un pr&eacute;sident qui parle de stabilit&eacute; &agrave; Yaound&eacute;, pendant que des Camerounais vivent depuis dix ans dans une guerre qui n'a pas de nom officiel.</p>
<h2>L'&eacute;lection de 2025 : ce qui s'est vraiment pass&eacute;</h2>
<p>Le 12 octobre 2025, Paul Biya a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;&nbsp; vainqueur avec 53,66 % des voix. Les chiffres sortis des urnes disent le contraire. Paul Biya a &eacute;t&eacute; battu &agrave; la r&eacute;guli&egrave;re. Son principal adversaire, Issa Tchiroma Bakary, a obtenu 35,19 % selon les r&eacute;sultats officiels du Conseil constitutionnel.</p>
<p>Tchiroma conteste. Il affirme avoir obtenu 54,8 % contre 31,3 % pour Biya, et qualifie les r&eacute;sultats officiels de &laquo; mascarade &raquo;. Il vit depuis en Gambie.</p>
<p>Des manifestations ont &eacute;clat&eacute;. Des leaders de l'opposition ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Douala, dont Anicet Ekane et Djeukam Tchameni, figures de la plateforme Union pour le Changement qui soutenait Tchiroma. Le ministre de l'Administration du territoire, Paul Atanga Nji, a justifi&eacute; ces arrestations en &eacute;voquant des &laquo; projets d'attaques violentes &raquo; et des &laquo; attentats terroristes &raquo; foment&eacute;s sous couvert de manifestations.</p>
<p>&Agrave; Garoua, une institutrice de 30 ans, Zairatou Hassana, a &eacute;t&eacute; tu&eacute;e. Selon son oncle, cit&eacute; par l'Associated Press, elle n'&eacute;tait pas parmi les manifestants : elle &eacute;tait sortie chercher sa s&oelig;ur qui n'&eacute;tait pas rentr&eacute;e de l'&eacute;cole.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Sa mort me laisse un mauvais souvenir de ce r&eacute;gime, comme &agrave; tous les autres Camerounais &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Amadou Adji, son oncle.</p>
</blockquote>
<p>La r&eacute;daction n'a pas pu v&eacute;rifier de mani&egrave;re ind&eacute;pendante les circonstances exactes de sa mort. Le gouvernement n'a pas publi&eacute; de bilan d&eacute;taill&eacute; des violences post-&eacute;lectorales. C'est une lacune, et elle est signal&eacute;e.</p>
<h2>Le vrai enjeu : la jeunesse et le temps</h2>
<p>Il y a une statistique qui r&eacute;sume tout, et elle n'est pas &eacute;conomique.</p>
<p>Au Cameroun, l'&acirc;ge m&eacute;dian est d'environ 18 ans. Paul Biya est au pouvoir depuis 1982. Pour la majorit&eacute; des Camerounais, il est le seul pr&eacute;sident qu'ils aient jamais connu.</p>
<p>CNN a recueilli le t&eacute;moignage de Nformi Bime, 65 ans, instituteur &agrave; la retraite, qui avait 23 ans quand Biya a remport&eacute; sa premi&egrave;re &eacute;lection en 1984. Ses enfants ont aujourd'hui entre 18 et 32 ans. Ils n'ont connu que lui.</p>
<p>Ce n'est pas une question d'&acirc;ge biologique. C'est une question de temps politique. Un pays ne peut pas projeter son avenir dans une g&eacute;n&eacute;ration qui n'a jamais vu d'alternance.</p>
<h2>Ce que veut dire &laquo; &eacute;lections libres et transparentes &raquo; au Cameroun</h2>
<p>Le mot &laquo; &eacute;lection &raquo; revient dans toutes les d&eacute;clarations officielles. Mais le BTI est cat&eacute;gorique : &laquo; Les &eacute;lections au Cameroun sont fondamentalement d&eacute;fectueuses, et de nombreuses libert&eacute;s d&eacute;mocratiques de base ne sont pas prot&eacute;g&eacute;es &raquo;.</p>
<p>En mars 2026, le pr&eacute;sident Biya a promulgu&eacute; une loi prorogeant le mandat des d&eacute;put&eacute;s jusqu'en d&eacute;cembre 2026. L'opposition a d&eacute;nonc&eacute; une violation de la Constitution. &laquo; La l&eacute;gitimit&eacute; est le fait d'&eacute;lections libres et transparentes &raquo;, a rappel&eacute; un responsable de l'opposition, cit&eacute; par Actu Cameroun.</p>
<p>La boucle est boucl&eacute;e. Le mot &laquo; &eacute;lections libres &raquo; est prononc&eacute; par ceux qui n'ont pas acc&egrave;s au pouvoir, et contourn&eacute; par ceux qui y sont.</p>
<h2>Sc&eacute;narios : ce qui peut se passer</h2>
<p>Trois hypoth&egrave;ses dominent les conversations dans les capitales et les r&eacute;dactions.</p>
<p><strong>Hypoth&egrave;se 1 La transition familiale.</strong> Le vice-pr&eacute;sident est nomm&eacute;, probablement Franck Emmanuel Biya. Il g&egrave;re les affaires courantes pendant que le pr&eacute;sident s'efface progressivement. Le syst&egrave;me perdure, sans &eacute;lection ouverte. C'est le sc&eacute;nario que redoutent les partisans d'une alternance n&eacute;goci&eacute;e.</p>
<p><strong>Hypoth&egrave;se 2 Le pourrissement.</strong> Le poste reste vacant. Les l&eacute;gislatives sont report&eacute;es. La rue gronde par &eacute;pisodes. Le pays s'enfonce dans une instabilit&eacute; &agrave; bas bruit, sans rupture nette. C'est le sc&eacute;nario que beaucoup d&eacute;crivent d&eacute;j&agrave;, en priv&eacute;.</p>
<p><strong>Hypoth&egrave;se 3 L'ouverture contrainte.</strong> Sous pression interne et internationale, le r&eacute;gime accepte un processus &eacute;lectoral plus cr&eacute;dible. Aucun signal fort ne va dans ce sens &agrave; l'heure o&ugrave; ces lignes sont &eacute;crites. Mais en politique, l'absence de signal n'est pas une preuve.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 14:24:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POINT DE VUE</category>
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                <title><![CDATA[Espagne - FC Barcelone attend de pieds fermes le Real Madrid en Liga]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/sport/espagne-fc-barcelone-attend-de-pieds-fermes-le-real-madrid-en-liga</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Jouer le jeu jusqu’au bout dans ce classico 

La bataille est lancée pour chaque club pour faire son bonhomme de
chemin dans cette phase Aller et chaque rencont...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Barcelone_Real_24102026.jpg" alt="Espagne - FC Barcelone attend de pieds fermes le Real Madrid en Liga" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif; mso-bidi-font-weight: bold;">Jouer le jeu jusqu&rsquo;au bout dans ce classico </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">La bataille est lanc&eacute;e pour chaque club pour faire son bonhomme de chemin dans cette phase Aller et chaque rencontre est une opportunit&eacute; pour le public de vivre des moments in&eacute;dits. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">A l&rsquo;occasion des matchs de la 10<sup>&egrave;me</sup> journ&eacute;e de </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%;"><a href="https://supergooal.cm/fr/pari/football/espagne/la-liga?leagueIds=92"><strong><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">LA LIGA</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"> le temps s&rsquo;arr&ecirc;tera pour suivre une rencontre pas comme les autres entre clubs d&rsquo;histoire qui essaient bon an mal an &agrave; se faire une place avec de r&eacute;sultats &agrave; la hauteur de leur prestation. Le leader des <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Paris sportifs<span style="color: red;"> </span></strong>mettra tout en &oelig;uvre pour faire des heureux &agrave; travers </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%;"><a href="https://a.supergooal.cm/c/KRsVPJ"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">Supergooal</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">&nbsp;!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%;"><a href="https://a.supergooal.cm/c/KRsVPJ"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT&nbsp;!!!</span></strong></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>L&rsquo;oreiller le plus confortable est une conscience tranquille. N&rsquo;ayez pas de regret avec <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Supergooal</strong>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Un face-&agrave;-face entre deux clubs qui se donneront sur le terrain</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">La belle opposition </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%;"><a href="https://supergooal.cm/fr/pari/football/espagne/la-liga/fc-barcelone-real-madrid/19855499"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">FC BARCELONE &ndash; REAL MADRID</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"> est l&rsquo;&eacute;quation &agrave; r&eacute;soudre pour rendre la semaine magnifique et surtout plaisante. Une rencontre qui tiendra toutes ses promesses au regard de l&rsquo;enjeu de ce duel et du r&eacute;sultat attendu de part et d&rsquo;autre dans ce championnat. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Le FC BARCELONE premier et leader au classement avec sa cote de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">1.49,</strong> est donn&eacute; favori de ce duel et devra tout faire pour l&rsquo;emporter devant son adversaire qui ne viendra pas en victime r&eacute;sign&eacute;e et obtenir un bon r&eacute;sultat qui lui permettra non seulement de rester sur sa dynamique face &agrave; ce dernier mais aussi en gagnant en confiance pour la suite. Un match que les co&eacute;quipiers de LAMINE YAMAL comptent se donner &agrave; fond pour rester sur leur bonne dynamique depuis le d&eacute;part et mettre ses concurrents en alerte de la rivalit&eacute; qui sera au centre de toutes rencontres. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">En face on retrouvera REAL MADRID troisi&egrave;me au classement avec sa cote de <strong>4.70</strong> ne viendra pas avec l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre vaincu d&rsquo;avance mais avec l&rsquo;intention d&rsquo;aller donner le meilleur de lui sur le terrain et pourquoi ne pas aller r&eacute;aliser un bon r&eacute;sultat pour sauver son honneur dans ce face-&agrave;-face en venant d&eacute;jouer les pronostics avec une victoire &agrave; la cl&eacute; qui lui sera b&eacute;n&eacute;fique pour prendre le dessus sur son concurrent et ainsi revenir au classement tout en se mettant en confiance. Un match qui s&rsquo;annonce difficile pour les co&eacute;quipiers de KYLIAN MBAPPE qui devront mouiller le maillot pour ne pas se faire coiffer au poteau mais d&eacute;fendre bec et ongle leur statut dans ce match pas comme les autres.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Ce sera la 66<sup>&egrave;me</sup> fois toute comp&eacute;tition confondue que les deux clubs s&rsquo;affrontent avec 33 victoires pour les barcelonais contre 22 victoires pour les madril&egrave;nes et 10 matchs nuls.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Supergooal- pariez peu, gagnez gros&nbsp;!</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Suivez-nous sur </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%;"><a href="https://shorturl.at/GeUfD"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">WhatsApp</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"> pour recevoir en avance les meilleures cotes, infos et astuces quotidiennes </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Jouez toujours de mani&egrave;re raisonn&eacute;e, mod&eacute;r&eacute;e et ma&icirc;tris&eacute;e. Les offres de paris et jeux en ligne de Supergooal sont accessibles et strictement r&eacute;serv&eacute;es aux personnes &acirc;g&eacute;es de 21 ans et plus</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif; mso-ansi-language: FR-MC;">Mots-cl&eacute;s</span></strong><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif; mso-ansi-language: FR-MC;">&nbsp;: </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%;"><a href="https://a.supergooal.cm/c/KRsVPJ"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="FR-MC" style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red; mso-ansi-language: FR-MC;">Supergooal</span></strong></a></span><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif; mso-ansi-language: FR-MC;">, </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%;"><a href="https://a.supergooal.cm/c/KRsVPJ"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="FR-MC" style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red; mso-ansi-language: FR-MC;">Inscription</span></strong></a></span><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif; mso-ansi-language: FR-MC;">, <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></strong></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%;"><a href="https://supergooal.cm/fr/pari/football/espagne/la-liga/fc-barcelone-real-madrid/19855499"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="FR-MC" style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red; mso-ansi-language: FR-MC;">FC BARCELONE</span></strong></a></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; mso-ansi-language: FR-MC;">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 06:12:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SPORT</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Barcelone_Real_24102026.jpg" type="image/jpeg" length="2588" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Douala : elle retrouve son alliance au doigt de la maîtresse]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-douala-elle-retrouve-son-alliance-au-doigt-de-la-maitresse</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>L’alliance perdue de Marie-Josée retrouvée au doigt de sa rivale
à Bonapriso. Le fait divers rocambolesque qui a piégé un mari
infidèle.

Une simple erreur de g...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Alliance-de-Mariage011224500.jpg" alt="Cameroun - Douala : elle retrouve son alliance au doigt de la maîtresse" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-douala-elle-retrouve-son-alliance-au-doigt-de-la-maitresse</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;alliance perdue de Marie-Jos&eacute;e retrouv&eacute;e au doigt de sa rivale &agrave; Bonapriso. Le fait divers rocambolesque qui a pi&eacute;g&eacute; un mari infid&egrave;le.</p>
<p>Une simple erreur de gravure a fait s&rsquo;effondrer l&rsquo;&eacute;difice du mensonge d&rsquo;Edouard N., architecte de 42 ans &agrave; Douala.</p>
<p>Marie-Jos&eacute;e a cherch&eacute; pendant deux mois. Elle a fouill&eacute; son domicile de Bali, &agrave; Douala 1er. En vain. Puis elle a tendu un pi&egrave;ge. Et ce mardi, dans un salon de coiffure, tout a bascul&eacute;.</p>
<h2>Bonapriso : le myst&egrave;re de l&rsquo;alliance perdue</h2>
<p>L&rsquo;affaire commence par une disparition banale. Marie-Jos&eacute;e ne retrouve plus son alliance. Deux mois passent. Elle a beau retourner chaque recoin de la maison conjugale &agrave; Bali, Douala 1er, rien.</p>
<p>Edouard N., son mari, devient pressant. &laquo; En mode mari jaloux &raquo;, &eacute;crit <strong>Cameroon Tribune</strong> : sa femme devait retrouver cette alliance au plus vite. L&rsquo;architecte de 42 ans ne s&rsquo;explique pas la perte du bijou. Il exige.</p>
<p>La situation se complique quand Marie-Jos&eacute;e commence &agrave; soup&ccedil;onner une autre femme. Une concubine pr&eacute;sum&eacute;e. Elle le dit &agrave; son &eacute;poux. La r&eacute;ponse fuse : &laquo; Je fais quoi avec &ccedil;a ? J&rsquo;ai la mienne ! &raquo; Edouard balaie l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;un revers de main.</p>
<p>Puis le destin s&rsquo;en m&ecirc;le.</p>
<h2>Une erreur de gravure qui change tout</h2>
<p>Samedi dernier, V&eacute;ronique, une amie de Marie-Jos&eacute;e, pousse la porte d&rsquo;un salon de coiffure &agrave; Bonapriso. Elle attend son tour. Une cliente, rayonnante, raconte son bonheur &agrave; qui veut l&rsquo;entendre. Son homme vient de lui offrir une bague de fian&ccedil;ailles.</p>
<p>La femme agite la main gauche. Un jonc en or brille &agrave; son annulaire. &laquo; Le joaillier a n&eacute;anmoins fait une erreur en gravant l&rsquo;int&eacute;rieur du jonc &raquo;, rapporte-t-elle. Au lieu de son pr&eacute;nom, Marie-Jeannine, il a marqu&eacute; &laquo; Marie-Jos&eacute;e &raquo;. Mais une rectification suivra, assure-t-elle.</p>
<p>V&eacute;ronique ne perd pas une miette de la sc&egrave;ne. Elle filme discr&egrave;tement, pr&eacute;vient son amie. Marie-Jos&eacute;e est inform&eacute;e. Elle transmet &agrave; son mari. Edouard lui r&eacute;pond : &laquo; Calme-toi. Tu iras l&agrave;-bas mardi &agrave; 16h. &raquo;</p>
<h2>Le pi&egrave;ge se referme au salon de coiffure</h2>
<p>Mardi, Marie-Jos&eacute;e demande une permission exceptionnelle &agrave; son travail. Elle arrive au salon de coiffure de Bonapriso avec des produits pour son entretien capillaire. Elle attend. Le hasard fait le reste : Marie-Jeannine entre &agrave; son tour.</p>
<p>Marie-Jos&eacute;e regarde la main gauche. Elle voit la bague. Elle bondit. &laquo; Donne-moi mon alliance ! &raquo; s&rsquo;&eacute;crie-t-elle, selon le r&eacute;cit du quotidien.</p>
<p>Une bagarre &eacute;clate. Les deux femmes se cr&ecirc;pent le chignon. Des produits sont renvers&eacute;s dans le salon. Un casque est &eacute;br&eacute;ch&eacute;. Les clients assistent &agrave; la sc&egrave;ne, m&eacute;dus&eacute;s.</p>
<p>Les forces de l&rsquo;ordre sont appel&eacute;es. Marie-Jos&eacute;e d&eacute;clare sans ambages : &laquo; Elle porte mon alliance. &raquo; Marie-Jeannine, elle, assure que la bague porte ses initiales, &laquo; deux &eacute;toiles &raquo;. Invit&eacute;e &agrave; s&rsquo;expliquer au poste, elle refuse dans un premier temps. Un policier la gronde, la traite de &laquo; Golum &raquo;. Elle finit par retirer la bague.</p>
<h2>Au poste, le fianc&eacute; tombe le masque</h2>
<p>Direction le commissariat. Marie-Jeannine livre sa version : &laquo; Je suis fianc&eacute;e. &raquo; La police demande d&rsquo;o&ugrave; vient cette alliance. Elle appelle son fianc&eacute;.</p>
<p>Edouard N. d&eacute;barque &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de police. Marie-Jos&eacute;e le reconna&icirc;t imm&eacute;diatement comme le propri&eacute;taire de la bague. Le pot aux roses est d&eacute;couvert.</p>
<p>Le mari est attendu &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de police. L&rsquo;alliance est d&eacute;pos&eacute;e, pi&egrave;ce &agrave; conviction. Cameroon Tribune ne pr&eacute;cise pas, &agrave; ce stade, les suites judiciaires r&eacute;serv&eacute;es &agrave; Edouard N. ni les charges &eacute;ventuelles retenues contre lui.</p>
<p>Une question, une seule, flotte d&eacute;sormais &agrave; Bonapriso : que dire &agrave; une &eacute;pouse qui a pass&eacute; deux mois &agrave; chercher un bijou que son mari avait offert &agrave; une autre ?</p>
<h2>Quand le fait divers r&eacute;v&egrave;le la soci&eacute;t&eacute;</h2>
<p>Derri&egrave;re la com&eacute;die de m&oelig;urs, il y a une r&eacute;alit&eacute; document&eacute;e. L&rsquo;infid&eacute;lit&eacute; n&rsquo;est pas un d&eacute;lit au Cameroun, mais l&rsquo;abus de confiance sur des biens du couple peut, lui, poser question. Le Code p&eacute;nal camerounais r&eacute;prime le d&eacute;tournement d&rsquo;objets mobiliers lorsque la valeur ou les circonstances l&rsquo;exigent. L&rsquo;alliance, bien qu&rsquo;objet symbolique, reste un bien mat&eacute;riel.</p>
<p>L&rsquo;affaire rappelle aussi la place du comm&eacute;rage et des r&eacute;seaux sociaux dans la r&eacute;solution des conflits conjugaux &agrave; Douala. V&eacute;ronique, l&rsquo;amie, n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; : elle a film&eacute;, pr&eacute;venu, organis&eacute;. Le salon de coiffure, espace traditionnellement f&eacute;minin et social, est devenu le th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;une confrontation publique. Le policier qui traite la mise en cause de &laquo; Golum &raquo; en dit long sur le ton de l&rsquo;intervention.</p>
<p>Rien ne dit que Marie-Jos&eacute;e obtiendra r&eacute;paration. Mais l&rsquo;histoire est d&eacute;j&agrave; partag&eacute;e, comment&eacute;e, moqu&eacute;e. Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre, pour elle, une forme de justice.</p>
<hr>
<p><strong>Qu&rsquo;est-il arriv&eacute; &agrave; l&rsquo;alliance perdue de Marie-Jos&eacute;e ?</strong><br>Elle a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e au doigt de Marie-Jeannine, la ma&icirc;tresse pr&eacute;sum&eacute;e de son mari. Ce dernier avait offert le bijou &agrave; sa fianc&eacute;e en pr&eacute;textant une erreur de gravure du joaillier.</p>
<p><strong>O&ugrave; se sont d&eacute;roul&eacute;s les faits ?</strong><br>Dans un salon de coiffure de Bonapriso, &agrave; Douala, apr&egrave;s des rep&eacute;rages de l&rsquo;amie de Marie-Jos&eacute;e.</p>
<p><strong>Qui a pr&eacute;venu Marie-Jos&eacute;e ?</strong><br>C&rsquo;est V&eacute;ronique, une amie, qui a entendu Marie-Jeannine se vanter de son alliance au salon de coiffure et qui a discr&egrave;tement film&eacute; la sc&egrave;ne.</p>
<p><strong>Y a-t-il eu une plainte ou une garde &agrave; vue ?</strong><br>L&rsquo;article de Cameroon Tribune mentionne un passage au poste de police et le d&eacute;p&ocirc;t de l&rsquo;alliance comme pi&egrave;ce &agrave; conviction. Les suites judiciaires ne sont pas pr&eacute;cis&eacute;es.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 21:23:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Ct</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Alliance-de-Mariage011224500.jpg" type="image/jpeg" length="7592" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Ce que Calixthe Beyala affirme sur la mort d’Adja Awa]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-ce-que-calixthe-beyala-affirme-sur-la-mort-dadja-awa</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Adja Awa, morte au SED selon Calixthe Beyala, vivante au Tchad selon
d’autres sources : ce que l’on sait, ce qui n’est pas prouvé.

Un an après sa disparition,...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Hadja-Haoua140926500.webp" alt="Cameroun - Ce que Calixthe Beyala affirme sur la mort d’Adja Awa" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-ce-que-calixthe-beyala-affirme-sur-la-mort-dadja-awa</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Adja Awa, morte au SED selon Calixthe Beyala, vivante au Tchad selon d&rsquo;autres sources : ce que l&rsquo;on sait, ce qui n&rsquo;est pas prouv&eacute;.</p>
<p>Un an apr&egrave;s sa disparition, la mort d&rsquo;Adja Awa au SED reste une affirmation sans preuve publique et le silence de Yaound&eacute; nourrit toutes les hypoth&egrave;ses.</p>
<p>Une phrase revient dans les r&eacute;dactions camerounaises depuis des mois : &laquo; O&ugrave; est Adja Awa ? &raquo; Elle n&rsquo;a pas de r&eacute;ponse officielle. Elle a des versions. Et ces versions ne s&rsquo;accordent pas.</p>
<h2>Une disparition qui commence par un document</h2>
<p>Tout part d&rsquo;un &laquo; Message Radio Port&eacute; &raquo; dat&eacute; du 23 juillet 2025. Selon plusieurs m&eacute;dias camerounais, un officier sup&eacute;rieur de gendarmerie y ordonnait une interdiction de sortie du territoire et des recherches actives &agrave; Yaound&eacute;, Douala et Maroua, visant Hadja Haoua Aboubakar pour &laquo; appels &agrave; l&rsquo;insurrection et autres &raquo; . Le document n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rendu public par une source officielle ; il circule dans la presse et sur les r&eacute;seaux.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, la vie publique d&rsquo;Adja Awa s&rsquo;arr&ecirc;te. Aucune image r&eacute;cente, aucune d&eacute;claration, aucune apparition. Le silence.</p>
<p>En ao&ucirc;t 2025, les appels se multiplient. Calixthe Beyala s&rsquo;inqui&egrave;te publiquement. L&rsquo;avocate Alice Nkom demande sa lib&eacute;ration et sa protection . L&rsquo;activiste Arol Ketch interpelle :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Mais o&ugrave; est pass&eacute; Adja Hawa ? Que lui ont-ils fait ? &raquo; .</p>
</blockquote>
<h2>Ce que Calixthe Beyala affirme et ce qu&rsquo;elle ne prouve pas</h2>
<blockquote>
<p>Le 12 ao&ucirc;t 2025, Calixthe Beyala &eacute;crit sur les r&eacute;seaux sociaux que &laquo; de nombreux posts font &eacute;tat du meurtre de Mme Hadja Hawa &raquo;, avant d&rsquo;ajouter :</p>
<p>&laquo; &Agrave; ce stade de l&rsquo;information, je ne saurais ni l&rsquo;infirmer ni le confirmer. &raquo; . Elle appelle les journalistes &agrave; enqu&ecirc;ter.</p>
</blockquote>
<p>Cinq mois plus tard, le 14 janvier 2026, elle durcit le ton. Dans une tribune comparant le r&eacute;gime de Paul Biya &agrave; celui d&rsquo;Augusto Pinochet, elle &eacute;crit :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Hadja Awa n&rsquo;est plus parmi nous, comme avant elle, de nombreux Camerounais, disparus dans les locaux de nos arm&eacute;es. &raquo; Elle ajoute : &laquo; Quiconque voudrait nous dire le contraire se doit de filmer Hadja Awa et de diffuser la vid&eacute;o. &raquo; .</p>
</blockquote>
<p><strong>Ce que cela &eacute;tablit :</strong> Calixthe Beyala affirme la mort d&rsquo;Adja Awa au SED. <strong>Ce que cela n&rsquo;&eacute;tablit pas :</strong> aucune preuve publique corps, certificat, t&eacute;moignage direct, images n&rsquo;accompagne cette affirmation. Un article du Journal du Cameroun de septembre 2026 note d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;&laquo; aucune confirmation du t&eacute;moignage attribu&eacute; &agrave; Calixthe Beyala &raquo; n&rsquo;existe, et que la romanci&egrave;re aurait &eacute;voqu&eacute; un corps &laquo; jet&eacute; d&rsquo;un h&eacute;licopt&egrave;re au-dessus de la for&ecirc;t de Bertoua &raquo; une all&eacute;gation qui, elle non plus, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; v&eacute;rifi&eacute;e .</p>
<h2>&nbsp; La version qui change tout : vivante, mais bris&eacute;e</h2>
<p>Le 4 mai 2026, plusieurs m&eacute;dias camerounais publient une information radicalement diff&eacute;rente. Citant des &laquo; sources concordantes &raquo;, ils affirment qu&rsquo;Adja Awa <strong>n&rsquo;est pas morte</strong>. Elle aurait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e, d&eacute;tenue au SED, tortur&eacute;e pendant plusieurs semaines, puis rel&acirc;ch&eacute;e et se serait install&eacute;e &agrave; N&rsquo;Djamena, au Tchad .</p>
<p>Le d&eacute;tail est pr&eacute;cis. Le SED, pr&eacute;sente l&rsquo;article, est &laquo; le c&oelig;ur secret du renseignement politique camerounais depuis l&rsquo;ind&eacute;pendance &raquo; ; la torture y serait &laquo; au programme &raquo; ; la d&eacute;tention se serait d&eacute;roul&eacute;e &laquo; sans avocat, ni famille, ni recours &raquo; .</p>
<p>Et le doute persiste : en septembre 2026, l&rsquo;Association pour la d&eacute;fense des droits des opprim&eacute;s (ADDO) interpelle encore Paul Biya sur &laquo; la disparition &raquo; d&rsquo;Hadja Haoua Aboubakar, notant qu&rsquo;elle &laquo; n&rsquo;est plus apparue publiquement depuis juillet 2025 &raquo; . Si elle &eacute;tait vivante et libre au Tchad, pourquoi les organisations continuent-elles de parler de &laquo; disparition &raquo; ?</p>
<h2>Le pr&eacute;c&eacute;dent qui hante chaque phrase</h2>
<p>Impossible de lire ce dossier sans penser &agrave; Martinez Zogo. Le journaliste d&rsquo;Amplitude FM avait &eacute;t&eacute; enlev&eacute; en janvier 2023 ; son corps avait &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; quelques jours plus tard en banlieue de Yaound&eacute; . Avant lui, Samuel Wazizi &eacute;tait mort en d&eacute;tention apr&egrave;s des articles critiques sur l&rsquo;arm&eacute;e .</p>
<blockquote>
<p>Calixthe Beyala elle-m&ecirc;me convoque ces noms : &laquo; Souvenons-nous de l&rsquo;affaire Martinez Zogo dont les communicants officieux du gouvernement nous disaient qu&rsquo;il &eacute;tait en train de manger de la vip&egrave;re dans un palace alors qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait plus de ce monde ! &raquo; .</p>
</blockquote>
<p>Le parall&egrave;le n&rsquo;est pas une preuve. Mais il explique pourquoi, au Cameroun, le silence officiel n&rsquo;est jamais lu comme un simple silence. Il est lu comme un pr&eacute;c&eacute;dent.</p>
<h2>Ce que les rapports documentent sur le SED</h2>
<p>Le SED n&rsquo;est pas une l&eacute;gende. Amnesty International a document&eacute; &agrave; plusieurs reprises des cas de torture dans ses locaux. En f&eacute;vrier 2026, l&rsquo;organisation a publi&eacute; le cas de Serge Branco Nana, conduit au &laquo; Secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense &raquo; apr&egrave;s une &eacute;meute, o&ugrave; il aurait &eacute;t&eacute; &laquo; tortur&eacute; pendant des heures, rou&eacute; de coups et soumis &agrave; des d&eacute;charges &eacute;lectriques dans les parties g&eacute;nitales &raquo; . Le D&eacute;partement d&rsquo;&Eacute;tat am&eacute;ricain mentionne un d&eacute;tenu mort apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; battu dans un &eacute;tablissement du SED pour n&rsquo;avoir pas pu pr&eacute;senter sa carte d&rsquo;identit&eacute; .</p>
<p><strong>Ce que ces rapports &eacute;tablissent :</strong> le SED est un lieu o&ugrave; des actes de torture ont &eacute;t&eacute; document&eacute;s par des organisations cr&eacute;dibles. Ce qu&rsquo;ils n&rsquo;&eacute;tablissent pas : qu&rsquo;Adja Awa y soit morte. Les deux affirmations sont li&eacute;es par la plausibilit&eacute;, pas par la preuve.</p>
<h2>O&ugrave; en est-on ce 23 octobre 2026 ?</h2>
<p>Aucune communication officielle camerounaise sur le cas Adja Awa n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendue publique. Aucune enqu&ecirc;te judiciaire n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Aucune preuve de vie ou de mort n&rsquo;a &eacute;t&eacute; produite par une source ind&eacute;pendante.</p>
<p>La famille d&rsquo;Issa Tchiroma, selon Camerounweb, a interpell&eacute; Paul Biya en septembre 2026 . L&rsquo;ADDO a &eacute;crit au pr&eacute;sident. Des avocats, des activistes, une romanci&egrave;re c&eacute;l&egrave;bre : tous demandent la m&ecirc;me chose, et aucun n&rsquo;a obtenu de r&eacute;ponse v&eacute;rifiable.</p>
<p>Une question, une seule, r&eacute;sume le dossier : <strong>si Adja Awa est vivante, pourquoi personne ne la voit ? Et si elle est morte, pourquoi personne ne le prouve ?</strong></p>
<hr>
<p><strong>Adja Awa est-elle morte ?</strong><br>Calixthe Beyala affirme qu&rsquo;elle est morte au SED. Des m&eacute;dias camerounais ont rapport&eacute; en mai 2026 qu&rsquo;elle serait vivante au Tchad, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; tortur&eacute;e puis rel&acirc;ch&eacute;e. Aucune preuve publique ne confirme ni l&rsquo;une ni l&rsquo;autre version.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le SED ?</strong><br>Le Secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense est un service de renseignement d&eacute;pendant de la pr&eacute;sidence camerounaise. Amnesty International et le D&eacute;partement d&rsquo;&Eacute;tat am&eacute;ricain ont document&eacute; des cas de torture dans ses locaux.</p>
<p><strong>Pourquoi Calixthe Beyala en parle autant ?</strong><br>Elle d&eacute;nonce depuis 2025 ce qu&rsquo;elle pr&eacute;sente comme une disparition d&rsquo;&Eacute;tat, en &eacute;tablissant un parall&egrave;le avec les affaires Martinez Zogo et Samuel Wazizi.</p>
<p><strong>Y a-t-il une enqu&ecirc;te ouverte au Cameroun ?</strong><br>Aucune enqu&ecirc;te judiciaire publique n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e &agrave; ce jour. Aucune autorit&eacute; camerounaise n&rsquo;a communiqu&eacute; sur le cas Adja Awa.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 20:12:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Hadja-Haoua140926500.webp" type="image/webp" length="4753" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Bafang : un député, un garde du corps et 12 millions FCFA]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-bafang-un-depute-un-garde-du-corps-et-12-millions-fcfa</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Vidéo virale à Bafang : documents arrachés, délégué du cadastre
muté, 12 millions FCFA en question. Ce que révèle l’affaire.

Une vidéo montre le garde du corps...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Altercation231026500.webp" alt="Cameroun - Bafang : un député, un garde du corps et 12 millions FCFA" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-bafang-un-depute-un-garde-du-corps-et-12-millions-fcfa</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Vid&eacute;o virale &agrave; Bafang : documents arrach&eacute;s, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre mut&eacute;, 12 millions FCFA en question. Ce que r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;affaire.</p>
<p>Une vid&eacute;o montre le garde du corps d&rsquo;un d&eacute;put&eacute; arrachant des documents fonciers des mains du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF &agrave; Bafang. Le ministre Henri Eyebe Ayissi a mut&eacute; l&rsquo;agent. Mais derri&egrave;re la sanction, une question : l&rsquo;&Eacute;tat camerounais peut-il encore arbitrer le foncier sans que la force ne prenne le dessus ?</p>
<p>Le litige portait sur le titre foncier de la mairie de Bafang. Une commission d&rsquo;arbitrage avait r&eacute;uni le pr&eacute;fet du Haut-Nkam, le sous-pr&eacute;fet, le d&eacute;put&eacute;, le maire, le chef sup&eacute;rieur et le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre. Un accord avait &eacute;t&eacute; sign&eacute;. Il ne manquait plus que l&rsquo;estampille du chef.</p>
<p>C&rsquo;est &agrave; ce moment pr&eacute;cis que tout a bascul&eacute;.</p>
<h2>Un arbitrage, une chefferie, un document</h2>
<p>Bafang, Haut-Nkam. Un litige foncier oppose depuis des ann&eacute;es la municipalit&eacute; &agrave; plusieurs acteurs locaux autour du titre foncier de la mairie. Pour tenter de le solder, une commission officielle d&rsquo;arbitrage est constitu&eacute;e sous l&rsquo;&eacute;gide des autorit&eacute;s territoriales.</p>
<p>Autour de la table : le pr&eacute;fet du Haut-Nkam, le sous-pr&eacute;fet, le d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo, le maire de Bafang, le chef sup&eacute;rieur et le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF, Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin. Des n&eacute;gociations s&rsquo;engagent. Un accord est trouv&eacute;. Toutes les parties prenantes signent les documents, sauf le chef sup&eacute;rieur, qui attend les repr&eacute;sentants dans son palais pour apposer l&rsquo;ultime estampille.</p>
<p>La sc&egrave;ne qui suit, &agrave; la chefferie, a &eacute;t&eacute; film&eacute;e et diffus&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>Ce que la vid&eacute;o montre</h2>
<p>La s&eacute;quence montre le garde du corps du d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo arrachant de force un document des mains du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin. Le fonctionnaire est insult&eacute; et maltrait&eacute;. La sc&egrave;ne se d&eacute;roule devant t&eacute;moins, dans l&rsquo;enceinte de la chefferie.</p>
<p><strong>Ce que la vid&eacute;o ne montre pas</strong> : le motif exact de la r&eacute;tention. Deux versions s&rsquo;affrontent.</p>
<h2>Les versions qui s&rsquo;opposent</h2>
<p><strong>Version rapport&eacute;e par des sources locales</strong> : apr&egrave;s avoir recueilli la signature du chef sup&eacute;rieur, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aurait tent&eacute; de conserver l&rsquo;ensemble des copies sign&eacute;es, emp&ecirc;chant les autres parties d&rsquo;en obtenir des exemplaires. Le garde du corps serait intervenu pour r&eacute;cup&eacute;rer des documents que le fonctionnaire refusait de restituer.</p>
<p><strong>Ce que cette version implique</strong> : si le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; retenait les documents, c&rsquo;&eacute;tait peut-&ecirc;tre pour introduire ult&eacute;rieurement des modifications dans le dossier. Des indiscr&eacute;tions font &eacute;tat d&rsquo;un projet d&rsquo;introduction d&rsquo;&laquo; ayants droit fictifs &raquo; avant la transmission finale. Ces all&eacute;gations restent &agrave; &eacute;tablir.</p>
<p><strong>Version d&eacute;fendue par le camp du d&eacute;put&eacute;</strong> : l&rsquo;intervention du garde du corps visait &agrave; emp&ecirc;cher un fonctionnaire de confisquer des actes officiels sign&eacute;s par toutes les parties. Une source proche du dossier parle d&rsquo;un &laquo; r&eacute;flexe de protection &raquo; face &agrave; une r&eacute;tention jug&eacute;e suspecte.</p>
<p><strong>Ce que personne ne conteste</strong> : la violence de la sc&egrave;ne. Un garde du corps, m&ecirc;me pour r&eacute;cup&eacute;rer un document, n&rsquo;a pas &agrave; maltraiter un fonctionnaire de l&rsquo;&Eacute;tat devant t&eacute;moins.</p>
<h2>Les 12 millions FCFA : all&eacute;gation ou fait &eacute;tabli ?</h2>
<p>C&rsquo;est le chiffre qui circule dans toutes les conversations &agrave; Bafang. Selon des sources concordantes, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin aurait per&ccedil;u <strong>12 millions de FCFA en esp&egrave;ces</strong>, qualifi&eacute;s sur un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; de &laquo; frais d&rsquo;honoraires et d&eacute;bours pour les op&eacute;rations de terrain &raquo;.</p>
<p>Le secteur foncier est, au Cameroun, l&rsquo;un des plus perm&eacute;ables aux paiements informels. Le rapport 2025 de la CONAC, pr&eacute;sent&eacute; le 8 octobre 2026, place le foncier parmi les domaines les plus touch&eacute;s par la corruption, avec plus de 10 520 d&eacute;nonciations enregistr&eacute;es. La Cour supr&ecirc;me elle-m&ecirc;me a d&eacute;nonc&eacute;, lors de la rentr&eacute;e judiciaire du 25 f&eacute;vrier 2026, des pratiques &laquo; malsaines &raquo; au sein du MINCAF, allant jusqu&rsquo;&agrave; &eacute;voquer des titres fonciers retir&eacute;s puis r&eacute;tablis &agrave; plusieurs reprises.</p>
<h2>La mutation : sanction ou &eacute;cran de fum&eacute;e ?</h2>
<p>Le 16 octobre 2026, le ministre Henri Eyebe Ayissi signe une d&eacute;cision d&rsquo;affectation d&rsquo;urgence. Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin est d&eacute;mis de ses fonctions &agrave; Bafang et mut&eacute; dans le d&eacute;partement du Nkam.</p>
<p><strong>Ce que la d&eacute;cision dit</strong> : une mutation. Pas une suspension. Pas une r&eacute;vocation. Pas une mise en examen.</p>
<p><strong>Ce que l&rsquo;opinion locale en retient</strong> : une sanction disciplinaire d&eacute;guis&eacute;e, destin&eacute;e &agrave; &eacute;teindre le scandale populaire plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; sanctionner sur le fond les pratiques d&eacute;nonc&eacute;es. &Agrave; Bafang, personne ne croit &agrave; une simple affectation.</p>
<p>La question est simple : si le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; n&rsquo;a rien fait de r&eacute;pr&eacute;hensible, pourquoi le muter en urgence ? Et s&rsquo;il a quelque chose &agrave; se reprocher, pourquoi ne pas ouvrir une enqu&ecirc;te ?</p>
<h2>Ce que cette affaire dit du MINCAF</h2>
<p>Le minist&egrave;re des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonci&egrave;res n&rsquo;en est pas &agrave; son premier scandale. En novembre 2025, Henri Eyebe Ayissi avait d&eacute;j&agrave; suspendu 25 responsables du cadastre pour faute professionnelle grave. En f&eacute;vrier 2026, la Cour supr&ecirc;me a publiquement d&eacute;nonc&eacute; la corruption dans la gestion des titres fonciers, en pr&eacute;sence du ministre lui-m&ecirc;me. En mars 2026, un arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel en rapportait un autre, cr&eacute;ant une cacophonie juridique dans la gestion du foncier.</p>
<p><strong>Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas un d&eacute;l&eacute;gu&eacute;. Le probl&egrave;me est un syst&egrave;me.</strong></p>
<p>&Agrave; Douala, le litige des 939 hectares de Dikolo a expropri&eacute; des dizaines de familles dans des conditions contest&eacute;es. Dans le Wouri, le conservateur foncier a annul&eacute; un titre de 289 hectares &agrave; Japoma en juillet 2025. &Agrave; Nsapp&eacute;, un titre foncier annul&eacute; par la justice en juin 2026 continuait d&rsquo;&ecirc;tre vendu en ao&ucirc;t 2026. &Agrave; Douala toujours, le titre de l&rsquo;h&ocirc;tel de &laquo; Claude le Parisien &raquo; a &eacute;t&eacute; annul&eacute; en f&eacute;vrier 2026 : un terrain achet&eacute; 29 millions FCFA en valait 10 milliards.</p>
<p>Chaque fois, les m&ecirc;mes ingr&eacute;dients : des documents, de l&rsquo;argent, des arbitrages opaques, et des fonctionnaires qui changent d&rsquo;affectation.</p>
<h2>Ce que cela co&ucirc;te</h2>
<p>Le foncier n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire de cadastre. C&rsquo;est une affaire de confiance. Chaque titre contest&eacute;, chaque document arrach&eacute;, chaque mutation douteuse envoie un signal aux investisseurs, aux propri&eacute;taires, aux citoyens : <strong>au Cameroun, un papier sign&eacute; ne vaut que ce que celui qui le d&eacute;tient veut bien lui faire valoir.</strong></p>
<p>Le pr&eacute;judice li&eacute; &agrave; la corruption est estim&eacute; par la CONAC &agrave; environ 6,7 milliards de FCFA pour le seul exercice 2025. Ce chiffre ne dit rien des blocages, des chantiers arr&ecirc;t&eacute;s, des ventes annul&eacute;es, des ann&eacute;es de proc&eacute;dure.</p>
<p>Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; est mut&eacute;. Le d&eacute;put&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;. Le document arrach&eacute; a-t-il &eacute;t&eacute; restitu&eacute; ? Aucune source ne le confirme. Une enqu&ecirc;te a-t-elle &eacute;t&eacute; ouverte ? Aucune communication officielle ne l&rsquo;indique.</p>
<p>La question qui reste : <strong>combien de Bafang avant que le syst&egrave;me ne change ?</strong></p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi le garde du corps du d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo a-t-il arrach&eacute; un document &agrave; Bafang ?</strong><br>Selon des sources locales, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF retenait les copies sign&eacute;es d&rsquo;un accord foncier, emp&ecirc;chant les autres parties d&rsquo;en obtenir des exemplaires. Le garde du corps est intervenu pour les r&eacute;cup&eacute;rer. Cette version n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par une enqu&ecirc;te officielle.</p>
<p><strong>Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre de Bafang a-t-il &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute; ?</strong><br>Il a &eacute;t&eacute; mut&eacute; dans le d&eacute;partement du Nkam par une d&eacute;cision du ministre Henri Eyebe Ayissi le 16 octobre 2026. Cette mutation est per&ccedil;ue localement comme une sanction disciplinaire d&eacute;guis&eacute;e, mais aucune proc&eacute;dure disciplinaire publique n&rsquo;a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e.</p>
<p><strong>Les 12 millions de FCFA ont-ils &eacute;t&eacute; pay&eacute;s ?</strong><br>L&rsquo;existence d&rsquo;un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; mentionnant cette somme pour &laquo; frais d&rsquo;honoraires &raquo; a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e par des sources concordantes, mais aucun document n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendu public et aucune enqu&ecirc;te n&rsquo;a confirm&eacute; ce paiement &agrave; ce jour.</p>
<p><strong>Le MINCAF est-il un minist&egrave;re corrompu ?</strong><br>La CONAC et la Cour supr&ecirc;me ont document&eacute; des pratiques de corruption r&eacute;guli&egrave;res dans la gestion des titres fonciers au Cameroun. Le MINCAF est r&eacute;guli&egrave;rement cit&eacute; parmi les administrations les plus touch&eacute;es. Cela ne signifie pas que tous ses agents sont corrompus, mais le syst&egrave;me est structurellement vuln&eacute;rable.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 19:25:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Altercation231026500.webp" type="image/webp" length="3715" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Études au Canada : comment un étudiant camerounais peut obtenir son permis d&#039;études]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/etudes-au-canada-comment-un-etudiant-camerounais-peut-obtenir-son-permis-detudes</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Chaque année, des milliers de jeunes Camerounais rêvent d'une
université canadienne. Diplômes reconnus dans le monde entier,
environnement bilingue, possibilité...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Canada_Etudes_23102026.jpg" alt="Études au Canada : comment un étudiant camerounais peut obtenir son permis d&#039;études" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Chaque ann&eacute;e, des milliers de jeunes Camerounais r&ecirc;vent d'une universit&eacute; canadienne. Dipl&ocirc;mes reconnus dans le monde entier, environnement bilingue, possibilit&eacute; de travailler pendant les &eacute;tudes, perspectives d'installation &agrave; long terme : les raisons ne manquent pas. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Mais entre le r&ecirc;ve et la r&eacute;alit&eacute;, il y a une &eacute;tape que beaucoup sous-estiment. <a href="https://alleraucanada.com/">Aller au Canada</a>, plateforme d'information d&eacute;di&eacute;e &agrave; l'immigration depuis l'Afrique francophone, le constate r&eacute;guli&egrave;rement : le <strong>permis d'&eacute;tudes</strong> est l'&eacute;tape o&ugrave; se jouent la plupart des &eacute;checs.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Ce document, d&eacute;livr&eacute; par Immigration, R&eacute;fugi&eacute;s et Citoyennet&eacute; Canada (IRCC), n'est pas une simple formalit&eacute;. Les dossiers sont examin&eacute;s avec rigueur et un nombre important de demandes sont refus&eacute;es, souvent pour des erreurs &eacute;vitables. Voici, &eacute;tape par &eacute;tape, comment pr&eacute;parer un dossier solide.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Permis d'&eacute;tudes et lettre d'acceptation : ne pas confondre</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Beaucoup d'&eacute;tudiants pensent qu'une admission suffit pour entrer au Canada. Ce n'est pas le cas. Il y a deux documents distincts :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">La lettre d'acceptation</span></strong><span lang="FR-BE"> : elle est d&eacute;livr&eacute;e par l'&eacute;tablissement d'enseignement et confirme votre admission.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Le permis d'&eacute;tudes</span></strong><span lang="FR-BE"> : il est d&eacute;livr&eacute; par le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral et vous autorise &agrave; s&eacute;journer au Canada pour &eacute;tudier.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Le permis d'&eacute;tudes ne se demande qu'<strong>apr&egrave;s</strong> avoir re&ccedil;u votre lettre d'acceptation. Sans elle, aucune demande n'est possible.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 1 : choisir un &eacute;tablissement d'enseignement d&eacute;sign&eacute;</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Vous ne pouvez &eacute;tudier au Canada avec un permis d'&eacute;tudes que dans un <strong>&eacute;tablissement d'enseignement d&eacute;sign&eacute; (EED)</strong>. IRCC publie la liste officielle de ces &eacute;tablissements. Avant de payer des frais de candidature, v&eacute;rifiez que votre &eacute;cole y figure.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Quelques crit&egrave;res pour bien choisir :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l8 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Le programme</span></strong><span lang="FR-BE"> : il doit correspondre &agrave; votre parcours et &agrave; votre projet professionnel. Un choix incoh&eacute;rent avec votre dossier ant&eacute;rieur est un motif de refus fr&eacute;quent.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l8 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Le co&ucirc;t total</span></strong><span lang="FR-BE"> : frais de scolarit&eacute;, logement, assurance, transport et alimentation varient fortement d'une province &agrave; l'autre.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l8 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">La langue</span></strong><span lang="FR-BE"> : le Qu&eacute;bec offre des programmes en fran&ccedil;ais, tandis que les autres provinces proposent surtout des programmes en anglais, avec quelques options francophones (Ontario, Nouveau-Brunswick, Manitoba).</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l8 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Le type d'&eacute;tablissement</span></strong><span lang="FR-BE"> : universit&eacute;, coll&egrave;ge ou c&eacute;gep, chaque fili&egrave;re a ses avantages en termes de dur&eacute;e, de co&ucirc;t et d'insertion professionnelle.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Pensez aussi &agrave; comparer plusieurs &eacute;tablissements. Candidater dans deux ou trois &eacute;coles augmente vos chances d'obtenir une admission.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 2 : obtenir la lettre d'acceptation</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Une fois votre &eacute;tablissement choisi, vous d&eacute;posez votre candidature directement aupr&egrave;s de lui. Les pi&egrave;ces demand&eacute;es varient, mais on retrouve g&eacute;n&eacute;ralement :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">les relev&eacute;s de notes et dipl&ocirc;mes (Baccalaur&eacute;at, Probatoire, licence, etc.),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">une preuve de ma&icirc;trise de la langue (TCF, TEF, IELTS ou TOEFL selon le cas),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">une lettre de motivation,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">un curriculum vitae,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">une copie du passeport.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Conservez pr&eacute;cieusement la lettre d'acceptation. Elle sera le document central de votre demande de permis.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Conseil pratique :</span></strong><span lang="FR-BE"> d&eacute;posez votre candidature <strong>au moins 6 &agrave; 9 mois</strong> avant la rentr&eacute;e vis&eacute;e. Les d&eacute;lais d'admission, puis de traitement du permis, s'additionnent.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 3 : le CAQ, obligatoire pour &eacute;tudier au Qu&eacute;bec</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Si vous visez le <strong>Qu&eacute;bec</strong>, une &eacute;tape suppl&eacute;mentaire s'impose : le <strong>Certificat d'acceptation du Qu&eacute;bec (CAQ)</strong>. Il est d&eacute;livr&eacute; par le minist&egrave;re de l'Immigration, de la Francisation et de l'Int&eacute;gration (MIFI) du Qu&eacute;bec.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Sans CAQ, vous ne pouvez pas d&eacute;poser votre demande de permis d'&eacute;tudes aupr&egrave;s d'IRCC. La proc&eacute;dure se d&eacute;roule donc en deux temps :</span></p>
<ol style="margin-top: 0cm;" start="1" type="1">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l6 level1 lfo4; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Demande de CAQ</span></strong><span lang="FR-BE"> aupr&egrave;s du gouvernement du Qu&eacute;bec.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l6 level1 lfo4; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Demande de permis d'&eacute;tudes</span></strong><span lang="FR-BE"> aupr&egrave;s d'IRCC, avec le CAQ en main.</span></li>
</ol>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Les d&eacute;lais de traitement du CAQ peuvent &ecirc;tre de plusieurs semaines. Anticipez cette &eacute;tape d&egrave;s la r&eacute;ception de votre lettre d'acceptation. Dans les autres provinces, le CAQ n'est pas requis, mais certaines exigent une <strong>attestation provinciale (AAP)</strong> : v&eacute;rifiez-le aupr&egrave;s de votre &eacute;tablissement.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 4 : constituer sa preuve de fonds</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">C'est l'&eacute;l&eacute;ment qui p&egrave;se le plus lourd dans l'&eacute;valuation de votre dossier. L'agent d'IRCC doit &ecirc;tre convaincu que vous pouvez financer :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l5 level1 lfo5; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">vos <strong>frais de scolarit&eacute;</strong> de la premi&egrave;re ann&eacute;e,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l5 level1 lfo5; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">vos <strong>frais de subsistance</strong> (logement, nourriture, transport),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l5 level1 lfo5; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">les <strong>frais de voyage</strong> aller-retour,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l5 level1 lfo5; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">ceux des <strong>personnes &agrave; charge</strong> qui vous accompagnent, le cas &eacute;ch&eacute;ant.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Les montants minimaux de subsistance sont fix&eacute;s par IRCC et r&eacute;vis&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement. <strong>V&eacute;rifiez toujours le montant en vigueur</strong> sur le site officiel avant de constituer votre dossier.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Parmi les justificatifs accept&eacute;s :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l4 level1 lfo6; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">relev&eacute;s bancaires des <strong>quatre derniers mois</strong>,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l4 level1 lfo6; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">attestation de prise en charge d'un parent ou d'un tuteur, accompagn&eacute;e de ses relev&eacute;s et justificatifs de revenus,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l4 level1 lfo6; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">certificat de d&eacute;p&ocirc;t garanti (CPG) pour certains profils,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l4 level1 lfo6; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">preuve de bourse ou de financement.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Si c'est un parent qui finance vos &eacute;tudes, la <strong>tra&ccedil;abilit&eacute; des fonds</strong> est essentielle. Un d&eacute;p&ocirc;t massif et soudain sur un compte est un signal d'alerte pour l'agent. Pour estimer votre budget r&eacute;el avant de vous lancer, consultez notre guide sur le <a href="https://alleraucanada.com/budget-immigration-canada/">budget pour immigrer au Canada</a>.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 5 : r&eacute;unir le dossier complet</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Au-del&agrave; de la preuve de fonds, voici les pi&egrave;ces &agrave; pr&eacute;parer pour une demande de permis d'&eacute;tudes :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">passeport valide</span></strong><span lang="FR-BE"> (couvrant la dur&eacute;e des &eacute;tudes),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">lettre d'acceptation</span></strong><span lang="FR-BE"> de l'&eacute;tablissement d&eacute;sign&eacute;,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">CAQ</span></strong><span lang="FR-BE"> (pour le Qu&eacute;bec) ou <strong>AAP</strong> (selon la province),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">photos</span></strong><span lang="FR-BE"> conformes aux exigences,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">preuve de fonds</span></strong><span lang="FR-BE">,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">lettre d'explication</span></strong><span lang="FR-BE"> (voir ci-dessous),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">r&eacute;sultats d'examen m&eacute;dical</span></strong><span lang="FR-BE">, si requis,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">certificat de police</span></strong><span lang="FR-BE">, si requis,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">preuves d'attaches</span></strong><span lang="FR-BE"> avec le Cameroun.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">La <strong>lettre d'explication</strong> est un document cl&eacute;. Elle doit exposer, en termes clairs et honn&ecirc;tes, pourquoi vous choisissez ce programme, ce que vous comptez faire apr&egrave;s vos &eacute;tudes, et pourquoi vous quitterez le Canada &agrave; l'expiration de votre permis si votre statut ne vous permet pas d'y rester. &Eacute;vitez les textes g&eacute;n&eacute;riques copi&eacute;s sur internet : les agents les rep&egrave;rent facilement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Pour les <strong>preuves d'attaches</strong>, pensez &agrave; tout ce qui montre que votre vie est ancr&eacute;e au Cameroun : famille, emploi ou promesse d'emploi, biens, projets professionnels apr&egrave;s les &eacute;tudes.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 6 : d&eacute;poser la demande et suivre le traitement</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">La demande se d&eacute;pose <strong>en ligne</strong> sur le portail d'IRCC. Vous cr&eacute;ez un compte, remplissez les formulaires, t&eacute;l&eacute;versez vos documents et payez les frais. Les <strong>donn&eacute;es biom&eacute;triques</strong> (empreintes et photo) sont ensuite &agrave; fournir dans un centre de r&eacute;ception agr&eacute;&eacute;. Pour les candidats camerounais, ce sont les centres de collecte de donn&eacute;es biom&eacute;triques les plus proches, &agrave; Yaound&eacute; ou &agrave; Douala selon les dispositions en vigueur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Quelques rep&egrave;res pratiques :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l7 level1 lfo8; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Frais de dossier</span></strong><span lang="FR-BE"> : ils sont fix&eacute;s par IRCC et peuvent &eacute;voluer. V&eacute;rifiez-les avant de payer.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l7 level1 lfo8; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">D&eacute;lais de traitement</span></strong><span lang="FR-BE"> : ils varient selon la p&eacute;riode et le volume de demandes. IRCC publie des estimations sur son site.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l7 level1 lfo8; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Suivi</span></strong><span lang="FR-BE"> : connectez-vous r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; votre compte pour v&eacute;rifier si des documents suppl&eacute;mentaires sont demand&eacute;s.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Si la demande est accept&eacute;e, vous recevez une <strong>lettre d'introduction</strong>. Elle sera pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; votre arriv&eacute;e au Canada, o&ugrave; l'agent des services frontaliers vous remettra votre permis d'&eacute;tudes.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Les erreurs qui provoquent le plus de refus</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Voici les pi&egrave;ges les plus fr&eacute;quents chez les candidats camerounais :</span></p>
<ol style="margin-top: 0cm;" start="1" type="1">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Preuve de fonds insuffisante ou peu cr&eacute;dible</span></strong><span lang="FR-BE"> : fonds r&eacute;cents, mal justifi&eacute;s, ou inf&eacute;rieurs au minimum exig&eacute;.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Projet d'&eacute;tudes incoh&eacute;rent</span></strong><span lang="FR-BE"> : par exemple, un dipl&ocirc;me de gestion suivi d'une demande dans un domaine sans lien, sans explication.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Lettre d'explication faible</span></strong><span lang="FR-BE"> : trop vague, copi&eacute;e, ou ne d&eacute;montrant pas de plan clair.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Documents incomplets ou illisibles</span></strong><span lang="FR-BE"> : un document manquant ou mal scann&eacute; ralentit ou bloque le dossier.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Faux documents</span></strong><span lang="FR-BE"> : c'est la pire erreur. Une fausse d&eacute;claration peut entra&icirc;ner une interdiction de territoire de plusieurs ann&eacute;es.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Manque d'attaches</span></strong><span lang="FR-BE"> : l'agent doit &ecirc;tre convaincu que vous quitterez le Canada &agrave; la fin de votre s&eacute;jour autoris&eacute;.</span></li>
</ol>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">En cas de refus, vous pouvez d&eacute;poser une nouvelle demande, mais <strong>uniquement apr&egrave;s avoir corrig&eacute; les faiblesses</strong> identifi&eacute;es. Red&eacute;poser le m&ecirc;me dossier sans changement m&egrave;ne presque toujours au m&ecirc;me r&eacute;sultat.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Travailler pendant et apr&egrave;s ses &eacute;tudes</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Le permis d'&eacute;tudes ouvre souvent des droits de travail, sous conditions :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l9 level1 lfo10; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Pendant les &eacute;tudes</span></strong><span lang="FR-BE"> : un &eacute;tudiant &agrave; temps plein dans un &eacute;tablissement d&eacute;sign&eacute; peut g&eacute;n&eacute;ralement travailler hors campus un nombre limit&eacute; d'heures par semaine, fix&eacute; par IRCC. Les r&egrave;gles &eacute;voluant, v&eacute;rifiez-les sur le site officiel.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l9 level1 lfo10; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Apr&egrave;s les &eacute;tudes</span></strong><span lang="FR-BE"> : le <strong>Permis de travail postdipl&ocirc;me (PTPD)</strong> permet de travailler au Canada apr&egrave;s l'obtention du dipl&ocirc;me. Son admissibilit&eacute; et sa dur&eacute;e d&eacute;pendent du programme suivi et de l'&eacute;tablissement.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Cette exp&eacute;rience canadienne peut ensuite servir &agrave; d&eacute;poser une demande de <strong>r&eacute;sidence permanente</strong>, notamment via Entr&eacute;e express ou les programmes provinciaux. C'est pourquoi un projet d'&eacute;tudes bien pens&eacute; est souvent la premi&egrave;re pierre d'un projet d'immigration plus large.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Se faire accompagner : utile, mais avec discernement</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Pr&eacute;parer seul un dossier de permis d'&eacute;tudes est possible, mais l'accompagnement peut &eacute;viter des erreurs co&ucirc;teuses, surtout pour la lettre d'explication et la preuve de fonds. M&eacute;fiez-vous toutefois des promesses trop belles : <strong>personne ne peut garantir l'obtention d'un permis</strong>. La d&eacute;cision appartient uniquement &agrave; IRCC.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">L'&eacute;quipe d'Aller au Canada accompagne les candidats dans leur d&eacute;marche d'immigration et d'&eacute;tudes. Vous pouvez consulter les <a href="https://www.alleraucanada.com/nos-services/">services propos&eacute;s</a> pour comprendre comment se d&eacute;roule un accompagnement.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Foire aux questions</span></h2>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Combien de temps faut-il pour obtenir un permis d'&eacute;tudes ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Cela d&eacute;pend de la p&eacute;riode et du volume de demandes. Pr&eacute;voyez plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en comptant l'admission, le CAQ &eacute;ventuel et le traitement f&eacute;d&eacute;ral.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Peut-on &eacute;tudier au Canada sans parler anglais ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Oui, au Qu&eacute;bec et dans certains programmes francophones des autres provinces. Une preuve de niveau de fran&ccedil;ais (TCF ou TEF) sera alors demand&eacute;e.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Faut-il obligatoirement passer par une agence ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Non. Vous pouvez d&eacute;poser votre demande vous-m&ecirc;me. Un accompagnement reste un choix personnel.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Un &eacute;tudiant peut-il venir avec sa famille ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Sous conditions, oui. Le conjoint peut parfois demander un permis de travail, et les enfants peuvent &ecirc;tre scolaris&eacute;s. Cela implique toutefois des fonds suppl&eacute;mentaires &agrave; d&eacute;montrer.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Un refus est-il d&eacute;finitif ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Non, mais il faut corriger les faiblesses du dossier avant de red&eacute;poser.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Agrave; retenir</span></h2>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">Le permis d'&eacute;tudes se demande <strong>apr&egrave;s</strong> la lettre d'acceptation d'un &eacute;tablissement d&eacute;sign&eacute;.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">Pour le <strong>Qu&eacute;bec</strong>, le CAQ est obligatoire avant la demande f&eacute;d&eacute;rale.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">La <strong>preuve de fonds</strong> et la <strong>lettre d'explication</strong> sont les deux piliers du dossier.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">La <strong>coh&eacute;rence</strong> de l'ensemble p&egrave;se plus que le nombre de documents.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">V&eacute;rifiez toujours les r&egrave;gles et montants &agrave; jour sur le <a href="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/permis-etudes.html">site officiel d'IRCC</a>.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Une question sur votre projet ? <a href="https://alleraucanada.com/nous-contacter/" target="_blank" rel="noopener">Contactez l'&eacute;quipe d'Aller au Canada</a> pour savoir par o&ugrave; commencer.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Conclusion</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">&Eacute;tudier au Canada depuis le Cameroun est un projet r&eacute;aliste, &agrave; condition de le pr&eacute;parer avec m&eacute;thode. Le permis d'&eacute;tudes ne se gagne pas avec un dossier volumineux, mais avec un dossier <strong>coh&eacute;rent, honn&ecirc;te et bien document&eacute;</strong>. Chaque &eacute;tape compte : le choix de l'&eacute;tablissement, la lettre d'acceptation, le CAQ pour le Qu&eacute;bec, la preuve de fonds, puis la demande finale aupr&egrave;s d'IRCC.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Commencez t&ocirc;t, v&eacute;rifiez chaque information sur les sources officielles, et ne c&eacute;dez jamais &agrave; la tentation des raccourcis ou des faux documents. Un projet d'&eacute;tudes bien construit peut &ecirc;tre le premier pas vers une exp&eacute;rience professionnelle canadienne, puis vers la r&eacute;sidence permanente.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Avertissement</span></h2>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR-BE">Les informations de cet article sont fournies &agrave; titre indicatif. Les r&egrave;gles, montants et d&eacute;lais d'IRCC &eacute;voluent r&eacute;guli&egrave;rement. Consultez toujours le site officiel du gouvernement du Canada avant de d&eacute;poser une demande. Aller au Canada n'est pas un organisme gouvernemental et ne peut garantir l'issue d'une demande.</span></em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 19:17:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Kemta</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Canada_Etudes_23102026.jpg" type="image/jpeg" length="8473" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Remaniement au Cameroun : la bombe Effoudou sur Ngoh Ngoh]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/serail/remaniement-au-cameroun-la-bombe-effoudou-sur-ngoh-ngoh</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Effoudou accuse Ngoh Ngoh d’avoir présenté à Biya une liste de
remaniement sortant 34 ministres. Faits, contexte et zones d’ombre.

