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    <title>Le flux rss de camer.be</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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    <lastBuildDate>Fri, 19 Jun 2026 11:14:30 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Le régime fuit les élections comme la peste : et si l'urne était son poison ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93703/30:27/cameroun-le-regime-fuit-les-elections-comme-la-peste-et-si-lurne-etait-son-poison-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[En trois mois, le régime de Paul Biya a violé à trois reprises la
Constitution camerounaise pour repousser les élections. L'opposant
Abdouraman Hamadou Babba li...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En trois mois, le r&eacute;gime de Paul Biya a viol&eacute; &agrave; trois reprises la Constitution camerounaise pour repousser les &eacute;lections. L'opposant Abdouraman Hamadou Babba livre une analyse sans appel : le talon d'Achille du pouvoir se trouve dans l'urne, et c'est l&agrave; que le Peuple du Changement doit frapper.</p>
<p>Depuis mars 2026, le r&eacute;gime de Paul Biya a commis trois violations graves de la Constitution. Trois coups de force. Trois entorses &agrave; la loi fondamentale. Toujours pour la m&ecirc;me raison : fuir les &eacute;lections comme la peste.</p>
<p>Le 12 octobre 2025 devait &ecirc;tre un tournant. L'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Le peuple camerounais devait choisir son destin. Mais le r&eacute;gime a tout fait pour &eacute;loigner ce spectre. Prolongation du mandat des d&eacute;put&eacute;s. Prorogation ill&eacute;gale du mandat des conseillers municipaux. R&eacute;vision constitutionnelle pour r&eacute;gler la succession sans passer par les urnes.</p>
<p>Abdouraman Hamadou Babba, figure de l'opposition camerounaise, tire la sonnette d'alarme. Dans une tribune publi&eacute;e le 18 juin 2026, il pose un diagnostic implacable : &laquo; Voici pourquoi, &agrave; mon avis, le poison mortel pour le r&eacute;gime Biya-RDPC se trouve dans l'Urne. &raquo;</p>
<p>Le r&eacute;gime le sait. Il le montre par ses actes. Il fuit l'urne parce qu'il sait qu'elle est son talon d'Achille. Et c'est pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave; que le Peuple du Changement doit frapper.</p>
<h2>Un r&eacute;gime qui tremble devant les urnes</h2>
<p>Depuis son arriv&eacute;e au pouvoir en 1982, Paul Biya a toujours ma&icirc;tris&eacute; le calendrier &eacute;lectoral. Mais jamais peut-&ecirc;tre la peur des &eacute;lections n'avait &eacute;t&eacute; aussi palpable qu'en ce premier semestre 2026.</p>
<p>Le 12 octobre 2025, l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle a eu lieu. Paul Biya a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; vainqueur avec 53,66 % des suffrages face &agrave; Issa Tchiroma Bakary. Mais le r&eacute;gime n'a pas pour autant retrouv&eacute; sa s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Car d'autres &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales approchaient. Et le pouvoir a tout fait pour les &eacute;viter.</p>
<p>&laquo; Partons du principe que les dirigeants actuels du Cameroun sont mieux plac&eacute;s pour d&eacute;terminer quelle est la principale menace pour la survie de leur r&eacute;gime &raquo;, &eacute;crit Abdouraman Hamadou Babba. &laquo; Il suffit donc d'analyser leur comportement et les actes qu'ils ont pos&eacute; ces derni&egrave;res semaines pour comprendre l&agrave; o&ugrave; r&eacute;side leur plus grande fragilit&eacute;, leur talon d'Achille. &raquo;</p>
<h2>Premi&egrave;re violation : l'article 15 (4) d&eacute;tourn&eacute;</h2>
<p>Le 19 mars 2026, le gouvernement camerounais d&eacute;pose &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale un projet de loi visant &agrave; prolonger le mandat des d&eacute;put&eacute;s. Le 23 mars, l'Assembl&eacute;e, largement acquise au RDPC, l'adopte. Les d&eacute;put&eacute;s restent en poste jusqu'au 20 d&eacute;cembre 2026.</p>
<p>Le gouvernement justifie cette prolongation par l'article 15 (4) de la Constitution, qui permet au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, &laquo; <strong>en cas de crise grave ou lorsque les circonstances l'exigent</strong> &raquo;, de solliciter une prorogation.</p>
<p>Mais pour l'opposition, c'est un d&eacute;tournement de sens. &laquo; Les critiques soutiennent que la d&eacute;cision du Pr&eacute;sident de reporter les &eacute;lections d'au moins un an dans les deux cas viole l'article 15 (4) de la Constitution &raquo;, note une analyse publi&eacute;e sur Democracy in Africa. L'article n'a jamais &eacute;t&eacute; con&ccedil;u pour permettre une prolongation arbitraire du mandat des d&eacute;put&eacute;s.</p>
<h2>Deuxi&egrave;me violation : le principe de non-r&eacute;troactivit&eacute; bafou&eacute;</h2>
<p>Le 4 mai 2026, un d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel prolonge le mandat des conseillers municipaux &eacute;lus en f&eacute;vrier 2020. Leur mandat, qui devait s'achever, est prorog&eacute; jusqu'en 2027.</p>
<p>L'opposition, men&eacute;e par Maurice Kamto, saisit le Conseil constitutionnel. L'argument est juridique : la loi utilis&eacute;e pour cette prolongation a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e le 14 avril 2026. Elle est appliqu&eacute;e &agrave; des mandats d&eacute;j&agrave; en cours. <strong>C'est une violation du principe de non-r&eacute;troactivit&eacute; des lois</strong>, pourtant inscrit &laquo; en marbre dans le pr&eacute;ambule de la Constitution &raquo;.</p>
<p>&laquo; <strong>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique a manifestement viol&eacute; le principe de la non-r&eacute;troactivit&eacute; consacr&eacute; par la Constitution en son pr&eacute;ambul</strong>e &raquo;, d&eacute;nonce Maurice Kamto.</p>
<h2>Troisi&egrave;me violation : l'article 64 pour une succession sans &eacute;lection</h2>
<p>Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais adopte une r&eacute;vision constitutionnelle majeure. Elle cr&eacute;e un poste de vice-pr&eacute;sident, que le pr&eacute;sident sortant pourrait nommer sans passer par les urnes.</p>
<p>Ce n'est pas une r&eacute;forme anodine. Il s'agit de r&eacute;gler la succession de Paul Biya. Sans &eacute;lection. Sans consultation du peuple.</p>
<p>L'article 64 de la Constitution dispose qu'&laquo; <strong>aucune proc&eacute;dure de r&eacute;vision ne peut &ecirc;tre retenue si elle porte atteinte &agrave; la forme r&eacute;publicaine, &agrave; l'unit&eacute; et &agrave; l'int&eacute;grit&eacute; territoriale de l'&Eacute;tat et aux principes d&eacute;mocratiques qui r&eacute;gissent la R&eacute;publiqu</strong>e &raquo;.</p>
<p>Pour les opposants, cette r&eacute;vision est une violation flagrante. Roger Justin Noah, cadre du MRC, accuse le r&eacute;gime d'avoir &laquo; viol&eacute; la constitution en son article 64 &raquo;. Abdouraman Hamadou Babba est tout aussi cat&eacute;gorique : donner le pouvoir &agrave; une seule personne de nommer le pr&eacute;sident &laquo; revient &agrave; assassiner la d&eacute;mocratie &raquo;.</p>
<h2>Une strat&eacute;gie claire : fuir les &eacute;lections</h2>
<p>Trois violations. Trois mois. Une seule logique : &eacute;loigner le plus possible le spectre des &eacute;lections.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Depuis le mois de mars, &agrave; trois reprises, ils ont viol&eacute; de mani&egrave;re grave la Constitution du Cameroun pour la m&ecirc;me raison : fuir les &eacute;lections comme la peste, en &eacute;loignant le maximum possible le spectre du 12 octobre 2025 ! &raquo; &eacute;crit Abdouraman Hamadou Babba.</p>
</blockquote>
<p>Le r&eacute;gime a peur. Peur de l'urne. Peur du verdict populaire. Peur de ce moment o&ugrave; les Camerounais pourraient enfin s'exprimer librement.</p>
<h2>La solution : faire son lit dans l'urne</h2>
<p>Face &agrave; cette strat&eacute;gie de la peur, Abdouraman Hamadou Babba propose une r&eacute;ponse claire : le Peuple du Changement doit investir l'urne.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Le Peuple du Changement doit donc : faire son lit &agrave; l'endroit que ces dirigeants fuient, dans l'Urne ; construire une coalition en son sein, ind&eacute;pendamment des chapelles politiques ; transformer les prochaines &eacute;lections en un r&eacute;f&eacute;rendum pour ou contre la continuit&eacute; du r&eacute;gime Biya-RDPC. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>L'id&eacute;e est simple mais puissante. Si le r&eacute;gime fuit les &eacute;lections, c'est qu'il les redoute. C'est donc l&agrave; qu'il faut le frapper. Pas dans la rue, pas dans des affrontements st&eacute;riles, mais dans l'urne, l&agrave; o&ugrave; le pouvoir a montr&eacute; sa vuln&eacute;rabilit&eacute;.</p>
<h2>&Agrave; ceux qui doutent</h2>
<p>Certains opposants estiment que voter est inutile. Que les r&eacute;sultats seront de toute fa&ccedil;on d&eacute;tourn&eacute;s. Que le jeu est truqu&eacute;.</p>
<p>Abdouraman Hamadou Babba leur r&eacute;pond :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; &Agrave; ceux qui se demandent &agrave; quoi cela sert d'aller &agrave; des &eacute;lections dont on sait que les r&eacute;sultats seront d&eacute;tourn&eacute;s, je leur r&eacute;ponds ceci : chaque d&eacute;tournement ou tentative de d&eacute;tournement des r&eacute;sultats des &eacute;lections induit automatiquement, pour le r&eacute;gime Biya-RDPC, le risque majeur de voir le Peuple souverain se lever comme un seul homme pour d&eacute;fendre et r&eacute;cup&eacute;rer son d&ucirc; ! &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Autrement dit : le d&eacute;tournement des urnes, c'est le r&eacute;gime qui le craint. Pas le peuple. Car un scrutin truqu&eacute;, c'est une l&eacute;gitimit&eacute; fragile. Un peuple qui sait qu'on lui a vol&eacute; sa voix, c'est un peuple qui peut se lever.</p>
<h2>L'enjeu : la survie du r&eacute;gime</h2>
<p>Le r&eacute;gime Biya-RDPC a 44 ans. Il a surv&eacute;cu &agrave; tout : crises &eacute;conomiques, r&eacute;cessions, contestations sociales, pressions internationales. Mais il y a une chose qu'il n'a jamais vraiment affront&eacute;e : <strong>une &eacute;lection libre et transparente</strong>.</p>
<p>Le pouvoir le sait. Les violations constitutionnelles de ces derniers mois le prouvent. L'urne est son talon d'Achille. C'est l&agrave; que le r&eacute;gime est le plus vuln&eacute;rable. C'est l&agrave; que le Peuple du Changement doit le frapper.</p>
<hr />
<blockquote>
<p>Voici pourquoi, &agrave; mon avis, le poison mortel pour le r&eacute;gime Biya-RDPC se trouve dans l&rsquo;Urne.<br />Partons du principe que les dirigeants actuels du Cameroun sont mieux plac&eacute;s pour d&eacute;terminer quelle est la principale menace pour la survie de leur r&eacute;gime.<br />Il suffit donc d&rsquo;analyser leur comportement et les actes qu&rsquo;ils ont pos&eacute; ces derni&egrave;res semaines pour comprendre l&agrave; o&ugrave; r&eacute;side leur plus grande fragilit&eacute;, leur talon d&rsquo;Achille.<br />Depuis le mois de mars, &agrave; trois reprises, ils ont viol&eacute; de mani&egrave;re grave la Constitution du Cameroun pour la m&ecirc;me raison : fuir les &eacute;lections comme la peste, en &eacute;loignant le maximum possible le spectre du 12 octobre 2025 !<br />Ils ont donc :<br />- d&eacute;tourn&eacute;, d&eacute;natur&eacute; et viol&eacute; l&rsquo;article 15 (4) de la Constitution pour prolonger le mandat des d&eacute;put&eacute;s afin d&rsquo;&eacute;viter les &eacute;lections ;<br />- viol&eacute; le sacro-saint principe de non-r&eacute;troactivit&eacute; des lois, pourtant inscrit en marbre dans le pr&eacute;ambule de la Constitution, pour prolonger le mandats des conseillers municipaux et ainsi &eacute;viter les &eacute;lections ;<br />- viol&eacute; l&rsquo;article 64 de la Constitution pour r&eacute;gler la succession du Pr&eacute;sident Biya en &eacute;vitant de passer par les &eacute;lections.<br />Au vu de cette situation , le Peuple du Changement doit donc :<br />- faire son lit &agrave; l&rsquo;endroit que ces dirigeants fuient, dans l&rsquo;Urne ;<br />- construire une coalition en son sein, ind&eacute;pendamment des chapelles politiques ;<br />- transformer les prochaines &eacute;lections en un r&eacute;f&eacute;rendum pour ou contre la continuit&eacute; du r&eacute;gime Biya-RDPC.<br />&Agrave; ceux qui se demandent &agrave; quoi cela sert d&rsquo;aller &agrave; des &eacute;lections dont on sait que les r&eacute;sultats seront d&eacute;tourn&eacute;s, je leur r&eacute;ponds ceci : chaque d&eacute;tournement ou tentative de d&eacute;tournement des r&eacute;sultats des &eacute;lections induit automatiquement, pour le r&eacute;gime Biya-RDPC, le risque majeur de voir le Peuple souverain se lever comme un seul homme pour d&eacute;fendre et r&eacute;cup&eacute;rer son d&ucirc; !<br />Abdouraman Hamadou Babba</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Abdouraman Hamadou Babba</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-19 11:04:11</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: UN CERTAIN MONSIEUR NGUEFACK]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
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      <description><![CDATA[Sans doute un poison violent comme source de la recrudescence des
diatribes ethno-tribales dans la capitale économique

Ce qui est en cause, ce n’est ni la hain...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sans doute un poison violent comme source de la recrudescence des diatribes ethno-tribales dans la capitale &eacute;conomique</p>
<p>Ce qui est en cause, ce n&rsquo;est ni la haine ni la jalousie contre une ethnie, c&rsquo;est la manifestation d&rsquo;un instinct profond de survie, d&rsquo;un doute sur la r&eacute;sistance dans la post&eacute;rit&eacute;, et d&rsquo;une perte pour certains des &eacute;l&eacute;ments culturels du creuset de leur identit&eacute; et valeurs ancestrales. Ne pas le comprendre, ne pas le consid&eacute;rer, ne pas l&rsquo;accepter et le traiter honn&ecirc;tement est une faute. Il y a dor&eacute;navant un devoir imp&eacute;rieux d&rsquo;assurer la ma&icirc;trise de cette question p&eacute;renne.</p>
<p>La pire des mani&egrave;res d&rsquo;aborder un probl&egrave;me, c&rsquo;est de le consid&eacute;rer au premier degr&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;en appr&eacute;hender seulement les cons&eacute;quences et traductions imm&eacute;diates, sans chercher &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir, &agrave; s&rsquo;interroger &agrave; la fois sur les sources r&eacute;elles et profondes, les cons&eacute;quences et implications effectives ainsi que la projection des effets collat&eacute;raux sur la post&eacute;rit&eacute;. Toutes les composantes culturelles de notre pays ont un &eacute;gal int&eacute;r&ecirc;t, une &eacute;gale pr&eacute;occupation et un &eacute;gal amour pour la patrie, pour son progr&egrave;s, pour son d&eacute;veloppement et pour son rayonnement, n&rsquo;en d&eacute;plaise &agrave; quelques cingl&eacute;s et &eacute;gar&eacute;s qui travaillent &agrave; l&rsquo;envers et trahissent des instincts regrettables. Mais le dire, l&rsquo;affirmer, c&rsquo;est automatiquement s&rsquo;inscrire dans une volont&eacute; et surtout une obligation de protection, de solidarit&eacute;, de compassion, de bonheur, d&rsquo;attention et de survie pour tous.</p>
<p>Dans le champ chaotique construit malheureusement et insidieusement par la prolif&eacute;ration des discours inad&eacute;quats et abjects qui se nourrissent des faits divers toxiques, on a le sentiment que nombre de grands esprits perdent le nord, s&rsquo;&eacute;loignent de la raison et versent dans l&rsquo;accompagnement des haines et l&rsquo;aggravation des pr&eacute;judices. Le break s&rsquo;impose.</p>