DANS UNE INTERVIEW À MASTERC...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Effoudou-keneth.jpg" alt="Remaniement au Cameroun : la bombe Effoudou sur Ngoh Ngoh" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/serail/remaniement-au-cameroun-la-bombe-effoudou-sur-ngoh-ngoh</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Effoudou accuse Ngoh Ngoh d&rsquo;avoir pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Biya une liste de remaniement sortant 34 ministres. Faits, contexte et zones d&rsquo;ombre.</p>
<p><strong>Dans une interview &agrave; Masterclass</strong>, l&rsquo;ancien officier de renseignement affirme que le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence a pr&eacute;par&eacute; une liste de remaniement &eacute;cartant 34 ministres. Une all&eacute;gation explosive, non confirm&eacute;e &agrave; ce jour, qui &eacute;claire la guerre des clans au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>Le capitaine Daniel Effoudou affirme que Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence camerounaise, a pr&eacute;sent&eacute; au pr&eacute;sident Paul Biya une liste de remaniement minist&eacute;riel &eacute;cartant 34 ministres en exercice. L&rsquo;all&eacute;gation a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e dans l&rsquo;&eacute;mission <strong>Masterclass</strong> de Morgan Palmer, diffus&eacute;e le 23 octobre 2026. Aucune source officielle n&rsquo;a confirm&eacute; l&rsquo;existence de ce document.</p>
<p>Trente-quatre noms. Des hommes et des femmes qui, selon Effoudou, auraient perdu leur maroquin dans une liste pr&eacute;par&eacute;e par le num&eacute;ro deux du r&eacute;gime. Parmi eux : Gr&eacute;goire Owona (Travail), Joseph Beti Assomo (D&eacute;fense), Laurent Esso (Justice) et Samuel Mvondo Ayolo (cabinet civil). Des piliers du syst&egrave;me Biya.</p>
<p>Effoudou parle depuis son exil europ&eacute;en. Il est vis&eacute; par un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t pour d&eacute;sertion et escroquerie. Ses accusations ne sont pas des preuves. Mais elles posent une question que Yaound&eacute; n&rsquo;a pas fini d&rsquo;entendre : <strong>qui, au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat, d&eacute;cide vraiment de qui reste et de qui part ?</strong></p>
<h2>Une interview, un exil, une bombe</h2>
<p>Le 23 octobre 2026, le capitaine Daniel Effoudou Awussi Kenneth Romuald accorde une heure d&rsquo;entretien &agrave; Morgan Palmer pour l&rsquo;&eacute;mission <strong>Masterclass</strong>. L&rsquo;homme n&rsquo;est pas un inconnu. Ancien chef du bureau de renseignement &agrave; l&rsquo;&eacute;tat-major particulier de la pr&eacute;sidence, il a c&ocirc;toy&eacute; les arcanes du pouvoir camerounais de l&rsquo;int&eacute;rieur.</p>
<p>Il vit en exil depuis pr&egrave;s de trois ans. Radi&eacute; de l&rsquo;arm&eacute;e, vis&eacute; par un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t &eacute;mis le 10 mars 2024 &agrave; la suite d&rsquo;une plainte pour extorsion d&eacute;pos&eacute;e par le vice-amiral Joseph Fouda, conseiller de Paul Biya. Effoudou refuse de r&eacute;v&eacute;ler sa localisation exacte.</p>
<p>Dans cette interview, il ne se contente pas d&rsquo;accuser. Il d&eacute;signe. Et parmi les accusations, celle qui a le plus circul&eacute; concerne un remaniement minist&eacute;riel.</p>
<h2>Ce qu&rsquo;Effoudou affirme sur le remaniement</h2>
<p>Selon le capitaine, Ferdinand Ngoh Ngoh aurait pr&eacute;par&eacute; une liste de remaniement dans laquelle 34 ministres en exercice perdraient leur poste. Il cite nomm&eacute;ment : <strong>Gr&eacute;goire Owona</strong>, ministre du Travail et de la S&eacute;curit&eacute; sociale ; <strong>Joseph Beti Assomo</strong>, ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Pr&eacute;sidence charg&eacute; de la D&eacute;fense ; <strong>Laurent Esso</strong>, ministre d&rsquo;&Eacute;tat, ministre de la Justice, garde des Sceaux ; et <strong>Samuel Mvondo Ayol</strong>o, directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence.</p>
<p>Effoudou affirme que cette liste a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Paul Biya. Il ne pr&eacute;cise pas la date de cette pr&eacute;sentation, ni la nature exacte du document, ni les fonctions des 30 autres ministres concern&eacute;s.</p>
<p><strong>Ce qui est v&eacute;rifi&eacute;</strong> : Effoudou a bien formul&eacute; ces accusations dans l&rsquo;&eacute;mission.&nbsp;</p>
<p><strong>Ce qui n&rsquo;est pas v&eacute;rifi&eacute;</strong> : l&rsquo;existence mat&eacute;rielle de la liste. Aucun document n&rsquo;a &eacute;t&eacute; produit publiquement. Aucune source officielle camerounaise n&rsquo;a confirm&eacute; ou infirm&eacute; son contenu. Les noms cit&eacute;s n&rsquo;ont pas r&eacute;agi publiquement &agrave; ce jour.</p>
<h2>Pourquoi cette all&eacute;gation est cr&eacute;dible dans le paysage politique camerounais</h2>
<p>Le Cameroun vit depuis plusieurs ann&eacute;es au rythme d&rsquo;une guerre de succession feutr&eacute;e. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, n&rsquo;a pas d&eacute;sign&eacute; de dauphin. Autour de lui, les camps s&rsquo;affrontent : celui de Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence ; celui d&rsquo;Oswald Babok&eacute;, proche de la premi&egrave;re dame ; et celui de Franck Biya, fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<p>Dans ce contexte, toute liste de remaniement devient un enjeu de pouvoir. Elle ne dit pas seulement qui gouverne. Elle dit qui monte, qui descend, et surtout <strong>qui contr&ocirc;le la machine administrative &agrave; l&rsquo;approche d&rsquo;une &eacute;ventuelle transition.</strong></p>
<p>Effoudou n&rsquo;est pas le premier &agrave; &eacute;voquer des listes circulant dans le s&eacute;rail. Des m&eacute;dias camerounais ont publi&eacute; &agrave; plusieurs reprises des &laquo; listes de remaniement &raquo; attribu&eacute;es &agrave; des fuites, avant de les qualifier de faux documents. La fronti&egrave;re entre rumeur, strat&eacute;gie de d&eacute;stabilisation et information r&eacute;elle est, &agrave; Yaound&eacute;, particuli&egrave;rement poreuse.</p>
<h2>La strat&eacute;gie Effoudou : accuser pour exister</h2>
<p>Pourquoi un officier en exil, vis&eacute; par un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t, choisit-il de multiplier les accusations ? La r&eacute;ponse tient peut-&ecirc;tre &agrave; la nature de sa situation. Effoudou n&rsquo;a plus rien &agrave; perdre sur le plan institutionnel. Il est hors jeu. Mais il reste un acteur dangereux pour ceux qu&rsquo;il vise, parce qu&rsquo;il a eu acc&egrave;s &agrave; des informations sensibles pendant des ann&eacute;es.</p>
<p>Ses accusations ne se limitent pas au remaniement. Il a &eacute;galement affirm&eacute; que Ngoh Ngoh &eacute;tait le commanditaire de l&rsquo;assassinat du journaliste Martinez Zogo, qu&rsquo;il avait tent&eacute; de contr&ocirc;ler la DGRE (Direction g&eacute;n&eacute;rale de la recherche ext&eacute;rieure), et qu&rsquo;il avait sabot&eacute; les pourparlers de paix dans les r&eacute;gions anglophones.</p>
<h2>Les zones d&rsquo;ombre que personne ne comble</h2>
<p>Trois questions restent sans r&eacute;ponse.</p>
<p><strong>Premi&egrave;re question : o&ugrave; est la liste ?</strong> Effoudou affirme qu&rsquo;elle existe. Il ne l&rsquo;a pas montr&eacute;e. Aucun journaliste ne l&rsquo;a vue. Aucune source ind&eacute;pendante ne l&rsquo;a confirm&eacute;e.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me question : pourquoi ces quatre noms ?</strong> Gr&eacute;goire Owona, Beti Assomo, Esso, Mvondo Ayolo. Pourquoi eux ? Effoudou ne donne pas de crit&egrave;re. S&rsquo;agit-il de ministres jug&eacute;s d&eacute;loyaux envers Ngoh Ngoh ? De rivaux potentiels ? De simples dommages collat&eacute;raux dans une recomposition plus large ? L&rsquo;explication manque.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;me question : Biya a-t-il r&eacute;agi ?</strong> Le pr&eacute;sident n&rsquo;a rien dit publiquement. Aucun communiqu&eacute; de la pr&eacute;sidence n&rsquo;a &eacute;t&eacute; publi&eacute; sur cette all&eacute;gation sp&eacute;cifique. Le silence, dans le syst&egrave;me Biya, n&rsquo;est jamais neutre. Mais il n&rsquo;est pas non plus une confirmation.</p>
<h2>Ce que cela dit du pouvoir camerounais</h2>
<p>M&ecirc;me si la liste n&rsquo;existe pas, l&rsquo;all&eacute;gation produit des effets. Elle oblige chaque ministre cit&eacute; &agrave; se demander s&rsquo;il est r&eacute;ellement sur une liste. Elle oblige les soutiens de Ngoh Ngoh &agrave; d&eacute;mentir sans convaincre. Elle oblige les observateurs &agrave; scruter chaque nomination, chaque d&eacute;cret, chaque mouvement administratif &agrave; la recherche d&rsquo;un signe.</p>
<p>Dans un r&eacute;gime o&ugrave; l&rsquo;information circule par rumeur et par fuite, une accusation non prouv&eacute;e peut devenir un fait politique. Pas parce qu&rsquo;elle est vraie. Parce qu&rsquo;elle <strong>structure les anticipations</strong>.</p>
<p>Effoudou le sait. C&rsquo;est peut-&ecirc;tre pour cela qu&rsquo;il parle.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 17:59:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Effoudou-keneth.jpg" type="image/jpeg" length="1626" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cambodge - Djeukam Tchameni : « Condamnez-moi, l&#039;Histoire m&#039;acquittera »]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cambodge-djeukam-tchameni-condamnez-moi-lhistoire-macquittera</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Djeukam Tchameni a plaidé « coupable » devant le tribunal militaire
de Yaoundé. Récit d'une plaidoirie qui retourne l'accusation et
défie le régime camerounais....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Djeukam-Tchameni100925500.jpg" alt="Cambodge - Djeukam Tchameni : « Condamnez-moi, l&#039;Histoire m&#039;acquittera »" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cambodge-djeukam-tchameni-condamnez-moi-lhistoire-macquittera</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Djeukam Tchameni a plaid&eacute; &laquo; coupable &raquo; devant le tribunal militaire de Yaound&eacute;. R&eacute;cit d'une plaidoirie qui retourne l'accusation et d&eacute;fie le r&eacute;gime camerounais.</p>
<p>Inculp&eacute; d'atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat et passible de la perp&eacute;tuit&eacute;, l'opposant camerounais a transform&eacute; son proc&egrave;s en r&eacute;quisitoire contre le pouvoir, revendiquant chaque fait qui lui est reproch&eacute; comme un titre de l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique.</p>
<p>Il s'appelle Dominique Djeukam Tchameni. Il a 64 ans. Il est d&eacute;tenu depuis la nuit du 24 octobre 2025 &agrave; la prison centrale de Kondengui, &agrave; Yaound&eacute;. Et vendredi 31 octobre, devant le tribunal militaire de la capitale, il a prononc&eacute; un mot que personne n'attendait : &laquo; coupable &raquo;.</p>
<p>Pas coupable des faits qui lui sont reproch&eacute;s. Coupable d'avoir &eacute;t&eacute; premier de sa classe. Coupable d'avoir cr&eacute;&eacute; le premier micro-ordinateur africain r&eacute;sistant &agrave; la chaleur. Coupable d'avoir fond&eacute; un parti politique en 1986, quand le Cameroun vivait encore sous le r&egrave;gne du parti unique. Coupable, dit-il, d'avoir &laquo; consacr&eacute; sa vie &agrave; ce pays &raquo;.</p>
<p>Le texte de sa plaidoirie, dont l'authenticit&eacute; n'a pas pu &ecirc;tre confirm&eacute;e de mani&egrave;re ind&eacute;pendante par une source judiciaire, circule depuis sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais. Nous l'avons lu. Il m&eacute;rite mieux qu'un post viral. Il pose une question que le r&eacute;gime de Paul Biya pr&eacute;f&eacute;rerait &eacute;viter : que reste-t-il d'un proc&egrave;s quand l'accus&eacute; revendique les faits qu'on lui impute ?</p>
<h2>Le 24 octobre 2025, une arrestation sans mandat</h2>
<p>Il est un peu plus de 18 heures &agrave; Douala, ce vendredi 24 octobre 2025. Des hommes en uniforme entrent au domicile de Djeukam Tchameni. Ils n'ont ni mandat d'amener, ni mandat de perquisition, affirme la d&eacute;fense. La sc&egrave;ne est d&eacute;crite dans plusieurs r&eacute;cits concordants de proches et d'avocats, recoup&eacute;s par Africa-Press et Jeune Afrique.</p>
<p>Le m&ecirc;me soir, Anicet Ekane, dirigeant du MANIDEM et coaccus&eacute;, est interpell&eacute; &agrave; Douala. Les deux hommes sont transf&eacute;r&eacute;s &agrave; Yaound&eacute;. Djeukam Tchameni passe par le Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense (SED), une structure r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;nonc&eacute;e pour ses conditions de d&eacute;tention, avant d'&ecirc;tre inculp&eacute; le 5 d&eacute;cembre 2025 pour &laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat &raquo; et &eacute;crou&eacute; &agrave; Kondengui.</p>
<p>Ce que l'on sait, avec certitude : l'arrestation intervient deux jours avant la proclamation des r&eacute;sultats officiels de la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre, remport&eacute;e par Paul Biya avec 53,66 % des voix selon le Conseil constitutionnel. Djeukam Tchameni soutenait Issa Tchiroma Bakary, le candidat qui s'&eacute;tait autoproclam&eacute; vainqueur et dont le recours a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;.</p>
<h2>&laquo; Aucune plainte, aucun dossier &raquo;, d&eacute;nonce la d&eacute;fense</h2>
<p>Me Hyppolite Meli, avocat de la d&eacute;fense, a des mots durs. &laquo; Il n'y a aucune plainte, aucun dossier et ils n'ont rencontr&eacute; le moindre juge &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute; &agrave; Jeune Afrique, repris par Africa-Press. Il ajoute : &laquo; On les interpelle avant de chercher les indices qui peuvent les inculper &raquo;.</p>
<p>La proc&eacute;dure soul&egrave;ve une question de droit &eacute;l&eacute;mentaire. Le tribunal militaire est comp&eacute;tent pour les infractions militaires. Les faits reproch&eacute;s &agrave; Djeukam Tchameni organisation d'une coalition politique, participation &agrave; une &eacute;lection, contestation de r&eacute;sultats rel&egrave;vent-ils du code de justice militaire ? La d&eacute;fense conteste la l&eacute;gitimit&eacute; m&ecirc;me de la juridiction. Ce n'est pas une premi&egrave;re au Cameroun. Mais le contexte de l'apr&egrave;s-12 octobre rend la question plus br&ucirc;lante.</p>
<p>RFI rapporte que l'ordonnance de prolongation de d&eacute;tention, sign&eacute;e en juin 2026, a fait &eacute;voluer la qualification des infractions : on y parle d&eacute;sormais d'&laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; ext&eacute;rieure de l'&Eacute;tat, de propagation de fausses nouvelles, de r&eacute;volution &raquo;. L'avocat Jean Joseph Claude Siewe parle d'&laquo; ill&eacute;galit&eacute; la plus totale &raquo;.</p>
<h2>Un homme qui retourne l'accusation</h2>
<p>La plaidoirie elle-m&ecirc;me le document que nous analysons est construite comme un miroir. &Agrave; chaque chef d'accusation, Djeukam Tchameni oppose un fait de sa biographie.</p>
<p>On lui reproche la r&eacute;bellion ? Il rappelle qu'il a &eacute;t&eacute; &laquo; Major de promotion &agrave; l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; en 1982 &raquo;, titulaire d'un MBA de l'Universit&eacute; de Houston, pass&eacute; par George Washington University et un programme conjoint MIT-Columbia. On lui reproche d'avoir troubl&eacute; l'ordre public ? Il &eacute;voque INTELAR, sa soci&eacute;t&eacute; de services informatiques cr&eacute;&eacute;e &agrave; Douala en 1986, et RAMSES, ce micro-ordinateur &laquo; r&eacute;sistant &agrave; la chaleur, &agrave; la poussi&egrave;re et &agrave; l'humidit&eacute; &raquo; qu'il pr&eacute;sente comme le premier ordinateur tropicalis&eacute; d'Afrique un fait corrobor&eacute; par Wikip&eacute;dia et Camer.be.</p>
<p>On lui reproche d'avoir conspir&eacute; contre l'&Eacute;tat ? Il cite la cr&eacute;ation, en 1979, du CERCA avec Achille Mbembe, puis CAP Libert&eacute; en 1991, l'Union pour le Changement en 1992, et enfin l'UPC 2025 aux c&ocirc;t&eacute;s d'Anicet Ekane.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je suis coupable d'avoir refus&eacute; la m&eacute;diocrit&eacute; intellectuelle &raquo;, &eacute;crit-il. &laquo; Coupable d'avoir r&ecirc;v&eacute; grand pour le Cameroun et l'Afrique. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Le proc&eacute;d&eacute; est rh&eacute;torique. Mais il produit un effet : il d&eacute;place le proc&egrave;s. Ce n'est plus l'homme qui est jug&eacute;. C'est le r&eacute;gime qui a construit l'accusation.</p>
<h2>Ce que le dossier ne contient pas</h2>
<p>La plaidoirie mentionne des perquisitions sans mandat, une &eacute;cole appartenant &agrave; son &eacute;pouse &laquo; d&eacute;valis&eacute;e par des hommes arm&eacute;s &raquo;, et des journalistes proches du pouvoir qui auraient &eacute;voqu&eacute; la d&eacute;couverte de &laquo; chars d'assaut, de kalachnikovs, de drogue &raquo; des &eacute;l&eacute;ments qui, selon l'auteur du texte, ne figurent pas dans le dossier d'accusation.</p>
<p>Ces affirmations ne sont pas v&eacute;rifi&eacute;es par une source ind&eacute;pendante. Elles reposent sur la seule parole de l'accus&eacute;. Nous les rapportons comme telles.</p>
<p>En revanche, un fait est document&eacute; : Anicet Ekane, coaccus&eacute; et figure historique de l'opposition camerounaise, est mort en d&eacute;tention en d&eacute;cembre 2025. Son d&eacute;c&egrave;s a suscit&eacute; des inqui&eacute;tudes sur l'&eacute;tat de sant&eacute; de Djeukam Tchameni, alors que la d&eacute;fense et la famille d'Ekane d&eacute;non&ccedil;aient un d&eacute;faut de soins. Depuis, la d&eacute;tention provisoire de Tchameni a &eacute;t&eacute; prolong&eacute;e jusqu'au 5 d&eacute;cembre 2026.</p>
<blockquote>
<p>Le contexte : Une crise post-&eacute;lectorale document&eacute;e</p>
</blockquote>
<p>Il faut replacer ce proc&egrave;s dans son d&eacute;cor. Apr&egrave;s la proclamation de la victoire de Paul Biya le 27 octobre 2025, des manifestations &eacute;clatent dans plusieurs villes. Human Rights Watch documente une r&eacute;pression meurtri&egrave;re : &laquo; Les autorit&eacute;s du Cameroun ont r&eacute;pondu aux manifestations g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;es men&eacute;es par l'opposition &agrave; la suite de l'&eacute;lection du 12 octobre par une force l&eacute;tale et par des arrestations massives &raquo;.</p>
<p>L'organisation, qui dit s'appuyer sur vingt entretiens, &eacute;voque l'usage de gaz lacrymog&egrave;nes et de balles r&eacute;elles. Xinhua, citant des sources officielles, fait &eacute;tat de 20 morts et 1.243 interpellations dans cinq r&eacute;gions. L'opposition, elle, avance le chiffre de 55 morts, selon HRW. Ces chiffres divergent. Ils disent au moins une chose : la crise n'est pas une abstraction.</p>
<p>C'est dans ce contexte que Djeukam Tchameni est jug&eacute;. Non pas pour avoir pris les armes. Mais pour avoir organis&eacute; une coalition, choisi un candidat commun, et refus&eacute; d'accepter le r&eacute;sultat officiel.</p>
<h2>&laquo; Condamnez-moi &raquo; : la strat&eacute;gie du sacrifice</h2>
<p>La fin de la plaidoirie est un passage que peu d'accus&eacute;s osent &eacute;crire. Djeukam Tchameni ne demande pas l'acquittement. Il demande la perp&eacute;tuit&eacute;.</p>
<p>&laquo; Qu'il me soit retir&eacute; &agrave; jamais le privil&egrave;ge de subir cette dictature f&eacute;roce : son administration corrompue, sa presse b&acirc;illonn&eacute;e, sa justice aux ordres, sa jeunesse sans emploi, ses routes caboss&eacute;es, ses ordures jonchant les rues, ses h&ocirc;pitaux sans m&eacute;dicaments. &raquo;</p>
<blockquote>
<p>Puis vient la phrase qui circule le plus : &laquo; Condamnez-moi aujourd'hui. L'Histoire, elle, m'acquittera. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>La d&eacute;fense a-t-elle &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e exactement dans ces termes ? Le document fourni ne porte pas de mention de source judiciaire. Mais sa diffusion massive sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais, et sa reprise par des m&eacute;dias comme Camer.be et Africa-Press, en font un objet politique &agrave; part enti&egrave;re. Qu'il soit authentique ou non, ce texte est devenu un acte de parole publique.</p>
<hr>
<p><strong>Djeukam Tchameni est-il vraiment en prison ?</strong><br>Oui. Il est d&eacute;tenu &agrave; la prison centrale de Kondengui depuis d&eacute;cembre 2025, apr&egrave;s un passage au Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense. Sa d&eacute;tention provisoire a &eacute;t&eacute; prolong&eacute;e jusqu'au 5 d&eacute;cembre 2026.</p>
<p><strong>De quoi est-il accus&eacute; exactement ?</strong><br>D'&laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat &raquo;. La qualification a &eacute;volu&eacute; vers &laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; ext&eacute;rieure de l'&Eacute;tat, propagation de fausses nouvelles et r&eacute;volution &raquo;, selon l'ordonnance de prolongation cit&eacute;e par RFI.</p>
<p><strong>A-t-il &eacute;t&eacute; jug&eacute; ?</strong><br>Non. Il est en d&eacute;tention provisoire. Aucun proc&egrave;s au fond n'a encore &eacute;t&eacute; tenu &agrave; notre connaissance. La proc&eacute;dure devant le tribunal militaire a donn&eacute; lieu &agrave; un renvoi pour compl&eacute;ment d'enqu&ecirc;te en octobre 2025.</p>
<p><strong>La plaidoirie est-elle authentique ?</strong><br>Nous n'avons pas pu la v&eacute;rifier aupr&egrave;s du greffe du tribunal ou de la d&eacute;fense. Elle est reproduite ici comme un document circulant, avec les r&eacute;serves d'usage.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 17:00:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Okola : un garçon de 6 ans au cœur d’une affaire de viol présumé]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-okola-un-garcon-de-6-ans-au-coeur-dune-affaire-de-viol-presume</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Un garçon de 6 ans aurait été agressé sexuellement à Okola. Un
voisin de 27 ans a été arrêté et déféré à Monatélé. Ce que
l’on sait, ce qui reste à prouver.

À...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/OKOLA231026500.webp" alt="Cameroun - Okola : un garçon de 6 ans au cœur d’une affaire de viol présumé" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-okola-un-garcon-de-6-ans-au-coeur-dune-affaire-de-viol-presume</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Un gar&ccedil;on de 6 ans aurait &eacute;t&eacute; agress&eacute; sexuellement &agrave; Okola. Un voisin de 27 ans a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; et d&eacute;f&eacute;r&eacute; &agrave; Monat&eacute;l&eacute;. Ce que l&rsquo;on sait, ce qui reste &agrave; prouver.</p>
<p>&Agrave; Okola, dans la Leki&eacute;, une all&eacute;gation d&rsquo;agression sexuelle sur un enfant de six ans a conduit un voisin de vingt-sept ans devant le parquet de Monat&eacute;l&eacute;. Le r&eacute;cit local est gla&ccedil;ant. La proc&eacute;dure, elle, ne fait que commencer.</p>
<h2>Okola, la Leki&eacute;, et une histoire qui ne tient pour l&rsquo;instant qu&rsquo;&agrave; un fil</h2>
<p>Okola est une commune du Centre-Cameroun, connue pour ses collines et sa proximit&eacute; avec la capitale. Soixante-cinq mille habitants environ, dont six mille dans la ville m&ecirc;me. C&rsquo;est le genre d&rsquo;endroit o&ugrave; une nouvelle marche vite, port&eacute;e de quartier en quartier, sans passer par les communiqu&eacute;s.</p>
<p>L&rsquo;histoire qui circule ces derniers jours tient en quelques lignes. Un enfant de six ans, pr&eacute;nomm&eacute; Thomas dans le r&eacute;cit transmis, aurait &eacute;t&eacute; victime d&rsquo;une agression sexuelle. L&rsquo;auteur pr&eacute;sum&eacute; : un voisin de vingt-sept ans, Anicet Ebode. L&rsquo;homme aurait &eacute;t&eacute; interpell&eacute;, puis conduit &agrave; la brigade de gendarmerie d&rsquo;Ekabita-Tom, un village du secteur.</p>
<h2>Ce que la proc&eacute;dure laisse entrevoir</h2>
<p>Le r&eacute;cit &eacute;voque une comparution devant le procureur de la R&eacute;publique de Monat&eacute;l&eacute;, chef-lieu du d&eacute;partement de la Leki&eacute;, &agrave; environ soixante-dix kilom&egrave;tres au nord de Yaound&eacute;. Le parquet est l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente pour appr&eacute;cier les suites &agrave; donner &agrave; une garde &agrave; vue et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, ouvrir une information judiciaire.</p>
<p>Dans une affaire de cette nature, le silence des autorit&eacute;s n&rsquo;est pas anormal &agrave; ce stade. Une enqu&ecirc;te pr&eacute;liminaire, des auditions, des examens m&eacute;dico-l&eacute;gaux : tout cela prend du temps. Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas l&rsquo;absence de communication officielle. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est de raconter une histoire &agrave; sa place.</p>
<h2>La loi camerounaise, elle, est claire</h2>
<p>Le Code p&eacute;nal camerounais, en son article 296, punit le viol de peines allant de cinq &agrave; dix ans d&rsquo;emprisonnement. <strong>Lorsque la victime est un enfant, la loi aggrave la r&eacute;pression.</strong> La l&eacute;gislation de 2011 sur la protection de l&rsquo;enfance criminalise par ailleurs toutes les formes d&rsquo;exploitation des mineurs.</p>
<p>Autrement dit : si les faits &eacute;taient &eacute;tablis, le cadre juridique existe. La question n&rsquo;est pas l&rsquo;arsenal l&eacute;gislatif. La question est l&rsquo;effectivit&eacute; de la cha&icirc;ne p&eacute;nale de la plainte au jugement.</p>
<h2>Derri&egrave;re un cas, une r&eacute;alit&eacute; document&eacute;e</h2>
<p>Il serait malhonn&ecirc;te de r&eacute;duire cette affaire &agrave; un fait isol&eacute;. Les donn&eacute;es disponibles sur le Cameroun dessinent un ph&eacute;nom&egrave;ne plus large.</p>
<p>Une &eacute;valuation men&eacute;e en 2025 dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, aupr&egrave;s de communaut&eacute;s affect&eacute;es par la crise, a identifi&eacute; la violence sexuelle comme l&rsquo;une des formes les plus r&eacute;pandues de violences bas&eacute;es sur le genre chez les enfants : <strong>20,4 % des r&eacute;pondants l&rsquo;ont cit&eacute;e, et le viol seul repr&eacute;sente 18,4 % des cas signal&eacute;s</strong>. Ces chiffres ne concernent pas la Leki&eacute;. Ils disent quelque chose du pays.</p>
<p>Les donn&eacute;es officielles sur les f&eacute;minicides montrent une tendance &agrave; la hausse : cinquante cas recens&eacute;s en 2023, soixante-sept en 2024, soixante-dix-sept en 2025. Les violences sexuelles sur mineurs ne sont pas comptabilis&eacute;es de la m&ecirc;me mani&egrave;re, faute de remont&eacute;e syst&eacute;matique. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment le probl&egrave;me.</p>
<h2>Ce qui va se jouer maintenant</h2>
<p>Deux questions concr&egrave;tes vont d&eacute;terminer la suite.</p>
<p><strong>Premi&egrave;re question : y a-t-il eu plainte formelle, et devant quelle autorit&eacute; ?</strong> Une proc&eacute;dure p&eacute;nale au Cameroun peut &ecirc;tre d&eacute;clench&eacute;e par une plainte de la famille, par un signalement, ou par le parquet lui-m&ecirc;me. Sans acte de proc&eacute;dure identifiable, l&rsquo;affaire reste dans le domaine du r&eacute;cit.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me question : l&rsquo;enfant a-t-il &eacute;t&eacute; pris en charge ?</strong> Au-del&agrave; du volet p&eacute;nal, la prise en charge m&eacute;dico-psychologique d&rsquo;un enfant de six ans victime pr&eacute;sum&eacute;e est une urgence absolue. Les structures sp&eacute;cialis&eacute;es sont rares dans la Leki&eacute;. Les d&eacute;lais comptent.</p>
<h2>Une histoire qui dit aussi quelque chose du silence</h2>
<p>Okola n&rsquo;est pas un cas isol&eacute;. Le Cameroun compte des milliers d&rsquo;enfants dont les agressions ne font l&rsquo;objet d&rsquo;aucune plainte. Par peur. Par honte. Par m&eacute;fiance envers une justice lente et co&ucirc;teuse. Parce que l&rsquo;agresseur est parfois un proche, un voisin, un membre de la famille.</p>
<p>Le r&eacute;cit d&rsquo;Okola, m&ecirc;me non v&eacute;rifi&eacute;, met en lumi&egrave;re une m&eacute;canique connue : la proximit&eacute; comme facteur de risque. Les &eacute;valuations de protection de l&rsquo;enfance le confirment, les espaces domestiques et les abords imm&eacute;diats des maisons figurent parmi les lieux les plus expos&eacute;s.</p>
<p>La suite appartient au parquet de Monat&eacute;l&eacute;. Et &agrave; la famille de l&rsquo;enfant.</p>
<hr>
<p><strong>L&rsquo;homme arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Okola est-il reconnu coupable ?</strong><br>Non. &Agrave; ce stade, il est pr&eacute;sent&eacute; comme un suspect dans un r&eacute;cit non confirm&eacute; officiellement. La justice n&rsquo;a pas rendu de d&eacute;cision publique. La pr&eacute;somption d&rsquo;innocence s&rsquo;applique.</p>
<p><strong>Que pr&eacute;voit la loi camerounaise pour le viol d&rsquo;un enfant ?</strong><br>L&rsquo;article 296 du Code p&eacute;nal r&eacute;prime le viol de cinq &agrave; dix ans d&rsquo;emprisonnement. Des peines aggrav&eacute;es sont pr&eacute;vues lorsque la victime est mineure. La loi de 2011 sur la protection de l&rsquo;enfance criminalise l&rsquo;exploitation des mineurs.</p>
<p><strong>O&ugrave; se situe Okola ?</strong><br>Okola est une commune du d&eacute;partement de la Leki&eacute;, dans la r&eacute;gion du Centre, &agrave; environ vingt-cinq kilom&egrave;tres de Yaound&eacute;. Le chef-lieu du d&eacute;partement, Monat&eacute;l&eacute;, se trouve &agrave; une soixantaine de kilom&egrave;tres plus au nord.</p>
<p><strong>Pourquoi cet article ne cite-t-il pas de sources officielles ?</strong><br>Parce qu&rsquo;aucune source officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendue publique ou n&rsquo;a r&eacute;pondu &agrave; nos sollicitations au moment de la publication. Nous l&rsquo;indiquons explicitement plut&ocirc;t que de combler les vides par des suppositions.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 15:55:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/OKOLA231026500.webp" type="image/webp" length="5469" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[France - GUY METANG : L’ARCHITECTE QUI CONTINUE DE TENIR LES FICELLES DU SHOWBIZ CAMEROUNAIS EN EUROPE]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/people/france-guy-metang-larchitecte-qui-continue-de-tenir-les-ficelles-du-showbiz-camerounais-en-europe</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>  

On peut l’aimer ou le détester. On peut apprécier son franc-parler
ou être dérangé par son exigence. Mais une chose reste
difficilement contestable : Guy Me...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Guy-metang.jpg" alt="France - GUY METANG : L’ARCHITECTE QUI CONTINUE DE TENIR LES FICELLES DU SHOWBIZ CAMEROUNAIS EN EUROPE" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/people/france-guy-metang-larchitecte-qui-continue-de-tenir-les-ficelles-du-showbiz-camerounais-en-europe</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<div class="xdj266r x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs x126k92a">&nbsp;</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">On peut l&rsquo;aimer ou le d&eacute;tester. On peut appr&eacute;cier son franc-parler ou &ecirc;tre d&eacute;rang&eacute; par son exigence. Mais une chose reste difficilement contestable : Guy Metang est toujours l&agrave;.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Dans l&rsquo;univers parfois impitoyable du showbiz camerounais en Europe, o&ugrave; les alliances se font et se d&eacute;font au rythme des &eacute;v&eacute;nements, le grand manager a travers&eacute; les ann&eacute;es avec une constance remarquable.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Guy Metang n&rsquo;est pas simplement un manager : il est devenu un rep&egrave;re.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Dans un milieu o&ugrave; les rivalit&eacute;s, les querelles d&rsquo;ego, les m&eacute;disances et les hypocrisies peuvent rapidement prendre le dessus sur le professionnalisme, il a appris &agrave; avancer, &agrave; observer et surtout &agrave; comprendre les hommes.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Son v&eacute;ritable atout r&eacute;side peut-&ecirc;tre l&agrave; : une intelligence situationnelle et une finesse d&rsquo;esprit qui lui permettent de sentir rapidement les rapports de force, de distinguer le solide de l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re et de d&eacute;celer le vrai derri&egrave;re les apparences.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Redout&eacute; par certains, respect&eacute; par beaucoup, Guy Metang ne laisse personne indiff&eacute;rent.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Et pourtant, derri&egrave;re cette personnalit&eacute; forte se cache aussi un homme qui, au fil des ann&eacute;es, a accompagn&eacute;, conseill&eacute; et soutenu de nombreux acteurs de la culture et de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nementiel. Combien de jeunes promoteurs, artistes ou organisateurs ont, &agrave; un moment de leur parcours, b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de son exp&eacute;rience, de son carnet d&rsquo;adresses ou simplement d&rsquo;un conseil ?</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Ils sont nombreux.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Son parcours parle &eacute;galement pour lui. Depuis plusieurs d&eacute;cennies, Guy Metang &eacute;volue dans l&rsquo;univers du management artistique et des grandes manifestations culturelles africaines. De Petit Pays &agrave; Lady Ponce, en passant par de nombreux spectacles et &eacute;v&eacute;nements organis&eacute;s ou accompagn&eacute;s sur la sc&egrave;ne europ&eacute;enne, il a progressivement construit une r&eacute;putation qui d&eacute;passe largement les fronti&egrave;res fran&ccedil;aises.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Mais le plus &eacute;tonnant reste peut-&ecirc;tre cette capacit&eacute; &agrave; demeurer incontournable.</div>
</div>
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<div dir="auto">Car malgr&eacute; les critiques, malgr&eacute; les incompr&eacute;hensions et malgr&eacute; les g&eacute;n&eacute;rations qui se succ&egrave;dent, tout le monde ou presque finit par vouloir travailler avec Guy Metang.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
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<div dir="auto">Pourquoi ?</div>
</div>
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<div dir="auto">Parce que l&rsquo;&eacute;v&eacute;nementiel ne repose pas uniquement sur une belle affiche ou quelques publications sur les r&eacute;seaux sociaux. Il faut conna&icirc;tre les artistes, comprendre le public, anticiper les difficult&eacute;s, ma&icirc;triser les rapports humains et savoir intervenir lorsque la m&eacute;canique commence &agrave; se gripper.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Et dans cet exercice, Guy Metang poss&egrave;de quelque chose qui ne s&rsquo;ach&egrave;te pas : l&rsquo;exp&eacute;rience du terrain.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Il conna&icirc;t les coulisses. Il conna&icirc;t les hommes. Il conna&icirc;t les artistes. Il conna&icirc;t surtout les r&eacute;alit&eacute;s d&rsquo;un m&eacute;tier o&ugrave; une soir&eacute;e peut basculer en quelques minutes.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Voil&agrave; pourquoi, apr&egrave;s tant d&rsquo;ann&eacute;es, son nom continue de circuler sur les grandes affiches et dans les coulisses des &eacute;v&eacute;nements de la diaspora. Encore r&eacute;cemment, sa pr&eacute;sence &eacute;tait signal&eacute;e dans l&rsquo;encadrement et le soutien de plusieurs manifestations culturelles en France.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Guy Metang appartient finalement &agrave; cette cat&eacute;gorie de personnages que l&rsquo;on peut discuter, critiquer, admirer ou contester, mais que l&rsquo;on ne peut simplement pas effacer de l&rsquo;histoire d&rsquo;un milieu auquel ils ont consacr&eacute; une grande partie de leur vie.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Dans ce monde o&ugrave; beaucoup apparaissent aussi vite qu&rsquo;ils disparaissent, lui a choisi la constance.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Et la constance, dans l&rsquo;&eacute;v&eacute;nementiel, finit toujours par devenir une signature.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Alors, malgr&eacute; les vents contraires, les critiques et les &eacute;ternelles batailles du showbiz, une phrase semble r&eacute;sumer le personnage :</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Tiens bon, l&rsquo;architecte de nos &eacute;v&eacute;nements.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Car lorsque les projecteurs s&rsquo;allument, que les artistes montent sur sc&egrave;ne et que le public applaudit, il y a toujours, quelque part dans l&rsquo;ombre, des hommes qui ont travaill&eacute; pour que la magie op&egrave;re.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Guy Metang est incontestablement de ceux-l&agrave;.</div>
</div>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 14:05:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Hilaire Sopie</author>
                                                    <category>PEOPLE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Guy-metang.jpg" type="image/jpeg" length="10217" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[France - STRASBOURG : BISCOTINE, LE « TALENT CACHÉ » QUI FAIT RAYONNER CULTURE, GASTRONOMIE ET TRADITION]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/camerounais-du-monde/diaspora/france-strasbourg-biscotine-le-talent-cache-qui-fait-rayonner-culture-gastronomie-et-tradition</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>  