<p>Des noms, des causes, des plaintes, des revendications ainsi que des appels et des recommandations fusent de partout, exprimant plus la vivacit&eacute; d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; en &eacute;bullition troubl&eacute;e et inqui&egrave;te pour son futur, que l&rsquo;existence ou le d&eacute;veloppement r&eacute;el d&rsquo;une ambition de guerre civile voire de division et de fracture de notre pays. Il importe en cons&eacute;quence de savoir et pouvoir circonscrire les faits, les sources, les acteurs et les implications. A trop &eacute;taler et tirer par devant les moindres incidents, nous ne rendons pas service &agrave; nos familles, &agrave; nos enfants. Les crimes rituels existent et ont toujours exist&eacute;, les provocations m&ecirc;me gratuites ou soutenues par quelques folies et d&eacute;rapages manipul&eacute;s existent et ont toujours exist&eacute;. Et puis, &agrave; chaque moment de l&rsquo;histoire d&rsquo;une nation, d&rsquo;une cit&eacute;, d&rsquo;une communaut&eacute; de gens, peut &eacute;merger une source de polarisation n&eacute;gative, un nom, une &eacute;tincelle. Tout le monde &agrave; Douala vous parlera d&rsquo;un certain monsieur Nguefack, lequel commanderait des magistrats, des chefs de terre, des chefs de guerre, des plumes de journalistes, et qui serait le chef des chefs intronis&eacute; on ne sait comment pour les transactions fonci&egrave;res gloutonnes. Il n&rsquo;est pas Chinois, il est bien Camerounais.</p>
<p>A la v&eacute;rit&eacute;, l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; nous commande de saluer le g&eacute;nie, la ruse, le cynisme et l&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise outrancier de certains individus, mais au-del&agrave;, mais pour cela, mais &agrave; cause de cela, si la coh&eacute;sion nationale doit p&acirc;tir de leurs m&eacute;thodes, de leurs m&eacute;canismes, de leur peu de consid&eacute;ration pour la post&eacute;rit&eacute; et pour la solidarit&eacute; nationale, alors il y a un probl&egrave;me. Il s&rsquo;agit donc de l&rsquo;art et de la mani&egrave;re, d&rsquo;en produire un jugement correct &agrave; l&rsquo;observation. Levez-vous pour parler de CONGELCAM, et je vous expliquerai comment un petit d&eacute;brouillard, vendeur sur les &eacute;tals de petits tas de trois quatre voire cinq poissons, a travaill&eacute; durant quatre d&eacute;cennies pour se projeter aux sommets et aux quatre coins du pays. L&agrave;, levez-vous, saluez et faites profil bas. Par contre entendre qu&rsquo;un monsieur sorti de l&rsquo;au-del&agrave;, a cr&eacute;&eacute; sa propre chefferie, dans les terres d&rsquo;une entit&eacute; traditionnelle remplie de coutumes et de valeurs propres, c&rsquo;est tout &agrave; fait un autre d&eacute;bat. J&rsquo;ai grandi sur les berges du Wouri, &agrave; Deido, mais comment m&rsquo;imagier cr&eacute;ant ma propre chefferie au milieu des terres Sawa de D&eacute;ido ? Non, non, non. ,</p>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne Nguefack &agrave; Douala est une terrible et insoutenable h&eacute;r&eacute;sie, et pour lui comme pour ceux qui croient cr&eacute;er leur propre chefferie partout, avec la corruption de certains pr&eacute;pos&eacute;s de l&rsquo;Etat, ce n&rsquo;est pas seulement inacceptable, c&rsquo;est dangereux. On peut devenir Maire &agrave; Ed&eacute;a ou &agrave; Kribi sans &ecirc;tre Bassa ou Batanga, mais chef traditionnel, c&rsquo;est non, absolument non. Fermez le d&eacute;bat et parlons d&rsquo;autre chose, de la paix au Cameroun, de notre destin commun, de nos r&ecirc;ves pour une soci&eacute;t&eacute; apais&eacute;e, pour la r&eacute;conciliation des c&oelig;urs./.</p>
<p>Yaound&eacute;, le 18 juin 2026</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Shanda Tonme</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-19 10:45:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: De « Libérateur » à « Biayiste » : la chute d’un rebelle]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93701/11:1/cameroun-de-liberateur-a-biayiste-la-chute-dun-rebelle-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[L’artiste camerounais surnommé « le Libérateur », interpellé à
son retour d’exil français, recouvre sa liberté sous conditions :
adhésion au RDPC et ralliement...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;artiste camerounais surnomm&eacute; &laquo; le Lib&eacute;rateur &raquo;, interpell&eacute; &agrave; son retour d&rsquo;exil fran&ccedil;ais, recouvre sa libert&eacute; sous conditions : adh&eacute;sion au RDPC et ralliement au mouvement des &laquo; Biayistes &raquo;, une op&eacute;ration orchestr&eacute;e par la s&eacute;natrice et femme d&rsquo;affaires Mamy Nyanga.</p>
<p>Il s&rsquo;appelait &laquo; le Lib&eacute;rateur &raquo;. Il chantait contre le colonialisme, le n&eacute;potisme et la gouvernance de Paul Biya. Il a &eacute;t&eacute; tortur&eacute;, exil&eacute;, expuls&eacute;. Et ce 18 juin 2026, Simon Longkana Agno, alias Longue Longue, a atterri &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport de Douala, les mains peut-&ecirc;tre libres, mais l&rsquo;&acirc;me entrav&eacute;e.&nbsp;</p>
<p>&Agrave; son arriv&eacute;e, les autorit&eacute;s l&rsquo;attendaient. Interpellation, audition, puis&hellip; libert&eacute;. Mais &agrave; quel prix ? La s&eacute;natrice Fran&ccedil;oise Puene, surnomm&eacute;e &laquo; Mamy Nyanga &raquo;, aurait n&eacute;goci&eacute; sa lib&eacute;ration. En &eacute;change ? Une promesse : plus jamais critiquer le r&eacute;gime, se rapprocher du pouvoir, et prendre, dans les prochains jours, sa carte du RDPC.&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;opposant le plus virulent du r&eacute;gime Biya devient Biayiste. L&rsquo;histoire est belle. Elle est aussi terrifiante.&nbsp;</p>
<h2>Un exil forc&eacute;, un retour sous tension</h2>
<p>Longue Longue, de son vrai nom Simon Longkana Agno, n&rsquo;est pas un artiste comme les autres. N&eacute; &agrave; Douala en 1973, il s&rsquo;est fait conna&icirc;tre en 2001 avec son tube <strong>Ayo Africa</strong>, une charge contre le colonialisme et le n&eacute;potisme des dirigeants africains. &nbsp;Surnomm&eacute; &laquo; le Lib&eacute;rateur &raquo;, il est devenu une figure majeure de la contestation artistique au Cameroun.&nbsp;</p>
<p>Mais cette notori&eacute;t&eacute; a un prix. En 2019, il est arr&ecirc;t&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Sawa &agrave; Douala. Une vid&eacute;o gla&ccedil;ante le montre, les mains menott&eacute;es, en sous-v&ecirc;tements, tortur&eacute; par des hommes qu&rsquo;il identifie comme des agents de la S&eacute;curit&eacute; militaire. &nbsp;&laquo; Je priais Dieu pour qu&rsquo;il me fasse quitter le pays &raquo;, confiera-t-il plus tard &agrave; la BBC.&nbsp;</p>
<p>Il s&rsquo;exile en France. Mais l&rsquo;exil n&rsquo;est pas une protection. Le 27 mai 2026, il est interpell&eacute; &agrave; Strasbourg. &nbsp;Les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises lui notifient une Obligation de Quitter le Territoire Fran&ccedil;ais (OQTF). &nbsp;Le 18 juin 2026, il est escort&eacute; &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport de Paris par deux policiers en civil. &nbsp;Direction : Douala. Direction : l&rsquo;inconnu.&nbsp;</p>
<h2>L&rsquo;interpellation et la &laquo; lib&eacute;ration &raquo;</h2>
<p>&Agrave; son arriv&eacute;e &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport international de Douala, un dispositif policier l&rsquo;attend. &nbsp;Longue Longue est interpell&eacute;, puis entendu par les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes. Selon nos informations, il aurait &eacute;t&eacute; remis en libert&eacute; sous garantie.</p>
<p>Mais cette libert&eacute; a un go&ucirc;t amer. Elle est assortie de conditions :</p>
<p>1. <strong>L&rsquo;engagement de ne plus critiquer le gouvernement du pr&eacute;sident Paul Biya.</strong><br />2. <strong>Le rapprochement avec le r&eacute;gime en place.</strong><br />3. <strong>La prise, dans les prochains jours, de sa carte du RDPC (Rassemblement D&eacute;mocratique du Peuple Camerounais), le parti au pouvoir.</strong></p>
<p>Cette d&eacute;marche aurait &eacute;t&eacute; facilit&eacute;e par la s&eacute;natrice et femme d&rsquo;affaires Fran&ccedil;oise Puene, alias Mamy Nyanga. &nbsp;&Eacute;lue s&eacute;natrice RDPC pour la circonscription de l&rsquo;Ouest en 2023, cette milliardaire est une figure incontournable du r&eacute;gime. &nbsp;Elle est aussi la pr&eacute;sidente nationale du mouvement des &laquo; Biayistes &raquo;, dont l&rsquo;objectif affich&eacute; est de &laquo; f&eacute;d&eacute;rer et structurer les soutiens du pr&eacute;sident Paul Biya &raquo;.&nbsp;</p>
<h2>Le ralliement : &laquo; Je deviens un Biayiste &raquo;</h2>
<p>Dans une vid&eacute;o publi&eacute;e le 18 juin 2026, Mamy Nyanga annonce la nouvelle : Longue Longue rejoint le camp des Biayistes.&nbsp;</p>
<blockquote>
<p>L&rsquo;artiste, visiblement contrit, s&rsquo;exprime :<br />&laquo; Apr&egrave;s 25 ans de carri&egrave;re, je dois maintenant profiter de mon travail. Je veux rentrer au pays pour faire rien que dans le social et profiter de tout ce que j&rsquo;ai travaill&eacute; pendant ces 25 ans. &raquo;&nbsp;</p>
<p>Et il ajoute, dans une d&eacute;claration qui fait l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe :<br />&laquo; Que chacun se lib&egrave;re ! Je ne suis plus l&agrave;. Il faut que j&rsquo;entre dans le mouvement des Biayistes. M&ecirc;me les opposants sont des Biayistes dans la nuit, le jour ils font semblant. Moi je m&rsquo;engage : Je deviens un Biayiste. &raquo;&nbsp;</p>
<p>Il demande m&ecirc;me pardon :<br />&laquo; Je demande pardon au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique son excellence Paul Biya. Je demande pardon &agrave; tous les Camerounais&hellip; &raquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<h2>Un revirement qui interroge</h2>
<p>Le timing interroge. Longue Longue est vis&eacute; par un avis de recherche pour &laquo; outrage au chef de l&rsquo;&Eacute;tat &raquo;, infraction pr&eacute;vue par l&rsquo;article 153 du Code p&eacute;nal. &nbsp;Il est expuls&eacute; de France, attendu &agrave; Douala pour &ecirc;tre interpell&eacute;, et voil&agrave; qu&rsquo;il annonce son ralliement au r&eacute;gime.&nbsp;</p>
<p>Strat&eacute;gie de d&eacute;fense ? Conviction r&eacute;elle ? Calcul politique ? Ou simple march&eacute; de dupes pour recouvrer la libert&eacute; ? &nbsp;Les questions sont nombreuses.</p>
<p>Ce qui est certain, c&rsquo;est que ce revirement est spectaculaire. Car ces derni&egrave;res ann&eacute;es, Longue Longue s&rsquo;&eacute;tait illustr&eacute; par des sorties tr&egrave;s critiques envers le pouvoir. &nbsp;En mai 2024, une vid&eacute;o le montrait d&eacute;j&agrave; en discussion avec Mamy Nyanga, qui tentait de le convaincre d&rsquo;adh&eacute;rer au RDPC. &nbsp;Il refusait alors cat&eacute;goriquement.&nbsp;</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, il accepte.&nbsp;</p>
<h2>Le r&ocirc;le cl&eacute; de Mamy Nyanga</h2>
<p>Fran&ccedil;oise Puene, surnomm&eacute;e &laquo; Mamy Nyanga &raquo;, est une figure complexe du paysage politique camerounais. Milliardaire, femme d&rsquo;affaires, s&eacute;natrice, elle est aussi une ancienne prisonni&egrave;re de la prison de New Bell, o&ugrave; elle avait &eacute;t&eacute; envoy&eacute;e par la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique en 2012.&nbsp;</p>
<p>Son parcours est celui d&rsquo;une survivante. Mariage pr&eacute;coce, vie difficile, elle s&rsquo;est construite seule. &nbsp;Aujourd&rsquo;hui, elle est l&rsquo;une des femmes les plus puissantes du Cameroun.</p>
<p>Dans l&rsquo;affaire Longue Longue, elle a jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant. C&rsquo;est elle qui a publi&eacute; la vid&eacute;o annon&ccedil;ant le ralliement de l&rsquo;artiste. &nbsp;C&rsquo;est elle qui a n&eacute;goci&eacute;, semble-t-il, les conditions de sa lib&eacute;ration.&nbsp;</p>
<blockquote>
<p>Sur les r&eacute;seaux sociaux, elle justifie cette adh&eacute;sion par une formule qui en dit long :<br />&laquo; Dans la vie, il faut bien d&eacute;fendre une cause. Et pour chaque cause, des alli&eacute;s strat&eacute;giques. &raquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<h2>Cons&eacute;quences et enjeux</h2>
<p>Cette affaire soul&egrave;ve des questions fondamentales sur l&rsquo;&eacute;tat de la libert&eacute; d&rsquo;expression au Cameroun.</p>
<p><strong>D&rsquo;abord, le prix de la dissidence.</strong> Longue Longue a pay&eacute; cher ses critiques : torture, exil, expulsion, et aujourd&rsquo;hui, un ralliement forc&eacute; qui ressemble &agrave; une reddition.&nbsp;</p>
<p><strong>Ensuite, le r&ocirc;le des figures du r&eacute;gime.</strong> Mamy Nyanga incarne cette machine &agrave; retourner les opposants, &agrave; acheter les consciences, &agrave; transformer les critiques en soutiens.&nbsp;</p>
<p><strong>Enfin, la question de la sinc&eacute;rit&eacute;.</strong> Longue Longue est-il vraiment convaincu ? Ou joue-t-il la com&eacute;die pour survivre ? &nbsp;L&rsquo;histoire retiendra peut-&ecirc;tre que &laquo; le Lib&eacute;rateur &raquo; s&rsquo;est lib&eacute;r&eacute;&hellip; de lui-m&ecirc;me.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-19 10:14:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: La finance islamique est un levier structurant longtemps négligé]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93700/30:27/cameroun-la-finance-islamique-est-un-levier-structurant-longtemps-neglige-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Rendons-nous à l’évidence et disons-nous nos vérités : le
Cameroun est déjà entré dans la phase de surendettement
c’est-à-dire du défaut de paiement. Les financ...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Rendons-nous &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence et disons-nous nos v&eacute;rit&eacute;s : le Cameroun est d&eacute;j&agrave; entr&eacute; dans la phase de surendettement c&rsquo;est-&agrave;-dire du d&eacute;faut de paiement. Les finances du pays sont mauvaises. Le camp des populistes va rechercher des coupables. Notre camp recherche des solutions. La maison familiale br&ucirc;le : avant de chercher qui a mis le feu &agrave; la baraque, il faut d&rsquo;abord &eacute;teindre l&rsquo;incendie. Le Cameroun est au niveau o&ugrave; il lui faut des leviers durables pour financer son d&eacute;veloppement, diversifier ses sources de capitaux et renforcer l&rsquo;inclusion financi&egrave;re. La finance islamique s&rsquo;impose comme une solution concr&egrave;te, &eacute;prouv&eacute;e et encore largement sous-exploit&eacute;e. Voici pourquoi.</p>
<p><strong>UN MOD&Egrave;LE DESINTERESSE ET FORG&Eacute; DANS LA RIGUEUR ET LA DISCIPLINE</strong></p>
<p>Il convient de dissiper d&rsquo;embl&eacute;e une id&eacute;e re&ccedil;ue : la finance islamique n&rsquo;est pas une finance r&eacute;serv&eacute;e aux musulmans. C&rsquo;est un syst&egrave;me financier fond&eacute; sur des principes &eacute;conomiques et &eacute;thiques universels ; elle interdit entre autres le Riba (l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t usuraire), le Gharar (la sp&eacute;culation excessive) et oblige tout financement &agrave; &ecirc;tre adoss&eacute; &agrave; un actif r&eacute;el. L&rsquo;argent y est un moyen, et non une marchandise. Ce mod&egrave;le int&eacute;resse de plus en plus parce que notre monde croupit sous les d&eacute;combres de la sp&eacute;culation. En 2026, le Cameroun ne peut plus aller vers la sp&eacute;culation. Lors de la crise financi&egrave;re mondiale de 2008, les banques islamiques ont d&eacute;montr&eacute; une r&eacute;silience remarquable, pr&eacute;cis&eacute;ment parce qu&rsquo;elles n&rsquo;&eacute;taient pas expos&eacute;es aux produits d&eacute;riv&eacute;s toxiques qui ont fait vaciller le syst&egrave;me financier occidental. Ce n&rsquo;est pas un argument th&eacute;ologique ; c&rsquo;est un argument &eacute;conomique.&nbsp;</p>
<p><strong>QU&rsquo;EST-CE QUI CHANGE ET QU&rsquo;EST-CE QU&rsquo;ELLE APPORTE EN PLUS ?</strong></p>
<p>L&rsquo;on part de la logique de bailleurs de fonds vers la logique de partenaires des projets. &Ccedil;a change tout. Pourquoi ? Parce que dans le syst&egrave;me financier traditionnel, le bailleur de fonds se contente de calculer ses int&eacute;r&ecirc;ts. Dans la finance islamique, l&rsquo;on partage les risques et les pertes. En 2026, le Cameroun doit privil&eacute;gier un partenaire financier qui ne sp&eacute;cule pas sur les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts et qui accepte de partage le risque pays. &laquo; Le pays est risqu&eacute; &raquo;, comme le disent les Camerounais eux-m&ecirc;mes. Dans un syst&egrave;me de partage des profits, les banques islamiques supportent le poids de l'incertitude avec l'entrepreneur. Le pr&ecirc;teur comme l'emprunteur participent aux b&eacute;n&eacute;fices comme aux risques, selon le principe "al ghunm bi al Ghurm" (profit pour le risque). Les grands principes dans la finance islamiques sont entre autres l'interdiction du Riba (l'int&eacute;r&ecirc;t). Le taux d'int&eacute;r&ecirc;t est assimil&eacute; &agrave; l'usure. Le Riba se d&eacute;finit comme &laquo; tout avantage ou surplus per&ccedil;u par l'un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et l&eacute;gitime &raquo;. L'argent est per&ccedil;u comme un &laquo; moyen d'&eacute;change &raquo; et non comme une &laquo;marchandise &raquo;. Aussi, toute transaction doit &ecirc;tre adoss&eacute;e &agrave; un actif tangible. Ce principe vise &agrave; pallier la d&eacute;connexion entre la sph&egrave;re financi&egrave;re et la sph&egrave;re r&eacute;elle, faisant de la finance islamique une finance &laquo; au service de l'&eacute;conomie r&eacute;elle qui facilite la production et l'&eacute;change de biens et de services &raquo;. Il y a par ailleurs l'interdiction de la sp&eacute;culation excessive (Gharar) et des transactions assimilables aux jeux de hasard (Maysir). Les produits d&eacute;riv&eacute;s conventionnels tels que les swaps et les options utilis&eacute;s &agrave; des fins purement sp&eacute;culatives sont donc interdits. Il y a clairement l'interdiction des secteurs illicites comme l'alcool qui est devenu l&rsquo;opium du peuple au Cameroun. Il s&rsquo;agit simplement du principe de discipline que l&rsquo;on requiert dans la bonne gouvernance et qui manque cruellement dans la gestion des finances publiques au Cameroun.</p>
<p><strong>UNE PRESENCE REELLE, MAIS TRES TIMIDE AU CAMEROUN</strong></p>
<p>Depuis l&rsquo;adh&eacute;sion du Cameroun &agrave; l&rsquo;Organisation de la Coop&eacute;ration Islamique (OCI) en 1974, la coop&eacute;ration islamique a inject&eacute; plus de 514 milliards FCFA dans l&rsquo;&eacute;conomie nationale &agrave; travers ses institutions financi&egrave;res. C&rsquo;est bien mais, c&rsquo;est tr&egrave;s timide en 52 ans ! La Banque Islamique de D&eacute;veloppement (BID) en est le principal bras arm&eacute;. En octobre 2024, le minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;conomie (Minepat) a r&eacute;v&eacute;l&eacute; que le portefeuille actif de la BID au Cameroun compte 17 projets en cours pour une enveloppe de 582,4 milliards de FCFA. Ces projets couvrent &agrave; 43 % le secteur des transports. Au-del&agrave; des infrastructures, la BID finance &eacute;galement le secteur productif. La Sodecoton a ainsi b&eacute;n&eacute;fici&eacute; en 2023 d&rsquo;une subvention de 65 milliards FCFA. Une d&eacute;l&eacute;gation de la BID a en outre s&eacute;journ&eacute; au Cameroun pour examiner un nouveau programme de financement couvrant la p&eacute;riode 2025-2027. Dans le secteur bancaire national, la finance islamique est encore embryonnaire. Le tableau reste pr&eacute;occupant. Sur 17 banques commerciales et plus de 412 &eacute;tablissements de microfinance que compte le pays, seules 4 banques et 2 microfinances proposent des produits islamiques : Afriland First Bank (guichet sp&eacute;cial), CCA Bank, Ecobank, UBA, Savana S.A. et CDC Bomtock S.A. Ce d&eacute;s&eacute;quilibre t&eacute;moigne d&rsquo;un potentiel largement inexploit&eacute;.&nbsp;</p>
<p><strong>CONCRETEMENT, QUELS SONT LES LEVIERS QU&rsquo;IL FAUT ACTIVER ?</strong></p>
<p>1. Inclure les exclus du syst&egrave;me bancaire classique : Des millions de Camerounais s&rsquo;autoexcluent du syst&egrave;me bancaire par m&eacute;fiance vis-&agrave;-vis des int&eacute;r&ecirc;ts bancaires. La microfinance islamique peut les atteindre l&agrave; o&ugrave; le cr&eacute;dit classique &eacute;choue. La plateforme Savana Diaspora Connect, lanc&eacute;e par Savana Finance en 2026, illustre cette dynamique : adoss&eacute;e aux principes islamiques, elle cible les transferts de la diaspora camerounaise qui a achemin&eacute; 652 milliards FCFA vers le pays en 2024.<br />2. Financer les PME autrement : Les PME camerounaises se heurtent &agrave; un mur : garanties insuffisantes, taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t prohibitifs, d&eacute;lais d&rsquo;instruction interminables. La finance islamique propose une alternative fond&eacute;e non pas sur la solvabilit&eacute; du client mais sur la viabilit&eacute; du projet. La banque islamique n&rsquo;est pas un pr&ecirc;teur ; elle est un partenaire. Elle partage le risque, ce qui l&rsquo;incite &agrave; s&rsquo;impliquer dans la r&eacute;ussite du projet.<br />3. Financer les infrastructures publiques par les Sukuk : Le Cameroun a besoin de routes, de centrales &eacute;lectriques, d&rsquo;&eacute;coles, d&rsquo;h&ocirc;pitaux. Mais l&rsquo;espace budg&eacute;taire est contraint et la dette conventionnelle d&eacute;j&agrave; significative. Les Sukuk qui sont des obligations islamiques adoss&eacute;es &agrave; des actifs tangibles, permettent de lever des capitaux sur les march&eacute;s du Golfe Persique et d&rsquo;Asie du Sud-Est sans alourdir la dette souveraine classique. Des pays comme le Maroc, la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire et le S&eacute;n&eacute;gal ont d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; emprunt&eacute; cette voie. Le Cameroun doit y venir.<br />4. R&eacute;duire la vuln&eacute;rabilit&eacute; aux chocs financiers : En interdisant les instruments sp&eacute;culatifs et en ancrant chaque transaction dans l&rsquo;&eacute;conomie r&eacute;elle, la finance islamique r&eacute;duit m&eacute;caniquement l&rsquo;exposition de l&rsquo;architecture financi&egrave;re aux bulles et aux crises syst&eacute;miques. Ce n&rsquo;est pas de la pruderie financi&egrave;re ; c&rsquo;est de la robustesse macro&eacute;conomique.<br />5. Capter les capitaux islamiques mondiaux : Les actifs de la finance islamique mondiale d&eacute;passent 3 500 milliards de dollars. Ces capitaux cherchent des destinations conformes &agrave; leurs crit&egrave;res &eacute;thiques. Le Cameroun, avec sa stabilit&eacute; relative, son potentiel agricole et industriel, et sa position g&eacute;ostrat&eacute;gique en Afrique centrale, repr&eacute;sente une destination cr&eacute;dible &agrave; condition de cr&eacute;er le cadre r&eacute;glementaire et institutionnel ad&eacute;quat.</p>
<p><strong>LES CONDITIONS DU SUCC&Egrave;S : CE QU&rsquo;IL FAUT FAIRE</strong></p>
<p>Pour que la finance islamique tienne ses promesses au Cameroun, quatre actions sont indispensables :<br />1. Communiquer et d&eacute;confessionnaliser : la finance islamique n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage de la communaut&eacute; musulmane. Une strat&eacute;gie de communication offensive doit en faire un produit universel, &eacute;thique, solide et accessible &agrave; tous les Camerounais.<br />2. Adapter le cadre r&eacute;glementaire : la COBAC (Commission Bancaire de l&rsquo;Afrique Centrale) doit &eacute;laborer des normes prudentielles sp&eacute;cifiques aux produits islamiques, &agrave; l&rsquo;image de ce que la Banque Centrale du Maroc a accompli en deux d&eacute;cennies. Si la COBAC tra&icirc;ne le pas, alors le gouvernement camerounais doit prendre ses responsabilit&eacute;s comme sur les fonds en d&eacute;sh&eacute;rence.<br />3. Former les ressources humaines : la finance islamique exige des comp&eacute;tences sp&eacute;cifiques aujourd&rsquo;hui absentes dans les cursus universitaires camerounais. Mais, on peut commencer avec des ateliers de renforcement des capacit&eacute;s sur ses instruments vari&eacute;s et adaptables qui sont : la Mourabaha (achat-revente avec marge), la Moucharaka (partenariat), la Moudaraba (capital-risque islamique), l&rsquo;Ijara (cr&eacute;dit-bail), l&rsquo;Istisna&rsquo;a (financement de construction), le Salam (paiement anticip&eacute; pour l&rsquo;agriculture), les Sukuk (obligations islamiques) et le Takaful (assurance mutuelle islamique).<br />4. Cr&eacute;er des incitations fiscales : l&rsquo;administration fiscale doit garantir la neutralit&eacute; fiscale entre la Mourabaha et un cr&eacute;dit classique, pour &eacute;viter la double imposition qui p&eacute;nalise actuellement les produits islamiques.</p>
<p>Le Cameroun est &agrave; un tournant. La strat&eacute;gie nationale de d&eacute;veloppement (SND30) a identifi&eacute; la diversification des sources de financement comme une priorit&eacute;. La finance islamique n&rsquo;est pas une option ; c&rsquo;est un compl&eacute;ment structurant, document&eacute;, op&eacute;rationnel, qui a fait ses preuves dans des dizaines de pays &eacute;mergents. Le pays dispose de tous les atouts pour en b&eacute;n&eacute;ficier. Ce qui manque, c&rsquo;est la volont&eacute; politique de construire le cadre institutionnel qui permettra &agrave; ces capitaux de se d&eacute;ployer.</p>
<p>La vraie question n&rsquo;est pas de savoir si le Cameroun peut se permettre de d&eacute;velopper la finance islamique. C&rsquo;est de savoir s&rsquo;il peut se permettre de ne pas le faire.</p>
<p><em>Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident Nationale SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-19 09:00:46</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: MORT ET/OU ASSASSINAT DU PRISONNIER POLITIQUE ABDOU AL-ISLAM]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93698/11:1/cameroun-mort-etou-assassinat-du-prisonnier-politique-abdou-al-islam-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[C'est encore avec tristesse et grosse colère que nous, CCD et
Diaspora Combattante pour le Changement, avons appris le décès dans
une structure hospitalière de...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>C'est encore avec tristesse et grosse col&egrave;re que nous, CCD et Diaspora Combattante pour le Changement, avons appris le d&eacute;c&egrave;s dans une structure hospitali&egrave;re de Yaound&eacute;, du Camarade de lutte et prisonnier politique Abdou Al-Islam, qui quelques jours auparavant avait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d'une lib&eacute;ration provisoire des ge&ocirc;les infectes de M. Biya. &Eacute;tant donn&eacute; que ses ge&ocirc;liers le savaient tr&egrave;s probablement condamn&eacute; &agrave; une mort imminente.</p>
<p>&Agrave; cet effet, seule une expertise m&eacute;dico-l&eacute;gale pourra le confirmer. Mais d&egrave;j&agrave; ses co-d&eacute;tenus qui soup&ccedil;onnent un empoisonnement le disaient amaigri et tr&egrave;s affaibli. Ce qui porte &agrave; craindre que cette lib&eacute;ration provisoire n'ait &eacute;t&eacute; qu'un pr&eacute;texte pour se d&eacute;barrasser d'un prisonnier dont la mort &eacute;tait programm&eacute;e.</p>
<p>&Agrave; sa famille si durement &eacute;prouv&eacute;e, nous, CCD et Diaspora Combattante pour le Changement, pr&eacute;sentons nos condol&eacute;ances les plus attrist&eacute;es.</p>
<p>Face aux liquidations et assassinats &agrave; r&eacute;p&eacute;tition de ceux qui semblent &ecirc;tre identifi&eacute;s comme les prisonniers courageux, t&eacute;m&eacute;raires et d&eacute;termin&eacute;s &agrave; porter leurs id&eacute;aux jusqu'au bout, nous exprimons notre ras-le-bol et condamnons avec la plus v&eacute;h&eacute;mente &eacute;nergie ces assassinats cibl&eacute;s, ainsi que ces d&eacute;tentions arbitraires dont sont victimes nos compatriotes qui, depuis les deux derni&egrave;res &eacute;lections pr&eacute;sidentielles, notamment celle du 12 octobre 2025, ont d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;fendre la victoire du peuple camerounais ainsi que sa souverainet&eacute;.</p>
<p>Raison pour laquelle nous, CCD et Diaspora Combattante pour le Changement, en appelons &agrave; une implication des organisations internationales de d&eacute;fense de droits humains ainsi qu'&agrave; la lib&eacute;ration sans condition de tous les prisonniers politiques au Cameroun.</p>
<p>Nous sommes convaincus, comme l'a si bien dit le pr&eacute;sident &eacute;lu et l&eacute;gitime S.E Issa TCHIROMA, que ces arrestations arbitraires et assassinats ne resteront pas impunis.</p>
<p>Un Cameroun libre et juste est notre seule obsession !</p>
<p>Fait &agrave; Bruxelles, Berlin, Dakar, Londres, Mexico, Montr&eacute;al, Madrid, Paris, Pretoria, Rabat, Rome, Stockholm, Sydney, Tokyo, Washington, le 18 juin 2026</p>
<p>Pour la DIASPORA COMBATTANTE POUR LE CHANGEMENT</p>
<p>- Le Conseil des Camerounais de la Diaspora ( CCD ) &nbsp; &nbsp;<br />- Les Amazones<br />- Les Bobbi Tanap<br />- La BAS ( Brigade Anti-Sardinards )<br />- Cameroon Patriotic Diaspora ( CPD )<br />- Cameroon Diaspora for Change (Camdiac)<br />- Fourmis Magnans<br />- Cameroon Coalition for Change ( CCC )<br />- L&rsquo;Union des Artistes du Changement<br />- Front de Lib&eacute;ration du Kamerun ( FLK )</p>
<p>Ampliation : &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br />La Presse</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Diaspora Combattante Pour le Changement</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-19 08:03:11</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: PROMOTE 2026 : Nomadeo Africa met le bien-être au travail au cœur de l’aménagement intérieur]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93699/11:1/cameroun-promote-2026-nomadeo-africa-met-le-bien-etre-au-travail-au-coeur-de-lamenagement-interieur-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93699/11:1/cameroun-promote-2026-nomadeo-africa-met-le-bien-etre-au-travail-au-coeur-de-lamenagement-interieur-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[À l’occasion de la 10ᵉ édition du Salon International de
l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé (PROMOTE
2026), Nomadeo Africa, entreprise spécial...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; l&rsquo;occasion de la 10ᵉ &eacute;dition du Salon International de l&rsquo;Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaound&eacute; (PROMOTE 2026), Nomadeo Africa, entreprise sp&eacute;cialis&eacute;e dans l&rsquo;architecture d&rsquo;int&eacute;rieur et l&rsquo;am&eacute;nagement professionnel, affirme son engagement en faveur du bien-&ecirc;tre au travail &agrave; travers des solutions innovantes et durables.</p>
<p>Sous la direction de son Pr&eacute;sident-Directeur G&eacute;n&eacute;ral, William Fotchine architecte d'int&eacute;rieur depuis 25 ans ayant fait ses preuves en Europe, l'entreprise, bas&eacute;e &agrave; &Eacute;lig-Essono &agrave; Yaound&eacute;, &agrave; proximit&eacute; de l'H&ocirc;tel Le Tango, s'est impos&eacute;e comme une r&eacute;f&eacute;rence dans le domaine de la conception, de l'am&eacute;nagement et de la d&eacute;coration des espaces professionnels et r&eacute;sidentiels au Cameroun.</p>