Retour sur le Taro Obstaculaire et Vestimentaire du 11 octobre 2026,
organisé à Strasbourg sous l’impulsion de l’Association Les
Talents Cachés (ALTC). 
Un...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Biscotine.jpg" alt="France - STRASBOURG : BISCOTINE, LE « TALENT CACHÉ » QUI FAIT RAYONNER CULTURE, GASTRONOMIE ET TRADITION" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/camerounais-du-monde/diaspora/france-strasbourg-biscotine-le-talent-cache-qui-fait-rayonner-culture-gastronomie-et-tradition</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<div class="xdj266r x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs x126k92a">&nbsp;</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Retour sur le Taro Obstaculaire et Vestimentaire du 11 octobre 2026, organis&eacute; &agrave; Strasbourg sous l&rsquo;impulsion de l&rsquo;Association Les Talents Cach&eacute;s (ALTC).</div>
<div dir="auto">Un rendez-vous o&ugrave; gastronomie, cr&eacute;ativit&eacute; et valorisation du patrimoine vestimentaire se sont rencontr&eacute;es dans une belle ambiance de partage.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Install&eacute;e dans le Grand Est, principalement en Alsace, Biscotine Lowellya porte particuli&egrave;rement bien l&rsquo;esprit de l&rsquo;Association Les Talents Cach&eacute;s. Femme aux multiples casquettes, elle conjugue avec &eacute;nergie vie professionnelle, transmission du savoir et engagement culturel.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Fonctionnaire &agrave; l&rsquo;universit&eacute;, enseignante en couture, animatrice &agrave; ses heures perdues et promotrice du Taro Obstaculaire et Vestimentaire, elle ne manque jamais d&rsquo;imagination lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de mettre en lumi&egrave;re les richesses culturelles de son pays. Son ambition : faire de la gastronomie et du v&ecirc;tement traditionnel de v&eacute;ritables instruments de transmission, de rassemblement et de valorisation identitaire.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Le 11 octobre dernier &agrave; Strasbourg, cette volont&eacute; s&rsquo;est une nouvelle fois mat&eacute;rialis&eacute;e &agrave; travers une &eacute;dition du Taro Obstaculaire et Vestimentaire. Au-del&agrave; de la d&eacute;gustation et de la convivialit&eacute;, l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement a permis de c&eacute;l&eacute;brer un patrimoine, de raconter une histoire et surtout de mettre &agrave; l&rsquo;honneur les tenues traditionnelles de son village natal.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
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<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Dans une diaspora o&ugrave; la transmission culturelle aux nouvelles g&eacute;n&eacute;rations demeure un v&eacute;ritable enjeu, des initiatives comme celle port&eacute;e par Biscotine Lowellya prennent tout leur sens. Elles rappellent que la culture ne se conserve pas uniquement dans les livres : elle se cuisine, se porte, se raconte, se partage et se transmet.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Entre &eacute;changes, d&eacute;couverte, gastronomie et &eacute;l&eacute;gance traditionnelle, cette rencontre strasbourgeoise aura &eacute;t&eacute; un v&eacute;ritable moment de communion appr&eacute;ci&eacute; par les participants.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">&Agrave; travers Les Talents Cach&eacute;s, Biscotine Lowellya poursuit ainsi son travail de terrain avec constance : faire sortir les talents de l&rsquo;ombre, pr&eacute;server les traditions et offrir &agrave; la culture africaine une vitrine au c&oelig;ur de l&rsquo;Alsace.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">&Agrave; Strasbourg, le 11 octobre 2026, le taro n&rsquo;&eacute;tait donc pas seulement dans les assiettes : il racontait une culture, une identit&eacute; et une m&eacute;moire.</div>
</div>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 13:53:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Hilaire Sopie</author>
                                                    <category>DIASPORA</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Les passions africaines autour du Cameroun]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/les-passions-africaines-autour-du-cameroun</link>
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                    <p>Les ressources en matières premières de l'Afrique sont si
considérables que les citoyens de très nombreux États africains
pourraient être dix fois plus riches q...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Yaounde_23102026.jpg" alt="Les passions africaines autour du Cameroun" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Les ressources en mati&egrave;res premi&egrave;res de l'Afrique sont si consid&eacute;rables que les citoyens de tr&egrave;s nombreux &Eacute;tats africains pourraient &ecirc;tre dix fois plus riches que les Europ&eacute;ens. Or, dans la r&eacute;alit&eacute;, c'est l'inverse qui se produit. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">La grande majorit&eacute; des gisements de minerais sont contr&ocirc;l&eacute;s par des multinationales occidentales. Rien que dans 37 pays au sud du Sahara, plus d'une centaine de soci&eacute;t&eacute;s cot&eacute;es &agrave; la Bourse de Londres exercent leurs activit&eacute;s. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">La plupart d'entre elles sont britanniques, am&eacute;ricaines et fran&ccedil;aises. Elles op&egrave;rent sur la base d'accords de concession. Il s'agit en substance d'une location de gisements qui permet aux &eacute;trangers de percevoir la rente principale de l'exploitation du sous-sol &mdash; jusqu'&agrave; 80-85 % de son volume total &mdash; sans assumer pour autant la moindre responsabilit&eacute; quant aux dommages excessifs caus&eacute;s &agrave; l'environnement et au non-respect des droits des populations locales. Il s'agit de fait d'un syst&egrave;me de n&eacute;ocolonialisme. Les pays du Nord global consid&egrave;rent l'Afrique exclusivement comme une source de ressources. C'est la politique typique de la m&eacute;tropole, qui ne pr&eacute;suppose a priori aucun partage &eacute;quitable des revenus et repose sur l'id&eacute;e que les colonies se contenteront amplement d'une r&eacute;mun&eacute;ration minimale.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Le Cameroun est l'un des pays les plus d&eacute;velopp&eacute;s de l'Afrique tropicale, avec une population d'environ 30 millions d'habitants. La population anglophone y est minoritaire &mdash; environ un cinqui&egrave;me de l'ensemble. Le pays a &eacute;t&eacute; constitu&eacute; en 1961 dans le cadre des fronti&egrave;res territoriales de l'ancienne colonie allemande, que l'Angleterre et la France se sont partag&eacute;e &agrave; l'issue de la Premi&egrave;re Guerre mondiale. En 1961, lors d'un r&eacute;f&eacute;rendum organis&eacute; sous l'&eacute;gide de l'ONU, le Cameroun britannique s'est vu offrir le choix entre le rattachement au Nigeria ou &agrave; la R&eacute;publique du Cameroun. Une situation &eacute;conomique plus favorable au Cameroun a favoris&eacute; le choix en sa faveur. La R&eacute;publique du Cameroun reste aujourd'hui encore un pays relativement stable. Et ce n'est pas seulement parce que, depuis 1982, un seul homme est &agrave; la t&ecirc;te de l'&Eacute;tat, Paul Biya.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Le Cameroun dispose d'importants gisements de p&eacute;trole, ce qui garantit le financement de projets de d&eacute;veloppement. Les conditions y sont acceptables pour l'Afrique &eacute;quatoriale en mati&egrave;re de d&eacute;veloppement agricole &mdash; ce n'est ni le Sahara ni les zones de s&eacute;cheresse totale du nord-est africain. Le niveau d'alphab&eacute;tisation de la population y est globalement &eacute;lev&eacute; &mdash; 70 %, l'un des plus hauts d'Afrique. Certes, le ch&ocirc;mage y est important, environ 30 % &mdash; mais c'est le fl&eacute;au de la plupart des pays africains &agrave; population en croissance rapide. D'ailleurs, la croissance &eacute;conomique devrait r&eacute;duire le ch&ocirc;mage, ce qui signifie que les causes de l'aggravation actuelle ne r&eacute;sident pas l&agrave;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Il est &eacute;vident que le Cameroun est une zone d'int&eacute;r&ecirc;ts pour la France, qui assure 75 % de son &eacute;lectricit&eacute; gr&acirc;ce aux centrales nucl&eacute;aires et utilise l'uranium sah&eacute;lien. Selon le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais E. Macron, les actions de la Russie sur le continent africain ne rel&egrave;vent pas d'une coop&eacute;ration ordinaire. Il s'agit d'une &laquo; pr&eacute;sence hybride &raquo;, men&eacute;e sous les slogans de &laquo; l'aide aux forces politiques affaiblies afin d'en tirer profit &raquo;. &laquo; La France fera tout pour que ce sch&eacute;ma ne se r&eacute;pande pas trop, car je ne crois pas qu'il soit bon pour les peuples africains &raquo;, d&eacute;clarait le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais lors de sa visite au Cameroun. Ainsi, en perdant ses positions sur le continent, l'Occident m&egrave;ne activement une activit&eacute; subversive cibl&eacute;e visant &agrave; discr&eacute;diter la Russie et les &Eacute;tats amis de l'Afrique, dans le but d'aggraver les relations bilat&eacute;rales.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Ce qui a particuli&egrave;rement alarm&eacute; Macron, c'est la visite &agrave; Moscou de Joseph Beti Assomo, ministre de la D&eacute;fense du Cameroun, lors de laquelle les parties ont sign&eacute; un accord dans le domaine de la d&eacute;fense et de la s&eacute;curit&eacute;. Apr&egrave;s cela, le ministre fran&ccedil;ais des Arm&eacute;es et d'autres repr&eacute;sentants officiels de Paris ont instamment souhait&eacute; rencontrer Assomo afin de lui faire part de leurs inqui&eacute;tudes concernant cet &laquo; adult&egrave;re politique &raquo;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">&Agrave; ce propos, la presse fran&ccedil;aise cite l'opinion de ses propres diplomates anonymes : &laquo; Ils (les Russes) visent le Cameroun, carrefour strat&eacute;gique avec un acc&egrave;s au golfe de Guin&eacute;e et &agrave; l'int&eacute;rieur de l'Afrique&hellip; Le Kremlin utilise le ministre de la D&eacute;fense du Cameroun et ses subordonn&eacute;s pour &eacute;tendre son influence. La Russie forme chaque ann&eacute;e de 100 &agrave; 150 de ses officiers et sous-officiers dans ses &eacute;coles militaires. Nous devons intensifier notre coop&eacute;ration militaire si nous ne voulons pas que Yaound&eacute; se retrouve dans l'orbite russe. &raquo;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Le pr&eacute;sident camerounais Paul Biya est longtemps rest&eacute; un partisan de Paris, ce qui ne convient pas &agrave; Londres. C'est de l&agrave; que proviennent les causes des sentiments s&eacute;paratistes dans la partie anglophone du pays.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">La crise qui a &eacute;clat&eacute; dans le Cameroun anglophone devrait &ecirc;tre examin&eacute;e non seulement sous l'angle des probl&egrave;mes internes de ce pays africain, mais aussi du point de vue de la convergence d'int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;trangers. Ce pays est important pour les Anglo-Saxons, car il pr&eacute;tend au r&ocirc;le de l'un des leaders du continent africain au XXIe si&egrave;cle. Les Am&eacute;ricains sont tr&egrave;s pr&eacute;occup&eacute;s par la progression active de la Chine au Cameroun, principal exportateur du p&eacute;trole camerounais.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Sur le territoire du Cameroun se heurtent les int&eacute;r&ecirc;ts globaux des &Eacute;tats-Unis et de la Chine, qui promeut de la mani&egrave;re la plus active son expansion &eacute;conomique en Afrique et, il y a quelques ann&eacute;es, a annul&eacute; une grande partie de la dette du Cameroun en &eacute;change du renforcement de ses positions.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Pour Washington, l'orientation d'un pays africain aussi important vers P&eacute;kin est inacceptable. La confirmation indirecte de la trace am&eacute;ricaine est &eacute;galement l'activation sur le territoire camerounais des terroristes de &laquo; Boko Haram &raquo; &mdash; la branche africaine de l'&Eacute;tat islamique. La situation dans le pays est d&eacute;stabilis&eacute;e, des conditions pr&eacute;alables sont cr&eacute;&eacute;es pour un changement de pouvoir ou, du moins, pour le passage du conflit &agrave; une phase prolong&eacute;e.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Il est &eacute;vident que la question du statut de la langue est utilis&eacute;e dans le but de d&eacute;stabiliser le pays par les forces terroristes djihadistes de &laquo; Boko Haram &raquo;. L'une des cons&eacute;quences de la croissance de l'influence de l'islam radical au Cameroun est le ralliement de Camerounais, inspir&eacute;s par les appels &agrave; la &laquo; purification de l'islam &raquo; et &agrave; l'instauration des lois de la charia, &agrave; ce groupe arm&eacute; islamiste. Comme dans d'autres pays africains, la radicalisation de l'islam s'accompagne de l'activation de l'activit&eacute; terroriste, ce qui conduit &agrave; l'aggravation de la situation politique int&eacute;rieure, &agrave; la croissance du nombre de r&eacute;fugi&eacute;s, &agrave; la d&eacute;t&eacute;rioration de la situation socio-&eacute;conomique de la population, etc.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Ont &eacute;t&eacute; soumis &agrave; des attaques visant &agrave; la destruction compl&egrave;te de l'&Eacute;tat la Somalie, la Guin&eacute;e-Bissau, la R&eacute;publique centrafricaine, la R&eacute;publique du Soudan du Sud. La Jamahiriya libyenne a &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement d&eacute;truite. On observe une tactique de &laquo; d&eacute;coupage &raquo; de territoires &eacute;chappant au contr&ocirc;le du centre &eacute;tatique au Mali, au Niger, au Tchad, au Nigeria. Plusieurs dizaines d'organisations s&eacute;paratistes op&egrave;rent sur le continent africain, visant &agrave; cr&eacute;er des pseudo-&Eacute;tats ind&eacute;pendants.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Dire que la vie de la population anglophone du Cameroun est insupportable serait une grande exag&eacute;ration. Le gouvernement prend des mesures consid&eacute;rables pour assurer le bilinguisme. Les deux langues sont officielles, tous les documents gouvernementaux sont publi&eacute;s dans les deux langues. Six des huit universit&eacute;s du pays sont enti&egrave;rement bilingues. Il s'agit simplement d'un sc&eacute;nario visant &agrave; affaiblir et &agrave; saper les capacit&eacute;s de croissance d'un concurrent potentiel.</span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 13:24:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Yaounde_23102026.jpg" type="image/jpeg" length="12301" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/economie/cameroun-ou-va-largent-de-letat</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>En dix ans, le budget de l’État du Cameroun a plus que doublé,
passant de 3746,6 milliards FCFA en 2015 à 8816,4 milliards FCFA en
2026. Mais, alors que ces chi...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Louis_Marie_Kakdeu_13102026.jpg" alt="Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>En dix ans, le budget de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun a plus que doubl&eacute;, passant de 3746,6 milliards FCFA en 2015 &agrave; 8816,4 milliards FCFA en 2026. Mais, alors que ces chiffres donnent l'impression d'une trajectoire ascendante de la puissance publique, une interrogation fondamentale demeure chez les citoyens : o&ugrave; va r&eacute;ellement ces milliards ?</p>
<p>L&rsquo;examen attentif des lois de r&egrave;glement (documents arr&ecirc;tant d&eacute;finitivement l&rsquo;ex&eacute;cution des budgets vot&eacute;s &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale) et des rapports d'&eacute;valuation du FMI et de la Banque mondiale livre un constat sans &eacute;quivoque : les arbitrages financiers de la derni&egrave;re d&eacute;cennie ont &eacute;t&eacute; domin&eacute;s par le poids de la dette publique, du fonctionnement institutionnel et des d&eacute;tournements des deniers publics, au d&eacute;triment de l'investissement productif et des d&eacute;penses sociales.</p>
<p><strong>1. Le service de la dette est le premier poste budg&eacute;taire du pays&nbsp;</strong></p>
<p>L'argent public sert d'abord &agrave; rembourser les dettes. En 2024 seulement, le service de la dette publique repr&eacute;sentait &agrave; lui seul 24% de l'ensemble des d&eacute;penses ordonnanc&eacute;es de l&rsquo;&Eacute;tat (avec plus de 1 600 milliards FCFA ex&eacute;cut&eacute;s sur une pr&eacute;vision de 2 252 milliards FCFA). Il faut dire que la dette publique est pass&eacute;e de moins de 25% du PIB en 2015 &agrave; plus de 43% du PIB en 2024, ce qui asphyxie l&rsquo;&eacute;conomie. Les rapports d'&eacute;valuation du FMI soulignent un risque &eacute;lev&eacute; de surendettement, qui contraint l'&Eacute;tat &agrave; consacrer pr&egrave;s de 1 franc CFA sur 4 uniquement au paiement du principal et des int&eacute;r&ecirc;ts de sa dette.</p>
<p><strong>2. Fonctionnement et masse salariale</strong></p>
<p>En 2024, les d&eacute;penses de personnel atteignaient 1490,5 milliards FCFA, soit 22,6% des d&eacute;penses ordonnanc&eacute;es. Sur dix ans, la masse salariale de la fonction publique a progress&eacute; de plus de 60%, alors que l&rsquo;Etat ne produisait pas proportionnellement la croissance.</p>
<p>Pire, la consommation de biens et services et les charges de fonctionnement des minist&egrave;res et autres institutions repr&eacute;sentent un bloc structurel d'environ 25% des budgets annuels, caract&eacute;ris&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement par des impay&eacute;s et une accumulation de restes &agrave; payer (comme en t&eacute;moigne la dette locative de l'&Eacute;tat).</p>
<p><strong>3. Les d&eacute;tournement de deniers publics en hausse</strong></p>
<p>Si le rapport annuel de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), pour l'exercice 2025, ne pr&eacute;sente qu&rsquo;un pr&eacute;judice financier subi par l'&Eacute;tat de 6,2 milliards FCFA, c&rsquo;est parce qu&rsquo;au fil du temps, l&rsquo;on ne poursuit plus grand monde en justice ! La CONAC ne travaille que sur des cas signal&eacute; et/ou enr&ocirc;l&eacute;s ! Les d&eacute;tournements trac&eacute;s et poursuivis par la justice et les organes de contr&ocirc;le repr&eacute;sentent moins de 2% du budget consolid&eacute;. Or, dans la r&eacute;alit&eacute;, lorsque l&rsquo;on regarde le rapport des bailleurs de fonds, la part r&eacute;elle et syst&eacute;mique des d&eacute;tournements &agrave; travers des m&eacute;canismes de surfacturation, gaspillage, fraude, ex&eacute;cutions fictives, absent&eacute;isme pay&eacute; (fonctionnaires fictifs), virements d&eacute;rogatoires hors budget, est d&rsquo;environ 15% de la valeur r&eacute;elle du budget national annuel. Sauf que la corruption est devenue une normalit&eacute; au Cameroun. L'un des sujets les plus discut&eacute;s dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI sur le <strong>Cameroun</strong> porte sur les &laquo; subventions &raquo; aux produits p&eacute;troliers. Entre 2015 et 2023, cela a co&ucirc;t&eacute; plus de 2000 milliards FCFA au Tr&eacute;sor public. L&rsquo;on appelle cela subvention alors que dans la structure des prix du litre de carburant, c&rsquo;est le consommateur qui paie.</p>
<p>O&ugrave; part cet argent ? C&rsquo;est aussi le consommateur qui paie la (re)construction de la SONARA, sauf que le budget annonc&eacute; a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; r&eacute;colt&eacute; plusieurs fois sans suite ! Pire, les rapports d'&eacute;valuation des bailleurs de fonds estiment que les d&eacute;tournements repr&eacute;sentent une perte d'efficacit&eacute; atteignant 30% du Budget d'Investissement Public (BIP). Sur la d&eacute;cennie, cela &eacute;quivaut &agrave; un manque &agrave; gagner r&eacute;el allant jusqu&rsquo;&agrave; 4000 milliards FCFA sur la r&eacute;alisation des infrastructures (routes, &eacute;coles, h&ocirc;pitaux). L'op&eacute;ration de comptage physique des personnels de l'&Eacute;tat (COPPE) a r&eacute;v&eacute;l&eacute; sur la d&eacute;cennie des dizaines de milliers d'agents publics fictifs ou en situation d'irr&eacute;gularit&eacute;.</p>
<p>Les r&eacute;mun&eacute;rations indues vers&eacute;es et rattrap&eacute;es repr&eacute;sentaient jusqu&rsquo;&agrave; 600 milliards FCFA sur la d&eacute;cennie, soit environ 4% de la masse salariale publique. Plus grave, l'audit approfondi men&eacute; sur les chapitres 65 (interventions de fonctionnement) et 94 (interventions en investissement) sur la d&eacute;cennie a mis en lumi&egrave;re l'&eacute;vaporation de pr&egrave;s de 1000 milliards FCFA au profit d'entreprises &eacute;crans ou pour des interventions d&eacute;pourvues de justificatifs probants. Mais, comme j&rsquo;ai dit, l&rsquo;op&eacute;ration &eacute;pervier s&rsquo;est av&eacute;r&eacute;e politique et &agrave; t&ecirc;te chercheuse.</p>
<p><strong>4. Les soldes engag&eacute;es non d&eacute;caiss&eacute;es</strong></p>
<p>L&rsquo;une des critiques r&eacute;currentes formul&eacute;es par l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale lors des d&eacute;bats sur les lois de r&egrave;glement concerne le taux d'ex&eacute;cution des d&eacute;penses en capital (BIP). L&rsquo;on a toujours parl&eacute; d&rsquo;une sous-consommation chronique du budget et des emprunts. Sur la d&eacute;cennie, la part des SEND (Soldes Engag&eacute;s Non D&eacute;caiss&eacute;s) s'est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e particuli&egrave;rement &eacute;lev&eacute;e, allant jusqu&rsquo;&agrave; 70% du budget annuel global (soit environ les deux tiers du budget de l'&Eacute;tat), et repr&eacute;sentant pr&egrave;s de 15% du PIB. Les encours de SEND (pr&ecirc;ts ext&eacute;rieurs sign&eacute;s avec les Partenaires Techniques et Financiers - PTF, mais non encore d&eacute;caiss&eacute;s) ont fortement grimp&eacute; sous l'effet de l'accumulation des conventions de financement.</p>
<p>En 2025, ils ont atteint le niveau critique de 5100 milliards FCFA, soit l'&eacute;quivalent de pr&egrave;s de 70% de l'ensemble des ressources et charges budg&eacute;tis&eacute;es de l'exercice. Le co&ucirc;t d'opportunit&eacute; et les commissions d'immobilisation sont importants. Le Cameroun subit le syndrome de la faible capacit&eacute; d'absorption alors qu&rsquo;il faut seulement travailler &agrave; r&eacute;soudre les probl&egrave;mes d'ex&eacute;cution qui sont : la faible maturit&eacute; des projets, les retards dans les proc&eacute;dures d'expropriation, les lenteurs des d&eacute;caissements et la complexit&eacute; des proc&eacute;dures de passation des march&eacute;s publics.</p>
<p>En r&eacute;capitulant les dix derni&egrave;res ann&eacute;es d&rsquo;ex&eacute;cution budg&eacute;taire au Cameroun, l&rsquo;on note qu&rsquo;environ 15% seulement de l&rsquo;argent public a &eacute;t&eacute; consacr&eacute; au financement des routes, h&ocirc;pitaux, &eacute;coles, r&eacute;seaux &eacute;lectriques, etc. L'enjeu central pour la gestion des finances publiques camerounaises ne r&eacute;side plus seulement dans la capacit&eacute; &agrave; collecter des recettes ou &agrave; emprunter, mais dans la qualit&eacute; de la d&eacute;pense. Sans une restructuration audacieuse qui accorde la priorit&eacute; absolue aux investissements g&eacute;n&eacute;rateurs de croissance, l'argent de l'&Eacute;tat continuera principalement de financer son propre fonctionnement et le remboursement de ses dettes.</p>
<p><em>Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD &amp; HDR</em><br><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National du SDF</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 10:25:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Louis Marie Kakdeu</author>
                                                    <category>ECONOMIE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Louis_Marie_Kakdeu_13102026.jpg" type="image/jpeg" length="2869" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Royaume-Uni - Premier League : Nottingham Forest en déplacement à Ipswich Town    ]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/sport/royaume-uni-premier-league-nottingham-forest-en-deplacement-a-ipswich-town</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Deux clubs aux débuts moins satisfaisants

Le PORTMAN ROAD STADIUM à IPSWICH sera sur les projeteurs des fans
des deux clubs avec une opposition d’envergure en...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Nottingham23.jpg" alt="Royaume-Uni - Premier League : Nottingham Forest en déplacement à Ipswich Town    " width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/sport/royaume-uni-premier-league-nottingham-forest-en-deplacement-a-ipswich-town</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif; mso-ansi-language: FR-MC; mso-bidi-font-weight: bold;">Deux clubs aux d&eacute;buts moins satisfaisants</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Le PORTMAN ROAD STADIUM &agrave; IPSWICH sera sur les projeteurs des fans des deux clubs avec une opposition d&rsquo;envergure en ce d&eacute;but de comp&eacute;tition &agrave; travers un spectacle attrayant avec une affiche int&eacute;ressante lors de la rencontre avanc&eacute;e comptant pour la 8<sup>&egrave;me</sup> journ&eacute;e en </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%;"><a href="https://supergooal.cm/fr/pari/football/angleterre/premier-league?leagueIds=80"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">PREMIER LEAGUE</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Une rencontre &agrave; enjeu pour les deux clubs qui se donneront &agrave; c&oelig;ur joie sur le terrain. Un match qui portera de bons fruits au vu des formations en concurrence et surtout de l&rsquo;enjeu de cette rencontre. Le leader des <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Paris sportifs<span style="color: red;"> </span></strong>vous recommande de vivre de bons moments &agrave; travers </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%;"><a href="https://a.supergooal.cm/c/KRsVPJ"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">Supergooal</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">&nbsp;!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 107%;" align="center"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%;"><a href="https://a.supergooal.cm/c/KRsVPJ"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT&nbsp;!!!</span></strong></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">La valeur d&rsquo;un homme tient dans sa capacit&eacute; &agrave; donner et non &agrave; recevoir. Avec <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Supergooal</strong> tout est possible et rien n&rsquo;est impossible pour vous en ce moment.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif; mso-ansi-language: FR-MC;">Une victoire qui aura son impact au classement</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif; mso-ansi-language: FR-MC;">L&rsquo;heure sera encore au jeu avec une affiche mettant aux prises</span><span lang="FR-MC" style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"> </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%;"><a href="https://supergooal.cm/fr/pari/football/angleterre/premier-league/ipswich-town-nottingham-forest/19850071"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">IPSWICH TOWN &ndash; NOTTINGHAM FOREST</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"> afin de se mettre dans les meilleures conditions dans cette autre sortie et donner un signal fort pour se positionner au classement. Un match qui s&rsquo;annonce plaisant au regard de l&rsquo;enjeu de cette rencontre entre deux formations qui esp&egrave;rent se donner les moyens pour engranger des points. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">NOTTINGHAM FOREST dix-huiti&egrave;me et premier rel&eacute;gable au classement avec sa cote de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">2.20</strong></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">, se donnera les moyens pour aller prendre le dessus sur son adversaire afin d&rsquo;avoir un bon r&eacute;sultat qui lui fera du bien au classement et sortir du gouffre. Les poulains de OLIVIER GLASNER se donneront &agrave; fond sur le terrain pour aller r&eacute;ussir &agrave; faire face &agrave; l&rsquo;adversit&eacute; &agrave; travers un r&eacute;sultat satisfaisant et esp&eacute;rer se donner une nouvelle &egrave;re au classement. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">&nbsp;</span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Mais il faudra faire attention &agrave; IPSWICH TOWN dixi&egrave;me au classement et &agrave; domicile avec sa cote de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">3.04</strong> viendra sans pression lors de ce match afin de donner le meilleur de lui sur son terrain &agrave; travers une meilleure performance et ainsi esp&eacute;rer r&eacute;aliser une belle surprise en cette autre rencontre face &agrave; un adversaire pour les meilleures places. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de d&eacute;montrer tout son savoir-faire en se surpassant devant son public afin de triompher avec un r&eacute;sultat satisfaisant. Une mission certes difficile mais pas impossible pour les hommes de GARRY O&rsquo;NEIL qui devront se montrer capables de faire un meilleur match devant une formation &agrave; leur hauteur et pourquoi ne pas r&eacute;aliser un exploit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Pour cette 30<sup>&egrave;me</sup> opposition entre les deux clubs toute comp&eacute;tition confondue avec 13 victoires pour NOTTINGHAM FOREST contre 06 victoires pour IPSWICH TOWN et 10 matchs nuls, il faudra s&rsquo;attendre &agrave; une v&eacute;ritable bataille sur le terrain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Supergooal- pariez peu, gagnez gros&nbsp;!</span></strong><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Suivez-nous sur </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%;"><a href="https://shorturl.at/GeUfD"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">WhatsApp</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;"> pour recevoir en avance les meilleures cotes, infos et astuces quotidiennes</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Jouez toujours de mani&egrave;re raisonn&eacute;e, mod&eacute;r&eacute;e et ma&icirc;tris&eacute;e. Les offres de paris et jeux en ligne de Supergooal sont accessibles et strictement r&eacute;serv&eacute;es aux personnes &acirc;g&eacute;es de 21 ans et plus</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 107%;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">Mots-cl&eacute;s</span></strong><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">&nbsp;: </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%;"><a href="https://a.supergooal.cm/c/KRsVPJ"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">Supergooal</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">, </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%;"><a href="https://a.supergooal.cm/c/KRsVPJ"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">Inscription</span></strong></a></span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Verdana',sans-serif;">, </span><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%;"><a href="https://supergooal.cm/fr/pari/football/angleterre/premier-league/ipswich-town-nottingham-forest/19850071"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Verdana',sans-serif; color: red;">NOTTINGHAM FOREST</span></strong></a></span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 07:28:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SPORT</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Nottingham23.jpg" type="image/jpeg" length="1602" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Biya convoque Beti Assomo : l’affaire Zogo rattrape le Mindef]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/serail/cameroun-biya-convoque-beti-assomo-laffaire-zogo-rattrape-le-mindef</link>
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                    <p>Paul Biya a demandé des explications à Joseph Beti Assomo sur ses
contacts présumés dans l’affaire Martinez Zogo. Coulisses d’une
convocation qui secoue le somm...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Beti-Assomo221026500.webp" alt="Cameroun - Biya convoque Beti Assomo : l’affaire Zogo rattrape le Mindef" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Biya a demand&eacute; des explications &agrave; Joseph Beti Assomo sur ses contacts pr&eacute;sum&eacute;s dans l&rsquo;affaire Martinez Zogo. Coulisses d&rsquo;une convocation qui secoue le sommet de l&rsquo;&Eacute;tat.&nbsp;</p>
<p>Deux enregistrements audio, un contact direct avec Jean-Pierre Amougou Belinga et des consignes pr&eacute;sidentielles : l&rsquo;affaire Martinez Zogo vient de rattraper le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la D&eacute;fense.</p>
<p>Le ministre est arriv&eacute;. Il est reparti avec des consignes. Ce qu&rsquo;il a dit dans l&rsquo;intervalle, personne ne le publiera jamais mot pour mot. Mais les questions, elles, sont connues : pourquoi le nom de Beti Assomo appara&icirc;t-il dans des &eacute;changes t&eacute;l&eacute;phoniques li&eacute;s au dossier Zogo ? Pourquoi a-t-il cherch&eacute; &agrave; joindre, sans interm&eacute;diaire, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires incarc&eacute;r&eacute; Jean-Pierre Amougou Belinga ? Et pourquoi a-t-il fallu que Paul Biya lui ordonne, noir sur blanc, de ne plus toucher au dossier ?</p>
<h2>Une convocation qui n&rsquo;a rien d&rsquo;une routine</h2>
<p>Au palais d&rsquo;Etoudi, les convocations de ministres ne sont jamais anodines. Celle de Joseph Beti Assomo, en d&eacute;but de semaine, l&rsquo;est encore moins. Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la D&eacute;fense a &eacute;t&eacute; entendu par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat en personne. Pas un &eacute;missaire. Pas un conseiller. Paul Biya lui-m&ecirc;me.</p>
<p>Le motif officiel n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; publi&eacute;. Mais plusieurs sources concordantes, dont le magazine Jeune Afrique, indiquent que l&rsquo;explication a port&eacute; sur l&rsquo;affaire Martinez Zogo. Le journaliste avait &eacute;t&eacute; enlev&eacute; le 17 janvier 2023 &agrave; Yaound&eacute;, avant que son corps mutil&eacute; ne soit retrouv&eacute; cinq jours plus tard &agrave; Ebogo III. Trois ans plus tard, son dossier continue de remonter vers les plus hautes sph&egrave;res de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas le proc&egrave;s qui a chang&eacute; la donne. C&rsquo;est ce qui circule &agrave; c&ocirc;t&eacute;.</p>
<h2>Deux enregistrements, une m&ecirc;me question : qui parle &agrave; qui ?</h2>
<p>Le premier enregistrement dure un peu plus de onze minutes. On y entend le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, t&eacute;moin cl&eacute; dans l&rsquo;affaire, s&rsquo;entretenir avec Martin Savom, lui-m&ecirc;me poursuivi dans le dossier.</p>
<p>L&rsquo;officier y confie son inqui&eacute;tude. Il dit ne pas avoir dormi depuis qu&rsquo;on lui a rapport&eacute; que &laquo; le vieux &raquo; &mdash; le surnom du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh &mdash; &eacute;tait f&acirc;ch&eacute; contre lui. Il redoute d&rsquo;&ecirc;tre cit&eacute; comme t&eacute;moin, rapporte Jeune Afrique, qui ne pr&eacute;cise pas avoir &eacute;tabli l&rsquo;authenticit&eacute; de l&rsquo;enregistrement.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me &eacute;change, Martin Savom &eacute;voque des d&eacute;marches en vue d&rsquo;une lib&eacute;ration. Il rapporte les propos qu&rsquo;aurait tenus &laquo; le ministre &raquo; de la D&eacute;fense : il attendrait la fin des auditions des t&eacute;moins. Jeune Afrique identifie ce ministre comme &eacute;tant Joseph Beti Assomo. Mais le magazine pr&eacute;cise qu&rsquo;il s&rsquo;agit de propos rapport&eacute;s dans l&rsquo;enregistrement, non v&eacute;rifi&eacute;s.</p>
<p>Le second enregistrement est un message vocal. Alain Ekassi, pr&eacute;sent&eacute; comme un agent des renseignements, s&rsquo;adresse &agrave; Martin Savom. Il lui reproche de l&rsquo;avoir sollicit&eacute; &agrave; plusieurs reprises. Il se dit &eacute;tranger aux &laquo; histoires &raquo; dans lesquelles on aurait voulu l&rsquo;impliquer. Le c&oelig;ur du message : la disparition d&rsquo;un document qu&rsquo;il affirme avoir d&eacute;pos&eacute; &agrave; la l&eacute;gion de gendarmerie du Centre. Ce document portait sur un versement de 15 milliards de F CFA. Ekassi accuse Martin Savom et le colonel Jean-Pierre Otoulou, qui a conduit l&rsquo;enqu&ecirc;te, de l&rsquo;avoir fait dispara&icirc;tre. La juge d&rsquo;instruction aurait demand&eacute; &agrave; plusieurs reprises o&ugrave; se trouvait ce document.</p>
<p>Ces accusations n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; v&eacute;rifi&eacute;es par la justice. Jeune Afrique ne dit pas non plus avoir confirm&eacute; ce point aupr&egrave;s de la magistrate.</p>
<p>Reste une question, la seule qui compte pour le palais : pourquoi le nom du ministre de la D&eacute;fense revient-il dans ces &eacute;changes ?</p>
<h2>Le contact qui a fait basculer la semaine</h2>
<p>Selon les informations de Jeune Afrique, Joseph Beti Assomo serait entr&eacute; en contact, sans interm&eacute;diaire, avec Jean-Pierre Amougou Belinga. L&rsquo;homme d&rsquo;affaires est incarc&eacute;r&eacute; depuis 2023 dans le cadre de l&rsquo;affaire Martinez Zogo. Le magazine ne pr&eacute;cise ni la date ni la nature de ce contact.</p>
<p>C&rsquo;est ce point qui aurait d&eacute;clench&eacute; la convocation. Paul Biya aurait enjoint &agrave; son ministre de ne pas interf&eacute;rer dans la proc&eacute;dure. Des consignes fermes auraient &eacute;galement &eacute;t&eacute; donn&eacute;es sur le traitement du dossier Ayissi Nanga : lib&eacute;rer l&rsquo;officier sans d&eacute;lai et suivre le cours normal des auditions.</p>
<p>L&rsquo;officier avait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Yaound&eacute; le 18 octobre 2026, avant d&rsquo;&ecirc;tre rel&acirc;ch&eacute;. Quelques jours plus t&ocirc;t, il s&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l&rsquo;improviste au tribunal militaire, en plein proc&egrave;s, pour demander &agrave; t&eacute;moigner en urgence. Il affirmait que sa vie &eacute;tait en danger.</p>
<h2>Derri&egrave;re Zogo, une guerre de clans au sommet</h2>
<p>La convocation de Beti Assomo ne se comprend pas sans le contexte des rivalit&eacute;s qui structurent l&rsquo;appareil d&rsquo;&Eacute;tat camerounais. Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la D&eacute;fense et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, ne s&rsquo;entendent plus. Jeune Afrique rapporte que Ngoh Ngoh aurait envisag&eacute; de proposer au chef de l&rsquo;&Eacute;tat de remplacer Beti Assomo par Galax Yves Landry Etoga, actuel secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense charg&eacute; de la gendarmerie nationale, lors d&rsquo;un prochain remaniement.</p>
<p>Les rapports entre Etoga et Beti Assomo se sont tendus en 2026. En juin, le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; a suspendu la d&eacute;l&eacute;gation de signature dont disposait le secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat, &agrave; la suite de d&eacute;saccords sur les affectations dans la gendarmerie.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une querelle de personnes. C&rsquo;est une lutte pour le contr&ocirc;le de l&rsquo;appareil s&eacute;curitaire. Et l&rsquo;affaire Zogo en est devenue le terrain.</p>
<h2>Ce que le proc&egrave;s a d&eacute;j&agrave; dit</h2>
<p>Le proc&egrave;s devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; se poursuit. Le 1er juin 2026, des images de torture de Martinez Zogo ont &eacute;t&eacute; projet&eacute;es pour la premi&egrave;re fois. La salle &eacute;tait sid&eacute;r&eacute;e. Des avocats ont quitt&eacute; l&rsquo;audience.</p>
<p>Le 22 juin, un expert en cybercriminalit&eacute;, Jean-Pierre Eloumou, a livr&eacute; un t&eacute;moignage qui a fait sensation. L&rsquo;exploitation du t&eacute;l&eacute;phone de la victime a permis de constater que Martinez Zogo &eacute;tait un informateur du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, et du directeur adjoint du cabinet civil, Oswald Baboke. Selon l&rsquo;expert, le journaliste alimentait ces deux personnalit&eacute;s en accusations de d&eacute;tournements de fonds visant Jean-Pierre Amougou Belinga.</p>
<p>L&rsquo;expertise ne dit pas si Ngoh Ngoh ou Baboke &eacute;taient impliqu&eacute;s dans la mort du journaliste. Mais leur nom est d&eacute;sormais cit&eacute; dans le dossier.</p>
<h2>Ce qui n&rsquo;est pas confirm&eacute;</h2>
<p>Il faut le dire clairement.</p>
<p>L&rsquo;authenticit&eacute; des deux enregistrements n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &eacute;tablie par Jeune Afrique, et nous ne sommes pas en mesure de la v&eacute;rifier. Les propos de Martin Savom sur &laquo; le ministre &raquo; sont des propos rapport&eacute;s, pas des constatations judiciaires. L&rsquo;accusation d&rsquo;Alain Ekassi contre Martin Savom et le colonel Otoulou rel&egrave;ve de ses d&eacute;clarations, pas d&rsquo;un jugement. Le contact entre Beti Assomo et Amougou Belinga est pr&eacute;sum&eacute; : ni sa date ni sa nature n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;es.</p>
<p>Ce que l&rsquo;on sait avec certitude : Paul Biya a convoqu&eacute; son ministre de la D&eacute;fense. Le reste est une bataille d&rsquo;interpr&eacute;tations.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Paul Biya a-t-il convoqu&eacute; Joseph Beti Assomo ?</strong><br>Parce que le nom du ministre appara&icirc;t dans des &eacute;changes li&eacute;s &agrave; l&rsquo;affaire Martinez Zogo, et parce qu&rsquo;il aurait cherch&eacute; &agrave; contacter directement Jean-Pierre Amougou Belinga, l&rsquo;un des principaux accus&eacute;s.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le document de 15 milliards de F CFA ?</strong><br>Selon Alain Ekassi, il s&rsquo;agit d&rsquo;une d&eacute;nonciation d&eacute;pos&eacute;e &agrave; la l&eacute;gion de gendarmerie du Centre, portant sur un versement de 15 milliards de F CFA. Ce document aurait disparu. Jeune Afrique ne pr&eacute;cise ni l&rsquo;origine ni la destination de cette somme.</p>
<p><strong>Joseph Beti Assomo va-t-il &ecirc;tre remplac&eacute; ?</strong><br>Aucune d&eacute;cision n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Mais Ferdinand Ngoh Ngoh aurait envisag&eacute; de proposer Galax Yves Landry Etoga pour le remplacer lors d&rsquo;un prochain remaniement.</p>
<p><strong>Le proc&egrave;s Zogo est-il termin&eacute; ?</strong><br>Non. Le proc&egrave;s devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; se poursuit. Plusieurs audiences ont &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;es. Aucun verdict n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendu &agrave; ce jour.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 17:48:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Le calendrier électoral est devenu un secret d’État au Cameroun !]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/le-calendrier-electoral-est-devenu-un-secret-detat-au-cameroun</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le 25 mars 2026, le mandat des Députés a été, une deuxième fois,
prorogé jusqu’au 20 décembre 2026.

L'article 15 alinéa 4 de la Constitution du CAMEROUN dispos...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Abdouraman-Hamadou-Babba050224500.jpg" alt="Le calendrier électoral est devenu un secret d’État au Cameroun !" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/le-calendrier-electoral-est-devenu-un-secret-detat-au-cameroun</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 mars 2026, le mandat des D&eacute;put&eacute;s a &eacute;t&eacute;, une deuxi&egrave;me fois, prorog&eacute; jusqu&rsquo;au 20 d&eacute;cembre 2026.</p>
<p>L'article 15 alin&eacute;a 4 de la Constitution du <strong>Cameroun</strong> disposant notamment qu&rsquo;en cas de prorogation du mandat des D&eacute;put&eacute;s, &laquo; l&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;une nouvelle Assembl&eacute;e a lieu quarante (40) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus apr&egrave;s l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de prorogation ou d&rsquo;abr&egrave;gement de mandat &raquo;, les prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives doivent se tenir au cours de la p&eacute;riode allant du <strong>30 janvier au 19 avril 2027</strong>.</p>
<p>Le 4 mai 2026, le mandat des Conseillers Municipaux a &eacute;t&eacute;, une deuxi&egrave;me fois, prorog&eacute; jusqu&rsquo;au 28 f&eacute;vrier 2027.</p>
<p>L&rsquo;article 169 alin&eacute;a 3 du Code &Eacute;lectoral disposant que &laquo; l&rsquo;&eacute;lection a lieu au plus tard vingt (20) jours avant l&rsquo;expiration du mandat des conseillers municipaux &raquo;, les prochaines &eacute;lections municipales doivent se tenir au plus tard le 8 f&eacute;vrier 2027.</p>
<p>En l&rsquo;&eacute;tat actuel, si les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales doivent se tenir &agrave; la m&ecirc;me date, elles doivent se tenir dans la p&eacute;riode allant du 30 janvier au 8 f&eacute;vrier 2027. Ce qui signifie que le corps &eacute;lectoral doit &ecirc;tre convoqu&eacute; dans la p&eacute;riode allant du <strong>2 au 9 novembre 2026</strong>&hellip;</p>
<p><strong>Pass&eacute; le 9 novembre 2026 &agrave; minui</strong>t, il n&rsquo;y aura donc d&rsquo;autre choix que de proroger une troisi&egrave;me fois le mandat des Conseillers Municipaux&hellip;</p>
<p>Comme cela d&eacute;coule de tout ce qui pr&eacute;c&egrave;de, l&rsquo;on voit bien que le calendrier &eacute;lectoral, qui est un secret d&rsquo;&Eacute;tat au Cameroun, est utilis&eacute; par le pouvoir en place comme une arme pour d&eacute;stabiliser l&rsquo;opposition (la vraie).</p>
<p>Tous les Partisans du Changement qui veulent &ecirc;tre candidats &agrave; ces &eacute;lections doivent donc appr&ecirc;ter leurs dossiers au plus tard le vendredi 30 octobre 2026, afin d&rsquo;&eacute;viter de faire face &agrave; certains obstacles qui seront dress&eacute;s par l&rsquo;administration publique, une fois le corps &eacute;lectoral convoqu&eacute;&hellip;</p>
<p>Pour des raisons strat&eacute;giques, concernant les Partisans du Changement, les op&eacute;rations finales d&rsquo;investitures et les accords politiques finaux ne doivent se faire que dans la p&eacute;riode de 15 jours qui suivront la convocation du corps &eacute;lectoral, au moment o&ugrave; le parti au pouvoir sera en train de faire face &agrave; ses propres d&eacute;mons et n&rsquo;aura ni le temps ni la force de s&rsquo;occuper de nous&hellip;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 17:21:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Abdouraman Hamadou Babba</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Université de Yaoundé I: La conférence de la sénatrice PUENE Françoise dit « MAMY NYANGA&quot; annulée]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-universite-de-yaounde-i-la-conference-de-la-senatrice-puene-francoise-dit-mamy-nyanga-annulee</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Doyen de la Faculté des Sciences de l'Éducation avait annoncé en
grande pompe une conférence de la Sénatrice Françoise Puene, alias
Mamy Nyanga, ce jeudi 22...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Francoise_Puene23052024.jpg" alt="Cameroun - Université de Yaoundé I: La conférence de la sénatrice PUENE Françoise dit « MAMY NYANGA&quot; annulée" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-universite-de-yaounde-i-la-conference-de-la-senatrice-puene-francoise-dit-mamy-nyanga-annulee</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Doyen de la Facult&eacute; des Sciences de l'&Eacute;ducation avait annonc&eacute; en grande pompe une conf&eacute;rence de la S&eacute;natrice Fran&ccedil;oise Puene, alias Mamy Nyanga, ce jeudi 22 octobre &agrave; l'amphi 225. Il vient juste d'annoncer par voie de communiqu&eacute; de presse que&nbsp; ladite conf&eacute;rence a &eacute;t&eacute; annul&eacute;e.</p>
<p>Th&egrave;me annonc&eacute; &nbsp;<em>"Leadership entrepreneuriat et r&eacute;ussite sociale"</em> et MBA obtenu en Pologne &agrave; l'appui, l'&eacute;v&eacute;nement faisait d&eacute;j&agrave; pol&eacute;mique.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Cameroun3/Conference_Puene_Middle06.jfif" alt="" width="450" height="691"></p>
<p>Revirement &agrave; quelques heures du rendez-vous : le m&ecirc;me Doyen publie un nouveau communiqu&eacute; pour annoncer le report pur et simple de la conf&eacute;rence.</p>
<p>Selon nos informations, il aurait re&ccedil;u des instructions fermes de sa hi&eacute;rarchie pour annuler. Le titre attribu&eacute; &agrave; la conf&eacute;renci&egrave;re serait au c&oelig;ur de la pol&eacute;mique.</p>
<p>Nous y reviendrons</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 13:41:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Olivier Berhuse</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Francoise_Puene23052024.jpg" type="image/jpeg" length="11792" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Douala 5è : Ibrahim Hoballah honoré après la réalisation d’une route de 700 millions de FCFA]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-douala-5e-ibrahim-hoballah-honore-apres-la-realisation-dune-route-de-700-millions-de-fcfa</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Réalisée par la municipalité et l’entreprise MDC, dirigée par
Ibrahim Hoballah, cette infrastructure vise à améliorer la mobilité
des populations. L’entrepreneu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ibrahim_Hoballah_22102026.jpg" alt="Cameroun - Douala 5è : Ibrahim Hoballah honoré après la réalisation d’une route de 700 millions de FCFA" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-douala-5e-ibrahim-hoballah-honore-apres-la-realisation-dune-route-de-700-millions-de-fcfa</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>R&eacute;alis&eacute;e par la municipalit&eacute; et l&rsquo;entreprise MDC, dirig&eacute;e par Ibrahim Hoballah, cette infrastructure vise &agrave; am&eacute;liorer la mobilit&eacute; des populations. L&rsquo;entrepreneur, install&eacute; au Cameroun depuis pr&egrave;s de 35 ans, a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; au rang de citoyen d&rsquo;honneur de Douala 5e.</p>
<p>Un kilom&egrave;tre de route pour un investissement de 700 millions de FCFA. &Agrave; Douala 5e, cette nouvelle infrastructure, fruit d&rsquo;un partenariat entre la commune dirig&eacute;e par le maire Richard Mfeungwang et l&rsquo;entreprise MDC, marque une &eacute;tape dans l&rsquo;am&eacute;nagement urbain. Au-del&agrave; de l&rsquo;ouvrage, elle illustre la contribution que le secteur priv&eacute; peut apporter aux projets d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t collectif.</p>
<p>Dans une m&eacute;tropole confront&eacute;e &agrave; une urbanisation soutenue, l&rsquo;am&eacute;lioration des voies de circulation demeure un enjeu majeur. Cette route doit faciliter les d&eacute;placements, renforcer l&rsquo;accessibilit&eacute; des zones desservies et soutenir les activit&eacute;s &eacute;conomiques locales.</p>
<p>Pour la municipalit&eacute;, cette collaboration constitue une r&eacute;ponse aux besoins croissants en &eacute;quipements urbains, notamment en mati&egrave;re de voirie et d&rsquo;assainissement. Elle t&eacute;moigne &eacute;galement de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des partenariats public-priv&eacute; pour accompagner les efforts de d&eacute;veloppement local.</p>
<p><strong>Ibrahim Hoballah, entre r&eacute;ussite entrepreneuriale et engagement communautaire</strong></p>
<p>Install&eacute; au Cameroun depuis pr&egrave;s de 35 ans, Ibrahim Hoballah, dirigeant de MDC, a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; au rang de citoyen d&rsquo;honneur de Douala 5e, selon les informations communiqu&eacute;es lors de la c&eacute;r&eacute;monie. Cette distinction salue son implication dans une initiative pr&eacute;sent&eacute;e comme une contribution au d&eacute;veloppement de la commune.</p>
<p>Pour Aly Juma'a, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Hoka Industrie, la r&eacute;ussite entrepreneuriale prend tout son sens lorsqu&rsquo;elle b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement &agrave; la communaut&eacute;.</p>
<p><em>&laquo; Je pense que r&eacute;ussir au Cameroun, c&rsquo;est bien. Monsieur Hoballah s&rsquo;est install&eacute; au Cameroun il y a presque 35 ans. Il a &eacute;t&eacute; accueilli comme chez lui, sur une terre b&eacute;nie. Il a r&eacute;ussi et je pense que la plus belle fa&ccedil;on de prouver sa r&eacute;ussite, c&rsquo;est de contribuer au bien-&ecirc;tre social et au bien de la communaut&eacute; &raquo;</em>, a-t-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<p>&Eacute;voquant l&rsquo;accueil re&ccedil;u par l&rsquo;entrepreneur et l&rsquo;accompagnement de la municipalit&eacute;, il a exprim&eacute; sa confiance dans la poursuite de cet engagement : <em>&laquo; Ce n&rsquo;est que normal de faire ce qu&rsquo;il va faire et je pense que le meilleur reste encore &agrave; venir. &raquo;</em></p>
<p>Ces propos soulignent une conception de l&rsquo;entrepreneuriat qui associe performance &eacute;conomique et participation au d&eacute;veloppement territorial.</p>
<p><strong>La durabilit&eacute;, prochain d&eacute;fi du projet</strong></p>
<p>Apr&egrave;s l&rsquo;inauguration, l&rsquo;enjeu sera de garantir la qualit&eacute; et la long&eacute;vit&eacute; de l&rsquo;ouvrage. La r&eacute;sistance de la chauss&eacute;e, la gestion des eaux de ruissellement et l&rsquo;entretien r&eacute;gulier seront essentiels pour pr&eacute;server l&rsquo;investissement consenti.</p>
<p>L&rsquo;impact du projet devra aussi &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute; &agrave; travers des r&eacute;sultats concrets : am&eacute;lioration des conditions de circulation, r&eacute;duction des contraintes de d&eacute;placement et meilleur acc&egrave;s aux quartiers concern&eacute;s. Si cette voie peut contribuer au dynamisme local, elle ne saurait toutefois r&eacute;soudre, &agrave; elle seule, les difficult&eacute;s structurelles de mobilit&eacute; de Douala.</p>
<p>La municipalit&eacute; et MDC affichent leur volont&eacute; de poursuivre leur coop&eacute;ration &agrave; travers d&rsquo;autres r&eacute;alisations. La concr&eacute;tisation de ces projets permettra de mesurer la port&eacute;e de leur engagement et leur capacit&eacute; &agrave; r&eacute;pondre durablement aux attentes des habitants.</p>
<p>Avec cette infrastructure d&rsquo;un kilom&egrave;tre, la Commune d&rsquo;arrondissement de Douala 5e et son partenaire priv&eacute; misent sur la voirie de proximit&eacute; comme levier de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social. La suite d&eacute;pendra de la qualit&eacute; des ouvrages livr&eacute;s, de leur entretien et de la continuit&eacute; des initiatives engag&eacute;es.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 10:54:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Léandre Ndzié</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ibrahim_Hoballah_22102026.jpg" type="image/jpeg" length="10656" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Libye : 15 ans après Kadhafi, le chaos a gagné]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/libye-15-ans-apres-kadhafi-le-chaos-a-gagne</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Quinze ans après la mort de Kadhafi, la Libye reste divisée, le
Sahel ravagé et l’ONU paralysée. Ce que la guerre de 2011 a
vraiment semé.