<p>Sp&eacute;cialis&eacute;e dans le mobilier de bureau, le mobilier r&eacute;sidentiel, la d&eacute;coration int&eacute;rieure, les rev&ecirc;tements de sols et de murs ainsi que les solutions ergonomiques, Nomadeo Africa propose une offre compl&egrave;te allant de la conception &agrave; la r&eacute;alisation, jusqu'&agrave; la livraison de projets cl&eacute;s en main.</p>
<p>Le th&egrave;me retenu par l'entreprise pour sa participation &agrave; PROMOTE 2026 est : &laquo; Le bien-&ecirc;tre au travail &raquo;. Une approche qui met en avant l'importance de cr&eacute;er des environnements de travail modernes, fonctionnels et confortables, capables d'am&eacute;liorer la productivit&eacute; et l'&eacute;panouissement des collaborateurs.</p>
<p>Pour garantir l'excellence de ses r&eacute;alisations, Nomadeo Africa s'appuie sur des mat&eacute;riaux et &eacute;quipements de haute qualit&eacute; import&eacute;s d'Europe. L'entreprise offre par ailleurs une garantie minimale de cinq ans sur ses installations, t&eacute;moignant de sa confiance dans la durabilit&eacute; et la performance de ses solutions.</p>
<p>Le savoir-faire de Nomadeo Africa est illustr&eacute; par plusieurs r&eacute;alisations de prestige au Cameroun, notamment au sein de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, de l'Autorit&eacute; A&eacute;ronautique du Cameroun, de l'A&eacute;roports Du Cameroun, de Hilton Yaound&eacute;, ainsi qu'&agrave; l'Universit&eacute; Catholique d'Afrique Centrale, o&ugrave; l'entreprise a contribu&eacute; &agrave; l'am&eacute;nagement du nouvel amphith&eacute;&acirc;tre.</p>
<p>&Agrave; travers sa participation &agrave; PROMOTE 2026, Nomadeo Africa entend d&eacute;montrer que la qualit&eacute; des espaces de travail constitue aujourd'hui un levier strat&eacute;gique de performance pour les entreprises et les institutions, tout en valorisant l'expertise camerounaise dans le domaine de l'architecture et de l'am&eacute;nagement int&eacute;rieur.</p>
<p>&laquo; Concevoir des espaces o&ugrave; il fait bon vivre et travailler est au c&oelig;ur de notre mission &raquo;, souligne la direction de Nomadeo Africa, qui ambitionne de poursuivre son expansion tout en maintenant les plus hauts standards de qualit&eacute; et d'innovation.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">TMP</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-19 07:17:43</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Odza : deux hommes arrêtés pour le viol d'une fillette de 5 ans]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93697/11:1/cameroun-odza-deux-hommes-arretes-pour-le-viol-dune-fillette-de-5-ans-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[À Yaoundé, dans le quartier d'Odza, deux hommes ont été
interpellés pour l'agression sexuelle d'une fillette de 5 ans,
attirée avec des biscuits, du yaourt et d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; Yaound&eacute;, dans le quartier d'Odza, deux hommes ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s pour l'agression sexuelle d'une fillette de 5 ans, attir&eacute;e avec des biscuits, du yaourt et des bonbons &ndash; un drame qui ravive la col&egrave;re d'une soci&eacute;t&eacute; camerounaise exasp&eacute;r&eacute;e par la recrudescence des violences faites aux enfants.</p>
<h2>L'INNOCENCE VOL&Eacute;E</h2>
<p>Elle avait 5 ans. Elle jouait. Elle souriait. Elle faisait confiance.</p>
<p>Comme tous les enfants de son &acirc;ge, elle croyait que les adultes &eacute;taient l&agrave; pour la prot&eacute;ger.</p>
<p>Mais ce jour-l&agrave;, deux hommes ont vu en elle une proie.</p>
<p>Des biscuits. Du yaourt. Des bonbons. Des friandises ordinaires. Des app&acirc;ts.</p>
<p>Ils l'ont attir&eacute;e. Ils l'ont emmen&eacute;e dans une pi&egrave;ce. Ils ont bris&eacute; son innocence. Ils ont caus&eacute; des blessures graves, physiques et psychologiques.</p>
<p>Aujourd'hui, l'enfant est &agrave; l'h&ocirc;pital. Les deux suspects sont derri&egrave;re les barreaux. Mais la question reste enti&egrave;re : comment un tel crime a-t-il pu se produire ?</p>
<p>L'affaire, qui s'est d&eacute;roul&eacute;e dans le quartier d'Odza &agrave; Yaound&eacute;, a provoqu&eacute; une onde de choc dans la capitale camerounaise. Elle s'ajoute &agrave; une longue liste de violences sexuelles commises sur des enfants, un fl&eacute;au qui gangr&egrave;ne le pays.</p>
<h2>Les faits : le stratag&egrave;me des pr&eacute;dateurs</h2>
<p>Selon des sources concordantes, deux hommes ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Odza, un quartier de Yaound&eacute;, pour l'agression sexuelle d'une fillette de 5 ans.</p>
<p>Le mode op&eacute;ratoire est gla&ccedil;ant de pr&eacute;paration et de perversit&eacute;. Les suspects ont attir&eacute; l'enfant avec des biscuits, du yaourt et des bonbons &ndash; des friandises qui &eacute;voquent l'innocence de l'enfance, mais qui ont servi de pi&egrave;ge.</p>
<p>Une fois l'enfant attir&eacute;e, ils l'ont emmen&eacute;e dans une pi&egrave;ce o&ugrave; ils l'ont agress&eacute;e sexuellement.</p>
<p>L'agression a &eacute;t&eacute; d'une violence telle qu'elle a caus&eacute; de graves blessures &agrave; l'enfant. Elle a d&ucirc; &ecirc;tre transport&eacute;e d'urgence &agrave; l'h&ocirc;pital, o&ugrave; elle re&ccedil;oit actuellement des soins m&eacute;dicaux.</p>
<h2>Une enqu&ecirc;te en cours</h2>
<p>Les deux suspects ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s par les forces de l'ordre. Ils sont actuellement en d&eacute;tention, en attendant la suite de la proc&eacute;dure judiciaire.</p>
<p>Les autorit&eacute;s n'ont pas encore communiqu&eacute; officiellement sur l'affaire. L'enqu&ecirc;te est en cours pour d&eacute;terminer les circonstances exactes du drame et identifier d'&eacute;ventuelles complicit&eacute;s.</p>
<h2>Un contexte de violence end&eacute;mique</h2>
<p>L'affaire d'Odza n'est pas un cas isol&eacute;. Elle s'inscrit dans un contexte de violences sexuelles end&eacute;miques contre les enfants au Cameroun.</p>
<p><strong>Des chiffres alarmants</strong> : selon une enqu&ecirc;te MICS 5 r&eacute;alis&eacute;e en 2014, 31 % des femmes camerounaises subissent des violences physiques, et 14 % des violences sexuelles.</p>
<p><strong>Des affaires r&eacute;centes</strong> : en mai 2026, l'affaire &laquo; Joyce Nawal &raquo;, une fillette de 3 ans viol&eacute;e dans une &eacute;cole d'Odza, a provoqu&eacute; des manifestations et une onde de choc dans l'opinion publique. Des centaines de femmes ont manifest&eacute; pour r&eacute;clamer justice. Le gouvernement a &eacute;t&eacute; contraint de r&eacute;agir, avec des enqu&ecirc;tes administratives et des conf&eacute;rences de presse.</p>
<p><strong>Une trag&eacute;die nationale</strong> : la recrudescence des cas de viols sur mineurs est qualifi&eacute;e par certains observateurs de &laquo; trag&eacute;die nationale &raquo;.</p>
<h2>La r&eacute;action de la soci&eacute;t&eacute; civile</h2>
<p>Face &agrave; cette nouvelle affaire, la col&egrave;re gronde. Les associations de d&eacute;fense des droits des enfants d&eacute;noncent l'impunit&eacute; dont b&eacute;n&eacute;ficient trop souvent les auteurs de ces crimes.</p>
<p>&laquo; <strong>Ces crimes ne doivent pas rester impunis</strong> &raquo;, mart&egrave;lent les manifestants.</p>
<p>Des voix s'&eacute;l&egrave;vent pour r&eacute;clamer des peines plus s&eacute;v&egrave;res et une meilleure protection des enfants.</p>
<h2>La r&eacute;ponse des autorit&eacute;s</h2>
<p>Le gouvernement camerounais, sous la pression de l'opinion publique, a &eacute;t&eacute; contraint de r&eacute;agir. Des conf&eacute;rences de presse conjointes ont &eacute;t&eacute; organis&eacute;es pour faire face &agrave; la &laquo; <strong>mont&eacute;e vertigineuse</strong> &raquo; des f&eacute;minicides, viols, infanticides et autres abus commis &agrave; l'encontre des enfants.</p>
<p>Le ministre de l'&Eacute;ducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a promis que &laquo; <strong>des responsables seront s&eacute;v&egrave;rement punis selon les lois</strong> &raquo; et que des mesures allant jusqu'&agrave; la fermeture des &eacute;tablissements concern&eacute;s pourraient &ecirc;tre prises.</p>
<p>Mais pour beaucoup, les promesses ne suffisent plus. Il faut des actes.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-19 00:47:10</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Biya en Suisse : le communiqué qui en dit long sans tout dire]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93696/6:1/cameroun-biya-en-suisse-le-communique-qui-en-dit-long-sans-tout-dire-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le 18 juin 2026, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi,
a publié un communiqué démentant les allégations de Jeune Afrique
sur une hospitalisation...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 juin 2026, le ministre de la Communication, Ren&eacute; Emmanuel Sadi, a publi&eacute; un communiqu&eacute; d&eacute;mentant les all&eacute;gations de Jeune Afrique sur une hospitalisation du pr&eacute;sident Paul Biya &agrave; Gen&egrave;ve, tout en confirmant sa pr&eacute;sence en Suisse &ndash; un s&eacute;jour qui attise les interrogations sur l'&eacute;tat de sant&eacute; du chef de l'&Eacute;tat &acirc;g&eacute; de 93 ans.</p>
<h2>LE COMMUNIQU&Eacute; QUI NE DISSIPE PAS TOUTES LES OMBRES</h2>
<p>Il a 93 ans. Il est au pouvoir depuis 1982. Il est le plus vieux pr&eacute;sident en exercice au monde.</p>
<p>Et ce 18 juin 2026, Paul Biya est &agrave; Gen&egrave;ve. Le gouvernement le confirme. Mais il d&eacute;ment avec force les all&eacute;gations de <strong>Jeune Afrique</strong> sur une pr&eacute;tendue hospitalisation.</p>
<p>&laquo; <strong>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n'est donc pas hospitalis&eacute;</strong> &raquo;, mart&egrave;le le communiqu&eacute; sign&eacute; du ministre de la Communication, Ren&eacute; Emmanuel Sadi.</p>
<p>Pourtant, le magazine panafricain affirmait que le chef de l'&Eacute;tat avait &eacute;t&eacute; pris en charge dans une clinique priv&eacute;e de la ville suisse, &agrave; la suite d'un malaise lors de la f&ecirc;te nationale du 20 mai.</p>
<p>Le gouvernement qualifie ces informations de &laquo; <strong>conjectures malveillantes et infond&eacute;es</strong> &raquo;.</p>
<p>Mais en reconnaissant que le pr&eacute;sident &laquo; <strong>pourrait l&eacute;gitimement saisir l'opportunit&eacute; de son s&eacute;jour &agrave; Gen&egrave;ve pour envisager de simples consultations m&eacute;dicales</strong> &raquo;, le communiqu&eacute; entretient le flou.</p>
<p>Alors, que cache r&eacute;ellement ce s&eacute;jour genevois ? Et pourquoi le gouvernement camerounais tient-il tant &agrave; rassurer ?</p>
<p>L'affaire est loin d'&ecirc;tre close.</p>
<h2>Le communiqu&eacute; du gouvernement &ndash; un d&eacute;menti cinglant</h2>
<p>Le 18 juin 2026, le minist&egrave;re de la Communication a publi&eacute; un communiqu&eacute; officiel en r&eacute;ponse &agrave; un article de <strong>Jeune Afrique</strong> paru la veille.</p>
<p>Le magazine avait affirm&eacute; que Paul Biya &eacute;tait &laquo; <strong>pris en charge dans une clinique priv&eacute;e de Gen&egrave;ve</strong> &raquo; &agrave; la suite d'un malaise survenu lors de la f&ecirc;te nationale du 20 mai.</p>
<p>Le gouvernement s'inscrit en faux contre cette &laquo; <strong>affirmation proc&eacute;dant manifestement de conjectures malveillantes et infond&eacute;es</strong> &raquo;.</p>
<p>Le texte pr&eacute;cise que le chef de l'&Eacute;tat est bel et bien &agrave; Gen&egrave;ve, mais &laquo; <strong>ne s&eacute;journe nullement dans un quelconque &eacute;tablissement hospitalier</strong> &raquo;.</p>
<p>Son &eacute;tat de sant&eacute; &laquo; <strong>ne n&eacute;cessite point une prise en charge m&eacute;dicale &agrave; la mesure de celle que laisse entendre Jeune Afrique</strong> &raquo;.</p>
<p>Enfin, le gouvernement assure que Paul Biya &laquo; <strong>regagnera le Cameroun dans les plus brefs d&eacute;lais</strong> &raquo;.</p>
<h2>Jeune Afrique : une enqu&ecirc;te qui ne dit pas son nom</h2>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, <strong>Jeune Afrique</strong> a publi&eacute; un article intitul&eacute; &laquo; <strong>Paul Biya en Suisse : coulisses d'un nouveau s&eacute;jour m&eacute;dical du pr&eacute;sident camerounais</strong> &raquo;.</p>
<p>Selon le magazine, le pr&eacute;sident aurait &eacute;t&eacute; admis dans une clinique priv&eacute;e genevoise et son s&eacute;jour, &laquo; <strong>initialement pr&eacute;vu pour deux semaines, a d'ores et d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; prolong&eacute;</strong> &raquo;.</p>
<p>L'article &eacute;voque &eacute;galement un malaise lors de la f&ecirc;te nationale du 20 mai, qui &laquo; <strong>a relanc&eacute; le d&eacute;bat sur sa sant&eacute;</strong> &raquo;.</p>
<p>D'autres sources ont rapport&eacute; que Paul Biya &laquo; <strong>a chut&eacute; lors de la r&eacute;ception du 20 mai au palais d'Etoudi</strong> &raquo;. Certains responsables du palais ont &eacute;voqu&eacute; un simple &laquo; <strong>coup de fatigue</strong> &raquo;.</p>
<p>Face &agrave; ces informations, le gouvernement a choisi la r&eacute;ponse officielle. Mais le flou demeure sur les raisons exactes de ce s&eacute;jour prolong&eacute;.</p>
<h2>Un malaise lors du 20 mai : les rumeurs persistent</h2>
<p>Le 20 mai 2026, le Cameroun c&eacute;l&eacute;brait sa f&ecirc;te nationale. Selon plusieurs sources, Paul Biya aurait &eacute;t&eacute; victime d'un malaise.</p>
<p>Des responsables du palais pr&eacute;sidentiel ont &eacute;voqu&eacute; un &laquo; <strong>coup de fatigu</strong>e &raquo;, tandis que d'autres sources ont fait &eacute;tat d'une chute.</p>
<p>CRTV, la t&eacute;l&eacute;vision publique, aurait coup&eacute; ses images, et une &eacute;vacuation sanitaire aurait &eacute;t&eacute; envisag&eacute;e.</p>
<p>Ces rumeurs ont aliment&eacute; les sp&eacute;culations sur l'&eacute;tat de sant&eacute; du pr&eacute;sident, d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute; par son &acirc;ge avanc&eacute; 93 ans.</p>
<h2>Gen&egrave;ve : une destination m&eacute;dicale privil&eacute;gi&eacute;e pour les dirigeants camerounais</h2>
<p>Les s&eacute;jours de Paul Biya &agrave; Gen&egrave;ve ne sont pas nouveaux. Depuis des ann&eacute;es, le pr&eacute;sident camerounais se rend r&eacute;guli&egrave;rement en Suisse.</p>
<p>Il a d&eacute;j&agrave; fr&eacute;quent&eacute; plusieurs &eacute;tablissements de sant&eacute; VIP, notamment la tr&egrave;s hupp&eacute;e et secr&egrave;te clinique de Gen&egrave;ve.</p>
<p>En 2021, il avait atterri &agrave; Gen&egrave;ve pour un s&eacute;jour priv&eacute;. En 2024, il &eacute;tait en convalescence &agrave; l'h&ocirc;tel Intercontinental de Gen&egrave;ve avec une assistance m&eacute;dicale.</p>
<p>La Suisse est une destination pris&eacute;e par les dirigeants africains pour des raisons m&eacute;dicales et de discr&eacute;tion. Mais pour les contribuables camerounais, ces s&eacute;jours ont un co&ucirc;t.</p>
<h2>Les enjeux : succession, transparence et pouvoir</h2>
<p>Au-del&agrave; de la question m&eacute;dicale, ce s&eacute;jour genevois soul&egrave;ve des enjeux politiques majeurs.</p>
<p>Paul Biya est au pouvoir depuis 1982. &Agrave; 93 ans, la question de sa succession est sur toutes les l&egrave;vres.</p>
<p>Les sp&eacute;culations sur sa sant&eacute; sont fr&eacute;quentes, et le gouvernement camerounais a d&eacute;j&agrave; interdit aux m&eacute;dias de d&eacute;battre de son &eacute;tat.</p>
<p>En r&eacute;agissant aussi vivement &agrave; l'article de <strong>Jeune Afrique</strong>, le gouvernement montre sa sensibilit&eacute; sur ce sujet.</p>
<p>Mais en confirmant que le pr&eacute;sident pourrait &laquo; <strong>envisager de simples consultations m&eacute;dicale</strong>s &raquo;, le communiqu&eacute; alimente les interrogations.</p>
<h2>Ce que le communiqu&eacute; dit et ce qu'il ne dit pas</h2>