20 octobre 2011. Mou...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Mouammar-kadhafi221026500.webp" alt="Libye : 15 ans après Kadhafi, le chaos a gagné" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/libye-15-ans-apres-kadhafi-le-chaos-a-gagne</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Quinze ans apr&egrave;s la mort de Kadhafi, la Libye reste divis&eacute;e, le Sahel ravag&eacute; et l&rsquo;ONU paralys&eacute;e. Ce que la guerre de 2011 a vraiment sem&eacute;.</p>
<p>20 octobre 2011. Mouammar Kadhafi est captur&eacute; &agrave; Syrte, puis tu&eacute;. Quelques jours plus t&ocirc;t, Hillary Clinton, alors secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat am&eacute;ricaine, r&eacute;sumait l&rsquo;affaire d&rsquo;une phrase, en riant : &laquo; We came, we saw, he died. &raquo; Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort.</p>
<p>Quinze ans plus tard, la Libye n&rsquo;est toujours pas un &Eacute;tat. Le Sahel a pay&eacute; la facture. La M&eacute;diterran&eacute;e s&rsquo;est referm&eacute;e sur les migrants. Et au Conseil de s&eacute;curit&eacute;, la confiance n&rsquo;est jamais revenue.</p>
<p>Ce texte est une tribune. Il ne pr&eacute;tend pas &agrave; la neutralit&eacute;. Mais il s&rsquo;appuie sur des faits document&eacute;s, des d&eacute;clarations publiques et des rapports parlementaires. Libre &agrave; chacun d&rsquo;en tirer d&rsquo;autres conclusions.</p>
<h2>Syrte, 20 octobre 2011 : le troph&eacute;e</h2>
<p>Kadhafi est mort dans un foss&eacute;, &agrave; Syrte, apr&egrave;s quarante-deux ans de pouvoir. Les images de son corps ont fait le tour du monde en quelques heures.</p>
<p>Ce jour-l&agrave;, une partie de la classe politique occidentale a parl&eacute; de victoire. Pas de justice. De victoire.</p>
<p>Le mandat onusien, lui, parlait de protection des civils. La r&eacute;solution 1973 autorisait &laquo; toutes les mesures n&eacute;cessaires &raquo; pour prot&eacute;ger les populations. Elle ne mentionnait pas le changement de r&eacute;gime. Elle ne mentionnait pas non plus la mort du dirigeant libyen.</p>
<p>Le reste appartient &agrave; l&rsquo;histoire. Et &agrave; la justice, qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; saisie.</p>
<h2>Le jour d&rsquo;apr&egrave;s n&rsquo;avait pas de plan</h2>
<p>Barack Obama l&rsquo;a reconnu en 2016 : sa &laquo; pire erreur &raquo; a probablement &eacute;t&eacute; de ne pas pr&eacute;parer le jour d&rsquo;apr&egrave;s en Libye.</p>
<p>Il a fallu cinq ans pour l&rsquo;entendre. Et encore cinq pour que le Parlement britannique, dans un rapport de la commission des affaires &eacute;trang&egrave;res, reconnaisse les erreurs de l&rsquo;intervention de 2011.</p>
<p>Cinq ans, puis dix. C&rsquo;est le rythme de la responsabilit&eacute; occidentale : toujours apr&egrave;s.</p>
<p>Sur le terrain, les Libyens ont d&eacute;couvert autre chose que la d&eacute;mocratie. Les milices n&rsquo;ont pas rendu leurs armes aux institutions. Elles ont soumis les institutions &agrave; leurs canons.</p>
<p>Le r&eacute;sultat tient en trois mots : coupures, p&eacute;nuries, inflation. Dans un pays qui flotte sur le p&eacute;trole, l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; manque et le carburant se fait rare. Le pouvoir d&rsquo;achat s&rsquo;est effondr&eacute;. Les services publics ne fonctionnent plus.</p>
<p>Quinze ans plus tard, aucun d&eacute;compte consensuel des pertes civiles libyennes n&rsquo;existe. Ni &agrave; l&rsquo;ONU, ni &agrave; l&rsquo;OTAN. Personne ne l&rsquo;a demand&eacute;.</p>
<h2>Le Sahel paie la facture des arsenaux ouverts</h2>
<p>Les verrous des arsenaux de Kadhafi ont saut&eacute; en 2011. Armes et combattants ont franchi les fronti&egrave;res.</p>
<p>Au Mali, la crise de 2012 a suivi presque m&eacute;caniquement. D&egrave;s janvier 2012, les Nations unies alertaient sur la prolif&eacute;ration des armes, l&rsquo;essor des trafics et du terrorisme dans la bande sah&eacute;lo-saharienne. Les avertissements n&rsquo;ont pas manqu&eacute;.</p>
<p>En janvier 2013, la France intervenait au Mali. Elle combattait ceux qu&rsquo;elle avait contribu&eacute; &agrave; armer deux ans plus t&ocirc;t.</p>
<p>Sergue&iuml; Lavrov a racont&eacute; la sc&egrave;ne. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, Laurent Fabius, ministre fran&ccedil;ais des Affaires &eacute;trang&egrave;res, lui aurait demand&eacute; le soutien de la Russie au Conseil de s&eacute;curit&eacute;. Lavrov lui aurait rappel&eacute; : &laquo; Vous allez affronter les m&ecirc;mes personnes que vous avez arm&eacute;es en Libye contre Kadhafi. &raquo; R&eacute;ponse de Fabius, en riant : &laquo; C&rsquo;est la vie. &raquo;</p>
<p>C&rsquo;est la vie. Pour les Sah&eacute;liens, cela s&rsquo;est traduit par des centaines de milliers de morts. Les chiffres varient selon les sources et les p&eacute;riodes. Mais les ordres de grandeur, eux, ne se discutent plus.</p>
<h2>M&eacute;diterran&eacute;e : les milices sont devenues partenaires</h2>
<p>La Libye faisait vivre des dizaines de milliers de travailleurs africains. Elle est devenue un pi&egrave;ge pour ceux qui la traversent.</p>
<p>Son effondrement a tari des revenus, d&eacute;sorganis&eacute; les &eacute;changes, compromis les investissements par lesquels Kadhafi entretenait son influence en Afrique. Pour retenir les d&eacute;parts vers l&rsquo;Europe, des &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE ont trouv&eacute; des partenaires parmi les hommes en armes.</p>
<p>Les milices avaient un march&eacute;. Elles ont trouv&eacute; des clients.</p>
<p>Les trafics se portent bien : ran&ccedil;ons, travail forc&eacute;, vente de migrants, drogue. Le rapport entre les gardes-c&ocirc;tes libyens financ&eacute;s par l&rsquo;Italie et les r&eacute;seaux de passeurs a &eacute;t&eacute; document&eacute; par plusieurs enqu&ecirc;tes journalistiques et ONG. Il n&rsquo;a jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;un d&eacute;menti officiel s&eacute;rieux.</p>
<h2>&Agrave; l&rsquo;ONU, la confiance ne s&rsquo;est jamais r&eacute;tablie</h2>
<p>Moscou et P&eacute;kin s&rsquo;&eacute;taient abstenus sur la r&eacute;solution 1973. Ils avaient accept&eacute; la protection des civils. Pas la chute de Kadhafi.</p>
<p>Le mandat d&eacute;tourn&eacute;, ils ont jur&eacute; qu&rsquo;on ne les y reprendrait plus. Quinze ans apr&egrave;s, cette d&eacute;fiance paralyse toujours le Conseil de s&eacute;curit&eacute;. Sur la Syrie, sur le Soudan, sur Gaza, sur l&rsquo;Ukraine.</p>
<p>La &laquo; responsabilit&eacute; de prot&eacute;ger &raquo;, consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;ONU en 2005 pour pr&eacute;venir les crimes de masse, avait nourri rapports, colloques et promesses. En Libye, ses promoteurs en ont fait l&rsquo;instrument d&rsquo;un changement de r&eacute;gime. Ils ont discr&eacute;dit&eacute; ce qu&rsquo;ils pr&eacute;tendaient consacrer.</p>
<p>C&rsquo;est peut-&ecirc;tre le dommage le plus durable de cette guerre. Pas seulement les morts. La possibilit&eacute; m&ecirc;me, pour l&rsquo;ONU, d&rsquo;intervenir encore.</p>
<h2>Ceux qui avaient pr&eacute;venu n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; &eacute;cout&eacute;s</h2>
<p>Rony Brauman, ancien pr&eacute;sident de M&eacute;decins sans fronti&egrave;res, avait contest&eacute; d&egrave;s 2011 les r&eacute;cits qui justifiaient l&rsquo;urgence de la guerre. Il demandait des preuves lorsque les certitudes tenaient lieu d&rsquo;arguments.</p>
<p>Au lendemain de la mort de Kadhafi, il d&eacute;non&ccedil;ait une dangereuse &laquo; revanche sur l&rsquo;Irak &raquo;. Il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; entendu.</p>
<p>Les regrets d&rsquo;Obama et le r&eacute;quisitoire parlementaire britannique sont venus cinq ans plus tard. Cinq ans trop tard. L&rsquo;humanitaire avait parl&eacute; lorsque le d&eacute;sastre pouvait encore &ecirc;tre emp&ecirc;ch&eacute;.</p>
<p>Les d&eacute;cideurs ont fait mine de ne rien entendre. Depuis, ils n&rsquo;ont gu&egrave;re eu &agrave; s&rsquo;en expliquer.</p>
<h2>La justice passe pour les comptes de campagne</h2>
<p>Dans le dossier Sarkozy, des millions soup&ccedil;onn&eacute;s d&rsquo;avoir financ&eacute; une campagne ont mobilis&eacute; enqu&ecirc;teurs, magistrats et m&eacute;dias pendant des ann&eacute;es.</p>
<p>La d&eacute;cision de faire la guerre, le d&eacute;tournement du mandat de protection et les centaines de milliers de morts au Sahel n&rsquo;ont pas suscit&eacute; la m&ecirc;me exigence.</p>
<p>Les comptes de campagne ont leurs juges, leurs audiences, leurs verdicts. Pour les familles des victimes de cette guerre, la justice n&rsquo;a toujours pas trouv&eacute; de date.</p>
<p>Quinze ans apr&egrave;s, un fait nouveau est venu s&rsquo;ajouter au dossier. Le 20 octobre 2026, selon l&rsquo;auteure de cette tribune, le Parlement de l&rsquo;Est libyen, dans le camp du mar&eacute;chal Haftar, a approuv&eacute; l&rsquo;accord maritime sign&eacute; en 2019 entre Ankara et Tripoli un accord auquel il s&rsquo;opposait jusqu&rsquo;ici.</p>
<p>Ce revirement renforcerait les pr&eacute;tentions turques en M&eacute;diterran&eacute;e orientale et raviverait les tensions avec la Gr&egrave;ce et l&rsquo;Union europ&eacute;enne. Au sein m&ecirc;me de l&rsquo;OTAN, les alli&eacute;s se d&eacute;chirent.</p>
<p>Le sort des Libyens, lui, attendra. Il avait pourtant servi &agrave; justifier la guerre.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi la Libye est-elle toujours divis&eacute;e en 2026 ?</strong><br>Parce que la chute du r&eacute;gime de Kadhafi en 2011 n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; suivie d&rsquo;un processus politique. Les milices ont conserv&eacute; leurs armes, deux gouvernements rivaux se disputent le pouvoir, et les puissances &eacute;trang&egrave;res soutiennent chacune un camp.</p>
<p><strong>Combien de morts la guerre de Libye a-t-elle caus&eacute;s ?</strong><br>Il n&rsquo;existe aucun d&eacute;compte consensuel des pertes civiles libyennes entre 2011 et 2012. Les estimations varient fortement selon les sources. Aucune enqu&ecirc;te internationale n&rsquo;a &eacute;t&eacute; ouverte pour &eacute;tablir un bilan officiel.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que la &laquo; responsabilit&eacute; de prot&eacute;ger &raquo; et pourquoi est-elle contest&eacute;e ?</strong><br>C&rsquo;est un principe adopt&eacute; par l&rsquo;ONU en 2005 pour pr&eacute;venir les crimes de masse. En Libye, la r&eacute;solution 1973 l&rsquo;a autoris&eacute;e pour prot&eacute;ger les civils. Plusieurs &Eacute;tats, dont la Russie et la Chine, estiment que le mandat a &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute; au profit d&rsquo;un changement de r&eacute;gime.</p>
<p><strong>Pourquoi la mort de Kadhafi a-t-elle d&eacute;stabilis&eacute; le Sahel ?</strong><br>Parce que les arsenaux libyens ont &eacute;t&eacute; pill&eacute;s en 2011. Armes et combattants ont gagn&eacute; le Mali, le Niger et le Tchad, renfor&ccedil;ant les r&eacute;bellions et les groupes djihadistes. La crise malienne de 2012 en est la cons&eacute;quence directe la plus document&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 02:15:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[États-Unis - Trump à Zelensky : “Conclus un accord, ou ça ira mal”]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/monde-pouvoirs/geopolitique/etats-unis-trump-a-zelensky-conclus-un-accord-ou-ca-ira-mal</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Trump presse Zelensky de conclure la paix. Witkoff a vu Poutine 3h à
Saint-Pétersbourg. Kremlin juge les propositions “sans
substance”. Ce qui se joue.

À Oslo,...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Zelensky-Trump131026500.webp" alt="États-Unis - Trump à Zelensky : “Conclus un accord, ou ça ira mal”" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/monde-pouvoirs/geopolitique/etats-unis-trump-a-zelensky-conclus-un-accord-ou-ca-ira-mal</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Trump presse Zelensky de conclure la paix. Witkoff a vu Poutine 3h &agrave; Saint-P&eacute;tersbourg. Kremlin juge les propositions &ldquo;sans substance&rdquo;. Ce qui se joue.</p>
<p>&Agrave; Oslo, Zelensky a pr&eacute;sent&eacute; des garanties de s&eacute;curit&eacute; de type Article 5. &Agrave; Saint-P&eacute;tersbourg, le Kremlin a r&eacute;pondu que cela ne contenait &ldquo;pas grand-chose&rdquo;.</p>
<p>Donald Trump a exhort&eacute; Zelensky &agrave; &ldquo;conclure un accord&rdquo; avec la Russie. Quelques heures plus t&ocirc;t, son envoy&eacute; Steve Witkoff quittait Oslo, o&ugrave; il avait rencontr&eacute; le pr&eacute;sident ukrainien et des responsables europ&eacute;ens. Mercredi, Witkoff s&rsquo;est assis face &agrave; Vladimir Poutine au palais Konstantinovsky, &agrave; Saint-P&eacute;tersbourg. Trois heures de discussions.</p>
<p>Le message am&eacute;ricain est direct. &ldquo;S&rsquo;ils ne parviennent pas &agrave; un accord, la situation ne fera qu&rsquo;empirer&rdquo;, a pr&eacute;venu Trump. Il a aussi critiqu&eacute; Zelensky, sugg&eacute;rant son remplacement comme n&eacute;gociateur en chef de l&rsquo;Ukraine.</p>
<p>Mais derri&egrave;re l&rsquo;annonce, une r&eacute;alit&eacute; plus rugueuse. Le Kremlin a jug&eacute; les propositions ukrainiennes et europ&eacute;ennes &ldquo;sans substance&rdquo;. Et pendant que Witkoff n&eacute;gociait, Poutine a lib&eacute;r&eacute; un Am&eacute;ricain et &eacute;voqu&eacute; des livraisons de diesel.</p>
<p>La paix, ou un march&eacute; ?</p>
<h2>Oslo, l&rsquo;illusion des garanties</h2>
<p>Zelensky est arriv&eacute; &agrave; Oslo avec un document. Il en est reparti avec des promesses.</p>
<p>&ldquo;Nous sommes pr&ecirc;ts &agrave; n&eacute;gocier&rdquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, avant de pr&eacute;ciser le contenu des discussions : garanties de s&eacute;curit&eacute;, Article 5 de l&rsquo;OTAN, option d&rsquo;un &ldquo;Article 5 all&eacute;g&eacute;&rdquo;, diff&eacute;rents formats de cessez-le-feu.</p>
<p>Sur le papier, c&rsquo;est une avanc&eacute;e. Pour la premi&egrave;re fois depuis des mois, Kiev accepte de discuter de garanties de s&eacute;curit&eacute; sans adh&eacute;sion pleine et enti&egrave;re &agrave; l&rsquo;Alliance atlantique. Une concession que Zelensky refusait jusqu&rsquo;ici.</p>
<p>Mais un &ldquo;Article 5 all&eacute;g&eacute;&rdquo; n&rsquo;est pas l&rsquo;Article 5. La diff&eacute;rence n&rsquo;est pas s&eacute;mantique. Elle est militaire. Et Moscou l&rsquo;a tout de suite compris.</p>
<h2>Saint-P&eacute;tersbourg, le mur</h2>
<p>Witkoff a atterri &agrave; Saint-P&eacute;tersbourg mercredi matin. Il a &eacute;t&eacute; accueilli par Kirill Dmitriev, l&rsquo;homme des affaires &eacute;conomiques du Kremlin. Poutine l&rsquo;attendait au palais Konstantinovsky.</p>
<p>La rencontre a dur&eacute; environ trois heures. &Agrave; l&rsquo;issue, le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, a livr&eacute; une &eacute;valuation glaciale : les propositions transmises par Witkoff &ldquo;ne comportent pas grand-chose&rdquo;.</p>
<p>Le Kremlin s&rsquo;est dit &ldquo;en principe&rdquo; pr&ecirc;t &agrave; reprendre les discussions trilat&eacute;rales &agrave; la mi-novembre. Mais &agrave; ses conditions. Et ces conditions n&rsquo;ont pas chang&eacute; : un retrait ukrainien complet du Donetsk, que Kiev contr&ocirc;le encore partiellement.</p>
<p>Zelensky a toujours qualifi&eacute; cela de capitulation. Il n&rsquo;a pas chang&eacute; d&rsquo;avis.</p>
<h2>L&rsquo;Europe &eacute;cart&eacute;e, l&rsquo;Europe inqui&egrave;te</h2>
<p>Le d&eacute;bat sur la paix en Ukraine se d&eacute;roule d&eacute;sormais &agrave; trois : Washington, Moscou, Kiev. L&rsquo;Europe n&rsquo;est plus &agrave; la table.</p>
<p>Et cela ne passe pas. &ldquo;De nombreux gouvernements europ&eacute;ens sont m&eacute;contents de la d&eacute;cision de Trump de les exclure de ses discussions avec Poutine&rdquo;, rapporte un diplomate europ&eacute;en cit&eacute; par Tasnim.</p>
<p>Le Financial Times a r&eacute;v&eacute;l&eacute; que les Europ&eacute;ens envisagent d&eacute;sormais deux options pour peser sur les n&eacute;gociations : geler le conflit sur la ligne de front actuelle en &eacute;change d&rsquo;une garantie que l&rsquo;Ukraine n&rsquo;adh&eacute;rera jamais &agrave; l&rsquo;OTAN, ou pousser Kiev &agrave; c&eacute;der le reste du Donbass tout en rejoignant l&rsquo;Alliance.</p>
<blockquote>
<p>&ldquo;Les Europ&eacute;ens sont beaucoup moins confiants que Poutine soit pr&ecirc;t &agrave; accepter l&rsquo;une ou l&rsquo;autre&rdquo;, note le FT. &ldquo;Mais ils pensent qu&rsquo;il est important de commencer &agrave; parler directement aux Russes&rdquo;.</p>
</blockquote>
<p>En clair : l&rsquo;Europe ne croit plus &agrave; la m&eacute;diation am&eacute;ricaine. Mais elle n&rsquo;a pas les moyens de la contourner.</p>
<h2>Le diesel et le prisonnier : les vraies monnaies de l&rsquo;&eacute;change</h2>
<p>La visite de Witkoff ne s&rsquo;est pas limit&eacute;e &agrave; l&rsquo;Ukraine.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;ouverture des discussions, Poutine a annonc&eacute; la lib&eacute;ration de Stephen Hubbard, un Am&eacute;ricain d&eacute;tenu en Russie depuis 2024. Witkoff a remerci&eacute; Poutine, le qualifiant m&ecirc;me de &ldquo;philanthrope&rdquo;, selon plusieurs m&eacute;dias. Trump a salu&eacute; la lib&eacute;ration sur Truth Social, pr&eacute;cisant qu&rsquo;&ldquo;aucun &eacute;change n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaire&rdquo;.</p>
<p>Mais le geste s&rsquo;inscrit dans un contexte plus large. Washington et Moscou ont conclu un accord sur le diesel. La Russie doit livrer 300 000 tonnes d&egrave;s octobre, puis jusqu&rsquo;&agrave; un million de tonnes en d&eacute;cembre. Le premier tanker de 40 000 tonnes devait partir jeudi.</p>
<p>Pourquoi ? Les prix du carburant p&egrave;sent sur la campagne de Trump avant les midterms du 3 novembre. Et pour obtenir ce diesel, Washington a accept&eacute; de discuter avec Poutine. Zelensky, lui, a critiqu&eacute; cet accord. Trump a r&eacute;pliqu&eacute; en r&eacute;clamant son d&eacute;part.</p>
<p>La paix et le diesel sont devenus les deux faces d&rsquo;une m&ecirc;me n&eacute;gociation.</p>
<h2>Ce que &ldquo;Article 5 all&eacute;g&eacute;&rdquo; veut dire</h2>
<p>Zelensky a &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis : le document transmis &agrave; Poutine contenait &ldquo;plusieurs types de garanties de s&eacute;curit&eacute;&rdquo;. L&rsquo;option d&rsquo;un &ldquo;Article 5 all&eacute;g&eacute;&rdquo; est sur la table.</p>
<p>Concr&egrave;tement, cela pourrait signifier un engagement de consultation et d&rsquo;assistance en cas d&rsquo;attaque, sans la clause d&rsquo;automaticit&eacute; militaire de l&rsquo;Article 5. Une garantie politique, pas une garantie militaire.</p>
<p>Pour Kiev, c&rsquo;est mieux que rien. Pour Moscou, c&rsquo;est encore trop. Le Kremlin veut un retrait du Donetsk. Pas des garanties de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>Et pour l&rsquo;Europe, c&rsquo;est un aveu : l&rsquo;Ukraine ne rejoindra pas l&rsquo;OTAN de sit&ocirc;t. Une perspective que Paris et Berlin repoussent depuis 2008, mais que la r&eacute;alit&eacute; militaire rend de plus en plus difficile &agrave; ignorer.</p>
<p>Les discussions trilat&eacute;rales pourraient reprendre &agrave; la mi-novembre. Le Kremlin dit y &ecirc;tre pr&ecirc;t. Witkoff a &eacute;voqu&eacute; un &ldquo;momentum&rdquo; pour la paix. Zelensky a affirm&eacute; qu&rsquo;il recevrait une r&eacute;ponse &ldquo;dans un d&eacute;lai d&rsquo;un jour&rdquo;.</p>
<p>Mais les faits sont t&ecirc;tus. Poutine n&rsquo;a pas boug&eacute; sur le Donetsk. Trump n&rsquo;a pas lev&eacute; la pression sur Zelensky. Et l&rsquo;Europe regarde, impuissante, un accord se dessiner sans elle.</p>
<p>Une question reste ouverte : Trump veut-il la paix, ou veut-il un accord avant les midterms ? La r&eacute;ponse d&eacute;terminera si les trois heures de Saint-P&eacute;tersbourg &eacute;taient un pas vers la fin de la guerre, ou un simple &eacute;pisode dans une n&eacute;gociation commerciale.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Trump fait-il pression sur Zelensky ?</strong><br>Trump veut un accord de paix avant les &eacute;lections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Il lie aussi la fin de la guerre &agrave; un accord &eacute;conomique sur le diesel russe, qui doit faire baisser les prix du carburant aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;&ldquo;Article 5 all&eacute;g&eacute;&rdquo; propos&eacute; &agrave; l&rsquo;Ukraine ?</strong><br>C&rsquo;est une garantie de s&eacute;curit&eacute; de type OTAN, sans la clause d&rsquo;intervention militaire automatique. Elle offrirait &agrave; l&rsquo;Ukraine une protection politique et des consultations en cas d&rsquo;attaque, mais pas l&rsquo;engagement de l&rsquo;Article 5 pleine et enti&egrave;re.</p>
<p><strong>Pourquoi le Kremlin juge-t-il les propositions &ldquo;sans substance&rdquo; ?</strong><br>Parce que la Russie exige toujours un retrait ukrainien complet du Donetsk comme condition pr&eacute;alable &agrave; un cessez-le-feu. Les garanties de s&eacute;curit&eacute; propos&eacute;es par Kiev et l&rsquo;Europe ne r&eacute;pondent pas &agrave; cette exigence.</p>
<p><strong>O&ugrave; en sont les n&eacute;gociations de paix en Ukraine ?</strong><br>Witkoff a rencontr&eacute; Zelensky &agrave; Oslo le 20 octobre, puis Poutine &agrave; Saint-P&eacute;tersbourg le 21. Le Kremlin s&rsquo;est dit pr&ecirc;t &agrave; reprendre les discussions trilat&eacute;rales &agrave; la mi-novembre, mais aucun accord n&rsquo;a &eacute;t&eacute; sign&eacute;.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 01:32:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>GéOPOLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - 10 MW de plus dans le Nord : ce que ça change vraiment]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/economie/cameroun-10-mw-de-plus-dans-le-nord-ce-que-ca-change-vraiment</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>SOCADEL investit 9,4 milliards FCFA pour 10 MW thermiques à Garoua,
Maroua et Ngaoundéré. Ce que ça change pour les coupures au Nord.

Douze groupes électrogène...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Generateur221026500.webp" alt="Cameroun - 10 MW de plus dans le Nord : ce que ça change vraiment" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/economie/cameroun-10-mw-de-plus-dans-le-nord-ce-que-ca-change-vraiment</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>SOCADEL investit 9,4 milliards FCFA pour 10 MW thermiques &agrave; Garoua, Maroua et Ngaound&eacute;r&eacute;. Ce que &ccedil;a change pour les coupures au Nord.</p>
<p>Douze groupes &eacute;lectrog&egrave;nes, 10 MW, 9,4 milliards. Dans le Grand Nord, la r&eacute;ponse thermique de SOCADEL arrive alors que Lagdo ne suffit plus.</p>
<p>Garoua, Maroua, Ngaound&eacute;r&eacute;. Douze groupes &eacute;lectrog&egrave;nes. 10 m&eacute;gawatts. 9,4 milliards de FCFA. SOCADEL a lanc&eacute; le 4 octobre 2026 un appel d'offres pour installer ces capacit&eacute;s thermiques dans le R&eacute;seau interconnect&eacute; Nord (RIN), selon les documents publi&eacute;s par l'ARMP.</p>
<p>Sur le papier, le compte est simple. Six groupes &agrave; Djamboutou (Garoua) pour 5 MW. Quatre &agrave; Maroua pour 3 MW. Deux &agrave; Ngaound&eacute;r&eacute; pour 2 MW.</p>
<p>Mais dans le Grand Nord, l'&eacute;lectricit&eacute; ne se r&eacute;sume jamais &agrave; une addition de m&eacute;gawatts. Elle se mesure en heures sans courant, en groupes qui tombent en panne faute de gasoil, en barrage qui ne remplit pas.</p>
<p>Et la question que personne ne pose vraiment : ces 10 MW suffiront-ils &agrave; changer quelque chose ?</p>
<h2>Le Nord, ce r&eacute;seau qui tient sur un barrage</h2>
<p>Le RIN couvre l'Adamaoua, le Nord et l'Extr&ecirc;me-Nord. Sa colonne vert&eacute;brale, c'est Lagdo. 72 MW install&eacute;s sur la B&eacute;nou&eacute;.</p>
<p>Pendant des ann&eacute;es, Lagdo a suffi. Jusqu'en 2015. Cette ann&eacute;e-l&agrave;, la centrale couvrait encore la demande du r&eacute;seau. Puis la consommation a pris le dessus.</p>
<p>Les chiffres racontent mieux que les communiqu&eacute;s. Entre 2015 et 2025, le nombre de clients basse tension raccord&eacute;s au RIN est pass&eacute; de 135 947 &agrave; 247 773. Une hausse de 82,3 % en dix ans. Dans le m&ecirc;me temps, la capacit&eacute; de production du r&eacute;seau a presque doubl&eacute;, de 76 MW &agrave; environ 173 MW, selon les donn&eacute;es d'Eneo.</p>
<p>Le thermique a pouss&eacute;. Le solaire aussi, avec deux parcs de 15 MW &agrave; Guider et Maroua. Mais l'offre n'a jamais vraiment rattrap&eacute; la demande.</p>
<p>La raison est m&eacute;canique. Lagdo d&eacute;pend de la pluie. Le thermique d&eacute;pend du carburant. Les deux ont leurs saisons, leurs limites, leurs trous.</p>
<h2>9,4 milliards, 12 groupes, et une proc&eacute;dure d'urgence</h2>
<p>L'appel d'offres de SOCADEL ne laisse pas de place au doute sur l'urgence. La proc&eacute;dure est engag&eacute;e en urgence. Le d&eacute;lai maximal pour fournir, installer et mettre en service les groupes est de cinq mois &agrave; compter de la notification de l'ordre de service.</p>
<p>Sur les 9,36 milliards de FCFA pr&eacute;vus, 8,59 milliards financent l'achat et l'installation des groupes et des &eacute;quipements de raccordement. Le g&eacute;nie civil repr&eacute;sente 417,4 millions. Les syst&egrave;mes de refroidissement et de protection incendie, 357,8 millions.</p>
<p>Douze groupes conteneuris&eacute;s de 1 500 kVA chacun. Du standard, du connu. Cummins pour Djamboutou, Maroua et Ngaound&eacute;r&eacute;. Caterpillar pour Kousseri, dans un autre march&eacute; de pi&egrave;ces d&eacute;tach&eacute;es.</p>
<p>Un additif rectificatif a repouss&eacute; le d&eacute;p&ocirc;t et l'ouverture des offres au 30 octobre 2026. Aucune date de mise en service n'est encore arr&ecirc;t&eacute;e dans l'avis.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre la direction de la communication de SOCADEL pour pr&eacute;ciser le calendrier op&eacute;rationnel. Sans r&eacute;ponse au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<h2>Le vrai march&eacute; : 52,6 milliards pour faire tourner l'existant</h2>
<p>Les 10 MW ne sont que la partie visible. Le m&ecirc;me mois, SOCADEL a lanc&eacute; deux appels d'offres d'un co&ucirc;t cumul&eacute; de 52,622 milliards de FCFA TTC pour approvisionner ses centrales thermiques en fioul lourd et en gasoil.</p>
<p>36,7 milliards pour le HFO 3500, destin&eacute; &agrave; Limb&eacute;, Dibamba, Oyomabang et Logbaba. 15,9 milliards pour le gasoil, r&eacute;parti sur 29 centrales.</p>
<p>Le lot le plus lourd du gasoil concerne Djamboutou, Guider, Kousseri et Maroua : 9,519 milliards, soit 59,8 % du budget gasoil.</p>
<p>Autrement dit : avant m&ecirc;me de parler des 10 MW &agrave; venir, il faut d&eacute;j&agrave; financer le carburant de ce qui existe. Et sur ce terrain, les fournisseurs doivent avancer les livraisons sans acompte de SOCADEL.</p>
<p>La question du financement de l'exploitation reste ouverte. SOCADEL a mandat&eacute; la General Bank of Cameroon en juillet 2026 pour structurer une lev&eacute;e de 60 milliards de FCFA sur le march&eacute; bancaire. Le besoin de tr&eacute;sorerie n'est pas une abstraction.</p>
<h2>Ce que 10 MW ne r&egrave;glent pas</h2>
<p>La demande du RIN cro&icirc;t. Les donn&eacute;es d'Eneo et les projections de l'ARSEL situent la progression autour de 7 &agrave; 8 % par an sur le r&eacute;seau nord. Dans un syst&egrave;me qui fr&ocirc;le d&eacute;j&agrave; la saturation en pointe, 10 MW, c'est un peu plus de deux mois de croissance de la demande.</p>
<p>Et la pointe, elle, ne se g&egrave;re pas avec des moyennes. Elle se g&egrave;re heure par heure.</p>
<p>En janvier 2026, Eneo a planifi&eacute; des coupures de 8 heures &agrave; 18 heures &agrave; Garoua et dans plusieurs quartiers de Ngaound&eacute;r&eacute;. Maroua, Bogo, Maga, Ka&eacute;l&eacute;, Yagoua, Kouss&eacute;ri et Mora &eacute;taient aussi concern&eacute;es. La raison invoqu&eacute;e : des pluies insuffisantes en 2025 dans le bassin de la B&eacute;nou&eacute;, un r&eacute;servoir de Lagdo mal rempli, et des capacit&eacute;s thermiques de secours limit&eacute;es &agrave; 72 MW, elles-m&ecirc;mes contraintes par l'approvisionnement en carburant.</p>
<p>Le thermique n'est pas une solution de transition. C'est un palliatif. Et un palliatif qui co&ucirc;te cher.</p>
<h2>Le chantier de Lagdo, l'horizon incertain</h2>
<p>Lagdo a un avenir. Mais il a un prix. Le ministre de l'Eau et de l'&Eacute;nergie a &eacute;voqu&eacute; en 2025 une r&eacute;habilitation compl&egrave;te pour faire passer la centrale de 72 &agrave; 80 MW, avec un co&ucirc;t pr&eacute;visionnel de 100 milliards de FCFA.</p>
<p>L'ensablement du r&eacute;servoir est document&eacute;. La baisse des apports hydriques aussi. Le projet Bini &agrave; Warak, dans l'Adamaoua, est annonc&eacute; pour 75 MW &agrave; terme. Mais les calendriers de ces infrastructures structurantes ne figurent dans aucun avis d'appel d'offres.</p>
<p>Alors en attendant, le Nord fonctionne au fioul, au gasoil, et &agrave; la pluie.</p>
<p>Les 10 MW de SOCADEL ne sont pas rien. Ils sont m&ecirc;me probablement n&eacute;cessaires. Mais ils ne remplacent pas un barrage qui remplit. Ils ne remplacent pas un r&eacute;seau qui tient. Ils ne remplacent pas une politique &eacute;nerg&eacute;tique qui anticipe.</p>
<p>Ils ach&egrave;tent du temps. Reste &agrave; savoir combien.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi le Nord du Cameroun manque-t-il d'&eacute;lectricit&eacute; ?</strong><br>Parce que le r&eacute;seau d&eacute;pend principalement du barrage de Lagdo (72 MW), dont la production baisse en saison s&egrave;che quand le r&eacute;servoir de la B&eacute;nou&eacute; est mal rempli. Les centrales thermiques de secours ne suffisent pas &agrave; couvrir la demande, qui progresse de 7 &agrave; 8 % par an.</p>
<p><strong>&Agrave; quoi servent les 10 MW thermiques de SOCADEL ?</strong><br>Ils doivent compl&eacute;ter la production hydro&eacute;lectrique pendant les p&eacute;riodes de baisse des apports en eau. Douze groupes &eacute;lectrog&egrave;nes seront install&eacute;s &agrave; Garoua (5 MW), Maroua (3 MW) et Ngaound&eacute;r&eacute; (2 MW).</p>
<p><strong>Quand les nouveaux groupes seront-ils op&eacute;rationnels ?</strong><br>Aucune date de mise en service n'est fix&eacute;e dans l'avis. La proc&eacute;dure est en urgence, avec un d&eacute;lai maximal de cinq mois apr&egrave;s notification de l'ordre de service. Les offres &eacute;taient attendues fin octobre 2026.</p>
<p><strong>Les 10 MW suffiront-ils &agrave; supprimer les coupures ?</strong><br>Non, pas &agrave; eux seuls. La demande du RIN augmente d'environ 7 &agrave; 8 % par an, et 10 MW repr&eacute;sentent une fraction de cette croissance. La r&eacute;habilitation de Lagdo et les projets structurants (Bini &agrave; Warak) restent d&eacute;terminants.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 01:06:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>ECONOMIE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Generateur221026500.webp" type="image/webp" length="1035" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Lycée de Nsam : la rumeur qui a mis le feu à Yaoundé]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-lycee-de-nsam-la-rumeur-qui-a-mis-le-feu-a-yaounde</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>MINESEC dément les rumeurs. Un accident de moto mortel à Nsam a
été confondu avec un renvoi pour coiffure, déclenchant un
vandalisme massif.

Trois élèves sur u...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Lycee-Technique-Nsam221026500.webp" alt="Cameroun - Lycée de Nsam : la rumeur qui a mis le feu à Yaoundé" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>MINESEC d&eacute;ment les rumeurs. Un accident de moto mortel &agrave; Nsam a &eacute;t&eacute; confondu avec un renvoi pour coiffure, d&eacute;clenchant un vandalisme massif.</p>
<p>Trois &eacute;l&egrave;ves sur une moto, un mort, un coma, et une &eacute;cole saccag&eacute;e pour une coupe de cheveux : l'histoire d'une tragique m&eacute;prise &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Le mercredi 21 octobre 2026, trois &eacute;l&egrave;ves du Lyc&eacute;e Technique de Nsam, &agrave; Yaound&eacute; III, ont &eacute;t&eacute; victimes d'un grave accident de moto alors qu'ils se rendaient &agrave; l'&eacute;cole. Le conducteur est d&eacute;c&eacute;d&eacute; sur place, un passager est dans le coma et le troisi&egrave;me est hors de danger. Quelques minutes plus t&ocirc;t, un autre &eacute;l&egrave;ve avait &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; par les surveillants pour une coiffure non conforme. C'est cette co&iuml;ncidence macabre qui a mis le feu aux poudres : croyant &agrave; tort que l'accident &eacute;tait li&eacute; au renvoi, les &eacute;l&egrave;ves ont saccag&eacute; l'&eacute;tablissement. Le MINESEC a d&ucirc; intervenir pour r&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute;.</p>
<h2>Une matin&eacute;e comme les autres au Lyc&eacute;e de Nsam</h2>
<p>Il est environ 7 heures du matin, ce mercredi 21 octobre 2026, au Lyc&eacute;e Technique de Nsam, dans l'arrondissement de Yaound&eacute; III. Les &eacute;l&egrave;ves arrivent. Certains sont &agrave; pied. D'autres, plus nombreux, utilisent des motos-taxis, faute de transport en commun adapt&eacute;. C'est une routine.</p>
<p>Trois &eacute;l&egrave;ves, pourtant, ont choisi de se serrer sur une seule et m&ecirc;me moto. Une pratique courante, dangereuse, mais tol&eacute;r&eacute;e dans l'urgence des matins scolaires. Ils n'arriveront jamais &agrave; destination.</p>
<h2>Le crash et la confusion</h2>
<p>L'accident est brutal. La moto percute un obstacle (le communiqu&eacute; du MINESEC ne pr&eacute;cise pas les circonstances exactes). Le conducteur, un &eacute;l&egrave;ve, est tu&eacute; sur le coup. Le passager arri&egrave;re est transport&eacute; d'urgence &agrave; l'h&ocirc;pital, dans le coma. Le troisi&egrave;me, miraculeusement, s'en sort indemne.</p>
<p>C'est &agrave; ce moment-l&agrave; que la m&eacute;canique de la rumeur s'enclenche.</p>
<p>Quelques minutes avant le drame, les surveillants du lyc&eacute;e avaient renvoy&eacute; un autre &eacute;l&egrave;ve. Motif : une coiffure non conforme au r&egrave;glement int&eacute;rieur. L'&eacute;l&egrave;ve &eacute;tait sorti de l'enceinte, furieux, sous les yeux de ses camarades.</p>
<p>Quand la nouvelle de l'accident se r&eacute;pand, la rumeur se tord. Les &eacute;l&egrave;ves font le lien. Pour eux, c'est une &eacute;vidence : l'&eacute;l&egrave;ve renvoy&eacute; pour sa coupe de cheveux est mort sur la route en rentrant chez lui. La col&egrave;re monte. Elle ne redescendra pas.</p>
<h2>Le vandalisme : une vengeance aveugle</h2>
<p>La suite, Henri Bomba, le charg&eacute; de communication sp&eacute;ciale du MINESEC, la raconte avec des mots durs. Les &eacute;l&egrave;ves, persuad&eacute;s qu'ils rendent justice &agrave; leur camarade, se d&eacute;cha&icirc;nent. Ils saccagent les bureaux administratifs. Ils d&eacute;truisent le restaurant scolaire. Ils s'attaquent aux v&eacute;hicules gar&eacute;s dans la cour. Les salles informatiques et les tableaux num&eacute;riques sont vandalis&eacute;s.</p>
<p>Les responsables de l'&eacute;tablissement n'ont d'autre choix que de se mettre &agrave; l'abri. La furie est aveugle. Elle frappe des symboles, pas des coupables.</p>
<p>Le calme ne revient qu'apr&egrave;s l'intervention du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III, des Forces de maintien de l'ordre (FMO) et des &eacute;quipes du MINESEC, d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;es sur instruction de la ministre Pr Nalova Lyonga.</p>
<h2>Pourquoi une coupe de cheveux a d&eacute;clench&eacute; l'enfer</h2>
<p>L'histoire est terrible. Et elle dit beaucoup de choses.</p>
<p>D'abord, il y a la vitesse de la d&eacute;sinformation. En quelques minutes, un fait divers (un accident de moto) est devenu une affaire d'&Eacute;tat. Le lien de causalit&eacute; entre le renvoi et l'accident n'a jamais exist&eacute;. Mais il a suffi de deux &eacute;v&eacute;nements rapproch&eacute;s dans le temps pour que la foule y voit une injustice.</p>
<p>Ensuite, il y a la fragilit&eacute; du climat scolaire. Une coupe de cheveux non conforme. Un rappel &agrave; la r&egrave;gle. Et la col&egrave;re gronde. Nsam n'est pas un cas isol&eacute;. Dans de nombreux &eacute;tablissements de Yaound&eacute;, les r&egrave;gles vestimentaires et capillaires sont v&eacute;cues comme des brimades. Le renvoi d'un &eacute;l&egrave;ve pour sa coiffure a &eacute;t&eacute; per&ccedil;u comme une humiliation publique, pas comme une mesure disciplinaire.</p>
<p>Enfin, il y a la question de la responsabilit&eacute;. Les &eacute;l&egrave;ves ont d&eacute;truit leur propre outil de travail. Les tableaux num&eacute;riques, les ordinateurs, les bureaux, tout cela co&ucirc;te de l'argent. De l'argent public. Et les cons&eacute;quences p&egrave;seront sur des milliers d'&eacute;l&egrave;ves qui n'ont rien demand&eacute;.</p>
<p>Le MINESEC a d&eacute;menti formellement. Mais un d&eacute;menti ne r&eacute;pare pas des bureaux saccag&eacute;s. Il ne ram&egrave;ne pas non plus l'&eacute;l&egrave;ve d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; la vie.</p>
<h2>Un lyc&eacute;e &agrave; reconstruire, une confiance &agrave; r&eacute;tablir</h2>
<p>Le Lyc&eacute;e Technique de Nsam rouvrira ses portes. Les cours reprendront. Mais l'image de l'&eacute;tablissement est &eacute;corn&eacute;e. Les d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels sont consid&eacute;rables. Les autorit&eacute;s n'ont pas communiqu&eacute; de chiffrage exact, mais les descriptions (salles informatiques, v&eacute;hicules, tableaux num&eacute;riques) laissent deviner une facture lourde.</p>
<p>Pour les familles, c'est la double peine. Celle qui a perdu un enfant dans l'accident. Et celles qui d&eacute;couvrent que le lyc&eacute;e de leurs enfants a &eacute;t&eacute; saccag&eacute; par d'autres enfants.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le MINESEC devra faire un travail de p&eacute;dagogie. Expliquer que la rumeur &eacute;tait fausse. Rappeler que les r&egrave;gles de l'&eacute;cole ne justifient pas la destruction. Et surtout, rassurer les &eacute;l&egrave;ves, qui ont v&eacute;cu une journ&eacute;e de panique.</p>
<p>La situation est sous contr&ocirc;le. Le calme est revenu. Mais les questions restent.</p>
<p>Qui a lanc&eacute; la rumeur du lien entre le renvoi et l'accident ? Les &eacute;l&egrave;ves qui ont saccag&eacute; seront-ils sanctionn&eacute;s ? Les familles des victimes seront-elles indemnis&eacute;es ?</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre la direction du Lyc&eacute;e Technique de Nsam ce mercredi soir. Sans succ&egrave;s. Le communiqu&eacute; du MINESEC ne mentionne ni le nom des &eacute;l&egrave;ves impliqu&eacute;s dans l'accident, ni les mesures disciplinaires &agrave; venir.</p>
<p>Une chose est certaine : cette journ&eacute;e du 21 octobre 2026 restera dans les m&eacute;moires de Nsam. Pour le pire.</p>
<hr>
<p><strong>Que s'est-il pass&eacute; au Lyc&eacute;e Technique de Nsam le 21 octobre 2026 ?</strong><br>Trois &eacute;l&egrave;ves se sont rendus &agrave; l'&eacute;cole sur une seule moto et ont eu un grave accident. Le conducteur est mort, un passager est dans le coma. Croyant &agrave; tort que l'accident &eacute;tait li&eacute; au renvoi d'un camarade pour une coupe de cheveux, des &eacute;l&egrave;ves ont saccag&eacute; l'&eacute;tablissement.</p>
<p><strong>Pourquoi les &eacute;l&egrave;ves ont-ils saccag&eacute; le lyc&eacute;e ?</strong><br>Ils ont cru que l'&eacute;l&egrave;ve renvoy&eacute; pour une coiffure non conforme &eacute;tait celui qui &eacute;tait d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans l'accident. Il n'en &eacute;tait rien. Le MINESEC a d&eacute;menti ce lien de causalit&eacute;.</p>
<p><strong>Qui est intervenu pour r&eacute;tablir le calme ?</strong><br>Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III, les Forces de maintien de l'ordre (FMO) et les &eacute;quipes du MINESEC, sur instruction de la ministre Pr Nalova Lyonga.</p>
<p><strong>Y a-t-il eu des arrestations ?</strong><br>Aucune information publique ne confirme d'arrestations &agrave; ce stade. Les autorit&eacute;s n'ont pas communiqu&eacute; sur les suites judiciaires ou disciplinaires.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:23:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                            </item>
        
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                <title><![CDATA[France - DOROTHY SIKE : UNE VOIX QUI PORTE, UN TALENT QUI S’AFFIRME !]]></title>
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autres en lumière. Communicatrice professionnelle et passionnée de...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Dorothy-sike.jpg" alt="France - DOROTHY SIKE : UNE VOIX QUI PORTE, UN TALENT QUI S’AFFIRME !" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Micro en main, <a href="https://www.facebook.com/reel/1407796171515871">Dorothy SIKE</a> sait mettre les autres en lumi&egrave;re. Communicatrice professionnelle et passionn&eacute;e de musique, elle accompagne les rendez-vous culturels de la diaspora avec gr&acirc;ce, aisance et conviction. Sa voix c&eacute;l&egrave;bre les talents camerounais, honore leurs parcours et donne de l&rsquo;&eacute;clat aux initiatives des promoteurs.</p>
<p>Derri&egrave;re cette pr&eacute;sence, du travail, du d&eacute;vouement et un professionnalisme qui m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre salu&eacute;.</p>
<p><strong>Retenez ce nom : Dorothy SIKE. Sa voix porte d&eacute;j&agrave;, et elle compte bien r&eacute;sonner longtemps !</strong></p>
<p><strong><iframe src="https://www.youtube.com/embed/WLLDKkhmQ48" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></strong></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 23:26:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Hilaire Sopie</author>
                                                    <category>DIASPORA</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Dorothy-sike.jpg" type="image/jpeg" length="1432" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Jean de Dieu Momo : la dette de 7 500 euros qui bloque l’État]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-jean-de-dieu-momo-la-dette-de-7-500-euros-qui-bloque-letat</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Condamné en France pour injures, Jean de Dieu Momo n’a pas payé.
Me Zeifman menace de saisir les avoirs du Cameroun. 

Une amende de 7 500 euros, une condamnati...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Jeandedieu-Momo171024500.jpg" alt="Cameroun - Jean de Dieu Momo : la dette de 7 500 euros qui bloque l’État" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Condamn&eacute; en France pour injures, Jean de Dieu Momo n&rsquo;a pas pay&eacute;. Me Zeifman menace de saisir les avoirs du Cameroun.&nbsp;</p>
<p>Une amende de 7 500 euros, une condamnation ex&eacute;cutoire depuis janvier 2024, et un ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Justice qui refuse de payer : l&rsquo;affaire Momo-Zeifman n&rsquo;est plus une querelle d&rsquo;avocats, c&rsquo;est un test pour l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e au Cameroun.</p>
<p>Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, avocate au Barreau de Paris et pr&eacute;sidente du R&eacute;seau international des femmes avocates, a annonc&eacute; le 21 octobre 2026 son intention de faire saisir les avoirs de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun en France pour recouvrer une cr&eacute;ance de 7 500 euros issue d&rsquo;une condamnation de la cour d&rsquo;appel de Paris du 24 janvier 2024 contre Jean de Dieu Momo, ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du ministre de la Justice. Deux ans apr&egrave;s une d&eacute;cision ex&eacute;cutoire, la somme n&rsquo;a toujours pas &eacute;t&eacute; vers&eacute;e. Une somme d&eacute;risoire pour un &Eacute;tat. Mais un symbole qui p&egrave;se lourd.</p>
<h2>Une insulte n&eacute;e sur WhatsApp</h2>
<p>Tout commence en mai 2020. Dans un groupe WhatsApp nomm&eacute; &laquo; Lawyers Forum &raquo;, qui r&eacute;unit des juristes camerounais et d&rsquo;origine camerounaise exer&ccedil;ant au Cameroun ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, Me Zeifman partage un extrait vid&eacute;o d&rsquo;une chanson du groupe fran&ccedil;ais Sinsemilia. Jean de Dieu Momo, alors avocat et membre du groupe, r&eacute;agit. Selon les &eacute;l&eacute;ments rapport&eacute;s par la presse, il la traite de &laquo; pisseuse &raquo;. Elle lui reproche son manque d&rsquo;&eacute;l&eacute;gance. Il en rajoute : &laquo; Les guenons ont plus de classe que certaines esp&egrave;ces inconnues &raquo;.</p>
<p>La conversation d&eacute;rape. D&rsquo;autres membres quittent le groupe. Me Zeifman adresse une lettre ouverte au Premier ministre de l&rsquo;&eacute;poque. Un texte plus virulent est publi&eacute; sur une page Facebook li&eacute;e au nom du ministre, o&ugrave; le p&egrave;re d&eacute;c&eacute;d&eacute; de l&rsquo;avocate est qualifi&eacute; de &laquo; criminel &raquo;.</p>
<p>Me Zeifman porte plainte en 2020 devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.</p>
<h2>Une condamnation, deux ans, z&eacute;ro paiement</h2>
<p>Le 8 novembre 2022, la 17e chambre correctionnelle condamne Jean de Dieu Momo pour &laquo; injures publiques en raison de l&rsquo;origine &raquo; envers Me Zeifman. La peine : 1 000 euros d&rsquo;amende et pr&egrave;s de 6 500 euros de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts et frais de justice. Soit un total de 7 500 euros, conform&eacute;ment &agrave; ce que rapportent plusieurs sources.</p>
<p>Le ministre fait appel. Le 24 janvier 2024, la cour d&rsquo;appel de Paris confirme la condamnation. La d&eacute;cision devient ex&eacute;cutoire.</p>
<p>Deux ans passent. La somme n&rsquo;est pas vers&eacute;e. Me Zeifman affirme avoir multipli&eacute; les d&eacute;marches amiables. Sans r&eacute;sultat. Elle &eacute;voque un point de d&eacute;saccord connexe : le paiement de ses obligations fiscales en France. Selon elle, Jean de Dieu Momo affirme les avoir r&eacute;gl&eacute;es, une version que contredirait un courrier de l&rsquo;administration fiscale en sa possession.</p>
<p>Le 21 octobre 2026, elle passe &agrave; l&rsquo;offensive. Dans une lettre adress&eacute;e au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Paul Biya, elle annonce son intention de faire pratiquer une saisie-attribution sur les comptes de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun en France, afin de recouvrer la somme due, accessoires l&eacute;gaux compris.</p>
<p>Elle soul&egrave;ve un obstacle pratique majeur : selon elle, aucun huissier de justice au Cameroun ne serait en mesure d&rsquo;intervenir utilement, en raison de menaces dont ces officiers minist&eacute;riels auraient fait l&rsquo;objet et de l&rsquo;opposition du ministre. Nous n&rsquo;avons pas pu v&eacute;rifier ces all&eacute;gations aupr&egrave;s d&rsquo;un huissier de justice exer&ccedil;ant au Cameroun.</p>
<h2>Pourquoi une si petite somme est un si gros probl&egrave;me</h2>
<p>Le montant est d&eacute;risoire. 7 500 euros, soit environ 5 millions de FCFA. &Agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du budget de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais, c&rsquo;est une goutte d&rsquo;eau.</p>
<p>Et c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment pour cela que l&rsquo;affaire est grave.</p>
<p>Un &Eacute;tat qui refuse de payer une condamnation de 7 500 euros envoie un signal. Il dit que l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e n&rsquo;est pas absolue. Il dit qu&rsquo;un ministre peut, de fait, se soustraire &agrave; une d&eacute;cision de justice &eacute;trang&egrave;re. Il dit que la fonction prot&egrave;ge.</p>
<p>Me Zeifman le formule sans d&eacute;tour : elle craint que Jean de Dieu Momo ne voie dans son appartenance au gouvernement une &laquo; protection de fait &raquo; contre l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;cisions de justice. Elle rappelle que &laquo; nul ne peut invoquer sa fonction pour &eacute;chapper &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e &raquo;.</p>
<p>La question d&eacute;passe le cas personnel. Elle touche &agrave; la cr&eacute;dibilit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais &agrave; l&rsquo;international. Un pays qui ne respecte pas les d&eacute;cisions de justice rendues contre ses propres dirigeants peut-il exiger des investisseurs &eacute;trangers qu&rsquo;ils respectent les leurs ?</p>
<p>Il y a aussi la question de la saisie. Menacer de saisir les avoirs d&rsquo;un &Eacute;tat en France n&rsquo;est pas anodin. C&rsquo;est une proc&eacute;dure lourde, rarement utilis&eacute;e pour des sommes aussi modestes. Mais elle est juridiquement possible. Et elle envoie un message : m&ecirc;me une petite cr&eacute;ance peut d&eacute;clencher une crise diplomatique si elle n&rsquo;est pas honor&eacute;e.</p>
<h2>Ce que l&rsquo;affaire dit du rapport du Cameroun au droit</h2>
<p>Jean de Dieu Momo n&rsquo;est pas n&rsquo;importe quel ministre. Il est ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du ministre de la Justice. C&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;il est, dans l&rsquo;organigramme de l&rsquo;&Eacute;tat, l&rsquo;un de ceux qui incarnent la rigueur juridique.</p>
<p>L&rsquo;ironie est cinglante. Un homme charg&eacute; de veiller au respect de la loi est accus&eacute; de ne pas respecter une d&eacute;cision de justice. Et il n&rsquo;est pas sanctionn&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;affaire rappelle d&rsquo;autres dossiers. Le Cameroun a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es dans plusieurs proc&eacute;dures arbitrales. Le pays tra&icirc;ne une dette de plus de 652 milliards de FCFA en obligations arbitrales. Chaque nouvelle condamnation non ex&eacute;cut&eacute;e ajoute &agrave; la r&eacute;putation d&rsquo;un &Eacute;tat qui n&eacute;gocie, conteste, mais paie rarement sans y &ecirc;tre contraint.</p>
<p>Me Zeifman, de son c&ocirc;t&eacute;, n&rsquo;en est pas &agrave; son premier combat. Elle est l&rsquo;avocate des ayants droit du journaliste Martinez Zogo, assassin&eacute; en 2023. Elle fait l&rsquo;objet de campagnes de d&eacute;nigrement sur les r&eacute;seaux sociaux et dans certains m&eacute;dias camerounais. Son bras de fer avec Jean de Dieu Momo n&rsquo;est qu&rsquo;un front parmi d&rsquo;autres.</p>
<p>Me Zeifman a pr&eacute;venu : elle est ouverte &agrave; une issue amiable, &agrave; condition que la somme soit int&eacute;gralement pay&eacute;e ou qu&rsquo;un engagement s&eacute;rieux, dat&eacute; et v&eacute;rifiable soit pris.</p>
<p>L&rsquo;&Eacute;tat camerounais n&rsquo;a pas r&eacute;pondu publiquement. Nous avons tent&eacute; de joindre le service de presse du minist&egrave;re de la Justice. Sans succ&egrave;s au moment d&rsquo;&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>La question reste enti&egrave;re : le Cameroun va-t-il payer 7 500 euros pour pr&eacute;server son image, ou laisser le dossier pourrir jusqu&rsquo;&agrave; la saisie ?</p>
<p>La r&eacute;ponse en dira long sur la place du droit dans la gouvernance.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Jean de Dieu Momo a-t-il &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en France ?</strong><br>Il a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en novembre 2022 par la 17e chambre correctionnelle de Paris pour &laquo; injures publiques en raison de l&rsquo;origine &raquo; envers Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, des propos tenus en 2020 dans un groupe WhatsApp de juristes camerounais. La cour d&rsquo;appel de Paris a confirm&eacute; la condamnation le 24 janvier 2024.</p>
<p><strong>Combien doit-il payer ?</strong><br>7 500 euros, soit environ 5 millions de FCFA, incluant l&rsquo;amende et les dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.</p>
<p><strong>A-t-il pay&eacute; ?</strong><br>Non. Me Zeifman affirme que la somme n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; vers&eacute;e, malgr&eacute; des d&eacute;marches amiables. Elle annonce son intention de faire saisir les avoirs de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun en France.</p>
<p><strong>Pourquoi l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun est-il concern&eacute; alors que la condamnation vise un ministre ?</strong><br>Parce que Me Zeifman consid&egrave;re que l&rsquo;&Eacute;tat est responsable de l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;cisions de justice rendues contre ses agents. Elle menace de saisir les comptes de l&rsquo;&Eacute;tat en France pour obtenir le paiement.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 22:17:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Binyam sort du silence : « Mon nom n’est pas à vendre »]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-binyam-sort-du-silence-mon-nom-nest-pas-a-vendre</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Pierre Emmanuel Binyam dénonce l'instrumentalisation de son nom
contre le MRC. Il assume son retrait et appelle les militants à la
vigilance.