<p>Le communiqu&eacute; du 18 juin est un exercice d'&eacute;quilibriste.</p>
<p>Il confirme la pr&eacute;sence de Paul Biya &agrave; Gen&egrave;ve.</p>
<p>Il d&eacute;ment l'hospitalisation.</p>
<p>Il laisse entendre que des consultations m&eacute;dicales sont possibles.</p>
<p>Il assure que le pr&eacute;sident suit les affaires du Cameroun depuis la Suisse.</p>
<p>Il promet un retour &laquo; dans les plus brefs d&eacute;lais &raquo;.</p>
<p>Mais il ne pr&eacute;cise pas la date exacte du retour. Il n'explique pas pourquoi le s&eacute;jour a &eacute;t&eacute; prolong&eacute;. Il ne donne aucun d&eacute;tail sur l'&eacute;tat de sant&eacute; du chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Ce flou est propice &agrave; toutes les interpr&eacute;tations.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 20:59:45</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: KRISTHIA LAUVE(LOVE): Le retour d'une voix qui refuse de se taire]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:1,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;MUSIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:6}</category>
            <link>https://www.camer.be/93695/1:6/france-kristhia-lauvelove-le-retour-dune-voix-qui-refuse-de-se-taire.html</link>
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      <description><![CDATA[Certaines artistes chantent pour divertir. D'autres chantent parce
qu'elles ont quelque chose à dire. KRISTHIA LAUVE appartient à cette
seconde catégorie. Après...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd">Certaines artistes chantent pour divertir. D'autres chantent parce qu'elles ont quelque chose &agrave; dire. KRISTHIA LAUVE appartient &agrave; cette seconde cat&eacute;gorie. Apr&egrave;s plusieurs mois de silence, de recul et d'observation, l'artiste signe un retour aussi puissant qu'inspirant avec un maxi-single de trois titres qui promet d&eacute;j&agrave; de marquer les esprits.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pr&egrave;s de six mois durant, elle s'est faite discr&egrave;te. Non pas par faiblesse, mais par n&eacute;cessit&eacute;. Le temps d'observer le monde qui l'entoure, de sonder les r&eacute;alit&eacute;s de son &eacute;poque et de transformer ses blessures en force cr&eacute;atrice. Derri&egrave;re les &eacute;preuves, les incompr&eacute;hensions, les attaques et les injustices humaines, KRISTHIA LAUVE a choisi la voie de la r&eacute;silience. Avec gr&acirc;ce, dignit&eacute; et une foi in&eacute;branlable, elle s'est relev&eacute;e l&agrave; o&ugrave; beaucoup auraient abandonn&eacute;.</p>
<p class="isSelectedEnd">Aujourd'hui, elle revient avec une &oelig;uvre sinc&egrave;re, engag&eacute;e et profond&eacute;ment enracin&eacute;e dans son identit&eacute;.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le premier titre, <strong>&laquo; Laisse ma vie en paix &raquo;</strong>, sonne comme un cri du c&oelig;ur et un message sans d&eacute;tour. L'artiste interpelle ceux qui font de la vie des autres leur principale occupation. Avec franchise et d&eacute;termination, elle invite ses d&eacute;tracteurs &agrave; d&eacute;tourner leur regard de son existence pour se concentrer sur la leur. Une chanson de lib&eacute;ration, port&eacute;e par une &eacute;nergie qui ne laisse personne indiff&eacute;rent.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans <strong>&laquo; La Femme est une Reine &raquo;</strong>, KRISTHIA LAUVE c&eacute;l&egrave;bre la grandeur, la noblesse et la r&eacute;silience f&eacute;minines. Interpr&eacute;t&eacute; en langue vernaculaire, ce titre rend hommage &agrave; la femme africaine dans toute son authenticit&eacute;. Une ode aux racines, &agrave; la tradition et &agrave; cette sagesse ancestrale qui continue d'&eacute;clairer les g&eacute;n&eacute;rations.</p>
<p class="isSelectedEnd">Enfin, avec <strong>&laquo; Les Sabitou &raquo;</strong>, l'artiste manie l'humour, la satire et la v&eacute;rit&eacute; sociale pour d&eacute;noncer ces personnages omnipr&eacute;sents qui pr&eacute;tendent tout savoir, tout voir et tout comprendre, jusqu'&agrave; lire le contenu d'une lettre avant m&ecirc;me son ouverture. Une peinture vivante de nos soci&eacute;t&eacute;s, servie par des rythmes entra&icirc;nants et une plume pleine de finesse.</p>
<p class="isSelectedEnd">Musicalement, KRISTHIA LAUVE nous entra&icirc;ne dans l'univers festif et authentique des sonorit&eacute;s EKANG et BETI. Des m&eacute;lodies vibrantes, des percussions envo&ucirc;tantes et des cadences qui invitent naturellement &agrave; la danse. Chaque chanson porte l'empreinte de son identit&eacute; culturelle et de son amour pour ses racines.</p>
<p class="isSelectedEnd">&Agrave; travers ses textes, l'artiste cite &eacute;galement des noms. Non pour provoquer, mais pour honorer. Honorer celles et ceux qui ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sents dans les moments de doute, les p&eacute;riodes difficiles et les combats silencieux. Une mani&egrave;re &eacute;l&eacute;gante de t&eacute;moigner sa reconnaissance &agrave; ceux qui ont choisi de rester lorsque beaucoup partaient.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le laboratoire musical est pr&ecirc;t. Les derni&egrave;res finitions touchent &agrave; leur fin. L'attente sera bient&ocirc;t r&eacute;compens&eacute;e.</p>
<p class="isSelectedEnd">KRISTHIA LAUVE ne revient pas simplement avec des chansons. Elle revient avec une histoire, un t&eacute;moignage, une victoire. Une artiste transform&eacute;e par l'&eacute;preuve, enrichie par l'exp&eacute;rience et plus d&eacute;termin&eacute;e que jamais &agrave; faire entendre sa voix.</p>
<p class="isSelectedEnd">Une diva est n&eacute;e. Une voix s'&eacute;l&egrave;ve. Une &eacute;toile reprend sa place dans le firmament musical.</p>
<p class="isSelectedEnd">KRISTHIA LAUVE est de retour.</p>
<p>Et son retour s'annonce d&eacute;j&agrave; comme l'un des &eacute;v&eacute;nements musicaux les plus marquants de cette ann&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Hilaire SOPIE</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 19:28:15</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Les caméras de vidéosurveillance accablent Amougou Belinga]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93694/11:1/cameroun-les-cameras-de-videosurveillance-accablent-amougou-belinga-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Ce 18 juin 2026, la Cour d'appel du Centre examine l'énième demande
de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Amougou Belinga, mais
l'ordonnance de renvoi du...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Ce 18 juin 2026, la Cour d'appel du Centre examine l'&eacute;ni&egrave;me demande de mise en libert&eacute; provisoire de Jean-Pierre Amougou Belinga, mais l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction militaire Pierrot Narcisse Nzi&eacute;, appuy&eacute;e par des images de vid&eacute;osurveillance et le t&eacute;moignage du Lieutenant-Colonel Justin Danw&eacute;, dresse un faisceau d'indices accablant tandis que l'affaire Martinez Zogo r&eacute;v&egrave;le une dimension politique bien plus large.</p>
<h2>LE DESTIN D'UN HOMME, LES PREUVES D'UN CRIME</h2>
<p>Il s'appelle Jean-Pierre Amougou Belinga. On le surnomme le &laquo; Zomlo'o &raquo;. Homme d'affaires influent, magnat des m&eacute;dias, proche du pouvoir.</p>
<p>Depuis des mois, il croupit dans les ge&ocirc;les de la justice militaire. Accus&eacute; d'&ecirc;tre le commanditaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, il clame son innocence. Il rejette en bloc toute accusation de complicit&eacute; de torture.</p>
<p>Mais ce 18 juin 2026, alors que la Cour d'appel du Centre examine sa &eacute;ni&egrave;me demande de mise en libert&eacute; provisoire, un document implacable se dresse sur son chemin : l'ordonnance de renvoi sign&eacute;e par le Colonel-Magistrat Pierrot Narcisse Nzi&eacute;.</p>
<p>Un texte qui ne laisse rien au hasard. Un texte qui aligne les preuves, les t&eacute;moignages, les images. Un texte qui raconte une histoire gla&ccedil;ante.</p>
<p>Celle d'un homme d'affaires qui, exasp&eacute;r&eacute; par les critiques d'un journaliste, aurait ordonn&eacute; une &laquo; correction &raquo; correction qui a vir&eacute; au cauchemar.</p>
<p>Mais l'affaire Martinez Zogo, c'est aussi une histoire de complot. Un coup dans le coup. Un assassinat instrumentalis&eacute; par des factions rivales pour &eacute;liminer un concurrent g&ecirc;nant.</p>
<p>Le puzzle est complexe. Les pi&egrave;ces s'assemblent. Et ce 18 juin 2026, la Cour d'appel pourrait bien sceller le destin du &laquo; Zomlo'o &raquo;.</p>
<h2>L'ordonnance de renvoi le document qui accable</h2>
<p>Le 18 juin 2026, la Cour d'appel du Centre &agrave; Yaound&eacute; examine la &eacute;ni&egrave;me demande de mise en libert&eacute; provisoire de Jean-Pierre Amougou Belinga.</p>
<p>Mais le destin de l'homme d'affaires se heurte &agrave; un mur : l'ordonnance de renvoi sign&eacute;e par le Colonel-Magistrat Pierrot Narcisse Nzi&eacute;, juge d'instruction militaire.</p>
<p>Ce document dresse l'inventaire des charges et des indices graves qui justifient, selon la justice militaire, son maintien rigoureux derri&egrave;re les barreaux.</p>
<p>&laquo; <strong>L'ordonnance de renvoi du juge d'instruction militaire est oppos&eacute;e &agrave; l'examen de la demande de mise en libert&eacute; provisoire</strong> &raquo;, indiquent les sources judiciaires.</p>
<h2>Les aveux du Lieutenant-Colonel Justin Danw&eacute;</h2>
<p>Le premier pilier de l'accusation repose sur les aveux du Lieutenant-Colonel Justin Danw&eacute;, ancien chef des op&eacute;rations de la Direction g&eacute;n&eacute;rale des recherches ext&eacute;rieures (DGRE).</p>
<p>Lors de la confrontation explosive du 10 f&eacute;vrier 2023, puis devant le juge d'instruction, Danw&eacute; n'a pas vari&eacute; sur l'essentiel.</p>
<p>Il soutient avoir re&ccedil;u une <strong>enveloppe de 2 millions de FCFA</strong> des mains d'Amougou Belinga le 29 d&eacute;cembre 2022.</p>
<p>La mission confi&eacute;e &eacute;tait claire : mener une action de force pour <strong>faire taire ou intimider</strong> l'animateur de l'&eacute;mission <strong>Ambouteillage</strong>, Martinez Zogo, dont les sorties m&eacute;diatiques exasp&eacute;raient le puissant homme d'affaires.</p>
<p>&laquo; <strong>L'ancien chef des op&eacute;rations de la DGRE n'a pas vari&eacute; sur l'essentie</strong>l &raquo;, confirme une source proche du dossier.</p>
<h2>Les images qui ne mentent pas</h2>
<p>Au-del&agrave; des mots, ce sont les <strong>preuves techniques</strong> qui scellent la d&eacute;cision du juge Nzi&eacute;.</p>
<p>L'exploitation des <strong>cam&eacute;ras de vid&eacute;osurveillance</strong> des bureaux d'Amougou Belinga r&eacute;v&egrave;le une <strong>chronologie millim&eacute;tr&eacute;e</strong> :</p>
<p>- <strong>Le 16 janvier 2023</strong> : les images montrent Justin Danw&eacute; s'introduire chez le &laquo; Zomlo'o &raquo; &agrave; la veille de l'enl&egrave;vement, pour confirmer que tout le dispositif &eacute;tait pr&ecirc;t.</p>
<p>- <strong>Le 18 janvier 2023</strong> : les cam&eacute;ras le filment &agrave; nouveau, au lendemain du crime, venu livrer le compte rendu de l'op&eacute;ration.</p>
<p>Ce <strong>timing parfait</strong> entre le donneur d'ordres et l'ex&eacute;cuteur constitue le verrou de l'instruction.</p>
<h2>La ligne de d&eacute;fense d'Amougou Belinga</h2>
<p>Face &agrave; ces accusations, la ligne de d&eacute;fense de l'homme d'affaires reste inflexible.</p>
<p>Depuis l'enqu&ecirc;te pr&eacute;liminaire jusqu'au cabinet d'instruction, Amougou Belinga <strong>rejette en bloc</strong> l'accusation de complicit&eacute; de torture.</p>
<p>Mais face &agrave; ses d&eacute;n&eacute;gations, le magistrat instructeur oppose une s&eacute;rie d'&eacute;l&eacute;ments mat&eacute;riels et de t&eacute;moignages qui accablent le suspect.</p>
<h2>Un complot d'&Eacute;tat le &laquo; coup dans le coup &raquo;</h2>
<p>L'affaire Martinez Zogo cache une r&eacute;alit&eacute; bien plus tentaculaire.</p>
<p>L'irruption dans le dossier de <strong>Martin Savom</strong>, autre acteur cl&eacute; de l'ombre ayant financ&eacute; Danw&eacute; imm&eacute;diatement apr&egrave;s les faits, valide la th&egrave;se d'un <strong>coup dans le coup</strong>.</p>
<p>Si Amougou Belinga a bel et bien command&eacute; une correction punitive sous le coup de la col&egrave;re, l'issue tragique et l'extr&ecirc;me violence de l'assassinat portent la marque d'un <strong>agenda politique parall&egrave;le</strong>.</p>
<p>La mort du journaliste semble avoir &eacute;t&eacute; <strong>instrumentalis&eacute;e par des factions rivales</strong> pour &eacute;liminer un concurrent g&ecirc;nant, transformant un r&egrave;glement de comptes personnel en un redoutable <strong>complot d'&Eacute;tat</strong>.</p>
<h2>Le puzzle Martinez Zogo</h2>
<p>L'affaire Martinez Zogo est un puzzle complexe.</p>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, un homme d'affaires exasp&eacute;r&eacute; par les critiques d'un journaliste qui l'a pris pour cible dans son &eacute;mission <strong>Ambouteillage</strong>.</p>
<p>De l'autre, des officiers de la DGRE la redoutable direction des renseignements camerounais impliqu&eacute;s dans l'ex&eacute;cution.</p>
<p>Et au milieu, un journaliste qui a pay&eacute; de sa vie son audace.</p>
<p>Le r&ocirc;le de Martin Savom cet homme de l'ombre qui a financ&eacute; Danw&eacute; imm&eacute;diatement apr&egrave;s les faits sugg&egrave;re que l'affaire d&eacute;passe le simple cadre d'un r&egrave;glement de comptes personnel.</p>
<h2>VII. Ce 18 juin 2026 l'audience d&eacute;cisive</h2>
<p>&Agrave; l'audience de ce 18 juin 2026, les avocats d'Amougou Belinga plaideront une fois de plus pour sa lib&eacute;ration provisoire.</p>
<p>Mais l'ordonnance de renvoi du juge Nzi&eacute; est un obstacle de taille.</p>
<p>Le Colonel-Magistrat a estim&eacute; que les charges &eacute;taient suffisamment graves pour justifier le maintien en d&eacute;tention.</p>
<p>Les images de vid&eacute;osurveillance, le t&eacute;moignage de Danw&eacute;, le faisceau d'indices tout concourt &agrave; maintenir le &laquo; Zomlo'o &raquo; derri&egrave;re les barreaux.</p>
<h2>Les enjeux justice, politique et impunit&eacute;</h2>
<p>L'affaire Martinez Zogo est devenue un symbole.</p>
<p>Symbole de la lutte contre l'impunit&eacute; au Cameroun. Symbole des d&eacute;rives d'un r&eacute;gime o&ugrave; les puissants peuvent tout se permettre. Symbole d'une justice qui, parfois, ose d&eacute;fier les puissants.</p>
<p>La d&eacute;cision de la Cour d'appel sera scrut&eacute;e de pr&egrave;s. Par la famille du journaliste. Par la soci&eacute;t&eacute; civile. Par les observateurs internationaux.</p>
<p>Car au-del&agrave; du sort d'un homme, c'est la cr&eacute;dibilit&eacute; de la justice camerounaise qui est en jeu.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 18:35:55</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: « Aucun Africain n'est illégal en Afrique » : le coup de gueule de Thuthukile Zuma]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93693/6:1/afrique-du-sud-aucun-africain-nest-illegal-en-afrique-le-coup-de-gueule-de-thuthukile-zuma-south-africa.html</link>
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      <description><![CDATA[Le 12 juin 2026, Thuthukile Zuma, fille de l'ancien président
sud-africain Jacob Zuma, a déclenché un tollé en affirmant qu'«
aucun Africain n'est illégal en Af...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 12 juin 2026, Thuthukile Zuma, fille de l'ancien pr&eacute;sident sud-africain Jacob Zuma, a d&eacute;clench&eacute; un toll&eacute; en affirmant qu'&laquo; aucun Africain n'est ill&eacute;gal en Afrique &raquo;, provoquant une vague de r&eacute;actions indign&eacute;es dans un pays o&ugrave; les tensions x&eacute;nophobes atteignent leur paroxysme.</p>