Un mois après avo...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Pierre-Emmanuel-Binyam190926500.webp" alt="Cameroun - Binyam sort du silence : « Mon nom n’est pas à vendre »" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Pierre Emmanuel Binyam d&eacute;nonce l'instrumentalisation de son nom contre le MRC. Il assume son retrait et appelle les militants &agrave; la vigilance.</p>
<p>Un mois apr&egrave;s avoir retir&eacute; sa candidature et une semaine apr&egrave;s l'&eacute;lection de Tiriane Noah, l'ancien challenger sort du silence pour d&eacute;noncer ceux qui veulent &laquo; r&eacute;gler leurs comptes &raquo; avec le parti en utilisant son nom.</p>
<p>Pierre Emmanuel Binyam, ancien candidat &agrave; la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a publi&eacute; le 21 octobre 2026 un communiqu&eacute; dans lequel il d&eacute;nonce les tentatives d'instrumentalisation de son nom et de celui de ses colistiers &laquo; pour r&eacute;gler des comptes &raquo; avec le parti. Il rappelle qu'il n'a &laquo; mandat&eacute; personne &raquo; pour parler en son nom, assume son retrait du processus &eacute;lectoral du 17 octobre et appelle les militants &agrave; &laquo; la vigilance &raquo; face aux &laquo; tentatives de manipulation &raquo;. Mais derri&egrave;re la mise au point, une question reste pos&eacute;e : qui, au sein du MRC ou en dehors, cherche &agrave; utiliser le nom de Binyam pour d&eacute;stabiliser la nouvelle direction ?</p>
<h2>Un retrait, une &eacute;lection, et des voix qui ne passent pas</h2>
<p>L'histoire commence le 14 octobre 2026. &Agrave; trois jours de la convention extraordinaire du MRC, la liste conduite par Pierre Emmanuel Binyam annonce son retrait. Motif invoqu&eacute; dans un communiqu&eacute; : &laquo; les conditions n&eacute;cessaires &agrave; notre participation ne nous semblent plus r&eacute;unies &raquo;. Des d&eacute;saccords sur l'organisation du scrutin, des accusations de manquements. Binyam ne veut pas cautionner la proc&eacute;dure.</p>
<p>Trois jours plus tard, le 17 octobre, la convention se tient au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, dans l'arrondissement de Yaound&eacute; IV. Tiriane Balbine Noah, pr&eacute;sidente par int&eacute;rim, est &eacute;lue avec 1 246 voix sur 1 286 votants, soit 96,89 %. Onze bulletins nuls. Et 29 voix attribu&eacute;es &agrave; la liste Binyam. Malgr&eacute; son retrait.</p>
<p>C'est ce d&eacute;tail qui met le feu. Dans un communiqu&eacute; publi&eacute; apr&egrave;s le vote, Binyam d&eacute;nonce &laquo; la proclamation de r&eacute;sultats fictifs &raquo; et compare la proc&eacute;dure &agrave; &laquo; des m&eacute;thodes peu orthodoxes observ&eacute;es chez Elecam &raquo;. Son grief ne porte pas sur le nombre de bulletins d&eacute;pos&eacute;s en sa faveur, mais sur le fait que des suffrages aient &eacute;t&eacute; comptabilis&eacute;s au nom d'une liste qui avait officiellement jet&eacute; l'&eacute;ponge. Mamadou Mota, soutien de Tiriane Noah, balaie l'argument : &laquo; rh&eacute;torique de la d&eacute;faite &raquo;. Selon lui, le retrait est intervenu alors que le processus mat&eacute;riel &eacute;tait d&eacute;j&agrave; achev&eacute;.</p>
<p>Quatre jours plus tard, le 21 octobre, Binyam remet une couche. Pas sur les 29 voix cette fois. Sur son nom.</p>
<h2>Ce que dit le communiqu&eacute; du 21 octobre</h2>
<p>Le texte, sign&eacute; de Douala, tient en une page. Binyam y d&eacute;nonce des &laquo; personnes, manifestement anim&eacute;es par des intentions hostiles au MRC &raquo;, qui &laquo; tentent d'instrumentaliser mon nom et celui de certains de mes colistiers pour r&eacute;gler leurs comptes avec notre parti &raquo;.</p>
<p>Il pose une limite claire : &laquo; Je n'ai mandat&eacute; personne pour parler en mon nom, ni pour engager ma responsabilit&eacute; dans des d&eacute;clarations, des initiatives ou des d&eacute;marches qui ne rel&egrave;vent pas de ma volont&eacute;. &raquo; Toute personne qui pr&eacute;tendrait s'exprimer en son nom sans autorisation le ferait &laquo; de sa propre initiative &raquo;.</p>
<p>Sur son retrait, il ne recule pas. Il le revendique comme un choix assum&eacute;, guid&eacute; par une &laquo; pr&eacute;occupation essentielle : pr&eacute;server le MRC d'une crise post-&eacute;lectorale aux cons&eacute;quences potentiellement d&eacute;sastreuses &raquo;. Il affirme avoir refus&eacute; de &laquo; tomber dans le pi&egrave;ge &raquo; tendu par des &laquo; adversaires tapis dans l'ombre &raquo;, dont les man&oelig;uvres auraient pu &laquo; pr&eacute;cipiter notre parti dans une grave crise interne et compromettre sa participation aux prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives &raquo;.</p>
<p>Il refuse en revanche de voir son engagement utilis&eacute; comme &laquo; un instrument de d&eacute;stabilisation de notre propre famille politique &raquo;. Et il appelle &agrave; la &laquo; vigilance &raquo; face aux &laquo; tentatives de manipulation, de r&eacute;cup&eacute;ration et de division &raquo;.</p>
<p>Une phrase r&eacute;sume le tout : &laquo; Le MRC m&eacute;rite mieux que les r&egrave;glements de comptes. &raquo;</p>
<h2>Qui instrumentalise qui ?</h2>
<p>Le communiqu&eacute; ne nomme personne. C'est &agrave; la fois sa force et sa faiblesse. Force, parce qu'il permet &agrave; Binyam de rester au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e. Faiblesse, parce qu'il laisse le lecteur deviner.</p>
<p>Deux lectures sont possibles.</p>
<p>La premi&egrave;re est interne. Apr&egrave;s l'&eacute;lection de Tiriane Noah, le MRC traverse une phase de recomposition. La nouvelle direction, conduite par la pr&eacute;sidente &eacute;lue, doit int&eacute;grer les sensibilit&eacute;s. Certains cadres, exclus ou marginalis&eacute;s ces derniers mois, cherchent peut-&ecirc;tre &agrave; s'appuyer sur le nom de Binyam pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de la nouvelle &eacute;quipe. Le communiqu&eacute; serait alors un avertissement : ne m'entra&icirc;nez pas dans vos guerres.</p>
<p>La seconde est externe. La s&eacute;quence des derniers jours est charg&eacute;e. Le 18 octobre, l'&eacute;mission &laquo; D&eacute;battons &raquo; sur Times TV re&ccedil;oit Willy Mengue, pr&eacute;sent&eacute; comme &laquo; homme politique MRC &raquo; alors que le parti affirme l'avoir exclu en juin 2026. Le 20 octobre, le MRC publie un communiqu&eacute; qui d&eacute;nonce des propos tenus sur Times TV et r&eacute;clame des comptes. Le m&ecirc;me jour, Times TV pr&eacute;sente ses regrets. Le 21 octobre, Binyam sort son communiqu&eacute;. Le timing n'est pas anodin. Mais Binyam ne fait aucun lien explicite avec l'affaire Times TV. Nous ne pouvons donc pas l'affirmer.</p>
<p>Une troisi&egrave;me hypoth&egrave;se, plus personnelle, ne peut pas &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;e : Binyam pr&eacute;pare la suite. En d&eacute;posant ce communiqu&eacute;, il pose des jalons pour rester dans le jeu politique du MRC, sans pour autant endosser la d&eacute;faite. Il ne quitte pas le parti. Il ne rejoint pas la nouvelle direction. Il se place en r&eacute;serve.</p>
<h2>Ce que cela dit de l'&eacute;tat du MRC</h2>
<p>Le MRC sort d'une s&eacute;quence &eacute;prouvante. D&eacute;mission de Maurice Kamto le 8 septembre. D&eacute;part de Mamadou Mota le m&ecirc;me jour. Convention contest&eacute;e. Retrait de Binyam. &Eacute;lection de Tiriane Noah. Contestation des 29 voix. Puis ce communiqu&eacute;.</p>
<p>Chaque &eacute;tape a laiss&eacute; des traces. Le parti a beau afficher un score de 96,89 %, l'unanimit&eacute; est de fa&ccedil;ade. Les 29 voix attribu&eacute;es &agrave; une liste retir&eacute;e sont un caillou dans la chaussure de la nouvelle direction. Elles rappellent que le processus n'a pas &eacute;t&eacute; net.</p>
<p>Le communiqu&eacute; de Binyam ajoute une couche. Il ne conteste pas l'&eacute;lection de Tiriane Noah &mdash; il l'avait f&eacute;licit&eacute;e d&egrave;s le 18 octobre. Il conteste la mani&egrave;re dont son nom est utilis&eacute;. C'est une nuance importante. Binyam ne dit pas que la pr&eacute;sidente est ill&eacute;gitime. Il dit que certains, autour d'elle ou en dehors, cherchent &agrave; se servir de lui.</p>
<p>La balle est dans le camp de la nouvelle direction. Tiriane Noah doit g&eacute;rer deux dossiers en m&ecirc;me temps : la consolidation interne et la pr&eacute;paration des &eacute;ch&eacute;ances de 2027. Le communiqu&eacute; de Binyam est un test. Soit la direction l'ignore et poursuit son chemin. Soit elle tend la main et int&egrave;gre les sensibilit&eacute;s. Soit elle consid&egrave;re le texte comme une d&eacute;claration de guerre larv&eacute;e.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le secr&eacute;tariat national du MRC pour conna&icirc;tre sa r&eacute;action au communiqu&eacute;. Sans r&eacute;ponse au moment d'&eacute;crire ces lignes. Binyam, de son c&ocirc;t&eacute;, n'a pas donn&eacute; suite &agrave; notre demande d'entretien.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le MRC n'a pas fini de parler de lui. Et Binyam, m&ecirc;me retir&eacute; de la course, reste un nom qui compte.</p>
<hr>
<p><strong>Qui est Pierre Emmanuel Binyam ?</strong><br>C'est un cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il a &eacute;t&eacute; candidat &agrave; la pr&eacute;sidence du parti lors de la convention extraordinaire du 17 octobre 2026, avant de retirer sa liste trois jours avant le scrutin.</p>
<p><strong>Pourquoi a-t-il publi&eacute; ce communiqu&eacute; le 21 octobre ?</strong><br>Il d&eacute;nonce l'instrumentalisation de son nom et de celui de ses colistiers par des personnes qu'il accuse de vouloir &laquo; r&eacute;gler leurs comptes &raquo; avec le MRC. Il affirme n'avoir mandat&eacute; personne pour parler en son nom.</p>
<p><strong>Conteste-t-il l'&eacute;lection de Tiriane Noah ?</strong><br>Non. Il l'a f&eacute;licit&eacute;e publiquement d&egrave;s le 18 octobre. Il conteste en revanche le maintien de sa liste sur les bulletins et les 29 voix qui lui ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;es malgr&eacute; son retrait.</p>
<p><strong>Quelles sont les suites possibles ?</strong><br>La nouvelle direction du MRC doit d&eacute;cider si elle r&eacute;pond &agrave; ce communiqu&eacute;, l'ignore ou tend la main &agrave; Binyam. Le parti pr&eacute;pare les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de 2027.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 21:02:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Drame de Ndogbong : 25 comprimés après une rupture]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-drame-de-ndogbong-25-comprimes-apres-une-rupture</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>À Ndogbong, une rupture amoureuse a failli virer au drame. Melvine a
avalé 25 comprimés. Léopold raconte les dernières heures.

Une dispute pour 5 000 FCFA de t...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Faux-medicaments190824500.jpg" alt="Cameroun - Drame de Ndogbong : 25 comprimés après une rupture" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; Ndogbong, une rupture amoureuse a failli virer au drame. Melvine a aval&eacute; 25 comprim&eacute;s. L&eacute;opold raconte les derni&egrave;res heures.</p>
<p>Une dispute pour 5 000 FCFA de transport, des messages d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s, des beignets partag&eacute;s le samedi, et une poign&eacute;e de cachets aval&eacute;e dans une cuisine &agrave; Ndogbong.</p>
<p>L&eacute;opold S., &eacute;tudiant de 25 ans, a racont&eacute; au quotidien *<strong>Cameroon Tribune</strong>* comment sa compagne, Melvine T., 22 ans, a ing&eacute;r&eacute; une vingtaine de comprim&eacute;s samedi dernier dans leur studio &agrave; Ndogbong, quartier Carrefour Zachman, dans l'arrondissement de Douala V. La jeune femme venait de lui annoncer la fin de leur relation apr&egrave;s une dispute survenue mardi. L'histoire aurait pu s'arr&ecirc;ter l&agrave;. Mais le r&eacute;cit de L&eacute;opold, reconstitu&eacute; heure par heure, r&eacute;v&egrave;le une m&eacute;canique de d&eacute;sespoir o&ugrave; chaque message, chaque silence, chaque geste a pes&eacute;.</p>
<h2>Un couple fragile, une promesse d'avenir</h2>
<p>L&eacute;opold a 25 ans. Il est &eacute;tudiant. Melvine en a 22. Ils se sont mis ensemble en 2024. Ils vivent dans un studio &agrave; Ndogbong, quartier Carrefour Zachman, dans l'arrondissement de Douala V. Il n'a pas d'emploi stable. Mais il a une promesse : celle de devenir &laquo; futur administrateur civil &raquo;, une promesse que le quotidien ne d&eacute;taille pas, mais qui pesait visiblement lourd dans l'&eacute;quilibre du couple.</p>
<p>Melvine est enceinte. La paternit&eacute; n'est pas contest&eacute;e, mais l'article mentionne que L&eacute;opold a &eacute;t&eacute; pris de doutes. Sa m&egrave;re, &eacute;crit le journal, a sugg&eacute;r&eacute; une interruption volontaire de grossesse.</p>
<h2>Mardi, la dispute de trop</h2>
<p>Tout bascule mardi dernier. Une dispute &eacute;clate au sujet de 5 000 FCFA pour le transport. Le ton monte. L&eacute;opold rapporte une phrase de Melvine : &laquo; Je t'ai dit de bloquer ! &raquo;. La suite est plus dure. Melvine jette les affaires de L&eacute;opold dehors. Elle lui lance : &laquo; Je te laisse avec un petit probl&egrave;me &raquo;.</p>
<p>Le journal pr&eacute;cise un d&eacute;tail qui change la lecture de l'affaire : Melvine avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la &laquo; nourrice du rival &raquo; &agrave; Bonamoussadi, et y avait partag&eacute; un repas. Nous n'avons pas pu identifier ce rival, ni confirmer cette information aupr&egrave;s d'une source ind&eacute;pendante.</p>
<h2>Mercredi : les messages du d&eacute;sespoir</h2>
<p>Mercredi soir, L&eacute;opold tente de rattraper le coup. Il envoie des messages. Des messages de deuil, d&eacute;j&agrave;. &laquo; Nous avons pass&eacute; de bons moments ensemble, mais je ne veux pas te faire de la peine &raquo;, &eacute;crit-il. Melvine r&eacute;pond. Elle demande 5 000 FCFA.</p>
<p>Lui, il voit rouge. Il &eacute;voque des messages trouv&eacute;s dans le t&eacute;l&eacute;phone de la jeune femme, &eacute;chang&eacute;s avec une certaine Laure. &laquo; Il est urgent que tu t'expliques &raquo;, &eacute;crit-il. Puis il l&acirc;che : &laquo; J'ai fait le deuil &raquo;. Le message est dat&eacute; de 17 heures.</p>
<h2>Samedi : les beignets, le dernier espoir, et les 25 comprim&eacute;s</h2>
<p>Samedi, L&eacute;opold se rend &agrave; Ndogbong. Il la trouve attabl&eacute;e avec une amie, Berthe. Elles mangent des beignets. Elles l'invitent. Il s'assoit. Il demande une derni&egrave;re fois s'il y a un espoir. Melvine lui r&eacute;pond : &laquo; Si je te dis &ccedil;a, c'est que c'est d&eacute;j&agrave; fait &raquo;.</p>
<p>L&eacute;opold se l&egrave;ve. Il sort. Il aurait dit : &laquo; Je dois penser &agrave; mon avenir &raquo;.</p>
<p>Puis le drame. La porte s'ouvre. Melvine court dans la cuisine. Elle attrape une grosse poign&eacute;e de comprim&eacute;s. Elle les avale avec de l'eau. Berthe tente de l'arr&ecirc;ter. Trop tard. Melvine sort en courant, enjambe un caniveau. Elle titube. Elle s'&eacute;croule au carrefour Zachman.</p>
<p>Les sapeurs-pompiers arrivent. Ils la conduisent &agrave; l'h&ocirc;pital. Le journal conclut par une phrase ambigu&euml; : &laquo; Aux derni&egrave;res nouvelles, il avait repris conscience hier matin. &raquo; Le pronom &laquo; il &raquo; laisse planer le doute. Nous n'avons pas pu joindre la r&eacute;daction de *<strong>Cameroon Tribune</strong>* pour clarifier ce point.</p>
<h2>Pourquoi une rupture fait-elle autant de d&eacute;g&acirc;ts ?</h2>
<p>L'histoire de L&eacute;opold et Melvine n'est pas un fait divers isol&eacute;. C'est le miroir d'une jeunesse sous pression.</p>
<p>Il y a d'abord la pr&eacute;carit&eacute;. Un studio &agrave; Ndogbong. Un homme sans emploi stable, mais avec une promesse de statut. Une femme enceinte. 5 000 FCFA qui d&eacute;clenchent une dispute. Ce n'est pas une question d'argent. C'est une question de survie symbolique.</p>
<p>Il y a ensuite le silence. Melvine est pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la nourrice d'un autre. Elle partage un repas. Elle ne dit rien. L&eacute;opold d&eacute;couvre des messages. Il menace, il supplie, il fait le deuil. La communication est un champ de mines.</p>
<p>Il y a enfin le geste. 25 comprim&eacute;s. Une poign&eacute;e. Ce n'est pas un appel &agrave; l'aide. C'est une tentative. Le genre de geste qu'on ne raconte pas dans les communiqu&eacute;s de presse, mais qui arrive tous les jours dans les quartiers de Douala.</p>
<p>Le journal ne dit pas si Melvine a surv&eacute;cu. Il ne dit pas non plus si l'enfant a &eacute;t&eacute; touch&eacute;. Ce sont des questions que le lecteur se pose. La r&eacute;daction ne les a pas pos&eacute;es.</p>
<p>L&eacute;opold a parl&eacute;. Il a racont&eacute;. Il a dit qu'il ne croyait pas &agrave; cette histoire. Le journal ne pr&eacute;cise pas ce qu'il entend par l&agrave;.</p>
<p>Melvine, elle, est &agrave; l'h&ocirc;pital. Ou peut-&ecirc;tre rentr&eacute;e chez elle. On ne sait pas. L'affaire n'a pas fait l'objet d'une plainte publique. La police n'a pas communiqu&eacute;.</p>
<p>Ce qui reste, c'est un r&eacute;cit. Celui d'une rupture qui a mal tourn&eacute;. Et la question qui tourne en boucle : &agrave; quel moment aurait-on pu l'emp&ecirc;cher ?</p>
<hr>
<p>**<strong>Que s'est-il pass&eacute; &agrave; Ndogbong samedi dernier ?</strong>**<br>Selon le r&eacute;cit de L&eacute;opold S. publi&eacute; par *Cameroon Tribune*, sa compagne Melvine T., 22 ans, a aval&eacute; une grosse poign&eacute;e de comprim&eacute;s apr&egrave;s qu'il a quitt&eacute; leur studio. Elle a &eacute;t&eacute; transport&eacute;e &agrave; l'h&ocirc;pital.</p>
<p>**<strong>Pourquoi L&eacute;opold et Melvine se sont-ils disput&eacute;s ?</strong>**<br>Le journal rapporte une dispute survenue mardi au sujet de 5 000 FCFA de frais de transport, qui a d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute; en rupture. Melvine a jet&eacute; les affaires de L&eacute;opold et lui a annonc&eacute; la fin de leur relation.</p>
<p>**<strong>Melvine est-elle en vie ?</strong>**<br>Le journal ne le pr&eacute;cise pas clairement. La derni&egrave;re phrase de l'article indique qu'&laquo; il avait repris conscience hier matin &raquo;, sans que l'on sache si le pronom d&eacute;signe Melvine ou L&eacute;opold. Nous n'avons pas pu obtenir de confirmation.</p>
<p>**<strong>L&eacute;opold a-t-il port&eacute; plainte ou &eacute;t&eacute; entendu par la police ?</strong>**<br>Aucune information publique ne confirme qu'une plainte ait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e ou qu'une audition ait eu lieu. Le journal ne mentionne aucune intervention polici&egrave;re.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 17:47:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Arbitrage : 11,7 milliards saisis, le Cameroun perd encore]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/economie/arbitrage-117-milliards-saisis-le-cameroun-perd-encore</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>La justice française rejette la demande d’annulation du Cameroun.
La saisie de 11,7 milliards FCFA reste en place. Décryptage d’un
échec juridique.

Un contrat...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Monde/Argent021223500.jpg" alt="Arbitrage : 11,7 milliards saisis, le Cameroun perd encore" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/economie/arbitrage-117-milliards-saisis-le-cameroun-perd-encore</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La justice fran&ccedil;aise rejette la demande d&rsquo;annulation du Cameroun. La saisie de 11,7 milliards FCFA reste en place. D&eacute;cryptage d&rsquo;un &eacute;chec juridique.</p>
<p>Un contrat sign&eacute; en 2001, une sentence arbitrale en 2021, un accord transactionnel avort&eacute; en 2023 : la justice fran&ccedil;aise vient de confirmer que le Cameroun ne pourra pas &eacute;chapper &agrave; sa dette envers le fonds CFS 37.</p>
<p>Le tribunal judiciaire de Paris a rejet&eacute;, le 5 octobre 2026, la demande d&rsquo;annulation de la saisie de 11,7 milliards FCFA (17,8 millions d&rsquo;euros) pratiqu&eacute;e contre l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun. Cette somme d&eacute;coule d&rsquo;une sentence arbitrale rendue le 22 septembre 2021 par la Chambre de commerce internationale (CCI), qui condamnait Yaound&eacute; &agrave; payer la soci&eacute;t&eacute; Projet Pilote Garoub&eacute; pour r&eacute;siliation abusive d&rsquo;un contrat d&rsquo;affermage. Mais derri&egrave;re ce chiffre, il y a une m&eacute;canique financi&egrave;re implacable : un fonds bas&eacute; aux &icirc;les Ca&iuml;mans, CFS 37 FUNDING LP, a financ&eacute; la proc&eacute;dure, et il entend bien r&eacute;cup&eacute;rer son investissement. Le Cameroun, lui, a tent&eacute; de n&eacute;gocier avec le cr&eacute;ancier original. La justice a r&eacute;pondu que cela ne changeait rien.</p>
<h2>Un ranch de 40 000 hectares au nord du Cameroun</h2>
<p>L&rsquo;histoire commence au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000. Le 14 novembre 2001, l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun conclut un contrat d&rsquo;affermage avec la soci&eacute;t&eacute; Projet Pilote Garoub&eacute;, une SARL de droit camerounais portant sur un &eacute;levage de faune sauvage dans une zone prot&eacute;g&eacute;e d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t cyn&eacute;g&eacute;tique de 40 000 hectares au nord du pays. Le projet pr&eacute;voit la cr&eacute;ation d&rsquo;un ranch, des activit&eacute;s d&rsquo;&eacute;levage, d&rsquo;agriculture et de valorisation des ressources fauniques.</p>
<p>En 2006, l&rsquo;&Eacute;tat met fin au contrat. Garoub&eacute; conteste et parle de r&eacute;siliation abusive. La soci&eacute;t&eacute; transf&egrave;re son si&egrave;ge en Belgique et engage, le 13 novembre 2007, une proc&eacute;dure d&rsquo;arbitrage devant la CCI.</p>
<p>Quatorze ans plus tard, le 22 septembre 2021, le tribunal arbitral condamne le Cameroun &agrave; verser 17,88 millions d&rsquo;euros &agrave; Garoub&eacute;, soit environ 11,73 milliards de FCFA, avec des int&eacute;r&ecirc;ts au taux de 3,25 % &agrave; compter du 20 octobre 2016. La sentence est rev&ecirc;tue de l&rsquo;exequatur par le tribunal judiciaire de Paris le 13 octobre 2021, ce qui la rend ex&eacute;cutable en France.</p>
<h2>Comment CFS 37 s&rsquo;est invit&eacute; dans le dossier</h2>
<p>Le 11 septembre 2020, en pleine proc&eacute;dure arbitrale, Garoub&eacute; signe une convention de financement avec CFS 37 FUNDING LP, un fonds bas&eacute; aux &icirc;les Ca&iuml;mans. Montant : 1 091 000 euros, avec une option pour 590 000 euros suppl&eacute;mentaires. En contrepartie, Garoub&eacute; accorde au fonds une garantie sur les sommes qu&rsquo;elle esp&egrave;re obtenir &agrave; l&rsquo;issue de l&rsquo;arbitrage.</p>
<p>Le m&eacute;canisme est simple. CFS 37 avance l&rsquo;argent pour payer les avocats et les frais de proc&eacute;dure. Si Garoub&eacute; gagne, le fonds se rembourse sur les sommes r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es. Un pari sur le contentieux.</p>
<p>Puis un diff&eacute;rend &eacute;clate entre Garoub&eacute; et CFS 37. Le fonds revendique ses droits sur la cr&eacute;ance. Le 13 f&eacute;vrier 2025, le tribunal des activit&eacute;s &eacute;conomiques de Paris lui reconna&icirc;t le droit de conduire les d&eacute;marches de recouvrement.</p>
<p>Le 6 f&eacute;vrier 2026, CFS 37 obtient l&rsquo;autorisation de pratiquer une saisie-attribution sur des cr&eacute;ances dues &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat camerounais par la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise NYS. La saisie est ex&eacute;cut&eacute;e le 16 f&eacute;vrier, pour un montant principal de 17,8 millions d&rsquo;euros.</p>
<p>Yaound&eacute; conteste. Le minist&egrave;re des Finances, qui repr&eacute;sente l&rsquo;&Eacute;tat, demande l&rsquo;annulation de la saisie. Il argue notamment que CFS 37 n&rsquo;aurait pas qualit&eacute; pour agir et que la proc&eacute;dure serait irr&eacute;guli&egrave;re. Le 5 octobre 2026, le tribunal rejette ses demandes. La saisie est maintenue. Le Cameroun est m&ecirc;me condamn&eacute; &agrave; verser 3 000 euros &agrave; CFS 37 au titre des frais de proc&eacute;dure.</p>
<h2>Pourquoi l&rsquo;accord de 2023 n&rsquo;a rien chang&eacute;</h2>
<p>Le Cameroun a bien tent&eacute; une sortie par le haut. Le 29 novembre 2023, il conclut un accord transactionnel avec Garoub&eacute; pour 16 millions d&rsquo;euros, soit environ 10,5 milliards de FCFA. Sur cette somme, 1,2 million d&rsquo;euros (environ 787 millions de FCFA) sont effectivement vers&eacute;s.</p>
<p>Yaound&eacute; esp&eacute;rait que ce paiement r&eacute;duirait le montant de la saisie. La justice fran&ccedil;aise a refus&eacute;. Deux raisons.</p>
<p>D&rsquo;abord, l&rsquo;accord ne peut pas &ecirc;tre oppos&eacute; &agrave; CFS 37. Le fonds avait notifi&eacute; ses droits sur la cr&eacute;ance au Cameroun d&egrave;s mai 2023, avant m&ecirc;me la signature de l&rsquo;accord. Autrement dit, Yaound&eacute; savait qu&rsquo;un tiers revendiquait une partie de l&rsquo;argent. N&eacute;gocier avec Garoub&eacute; seul ne pouvait pas effacer les droits du financeur.</p>
<p>Ensuite, l&rsquo;accord est devenu caduc. Le tribunal a relev&eacute; que le Cameroun n&rsquo;avait pas respect&eacute; les termes de l&rsquo;accord, ce qui le privait de tout effet. Nous n&rsquo;avons pas pu obtenir le d&eacute;tail des clauses non respect&eacute;es. Le jugement n&rsquo;est pas public dans son int&eacute;gralit&eacute;.</p>
<p>La le&ccedil;on juridique est s&egrave;che : une cr&eacute;ance arbitrale peut se transformer en titre financier d&eacute;tachable. CFS 37 la d&eacute;tient apr&egrave;s avoir financ&eacute; Garoub&eacute;. Le Cameroun ne peut pas annuler la saisie en n&eacute;gociant avec le cr&eacute;ancier original. Il doit traiter avec le fonds.</p>
<h2>Ce que cela co&ucirc;te, et ce que cela dit</h2>
<p>Le montant de 17,8 millions d&rsquo;euros repr&eacute;sente, au taux de conversion utilis&eacute; par les sources, environ 11,7 milliards de FCFA. &Agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du budget camerounais 2026, fix&eacute; &agrave; 8 816,4 milliards de FCFA, cela peut sembler marginal. Mais rapport&eacute; au d&eacute;ficit budg&eacute;taire pr&eacute;vu, estim&eacute; &agrave; 631 milliards, le poids est autre. Et ce n&rsquo;est pas la seule condamnation. Le Cameroun fait face &agrave; plus de 652 milliards de FCFA d&rsquo;obligations arbitrales, selon des donn&eacute;es compil&eacute;es par des revues sp&eacute;cialis&eacute;es.</p>
<p>Au-del&agrave; du chiffre, l&rsquo;affaire r&eacute;v&egrave;le une faille dans la strat&eacute;gie juridique de l&rsquo;&Eacute;tat. Pendant des ann&eacute;es, Yaound&eacute; a multipli&eacute; les recours devant les juridictions fran&ccedil;aises pour contester la sentence de 2021. Le 3 octobre 2023, la cour d&rsquo;appel de Paris a rejet&eacute; son recours en annulation. Le 7 mai 2026, la cour d&rsquo;appel a refus&eacute; de suspendre l&rsquo;ex&eacute;cution provisoire d&rsquo;un jugement de f&eacute;vrier 2025 donnant &agrave; CFS 37 la main sur le dossier. &Agrave; chaque &eacute;tape, la justice a confirm&eacute;.</p>
<p>Le Cameroun n&rsquo;a pas communiqu&eacute; publiquement sur la d&eacute;cision du 5 octobre. Nous avons tent&eacute; de joindre le service de presse du minist&egrave;re des Finances. Sans r&eacute;ponse au moment d&rsquo;&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>La saisie est maintenue. CFS 37 peut poursuivre le recouvrement. Le Cameroun, lui, a encore une option : n&eacute;gocier directement avec le fonds. Mais le rapport de force a chang&eacute;. Le fonds d&eacute;tient un titre ex&eacute;cutoire, et la justice fran&ccedil;aise vient de confirmer sa position.</p>
<p>Une question reste ouverte : pourquoi l&rsquo;&Eacute;tat a-t-il attendu 2023 pour tenter un accord avec Garoub&eacute;, alors que CFS 37 avait notifi&eacute; ses droits d&egrave;s mai de la m&ecirc;me ann&eacute;e ? La r&eacute;ponse n&rsquo;est pas dans les documents publics. Elle est peut-&ecirc;tre dans les dossiers du minist&egrave;re des Finances.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi le Cameroun a-t-il &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; payer 11,7 milliards FCFA ?</strong><br>La Chambre de commerce internationale a jug&eacute;, le 22 septembre 2021, que le Cameroun avait r&eacute;sili&eacute; de mani&egrave;re abusive un contrat d&rsquo;affermage sign&eacute; en 2001 avec la soci&eacute;t&eacute; Projet Pilote Garoub&eacute;. Elle l&rsquo;a condamn&eacute; &agrave; verser 17,8 millions d&rsquo;euros de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.</p>
<p><strong>Qui est CFS 37 FUNDING LP ?</strong><br>C&rsquo;est un fonds d&rsquo;investissement bas&eacute; aux &icirc;les Ca&iuml;mans qui a financ&eacute; la proc&eacute;dure arbitrale de Garoub&eacute; en 2020, &agrave; hauteur de 1,091 million d&rsquo;euros, en &eacute;change d&rsquo;une garantie sur les sommes &agrave; percevoir. Apr&egrave;s un diff&eacute;rend avec Garoub&eacute;, il a obtenu le droit de recouvrer la cr&eacute;ance.</p>
<p><strong>Pourquoi la justice fran&ccedil;aise a-t-elle maintenu la saisie ?</strong><br>Le tribunal judiciaire de Paris a jug&eacute; que l&rsquo;accord transactionnel conclu entre le Cameroun et Garoub&eacute; en novembre 2023 ne pouvait pas &ecirc;tre oppos&eacute; &agrave; CFS 37, dont les droits avaient &eacute;t&eacute; notifi&eacute;s d&egrave;s mai 2023. Il a aussi relev&eacute; que l&rsquo;accord &eacute;tait devenu caduc.</p>
<p><strong>Le Cameroun peut-il encore annuler la saisie ?</strong><br>En l&rsquo;&eacute;tat, non. La d&eacute;cision du 5 octobre 2026 a rejet&eacute; sa demande d&rsquo;annulation. La seule voie restante serait de n&eacute;gocier directement avec CFS 37.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 17:16:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>ECONOMIE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Monde/Argent021223500.jpg" type="image/jpeg" length="5409" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Disparue après son mariage : le récit glaçant de Virginie]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-disparue-apres-son-mariage-le-recit-glacant-de-virginie</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Virginie E., 35 ans, a disparu un mois après son mariage à Douala.
Retrouvée à Kribi, elle raconte un enlèvement. Son mari doute.