<h2>LE COUP DE TONNERRE VENU DE LA FAMILLE ZUMA</h2>
<p>Elle est la fille de Jacob Zuma. Elle est militante politique. Elle est une voix qui compte en Afrique du Sud.</p>
<p>Et ce qu'elle a dit, le 12 juin 2026, a fait l'effet d'une bombe.</p>
<p>&laquo; <strong>No African is illegal in Africa.</strong> &raquo;</p>
<p>Pas d'Africain ill&eacute;gal en Afrique. Les Africains peuvent &ecirc;tre sans-papiers, mais pas ill&eacute;gaux.</p>
<p>Thuthukile Zuma, 37 ans, la plus jeune fille de l'ancien pr&eacute;sident sud-africain et de Nkosazana Dlamini-Zuma, a post&eacute; cette d&eacute;claration sur son compte X. En quelques heures, le message a &eacute;t&eacute; vu, comment&eacute;, partag&eacute;, d&eacute;chir&eacute;.</p>
<p>Car en Afrique du Sud, l'immigration est un sujet br&ucirc;lant. Des milliers de personnes ont d&eacute;fil&eacute; contre les &eacute;trangers. Des Malawiens ont fui leurs foyers par crainte de violences x&eacute;nophobes. Le parti MK de son p&egrave;re, Jacob Zuma, a soutenu ces marches.</p>
<p>Et voil&agrave; que la fille du leader du MK prend le contre-pied de son propre p&egrave;re.</p>
<p>La r&eacute;action ne s'est pas fait attendre. &laquo; <strong>Many South Africans are very angry and disappointed</strong> &raquo;, peut-on lire sur les r&eacute;seaux sociaux. Certains vont plus loin : &laquo; C'est parce que son p&egrave;re est un voleur &raquo;.</p>
<p>L'Afrique du Sud retient son souffle.</p>
<h2>&laquo; Aucun Africain n'est ill&eacute;gal en Afrique &raquo; &ndash; le message qui divise</h2>
<p>Le 12 juin 2026, Thuthukile Zuma a post&eacute; sur son compte X une d&eacute;claration qui allait enflammer la toile.</p>
<p>Elle y affirmait :</p>
<blockquote>
<p>&gt; &laquo; No African is illegal in Africa. If you believe that an African can be illegal in Africa then you are not a revolutionary. We must reject the notion of an illegal foreigner. Africans can be undocumented but they cannot be illegal. &raquo;</p>
<p>Traduction : &laquo; Aucun Africain n'est ill&eacute;gal en Afrique. Si vous croyez qu'un Africain peut &ecirc;tre ill&eacute;gal en Afrique, alors vous n'&ecirc;tes pas un r&eacute;volutionnaire. Nous devons rejeter la notion d'&eacute;tranger ill&eacute;gal. Les Africains peuvent &ecirc;tre sans-papiers, mais ils ne peuvent pas &ecirc;tre ill&eacute;gaux. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Elle a ajout&eacute; que qualifier les migrants africains d'&laquo; ill&eacute;gaux &raquo; sape les luttes plus larges contre la pauvret&eacute;, le ch&ocirc;mage et les in&eacute;galit&eacute;s structurelles.</p>
<h2>&laquo; Chasser les &eacute;trangers ne r&eacute;soudra rien &raquo;</h2>
<p>Thuthukile Zuma ne s'est pas arr&ecirc;t&eacute;e l&agrave;. Elle a enfonc&eacute; le clou :</p>
<blockquote>
<p>&gt; &laquo; If you could afford to live where u like, work where u like, take ur children to any school and afford to enjoy a family dinner at ur favourite restaurant, would you care that a Zimbabwean is ur waiter? &raquo;</p>
</blockquote>
<p>&laquo; Si vous pouviez vous permettre de vivre o&ugrave; vous voulez, de travailler o&ugrave; vous voulez, d'envoyer vos enfants dans n'importe quelle &eacute;cole et de vous offrir un d&icirc;ner en famille dans votre restaurant pr&eacute;f&eacute;r&eacute;, vous soucieriez-vous qu'un Zimbabw&eacute;en soit votre serveur ? &raquo;</p>
<p>Elle a &eacute;galement soutenu que m&ecirc;me si tous les &eacute;trangers quittaient l'Afrique du Sud, le pays resterait confront&eacute; aux m&ecirc;mes probl&egrave;mes profonds : pauvret&eacute;, in&eacute;galit&eacute;s fonci&egrave;res et exclusion &eacute;conomique.</p>
<p>Selon elle, les in&eacute;galit&eacute;s raciales dans la propri&eacute;t&eacute; fonci&egrave;re et les ressources naturelles sont au c&oelig;ur des maux du pays. La pauvret&eacute;, l'in&eacute;galit&eacute; raciale et le ch&ocirc;mage, et non la pr&eacute;sence d'&eacute;trangers, sont les v&eacute;ritables d&eacute;fis.</p>
<h2>Un d&eacute;fi &agrave; l'autorit&eacute; de son p&egrave;re et &agrave; son parti</h2>
<p>Le plus frappant dans cette d&eacute;claration ? Elle contredit directement les positions r&eacute;centes de son p&egrave;re, Jacob Zuma.</p>
<p>L'ancien pr&eacute;sident, aujourd'hui leader du parti uMkhonto weSizwe (MK), a en effet soutenu les manifestations anti-immigr&eacute;s qui secouent le pays. Il a notamment d&eacute;nonc&eacute; le fait que des commer&ccedil;antes sud-africaines ne puissent pas exercer leur activit&eacute; &agrave; cause de la concurrence &eacute;trang&egrave;re.</p>
<p>Thuthukile Zuma, elle, est une militante de l'ANC&nbsp; le parti que son p&egrave;re a quitt&eacute; pour fonder le MK. Elle reste fid&egrave;le &agrave; l'ANC, tandis que son p&egrave;re m&egrave;ne une opposition frontale au parti au pouvoir.</p>
<p>Ce n'est pas la premi&egrave;re fois que la famille Zuma affiche ses divisions. Mais sur un sujet aussi sensible que l'immigration, la fracture est particuli&egrave;rement douloureuse.</p>
<h2>Le contexte : une Afrique du Sud &agrave; fleur de peau</h2>
<p>Les d&eacute;clarations de Thuthukile Zuma interviennent dans un contexte de tensions x&eacute;nophobes sans pr&eacute;c&eacute;dent.</p>
<p>Des milliers de Malawites ont fui leurs foyers en Afrique du Sud par crainte de violences. Les manifestations anti-immigr&eacute;s, soutenues par le parti MK, ont rassembl&eacute; des foules consid&eacute;rables. Les manifestants accusent les &eacute;trangers de prendre les emplois et les opportunit&eacute;s &eacute;conomiques des Sud-Africains.</p>
<p>Le gouvernement sud-africain est critiqu&eacute; pour son incapacit&eacute; &agrave; contr&ocirc;ler les fronti&egrave;res et &agrave; g&eacute;rer l'afflux de migrants sans-papiers.</p>
<p>Dans ce climat de tension, la voix de Thuthukile Zuma est per&ccedil;ue par certains comme un appel &agrave; la raison panafricaine, et par d'autres comme une trahison des int&eacute;r&ecirc;ts sud-africains.</p>
<h2>Les r&eacute;actions : col&egrave;re, d&eacute;ception et attaques personnelles</h2>
<p>La r&eacute;action des Sud-Africains a &eacute;t&eacute; imm&eacute;diate et souvent virulente.</p>
<p>De nombreux internautes ont exprim&eacute; leur col&egrave;re. &laquo; <strong>Many South Africans are very angry and disappointed because of her statements</strong> &raquo;, rapporte l'utilisateur. Certains ont li&eacute; ses propos au pass&eacute; judiciaire de son p&egrave;re, le qualifiant de &laquo; voleur &raquo;.</p>
<p>Cette attaque personnelle refl&egrave;te la d&eacute;fiance d'une partie de l'opinion publique envers la famille Zuma, entach&eacute;e par les scandales de corruption qui ont marqu&eacute; la pr&eacute;sidence de Jacob Zuma.</p>
<p>D'autres, en revanche, ont salu&eacute; son courage. Sur les r&eacute;seaux sociaux, des voix panafricaines ont soutenu sa position, rappelant que les fronti&egrave;res h&eacute;rit&eacute;es de la colonisation ne devraient pas diviser les Africains.</p>
<h2>Une position qui divise au sein de la gauche sud-africaine</h2>
<p>La d&eacute;claration de Thuthukile Zuma met en lumi&egrave;re un d&eacute;bat profond au sein de la gauche sud-africaine.</p>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, les partisans d'une ligne plus nationaliste estiment que l'&Eacute;tat doit prot&eacute;ger les emplois et les ressources des citoyens sud-africains face &agrave; une immigration jug&eacute;e excessive.</p>
<p>De l'autre, les tenants d'une ligne panafricaine rappellent que l'unit&eacute; du continent est un id&eacute;al h&eacute;rit&eacute; de la lutte anti-apartheid. Ils soulignent que les Sud-Africains ont eux-m&ecirc;mes &eacute;t&eacute; des exil&eacute;s et des migrants pendant la lutte contre l'apartheid.</p>
<p>Thuthukile Zuma a d'ailleurs rappel&eacute; que son p&egrave;re, lorsqu'il &eacute;tait pr&eacute;sident, avait condamn&eacute; les attaques x&eacute;nophobes. Une continuit&eacute; dans le discours, mais une rupture dans la pratique politique.</p>
<h2>Les enjeux : l'Afrique du Sud &agrave; la crois&eacute;e des chemins</h2>
<p>Au-del&agrave; de la pol&eacute;mique, cette affaire soul&egrave;ve des questions fondamentales pour l'Afrique du Sud.</p>
<p>- <strong>L'unit&eacute; africaine</strong> : les fronti&egrave;res h&eacute;rit&eacute;es de la colonisation sont-elles encore pertinentes ?<br />- <strong>La x&eacute;nophobie</strong> : comment lutter contre les violences anti-&eacute;trangers sans nier les difficult&eacute;s &eacute;conomiques des Sud-Africains ?<br />- <strong>La justice sociale</strong> : la priorit&eacute; doit-elle &ecirc;tre donn&eacute;e &agrave; la lutte contre les in&eacute;galit&eacute;s raciales et &eacute;conomiques plut&ocirc;t qu'&agrave; l'expulsion des migrants ?<br />- <strong>L'h&eacute;ritage des Zuma</strong> : la famille Zuma, divis&eacute;e entre ANC et MK, incarne-t-elle les contradictions de la politique sud-africaine ?</p>
<p>Thuthukile Zuma a pos&eacute; des questions inconfortables. Elle a bouscul&eacute; les certitudes. Elle a provoqu&eacute; un d&eacute;bat que beaucoup voulaient &eacute;viter.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 18:11:51</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pierre Hélé : 22 ans au même ministère, record au Cameroun]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:35,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;LE SAVIEZ-VOUS&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:32}</category>
            <link>https://www.camer.be/93692/35:32/pierre-hele-22-ans-au-meme-ministere-record-au-cameroun-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Né en 1946, ministre pour la première fois en 1979 sous Ahmadou
Ahidjo, Pierre Hélé occupe depuis décembre 2004 le ministère de
l'Environnement, soit près de 22...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; en 1946, ministre pour la premi&egrave;re fois en 1979 sous Ahmadou Ahidjo, Pierre H&eacute;l&eacute; occupe depuis d&eacute;cembre 2004 le minist&egrave;re de l'Environnement, soit pr&egrave;s de 22 ans dans le m&ecirc;me portefeuille un record de long&eacute;vit&eacute; qui interroge sur la nature du r&eacute;gime camerounais.</p>
<h2>L'HOMME QUI A TRAVERS&Eacute; LES &Eacute;POQUES</h2>
<p>Il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; pour la premi&egrave;re fois ministre en 1979. Sous Ahmadou Ahidjo. Le pr&eacute;sident fondateur du Cameroun.</p>
<p>Il a surv&eacute;cu &agrave; la transition de 1982. &Agrave; la tentative de coup d'&Eacute;tat de 1984. &Agrave; l'ouverture d&eacute;mocratique des ann&eacute;es 1990. Aux remaniements. Aux crises. Aux changements de r&eacute;gime.</p>
<p>Il a chang&eacute; de parti. Il a chang&eacute; de portefeuille. Il a chang&eacute; d'&egrave;re.</p>
<p>Mais il n'a jamais vraiment quitt&eacute; le pouvoir.</p>
<p>Pierre H&eacute;l&eacute;, 80 ans, est aujourd'hui le plus ancien ministre en exercice au Cameroun. Depuis d&eacute;cembre 2004, il occupe le minist&egrave;re de l'Environnement, de la Protection de la nature et du D&eacute;veloppement durable <strong>22 ans dans le m&ecirc;me poste</strong> .</p>
<p>Si les portefeuilles minist&eacute;riels &eacute;taient une facult&eacute;, Pierre H&eacute;l&eacute; en serait le <strong>doyen</strong>. Un doyen qui a connu deux pr&eacute;sidents, une demi-douzaine de Premiers ministres, et des dizaines de remaniements. Un doyen qui incarne, &agrave; lui seul, la continuit&eacute; d'un r&eacute;gime o&ugrave; l'alternance n'est pas un concept, mais un mot &eacute;tranger.</p>
<p>Son parcours est celui d'un survivant, d'un fid&egrave;le, d'un homme qui a su naviguer dans les eaux troubles de la politique camerounaise. Et son histoire raconte aussi celle d'un syst&egrave;me.</p>
<h2>Les origines : un enfant de l'Extr&ecirc;me-Nord</h2>
<p>Pierre H&eacute;l&eacute; na&icirc;t en 1946 &agrave; Lara, localit&eacute; rattach&eacute;e &agrave; la commune de Ka&eacute;l&eacute;, dans le d&eacute;partement du Mayo-Kani, r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord. Il est issu de l'ethnie moundang, un groupe pr&eacute;sent dans le nord du Cameroun.</p>
<p>Comme beaucoup de cadres de l'administration camerounaise, il est form&eacute; &agrave; l'&Eacute;cole nationale d'administration et de magistrature (ENAM), v&eacute;ritable vivier du personnel politique du pays. Cette formation forge une culture de gouvernement centr&eacute;e sur le dossier, la proc&eacute;dure et le temps long.</p>
<p>Son profil est celui d'un haut fonctionnaire devenu homme politique. Une trajectoire classique au Cameroun.</p>
<h2>Les premi&egrave;res ann&eacute;es au gouvernement : Ahidjo et la transition</h2>
<p>La carri&egrave;re politique de Pierre H&eacute;l&eacute; d&eacute;bute sous Ahmadou Ahidjo. Il occupe d'abord des fonctions techniques : chef du d&eacute;partement du Personnel au minist&egrave;re de l'&Eacute;quipement (1974-1975), puis sous-directeur de la Comptabilit&eacute; au minist&egrave;re des Finances (1975-1977).</p>
<p>En novembre 1979, il est nomm&eacute; <strong>vice-ministre des Finances</strong>. Il occupe ce poste jusqu'en f&eacute;vrier 1984, p&eacute;riode charni&egrave;re marqu&eacute;e par la transition entre Ahidjo et Paul Biya, qui acc&egrave;de &agrave; la pr&eacute;sidence en novembre 1982.</p>
<p>En f&eacute;vrier 1984, Pierre H&eacute;l&eacute; est promu <strong>ministre de l'&Eacute;ducation nationale</strong>. Mais ce portefeuille sensible lui &eacute;chappe rapidement : en juillet 1984, il est limog&eacute; du gouvernement. Cette courte dur&eacute;e co&iuml;ncide avec la tentative de coup d'&Eacute;tat d'avril 1984 contre Paul Biya.</p>
<p>Pierre H&eacute;l&eacute; dispara&icirc;t alors de la sc&egrave;ne politique pendant plus d'une d&eacute;cennie. Il occupe un poste administratif &agrave; l'Universit&eacute; de Yaound&eacute;. Une mise en retrait qui lui apprend la fragilit&eacute; des positions au sommet.</p>
<h2>Le retour : des ann&eacute;es 1990 au basculement partisan</h2>
<p>Les ann&eacute;es 1990 marquent l'ouverture au multipartisme au Cameroun. Pierre H&eacute;l&eacute; r&eacute;appara&icirc;t, non plus comme administrateur, mais comme acteur partisan.</p>
<p>En 1997, il est &eacute;lu <strong>d&eacute;put&eacute;</strong> sous l'&eacute;tiquette de l'Union nationale pour la d&eacute;mocratie et le progr&egrave;s (UNDP), parti d'opposition historiquement implant&eacute; dans le Nord. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il entre au gouvernement comme <strong>ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat</strong>, dans le cadre d'une coalition.</p>
<p>En mars 2000, il devient <strong>ministre du Tourisme</strong>.</p>
<p>Mais le tournant d&eacute;cisif intervient au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000 : Pierre H&eacute;l&eacute; quitte l'UNDP et rejoint le <strong>Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC)</strong>, le parti au pouvoir. Ce ralliement lui ouvre la voie &agrave; une long&eacute;vit&eacute; minist&eacute;rielle in&eacute;dite.</p>
<h2>2004-2026 : 22 ans au minist&egrave;re de l'Environnement</h2>
<p>En d&eacute;cembre 2004, Pierre H&eacute;l&eacute; est nomm&eacute; <strong>ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et du D&eacute;veloppement durable</strong>. Il succ&egrave;de &agrave; Tanyi-Mbianyor Clarkson Oben.</p>
<p>Vingt-deux ans plus tard, il est toujours en poste. Il a travers&eacute; les gouvernements successifs : Inoni, Yang, Dion Ngute. Il a vu les d&eacute;nominations du minist&egrave;re &eacute;voluer, les agendas internationaux sur le climat se multiplier, les critiques sur l'efficacit&eacute; de l'action publique s'accumuler.</p>
<p>Mais lui est toujours l&agrave;.</p>
<p>Aujourd'hui, &agrave; 80 ans, Pierre H&eacute;l&eacute; est le <strong>doyen des ministres camerounais</strong>. Il est l'un des plus anciens ministres en exercice, avec Jacques Fame Ndongo (Enseignement sup&eacute;rieur) et quelques autres.</p>
<h2>Une long&eacute;vit&eacute; qui interroge</h2>
<p>Le parcours de Pierre H&eacute;l&eacute; pose question.</p>
<p><strong>Comment un homme peut-il rester 22 ans au m&ecirc;me poste dans un pays qui se veut d&eacute;mocratique ?</strong></p>
<p>La r&eacute;ponse tient en plusieurs facteurs :</p>
<p>- <strong>La fid&eacute;lit&eacute; au r&eacute;gime</strong> : en rejoignant le RDPC, Pierre H&eacute;l&eacute; a choisi la s&eacute;curit&eacute; institutionnelle contre l'incertitude de l'opposition.</p>
<p>- <strong>La ma&icirc;trise des rouages administratifs</strong> : son parcours de haut fonctionnaire lui a donn&eacute; une connaissance intime du fonctionnement de l'&Eacute;tat.</p>
<p>- <strong>L'ancrage r&eacute;gional</strong> : originaire de l'Extr&ecirc;me-Nord, il repr&eacute;sente un &eacute;quilibre g&eacute;ographique au sein du gouvernement.</p>
<p>- <strong>La discr&eacute;tion</strong> : il est d&eacute;crit comme un homme peu port&eacute; sur la mise en sc&egrave;ne, attentif aux &eacute;quilibres internes du pouvoir.</p>
<p>Cette long&eacute;vit&eacute; est aussi le reflet d'un syst&egrave;me politique o&ugrave; l'alternance est rare, o&ugrave; la fid&eacute;lit&eacute; au chef de l'&Eacute;tat prime sur le renouvellement des &eacute;lites.</p>
<h2>Un "crime politique" ou une simple continuit&eacute; ?</h2>
<p>Dans un pays o&ugrave; le pr&eacute;sident Paul Biya, 93 ans, est au pouvoir depuis 1982, la long&eacute;vit&eacute; de Pierre H&eacute;l&eacute; semble presque banale.</p>
<p>Pourtant, elle interroge. Que signifie le maintien au pouvoir d'un homme qui a servi sous deux pr&eacute;sidents, travers&eacute; quatre d&eacute;cennies et surv&eacute;cu &agrave; tous les remaniements ?</p>
<p>Pour ses partisans, c'est la preuve d'une comp&eacute;tence reconnue et d'une stabilit&eacute; appr&eacute;ciable.</p>
<p>Pour ses d&eacute;tracteurs, c'est l'illustration d'un syst&egrave;me verrouill&eacute;, o&ugrave; les postes se transmettent entre initi&eacute;s et o&ugrave; le m&eacute;rite passe apr&egrave;s la loyaut&eacute;.</p>
<h2>Ce que cela dit du Cameroun</h2>
<p>Le cas Pierre H&eacute;l&eacute; n'est pas isol&eacute;. Au Cameroun, de nombreux ministres accumulent les ann&eacute;es au pouvoir. Le pr&eacute;sident lui-m&ecirc;me d&eacute;tient le record mondial de long&eacute;vit&eacute; &agrave; la t&ecirc;te d'un pays (hors monarchies).</p>
<p>Cette long&eacute;vit&eacute; est &agrave; la fois une force et une faiblesse :</p>
<p>- <strong>Une force</strong> : elle assure une continuit&eacute; dans l'action publique, une connaissance des dossiers, une stabilit&eacute; des politiques.</p>
<p>- <strong>Une faiblesse</strong> : elle verrouille l'acc&egrave;s aux nouvelles g&eacute;n&eacute;rations, bride le renouvellement des id&eacute;es et entretient un sentiment d'immobilisme.</p>
<p>Dans un pays o&ugrave; plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, cette g&eacute;rontocratie pose la question de la repr&eacute;sentation et de l'avenir.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 16:46:12</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Le scandale qui ébranle le palais d'Etoudi]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:39,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;S\u00e9RAIL&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93691/39:1/cameroun-le-scandale-qui-ebranle-le-palais-detoudi-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Entre 2021 et 2025, 44 tonnes d'or ont quitté clandestinement le
Cameroun vers Dubai soit une valeur de près de 2 000 milliards de
FCFA tandis que les douanes n...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Entre 2021 et 2025, 44 tonnes d'or ont quitt&eacute; clandestinement le Cameroun vers Dubai soit une valeur de pr&egrave;s de 2 000 milliards de FCFA tandis que les douanes n'enregistraient officiellement que 148 kilogrammes, un scandale d'&Eacute;tat impliquant des hauts responsables, des r&eacute;seaux mafieux et des comptes bancaires &agrave; l'&eacute;tranger.</p>
<h2>L'&Eacute;TAT CAMBRIOL&Eacute;</h2>
<p>Le Cameroun saigne. Pas par les armes. Par l'or.</p>
<p>Chaque ann&eacute;e, des tonnes de ce m&eacute;tal pr&eacute;cieux quittent le territoire national. Pas par des fili&egrave;res clandestines aux marges du syst&egrave;me. Mais par les a&eacute;roports internationaux de Douala et Yaound&eacute;, sous le label de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique.</p>
<p>Un seuil &agrave; Douala. Un poste d'inspection &agrave; Nsimalen. Des zones interdites aux douaniers. Des avions sp&eacute;ciaux. Des complicit&eacute;s au plus haut niveau.</p>
<p>Entre 2021 et 2025, <strong>44 tonnes d'or</strong> ont &eacute;t&eacute; export&eacute;es vers Dubai, selon les autorit&eacute;s de cette ville. Les douanes camerounaises, elles, n'ont enregistr&eacute; que <strong>148 kilogrammes</strong>.</p>
<p>L'&eacute;cart donne le vertige : <strong>44 000 kilogrammes contre 148</strong>.</p>
<p>La valeur de ce pillage ? Pr&egrave;s de <strong>2 000 milliards de francs CFA</strong> l'&eacute;quivalent du budget du minist&egrave;re de la Sant&eacute; pour cinq ann&eacute;es cons&eacute;cutives.</p>
<p>Le scandale ne fait que commencer.</p>
<h2>Des chiffres qui donnent le vertige</h2>
<p>Le 25 mai 2026, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la SONAMINES a rendu publics des chiffres qui ont fait l'effet d'une bombe. Entre 2021 et 2025, les statistiques nationales faisaient &eacute;tat de seulement <strong>148 kilogrammes d'or officiellement export&eacute;s</strong>.</p>
<p>Mais les autorit&eacute;s de Dubai d&eacute;clarent avoir import&eacute;, sur la m&ecirc;me p&eacute;riode, <strong>44 tonnes d'or en provenance du Cameroun</strong>.</p>
<p>La r&eacute;alit&eacute; est encore plus alarmante : entre 2008 et 2018, plus de <strong>73 tonnes d'or</strong> auraient d&eacute;j&agrave; emprunt&eacute; les m&ecirc;mes fili&egrave;res ill&eacute;gales, sans qu'aucune tonne ne soit enregistr&eacute;e dans les rapports officiels de l'&eacute;poque.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Le Cameroun n'est pas en train de perdre son or ; il se le fait voler &raquo;, d&eacute;clare Stella Tchoukep, charg&eacute;e de campagne &agrave; Greenpeace Africa.</p>
</blockquote>
<h2>Le syst&egrave;me : comment &ccedil;a marche ?</h2>
<p>Le m&eacute;canisme de ce pillage organis&eacute; est d&eacute;sormais bien identifi&eacute;.</p>
<p><strong>L'or est extrait</strong> dans les r&eacute;gions de l'Est et de l'Adamaoua, o&ugrave; plus de <strong>200 soci&eacute;t&eacute;s op&egrave;rent ill&eacute;galement</strong>, dont <strong>plus de 95 % sont des entreprises &eacute;trang&egrave;res</strong>.</p>
<p><strong>Il est transport&eacute; clandestinement</strong> vers les fronti&egrave;res orientales, puis vers des plateformes commerciales r&eacute;gionales.</p>
<p><strong>Il est export&eacute; vers Dubai</strong>, o&ugrave; il est raffin&eacute;, revendu ou transform&eacute; en actifs financiers difficilement tra&ccedil;ables.</p>
<p><strong>Les comptes bancaires</strong> en Suisse, en Isra&euml;l et dans d'autres paradis fiscaux servent au blanchiment.</p>
<h2>Les a&eacute;roports : des couloirs de contrebande sous haute protection</h2>
<p>Selon des documents confidentiels et des sources s&eacute;curitaires concordantes, le syst&egrave;me op&egrave;re depuis les a&eacute;roports internationaux de Yaound&eacute;-Nsimalen et de Douala.</p>
<p>Deux points de sortie privil&eacute;gi&eacute;s ont &eacute;t&eacute; identifi&eacute;s :<br />- <strong>Le seuil 12</strong> &agrave; l'entr&eacute;e de la base de l'arm&eacute;e de l'air &agrave; Douala<br />- <strong>Le PIF</strong> (poste d'inspection et de filtrage) des VIP et des avions sp&eacute;ciaux &agrave; l'a&eacute;roport de Yaound&eacute;</p>
<p>Ces infrastructures, cens&eacute;es &ecirc;tre hautement s&eacute;curis&eacute;es, auraient &eacute;t&eacute; transform&eacute;es en couloirs de contrebande. Les suspects b&eacute;n&eacute;ficient d'un acc&egrave;s privil&eacute;gi&eacute; et exclusif &agrave; des zones prot&eacute;g&eacute;es, interdites aux services de contr&ocirc;le habituels.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; La douane et la police n'ont tout simplement pas acc&egrave;s aux zones o&ugrave; se d&eacute;roulent ces crimes &eacute;conomiques. C'est un syst&egrave;me parall&egrave;le qui fonctionne en toute impunit&eacute; &raquo;, d&eacute;nonce une source au sein de la gendarmerie.</p>
</blockquote>
<h2>Le "syst&egrave;me" : des personnalit&eacute;s influentes et des agents de renseignement impliqu&eacute;s</h2>
<p>Les enqu&ecirc;teurs d&eacute;tiennent d&eacute;sormais les noms de ces pr&eacute;dateurs. Plusieurs agents de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement camerounais sont au courant de ces agissements.</p>
<p>Des personnalit&eacute;s, tr&egrave;s proches collaborateurs du pr&eacute;sident camerounais, sont ainsi impliqu&eacute;es dans ces trafics. Elles utilisent le label &laquo; Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique &raquo; pour paralyser les contr&ocirc;les. Les v&eacute;rifications l&eacute;gitimes de la police, de la DGRE et des douanes sont syst&eacute;matiquement prohib&eacute;es sur instruction de ces r&eacute;seaux mafieux.</p>
<p>Une usine d'extraction d'or appartenant &agrave; l'un d'entre eux a &eacute;t&eacute; rep&eacute;r&eacute;e derri&egrave;re la Soci&eacute;t&eacute; des Brasseries du Cameroun &agrave; Yaound&eacute;, o&ugrave; l'or est conditionn&eacute; avant son d&eacute;part vers diff&eacute;rents pays.</p>
<h2>Le ma&icirc;tre-chanteur libano-isra&eacute;lien</h2>
<p>Selon des sources concordantes, un homme d'affaires libano-isra&eacute;lien serait le ma&icirc;tre-chanteur de tout ce syst&egrave;me. Agissant au nom de hautes personnalit&eacute;s camerounaises, il imposerait sa loi &agrave; l'administration douani&egrave;re.</p>
<p>La plupart des Libanais influents dans les circuits douaniers camerounais depuis des ann&eacute;es auraient pour protecteur cet individu, qui use de chantages et de pressions pour emp&ecirc;cher toute r&eacute;forme.</p>
<h2>Les bailleurs de fonds internationaux exigent des comptes</h2>
<p>Le Fonds mon&eacute;taire international et la Banque mondiale ont qualifi&eacute; ce scandale de &laquo; crime &eacute;conomique inacceptable &raquo;. Selon les estimations, plusieurs milliards de dollars auraient &eacute;t&eacute; dilapid&eacute;s.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Le Cameroun n'est pas en train de perdre son or ; il se le fait voler. Et le syst&egrave;me l&eacute;gal d'attribution des titres miniers est l'un des points d'entr&eacute;e de ce vol &raquo;, mart&egrave;le Stella Tchoukep.</p>
</blockquote>
<p>Le Cameroun est class&eacute; <strong>142e sur 182</strong> &agrave; l'indice de corruption de Transparency International pour 2025.</p>
<h2>Paul Biya face au scandale</h2>
<p>Le pr&eacute;sident Paul Biya a ordonn&eacute; la cr&eacute;ation d'une commission d'enqu&ecirc;te mixte pour faire la lumi&egrave;re sur le trafic ill&eacute;gal d'or. Mais cette initiative suscite des interrogations : pourquoi avoir attendu si longtemps ? Et pourquoi ne pas avoir d&eacute;j&agrave; d&eacute;mantel&eacute; ces r&eacute;seaux qui prosp&egrave;rent depuis des ann&eacute;es sous la protection de ses propres proches ?</p>
<p>Des plaintes p&eacute;nales visant le pr&eacute;sident camerounais et une vingtaine de hauts responsables de son r&eacute;gime ont &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es le 12 juin 2026 aupr&egrave;s du procureur de la R&eacute;publique pr&egrave;s le tribunal judiciaire de Paris.</p>
<h2>Les cons&eacute;quences pour le Cameroun</h2>
<p>Le Cameroun paie chaque jour le prix de cette pr&eacute;dation, avec plus de <strong>2 000 milliards de FCFA volatilis&eacute;s</strong>. Les routes s'effondrent, les h&ocirc;pitaux manquent de m&eacute;dicaments, les usines tournent au ralenti.</p>
<p>La dette publique du Cameroun est projet&eacute;e &agrave; <strong>38,56 % du PIB</strong> en 2026. Les remboursements aux cr&eacute;anciers multilat&eacute;raux atteignent un pic historique.</p>
<p>Pendant ce temps, quelques privil&eacute;gi&eacute;s s'enrichissent sur le dos de la nation en braconnant l'or et les devises du pays.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 15:38:20</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Le « Libérateur » livré aux griffes de Yaoundé]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:1,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;MUSIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:6}</category>
            <link>https://www.camer.be/93689/1:6/cameroun-le-liberateur-livre-aux-griffes-de-yaounde-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Arrêté à Strasbourg le 27 mai, le chanteur Longuè Longuè, auteur
du tube « Ayo Africa », serait en cours d'expulsion vers le Cameroun
où une note officielle du...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Strasbourg le 27 mai, le chanteur Longu&egrave; Longu&egrave;, auteur du tube &laquo; Ayo Africa &raquo;, serait en cours d'expulsion vers le Cameroun o&ugrave; une note officielle du D&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; nationale ordonne son interpellation imm&eacute;diate pour &laquo; outrage au chef de l'&Eacute;tat &raquo;. La diaspora retient son souffle.</p>
<p>Il a chant&eacute; l'Afrique. Il a d&eacute;nonc&eacute; le n&eacute;potisme, le colonialisme, l'injustice. Il s'est fait le porte-voix des sans-voix.</p>
<p>Et pour cela, il a pay&eacute;.</p>
<p>En 2019, des hommes en uniforme l'ont tabass&eacute; &agrave; Douala, lui ont frapp&eacute; la plante des pieds avec une machette plate alors qu'il &eacute;tait menott&eacute;, en sous-v&ecirc;tements, suppliant qu'on arr&ecirc;te. Une vid&eacute;o de cette torture a fait le tour du monde en octobre 2024.</p>
<p>Aujourd'hui, Longu&egrave; Longu&egrave; de son vrai nom Simon Longkana Agno est de nouveau dans la tourmente.</p>
<p>Arr&ecirc;t&eacute; le 27 mai 2026 &agrave; Strasbourg, il est plac&eacute; en r&eacute;tention administrative au Centre de R&eacute;tention Administrative de Geispolsheim. Une Obligation de Quitter le Territoire Fran&ccedil;ais (OQTF) p&egrave;se sur lui.</p>
<p>Et ce jeudi 18 juin 2026, une vid&eacute;o tourne en boucle sur les r&eacute;seaux sociaux : l'artiste, encadr&eacute; par deux policiers fran&ccedil;ais en civil, dans un terminal parisien. Destination probable ? Douala.</p>
<p>&Agrave; Yaound&eacute;, l'attendent les services de s&eacute;curit&eacute; du D&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; nationale, Martin Mbarga Ngu&eacute;l&eacute;. Une note officielle a &eacute;t&eacute; diffus&eacute;e : &laquo; Il y a lieu de rechercher sur toute l'&eacute;tendue du territoire national le nomm&eacute; LONGKANA AGNO SIMON alias Longu&egrave; Longu&egrave;... &raquo; pour &laquo; outrage au chef de l'&Eacute;tat &raquo;.</p>
<p>Le pi&egrave;ge se referme.</p>
<h2>Qui est Longu&egrave; Longu&egrave; ?</h2>
<p>N&eacute; en 1973 &agrave; Douala, Simon Longkana Agno est une figure majeure de la musique camerounaise. Surnomm&eacute; &laquo; le lib&eacute;rateur &raquo;, il s'est fait conna&icirc;tre en 2001 avec son album &laquo; Ayo Africa &raquo; vendu &agrave; plus de 600 000 cassettes dans lequel il d&eacute;non&ccedil;ait le colonialisme et le n&eacute;potisme des dirigeants africains.</p>
<p>Sa musique, m&eacute;lange de makossa traditionnel et de textes engag&eacute;s, en a fait une ic&ocirc;ne de la contestation artistique au Cameroun. Mais aussi une cible.</p>
<h2>2019 L'ann&eacute;e de tous les cauchemars</h2>