Un aller simple pour Ndogkoti...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Kribi_port090124500.JPG" alt="Cameroun - Disparue après son mariage : le récit glaçant de Virginie" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-disparue-apres-son-mariage-le-recit-glacant-de-virginie</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Virginie E., 35 ans, a disparu un mois apr&egrave;s son mariage &agrave; Douala. Retrouv&eacute;e &agrave; Kribi, elle raconte un enl&egrave;vement. Son mari doute.</p>
<p>Un aller simple pour Ndogkoti qui finit dans une pirogue &agrave; Kribi, une s&oelig;ur qui attend trois semaines avant de s&rsquo;inqui&eacute;ter, et un mari qui, &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, refuse de croire au r&eacute;cit de sa femme.</p>
<p>Virginie E., ing&eacute;nieure en g&eacute;nie civil de 35 ans, a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e dimanche dernier sous la varangue de sa s&oelig;ur &agrave; Douala, amaigrie et h&eacute;b&eacute;t&eacute;e, un peu plus d&rsquo;un mois apr&egrave;s sa disparition le 15 septembre 2026, un mois jour pour jour apr&egrave;s son mariage avec No&euml;l Saturnin T. Elle affirme avoir &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e &agrave; Akwa par un chauffeur inconnu, d&eacute;tenue contre son gr&eacute; dans une maison au bord de l&rsquo;eau &agrave; Kribi, et viol&eacute;e &agrave; r&eacute;p&eacute;tition. Son mari, lui, a d&eacute;clar&eacute; &agrave; la presse qu&rsquo;il ne croyait pas &agrave; cette histoire.</p>
<h2>Un mariage r&eacute;cent, une disparition en pleine lune de miel</h2>
<p>Le 15 ao&ucirc;t 2026, Virginie et No&euml;l Saturnin se marient &agrave; Douala. Elle a 35 ans, elle est ing&eacute;nieure en g&eacute;nie civil. Lui en a 42, il est ing&eacute;nieur en g&eacute;nie &eacute;lectrique. Le quotidien Cameroon Tribune rapporte que le couple vit alors &agrave; Pk 12, dans le quartier Ngo Njoh, non loin de la C&ocirc;te Douala III.</p>
<p>Un mois plus tard, le 15 septembre, Virginie dispara&icirc;t. No&euml;l rentre ce soir-l&agrave; et ne trouve pas son &eacute;pouse. Vers 23 heures, il l&rsquo;appelle. Aucun num&eacute;ro ne passe.</p>
<p>Le mari alerte la belle-s&oelig;ur, V&eacute;ronique, install&eacute;e &agrave; New Bell (Douala II). La r&eacute;ponse qu&rsquo;elle lui oppose, telle que rapport&eacute;e par Cameroon Tribune : elle n&rsquo;a pas cherch&eacute; sa s&oelig;ur depuis le lendemain du mariage, estimant qu&rsquo;il fallait &laquo; laisser le couple en paix &raquo;. Une phrase qui, &agrave; la relecture, p&egrave;se lourd.</p>
<h2>Ce que Virginie raconte de son mois de disparition</h2>
<p>Le r&eacute;cit qu&rsquo;elle livre &agrave; la police, dimanche dernier, commence par une banalit&eacute; : une r&eacute;union professionnelle &agrave; Akwa, le 15 septembre. &Agrave; la sortie, elle cherche un taxi au carrefour Ancien Dalip. Elle ne trouve rien. Pas de taxi, pas de moto. Elle finit par h&eacute;ler une voiture &laquo; personnelle &raquo;.</p>
<p>Le conducteur la prend &agrave; bord. Ils &eacute;changent. Elle lui indique Ndogkoti comme destination. Puis, selon ses d&eacute;clarations, elle perd connaissance.</p>
<p>Elle &eacute;merge de nuit. Elle entend le conducteur dire : &laquo; Nous sommes arriv&eacute;s. &raquo; Elle demande o&ugrave; ils sont. Il r&eacute;pond : &laquo; &Agrave; Kribi. &raquo; D&eacute;pourvue de volont&eacute;, elle est conduite par un autre inconnu dans une maison au bord de l&rsquo;eau. L&agrave;, un homme lui donne r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; manger. Il entretient aussi des rapports sexuels avec elle &agrave; haute fr&eacute;quence. Elle ne sait pas o&ugrave; sont ses t&eacute;l&eacute;phones. Elle ne songe pas &agrave; fuir.</p>
<p>Jeudi dernier, l&rsquo;inconnu sort. Il ne revient pas. Vendredi, Virginie quitte le logis. Elle croise un homme &laquo; aux deux pagales &raquo; qui lui dit, apr&egrave;s &eacute;change, qu&rsquo;elle se trouve dans une &laquo; maison de p&ecirc;cheurs &raquo;. Il la conduit en pirogue. Une heure sur l&rsquo;eau. Elle touche terre. Elle paie 300 FCFA &agrave; un transporteur b&eacute;n&eacute;vole pour qu&rsquo;il la d&eacute;pose &agrave; moto au centre de Kribi.</p>
<p>La police ne dit rien de sa journ&eacute;e du samedi. Dimanche, en d&eacute;but de soir&eacute;e, elle arrive chez sa s&oelig;ur. C&rsquo;est la maisonn&eacute;e qui rentre de l&rsquo;&eacute;glise qui la d&eacute;couvre sous la varangue. Elle est amaigrie. L&rsquo;air hagard. Press&eacute;e de questions, elle &eacute;clate en sanglots. Elle demande &agrave; boire. Puis elle parle.</p>
<h2>Le doute du mari, le silence de la famille, le trou de la police</h2>
<p>Le d&eacute;tail qui change tout n&rsquo;est pas dans le r&eacute;cit de Virginie. Il est dans la r&eacute;action de son mari. No&euml;l Saturnin, cit&eacute; par Cameroon Tribune, dit qu&rsquo;il ne croit pas &agrave; cette histoire. Il demande &agrave; V&eacute;ronique de &laquo; garder sa s&oelig;ur &raquo;. Nous n&rsquo;avons pas pu joindre No&euml;l Saturnin pour lui demander d&rsquo;expliquer ce doute. Le quotidien ne pr&eacute;cise pas non plus les raisons de sa position.</p>
<p>Une source familiale &eacute;voque une autre piste : Virginie aurait &eacute;t&eacute; &laquo; vendue mystiquement &raquo; par un parent. Une autre mentionne la piste d&rsquo;un &laquo; tradi &raquo;, pour qui l&rsquo;&eacute;pouse de No&euml;l aurait &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e et tu&eacute;e, mais dont la d&eacute;pouille serait retrouv&eacute;e. Un homme d&rsquo;&eacute;glise affirme de son c&ocirc;t&eacute; qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e mais qu&rsquo;elle est en vie.</p>
<p>Ces hypoth&egrave;ses cohabitent, sans preuve publique. Elles disent surtout une chose : dans cette famille, personne ne semble s&rsquo;accorder sur ce qui est arriv&eacute; &agrave; Virginie.</p>
<p>Puis il y a le silence de la police. Les forces de l&rsquo;ordre confirment &ecirc;tre saisies de l&rsquo;affaire. Mais elles ne s&rsquo;expriment ni sur les circonstances exactes de la disparition, ni sur l&rsquo;identit&eacute; du conducteur, ni sur l&rsquo;existence d&rsquo;une maison &agrave; Kribi. Encore moins sur les vingt-quatre heures que Virginie aurait pass&eacute;es entre sa sortie de la maison de p&ecirc;cheurs et son arriv&eacute;e &agrave; New Bell.</p>
<p>Un tel vide documentaire n&rsquo;est pas anodin. Il laisse la porte ouverte &agrave; toutes les lectures, y compris les plus douloureuses pour la victime.</p>
<h2>Ce que ce fait divers dit du traitement des disparitions au Cameroun</h2>
<p>Il faut relire la chronologie. Une femme dispara&icirc;t. Son mari alerte la s&oelig;ur. La s&oelig;ur ne bouge pas. Les recherches commencent &laquo; plus ou moins orthodoxes &raquo;, selon la formule du journal. La police est saisie, mentionne l&rsquo;affaire sur son main courant. Puis un mois s&rsquo;&eacute;coule.</p>
<p>Un mois, c&rsquo;est long. C&rsquo;est le temps qu&rsquo;il faut, dans certaines affaires, pour qu&rsquo;un dossier se referme ou qu&rsquo;une piste se perde. C&rsquo;est aussi, plus prosa&iuml;quement, le temps que met une famille &agrave; r&eacute;aliser qu&rsquo;une disparition n&rsquo;est pas une fugue.</p>
<p>&Agrave; Douala, les disparitions ne sont pas rares. Les r&eacute;cits d&rsquo;enl&egrave;vement &agrave; bord de v&eacute;hicules &laquo; de transport &raquo; non identifi&eacute;s circulent dans les quartiers. Ils alimentent des peurs anciennes, souvent li&eacute;es &agrave; des croyances sur le &laquo; mysticisme &raquo; et les r&eacute;seaux de traite. Le fait que l&rsquo;entourage de Virginie ait imm&eacute;diatement &eacute;voqu&eacute; des pistes &laquo; tradi &raquo; ou mystiques montre &agrave; quel point ces r&eacute;cits structurent l&rsquo;imaginaire collectif.</p>
<p>Virginie a parl&eacute;. La police a une d&eacute;position. Reste &agrave; savoir ce qu&rsquo;elle en fera. Et si la famille, de son c&ocirc;t&eacute;, choisira de la croire.</p>
<p>Car la question n&rsquo;est plus seulement de savoir o&ugrave; elle &eacute;tait pendant un mois. La question est de savoir qui, dans son entourage, avait int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce qu&rsquo;elle disparaisse &nbsp;ou &agrave; ce qu&rsquo;on ne la croie pas &agrave; son retour.</p>
<hr>
<p><strong>Qui est Virginie E., disparue apr&egrave;s son mariage ?</strong><br>Virginie E. est une ing&eacute;nieure en g&eacute;nie civil de 35 ans. Elle a &eacute;pous&eacute; No&euml;l Saturnin T. le 15 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala, avant de dispara&icirc;tre un mois plus tard, le 15 septembre 2026.</p>
<p><strong>O&ugrave; a-t-elle &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e ?</strong><br>Elle a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e sous la varangue de sa s&oelig;ur, &agrave; New Bell (Douala II), le dimanche 18 octobre 2026 en fin de journ&eacute;e, selon les informations de Cameroon Tribune.</p>
<p><strong>Que raconte-t-elle sur sa disparition ?</strong><br>Elle affirme avoir &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e &agrave; Akwa par un chauffeur inconnu, avoir perdu connaissance, puis avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;tenue dans une maison au bord de l&rsquo;eau &agrave; Kribi pendant un mois, o&ugrave; elle aurait &eacute;t&eacute; viol&eacute;e.</p>
<p><strong>Pourquoi son mari ne la croit-il pas ?</strong><br>No&euml;l Saturnin T. a d&eacute;clar&eacute; &agrave; la presse qu&rsquo;il ne croyait pas au r&eacute;cit de sa femme et a demand&eacute; &agrave; sa belle-s&oelig;ur de la &laquo; garder &raquo;. Il n&rsquo;a pas pr&eacute;cis&eacute; publiquement les raisons de son doute.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 16:57:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Ct</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[France - PARIS : GABICIA MOBILISE LA DIASPORA EN FAVEUR DES ENFANTS VULNÉRABLES]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/camerounais-du-monde/diaspora/france-paris-gabicia-mobilise-la-diaspora-en-faveur-des-enfants-vulnerables</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>PRÈS DE 600 PERSONNES RÉUNIES AUTOUR D’UN PROJET DE CENTRE
MÉDICAL ET D’URGENCE : SAMEDI DERNIER À PARIS, LE GALA DE GABICIA
A DONNÉ À LA SOLIDARITÉ UNE PLACE C...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Gabicia1.jpg" alt="France - PARIS : GABICIA MOBILISE LA DIASPORA EN FAVEUR DES ENFANTS VULNÉRABLES" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pr&egrave;s de 600 personnes r&eacute;unies autour d&rsquo;un projet de centre m&eacute;dical et d&rsquo;urgence : samedi dernier &agrave; Paris, le gala de GABICIA a donn&eacute; &agrave; la solidarit&eacute; une place centrale, entre engagements, contributions spontan&eacute;es et c&eacute;l&eacute;bration culturelle.</strong></p>
<p>Venus de France, de plusieurs pays europ&eacute;ens et m&ecirc;me d&rsquo;Am&eacute;rique, les invit&eacute;s ont r&eacute;pondu &agrave; un appel : soutenir la cr&eacute;ation d&rsquo;un centre m&eacute;dical et d&rsquo;urgence destin&eacute; &agrave; l&rsquo;accueil, &agrave; l&rsquo;&eacute;coute et &agrave; la prise en charge des enfants vuln&eacute;rables. Une ambition port&eacute;e par GABICIA, femme d&rsquo;affaires et m&egrave;re de famille, dont l&rsquo;engagement se nourrit de situations de fragilit&eacute; observ&eacute;es dans son entourage et au sein de sa propre famille.</p>
<p>Connue pour ses pr&eacute;c&eacute;dents galas consacr&eacute;s &agrave; la mode, &agrave; la culture et au bien-&ecirc;tre, l&rsquo;organisatrice met aujourd&rsquo;hui son exp&eacute;rience et sa capacit&eacute; de mobilisation au service d&rsquo;une cause qui lui tient &agrave; c&oelig;ur. Tendre la main, accompagner les plus d&eacute;munis et transformer l&rsquo;empathie en actions concr&egrave;tes : telle &eacute;tait la volont&eacute; exprim&eacute;e au cours de cette soir&eacute;e.</p>
<p>La pr&eacute;sence de l&rsquo;ancien international camerounais <strong>Patrick MBOMA</strong>, venu soutenir l&rsquo;initiative, a constitu&eacute; l&rsquo;un des moments marquants de cette rencontre. Autour de lui, des personnalit&eacute;s, des acteurs associatifs, des artistes et de nombreux membres de la diaspora ont manifest&eacute; leur adh&eacute;sion au projet.</p>
<p>Tr&egrave;s attendue, l&rsquo;allocution de GABICIA a retenu l&rsquo;attention de la salle. Son intervention a &eacute;t&eacute; suivie de contributions spontan&eacute;es, t&eacute;moignages d&rsquo;une solidarit&eacute; qui devra d&eacute;sormais accompagner la concr&eacute;tisation du futur centre. La marraine <strong>Ngassa ANTOINETTE</strong>, ainsi que plusieurs donateurs ayant choisi la discr&eacute;tion, ont &eacute;galement apport&eacute; leur soutien &agrave; cette mobilisation.</p>
<p>La soir&eacute;e a aussi fait la part belle aux expressions culturelles et au savoir-faire entrepreneurial. Un d&icirc;ner g&eacute;n&eacute;reux aux saveurs exotiques a r&eacute;uni les convives, tandis qu&rsquo;une exposition de produits biologiques et de parfums sur mesure permettait au public de d&eacute;couvrir diff&eacute;rentes cr&eacute;ations. Le d&eacute;fil&eacute; de la talentueuse <strong>QUEEN MARCY</strong> a apport&eacute; une touche d&rsquo;&eacute;l&eacute;gance &agrave; ce rendez-vous solidaire.</p>
<p>Les artistes <strong>BEN ZIGNA, JUNIOR SENGAR et CHARLY DJOM&rsquo;S</strong> ont, eux aussi, honor&eacute; la rencontre de leur pr&eacute;sence et soutenu la d&eacute;marche de GABICIA. Au micro, <strong>Victor</strong> a accompagn&eacute; les diff&eacute;rentes s&eacute;quences de la soir&eacute;e, tandis que <strong>DJ MATT</strong> a prolong&eacute; la convivialit&eacute; sur la piste de danse.</p>
<p>Malgr&eacute; un week-end charg&eacute; en rendez-vous sur la sc&egrave;ne parisienne, le gala a fait salle comble et s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; dans une atmosph&egrave;re chaleureuse et sereine.</p>
<p>Au-del&agrave; de la r&eacute;ussite de cette rencontre, un enjeu demeure : inscrire cet &eacute;lan collectif dans la dur&eacute;e pour faire avancer le projet annonc&eacute;. Avec cette mobilisation, GABICIA a r&eacute;uni autour des enfants vuln&eacute;rables une communaut&eacute; pr&ecirc;te &agrave; contribuer. Une dynamique encourageante, dont les prochaines &eacute;tapes m&eacute;riteront d&rsquo;&ecirc;tre suivies.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 16:52:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Hilaire Sopie</author>
                                                    <category>DIASPORA</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Times TV s’excuse face au MRC : les coulisses du mea culpa]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/presse/media/cameroun-times-tv-sexcuse-face-au-mrc-les-coulisses-du-mea-culpa</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Times TV présente ses regrets au MRC après des propos outrageants
sur son antenne. La chaîne reconnaît une ambiguïté sur Willy
Mengue et promet plus de rigueur....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Times-TV211026500.webp" alt="Cameroun - Times TV s’excuse face au MRC : les coulisses du mea culpa" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/presse/media/cameroun-times-tv-sexcuse-face-au-mrc-les-coulisses-du-mea-culpa</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Times TV pr&eacute;sente ses regrets au MRC apr&egrave;s des propos outrageants sur son antenne. La cha&icirc;ne reconna&icirc;t une ambigu&iuml;t&eacute; sur Willy Mengue et promet plus de rigueur.</p>
<p>Un communiqu&eacute; de 48 heures plus tard, des excuses cibl&eacute;es, et une question qui reste en suspens : la cha&icirc;ne de Jo&euml;l Nkouemo a-t-elle c&eacute;d&eacute; &agrave; la pression ou corrig&eacute; une faute r&eacute;elle ?</p>
<p>Times TV a pr&eacute;sent&eacute; ses regrets au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dans un communiqu&eacute; publi&eacute; le 20 octobre 2026, au lendemain d&rsquo;un communiqu&eacute; du parti qui mena&ccedil;ait de saisir le CNC et la justice. La cha&icirc;ne reconna&icirc;t que des &laquo; propos outrageants &raquo; et des &laquo; attaques personnelles &raquo; ont &eacute;t&eacute; tenus sur son antenne, et admet une ambigu&iuml;t&eacute; dans la pr&eacute;sentation de Willy Mengue comme &laquo; homme politique MRC &raquo;. Mais derri&egrave;re les excuses, une question d&eacute;range : pourquoi avoir laiss&eacute; le d&eacute;bat d&eacute;raper pendant des semaines avant de r&eacute;agir ?</p>
<h2>Une cha&icirc;ne jeune, une opposition sous tension</h2>
<p>Times TV n&rsquo;a pas un an. Lanc&eacute;e au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 2026 par le Groupe Saint-Christophe, propri&eacute;t&eacute; de l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Jo&euml;l Nkouemo, la cha&icirc;ne a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e comme une offre &laquo; ax&eacute;e sur l&rsquo;actualit&eacute; &raquo; et les magazines. Francis Bonga en assure la direction g&eacute;n&eacute;rale ; Parfait Ayissi, figure connue du paysage audiovisuel camerounais, pr&eacute;sente &laquo; D&eacute;battons &raquo;.</p>
<p>Le MRC, lui, traverse une s&eacute;quence agit&eacute;e. Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence du parti le 8 septembre 2026. Tiriane Balbine Noah a assur&eacute; l&rsquo;int&eacute;rim, puis a &eacute;t&eacute; &eacute;lue pr&eacute;sidente lors de la convention extraordinaire du 17 octobre avec 96 % des voix.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce climat que l&rsquo;&eacute;mission &laquo; D&eacute;battons &raquo; du dimanche 18 octobre a re&ccedil;u Willy Mengue. Sur l&rsquo;affiche, la mention &laquo; homme politique MRC &raquo;. Probl&egrave;me : Willy Mengue avait &eacute;t&eacute; exclu du parti en juin 2026, selon le MRC.</p>
<h2>Les faits : ce que la cha&icirc;ne reconna&icirc;t noir sur blanc</h2>
<p>Le communiqu&eacute; de Times TV ne noie pas le probl&egrave;me. La cha&icirc;ne &laquo; pr&eacute;sente ses regrets aux responsables du MRC vis&eacute;s par des propos outrageants et des attaques personnelles au cours de certaines de ses &eacute;missions &raquo;. Elle reconna&icirc;t sa &laquo; responsabilit&eacute; dans l&rsquo;encadrement des &eacute;changes diffus&eacute;s sur ses antennes &raquo; et annonce trois mesures : renforcer la vigilance des &eacute;quipes en direct, exiger syst&eacute;matiquement des preuves face &agrave; toute accusation, et &laquo; intervenir fermement et imm&eacute;diatement en cas d&rsquo;attaques personnelles ou de d&eacute;rives verbales &raquo;.</p>
<p>Sur Willy Mengue, la cha&icirc;ne admet une &laquo; ambigu&iuml;t&eacute; initiale &raquo; : la mention sur l&rsquo;affiche &laquo; pouvait laisser penser qu&rsquo;il intervenait au nom du parti &raquo;. Le pr&eacute;sentateur l&rsquo;a bien interrog&eacute; en direct sur son affiliation. L&rsquo;invit&eacute; a r&eacute;pondu se r&eacute;clamer du &laquo; MRC originel &raquo;. &laquo; Cette d&eacute;claration exprimait son propre positionnement et ne permettait pas de le consid&eacute;rer comme un repr&eacute;sentant mandat&eacute; du MRC &raquo;, &eacute;crit la cha&icirc;ne.</p>
<p>Times TV refuse en revanche l&rsquo;&eacute;tiquette de &laquo; m&eacute;dia de haine &raquo;. &laquo; Accueillir un invit&eacute; n&rsquo;&eacute;quivaut pas &agrave; cautionner ses propos &raquo;, insiste la direction, qui r&eacute;affirme que &laquo; les portes de Times TV sont ouvertes &agrave; tout repr&eacute;sentant d&ucirc;ment d&eacute;sign&eacute; par le MRC &raquo;.</p>
<h2>Ce que le MRC reproche, et que les excuses ne r&egrave;glent pas</h2>
<p>Le communiqu&eacute; du MRC, sign&eacute; Roger Justin Noah, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint, ne se limitait pas &agrave; l&rsquo;affaire Mengue. Il visait aussi des propos tenus en septembre 2026 dans l&rsquo;&eacute;mission &laquo; On marche sur la capitale &raquo; par le chroniqueur Serge Olama Oyebe Serge Mathias. Selon le MRC, Olama a port&eacute; atteinte &agrave; la dignit&eacute; de Maurice Kamto, trait&eacute; Olivier Bibou Nissack de &laquo; d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute; &raquo;, et qualifi&eacute; le Pr Alain Fogue Tedom de &laquo; terroriste &raquo; et de &laquo; tribaliste &raquo;. Le parti affirme que ces accusations &laquo; graves et infond&eacute;es &raquo; ont &eacute;t&eacute; &laquo; relay&eacute;es par M. Francis Bonga Bertrand, directeur de la cha&icirc;ne, et n&rsquo;ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucun recadrage &raquo;.</p>
<p>Le MRC demandait au Conseil national de la communication (CNC) et &agrave; la justice de &laquo; faire toute la lumi&egrave;re &raquo;. Il d&eacute;non&ccedil;ait aussi ce qu&rsquo;il appelle la &laquo; complaisance de l&rsquo;&Eacute;tat &raquo; face &agrave; des &laquo; m&eacute;dias Mille Collines &raquo; et des &laquo; m&eacute;dias de la haine &raquo;. Sur ce point pr&eacute;cis, les excuses de Times TV ne r&eacute;pondent pas : la cha&icirc;ne reconna&icirc;t des d&eacute;rapages, mais conteste l&rsquo;&eacute;tiquette globale.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le secr&eacute;tariat national &agrave; la communication du MRC le 21 octobre dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi pour savoir si le parti juge les excuses suffisantes. Sans r&eacute;ponse au moment d&rsquo;&eacute;crire ces lignes.</p>
<h2>Pourquoi c&eacute;der, et pourquoi maintenant</h2>
<p>Le timing n&rsquo;est pas anodin. Le communiqu&eacute; du MRC tombe le 20 octobre. Celui de Times TV suit &laquo; quelques heures plus tard &raquo;, selon M&eacute;diatude. Deux lectures possibles.</p>
<p>La premi&egrave;re est d&eacute;fensive : le MRC mena&ccedil;ait de poursuites et de saisine du CNC. Or le CNC a montr&eacute; ces derniers mois qu&rsquo;il savait sanctionner. Le 29 septembre 2026, il a suspendu Vision 4 pour un mois, avant que le tribunal administratif de Yaound&eacute; n&rsquo;annule la sanction le 1er octobre. Un feuilleton qui a affaibli la cr&eacute;dibilit&eacute; du r&eacute;gulateur, mais qui rappelle qu&rsquo;une plainte peut co&ucirc;ter cher en temps, en image et en &eacute;nergie.</p>
<p>La seconde lecture est &eacute;ditoriale. Times TV est une cha&icirc;ne jeune, en construction, qui cherche sa place sur le bouquet et dans le paysage. Une confrontation frontale avec le principal parti d&rsquo;opposition, sur une accusation de &laquo; m&eacute;dia de haine &raquo;, n&rsquo;est pas un bon investissement. S&rsquo;excuser sur le fond les attaques personnelles tout en d&eacute;fendant la libert&eacute; de d&eacute;bat, c&rsquo;est acheter la paix sans reconna&icirc;tre une ligne politique.</p>
<p>Reste une zone d&rsquo;ombre. Le communiqu&eacute; de Times TV reconna&icirc;t des &laquo; attaques personnelles &raquo; sans jamais nommer Serge Olama ni citer les propos exacts. C&rsquo;est une excuse au p&eacute;rim&egrave;tre flou : assez large pour apaiser, assez vague pour ne pas d&eacute;signer de coupable en interne.</p>
<h2>Au-del&agrave; de Times TV</h2>
<p>L&rsquo;affaire d&eacute;passe une cha&icirc;ne et un parti. Elle pose une question que le Cameroun n&rsquo;a pas fini de trancher : o&ugrave; s&rsquo;arr&ecirc;te le d&eacute;bat contradictoire, o&ugrave; commence la diffamation tol&eacute;r&eacute;e en direct ?</p>
<p>Le MRC a d&eacute;j&agrave; annonc&eacute;, dans d&rsquo;autres dossiers, son intention de tra&icirc;ner des m&eacute;dias devant les tribunaux. Times TV n&rsquo;est pas la premi&egrave;re cible, et ne sera probablement pas la derni&egrave;re. Pour les r&eacute;dactions, le signal est clair : inviter un &laquo; ancien &raquo; ou un &laquo; dissident &raquo; qui se r&eacute;clame d&rsquo;un parti sans en &ecirc;tre un repr&eacute;sentant officiel n&rsquo;est pas neutre. L&rsquo;affiche engage le m&eacute;dia.</p>
<p>Pour le CNC, l&rsquo;affaire est un test de cr&eacute;dibilit&eacute; suppl&eacute;mentaire. Apr&egrave;s l&rsquo;annulation de la sanction contre Vision 4, le r&eacute;gulateur doit montrer qu&rsquo;il peut traiter un dossier politiquement sensible sans &ecirc;tre d&eacute;savou&eacute; par la justice administrative.</p>
<p>Times TV dit avoir &laquo; pris au s&eacute;rieux &raquo; les pr&eacute;occupations du MRC. Le MRC, lui, n&rsquo;a pas encore dit si les excuses suffisaient. Contact&eacute;, le parti n&rsquo;avait pas r&eacute;pondu &agrave; notre sollicitation au moment de publier.</p>
<p>Une chose est certaine : la cha&icirc;ne a promis de &laquo; recadrer &raquo; et de &laquo; demander des preuves &raquo;. La prochaine &eacute;mission &laquo; D&eacute;battons &raquo; dira si la promesse tient devant les cam&eacute;ras. D&rsquo;ici l&agrave;, une question circule dans les r&eacute;dactions de Yaound&eacute; et de Douala : faut-il s&rsquo;excuser &agrave; chaque fois qu&rsquo;un invit&eacute; d&eacute;rape, ou faut-il couper le micro avant ?</p>
<hr>
<p><strong>Times TV a-t-elle vraiment pr&eacute;sent&eacute; des excuses au MRC ?</strong><br>Oui. Dans un communiqu&eacute; publi&eacute; le 20 octobre 2026, la cha&icirc;ne &laquo; pr&eacute;sente ses regrets aux responsables du MRC vis&eacute;s par des propos outrageants et des attaques personnelles au cours de certaines de ses &eacute;missions &raquo;.</p>
<p><strong>Pourquoi Willy Mengue a-t-il cr&eacute;&eacute; la pol&eacute;mique sur Times TV ?</strong><br>Il a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; sur l&rsquo;affiche de &laquo; D&eacute;battons &raquo; comme &laquo; homme politique MRC &raquo; alors que le MRC affirme l&rsquo;avoir exclu depuis juin 2026. La cha&icirc;ne reconna&icirc;t une &laquo; ambigu&iuml;t&eacute; &raquo; et dit regretter &laquo; le manque de clart&eacute; &raquo; de la pr&eacute;sentation initiale.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le MRC reproche exactement &agrave; Times TV ?</strong><br>Deux choses : avoir laiss&eacute; le chroniqueur Serge Olama tenir des propos jug&eacute;s diffamatoires contre Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack et Alain Fogue Tedom en septembre 2026, et avoir invit&eacute; Willy Mengue sans pr&eacute;ciser qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait plus un repr&eacute;sentant officiel du parti.</p>
<p><strong>Times TV risque-t-elle une sanction du CNC ?</strong><br>Le MRC a saisi le CNC et la justice. Aucune d&eacute;cision n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendue publique &agrave; ce jour. Le dossier reste ouvert.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 16:39:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>MéDIA</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Hommage,  Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l&#039;air]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-hommage-roger-moindou-une-voix-qui-ne-se-contentait-pas-de-voyager-dans-lair</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Il est des voix qui ne se contentent pas de voyager dans l’air.
Elles sculptent le silence, apprivoisent les oreilles et déposent
dans la mémoire des empreintes...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Roger_Moindou_21102026.jpg" alt="Cameroun - Hommage,  Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l&#039;air" width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-hommage-roger-moindou-une-voix-qui-ne-se-contentait-pas-de-voyager-dans-lair</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Il est des voix qui ne se contentent pas de voyager dans l&rsquo;air. Elles sculptent le silence, apprivoisent les oreilles et d&eacute;posent dans la m&eacute;moire des empreintes que m&ecirc;me les ann&eacute;es les plus cruelles ne parviennent &agrave; effacer. Roger Moindou &eacute;tait de cette &eacute;toffe rare.</p>
<p>Il avait ce don myst&eacute;rieux de faire d&rsquo;une simple prise de parole une signature, d&rsquo;une pr&eacute;sentation un rituel, et de quelques mots une m&eacute;lodie que les auditeurs emportaient avec eux bien apr&egrave;s avoir &eacute;teint leur poste de radio.</p>
<p><strong>&laquo; Ebolowa, la voix du Sud, Moindou ! &raquo;</strong></p>
<p>&Eacute;coutez bien cette formule&hellip; Elle n&rsquo;est pas qu&rsquo;un assemblage de mots. C&rsquo;est une petite cath&eacute;drale sonore, un morceau d&rsquo;histoire suspendu aux l&egrave;vres d&rsquo;un homme qui avait compris que la voix poss&egrave;de son propre alphabet, sa propre musique et ses propres chemins vers l&rsquo;immortalit&eacute;.</p>
<p>Dans le grand th&eacute;&acirc;tre des ondes camerounaises, <strong>Roger Moindou</strong> n&rsquo;&eacute;tait pas un figurant. Il &eacute;tait de ces artisans de la parole qui donnent &agrave; l&rsquo;information une &acirc;me, au micro une personnalit&eacute; et &agrave; leur passage une r&eacute;sonance singuli&egrave;re.</p>
<p>N&eacute; &agrave; Ngou&eacute;tou, dans le d&eacute;partement du Mbam-et-Kim, au sein d&rsquo;une modeste famille vut&eacute;, il a parcouru les chemins de l&rsquo;apprentissage avant de faire de sa passion un m&eacute;tier. Des premi&egrave;res classes &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole sup&eacute;rieure des sciences et techniques de l&rsquo;information et de la communication, il a patiemment fa&ccedil;onn&eacute; son destin, comme le sculpteur arrache une &oelig;uvre au silence de la pierre.</p>
<p>En 1987, la CRTV lui ouvre les portes de son univers professionnel. Direction Ebolowa, cette terre du Sud qui deviendra le berceau de sa renomm&eacute;e radiophonique. L&agrave;-bas, sa voix trouve son paysage, son talent rencontre son public et son nom s&rsquo;accroche aux habitudes d&rsquo;&eacute;coute.</p>
<p>Il y avait dans sa signature quelque chose d&rsquo;un tam-tam identitaire : une mani&egrave;re de convoquer une ville, de r&eacute;veiller une r&eacute;gion et de rappeler qu&rsquo;une voix peut devenir le visage invisible d&rsquo;un territoire.</p>
<p><strong>Roger Moindou faisait entendre Ebolowa, mais c&rsquo;est toute une &eacute;poque qu&rsquo;il faisait r&eacute;sonner.</strong></p>
<p>Pourtant, les hommes de sa trempe ne se laissent pas enfermer dans une seule dimension. En 1995, il quitte les studios pour rejoindre le minist&egrave;re du Tourisme, o&ugrave; il dirige la cellule de communication. Plus tard, apr&egrave;s une sp&eacute;cialisation en marketing international &agrave; l&rsquo;IRIC, il poursuit son parcours &agrave; la Primature comme charg&eacute; d&rsquo;&eacute;tudes.</p>
<p>Du micro aux bureaux de l&rsquo;administration, il change de d&eacute;cor sans abandonner la substance de son art : cette intelligence de la communication qui consiste &agrave; donner aux mots une direction et &agrave; la parole une port&eacute;e.</p>
<p>Mais le destin, parfois, &eacute;crit ses phrases les plus cruelles sans pr&eacute;venir ceux qui doivent les lire.</p>
<p>Le 7 mai 2006, &agrave; Yaound&eacute;, la mort vient interrompre le cours de son existence. Roger Moindou n&rsquo;a que 47 ans. Quarante-sept ann&eacute;es de vie, de r&ecirc;ves, de combats et de paroles&hellip; puis cette fronti&egrave;re myst&eacute;rieuse o&ugrave; la pr&eacute;sence devient souvenir.</p>
<p>La nouvelle tombe. Le temps suspend son souffle. Et quelque part dans l&rsquo;immense maison de la radio, une chaise semble soudain plus vide qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ordinaire.<br>Comment accepter qu&rsquo;une voix qui savait tant remplir l&rsquo;espace puisse un jour laisser derri&egrave;re elle un silence aussi vaste ?<br>Comment concevoir que celui qui avait fait de son nom une ponctuation sonore ne puisse plus jamais reprendre son souffle devant un microphone ?<br>La mort a emport&eacute; l&rsquo;homme. Elle n&rsquo;a cependant pas emport&eacute; toutes les traces de son passage.<br>Car il existe des archives que les machines ne savent pas conserver : celles que l&rsquo;on grave dans les consciences. Il existe des fr&eacute;quences que les &eacute;metteurs ne diffusent pas : celles du souvenir. Et il existe des journalistes dont la v&eacute;ritable r&eacute;daction commence apr&egrave;s leur d&eacute;part, lorsque les g&eacute;n&eacute;rations suivantes racontent ce qu&rsquo;ils ont repr&eacute;sent&eacute;. Roger Moindou appartient &agrave; cette m&eacute;moire-l&agrave;.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, son histoire nous rappelle que le journalisme est aussi une affaire de pr&eacute;sence, de personnalit&eacute; et de cette alchimie inexplicable qui transforme un professionnel en r&eacute;f&eacute;rence.</p>
<p>Les ann&eacute;es ont pass&eacute;. Les &eacute;quipements ont chang&eacute;. Les techniques ont &eacute;volu&eacute;. Les voix se sont succ&eacute;d&eacute; derri&egrave;re les microphones.<br>Mais certaines signatures ne vieillissent pas. Elles attendent simplement qu&rsquo;une m&eacute;moire les r&eacute;veille.<br>Et lorsque le nom de <strong>Roger Moindou</strong> remonte des profondeurs du temps, on croirait entendre, derri&egrave;re le rideau de l&rsquo;absence, les derniers fr&eacute;missements d&rsquo;une &eacute;poque o&ugrave; la radio avait ses magiciens de la parole.</p>
<p><strong>Il est parti avant que son histoire ait fini de se raconter.</strong></p>
<p>Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; le paradoxe des grandes voix : elles quittent le monde, mais laissent derri&egrave;re elles des mots qui refusent de partir.<br>Roger Moindou n&rsquo;a plus de rendez-vous avec l&rsquo;antenne. Il n&rsquo;a plus d&rsquo;horloge &agrave; surveiller, plus de bulletin &agrave; pr&eacute;parer, plus de direct &agrave; n&eacute;gocier.<br>Pourtant, son nom demeure accroch&eacute; &agrave; cette phrase qui a travers&eacute; les ann&eacute;es comme une barque fid&egrave;le sur le fleuve du temps :<br><strong>&laquo; Ebolowa, la voix du Sud, Moindou ! &raquo;</strong></p>
<p>Et si, quelque part, l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; poss&eacute;dait un studio, si les disparus pouvaient encore prendre la parole au-del&agrave; des fronti&egrave;res du visible, peut-&ecirc;tre entendrait-on cette signature revenir, port&eacute;e par le vent des souvenirs.<br>Non pour annoncer une nouvelle.<br>Mais pour rappeler au monde qu&rsquo;un homme a v&eacute;cu, qu&rsquo;une voix a compt&eacute; et qu&rsquo;une l&eacute;gende radiophonique ne se r&eacute;sume jamais &agrave; la dur&eacute;e de son &eacute;mission.</p>
<p>Roger Moindou : le corps a rejoint le silence, mais la voix a confi&eacute; son &eacute;ternit&eacute; &agrave; la m&eacute;moire.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 14:28:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Gabriel Kom, Animateur</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Roger_Moindou_21102026.jpg" type="image/jpeg" length="8565" />
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                <title><![CDATA[Cameroun:: Petites balades dans les quartiers chauds de la ville de Douala ]]></title>
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                    <p>Douala, capitale économique du Cameroun, il est 20 heures. C’est
une heure de grande affluence au carrefour Poutoulou non loin de la
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                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Prostituees_Cameroun_21102026.jpg" alt="Cameroun:: Petites balades dans les quartiers chauds de la ville de Douala " width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Douala, capitale &eacute;conomique du Cameroun, il est 20 heures. C&rsquo;est une heure de grande affluence au carrefour Poutoulou non loin de la place dite Makumba Makumba, les &eacute;tudiants rentrent de l&rsquo;&eacute;cole, les &laquo; Bayam Selam &raquo; et les &laquo; Sauveteurs &raquo; (commer&ccedil;ants de rue) ont presque boucl&eacute; leur journ&eacute;e et beaucoup commencent &agrave; plier bagages.</p>
<p>Sur le trottoir, une jeune fille, la vingtaine environ, est au bras d&rsquo;un prince charmant, habill&eacute;e d&rsquo;un boxer qui laisse &eacute;chapper un string. Elle est &agrave; peine couverte en haut. Tous les regards sont tourn&eacute;s vers elle. Et sans g&egrave;ne, elle continue son chemin, caressant avec une douceur presque provocatrice le bras de son homme.</p>
<p>Elle n&rsquo;est pas seule. Ce genre d&rsquo;habillent est aujourd&rsquo;hui l&eacute;gion dans les rues camerounaises. On les appelle ici les &laquo; DVD &raquo; (Dos et Ventre Dehors). Elles sont nombreuses ces jeunes filles habill&eacute;es en petits hauts &laquo; sexy &raquo; qui sillonnent &agrave; longueur des journ&eacute;es les rues des villes camerounaises. Mais il ne faut surtout pas les interpeller sur ces nouvelles tenues. &laquo; C&rsquo;est la mode &raquo; dit-on ici. Et les modes, il y en a bel et bien au pays des &laquo; feymen &raquo;, ces bandits en col blanc qui n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; tuer p&egrave;re et m&egrave;re pour s&rsquo;enrichir. C&rsquo;est la crise socioculturelle. Celle-ci loin d&rsquo;&ecirc;tre un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne de la crise &eacute;conomique est encore plus grave et ses causes multiples.</p>
<p>Sous un ciel mena&ccedil;ant, le vent chaud souffle, faisant plier les hautes herbes. &Agrave; l&rsquo;abri des regards, le carrefour du septi&egrave;me ciel surgit de son &eacute;crin fantomatique. Ici, les habitu&eacute;s savent pourquoi il y sont.</p>
<p>&Agrave; Douala, capitale &eacute;conomique du <strong>Cameroun</strong>, particuli&egrave;rement &agrave; ce carrefour, quand le soleil tourne le dos &agrave; la surface de la terre, laissant libre pouvoir aux ombres de la nuit. C&rsquo;est toute une autre forme de vie qui s&rsquo;ouvre aux amateurs des ambiances nocturnes. Une nouvelle forme de commerce voit le jour en pleine nuit. Que ce soit les vendeurs de cigarettes, de poissons brais&eacute;s, de la viande r&ocirc;tie, du piment... chacun y trouve son compte mais, aussi, il y a aussi ces belles de nuit parfum&eacute;es qui r&ocirc;dent dans le secteur &agrave; la recherche de leurs clients</p>
<p>Voil&agrave;, un samedi soir comme je les aime. Je laisse la maison &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un nouveau flirt avec l&rsquo;intimit&eacute; de la vie nocturne du carrefour du septi&egrave;me ciel, une zone r&eacute;put&eacute;e pour son attitude insomniaque. Ce soir, contrairement &agrave; certaines fois o&ugrave; je sors en compagnie de copains, c&rsquo;&eacute;tait juste le mec qui partait jouir en solo son petit plaisir, sans une quelconque compagnie qui aurait pu &ecirc;tre nuisible &agrave; certaines exp&eacute;riences.</p>
<p>A mon arriv&eacute;e sur la place tant vant&eacute;e &agrave; Douala, je m'arr&ecirc;te chez Bolingo, une buvette bien connue du coin. Entre trois morceaux de musique et un verre &agrave; moiti&eacute; vid&eacute;, il est d&eacute;j&agrave; dix heures trente minutes&nbsp; du soir.</p>
<p>La nuit est jeune dit-on ici. Les jeux de lumi&egrave;re, l&rsquo;exhibitionnisme de certaines filles qui tentent d&rsquo;attirer la client&egrave;le sexuelle, la synchronisation des corps en mouvement, des salutations et des accolades [&hellip;], autour de moi l&rsquo;ambiance gagne de plus en plus en intensit&eacute;. Entre-temps, dans une courte robe moulante, mettant &agrave; l&rsquo;honneur l&rsquo;impeccable architecture de son corps, une jolie demoiselle, assur&eacute;e comme elle seule sur ses pas bien articul&eacute;s fait son apparition.</p>
<p>Il fallait &ecirc;tre aveugle pour ne pas accepter de perdre volontairement quelques secondes de son temps &agrave; regarder son post&eacute;rieur; une v&eacute;ritable mine de tentation. Elle arrive avec son corps remplit d&rsquo;attirance, sa bouche pleine de s&eacute;duction. Ses habits, son regard, sa beaut&eacute; [&hellip;], elle mobilisait autour d&rsquo;elle une bonne partie de la salle, accroch&eacute;e &agrave; son charme. Ne me demandez surtout pas si, moi aussi, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; s&eacute;duit.</p>
<p>Ici, le train de la modernisation est en marche et plus personne ne peut l&rsquo;arr&ecirc;ter. La morale kantienne rel&egrave;ve d&rsquo;une autre &eacute;poque. Ici, on veut vivre. Peu importe la mani&egrave;re.</p>
<p>Soudain, une chose exceptionnelle vient de se passer : la gazelle s&rsquo;assoit juste &agrave; c&ocirc;t&eacute; de moi. On dirait une esp&egrave;ce invisible a exauc&eacute; ma demande en secret. Le parfum de la jeune femme me rappelle ma derni&egrave;re conqu&ecirc;te &agrave; la plage de Limb&eacute; dans le sud-ouest du Cameroun.</p>
<p>En tant que vraie attaquante comme on les appelle ici, elle m&rsquo;a devanc&eacute;, pr&eacute;textant vouloir savoir quelle heure il est. &Agrave; peine arriv&eacute;e, je doute fort qu&rsquo;elle en ait eu r&eacute;ellement besoin. D&rsquo;ailleurs, je remarque qu&rsquo;elle a un sourire facile et une g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; douteuse. Peut-&ecirc;tre &eacute;tait-ce sa mani&egrave;re d&rsquo;entamer la conversation avec moi. Ce qui ne m&rsquo;a d&eacute;rang&eacute; en rien. Au contraire !</p>
<p>Le premier contact est &eacute;tabli. Chacun de son c&ocirc;t&eacute; est sur ses gardes : pas question de tomber dans une esp&egrave;ce d&rsquo;impolitesse anticip&eacute;e. Mais, apr&egrave;s deux ou trois plaisanteries, on s&rsquo;est l&acirc;ch&eacute;s un peu. Ce qui a facilit&eacute; le dialogue, qui sera une suite m&eacute;morable.</p>
<p>Selon ses dires, sans h&eacute;sitations, elle m'a confi&eacute; qu'elle f&ecirc;tait ce samedi ses 26 ans et qu'elle en voulait profiter pour le faire loin des regards des connaissances et amis</p>
<p>Il est bient&ocirc;t minuit et je commence &agrave; m'ennuyer. La jeune fille que je pr&eacute;nomme Juliette ne cesse d'ingurgiter le Johnny Black Label que j'ai command&eacute; &agrave; mon arriv&eacute;e.</p>
<p>Au bout de deux heures d'&eacute;change, ma bouteille &eacute;tait d&eacute;j&agrave; &agrave; moiti&eacute; vide, sans oublier les deux gros poissons brais&eacute;s qu'elle venait de gominer.</p>
<p>L&rsquo;ambiance s&rsquo;intensifie. L&rsquo;espace est de plus en plus chauff&eacute;. Entre-temps, je viens d&rsquo;apprendre que Juliette est travailleuse de sexe. Donc, contrairement &agrave; mes premi&egrave;res id&eacute;es, elle n&rsquo;est pas au club pour se relaxer &agrave; cause de son anniversaire. Elle y est pour travailler. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est son m&eacute;tier depuis tant&ocirc;t trois ans. Dans l&rsquo;intervalle, elle s&rsquo;arrange pour faire de moi un nouveau client.</p>
<p>Plus l&rsquo;heure avance, plus le club devient de plus en plus compact. Les h&eacute;lices des ventilateurs ne peuvent presque rien contre la chaleur. Juliette me tient toujours compagnie. Alors qu&rsquo;une bonne partie de la salle bouge au rythme du tube plan&eacute;taire &laquo; Coller la petite &raquo;, Juliette essaie plut&ocirc;t d&rsquo;esquisser son sourire &agrave; certains admirateurs, pendant qu&rsquo;elle maintient notre conversation. M&ecirc;me si par moment elle para&icirc;t un peu ennuy&eacute;e par la curiosit&eacute; de certaines de mes questions. Me voyant toujours timide, Juliette commen&ccedil;a &agrave; se poser des questions. La frustration pour elle et pour beaucoup d&rsquo;autres pratiquantes, parfois, est de passer toute la nuit &agrave; charmer une client&egrave;le de plus en plus difficile, puis rentrer &agrave; la maison sans un centime.</p>
<p>A 1h du matin, Juliette a bien voulu sortir une cigarette, peut-&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;apaiser son angoisse. Mais, le fait que je ne fume pas, elle se cherche plut&ocirc;t un soulagement dans son verre de Black Label vid&eacute;e d&rsquo;une seule gorg&eacute;e.</p>
<p>On avance vers les deux heures du matin. Elle ne sait toujours pas si elle pourra n&eacute;gocier avec moi pour le reste de la nuit. C&rsquo;est ainsi que quelqu&rsquo;un l&rsquo;a salu&eacute; de la main. C&rsquo;est un client de longue date. Elle s&rsquo;est gentiment excus&eacute;e pour rejoindre le type.</p>
<p>Une dizaine de minutes apr&egrave;s, Juliette est de retour, mais avec un visage beaucoup plus d&eacute;tendu qu&rsquo;avant, car elle a pu trouver un client. Apr&egrave;s le club, elle va passer du temps avec ce touriste qu&rsquo;elle a rencontr&eacute; pour une fois sur une plage.</p>
<p>Il est bient&ocirc;t trois heures du matin. La fatigue se fait sentir. Si certains refusent de partir et jurent de rentrer chez eux &agrave; l&rsquo;aube, d&rsquo;autres profitent d&rsquo;aller se reposer ou de s&rsquo;offrir quelque chose de plus intime. Le temps pour Juliette de me dire au revoir et de retrouver le monsieur qui l&rsquo;attend dans une grosse cylindr&eacute;e &agrave; l'ext&eacute;rieure, l&rsquo;air impatient. Et moi de payer ma lourde note et de retourner chez moi..</p>
<p>Les histoires de ce genre sont rares m'a-t-on dit car, au Carrefour du septi&egrave;me ciel &agrave; Douala, on ne l&acirc;che pas une cliente quand elle accepte d'&ecirc;tre &agrave; vos c&ocirc;t&eacute;s pour toute une soir&eacute;e... Peut-&ecirc;tre je suis un "Mougou" . &nbsp;</p>
<p><em>1- Mougou signifie en jargon local, un ignorant</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 11:02:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Hugues Seumo</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Prostituees_Cameroun_21102026.jpg" type="image/jpeg" length="2370" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes  brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet]]></title>
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                    <p>Les enquêtes ont été initialement bafouées. Un collectif des
défenseurs des droits humains  a multiplié entre juillet et août
dernier, des dénonciations et des...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Simieu_21102026.jpg" alt="Cameroun - Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes  brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet" width="600"/></p>
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                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Les enqu&ecirc;tes ont &eacute;t&eacute; initialement bafou&eacute;es. Un collectif des d&eacute;fenseurs des droits humains &nbsp;a multipli&eacute; entre juillet et ao&ucirc;t dernier, des d&eacute;nonciations et des actions pour exiger leurs r&eacute;ouvertures. Le Minjustice et le Minat ont &eacute;t&eacute; &eacute;galement saisis. On attend la suite de l&rsquo;affaire&hellip;Un rassemblement populaire et pacifique est annonc&eacute; le 10 d&eacute;cembre 2026 pour exiger Justice pour Simieu.</p>
<p>L&rsquo;affaire n&rsquo;est pas close. Le 28 octobre 2026, cela fera cinq ans d&eacute;j&agrave; &nbsp;que trois jeunes gens suspect&eacute;s d&rsquo;avoir commis un vol chez le fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; du chef du village Fondjomekwet ont &eacute;t&eacute; tortur&eacute;s et &nbsp;brul&eacute;s vifs par des populations et des personnes pr&eacute;sent&eacute;es comme des serviteurs du chef <strong>Yves Djoumbissi&eacute; Kamga</strong> &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la chefferie de ce groupement de l&rsquo;arrondissement de Bandja.&nbsp;</p>
<p>Charlie Tchikanda, directeur ex&eacute;cutif de la ligue des droits et des libert&eacute;s (Ldl), organisation de d&eacute;fense des droits humains bas&eacute;e &agrave; Bafoussam et active depuis plus de 30 ans, est engag&eacute; &agrave; mouiller le maillot afin que les autorit&eacute;s judiciaires de la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest &nbsp;se penchent sur ce qu&rsquo;il est convenu d&rsquo;appeler l&rsquo;affaire de justice populaire &agrave; Fondjomekwet ou l&rsquo;affaire <strong>Simieu</strong>.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, il tient &agrave; ce que le procureur g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s de la cour d&rsquo;appel de l&rsquo;Ouest &agrave; Bafoussam instruit la reprise des enqu&ecirc;tes initi&eacute;es en 2021 suite &agrave; ce drame survenu dans la nuit du 27 au 28 octobre de cette ann&eacute;e.&nbsp;</p>
<p>Le d&eacute;fenseur des droits humains d&eacute;nonce un d&eacute;ni de justice ou une politique &laquo; de deux poids, deux mesures &raquo; en &eacute;tablissant &nbsp;un parall&egrave;le entre les affaires Baloum et Fondjomekwet. &laquo; Les termes de notre d&eacute;nonciation sont clairs. Il ne s&rsquo;agit pour le procureur et ses auxiliaires d&rsquo;ouvrir une nouvelle enqu&ecirc;te. Il est question de retrouver le fond du dossier des enqu&ecirc;tes initi&eacute;es en 2021 et de relancer l&rsquo;audition des protagonistes ou des pr&eacute;sum&eacute;s auteurs de cet acte de justice populaire &raquo;, explique-t-il.</p>
<p>En effet dans le communiqu&eacute; N&deg;006/EX/LDL/2026 sign&eacute; par Charlie en date du 27 juillet 2026, la Ligue des Droits et Libert&eacute;s condamne la justice populaire qui a conduit &agrave; l'ex&eacute;cution de deux suspects de vol &agrave; Baloum, et souligne que ce ph&eacute;nom&egrave;ne est un crime de sang. &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>
<p>Elle appelle &agrave; la reprise imm&eacute;diate de l'enqu&ecirc;te sur des incidents similaires pass&eacute;s et insiste sur la n&eacute;cessit&eacute; de respecter les droits humains. La LDL exhorte &eacute;galement la soci&eacute;t&eacute; civile &agrave; intensifier la sensibilisation contre cette pratique violente qui menace l'&Eacute;tat de droit. En faisant allusion aux jeunes tortur&eacute;s et brul&eacute;s vifs &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la chefferie sup&eacute;rieure <strong>Fondjomekwet</strong> dans la nuit du 27 au 28 octobre 2021, le communiqu&eacute; de la Ldl souligne que <em>&laquo; la responsabilit&eacute; du chef sup&eacute;rieur de cette localit&eacute; avait &eacute;t&eacute; mise en cause dans cette affaire. Selon des sources, l&rsquo;enqu&ecirc;te ouverte aurait &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e, et les auteurs pr&eacute;sum&eacute;s seraient toujours en libert&eacute;. &raquo;</em></p>
<p>Consid&eacute;rant qu&rsquo; <em>&laquo; un Etat de droit ne s&rsquo;aurait s&rsquo;accommod&eacute; d&rsquo;une &nbsp;justice &agrave; t&ecirc;te chercheuse, la Ldl demande afin insistance et sans d&eacute;lai la reprise des enqu&ecirc;tes sur les &eacute;v&egrave;nements survenus &agrave; Fondjomekwet afin que les auteurs soient traduits devant les tribunaux, jug&eacute;s et les coupables punis selon la loi. &raquo;</em> Il &eacute;voque l&rsquo;article 7 de la D&eacute;claration universelle des droits de l&rsquo;homme qui dispose : <em>&laquo;Tous sont &eacute;gaux devant la loi et ont droit, sans discrimination, &agrave; une &eacute;gale protection de la loi. &raquo;&nbsp;</em></p>
<p>Courant le mois d&rsquo;aout dernier, au cours d&rsquo;une conf&eacute;rence de presse organis&eacute;e par le <strong>Collectif Justice pour tous</strong>, pilot&eacute;e par <strong>Philippe Roger Tamkou Ngouo</strong>, et la ligue des droits et des libert&eacute;s dans un h&ocirc;tel de Bafoussam, <strong>Charlie Tchikanda</strong> a r&eacute;affirm&eacute; cette pr&eacute;occupation. Ayant saisi le procureur de la r&eacute;publique pr&egrave;s des tribunaux de Bafang, le pr&eacute;fet du d&eacute;partement du Haut-Nkam, le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale et le minist&egrave;re de la justice afin que justice soit rendue pour Simieu, un jeune originaire de Fondjomekwet qui se trouvait au rang des trois pr&eacute;sum&eacute;s malfrats tortur&eacute;s et brul&eacute;s, Philippe Roger Tamkou Ngouo a l&acirc;ch&eacute; son indignation au cours de cette conf&eacute;rence de presse. <em>&laquo; Il faut que la v&eacute;rit&eacute; et la justice triomphent pour permettre aux familles de faire le deuil &raquo;</em>, conclut-il-il.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 08:50:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Simplice Yanze</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Pour insolvabilité: Le tribunal envoi Tal Hôtel dans  la rue à Bafoussam]]></title>
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                    <p>Basile Talla Demgueu, promoteur de cet établissement doit plus de 500
millions de francs à Afriland First Bank. Tout comme il cumule des
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Basile Talla Demgueu, promoteur de cet &eacute;tablissement doit plus de 500 millions de francs &agrave; Afriland First Bank. Tout comme il cumule des centaines de millions de loyers impay&eacute;s aupr&egrave;s des familles Moyo et Wanko, propri&eacute;taires des deux sites qui h&eacute;bergent Tal H&ocirc;tel depuis des d&eacute;cennies&hellip;</p>
<p>10 heures 52, ce lundi 19 octobre 2026. Quelques employ&eacute;s s&rsquo;affairent &agrave; nettoyer la salle de restaurant de Tal H&ocirc;tel &agrave; Bafoussam. L&rsquo;ambiance y est calme. Deux personnes sont assises devant l&rsquo;espace qui sert de bar &agrave; cet &eacute;tablissement h&ocirc;telier. Verdier Fokou, connu comme son directeur, n&rsquo;est pas pr&eacute;sent dans son bureau. Ce qui donne du cr&eacute;dit aux sources qui font savoir qu&rsquo;il a d&eacute;missionn&eacute; de son poste de travail il y a quelques semaines. Nous sommes loin de restituer clairement les termes de la lettre de d&eacute;mission qu&rsquo;il aurait envoy&eacute;e &agrave; son ancien patron.</p>
<p>Reste que l&rsquo;observateur proche des milieux des affaires &agrave; Bafoussam lie ce d&eacute;part aux soucis &nbsp;judiciaires dans lesquels se trouvent Basile Demgueu Talla promoteur de Tal H&ocirc;tel &agrave; Bafoussam. En effet, en date du 17 septembre 2026, le juge du tribunal de premi&egrave;re instance de Bafoussam, Edgar Marie Joseph Awono Ebanga, statuant en mati&egrave;re commerciale, a d&eacute;cid&eacute; de mettre fin au contrat de bail liant Basile Talla Demgueu, locataire du site qui abrite Tal H&ocirc;tel &agrave; Bafoussam, et Djoko Moyo Paul Henri et dame Kwomogne Moyo F&eacute;licit&eacute; (bailleurs d&rsquo;une bonne partie du site qui abrite Tal Hotel &agrave; Bafoussam).</p>
<p>Aussi, le magistrat a prononc&eacute; l&rsquo;expulsion de Tal H&ocirc;tel du domaine foncier de la famille Moyo. Sans nier ses engagements contractuels, le mis en cause a soulev&eacute; l'incomp&eacute;tence du tribunal de premi&egrave;re instance de Bafoussam en la mati&egrave;re. En guise de r&eacute;ponse, le magistrat a rejet&eacute; comme d&eacute;nu&eacute; de fondement juridique l'exception d'incomp&eacute;tence soulev&eacute;e par Basile Talla Demgueu. Car, selon le magistrat, il est constant et prouv&eacute; que Talla Demgueu Basile cumule de nombreux impay&eacute;s de loyers &agrave; l'endroit de la famille Moyo. Le promoteur de Tal H&ocirc;tel est &eacute;galement insolvable &agrave; l'endroit de la famille Wanko, propri&eacute;taire d'une autre partie du site qui abrite cet &eacute;tablissement h&ocirc;telier. Les dettes cumul&eacute;es de la soci&eacute;t&eacute; Tal Business Cameroun vont au-del&agrave; de 700 millions de francs Cfa.</p>
<p><strong>D&eacute;j&agrave; un mois de r&eacute;sistance...</strong></p>
<p>Une source cr&eacute;dible fait savoir que Basile Talla Demgueu, agissant au nom de la soci&eacute;t&eacute; Tal Business Cameroun SA, a pris plusieurs fois des cr&eacute;dits aupr&egrave;s de Afriland First Bank en usurpant &nbsp;le titre foncier N&deg; 259/Mifi &nbsp;du 22 juin 1961, &nbsp;appartenant &agrave; la &nbsp;famille de feu &nbsp;Wanko et couvrant une superficie de plus de 900 m2 en plein centre urbain de Bafoussam.</p>
<p>Et cette convention entre le promoteur h&ocirc;telier et la banque a &eacute;t&eacute; attaqu&eacute;e devant le tribunal de Bafoussam. Ce qui ne fait que renforcer la complexit&eacute; des multiples affaires judiciaires dans lesquelles se trouvent Basile Talla Demgueu et la soci&eacute;t&eacute; Tal Business Cameroun Sa dont il est le promoteur.</p>
<p>Djoko Moyo semble d&eacute;termin&eacute; &agrave; faire ex&eacute;cuter cette d&eacute;cision rendue le 17 septembre dernier et ordonnant l'expulsion de Basile Talla Demgueu du site qui abrite une partie de Tal H&ocirc;tel. Ce qui implique que suite &agrave; la production de l'exp&eacute;dition du juge, un huissier accompagn&eacute; des &eacute;l&eacute;ments de la force publique serait mis en contribution pour expulser Basile Talla Demgueu de Tal H&ocirc;tel &agrave; Bafoussam. &nbsp;Un de ses conseils &nbsp;met en garde toute personne qui tenterait de torpiller par des man&oelig;uvres sorties l'aboutissement de cette d&eacute;cision. "Qui crache en l'air, &nbsp;cela lui retombe au nez", conclut-il. Affaire &agrave; suivre...</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 08:23:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Guy Modeste Dzudie</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Talotel21102026.jpg" type="image/jpeg" length="2623" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Convention extraordinaire du Mrc: Les militants de Kékem  envisagent les victoires futures]]></title>
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                    <p>Après la convention extraordinaire du Mouvement pour la renaissance
du Cameroun(Mrc) tenue le 17 octobre 2026 au siège de cette formation
politique au quartier...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Kekem_Mrc_21102026.jpg" alt="Cameroun - Convention extraordinaire du Mrc: Les militants de Kékem  envisagent les victoires futures" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s la convention extraordinaire du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc) tenue le 17 octobre 2026 au si&egrave;ge de cette formation politique au quartier Odza &agrave; Yaound&eacute;, Harold Nkoudoh, secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration communale de K&eacute;kem est serein et se dit pr&ecirc;t &agrave; affronter tous ses adversaires sur le terrain.</p>
<p>Treize d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la f&eacute;d&eacute;ration communale du <strong>Mouvement pour la renaissance du Cameroun</strong>(Mrc) ont activement pris ,part aux travaux de la convention extraordinaire de cette formation politique tenue le 17 octobre dernier &agrave; Yaound&eacute; et sanctionn&eacute; par l&rsquo;&eacute;lection de Tiriane Balbine Noah intervenue suite &agrave; la d&eacute;mission du Pr Maurice Kamto de &nbsp; la pr&eacute;sidence du Mrc depuis le mois de septembre dernier.</p>
<p><em>&laquo; Nous avons tenu notre convention malgr&eacute; les bavardages de nos d&eacute;tracteurs sur les reseaux sociaux. Nous sommes sereins et nous comptons rafler toutes les voix lors des prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives. Nous sommes pr&eacute;par&eacute;s et nous sommes ma&icirc;tres du terrain &agrave; Kekem &raquo;</em>, soutient <strong>Harold Nkoudoh</strong>, secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration communale du Mrc &agrave; K&eacute;kem. Pour celui-ci, il faudrait questionner les statistiques de la derni&egrave;re &eacute;lection pr&eacute;sidentielle pour savoir qui tient effectivement le terrain. &nbsp;</p>
<p>Il rappelle que c&rsquo;est aux votes des militants et sympathisants du Mrc en faveur de Issa Tchiroma Bakary que Paul Biya, le candidat du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (Rdpc), a &eacute;t&eacute; vaincu apr&egrave;s le d&eacute;pouillement des bureaux de vote de la commune de K&eacute;kem dans le cadre de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025. Les moyens logistiques d&eacute;ploy&eacute;s par <strong>Emmanuel &nbsp;Neoss</strong>i, fils du coin et milliardaire tr&egrave;s influent dans les milieux du parti au pouvoir, n&rsquo;ont pas fait vaciller les &eacute;lecteurs assoiff&eacute;s du changement de l&rsquo;alternance au sommet de l&rsquo;Etat.</p>
<p>&nbsp;Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sortant, d&rsquo;apr&egrave;s les chiffres compil&eacute;s par les acteurs politiques locaux, &nbsp;a r&eacute;colt&eacute;, suite aux d&eacute;pouillements des &eacute;lections dans les 67 bureaux de vote de cette circonscription, &nbsp;juste 2745 voix alors qu&rsquo;Issa Tchiroma &nbsp;s&rsquo;est vu &nbsp;cr&eacute;diter de 5843 votes.</p>
<p>Dans cet arrondissement, Bello Bouba est class&eacute; 3eme avec 177 voix. Josuah Osih du Front social-d&eacute;mocrate (Sdf en anglais), y a obtenu 104 votes. &nbsp;Espoir Matomba se positionne cinqui&egrave;me avec 84 voix. &nbsp;Cabral Libii arrive en sixi&egrave;me &nbsp;position avec 80 voix. Il est suivi par le candidat &nbsp;Pierre Kwemo, fils du d&eacute;partement du Haut-Nkam, &nbsp;d&eacute;put&eacute; &agrave; l&rsquo;assembl&eacute;e nationale, milliardaire et pr&eacute;sident national de l&rsquo;Union des mouvements socialistes (Ums). Celui-ci a r&eacute;colt&eacute; 79 voix dans cette commune o&ugrave; son parti semble bien implant&eacute;. Patricia Ndam Njoya y a r&eacute;colt&eacute; 77 voix. Akere Muna, Ateki, Iray Iyodi et Bougha Hagbe, candidat du Mouvement citoyen national camerounais (Mcnc) de Jean Month&eacute; Nkouobith&eacute; et ancien fonctionnaire du fonds mon&eacute;taire international (Fmi), &nbsp;ont r&eacute;colt&eacute;, chacun, moins de &nbsp;chacun moins de 50 voix. Il y a eu 127 bulletins nuls pour l&rsquo;ensemble des bureaux de vote de l&rsquo;arrondissement de K&eacute;kem.</p>
<p><strong>Les milliards de la corruption &eacute;lectorale sans impact</strong></p>
<p>Emmanuel Neossi, conseiller r&eacute;gional du Rdpc &agrave; l&rsquo;Ouest et patron local des troupes de Paul Biya a Kekem, n&rsquo;en &nbsp;revient pas &agrave; la &nbsp;suite &agrave; ces r&eacute;sultats. Il serait en train de tout faire pour essayer de torpiller le d&eacute;ploiement de Harold Nkoudoh et des troupes du Mrc sur le terrain. &nbsp;</p>
<p>Reste que les &eacute;quipes des scrutateurs &nbsp;d&eacute;ploy&eacute;es lors de la derniere &eacute;lection pr&eacute;sidentielle appuy&eacute;e par Harold Nkoudoh, le secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration communale du Mrc &agrave; Kek&eacute;m, sont et restent &nbsp;d&eacute;termin&eacute;es &agrave; s'opposer &agrave; cette tentative de fraude pr&eacute;-&eacute;lectorales ou &eacute;lectorales.</p>
<p>Lors de la pr&eacute;c&eacute;dente consultation, ils se sont d&rsquo;ailleurs mobilis&eacute;s durant les op&eacute;rations de vote pour emp&ecirc;cher les votes multiples qui se profilaient. <em>&laquo; Il y a des charters &eacute;lectoraux qui ont &eacute;t&eacute; mis en route pour venir voter &agrave; Kekem. Cette op&eacute;ration n&rsquo;a pas march&eacute;. Nous sommes rest&eacute;s vigilants &raquo;</em>, soutient une source proche de l&rsquo;opposition &agrave; Kekem. <em>&laquo; De nombreux militants du Mrc se sont impliqu&eacute;s pour le vote de Issa Tchiroma . Nous avons suivi les consignes de notre leader, le Pr Maurice Kamto. Il nous a demand&eacute; depuis le 26 septembre dernier de sortir pour voter en faveur d&rsquo;un candidat de l&rsquo;opposition. A Kekem, nous avons massivement soutenu le candidat de l&rsquo;Union pour le changement. Et nous savons qu'il a gagn&eacute; &raquo;</em>, affirme Harold Nkoudoh.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 08:07:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Guy Modeste Dzudie</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun-Novembre des engagements aux lois:Le plaidoyer de la Lefe pour les femmes et les enfants]]></title>
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                    <p>Le 6 novembre 2026, le Cameroun entrera dans la deuxième année du
nouveau septennat. Un an après les engagements pris au plus haut
sommet de l'Etat, la Ligue po...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Biyong_Pauline_21102026.jpg" alt="Cameroun-Novembre des engagements aux lois:Le plaidoyer de la Lefe pour les femmes et les enfants" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 novembre 2026, le Cameroun entrera dans la deuxi&egrave;me ann&eacute;e du nouveau septennat. Un an apr&egrave;s les engagements pris au plus haut sommet de l'Etat, la Ligue pour l'&eacute;ducation de la femme et de l'enfant (Lefe) pose une question simple mais essentielle : quand la protection des femmes et des jeunes va-t-elle devenir une r&eacute;alit&eacute; juridique ?</p>
<p>Dans un visuel de plaidoyer fort, qui montre une m&egrave;re et sa fille regardant vers l'avenir, la Lefe lance un appel clair : faire de la session parlementaire de novembre 2026 celle de l'adoption de deux textes fondamentaux pour la R&eacute;publique.</p>
<p><strong>1. Le contexte : une urgence qui ne peut plus attendre</strong></p>
<p>Au Cameroun, les violences faites aux femmes et aux enfants ne sont plus des faits divers. Elles sont une r&eacute;alit&eacute; quotidienne et document&eacute;e.</p>
<p>Selon les donn&eacute;es du syst&egrave;me d'information du Minproff, des milliers de cas de violences physiques, sexuelles, psychologiques et &eacute;conomiques sont enregistr&eacute;s chaque ann&eacute;e. Les f&eacute;minicides, ces meurtres de femmes parce qu'elles sont femmes, restent pourtant sans qualification p&eacute;nale sp&eacute;cifique dans notre arsenal juridique. Les victimes sont souvent sans protection imm&eacute;diate, sans prise en charge psychologique structur&eacute;e et sans acc&egrave;s effectif &agrave; la justice.</p>
<p>De l'autre c&ocirc;t&eacute;, le droit de la famille reste r&eacute;gi par une mosa&iuml;que de textes h&eacute;rit&eacute;s, coutumiers et incomplets. En l'absence d'un code des personnes et de la famille moderne, ce sont les femmes et les enfants qui paient le prix fort : in&eacute;galit&eacute; dans l'h&eacute;ritage, pr&eacute;carit&eacute; du mariage coutumier, non-reconnaissance de certains droits de l'enfant, ins&eacute;curit&eacute; juridique des familles.</p>
<p>La Lefe estime que l'on ne peut pas parler de souverainet&eacute;, d'&eacute;mergence ou de capital humain sans s&eacute;curiser les deux piliers de la soci&eacute;t&eacute; : la femme et l'enfant.</p>
<p><strong>2. La session de novembre 2026 : deux textes pour changer des vies</strong></p>
<p>La Lefe ne demande pas une &eacute;ni&egrave;me promesse. Elle demande deux lois, avec un budget d&eacute;di&eacute; et des m&eacute;canismes effectifs de protection.</p>
<p>Texte 1 : une loi contre les f&eacute;minicides et les violences faites aux femmes et aux enfants.</p>
<p>Ce que ce texte doit apporter :&nbsp;<br>- Une d&eacute;finition claire du f&eacute;minicide et son inscription comme infraction autonome et aggrav&eacute;e.<br>- La pr&eacute;vention, par l'&eacute;ducation, la sensibilisation et la formation des forces de l'ordre, des magistrats et des travailleurs sociaux.<br>- La protection imm&eacute;diate des victimes : ordonnance de protection, h&eacute;bergement d'urgence, ligne verte fonctionnelle.<br>- L'organisation de la prise en charge : m&eacute;dicale, psychologique, juridique et socio-&eacute;conomique.<br>- La sanction effective et dissuasive des auteurs, sans impunit&eacute;.</p>
<p>Texte 2 : le code des personnes et de la famille.</p>
<p>Attendu depuis plus de vingt ans, ce code est le socle de la modernisation de notre soci&eacute;t&eacute;. Ce que ce texte doit garantir :<br>- L'&eacute;galit&eacute; entre l'homme et la femme dans le couple et dans la famille.<br>- La s&eacute;curit&eacute; juridique de tous les types de familles camerounaises.<br>- La protection sup&eacute;rieure de l'int&eacute;r&ecirc;t de l'enfant, conform&eacute;ment &agrave; la Convention relative aux droits de l'enfant ratifi&eacute;e par le Cameroun.<br>- La clarification des r&eacute;gimes matrimoniaux, de la filiation et de la succession.</p>
<p><strong>3. L'appel : gouvernement, d&eacute;put&eacute;s, s&eacute;nateurs, l'histoire vous regarde</strong></p>
<p>Le message de la Lefe s'adresse directement aux d&eacute;cideurs : gouvernement, d&eacute;put&eacute;s, s&eacute;nateurs.</p>
<p>Il ne s'agit plus de d&eacute;poser des propositions. Il s'agit de les inscrire &agrave; l'ordre du jour, de les examiner et de les adopter lors de la session parlementaire de novembre 2026. Et de les accompagner d'un budget d&eacute;di&eacute;. Une loi sans budget est une d&eacute;claration d'intention. Une loi sans m&eacute;canisme de mise en oeuvre est une lettre morte.</p>
<p>Comme le rappelle la Lefe : les femmes et les enfants ne peuvent plus attendre.</p>
<p><strong>Conclusion : un test pour le septennat</strong></p>
<p>Faire de novembre 2026 la session de la protection des femmes et des enfants, ce serait transformer le discours politique en droit positif. Ce serait donner un contenu concret &agrave; l'engagement du Chef de l'Etat &agrave; faire de la protection des couches vuln&eacute;rables une priorit&eacute;.</p>
<p>Le plaidoyer est lanc&eacute;. Il appartient d&eacute;sormais &agrave; chaque citoyen, chaque organisation, chaque m&eacute;dia de le partager.</p>
<p><strong>&nbsp;A propos de la Lefe&nbsp;</strong></p>
<p>La Lefe - Ligue pour l'&eacute;ducation de la femme et de l'enfant - est une organisation de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise engag&eacute;e dans le plaidoyer pour les droits des femmes et des enfants.</p>
<p><strong>Contacts</strong> : Facebook / LinkedIn : LEFE - Ligue pour l'Education de la Femme et de l'Enfant - Instagram : lefe_ong - TikTok : <a href="http://lefe.ong">http://lefe.ong</a>&nbsp; - T&eacute;l&eacute;phone : +237 696 03 02 95.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:53:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Biyong_Pauline_21102026.jpg" type="image/jpeg" length="6550" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l&#039;État ?]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-les-katikas-veulent-renverser-la-table-a-qui-profiterait-la-chute-de-letat</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Au poker, on ne renverse pas la table quand on gagne. On la renverse
quand vient l'heure de montrer ses cartes. Et parfois, ce n'est même
pas un joueur qui la r...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Cyrille-tcham.jpg" alt="Cameroun - Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l&#039;État ?" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-les-katikas-veulent-renverser-la-table-a-qui-profiterait-la-chute-de-letat</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au poker, on ne renverse pas la table quand on gagne. On la renverse quand vient l'heure de montrer ses cartes. Et parfois, ce n'est m&ecirc;me pas un joueur qui la renverse. C'est la maison elle-m&ecirc;me.</p>
<p>Et si certains de ceux qui pr&eacute;tendent d&eacute;fendre le r&eacute;gime &eacute;taient, en r&eacute;alit&eacute;, les pompiers pyromanes de la R&eacute;publique ? Et si, derri&egrave;re les proclamations de fid&eacute;lit&eacute; au chef, se jouait une partie autrement plus trouble : celle de l'apr&egrave;s-Biya ?</p>
<p>Quand le secret d'&Eacute;tat devient conversation de rue</p>
<p>En 1998, &eacute;voquer la sant&eacute; du chef de l'&Eacute;tat pouvait conduire en prison. Pius Njaw&eacute;, fondateur du Messager, fut condamn&eacute; apr&egrave;s avoir publi&eacute; une information &eacute;voquant un possible malaise cardiaque de Paul Biya.</p>
<p>Aujourd'hui, les interrogations sur la sant&eacute; du pr&eacute;sident et la succession circulent ouvertement, jusque dans les conversations attribu&eacute;es &agrave; certains cercles du pouvoir.</p>
<p>Que s'est-il pass&eacute; ? Pourquoi ce qui relevait hier du secret d'&Eacute;tat est-il devenu conversation de rue ? Qui a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; banaliser ce qui &eacute;tait autrefois tabou ?</p>
<p>Pr&eacute;pare-t-on simplement l'opinion &agrave; une succession ou certains cherchent-ils &agrave; se positionner dans la bataille de l'apr&egrave;s-Biya ? Rien ne permet d'affirmer qu'un sc&eacute;nario pr&eacute;cis est organis&eacute;. Mais en politique, les changements de discours m&eacute;ritent toujours d'&ecirc;tre interrog&eacute;s.</p>
<p>Car un r&eacute;gime ne se fragilise pas uniquement par les attaques de ses adversaires. Il peut aussi s'affaiblir sous les coups de ceux qui, en apparence, le d&eacute;fendent.</p>
<h3>Les pompiers pyromanes</h3>
<p>Les r&eacute;v&eacute;lations se multiplient. Les scandales &eacute;clatent. Les affaires &eacute;claboussent les responsables publics. Les gestionnaires et les r&eacute;seaux du pouvoir. &Agrave; premi&egrave;re vue, on pourrait y voir les signes d'une n&eacute;cessaire lutte contre la corruption.</p>
<p>Mais une autre lecture m&eacute;rite d'&ecirc;tre examin&eacute;e.</p>
<p>Et si l'accumulation de ces r&eacute;v&eacute;lations produisait un effet politique qui d&eacute;passe la d&eacute;nonciation des malversations ? Et si, &agrave; force d'exposer les failles du syst&egrave;me, elle contribuait &agrave; d&eacute;construire progressivement sa cr&eacute;dibilit&eacute;, &agrave; d&eacute;moraliser ses soutiens et &agrave; isoler ceux qui pourraient encore le d&eacute;fendre ?</p>
<p>Le probl&egrave;me n'est pas que les scandales soient r&eacute;v&eacute;l&eacute;s. Si les faits sont &eacute;tablis, ils doivent &ecirc;tre d&eacute;nonc&eacute;s et leurs auteurs r&eacute;pondre de leurs actes. Le probl&egrave;me est de savoir si cette exigence de transparence peut aussi &ecirc;tre instrumentalis&eacute;e dans une bataille de pouvoir.</p>
<p>Pourquoi certaines affaires surgissent-elles &agrave; certains moments ? Qui les r&eacute;v&egrave;le ? Qui les amplifie ? Qui en tire profit ? Et surtout, quels effets leur accumulation produit-elle sur les rapports de force au sommet de l'&Eacute;tat ?</p>
<p>Un r&eacute;gime ne tient pas seulement par son chef. Il tient aussi par ses militants, ses fonctionnaires, ses responsables locaux et tous ceux qui, malgr&eacute; leurs critiques, continuent de croire &agrave; sa capacit&eacute; de se r&eacute;former.</p>
<p>Mais que reste-t-il de cette fid&eacute;lit&eacute; lorsque chaque nouvelle r&eacute;v&eacute;lation donne le sentiment que les institutions sont gangren&eacute;es, que les responsables sont compromis et que les r&eacute;seaux cens&eacute;s prot&eacute;ger l'&Eacute;tat sont eux-m&ecirc;mes &eacute;clabouss&eacute;s ?</p>
<p>Les soutiens doutent. Les cadres prennent leurs distances. Les militants se d&eacute;mobilisent. Ceux qui d&eacute;fendaient hier le pouvoir finissent par se demander s'il m&eacute;rite encore de l'&ecirc;tre.</p>
<p>Il n'est m&ecirc;me pas n&eacute;cessaire de provoquer une r&eacute;volte pour affaiblir un r&eacute;gime. Il peut suffire de convaincre progressivement ceux qui auraient pu le d&eacute;fendre qu'il ne m&eacute;rite plus de l'&ecirc;tre. Et si certains l'avaient compris ?</p>
<h3>La bataille de l'apr&egrave;s</h3>
<p>Dans les syst&egrave;mes o&ugrave; la succession demeure incertaine, les rivalit&eacute;s peuvent prendre des formes inattendues. Certains acteurs ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; pr&eacute;server le pouvoir en place. D'autres veulent en contr&ocirc;ler l'h&eacute;ritage. D'autres encore peuvent chercher &agrave; affaiblir leurs concurrents pour appara&icirc;tre, le moment venu, comme les seuls recours possibles.</p>
<p>Un acteur qui anticipe la fin d'un r&egrave;gne peut ainsi continuer &agrave; proclamer sa fid&eacute;lit&eacute; tout en profitant des scandales qui fragilisent ses rivaux. Il peut se pr&eacute;senter en d&eacute;fenseur de l'&Eacute;tat tout en laissant prosp&eacute;rer un r&eacute;gime ne tient pas seulement par son chef. Il tient aussi par ses militants, ses fonctionnaires, ses responsables locaux et tous ceux qui, malgr&eacute; leurs critiques, continuent de croire &agrave; sa capacit&eacute; de se r&eacute;former.</p>
<p>Mais que reste-t-il de cette fid&eacute;lit&eacute; lorsque chaque nouvelle r&eacute;v&eacute;lation donne le sentiment que les institutions sont gangren&eacute;es, que les responsables sont compromis et que les r&eacute;seaux cens&eacute;s prot&eacute;ger l'&Eacute;tat sont eux-m&ecirc;mes &eacute;clabouss&eacute;s ?</p>
<p>Les soutiens doutent. Les cadres prennent leurs distances. Les militants se d&eacute;mobilisent. Ceux qui d&eacute;fendaient hier le pouvoir finissent par se demander s'il m&eacute;rite encore de l'&ecirc;tre.</p>
<p>Il n'est m&ecirc;me pas n&eacute;cessaire de provoquer une r&eacute;volte pour affaiblir un r&eacute;gime. Il peut suffire de convaincre progressivement ceux qui auraient pu le d&eacute;fendre qu'il ne m&eacute;rite plus de l'&ecirc;tre. Et si certains l'avaient compris ?</p>
<h3>La bataille de l'apr&egrave;s</h3>
<p>Dans les syst&egrave;mes o&ugrave; la succession demeure incertaine, les rivalit&eacute;s peuvent prendre des formes inattendues. Certains acteurs ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; pr&eacute;server le pouvoir en place. D'autres veulent en contr&ocirc;ler l'h&eacute;ritage. D'autres encore peuvent chercher &agrave; affaiblir leurs concurrents pour appara&icirc;tre, le moment venu, comme les seuls recours possibles.</p>
<p>Un acteur qui anticipe la fin d'un r&egrave;gne peut ainsi continuer &agrave; proclamer sa fid&eacute;lit&eacute; tout en profitant des scandales qui fragilisent ses rivaux. Il peut se pr&eacute;senter en d&eacute;fenseur du syst&egrave;me le matin et laisser prosp&eacute;rer les discours qui le discr&eacute;ditent le soir.</p>
<p>La contradiction n'est qu'apparente : il ne d&eacute;fendrait plus n&eacute;cessairement le r&eacute;gime pour assurer sa p&eacute;rennit&eacute;, mais pour conserver sa position jusqu'au moment opportun.</p>
<p>Le plus habile des pompiers pyromanes ne met pas le feu en criant qu'il veut d&eacute;truire la maison. Il proclame son attachement &agrave; la maison tandis que les poutres br&ucirc;lent. Et lorsque les habitants commencent &agrave; fuir, il se pr&eacute;sente comme celui qui peut les sauver.</p>
<p>Cette hypoth&egrave;se ne prouve pas que les r&eacute;v&eacute;lations actuelles proc&egrave;dent d'une machination coordonn&eacute;e. Elle invite plut&ocirc;t &agrave; regarder au-del&agrave; des discours et &agrave; examiner les int&eacute;r&ecirc;ts, les strat&eacute;gies et les b&eacute;n&eacute;ficiaires possibles de la d&eacute;stabilisation. Car celui qui r&eacute;clame aujourd'hui le maintien du syst&egrave;me peut aussi vouloir en organiser la succession &agrave; son avantage.</p>
<h3>Renverser la table pour &eacute;viter les comptes</h3>
<p>L'histoire enseigne que la chute d'un r&eacute;gime ne garantit pas la disparition des r&eacute;seaux qui l'ont fait vivre. Au Burkina Faso, Thomas Sankara fut port&eacute; au pouvoir par le coup d'&Eacute;tat conduit par Blaise Compaor&eacute; en ao&ucirc;t 1983. Quatre ans plus tard, le 15 octobre 1987, Sankara fut assassin&eacute; lors du coup d'&Eacute;tat qui porta Compaor&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du pays. Partager une rupture politique ne signifie donc pas partager le m&ecirc;me projet pour l'avenir.</p>
<p>En &Eacute;gypte, la chute de Hosni Moubarak en 2011 n'a pas emp&ecirc;ch&eacute; l'arm&eacute;e de reprendre le contr&ocirc;le du pouvoir en 2013, sous la conduite d'Abdel Fattah al-Sissi. Le d&eacute;part d'un dirigeant n'avait pas suffi &agrave; transformer les rapports de force institutionnels.</p>
<p>Ces exemples sont diff&eacute;rents, mais ils posent la m&ecirc;me question : qui ma&icirc;trise r&eacute;ellement le changement lorsque l'ancien ordre vacille ?</p>
<p>Au Cameroun, l'enjeu ne serait donc pas seulement de savoir qui succ&eacute;dera &agrave; Paul Biya. Il serait aussi de d&eacute;terminer si les rivalit&eacute;s au sein du pouvoir servent &agrave; pr&eacute;server les institutions ou &agrave; pr&eacute;parer une redistribution des positions, sans v&eacute;ritable remise en cause des pratiques.</p>
<p>Le danger serait que les r&eacute;v&eacute;lations, au lieu d'ouvrir la voie &agrave; une v&eacute;ritable reddition des comptes, deviennent les instruments d'une bataille o&ugrave; chacun cherche &agrave; compromettre l'autre, &agrave; n&eacute;gocier sa propre survie, &agrave; pr&eacute;parer sa reconversion et, surtout, &agrave; mettre ses avoirs &agrave; l'abri.</p>
<p>Car derri&egrave;re les rivalit&eacute;s de palais se joue peut-&ecirc;tre une autre bataille, moins visible mais tout aussi d&eacute;cisive : celle de la protection des int&eacute;r&ecirc;ts acquis. Quand l'&eacute;tau se resserre, certains peuvent &ecirc;tre tent&eacute;s de sacrifier des alli&eacute;s, de livrer des concurrents ou de se pr&eacute;senter en nouveaux r&eacute;formateurs, non pour sauver la R&eacute;publique, mais pour sauver leur position, leur fortune et leur avenir.</p>
<p>La question n'est donc pas seulement de savoir qui pr&eacute;pare l'apr&egrave;s-Biya. Elle est aussi de savoir qui cherche &agrave; sauver quoi, et &agrave; quel prix pour le pays.</p>
<p>La lutte contre la corruption est indispensable. Mais elle ne doit devenir ni une arme s&eacute;lective contre des adversaires ni un &eacute;cran derri&egrave;re lequel les b&eacute;n&eacute;ficiaires du syst&egrave;me organisent leur reconversion.</p>
<p>Le Cameroun a besoin de v&eacute;rit&eacute;, de justice ind&eacute;pendante et de r&eacute;formes. Pas d'un jeu de chaises musicales o&ugrave; les responsables changent de place tandis que les m&eacute;canismes demeurent. Au fond, la question est simple : et si les plus dangereux fossoyeurs du r&eacute;gime &eacute;taient pr&eacute;cis&eacute;ment ceux qui jurent aujourd'hui de le d&eacute;fendre ?</p>
<p>Le plus grand hold-up politique serait que ceux qui ont profit&eacute; des failles de la R&eacute;publique contribuent &agrave; la fragiliser, puis se pr&eacute;sentent en sauveurs lorsque la maison vacille.</p>
<p>Le peuple croirait assister &agrave; la chute d'un syst&egrave;me. Il pourrait n'assister qu'&agrave; la pr&eacute;paration de sa succession, &agrave; la reconversion de ses b&eacute;n&eacute;ficiaires et &agrave; la mise en s&eacute;curit&eacute; de leurs int&eacute;r&ecirc;ts.</p>
<p>Car dans cette partie, il ne suffit pas de regarder les joueurs. Il faut aussi observer celui qui distribue les cartes, surveille les mises et conna&icirc;t les secrets de la table.</p>
<p>Au Cameroun, le katika n'est pas toujours celui que l'on croit. Et parfois, celui qui semble d&eacute;fendre la maison pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; le partage des d&eacute;pouilles.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 03:20:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Cyrille Tchamba</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[France - GALA ELAN DE COEUR A ARCUEIL : L’ASSOCIATION LA MBAMOISE INTERNATIONALE AUX COTES DES PLUS FRAGILES]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/camerounais-du-monde/diaspora/france-gala-elan-de-coeur-a-arcueil-lassociation-la-mbamoise-internationale-aux-cotes-des-plus-fragiles</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Traditions, cultures et générosité étaient au rendez-vous, il y a
quelques jours à Arcueil, en banlieue parisienne, à l’occasion de
la deuxième édition du Gala...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/pub/Gala-arcueil.png" alt="France - GALA ELAN DE COEUR A ARCUEIL : L’ASSOCIATION LA MBAMOISE INTERNATIONALE AUX COTES DES PLUS FRAGILES" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Traditions, cultures et g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; &eacute;taient au rendez-vous, il y a quelques jours &agrave; Arcueil, en banlieue parisienne, &agrave; l&rsquo;occasion de la deuxi&egrave;me &eacute;dition du Gala &Eacute;lan de C&oelig;ur, organis&eacute;e par La Mbamoise Internationale. Bien au-del&agrave; des seuls ressortissants du Grand Mbam, la soir&eacute;e a rassembl&eacute; de nombreux membres de la diaspora camerounaise, mais aussi des invit&eacute;s issus d&rsquo;autres communaut&eacute;s africaines et europ&eacute;ennes.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22281" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1023.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1023.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1023.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1023.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1023.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1023.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" data-recalc-dims="1"></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans une atmosph&egrave;re o&ugrave; se m&ecirc;laient fraternit&eacute;, &eacute;l&eacute;gance et attachement aux racines, les convives se sont retrouv&eacute;s autour d&rsquo;une m&ecirc;me volont&eacute;, celle de faire de la culture un instrument de rassemblement et de la solidarit&eacute; une force capable d&rsquo;agir concr&egrave;tement en faveur des populations.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22285" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA125.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA125.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA125.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA125.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA125.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA125.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" data-recalc-dims="1"></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La diversit&eacute; des personnalit&eacute;s pr&eacute;sentes t&eacute;moignait de cette volont&eacute; d&rsquo;ouverture. Des artistes camerounais, des acteurs du monde sportif, des chefs traditionnels, des intellectuels ainsi que des repr&eacute;sentants de la c&eacute;l&egrave;bre Sape congolaise ont apport&eacute; leurs couleurs &agrave; cette rencontre. Plus qu&rsquo;une soir&eacute;e festive, le Gala &Eacute;lan de C&oelig;ur portait un objectif social clairement affirm&eacute;.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22282" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1569.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1569.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1569.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1569.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1569.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1569.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Il s&rsquo;agissait de mobiliser les bonnes volont&eacute;s et de collecter des fonds autour de deux grandes pr&eacute;occupations, la promotion de la femme et le d&eacute;veloppement local dans le Grand Mbam. Ainsi, derri&egrave;re les lumi&egrave;res, les tenues d&rsquo;apparat et les prestations artistiques se dessinait une conception de la diaspora qui ne veut pas seulement c&eacute;l&eacute;brer ses origines, mais entend &eacute;galement participer au devenir de sa terre natale. Cette deuxi&egrave;me &eacute;dition a aussi accord&eacute; une place importante &agrave; la valorisation du patrimoine culturel.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22292" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA21.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA21.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA21.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA21.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA21.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA21.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Un d&eacute;fil&eacute; de mode mettant notamment &agrave; l&rsquo;honneur les tenues Ekang a rappel&eacute; combien le v&ecirc;tement traditionnel demeure un langage de m&eacute;moire et d&rsquo;identit&eacute;. La soir&eacute;e a &eacute;galement &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par une c&eacute;r&eacute;monie de remise de distinctions r&eacute;compensant des personnalit&eacute;s et des acteurs culturels, &eacute;conomiques et sociaux qui se sont illustr&eacute;s par leur engagement et leur d&eacute;vouement en faveur du rayonnement du Grand Mbam et, plus largement, du Cameroun.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22287" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA140.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA140.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA140.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA140.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA140.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA140.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>La lev&eacute;e de fonds est ensuite venue donner tout son sens &agrave; cette mobilisation, dans une ambiance de f&ecirc;te o&ugrave; la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; accompagnait les moments de r&eacute;jouissance. Pr&eacute;sidente de l&rsquo;association et du comit&eacute; d&rsquo;organisation, Sa Majest&eacute; C&eacute;cile Henriette Befouck a rendu hommage aux adh&eacute;rents, aux b&eacute;n&eacute;voles et aux nombreux invit&eacute;s qui ont r&eacute;pondu &agrave; l&rsquo;appel de La Mbamoise Internationale.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22288" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA25.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA25.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA25.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA25.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA25.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA25.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Elle a &eacute;galement pr&eacute;sent&eacute; les nouveaux d&eacute;fis que l&rsquo;association entend relever, parmi lesquels figure le projet de construction au Cameroun du Refuge de l&rsquo;Espoir, une initiative qui traduit la volont&eacute; de transformer l&rsquo;&eacute;lan de solidarit&eacute; de la diaspora en r&eacute;alisations durables sur le terrain.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22291" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA22.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA22.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA22.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA22.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA22.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA22.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Son message a rappel&eacute; que l&rsquo;attachement &agrave; une r&eacute;gion ne se mesure pas seulement &agrave; la beaut&eacute; des discours ou &agrave; la nostalgie du pays quitt&eacute;, mais &eacute;galement &agrave; la capacit&eacute; de se mobiliser pour ceux qui y vivent et qui ont besoin d&rsquo;accompagnement. Dans le domaine de l&rsquo;action sociale, C&eacute;cile Henriette Befouck, pr&eacute;sidente de La Mbamoise Internationale, incarne depuis de nombreuses ann&eacute;es une forme d&rsquo;engagement o&ugrave; la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; ne se proclame pas, mais se traduit par des actes concrets.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22283" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA101.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA101.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA101.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA101.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA101.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA101.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Grande dame de c&oelig;ur, profond&eacute;ment attach&eacute;e &agrave; sa communaut&eacute;, elle consacre son &eacute;nergie, son temps et une part essentielle d&rsquo;elle-m&ecirc;me &agrave; servir les autres, aussi bien en France qu&rsquo;au Cameroun. Sa pr&eacute;sence constante aupr&egrave;s des plus d&eacute;munis, son attention particuli&egrave;re aux enfants d&eacute;favoris&eacute;s et sa volont&eacute; de mobiliser la diaspora en faveur du d&eacute;veloppement du Grand Mbam t&eacute;moignent d&rsquo;un humanisme qui m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre salu&eacute;.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22296" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=1536%2C1023&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=650%2C434&amp;ssl=1 650w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=730%2C487&amp;ssl=1 730w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=112%2C75&amp;ssl=1 112w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=425%2C283&amp;ssl=1 425w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?resize=430%2C287&amp;ssl=1 430w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA16.jpg?w=2032&amp;ssl=1 2032w" alt="" width="300" height="200" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Derri&egrave;re chacune de ses initiatives se retrouve cette conviction simple et noble selon laquelle la r&eacute;ussite individuelle ne prend v&eacute;ritablement son sens que lorsqu&rsquo;elle devient utile &agrave; la collectivit&eacute;. Un engagement d&rsquo;une telle constance m&eacute;rite aujourd&rsquo;hui l&rsquo;attention, la reconnaissance et surtout l&rsquo;accompagnement des ressortissants du Grand Mbam.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22293" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA19.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA19.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA19.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA19.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA19.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA19.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Car soutenir C&eacute;cile Henriette Befouck dans cette &oelig;uvre, c&rsquo;est moins soutenir une personne que contribuer &agrave; une cha&icirc;ne de solidarit&eacute; dont les premiers b&eacute;n&eacute;ficiaires demeurent celles et ceux que les difficult&eacute;s de l&rsquo;existence ont laiss&eacute;s au bord du chemin. Plusieurs personnalit&eacute;s ont marqu&eacute; cette soir&eacute;e par leur pr&eacute;sence, parmi lesquelles Carole Adomo, conseill&egrave;re municipale de Champigny-sur-Marne, la diva Julia Young, le c&eacute;l&egrave;bre sapeur Djo Balard, Willy de Paris, Evalens Noah Paris Onambel&eacute;, Solange B ainsi que l&rsquo;&eacute;crivain Calvin Djouari.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22289" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA24.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA24.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA24.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA24.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA24.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA24.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Une prestation particuli&egrave;rement chaleureuse d&rsquo;une m&egrave;re pr&eacute;sente &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie est &eacute;galement venue apporter &agrave; la soir&eacute;e une &eacute;motion et une chaleur communicatives. Musique, mode, traditions, rencontres et g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; ont ainsi compos&eacute; une soir&eacute;e o&ugrave; diff&eacute;rentes g&eacute;n&eacute;rations ont pu se retrouver autour d&rsquo;une identit&eacute; assum&eacute;e, mais ouverte aux autres cultures.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22297" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA14.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA14.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA14.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA14.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA14.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA14.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Depuis 2018, La Mbamoise Internationale poursuit ses actions au sein de la diaspora et maintient le lien avec le Cameroun. Chaque mois de d&eacute;cembre, l&rsquo;association retourne sur le terrain afin de distribuer des dons et des paquets de No&euml;l aux enfants d&eacute;favoris&eacute;s de la r&eacute;gion, sans distinction. Cette continuit&eacute; donne une profondeur particuli&egrave;re au Gala &Eacute;lan de C&oelig;ur, car la manifestation parisienne ne constitue pas une fin en soi.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22295" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA17.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA17.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA17.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA17.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA17.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA17.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Elle accompagne un travail de solidarit&eacute; qui entend inscrire ses actions dans la dur&eacute;e. &Agrave; travers cette deuxi&egrave;me &eacute;dition, les organisateurs ont voulu rappeler qu&rsquo;une diaspora peut demeurer profond&eacute;ment attach&eacute;e &agrave; ses traditions tout en s&rsquo;ouvrant au monde, et qu&rsquo;elle peut surtout transformer la m&eacute;moire de ses origines en une v&eacute;ritable force d&rsquo;action.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22278" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=1536%2C1023&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=650%2C434&amp;ssl=1 650w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=730%2C487&amp;ssl=1 730w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=112%2C75&amp;ssl=1 112w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=425%2C283&amp;ssl=1 425w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?resize=430%2C287&amp;ssl=1 430w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA1470.jpg?w=2032&amp;ssl=1 2032w" alt="" width="300" height="200" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>A Arcueil, le Grand Mbam s&rsquo;est donc racont&eacute; autrement. Il s&rsquo;est racont&eacute; par ses v&ecirc;tements, sa musique, ses personnalit&eacute;s, ses traditions, mais surtout par sa g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;. Lorsque la f&ecirc;te devient solidarit&eacute; et que la culture rencontre l&rsquo;action sociale, le rassemblement prend une dimension nouvelle. Apr&egrave;s cette deuxi&egrave;me &eacute;dition riche en rencontres et en &eacute;motions, le prochain grand rendez-vous du Gala &Eacute;lan de C&oelig;ur est annonc&eacute; pour 2028, avec l&rsquo;espoir de voir grandir encore cette cha&icirc;ne de solidarit&eacute; entre la diaspora, le Cameroun et tous ceux qui choisissent de l&rsquo;accompagner.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22299" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/MAJESTE-2.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/MAJESTE-2.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/MAJESTE-2.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/MAJESTE-2.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/MAJESTE-2.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/MAJESTE-2.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"><img class="alignnone size-medium wp-image-22300" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/JULIA-YOUNG.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/JULIA-YOUNG.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/JULIA-YOUNG.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/JULIA-YOUNG.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/JULIA-YOUNG.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/JULIA-YOUNG.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"><img class="alignnone size-medium wp-image-22263" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/dedicace-124.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/dedicace-124.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/dedicace-124.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/dedicace-124.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/dedicace-124.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/dedicace-124.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"><img class="alignnone size-medium wp-image-22301" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA0001.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA0001.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA0001.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA0001.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA0001.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GALA0001.jpg?w=1360&amp;ssl=1 1360w" alt="" width="200" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 02:54:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Céline Evina</author>
                                                    <category>DIASPORA</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/pub/Gala-arcueil.png" type="image/png" length="12482" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Pitoa : deux frères exhument leur cousin pour vendre ses os]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/societe/cameroun-pitoa-deux-freres-exhument-leur-cousin-pour-vendre-ses-os</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>La gendarmerie a interpellé deux frères soupçonnés d’avoir
exhumé le corps de leur cousin à Pitoa, dans la région du Nord, et
d’avoir tenté de céder son squelet...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ossements211026500.webp" alt="Cameroun - Pitoa : deux frères exhument leur cousin pour vendre ses os" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>La gendarmerie a interpell&eacute; deux fr&egrave;res soup&ccedil;onn&eacute;s d&rsquo;avoir exhum&eacute; le corps de leur cousin &agrave; Pitoa, dans la r&eacute;gion du Nord, et d&rsquo;avoir tent&eacute; de c&eacute;der son squelette pour six millions de francs CFA. L&rsquo;acheteur pr&eacute;sum&eacute; court toujours.</p>
<p>Deux fr&egrave;res ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Pitoa pour avoir exhum&eacute; le corps de leur cousin et vendu ses ossements pour 6 millions FCFA. L&rsquo;enqu&ecirc;te continue.</p>
<p>Deux fr&egrave;res. Un cousin mort depuis deux ans. Et un squelette qui valait six millions de francs CFA. Rapha&euml;l N., 28 ans, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 10 octobre 2026 au quartier Ngousso, &agrave; Yaound&eacute;. Son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute;, Moustapha M., 31 ans, a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; &agrave; Pitoa, dans la r&eacute;gion du Nord, avec l&rsquo;appui de la brigade de gendarmerie locale. Ce qu&rsquo;on leur reproche : avoir d&eacute;terr&eacute; le corps de leur propre cousin pour en vendre les os. L&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; rendue publique par ActuCameroun le 20 octobre.</p>
<h2>Le corps a &eacute;t&eacute; d&eacute;terr&eacute; &agrave; Pitoa. La vente s&rsquo;est conclue &agrave; Garoua.</h2>
<p>Pitoa. Une commune de la r&eacute;gion du Nord, &agrave; une quinzaine de kilom&egrave;tres de Garoua. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;un homme est mort il y a deux ans. Il a &eacute;t&eacute; enterr&eacute;. Puis, selon les enqu&ecirc;teurs, son corps a &eacute;t&eacute; exhum&eacute;. Par ses propres cousins.</p>
<p>Le lieutenant Claude Mboutou, chef du Bureau des recherches judiciaires, a livr&eacute; les premiers &eacute;l&eacute;ments &agrave; la presse. Les deux suspects auraient d&eacute;terr&eacute; les restes de leur cousin et pr&eacute;lev&eacute; une partie du squelette. Le cr&acirc;ne. Les c&ocirc;tes. Une premi&egrave;re cargaison qui aurait trouv&eacute; preneur &agrave; Garoua, pour trois millions de francs CFA.</p>
<p>Le reste les f&eacute;murs, le bassin, les vert&egrave;bres a pris une autre direction. Yaound&eacute;. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment le quartier Ngousso, o&ugrave; Rapha&euml;l N. a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; le 10 octobre 2026. Il tentait, selon la gendarmerie, de c&eacute;der ce deuxi&egrave;me lot pour trois millions de francs CFA suppl&eacute;mentaires.</p>
<p>Six millions au total. Pour les os d&rsquo;un cousin.</p>
<h2>Ce que dit la loi camerounaise&nbsp;</h2>
<p>Le Code p&eacute;nal camerounais est clair sur un point : &laquo; Celui qui viole des tombeaux ou s&eacute;pultures, profane tout ou partie d&rsquo;un cadavre humain, enseveli ou non, est puni d&rsquo;un emprisonnement de 3 mois &agrave; 5 ans et d&rsquo;une amende de 10 000 &agrave; 100 000 FCFA &raquo;.</p>
<p>Trois mois &agrave; cinq ans. Et une amende qui ne d&eacute;passe pas 100 000 francs CFA, soit environ 150 euros.</p>
<p>Le d&eacute;calage est brutal. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, un trafic qui se n&eacute;gocie en millions. De l&rsquo;autre, une sanction p&eacute;nale qui, dans le meilleur des cas, aboutit &agrave; une amende inf&eacute;rieure &agrave; 2 % de la valeur d&rsquo;un seul lot d&rsquo;ossements. &laquo; La loi n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; pens&eacute;e pour ce ph&eacute;nom&egrave;ne &raquo;, reconna&icirc;t un magistrat en poste &agrave; Garoua, qui requiert l&rsquo;anonymat pour parler d&rsquo;une affaire en cours. &laquo; Elle date d&rsquo;une &eacute;poque o&ugrave; profaner une tombe &eacute;tait un acte isol&eacute;, pas un commerce. &raquo;</p>
<p>Le trafic d&rsquo;ossements humains n&rsquo;est pourtant pas un ph&eacute;nom&egrave;ne nouveau au Cameroun. En 2024, trois individus avaient &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Yaound&eacute; avec un squelette complet, qu&rsquo;ils comptaient vendre pour six millions de francs CFA. Les os &eacute;taient destin&eacute;s, selon les enqu&ecirc;teurs, &agrave; la fabrication d&rsquo;une drogue appel&eacute;e &laquo; caillou &raquo;. En juin 2026, deux hommes pr&eacute;sent&eacute;s comme des trafiquants &laquo; c&eacute;l&egrave;bres &raquo; avaient &eacute;t&eacute; d&eacute;f&eacute;r&eacute;s devant le parquet de Tchollir&eacute;, dans le Nord, avec deux squelettes complets en leur possession. La gendarmerie avait indiqu&eacute; qu&rsquo;une somme de 15 millions de francs CFA leur avait &eacute;t&eacute; propos&eacute;e pour la livraison.</p>
<p>L&rsquo;affaire de Pitoa n&rsquo;est donc pas une anomalie. C&rsquo;est un &eacute;pisode de plus dans une s&eacute;rie qui s&rsquo;allonge. Sauf qu&rsquo;ici, le crime ne vient pas d&rsquo;un r&eacute;seau ext&eacute;rieur. Il vient de la famille.</p>
<h2>&laquo; Ils savaient o&ugrave; &eacute;tait la tombe &raquo;</h2>
<p>C&rsquo;est ce d&eacute;tail qui rend l&rsquo;affaire de Pitoa diff&eacute;rente des pr&eacute;c&eacute;dentes. Les suspects n&rsquo;ont pas profan&eacute; un cimeti&egrave;re au hasard. Ils connaissaient l&rsquo;emplacement exact de la s&eacute;pulture. Ils savaient qui &eacute;tait enterr&eacute; l&agrave;.</p>
<p>&laquo; Dans la plupart des affaires que nous traitons, les auteurs ciblent des tombes r&eacute;centes, rep&eacute;r&eacute;es lors de fun&eacute;railles publiques &raquo;, explique un officier de gendarmerie bas&eacute; &agrave; Garoua, joint par t&eacute;l&eacute;phone. &laquo; Ici, ils n&rsquo;avaient pas besoin de rep&eacute;rer. Ils &eacute;taient de la famille. &raquo;</p>
<p>Le corps avait deux ans. Assez de temps pour que la d&eacute;composition ait fait son &oelig;uvre. Assez de temps, aussi, pour que la disparition des restes passe inaper&ccedil;ue. Personne ne surveille une tombe de deux ans dans un village de la r&eacute;gion du Nord.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre la famille du d&eacute;funt &agrave; Pitoa. Sans succ&egrave;s. Le nom du cousin n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; par la gendarmerie. On ignore s&rsquo;il laisse une femme, des enfants, ou d&rsquo;autres proches qui auraient pu s&rsquo;opposer &agrave; l&rsquo;exhumation. L&rsquo;enqu&ecirc;te n&rsquo;a pas non plus pr&eacute;cis&eacute; si les deux fr&egrave;res avaient agi seuls ou s&rsquo;ils avaient &eacute;t&eacute; approch&eacute;s par un interm&eacute;diaire.</p>
<h2>L&rsquo;acheteur court toujours</h2>
<p>Le parquet n&rsquo;a pas communiqu&eacute; sur l&rsquo;affaire. La gendarmerie, elle, continue de chercher l&rsquo;acheteur pr&eacute;sum&eacute;. Celui qui, selon les enqu&ecirc;teurs, devait r&eacute;cup&eacute;rer le deuxi&egrave;me lot d&rsquo;ossements &agrave; Ngousso. Il est en fuite.</p>
<p>Une question reste ouverte : &agrave; quoi servent ces os ? Les pr&eacute;c&eacute;dents camerounais orientent vers deux pistes. La premi&egrave;re est la fabrication de drogues, notamment le &laquo; caillou &raquo;, un d&eacute;riv&eacute; dont la composition exacte reste mal document&eacute;e. La seconde est la sorcellerie ou les pratiques rituelles, un march&eacute; qui, selon plusieurs sources concordantes, se porte bien dans le Nord et l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<p>Aucune de ces deux hypoth&egrave;ses n&rsquo;a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e dans le cas de Pitoa. La gendarmerie n&rsquo;a pas pr&eacute;cis&eacute; l&rsquo;usage qui devait &ecirc;tre fait des ossements. &laquo; L&rsquo;enqu&ecirc;te d&eacute;terminera s&rsquo;il existe des ramifications &raquo;, a simplement indiqu&eacute; le lieutenant Mboutou.</p>
<h2>Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas l&rsquo;affaire. C&rsquo;est le silence autour.</h2>
<p>Le traitement m&eacute;diatique de cette affaire illustre un angle mort. En dehors d&rsquo;ActuCameroun et de quelques sites d&rsquo;information en ligne, la presse camerounaise n&rsquo;a pas relay&eacute; l&rsquo;interpellation des deux fr&egrave;res. Pas de communiqu&eacute; du parquet. Pas de prise de parole du gouverneur de la r&eacute;gion du Nord. Pas de r&eacute;action du minist&egrave;re de la Justice.</p>
<p>Le trafic d&rsquo;ossements humains est pourtant un ph&eacute;nom&egrave;ne document&eacute;. En janvier 2021, six jeunes avaient &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s pour profanation du cimeti&egrave;re de Pitoa et trafic d&rsquo;ossements. En mars 2021, trois trafiquants pr&eacute;sum&eacute;s avaient &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s dans la r&eacute;gion du Centre. En 2024, un homme avait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Mbouda apr&egrave;s avoir ouvert la tombe de son p&egrave;re, approch&eacute; par des personnes qui lui avaient promis 14 millions de francs CFA pour les ossements.</p>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne est r&eacute;current. Les arrestations aussi. Les condamnations, en revanche, sont rares. Et les peines, quand elles tombent, ne dissuadent personne. Un trafiquant qui risque 100 000 francs CFA d&rsquo;amende pour un butin qui peut atteindre 15 millions n&rsquo;a aucune raison rationnelle d&rsquo;arr&ecirc;ter.</p>
<p>C&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; que se situe la vraie histoire de Pitoa. Pas dans l&rsquo;acte, aussi macabre soit-il. Mais dans l&rsquo;&eacute;cart entre ce que le trafic rapporte et ce qu&rsquo;il co&ucirc;te &agrave; ceux qui se font prendre.</p>
<p>Les deux fr&egrave;res sont en garde &agrave; vue. Ils n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; formellement inculp&eacute;s au moment d&rsquo;&eacute;crire ces lignes. La gendarmerie poursuit ses investigations pour retrouver l&rsquo;acheteur et d&eacute;terminer l&rsquo;existence d&rsquo;un r&eacute;seau plus large.</p>
<p>Une chose est certaine : le corps du cousin, lui, ne sera pas reconstitu&eacute;. Le cr&acirc;ne et les c&ocirc;tes ont &eacute;t&eacute; vendus. Les f&eacute;murs, le bassin et les vert&egrave;bres ont &eacute;t&eacute; saisis. Ce qui reste d&rsquo;un homme tient d&eacute;sormais dans des scell&eacute;s de gendarmerie, en attente d&rsquo;un proc&egrave;s.</p>
<p>Le proc&egrave;s, lui, n&rsquo;a pas de date. Il n&rsquo;a m&ecirc;me pas de chef d&rsquo;inculpation d&eacute;finitif. &laquo; Profanation de s&eacute;pulture &raquo; est le chef le plus probable. &laquo; Trafic d&rsquo;ossements humains &raquo; n&rsquo;existe pas comme infraction autonome dans le Code p&eacute;nal camerounais. C&rsquo;est un vide juridique que les affaires pr&eacute;c&eacute;dentes n&rsquo;ont pas combl&eacute;.</p>
<p>La question n&rsquo;est pas de savoir si les deux fr&egrave;res seront condamn&eacute;s. La question est de savoir ce qu&rsquo;ils risquent vraiment.</p>
<hr>
<p><strong>Les deux fr&egrave;res ont-ils avou&eacute; ?</strong><br>La gendarmerie n&rsquo;a pas communiqu&eacute; sur d&rsquo;&eacute;ventuels aveux. Les suspects sont pr&eacute;sum&eacute;s innocents jusqu&rsquo;&agrave; leur condamnation &eacute;ventuelle par un tribunal. Les &eacute;l&eacute;ments pr&eacute;sent&eacute;s par les enqu&ecirc;teurs reposent sur les premi&egrave;res constatations et les objets saisis.</p>
<p><strong>O&ugrave; est l&rsquo;acheteur ?</strong><br>Il est en fuite. La gendarmerie poursuit les investigations pour le localiser et d&eacute;terminer son r&ocirc;le exact dans le trafic. Aucune interpellation n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e &agrave; ce stade.</p>
<p><strong>Quelle peine risquent-ils ?</strong><br>La profanation de s&eacute;pulture est punie de 3 mois &agrave; 5 ans d&rsquo;emprisonnement et d&rsquo;une amende de 10 000 &agrave; 100 000 francs CFA. Le trafic d&rsquo;ossements humains, en tant que tel, ne dispose pas d&rsquo;une incrimination autonome dans le Code p&eacute;nal. Les poursuites pourraient &ecirc;tre requalifi&eacute;es ou aggrav&eacute;es selon les &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;enqu&ecirc;te.</p>
<p><strong>Le corps du cousin a-t-il &eacute;t&eacute; restitu&eacute; &agrave; sa famille ?</strong><br>Les ossements saisis &agrave; Ngousso sont sous scell&eacute;s. Aucune information n&rsquo;a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e sur leur restitution &eacute;ventuelle. La famille du d&eacute;funt n&rsquo;a pas pris la parole publiquement.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 00:36:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ossements211026500.webp" type="image/webp" length="10408" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - MRC vs Times TV : le parti menace de poursuivre la chaîne]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/presse/media/cameroun-mrc-vs-times-tv-le-parti-menace-de-poursuivre-la-chaine</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) accuse Times TV
d’avoir laissé prospérer des propos diffamatoires contre ses
cadres et réclame l’intervention...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Roger-Justin-Noah290826500.webp" alt="Cameroun - MRC vs Times TV : le parti menace de poursuivre la chaîne" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/index.php/presse/media/cameroun-mrc-vs-times-tv-le-parti-menace-de-poursuivre-la-chaine</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) accuse Times TV d&rsquo;avoir laiss&eacute; prosp&eacute;rer des propos diffamatoires contre ses cadres et r&eacute;clame l&rsquo;intervention du CNC et de la justice. Une escalade qui met &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve la r&eacute;gulation m&eacute;diatique camerounaise.</p>
<p>Le MRC ne compte pas en rester l&agrave;. Mardi 20 octobre 2026, le parti de Tiriane Balbine Noah a publi&eacute; un communiqu&eacute; sign&eacute; Roger Justin Noah, annon&ccedil;ant son intention de tra&icirc;ner Times TV devant les tribunaux. En cause : des propos tenus &agrave; l&rsquo;antenne contre Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack et Alain Fogu&eacute; Tedom. Le parti ne vise pas seulement l&rsquo;intervenant. Il met aussi en cause la responsabilit&eacute; &eacute;ditoriale de la cha&icirc;ne et de son directeur. Une affaire qui tombe &agrave; un moment charni&egrave;re pour le MRC, tout juste remis de la d&eacute;mission de son fondateur historique.</p>
<h2>Le communiqu&eacute; qui a mis le feu</h2>
<p>Tout part d&rsquo;un document de deux pages. Un communiqu&eacute; officiel du MRC, dat&eacute; du 20 octobre 2026, sign&eacute; Roger Justin Noah, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint n&deg;1 et responsable de la communication par int&eacute;rim. Le texte commence par une phrase qui ne laisse aucune place au doute : le parti &laquo; condamne avec la plus grande fermet&eacute; la diffamation sur les plateaux et la complaisance m&eacute;diatique &raquo;.</p>
<p>Le MRC vise deux s&eacute;quences distinctes, toutes deux diffus&eacute;es sur Times TV.</p>
<p>La premi&egrave;re remonte &agrave; septembre 2026. Dans l&rsquo;&eacute;mission &laquo; On marche sur la capitale &raquo;, un intervenant, Serge Mathias Olama Oyebe, aurait tenu des propos &laquo; portant atteinte &agrave; la dignit&eacute; du professeur Maurice Kamto &raquo;, ancien pr&eacute;sident national du parti. Le m&ecirc;me Olama aurait qualifi&eacute; Olivier Bibou Nissack de &laquo; d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute; &raquo;. Puis, dans une autre &eacute;dition de la m&ecirc;me &eacute;mission, il s&rsquo;en serait pris &agrave; Alain Fogu&eacute; Tedom, le traitant de &laquo; terroriste &raquo; et de &laquo; tribaliste &raquo;, et l&rsquo;accusant d&rsquo;avoir &laquo; organis&eacute; la cabale de bout en bout contre Cabral &raquo;.</p>
<p>Le MRC ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; l&rsquo;intervenant. Il &eacute;pingle aussi la cha&icirc;ne. Dans son communiqu&eacute;, le parti affirme que ces accusations &laquo; ont &eacute;t&eacute; relay&eacute;es par M. Francis Bonga Bertrand, directeur de la cha&icirc;ne, et n&rsquo;ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucun recadrage de la part du pr&eacute;sentateur &raquo;. Une mani&egrave;re de dire que Times TV n&rsquo;est pas un simple tuyau. Que la cha&icirc;ne a une responsabilit&eacute;.</p>
<p>La seconde s&eacute;quence est plus r&eacute;cente. Dimanche 18 octobre 2026, l&rsquo;&eacute;mission &laquo; D&eacute;battons &raquo;, pr&eacute;sent&eacute;e par Parfait Ayissi, re&ccedil;oit Willy Mengue. Probl&egrave;me : pour le MRC, Willy Mengue n&rsquo;est plus membre du parti depuis juin 2026.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; En invitant M. Willy Mengue, pr&eacute;tendument membre du MRC alors qu&rsquo;il est de notori&eacute;t&eacute; publique qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; exclu du parti depuis juin 2026, Parfait Ayissi a offert une tribune &agrave; celui qui attaque syst&eacute;matiquement le MRC &raquo;, &eacute;crit le parti.</p>
</blockquote>
<p>Contact&eacute; par t&eacute;l&eacute;phone, un cadre du MRC qui n&rsquo;&eacute;tait pas autoris&eacute; &agrave; parler officiellement r&eacute;sume : &laquo; On ne demande pas &agrave; une cha&icirc;ne de nous aimer. On lui demande de ne pas servir de caisse de r&eacute;sonance &agrave; des r&egrave;glements de comptes. &raquo;&nbsp;</p>
<h2>Ce que le MRC demande exactement</h2>
<p>Le communiqu&eacute; ne se limite pas &agrave; d&eacute;noncer. Il formule des demandes pr&eacute;cises.</p>
<p>Le parti r&eacute;clame d&rsquo;abord l&rsquo;intervention du Conseil national de la communication (CNC). Ensuite, celle de la justice. Enfin, celle du gouvernement, &agrave; travers le minist&egrave;re de la Communication. L&rsquo;objectif affich&eacute; : que &laquo; les responsabilit&eacute;s soient &eacute;tablies &raquo;.</p>
<p>Une phrase du communiqu&eacute; circule d&eacute;j&agrave; sur les r&eacute;seaux sociaux : &laquo; Que l&rsquo;on cesse de confondre libert&eacute; d&rsquo;expression et libert&eacute; de diffamer &raquo;. Elle r&eacute;sume la position du parti. Pour le MRC, ce qui s&rsquo;est pass&eacute; sur Times TV n&rsquo;est pas du d&eacute;bat. C&rsquo;est de l&rsquo;attaque personnelle. Et l&rsquo;attaque personnelle, dit-il, ne b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;aucune immunit&eacute;.</p>
<p>Le parti rappelle aussi un principe simple : les preuves se pr&eacute;sentent devant les tribunaux. Sous-entendu : si Olama a des &eacute;l&eacute;ments contre Fogu&eacute; Tedom ou contre Kamto, qu&rsquo;il les produise. Pas &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. Devant un juge.</p>
<h2>Pourquoi cette affaire tombe mal pour tout le monde</h2>
<p>Le timing n&rsquo;est pas anodin. Le communiqu&eacute; du MRC arrive deux jours apr&egrave;s un congr&egrave;s qui a port&eacute; Tiriane Balbine Noah &agrave; la pr&eacute;sidence du parti. Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; en septembre 2026 apr&egrave;s quatorze ans &agrave; la t&ecirc;te du mouvement. Le MRC est donc en transition. Et un parti en transition est un parti qui doit prouver qu&rsquo;il tient encore debout.</p>
<p>Pour certains observateurs, cette offensive m&eacute;diatique n&rsquo;est pas seulement une question de principe. C&rsquo;est aussi un signal interne. &laquo; Un parti qui attaque les m&eacute;dias, c&rsquo;est un parti qui montre &agrave; ses militants qu&rsquo;il prot&egrave;ge ses figures &raquo;, analyse un politologue camerounais joint par WhatsApp, qui requiert l&rsquo;anonymat pour parler librement. &laquo; C&rsquo;est une mani&egrave;re de dire : on est toujours l&agrave;, on ne laisse rien passer. &raquo;</p>
<p>Mais l&rsquo;affaire embarrasse aussi au-del&agrave; du MRC. Elle pose une question que le Cameroun contourne depuis des ann&eacute;es : qui contr&ocirc;le ce qui se dit sur les plateaux ? Le CNC existe. Il a d&eacute;j&agrave; sanctionn&eacute;. En 2025, il a rendu 19 d&eacute;cisions contre des journalistes et des organes de presse, dont 7 suspensions temporaires. Mais le m&ecirc;me CNC a &eacute;t&eacute; critiqu&eacute; pour son refus de traiter les plaintes du MRC pour diffamation, renvoyant implicitement le parti vers les tribunaux ordinaires.</p>
<p>Autrement dit : le MRC sait d&eacute;j&agrave; que le CNC ne lui donnera peut-&ecirc;tre pas raison. Et il le dit quand m&ecirc;me. Pourquoi ? Parce que la plainte n&rsquo;est pas seulement juridique. Elle est politique.</p>
<h2>Le pr&eacute;c&eacute;dent qui hante le d&eacute;bat</h2>
<p>Cette affaire n&rsquo;est pas la premi&egrave;re du genre. En mai 2025, une plainte du MRC avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e par le CNC, qui avait invoqu&eacute; son manque de comp&eacute;tence juridique pour traiter les cas de diffamation. Le message &eacute;tait clair : la diffamation, ce n&rsquo;est pas notre affaire. Allez voir un juge.</p>
<p>Depuis, le paysage m&eacute;diatique camerounais n&rsquo;a pas vraiment chang&eacute;. Il s&rsquo;est m&ecirc;me tendu. En septembre 2026, le CNC a suspendu temporairement la cha&icirc;ne Vision 4, une d&eacute;cision d&eacute;nonc&eacute;e par le groupe L&rsquo;Anecdote comme un &laquo; acharnement &raquo; et une atteinte &agrave; la libert&eacute; de la presse. Le Cameroun a recul&eacute; &agrave; la 133e place du classement mondial de la libert&eacute; de la presse en 2026, contre 131e en 2025. Le pays reste, selon Reporters sans fronti&egrave;res, &laquo; l&rsquo;un des plus dangereux du continent pour les journalistes &raquo;.</p>
<p>Dans ce contexte, l&rsquo;offensive du MRC contre Times TV peut se lire de deux mani&egrave;res. Soit comme une tentative l&eacute;gitime de faire respecter le droit. Soit comme une pression suppl&eacute;mentaire sur des m&eacute;dias d&eacute;j&agrave; sous tension. Les deux lectures ne sont pas incompatibles.</p>
<h2>Ce que dit le droit (et ce qu&rsquo;il ne dit pas)</h2>
<p>La diffamation, en droit camerounais, est d&eacute;finie par le Code p&eacute;nal et la loi de 1990 sur la libert&eacute; de la presse. Elle suppose une all&eacute;gation ou une imputation qui porte atteinte &agrave; l&rsquo;honneur ou &agrave; la consid&eacute;ration d&rsquo;une personne. Les peines peuvent aller jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;emprisonnement et &agrave; de lourdes amendes.</p>
<p>Mais le diable est dans les d&eacute;tails. La diffamation suppose une intention. Et elle suppose que les faits soient faux. Si Olama a qualifi&eacute; Fogu&eacute; Tedom de &laquo; terroriste &raquo;, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une opinion. C&rsquo;est une accusation factuelle. Et une accusation factuelle doit &ecirc;tre prouv&eacute;e. C&rsquo;est exactement ce que le MRC demande : que les preuves soient produites devant un juge.</p>
<p>Reste une question que le communiqu&eacute; ne tranche pas : le MRC va-t-il r&eacute;ellement porter l&rsquo;affaire en justice ? Le texte annonce des poursuites. Il ne fournit pas de date. Il ne nomme pas d&rsquo;avocat. &laquo; Ils devront un jour r&eacute;pondre de leurs actes devant des tribunaux ind&eacute;pendants &raquo;, pr&eacute;vient le parti. &laquo; Un jour &raquo; n&rsquo;est pas une date. Et dans le monde juridique, &laquo; un jour &raquo; signifie souvent &laquo; jamais &raquo;.</p>
<h2>Ce qui se joue derri&egrave;re l&rsquo;&eacute;cran</h2>
<p>L&rsquo;affaire d&eacute;passe le cas Times TV. Elle pose une question que tout le monde contourne : &agrave; quoi sert le CNC ? L&rsquo;organe a le pouvoir de suspendre, de sanctionner, de rappeler &agrave; l&rsquo;ordre. Mais il est aussi une institution politique, nomm&eacute;e par le pouvoir. Et son refus de traiter les plaintes du MRC en 2025 a laiss&eacute; des traces.</p>
<p>Pour le MRC, le CNC n&rsquo;est pas un recours neutre. C&rsquo;est un arbitre dont la neutralit&eacute; est contest&eacute;e. D&rsquo;o&ugrave; la double saisine : le CNC et la justice. Le parti ne mise pas sur une seule institution. Il en actionne deux. Et il laisse entendre que si l&rsquo;une ne fait rien, l&rsquo;autre devra bien se prononcer.</p>
<p>C&rsquo;est une strat&eacute;gie qui dit quelque chose du rapport de force. Le MRC ne croit pas que le CNC agira. Il le dit sans le dire. Et il pr&eacute;pare le terrain pour un proc&egrave;s qui, s&rsquo;il a lieu, fera date.</p>
<p>Le communiqu&eacute; du MRC est dat&eacute; du 20 octobre. &Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; nous &eacute;crivons, aucune proc&eacute;dure n&rsquo;a &eacute;t&eacute; officiellement enregistr&eacute;e au tribunal de premi&egrave;re instance de Douala-Bonanjo, selon nos v&eacute;rifications. Le CNC n&rsquo;a pas publi&eacute; de communiqu&eacute; sur cette affaire.</p>
<p>Times TV n&rsquo;a pas r&eacute;pondu &agrave; nos sollicitations. Le directeur de la cha&icirc;ne, Bertrand Francis Bonga, n&rsquo;a pas pris la parole publiquement depuis la publication du communiqu&eacute;.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le MRC a choisi son terrain. Pas celui de la rue. Pas celui des r&eacute;seaux sociaux. Celui du droit. Reste &agrave; savoir s&rsquo;il ira jusqu&rsquo;au bout. Et si les tribunaux camerounais, dans un contexte de recul document&eacute; de la libert&eacute; de la presse, se saisiront d&rsquo;une affaire qui oppose un parti d&rsquo;opposition &agrave; une cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision.</p>
<p>La r&eacute;ponse ne viendra pas des plateaux. Elle viendra des tribunaux. Ou du silence.</p>
<hr>
<p><strong>Le MRC va-t-il vraiment poursuivre Times TV ?</strong><br>Le parti annonce des poursuites dans son communiqu&eacute; du 20 octobre 2026. Mais aucune date, aucun avocat et aucune proc&eacute;dure enregistr&eacute;e n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; confirm&eacute;s &agrave; ce stade. Il faut donc lire cette annonce comme une intention, pas comme un fait accompli.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le CNC peut faire ?</strong><br>Le Conseil national de la communication peut rappeler &agrave; l&rsquo;ordre, suspendre temporairement une &eacute;mission ou une cha&icirc;ne, et infliger des sanctions. Mais il a d&eacute;j&agrave; refus&eacute; de traiter une plainte du MRC pour diffamation en 2025, renvoyant le parti vers les tribunaux. Son champ d&rsquo;action est donc limit&eacute; par sa propre pratique.</p>
<p><strong>Willy Mengue est-il toujours membre du MRC ?</strong><br>Le MRC affirme qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; exclu en juin 2026 et que son invitation sous l&rsquo;&eacute;tiquette MRC constitue une &laquo; complaisance m&eacute;diatique &raquo;. Willy Mengue, de son c&ocirc;t&eacute;, continue de se revendiquer du parti et conteste son exclusion. Cette contradiction n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; tranch&eacute;e publiquement &agrave; ce jour.</p>
<p><strong>Pourquoi cette affaire est-elle importante au-del&agrave; du MRC ?</strong><br>Parce qu&rsquo;elle pose la question de la responsabilit&eacute; &eacute;ditoriale des m&eacute;dias camerounais. Si une cha&icirc;ne peut laisser un invit&eacute; qualifier quelqu&rsquo;un de &laquo; terroriste &raquo; sans preuve ni recadrage, c&rsquo;est tout le d&eacute;bat public qui est affect&eacute;. Et c&rsquo;est la cr&eacute;dibilit&eacute; des m&eacute;dias qui est en jeu.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 20:10:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>MéDIA</category>
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                <title><![CDATA[MISS &amp; MISTER AFRICA LUXEMBOURG &amp; 3 FRONTIÈRES 2026 ]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/camerounais-du-monde/diaspora/miss-mister-africa-luxembourg-3-frontieres-2026</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>MISS & MISTER AFRICA LUXEMBOURG & 3 FRONTIÈRES 2026 : DORCAS GABIAM
ET STÉPHANE NGANHOU, DEUX VISAGES DE LA BEAUTÉ AFRICAINE AU SERVICE
DE LA SOLIDARITÉ

_Au Lu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/pub/Miss-lux.jpg" alt="MISS &amp; MISTER AFRICA LUXEMBOURG &amp; 3 FRONTIÈRES 2026 " width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<h1 data-pm-slice="1 1 []">MISS &amp; MISTER AFRICA LUXEMBOURG &amp; 3 FRONTI&Egrave;RES 2026 : DORCAS GABIAM ET ST&Eacute;PHANE NGANHOU, DEUX VISAGES DE LA BEAUT&Eacute; AFRICAINE AU SERVICE DE LA SOLIDARIT&Eacute;</h1>
<p><em>Au Luxembourg, l&rsquo;Afrique a une nouvelle fois c&eacute;l&eacute;br&eacute; sa jeunesse, sa diversit&eacute; culturelle, son &eacute;l&eacute;gance et son engagement social. La deuxi&egrave;me &eacute;dition du concours Miss &amp; Mister Africa Luxembourg &amp; 3 Fronti&egrave;res, organis&eacute;e par l&rsquo;ASBL Maison d&rsquo;Espoir, a consacr&eacute; deux jeunes ambassadeurs d&rsquo;une Afrique ambitieuse et solidaire : Dorcas Gabiam et St&eacute;phane Nganhou. Deux couronnes, deux parcours et surtout deux projets humanitaires qui donnent &agrave; la beaut&eacute; une dimension profond&eacute;ment humaine.</em></p>
<h2>DUDELANGE, VITRINE DE L'EXCELLENCE ET DE LA DIVERSIT&Eacute; AFRICAINE</h2>
<p>L&rsquo;Afrique dans toute sa splendeur ! Un continent jeune, dynamique, riche de ses cultures, de ses traditions et de ses innombrables talents, qui continue de rayonner bien au-del&agrave; de ses fronti&egrave;res.</p>
<p>C&rsquo;est au Grand-Duch&eacute; de Luxembourg, v&eacute;ritable carrefour europ&eacute;en du multiculturalisme, de la diversit&eacute; et du vivre-ensemble, que cette Afrique plurielle a trouv&eacute; une nouvelle occasion d&rsquo;exprimer toute sa richesse.</p>
<p>Le 10 octobre 2026, la ville de Dudelange, situ&eacute;e dans le sud du Luxembourg, a accueilli la grande finale de la deuxi&egrave;me &eacute;dition de <strong>Miss &amp; Mister Africa Luxembourg &amp; 3 Fronti&egrave;res</strong>, un rendez-vous culturel et social port&eacute; par l&rsquo;ASBL Maison d&rsquo;Espoir.</p>
<p>Dans une atmosph&egrave;re de f&ecirc;te, d'&eacute;l&eacute;gance et de fiert&eacute; identitaire, cette c&eacute;l&eacute;bration de la beaut&eacute; africaine a connu son apoth&eacute;ose avec le couronnement de deux &eacute;toiles montantes : <strong>Dorcas Gabiam, &eacute;lue Miss Africa Luxembourg &amp; 3 Fronti&egrave;res 2026, et St&eacute;phane Nganhou, sacr&eacute; Mister Africa Luxembourg &amp; 3 Fronti&egrave;res 2026.</strong></p>
<p>Mais derri&egrave;re l&rsquo;&eacute;clat des couronnes et le prestige de cette cons&eacute;cration se dessine une ambition autrement plus profonde : celle de faire &eacute;merger une g&eacute;n&eacute;ration de jeunes Africains conscients de leurs responsabilit&eacute;s envers leurs communaut&eacute;s et leur continent d&rsquo;origine.</p>
<h2>DEUX COURONNES, DEUX ENGAGEMENTS, UNE M&Ecirc;ME VOLONT&Eacute; DE CHANGER LES CHOSES</h2>
<p>Loin des concours de beaut&eacute; traditionnels, o&ugrave; l&rsquo;apparence constitue parfois le principal crit&egrave;re de distinction, Miss &amp; Mister Africa Luxembourg &amp; 3 Fronti&egrave;res entend placer l&rsquo;intelligence, l&rsquo;excellence, la responsabilit&eacute; et l&rsquo;engagement citoyen au c&oelig;ur de son identit&eacute;.</p>
<p>Pour Dorcas Gabiam, d&eacute;sormais ambassadrice de la beaut&eacute; africaine au Luxembourg, le mandat s&rsquo;inscrit dans une d&eacute;marche humanitaire particuli&egrave;rement significative.</p>
<p>Son projet vise &agrave; contribuer &agrave; la reconstruction de <strong>l&rsquo;orphelinat Agape, sinistr&eacute; au Togo</strong>, afin d'offrir aux enfants concern&eacute;s de meilleures conditions d&rsquo;accueil, de protection et d&rsquo;&eacute;panouissement.</p>
<p>Une initiative qui traduit une conviction essentielle : aucun enfant ne devrait &ecirc;tre priv&eacute; de dignit&eacute;, de s&eacute;curit&eacute; et d&rsquo;espoir en raison des difficult&eacute;s de la vie.</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, St&eacute;phane Nganhou entend mettre sa visibilit&eacute; au service d&rsquo;un autre combat tout aussi fondamental : <strong>la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, notamment au Cameroun.</strong></p>
<p>&Agrave; travers cet engagement, le nouveau Mister Africa souhaite contribuer &agrave; la sensibilisation, &agrave; la pr&eacute;vention et &agrave; la mobilisation contre des violences qui continuent de fragiliser de nombreuses familles.</p>
<p>Deux projets diff&eacute;rents, mais une m&ecirc;me philosophie : faire de la notori&eacute;t&eacute; acquise un instrument de solidarit&eacute; et de transformation sociale.</p>
<h2>MAISON D&rsquo;ESPOIR : QUAND LA BEAUT&Eacute; DEVIENT UN LEVIER D&rsquo;IMPACT SOCIAL</h2>
<p>&Agrave; travers cette initiative, l&rsquo;ASBL Maison d&rsquo;Espoir poursuit une vision qui d&eacute;passe largement les podiums, les d&eacute;fil&eacute;s et les distinctions honorifiques.</p>
<p>Pour l&rsquo;association, Miss &amp; Mister Africa Luxembourg &amp; 3 Fronti&egrave;res constitue avant tout un espace d&rsquo;expression, de d&eacute;couverte de soi, de valorisation des comp&eacute;tences et d&rsquo;affirmation culturelle.</p>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;offrir &agrave; la jeunesse africaine et afrodescendante une plateforme capable de r&eacute;v&eacute;ler ses talents, de renforcer sa confiance et de favoriser son implication dans la soci&eacute;t&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;ambition est claire : former de v&eacute;ritables ambassadeurs culturels et sociaux, porteurs de valeurs universelles et de projets susceptibles d&rsquo;inspirer, de mobiliser et de produire des r&eacute;sultats concrets.</p>
<p>Cette d&eacute;marche prend tout son sens dans un environnement europ&eacute;en o&ugrave; les questions d&rsquo;identit&eacute;, d&rsquo;int&eacute;gration, de transmission culturelle et de coh&eacute;sion sociale occupent une place importante.</p>
<p>En associant beaut&eacute;, culture et solidarit&eacute;, Maison d&rsquo;Espoir rappelle que la diaspora africaine ne se limite pas &agrave; la c&eacute;l&eacute;bration de ses origines. Elle peut &eacute;galement devenir une force de proposition et d&rsquo;action au b&eacute;n&eacute;fice des populations les plus vuln&eacute;rables.</p>
<h2>UN MANDAT D&Eacute;J&Agrave; MARQU&Eacute; PAR DES RENCONTRES DE PRESTIGE</h2>
<p>&Agrave; peine couronn&eacute;s, les deux laur&eacute;ats ont entam&eacute; un programme d&rsquo;activit&eacute;s destin&eacute; &agrave; renforcer leur visibilit&eacute; et &agrave; donner une port&eacute;e institutionnelle &agrave; leurs engagements.</p>
<p>Le <strong>17 octobre 2026</strong>, Dorcas Gabiam et St&eacute;phane Nganhou ont particip&eacute;, en qualit&eacute; d&rsquo;invit&eacute;s sp&eacute;ciaux, &agrave; la <strong>Luxembourg Fashion Week 2026</strong>, organis&eacute;e &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel Le Royal.</p>
<p>Cette pr&eacute;sence leur a permis de repr&eacute;senter l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance, la cr&eacute;ativit&eacute; et la diversit&eacute; de la mode africaine dans un environnement consacr&eacute; &agrave; la valorisation des talents et des expressions artistiques.</p>
<p>Deux jours plus tard, le <strong>19 octobre 2026</strong>, leur agenda s&rsquo;est poursuivi par une visite aupr&egrave;s de <strong>Son Excellence Edna Monteiro, ambassadrice de la R&eacute;publique du Cap-Vert aupr&egrave;s du Grand-Duch&eacute; de Luxembourg.</strong></p>
<p>Une rencontre d&rsquo;autant plus symbolique que la diplomate avait pris part &agrave; la grande finale du 10 octobre en qualit&eacute; de repr&eacute;sentante diplomatique africaine.</p>
<p>Cette &eacute;tape illustre la volont&eacute; des organisateurs d&rsquo;inscrire le concours dans une dynamique d&rsquo;ouverture, de dialogue institutionnel et de coop&eacute;ration culturelle.</p>
<p>Pour les deux nouveaux ambassadeurs, ces premi&egrave;res activit&eacute;s annoncent un mandat riche en rencontres, en exp&eacute;riences et en opportunit&eacute;s de promouvoir leurs causes respectives.</p>
<h2>LA DIASPORA AFRICAINE, UNE FORCE DE SOLIDARIT&Eacute; ET D&rsquo;ESP&Eacute;RANCE</h2>
<p>Au-del&agrave; de la r&eacute;ussite de cette deuxi&egrave;me &eacute;dition, Miss &amp; Mister Africa Luxembourg &amp; 3 Fronti&egrave;res soul&egrave;ve une question essentielle : comment transformer le rayonnement culturel de la diaspora en actions concr&egrave;tes au service du d&eacute;veloppement humain ?</p>
<p>Pour Maison d&rsquo;Espoir, la r&eacute;ponse passe par l&rsquo;implication de la jeunesse, la mobilisation des partenaires et la construction de passerelles entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique.</p>
<p>Dans un monde marqu&eacute; par les in&eacute;galit&eacute;s, les violences et les difficult&eacute;s sociales, la solidarit&eacute; demeure l&rsquo;une des valeurs les plus pr&eacute;cieuses &agrave; transmettre aux g&eacute;n&eacute;rations futures.</p>
<p><strong>&laquo; Tendre la main aux plus n&eacute;cessiteux, c&rsquo;est construire un v&eacute;ritable espoir pour tous et une esp&eacute;rance pour le futur. &raquo;</strong></p>
<p>Cette philosophie r&eacute;sume l&rsquo;esprit d&rsquo;une initiative qui entend rappeler que la grandeur d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; ne se mesure pas uniquement &agrave; ses r&eacute;ussites individuelles, mais &eacute;galement &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; prot&eacute;ger les plus fragiles.</p>
<p>L&rsquo;ASBL Maison d&rsquo;Espoir lance ainsi un appel aux partenaires institutionnels, aux entreprises, aux sponsors, aux m&eacute;c&egrave;nes et aux donateurs afin d&rsquo;accompagner les projets port&eacute;s par les deux laur&eacute;ats.</p>
<p>Car derri&egrave;re chaque initiative soutenue se trouve une possibilit&eacute; de changer une vie, de restaurer une dignit&eacute; ou de redonner confiance &agrave; celles et ceux qui en ont le plus besoin.</p>
<h2>CAP SUR LA PROCHAINE &Eacute;DITION</h2>
<p>Alors que Dorcas Gabiam et St&eacute;phane Nganhou entament leur mandat, l&rsquo;association Maison d&rsquo;Espoir regarde d&eacute;j&agrave; vers l&rsquo;avenir.</p>
<p><strong>Les inscriptions &agrave; la prochaine &eacute;dition de Miss &amp; Mister Africa Luxembourg &amp; 3 Fronti&egrave;res sont d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; ouvertes</strong>, offrant &agrave; une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de jeunes talents l&rsquo;occasion de rejoindre cette aventure culturelle, humaine et solidaire.</p>
<p>Plus qu&rsquo;un concours, c&rsquo;est une invitation &agrave; oser, &agrave; entreprendre, &agrave; repr&eacute;senter dignement ses origines et &agrave; devenir acteur du changement.</p>
<p><strong>Au Luxembourg, la beaut&eacute; africaine ne se contente plus de s&eacute;duire les regards. Elle porte d&eacute;sormais une voix, d&eacute;fend des causes et nourrit l&rsquo;espoir d&rsquo;un avenir meilleur.</strong></p>
<p>Et si la plus belle des couronnes &eacute;tait finalement celle que l&rsquo;on porte dans le c&oelig;ur, au service des autres ?</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 19:58:00 +0200</pubDate>
                                    <author>La Rédaction</author>
                                                    <category>DIASPORA</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[France - NJEUNDA – LA SUCCESSION : LE CAMEROUN RACONTE SON ÂME, SES TRADITIONS ETC...]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/rendez-vous/evenements/france-njeunda-la-succession-le-cameroun-raconte-son-ame-ses-traditions-etc</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>NJEUNDA – LA SUCCESSION : QUAND LE CAMEROUN RACONTE SON ÂME, SES
TRADITIONS ET LA GRANDEUR DE SON HÉRITAGE ROYAL

Un voyage initiatique exceptionnel au cœur de...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/pub/Djeuda-bdc.jpeg" alt="France - NJEUNDA – LA SUCCESSION : LE CAMEROUN RACONTE SON ÂME, SES TRADITIONS ETC..." width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<h1><strong>NJEUNDA &ndash; LA SUCCESSION : QUAND LE CAMEROUN RACONTE SON &Acirc;ME, SES TRADITIONS ET LA GRANDEUR DE SON H&Eacute;RITAGE ROYAL</strong></h1>
<p>Un voyage initiatique exceptionnel au c&oelig;ur de l&rsquo;Afrique en miniature, entre pouvoir ancestral, devoir de transmission, r&eacute;sistance et affirmation identitaire.</p>
<p>&laquo; NJEUNDA &ndash; LA SUCCESSION &raquo; Une fresque artistique et culturelle ambitieuse qui plonge le spectateur dans les profondeurs des traditions camerounaises, l&agrave; o&ugrave; la royaut&eacute; n&rsquo;est pas simplement une affaire de couronne, mais une responsabilit&eacute; sacr&eacute;e, un h&eacute;ritage et un devoir envers les g&eacute;n&eacute;rations.</p>
<p>&Agrave; travers cette cr&eacute;ation port&eacute;e par Le Ballet de la Diaspora Camerounaise, c&rsquo;est tout un peuple qui raconte son histoire, c&eacute;l&egrave;bre ses racines et affirme avec force la richesse de son patrimoine culturel.</p>
<h2>UNE COURONNE, UN DESTIN, UN H&Eacute;RITAGE : LE POIDS DE LA TRADITION</h2>
<p>Tout commence dans les majestueuses terres des Grassfields, &agrave; l&rsquo;ouest du Cameroun, territoire o&ugrave; les chefferies traditionnelles constituent depuis des si&egrave;cles de v&eacute;ritables institutions de transmission des valeurs, de pr&eacute;servation des coutumes et de r&eacute;gulation de la vie communautaire.</p>
<p>Un roi vient de mourir. Le royaume est en deuil. Les notables se r&eacute;unissent, les traditions s'imposent et le rituel de succession doit suivre son cours.</p>
<p>Mais contre toute attente, celui que le destin appelle &agrave; monter sur le tr&ocirc;ne refuse la couronne.</p>
<p>Un prince qui refuse de devenir roi !</p>
<p>Un acte lourd de cons&eacute;quences, qui bouleverse l'ordre &eacute;tabli et soul&egrave;ve une interrogation fondamentale : peut-on tourner le dos &agrave; son h&eacute;ritage lorsque toute une communaut&eacute; attend de nous que nous en devenions le gardien ?</p>
<p>C'est alors que commence une extraordinaire aventure humaine et spirituelle.</p>
<p>Contraint d'affronter ses doutes, ses peurs et les exigences de son rang, le jeune prince entreprend un voyage initiatique &agrave; travers les diff&eacute;rentes r&eacute;gions du Cameroun. Une odyss&eacute;e au cours de laquelle il d&eacute;couvre la diversit&eacute; des peuples, la puissance des traditions, la sagesse des anciens et la profondeur des valeurs qui fondent l'identit&eacute; camerounaise.</p>
<p>Au fil des rencontres et des &eacute;preuves, le jeune homme comprend progressivement que r&eacute;gner ne signifie pas seulement exercer une autorit&eacute;, mais avant tout servir, prot&eacute;ger, rassembler et transmettre.</p>
<p>D'un prince r&eacute;ticent na&icirc;tra finalement un roi conscient de ses responsabilit&eacute;s.</p>
<h2>LE CAMEROUN, AFRIQUE EN MINIATURE, DANS TOUTE SA SPLENDEUR</h2>
<p>Au-del&agrave; de son intrigue royale, &laquo; NJEUNDA &ndash; LA SUCCESSION &raquo; se pr&eacute;sente comme une v&eacute;ritable travers&eacute;e culturelle du Cameroun.</p>
<p>Des hautes terres de l'Ouest aux r&eacute;gions foresti&egrave;res du Sud, des plaines septentrionales aux territoires c&ocirc;tiers, le spectacle entend faire d&eacute;couvrir la richesse d'un pays dont la diversit&eacute; ethnique, linguistique, musicale et chor&eacute;graphique constitue un patrimoine exceptionnel.</p>
<p>Chaque tableau devient une fen&ecirc;tre ouverte sur une identit&eacute;, une histoire, une mani&egrave;re de vivre et de c&eacute;l&eacute;brer l'existence.</p>
<p>Ici, les percussions racontent la m&eacute;moire des anc&ecirc;tres. L&agrave;, les danses traditionnelles expriment la puissance de la communaut&eacute;. Plus loin, les costumes, les chants et les mouvements des corps deviennent les messagers d'une civilisation qui refuse de dispara&icirc;tre sous le poids de la mondialisation.</p>
<p>C'est toute la beaut&eacute; du Cameroun qui s'invite sur sc&egrave;ne, dans un dialogue permanent entre le pass&eacute;, le pr&eacute;sent et l'avenir.</p>
<h2>30 ARTISTES, PLUS DE 200 COSTUMES : UNE AMBITION ARTISTIQUE EXCEPTIONNELLE</h2>
<p>Pour donner vie &agrave; cette &eacute;pop&eacute;e, la production annonce une mobilisation impressionnante de moyens humains et artistiques.</p>
<p>Trente artistes r&eacute;unis sur sc&egrave;ne, plus de deux cents costumes inspir&eacute;s des diff&eacute;rentes r&eacute;gions culturelles du Cameroun et une musique enti&egrave;rement originale, interpr&eacute;t&eacute;e en direct par un orchestre traditionnel.</p>
<p>Une combinaison qui promet une exp&eacute;rience immersive o&ugrave; le th&eacute;&acirc;tre, la danse et la musique se rencontrent pour raconter une seule et m&ecirc;me histoire : celle de l'identit&eacute; camerounaise.</p>
<p>Mais au-del&agrave; de la performance sc&eacute;nique, c'est surtout l'exigence de repr&eacute;sentation culturelle qui donne &agrave; cette &oelig;uvre toute sa dimension.</p>
<p>Car chaque tenue traditionnelle porte un message. Chaque rythme poss&egrave;de une histoire. Chaque geste chor&eacute;graphique peut traduire un rituel, une c&eacute;l&eacute;bration ou une appartenance.</p>
<p>Dans cette cr&eacute;ation, l'art devient ainsi un puissant instrument de transmission.</p>
<h2>ENTRE TRADITION ET MODERNIT&Eacute; : UNE QUESTION QUI INTERPELLE NOTRE JEUNESSE</h2>
<p>L'une des grandes forces de &laquo; NJEUNDA &ndash; LA SUCCESSION &raquo; r&eacute;side dans la port&eacute;e universelle de son r&eacute;cit.</p>
<p>&Agrave; travers le refus initial du prince, c'est toute la question du rapport de la jeunesse africaine &agrave; son h&eacute;ritage culturel qui est pos&eacute;e.</p>
<p>Comment concilier les aspirations individuelles avec les responsabilit&eacute;s communautaires ? Comment pr&eacute;server les traditions sans enfermer les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations dans le pass&eacute; ? Comment embrasser la modernit&eacute; sans renoncer &agrave; ses racines ?</p>
<p>Autant de questions qui traversent aujourd'hui les soci&eacute;t&eacute;s africaines, particuli&egrave;rement au sein des diasporas o&ugrave; les enfants grandissent parfois loin des terres de leurs anc&ecirc;tres.</p>
<p>Dans ce contexte, NJEUNDA devient bien davantage qu'une repr&eacute;sentation artistique : un formidable outil de dialogue entre les g&eacute;n&eacute;rations.</p>
<p>Il rappelle qu'une culture ne survit v&eacute;ritablement que lorsqu'elle est connue, comprise, respect&eacute;e et transmise.</p>
<p>Et que la modernit&eacute; ne devrait jamais signifier l'effacement de la m&eacute;moire.</p>
<h2>LE BALLET DE LA DIASPORA CAMEROUNAISE : UN ENGAGEMENT POUR LA M&Eacute;MOIRE ET LA TRANSMISSION</h2>
<p>&Agrave; travers cette production, Le Ballet de la Diaspora Camerounaise affirme une ambition culturelle majeure : donner une visibilit&eacute; nouvelle aux traditions camerounaises et les porter sur une sc&egrave;ne capable de toucher des publics de toutes origines.</p>
<p>Une d&eacute;marche qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre salu&eacute;e &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; la pr&eacute;servation des patrimoines immat&eacute;riels constitue un enjeu essentiel pour les peuples africains.</p>
<p>Car la diaspora ne saurait &ecirc;tre uniquement un espace d'&eacute;loignement g&eacute;ographique. Elle peut &eacute;galement devenir un formidable territoire de cr&eacute;ation, de rayonnement et de transmission.</p>
<p>En mobilisant les arts vivants autour d'un r&eacute;cit profond&eacute;ment enracin&eacute; dans les traditions royales du Cameroun, cette production participe &agrave; la valorisation d'un h&eacute;ritage dont la richesse d&eacute;passe largement les fronti&egrave;res nationales.</p>
<p>Elle rappelle &eacute;galement que nos traditions ne sont pas de simples souvenirs fig&eacute;s dans le temps, mais des ressources vivantes capables de nourrir la cr&eacute;ation contemporaine.</p>
<h2>NJEUNDA : QUAND LA CULTURE DEVIENT UN ACTE DE FIERT&Eacute; ET DE RESPONSABILIT&Eacute;</h2>
<p>Il faut parfois raconter une histoire pour r&eacute;veiller tout un peuple.</p>
<p>Il faut parfois suivre les pas d'un prince pour comprendre le poids d'une couronne.</p>
<p>Il faut parfois &eacute;couter les tambours de nos anc&ecirc;tres pour mesurer la valeur de ce que nous avons re&ccedil;u en h&eacute;ritage.</p>
<p>&laquo; NJEUNDA &ndash; LA SUCCESSION &raquo; porte pr&eacute;cis&eacute;ment cette ambition : rappeler que l'identit&eacute; d'un peuple ne se r&eacute;sume ni &agrave; ses fronti&egrave;res ni &agrave; son histoire &eacute;crite, mais qu'elle vit aussi dans ses chants, ses danses, ses rites et ses traditions.</p>
<p>&Agrave; travers le parcours d'un h&eacute;ritier qui finit par accepter son destin, c'est une invitation adress&eacute;e &agrave; chaque Camerounais, &agrave; chaque Africain et &agrave; chaque amoureux de la culture : celle de ne jamais renier ses origines, mais d'en faire une force pour construire l'avenir.</p>
<p>Voil&agrave; pourquoi ce spectacle m&eacute;rite l'attention des familles, des passionn&eacute;s de culture, des jeunes g&eacute;n&eacute;rations et de tous ceux qui consid&egrave;rent que la sauvegarde de notre patrimoine est une responsabilit&eacute; collective.</p>
<p>Car un peuple qui transmet sa culture ne perd jamais v&eacute;ritablement son histoire. Et une jeunesse qui conna&icirc;t ses racines poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une partie des cl&eacute;s de son avenir.</p>
<p>NJEUNDA, c'est le refus qui devient acceptation, la peur qui se transforme en courage, l'h&eacute;ritage qui devient mission.</p>
<p>C'est le Cameroun dans toute sa diversit&eacute;.</p>
<p>C'est l'Afrique dans toute sa grandeur.</p>
<p>C'est la tradition qui monte sur sc&egrave;ne pour parler au monde !</p>
<div>&nbsp;</div>
<p>Informations pratiques : Spectacle produit par Le Ballet de la Diaspora Camerounaise. Ouverture des portes une heure avant la repr&eacute;sentation. Il est recommand&eacute; d'&ecirc;tre en salle au moins trente minutes avant le d&eacute;but. Acc&egrave;s interdit aux enfants de moins de trois ans. R&eacute;servations groupes et personnes &agrave; mobilit&eacute; r&eacute;duite ou en situation de handicap : 0800 008 926.</p>
<p>&Eacute;DITIONS SOPIEPROD PARIS</p>
<p>La culture africaine, notre m&eacute;moire, notre identit&eacute;, notre fiert&eacute;.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 16:53:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Hilaire Sopie</author>
                                                    <category>EVENEMENTS</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Fitch dégrade le Cameroun, les eurobonds explosent à 10,65 %]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/economie/fitch-degrade-le-cameroun-les-eurobonds-explosent-a-1065</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Fitch dégrade la note du Cameroun de B à B-. Eurobonds à 10,65 %,
besoins de financement à 7,3 % du PIB : ce que cette décision change
pour le pays.

En dégrada...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Monde/Dette210126500.jpg" alt="Fitch dégrade le Cameroun, les eurobonds explosent à 10,65 %" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Fitch d&eacute;grade la note du Cameroun de B &agrave; B-. Eurobonds &agrave; 10,65 %, besoins de financement &agrave; 7,3 % du PIB : ce que cette d&eacute;cision change pour le pays.</p>
<p>En d&eacute;gradant la note souveraine du Cameroun de B &agrave; B-, Fitch ne sanctionne pas seulement des chiffres : l&rsquo;agence pointe une incertitude politique que le pays n&rsquo;a pas encore r&eacute;solue.</p>
<p>Le 16 octobre 2026, Fitch Ratings a abaiss&eacute; la note souveraine du Cameroun. De B &agrave; B-. Une d&eacute;cision qui n&rsquo;a rien d&rsquo;anecdotique. Trois jours plus tard, le rendement de l&rsquo;eurobond 2033 atteignait 10,65 %, un record. Derri&egrave;re ce chiffre, il y a une r&eacute;alit&eacute; simple : le Cameroun va payer plus cher pour emprunter. Et l&rsquo;agence de notation le dit sans d&eacute;tour : la succession de Paul Biya et l&rsquo;ass&egrave;chement du march&eacute; r&eacute;gional p&egrave;sent lourd.</p>
<h2>Ce que Fitch a exactement d&eacute;cid&eacute;</h2>
<p>Le vendredi 16 octobre 2026, Fitch Ratings a abaiss&eacute; la note de d&eacute;faut &eacute;metteur &agrave; long terme du Cameroun. Elle passe de &laquo; B &raquo; &agrave; &laquo; B- &raquo;, avec une perspective stable. La note en monnaie locale a subi le m&ecirc;me recul. Le plafond pays a &eacute;t&eacute; ramen&eacute; de &laquo; B+ &raquo; &agrave; &laquo; B &raquo;. Dans le langage des agences, cela signifie que la perception du risque de cr&eacute;dit du Cameroun s&rsquo;est aggrav&eacute;e. Le pays reste dans la cat&eacute;gorie sp&eacute;culative. Mais il descend d&rsquo;un cran.</p>
<p>La perspective stable signifie que Fitch ne pr&eacute;voit pas, &agrave; court terme, une nouvelle d&eacute;gradation. Ce n&rsquo;est pas une bonne nouvelle. C&rsquo;est simplement l&rsquo;absence de mauvaise nouvelle suppl&eacute;mentaire.</p>
<h2>Le premier facteur : la succession de Biya</h2>
<p>Fitch le dit noir sur blanc. L&rsquo;incertitude entourant la succession du pr&eacute;sident Paul Biya est le premier motif de la d&eacute;gradation. &Acirc;g&eacute; de 93 ans, r&eacute;&eacute;lu en octobre 2025 pour un huiti&egrave;me mandat, le chef de l&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;a toujours pas d&eacute;sign&eacute; de successeur clairement identifi&eacute;. Le poste de vice-pr&eacute;sident, cr&eacute;&eacute; par la r&eacute;forme constitutionnelle d&rsquo;avril 2026, reste vacant.</p>
<p>Pour Fitch, cette absence de visibilit&eacute; accro&icirc;t le risque d&rsquo;une transition politique d&eacute;sordonn&eacute;e. Une transition qui pourrait perturber la continuit&eacute; des politiques publiques et fragiliser la confiance des investisseurs. L&rsquo;agence note aussi que les indicateurs de gouvernance du Cameroun restent inf&eacute;rieurs &agrave; ceux de pays comparables. Le pays figure parmi les &Eacute;tats fragiles ou affect&eacute;s par des conflits, selon le FMI et la Banque mondiale.</p>
<h2>Le deuxi&egrave;me facteur : le financement sous tension</h2>
<p>Les besoins bruts de financement de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais devraient atteindre 7,3 % du PIB en 2026. C&rsquo;est plus que les 5 % de 2025. Fitch pr&eacute;voit un retour &agrave; 6,5 % en 2027. Pourquoi cette hausse ? Parce que le Cameroun n&rsquo;a pas conclu de nouveau programme avec le Fonds mon&eacute;taire international apr&egrave;s l&rsquo;expiration du pr&eacute;c&eacute;dent en juillet 2025. Et l&rsquo;agence n&rsquo;en pr&eacute;voit pas sur son horizon de projection.</p>
<p>R&eacute;sultat : Yaound&eacute; se tourne de plus en plus vers les emprunts commerciaux ext&eacute;rieurs. Sauf que le march&eacute; r&eacute;gional de la CEMAC se referme. L&rsquo;exposition des banques de la zone aux dettes souveraines est pass&eacute;e de 10 % de leurs actifs en 2015 &agrave; environ 30 % en 2025. Cette concentration limite leur capacit&eacute; &agrave; absorber de nouvelles &eacute;missions de titres publics. La demande lors des adjudications s&rsquo;affaiblit. Et le march&eacute; secondaire reste peu profond, ce qui r&eacute;duit les possibilit&eacute;s de revente avant &eacute;ch&eacute;ance.</p>
<h2>Ce que cela co&ucirc;te, concr&egrave;tement</h2>
<p>Le rendement de l&rsquo;eurobond camerounais arrivant &agrave; &eacute;ch&eacute;ance en 2033 a atteint 10,65 % le 19 octobre. C&rsquo;est un record. Le rendement de l&rsquo;obligation 2031 est mont&eacute; &agrave; 10 %. Sur quatre s&eacute;ances cons&eacute;cutives, les taux n&rsquo;ont cess&eacute; de grimper. Depuis le d&eacute;but du mois d&rsquo;octobre, les obligations camerounaises ont perdu pr&egrave;s de 3 % pour les investisseurs, ce qui en fait les moins performantes des dettes souveraines africaines sur la p&eacute;riode.</p>
<p>Le Cameroun pr&eacute;voit de lever 300 millions de dollars suppl&eacute;mentaires en r&eacute;ouvrant son eurobond 2033, qui porte un coupon de 8,875 %. Mais avec des rendements &agrave; 10,65 %, le co&ucirc;t de ce financement augmente m&eacute;caniquement. Le pays a environ 1,7 milliard de dollars d&rsquo;obligations en devises en circulation, entre les &eacute;ch&eacute;ances 2031 et 2033.</p>
<h2>Un paradoxe : une dette faible, mais un risque &eacute;lev&eacute;</h2>
<p>Fitch le reconna&icirc;t : la dette publique du Cameroun reste relativement faible. Elle est estim&eacute;e &agrave; 42,5 % du PIB &agrave; la fin de 2025. C&rsquo;est moins que beaucoup de pays not&eacute;s dans la m&ecirc;me cat&eacute;gorie. La croissance du PIB reste solide : le FMI projette 3,3 % en 2026. L&rsquo;inflation devrait refluer &agrave; 2,9 %.</p>
<p>Alors pourquoi d&eacute;grader la note ? Parce que le probl&egrave;me n&rsquo;est pas tant le niveau de la dette que la capacit&eacute; &agrave; la refinancer dans de bonnes conditions. Comme le r&eacute;sume Fitch, le d&eacute;fi imm&eacute;diat du Cameroun concerne moins la taille de sa dette que sa capacit&eacute; &agrave; s&eacute;curiser des financements sur un march&eacute; o&ugrave; les investisseurs exigent des rendements de plus en plus &eacute;lev&eacute;s pour compenser le risque.</p>
<h2>Ce que cela change pour le quotidien</h2>
<p>La d&eacute;gradation de la note souveraine n&rsquo;est pas qu&rsquo;un sujet pour les salles de march&eacute;. Elle a des cons&eacute;quences concr&egrave;tes. Un &Eacute;tat qui emprunte plus cher doit soit r&eacute;duire ses d&eacute;penses, soit augmenter ses recettes. Dans un pays o&ugrave; les finances publiques sont d&eacute;j&agrave; sous tension, cela peut se traduire par des arbitrages douloureux : moins d&rsquo;investissements dans les infrastructures, des subventions r&eacute;duites, des retards de paiement aux fournisseurs.</p>
<p>Les banques de la CEMAC, d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s expos&eacute;es &agrave; la dette souveraine, pourraient aussi r&eacute;duire leurs financements &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie r&eacute;elle. Le cr&eacute;dit aux entreprises et aux m&eacute;nages deviendrait plus rare et plus cher. C&rsquo;est un cercle vicieux : moins de cr&eacute;dit, moins d&rsquo;activit&eacute;, moins de recettes fiscales, et donc plus de besoins de financement pour l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<p>La balle est dans le camp de Yaound&eacute;. Fitch ne demande pas de miracle. L&rsquo;agence note que la perspective stable refl&egrave;te des d&eacute;ficits budg&eacute;taires &eacute;troits, une dette faible et une croissance solide. Mais elle attend des signaux clairs sur la succession pr&eacute;sidentielle et sur la gestion des finances publiques. Sans cela, la prochaine &eacute;tape pourrait &ecirc;tre une nouvelle d&eacute;gradation. Ou, au mieux, un maintien prolong&eacute; dans la cat&eacute;gorie sp&eacute;culative.</p>
<p>Une question, d&eacute;sormais, se pose avec acuit&eacute; : combien de temps le Cameroun peut-il emprunter &agrave; 10 % avant que cela ne p&egrave;se trop lourd sur son &eacute;conomie ?</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Fitch a d&eacute;grad&eacute; la note du Cameroun ?</strong><br>Fitch cite deux raisons principales : l&rsquo;incertitude autour de la succession de Paul Biya et la mont&eacute;e des tensions de financement de l&rsquo;&Eacute;tat, avec des besoins bruts &agrave; 7,3 % du PIB en 2026.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que cela change concr&egrave;tement pour le Cameroun ?</strong><br>Le pays emprunte plus cher. Le rendement de son eurobond 2033 a atteint 10,65 %, un record. Les investisseurs demandent une prime de risque plus &eacute;lev&eacute;e.</p>
<p><strong>Le Cameroun est-il en d&eacute;faut ?</strong><br>Non. La note B- reste dans la cat&eacute;gorie sp&eacute;culative, mais le pays continue de rembourser sa dette. Fitch maintient une perspective stable, ce qui signifie qu&rsquo;une nouvelle d&eacute;gradation &agrave; court terme n&rsquo;est pas anticip&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 13:43:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>ECONOMIE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Monde/Dette210126500.jpg" type="image/jpeg" length="11966" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Tiriane Balbine Noah : « Kamto mérite le Nobel de la Paix »]]></title>
                <link>https://www.camer.be/index.php/actualites/politique/cameroun-tiriane-balbine-noah-kamto-merite-le-nobel-de-la-paix</link>
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                    <p>Élue à 96,89 %, Tiriane Balbine Noah propose Kamto pour le Nobel de
la Paix. Ce que ce coup politique dit du MRC et de 2027.

En proposant Maurice Kamto pour le...</p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Eacute;lue &agrave; 96,89 %, Tiriane Balbine Noah propose Kamto pour le Nobel de la Paix. Ce que ce coup politique dit du MRC et de 2027.</p>
<p>En proposant Maurice Kamto pour le Nobel de la Paix, la nouvelle pr&eacute;sidente du MRC ne fait pas qu&rsquo;honorer un homme : elle pose un acte politique qui pourrait peser lourd en 2027.</p>
<p>96,89 % des voix. Ce samedi 17 octobre 2026, &agrave; Yaound&eacute;, Tiriane Balbine Noah est devenue la nouvelle pr&eacute;sidente nationale du MRC. Son premier acte fort n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; un programme &eacute;conomique, ni une r&eacute;forme interne. Non. Elle a demand&eacute; que Maurice Kamto, son pr&eacute;d&eacute;cesseur, re&ccedil;oive le Prix Nobel de la Paix. Un geste qui n&rsquo;a rien d&rsquo;anodin &agrave; trois ans des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales.</p>
<h2>14 ans apr&egrave;s, Kamto passe la main</h2>
<p>Maurice Kamto a dirig&eacute; le MRC pendant pr&egrave;s de quatorze ans. Il en a fait l&rsquo;un des partis d&rsquo;opposition les plus structur&eacute;s du Cameroun. Son parcours judiciaire &ndash; contestation de la pr&eacute;sidentielle de 2018, arrestation en f&eacute;vrier 2019, plusieurs mois de d&eacute;tention, lib&eacute;ration en octobre 2019 &ndash; a forg&eacute; une l&eacute;gitimit&eacute; que ses partisans pr&eacute;sentent comme morale. Devant les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s r&eacute;unis &agrave; Yaound&eacute;, Tiriane Balbine Noah a salu&eacute; un homme qui a &laquo; toujours privil&eacute;gi&eacute; la voie du droit et de la paix, malgr&eacute; les pers&eacute;cutions subies &raquo;.</p>
<p>Le passage de t&eacute;moin s&rsquo;est fait sans heurt apparent. Le score de 96,89 % en dit long sur la volont&eacute; du parti de ne pas donner l&rsquo;impression d&rsquo;une division. Dans une formation qui a longtemps &eacute;t&eacute; identifi&eacute;e &agrave; son fondateur, l&rsquo;enjeu pour la nouvelle pr&eacute;sidente est simple : incarner le changement sans rompre avec l&rsquo;h&eacute;ritage.</p>
<h2>Un Nobel pour Kamto : le sens politique d&rsquo;une demande</h2>
<p>La proposition de Nobel de la Paix ne rel&egrave;ve pas d&rsquo;une proc&eacute;dure officielle. Le Comit&eacute; Nobel norv&eacute;gien n&rsquo;accepte les candidatures que de personnes qualifi&eacute;es &ndash; parlementaires, professeurs, dirigeants d&rsquo;institutions internationales. Une formation politique camerounaise ne peut donc pas &laquo; nommer &raquo; un laur&eacute;at. Ce que propose Noah, c&rsquo;est une demande symbolique.</p>
<p>Mais le symbole p&egrave;se. En demandant un Nobel pour Kamto, la nouvelle pr&eacute;sidente du MRC inscrit son parti dans une ligne claire : le droit, la paix, la non-violence. Elle &eacute;loigne les accusations de radicalit&eacute; qui collent parfois &agrave; l&rsquo;opposition camerounaise. Elle rappelle aussi que son mentor a pay&eacute; le prix de son engagement. &laquo; Un homme qui a toujours privil&eacute;gi&eacute; la voie du droit et de la paix, malgr&eacute; les pers&eacute;cutions subies &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute;.</p>
<h2>2018-2019 : l&rsquo;h&eacute;ritage qui hante et qui unit</h2>
<p>Le r&eacute;cit du MRC repose sur une s&eacute;quence pr&eacute;cise. Octobre 2018 : Maurice Kamto conteste les r&eacute;sultats de la pr&eacute;sidentielle et revendique la victoire. Janvier 2019 : il appelle &agrave; des marches. F&eacute;vrier 2019 : il est arr&ecirc;t&eacute;. S&rsquo;ensuivent plusieurs mois de d&eacute;tention qui font de lui un symbole. Octobre 2019 : lib&eacute;ration sous pression internationale.</p>
<p>Ce parcours, Tiriane Balbine Noah l&rsquo;a rappel&eacute; dans son discours. Non pas pour raviver la col&egrave;re, mais pour poser un h&eacute;ritage. Le message est clair : le MRC reste le parti de la r&eacute;sistance l&eacute;gale, pas celui de l&rsquo;aventure. Une mani&egrave;re de rassurer les &eacute;lecteurs mod&eacute;r&eacute;s &agrave; l&rsquo;approche de 2027.</p>
<h2>2027 : le vrai d&eacute;fi de Tiriane Balbine Noah</h2>
<p>Le MRC n&rsquo;a jamais remport&eacute; d&rsquo;&eacute;lection nationale. En 2018, Kamto a revendiqu&eacute; la victoire sans que les institutions ne lui donnent raison. En 2027, la nouvelle pr&eacute;sidente devra faire mieux : transformer une base militante en force &eacute;lectorale. La proposition de Nobel peut y contribuer. Elle donne au parti une stature internationale et un r&eacute;cit positif.</p>
<p>Mais elle comporte un risque. &Agrave; force de sanctifier Kamto, le MRC pourrait donner l&rsquo;impression de ne pas tourner la page. La question que beaucoup posent d&eacute;j&agrave; : Tiriane Balbine Noah sera-t-elle candidate en 2027, ou le parti restera-t-il suspendu &agrave; son fondateur ? Aucune r&eacute;ponse officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; apport&eacute;e.</p>
<h2>Ce que le MRC veut montrer</h2>
<p>Au-del&agrave; du symbole, la nouvelle &eacute;quipe veut envoyer un signal. Le MRC n&rsquo;est pas mort. Il a une pr&eacute;sidente, une ligne, un h&eacute;ritage. La proposition de Nobel pour Kamto sert de ciment. Elle rappelle aux militants pourquoi ils ont adh&eacute;r&eacute;. Elle rappelle aux observateurs internationaux que le parti camerounais d&rsquo;opposition s&rsquo;inscrit dans une tradition de lutte pacifique.</p>
<p>Il faudra plus qu&rsquo;un Nobel symbolique pour gagner 2027. Mais dans un pays o&ugrave; l&rsquo;opposition est souvent fragment&eacute;e, le MRC tente de se doter d&rsquo;un r&eacute;cit. Et ce r&eacute;cit passe par la paix, le droit, et le nom d&rsquo;un homme.</p>
<hr>
<p><strong>Qui est la nouvelle pr&eacute;sidente du MRC ?</strong><br>Tiriane Balbine Noah a &eacute;t&eacute; &eacute;lue pr&eacute;sidente nationale du MRC le 17 octobre 2026 avec 96,89 % des voix.</p>
<p><strong>Peut-on vraiment nommer Kamto au Nobel de la Paix ?</strong><br>Non. Le Comit&eacute; Nobel n&rsquo;accepte les candidatures que de personnes qualifi&eacute;es. La demande du MRC est symbolique, pas une nomination officielle.</p>
<p><strong>Que signifie cette proposition pour 2027 ?</strong><br>Elle positionne le MRC sur le terrain du droit et de la paix, tout en maintenant le nom de Kamto au centre du r&eacute;cit. Reste &agrave; savoir si cela suffira &agrave; peser &eacute;lectoralement.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 12:44:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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