<p>Le 2 avril 2019, Longu&egrave; Longu&egrave; est arr&ecirc;t&eacute; au Sawa Hotel de Douala. Son crime ? Avoir publi&eacute; une vid&eacute;o dans laquelle il affirmait que le pr&eacute;sident Paul Biya avait truqu&eacute; l'&eacute;lection de 2018.</p>
<p>Il est emmen&eacute; &agrave; la Semil, le quartier g&eacute;n&eacute;ral de la s&eacute;curit&eacute; militaire. Ce qui s'y passe d&eacute;passe l'entendement.</p>
<p>Une vid&eacute;o, partag&eacute;e par l'artiste lui-m&ecirc;me en octobre 2024, le montre menott&eacute; dans le dos, assis au sol en sous-v&ecirc;tements. Un homme lui frappe la plante des pieds avec une machette plate. Il supplie. Les coups continuent.</p>
<p>Longu&egrave; Longu&egrave; raconte &agrave; la BBC avoir re&ccedil;u des menaces : &laquo; <strong>J'ai re&ccedil;u des appels disant que si la vid&eacute;o &eacute;tait rendue publique, ils s'en prendraient &agrave; ma famille</strong> &raquo;.</p>
<p>Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la D&eacute;fense, Joseph Beti Assomo, a ordonn&eacute; une enqu&ecirc;te. Le Centre pour les Droits de l'Homme et la D&eacute;mocratie en Afrique (CHRDA) a r&eacute;clam&eacute; une compensation. L'opposant Maurice Kamto a d&eacute;nonc&eacute; une &laquo; barbarie d'&Eacute;tat &raquo;.</p>
<p>Mais aucune condamnation n'a suivi.</p>
<h2>2026 L'arrestation &agrave; Strasbourg</h2>
<p>Le 27 mai 2026, Longu&egrave; Longu&egrave; est convoqu&eacute; par les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises &agrave; Strasbourg. Il est arr&ecirc;t&eacute; et plac&eacute; au Centre de R&eacute;tention Administrative de Geispolsheim.</p>
<p>La raison : une Obligation de Quitter le Territoire Fran&ccedil;ais (OQTF) pour s&eacute;jour irr&eacute;gulier.</p>
<p>Ses avocats tentent de bloquer la proc&eacute;dure en invoquant l'article 3 de la Convention europ&eacute;enne des droits de l'homme, qui interdit l'extradition vers un pays o&ugrave; la personne risque la torture.</p>
<p>Ils rappellent la vid&eacute;o de 2019. Ils alertent sur les menaces qui p&egrave;sent sur l'artiste en cas de retour au Cameroun.</p>
<h2>Le spectre de l'expulsion</h2>
<p>Ce jeudi, la tension est &agrave; son comble.</p>
<p>Une vid&eacute;o, partag&eacute;e massivement, montre Longu&egrave; Longu&egrave; encadr&eacute; par deux policiers fran&ccedil;ais en civil dans un terminal parisien.</p>
<p>&Agrave; Yaound&eacute;, le Cabinet du D&eacute;l&eacute;gu&eacute; g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; nationale, Martin Mbarga Ngu&eacute;l&eacute; le policier le plus &acirc;g&eacute; du monde, &acirc;g&eacute; de 94 ans a diffus&eacute; une note officielle :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Il y a lieu de rechercher sur toute l'&eacute;tendue du territoire national le nomm&eacute; LONGKANA AGNO SIMON alias Longu&egrave; Longu&egrave;... L'int&eacute;ress&eacute; fait l'objet d'une proc&eacute;dure judiciaire en cours au Cabinet de Monsieur le D&eacute;l&eacute;gu&eacute; G&eacute;n&eacute;ral &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; Nationale pour outrage au chef de l'&Eacute;tat. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Des forces de s&eacute;curit&eacute; auraient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; d&eacute;ploy&eacute;es pour l'arr&ecirc;ter imm&eacute;diatement &agrave; son arriv&eacute;e.</p>
<p>Si l'avion a effectivement d&eacute;coll&eacute;, Longu&egrave; Longu&egrave; passera directement des mains de la police fran&ccedil;aise &agrave; celles de la police camerounaise.</p>
<h2>La diaspora retient son souffle</h2>
<p>L'affaire est suivie avec angoisse par la diaspora camerounaise et les fans de l'artiste &agrave; travers le monde.</p>
<p>&laquo; <strong>Pourquoi Longue Longue a peur de retourner au Cameroun ?</strong> &raquo;, interroge Christian Ntimbane Bomo, pr&eacute;sident ex&eacute;cutif du parti H&eacute;ritage. &laquo; La r&eacute;ponse coule de source. Il a peur d'&ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute;, tortur&eacute; ou embastill&eacute; &agrave; cause de ses prises de position contre le r&eacute;gime &raquo;.</p>
<p>Le sort de l'artiste d&eacute;pend d&eacute;sormais de l'examen de son recours par les juridictions administratives fran&ccedil;aises et de la d&eacute;cision d'un juge.</p>
<p>Mais les images de son d&eacute;part pr&eacute;sum&eacute; circulent en boucle. L'ambiance d&eacute;crite est celle d'un transfert tendu, sous haute surveillance.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 14:44:32</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Rebecca Enonchong, la voix de l'Afrique à la CCI]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:34,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;DIASPORA&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:31}</category>
            <link>https://www.camer.be/93687/34:31/rebecca-enonchong-la-voix-de-lafrique-a-la-cci-africa.html</link>
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      <description><![CDATA[Le Conseil mondial de la Chambre de commerce internationale a
approuvé l'élection de l'Indien Harsh Pati Singhania à la
présidence, tandis que la Camerounaise R...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil mondial de la Chambre de commerce internationale a approuv&eacute; l'&eacute;lection de l'Indien Harsh Pati Singhania &agrave; la pr&eacute;sidence, tandis que la Camerounaise Rebecca Enonchong devient la premi&egrave;re femme africaine &agrave; occuper un poste de vice-pr&eacute;sidente de l'institution.</p>
<p>Le 11 juin 2026, Paris. Au si&egrave;ge mondial de la Chambre de commerce internationale (CCI), une page de l'histoire &eacute;conomique s'est tourn&eacute;e.</p>
<p>Le Conseil mondial de l'institution, qui repr&eacute;sente plus de 45 millions d'entreprises dans 170 pays, a approuv&eacute; l'&eacute;lection d'un nouveau pr&eacute;sident : Harsh Pati Singhania, industriel indien de renom, directeur de JK Organisation et pr&eacute;sident-directeur g&eacute;n&eacute;ral de JK Paper Ltd.</p>
<p>Mais ce n'est pas tout. Dans un mouvement historique, le Conseil a &eacute;galement nomm&eacute; <strong>Rebecca Enonchong</strong> au poste de vice-pr&eacute;sidente. La Camerounaise, fondatrice et PDG d'AppsTech et pr&eacute;sidente d'AfriLabs, devient ainsi <strong>la premi&egrave;re femme africaine &agrave; occuper une telle fonction</strong> dans les 107 ans d'existence de la CCI.</p>
<p>Deux nominations. Deux symboles. Un message clair : la CCI, n&eacute;e en 1919, veut incarmer la diversit&eacute; du monde des affaires.</p>
<h2>Harsh Pati Singhania, un industriel indien &agrave; la t&ecirc;te de la CCI</h2>
<p>Harsh Pati Singhania n'est pas un inconnu pour la CCI. Il en &eacute;tait d&eacute;j&agrave; le <strong>Premier vice-pr&eacute;sident</strong> avant cette &eacute;lection. Il succ&egrave;de &agrave; <strong>Philippe Varin</strong>, l'homme d'affaires fran&ccedil;ais qui occupait la pr&eacute;sidence depuis juin 2024.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; C'est un grand honneur de prendre la pr&eacute;sidence de la Chambre de commerce internationale, une institution qui, depuis plus d'un si&egrave;cle, d&eacute;fend des march&eacute;s ouverts, des r&egrave;gles de confiance et le progr&egrave;s humain &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Singhania.</p>
</blockquote>
<p>Son ambition est claire : &laquo; Faire de la CCI un rempart de confiance dans un monde incertain, et un champion du pouvoir des entreprises pour rendre ce monde plus ouvert, r&eacute;silient et prosp&egrave;re &raquo;.</p>
<p>Singhania dirige JK Organisation et JK Paper Ltd, deux piliers de l'industrie indienne. Il incarne cette nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de dirigeants du Sud global qui prennent les r&ecirc;nes des institutions &eacute;conomiques internationales.</p>
<h2>Rebecca Enonchong, une pionni&egrave;re africaine</h2>
<p>&Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, <strong>Rebecca Enonchong</strong> fait son entr&eacute;e dans l'histoire.</p>
<p>N&eacute;e en 1967 au Cameroun, cette entrepreneurie technologique a fond&eacute; <strong>AppsTech</strong>, une entreprise mondiale de solutions logicielles. Elle pr&eacute;side &eacute;galement <strong>AfriLabs</strong>, le plus grand r&eacute;seau panafricain de hubs technologiques et d'innovation, qui accompagne des milliers de startups &agrave; travers le continent.</p>
<p>Forbes Africa l'a class&eacute;e parmi les 50 femmes les plus influentes d'Afrique. NewAfrican l'a r&eacute;guli&egrave;rement cit&eacute;e parmi les Africains les plus influents. En 2022, elle a &eacute;t&eacute; &eacute;lue membre international de la Royal Academy of Engineering du Royaume-Uni.</p>
<p>Son parcours est celui d'une femme qui a travers&eacute; les obstacles. &laquo; Ils ne m'ont pas seulement fait de la place, ils m'en ont donn&eacute; une plus grande &raquo;, a-t-elle confi&eacute; sur LinkedIn apr&egrave;s son &eacute;lection.</p>
<p>Et d'ajouter, avec une fiert&eacute; l&eacute;gitime : &laquo; <strong>Je suis la toute premi&egrave;re femme africaine &agrave; occuper le poste de vice-pr&eacute;sidente dans les 107 ans d'histoire de la CCI</strong> &raquo;.</p>
<h2>Une nouvelle gouvernance pour la CCI</h2>
<p>Les nominations ne s'arr&ecirc;tent pas l&agrave;. Le Conseil mondial a &eacute;galement &eacute;lu :</p>
<p>- <strong>Shinta Kamdani</strong>, PDG de Sintesa Group (Indon&eacute;sie), au poste de Premi&egrave;re vice-pr&eacute;sidente ;<br />- <strong>Justin D'Agostino</strong>, PDG mondial de Herbert Smith Freehills Kramer, comme vice-pr&eacute;sident.</p>
<p>Trois nouveaux membres ont &eacute;galement rejoint le Conseil ex&eacute;cutif : Sara Akbar (Oilserv), Eduardo Dami&atilde;o Gon&ccedil;alves (Mattos Filho) et Helena Melnikov (DIHK).</p>
<p>Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la CCI, <strong>John W.H. Denton</strong>, a salu&eacute; ces nominations : &laquo; Ces nominations soulignent l'engagement continu de la CCI en faveur de l'excellence et d'un leadership r&eacute;gionalement diversifi&eacute;, rassemblant des dirigeants d'Afrique, d'Asie et d'ailleurs &raquo;.</p>
<h2>Pourquoi ces nominations sont historiques</h2>
<p>Fond&eacute;e en 1919, la CCI est la plus grande organisation mondiale d'entreprises. Elle joue un r&ocirc;le majeur dans la promotion du commerce international, la d&eacute;fense des int&eacute;r&ecirc;ts des entreprises aupr&egrave;s des institutions internationales et la facilitation des &eacute;changes.</p>
<p>Pendant plus d'un si&egrave;cle, ses instances dirigeantes sont rest&eacute;es largement domin&eacute;es par l'Europe et l'Am&eacute;rique du Nord. L'&eacute;lection de Singhania, un Indien, et la nomination d'Enonchong, une Camerounaise, marquent un <strong>tournant d&eacute;cisif</strong>.</p>
<p>Pour Enonchong, c'est aussi une reconnaissance personnelle. Membre du conseil ex&eacute;cutif de la CCI depuis quatre ans, elle s'est concentr&eacute;e sur la repr&eacute;sentation des int&eacute;r&ecirc;ts des entreprises africaines, des PME et du secteur des technologies num&eacute;riques.</p>
<p>Son engagement lui a valu une r&eacute;putation d'activiste infatigable pour l'entrepreneuriat et l'innovation en Afrique. Sa nomination est per&ccedil;ue comme un signe de la mont&eacute;e en puissance des entrepreneurs africains dans les sph&egrave;res o&ugrave; se dessinent les grandes orientations de l'&eacute;conomie mondiale.</p>
<h2>Ce que cela change pour l'Afrique</h2>
<p>Pour le Cameroun et pour l'Afrique, la nomination de Rebecca Enonchong est une <strong>source d'espoir</strong>.</p>
<p>Elle offre au continent une <strong>repr&eacute;sentante de premier plan</strong> au c&oelig;ur des d&eacute;cisions qui fa&ccedil;onnent l'avenir du commerce international.</p>
<p>Dans un contexte o&ugrave; les &eacute;changes commerciaux entre l'Afrique et le reste du monde ne cessent de cro&icirc;tre, la voix d'Enonchong portera les int&eacute;r&ecirc;ts des entreprises africaines, des startups technologiques et des PME.</p>
<p>C'est aussi un signal adress&eacute; aux jeunes entrepreneurs du continent : l'Afrique a sa place &agrave; la table des grandes d&eacute;cisions &eacute;conomiques mondiales.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 14:00:21</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Maison hantée à Douala : le féticheur s'enfuit]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93686/11:1/cameroun-maison-hantee-a-douala-le-feticheur-senfuit-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Dans la nuit de mardi à mercredi à Bonaberi, un féticheur réputé
« très fort » a pris la fuite en plein rituel de désenvoûtement,
laissant derrière lui un délég...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans la nuit de mardi &agrave; mercredi &agrave; Bonaberi, un f&eacute;ticheur r&eacute;put&eacute; &laquo; tr&egrave;s fort &raquo; a pris la fuite en plein rituel de d&eacute;senvo&ucirc;tement, laissant derri&egrave;re lui un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; m&eacute;dical d&eacute;sempar&eacute;, une maison aux bruits de chantier et une question qui hante tout le quartier de Mambanda : qu'a-t-il bien pu voir ?</p>
<p>Minuit. Quartier Mambanda-Bonaberi, au lieu-dit &laquo; Petit Mar&eacute;cage &raquo;. Douala IV.</p>
<p>Une patrouille de gendarmerie fend la nuit. Soudain, un bruit. Provenant d'une maison.</p>
<p>Les militaires s'approchent. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; du portail, un homme. Tremblant. Valentin T., 44 ans, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; m&eacute;dical.</p>
<p>Son audition va r&eacute;v&eacute;ler une histoire &agrave; donner froid dans le dos.</p>
<p>Des bruits de chantier, la nuit. Des marteaux, des scies, des voix &ndash; alors que la villa est achev&eacute;e depuis des mois. Un pr&ecirc;tre, de l'eau b&eacute;nite. Un exorciste, un rituel. Un r&eacute;pit. Puis le retour des forces obscures.</p>
<p>Et pour finir, un f&eacute;ticheur venu de Bekoko, un certain &laquo; Malho Malho &raquo;. R&eacute;put&eacute; &laquo; tr&egrave;s fort &raquo;. Capable de &laquo; vision &agrave; distance &raquo;. Il a diagnostiqu&eacute; : la maison est hant&eacute;e. Par quoi ? La suite de l'article ne le dit pas. Mais une chose est s&ucirc;re : le f&eacute;ticheur a pris ses jambes &agrave; son cou en plein rituel.</p>
<p>Que s'est-il pass&eacute; dans cette maison ? Et surtout, qu'a-t-il vu pour s'enfuir en catastrophe ?</p>
<p>L'histoire est r&eacute;elle. Elle est sign&eacute;e Cameroon Tribune. Et elle fait d&eacute;j&agrave; le tour des r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>Une villa, quatre ans de travaux, une vie r&ecirc;v&eacute;e</h2>
<p>Valentin T. est un homme comme tant d'autres. D&eacute;l&eacute;gu&eacute; m&eacute;dical de 44 ans, il a consacr&eacute; quatre ans de sa vie &agrave; construire sa villa &agrave; Bonaberi, dans le 4e arrondissement de Douala.</p>
<p>Trois chambres, deux douches, un salon, une cuisine. Le tout dans une barri&egrave;re soigneusement ferm&eacute;e.</p>
<p>D&eacute;but 2026. Enfin. Valentin, son &eacute;pouse, leurs trois enfants et un beau-fr&egrave;re emm&eacute;nagent.</p>
<p>La premi&egrave;re semaine est paisible. Le calme avant la temp&ecirc;te.</p>
<h2>Les bruits de minuit</h2>
<p>Un soir, alors que l'horloge sonne minuit, des bruits s'&eacute;l&egrave;vent du salon. Une &laquo; ambiance de chantier &raquo;, racontera Valentin aux gendarmes.</p>
<p>Des marteaux qui frappent. Des scies qui grincent. Des voix &eacute;touff&eacute;es. Pourtant, la maison est achev&eacute;e. Pourtant, il n'y a personne.</p>
<p>Valentin entend. Il n'ose pas aller voir.</p>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne se r&eacute;p&egrave;te. Nuit apr&egrave;s nuit.</p>
<h2>L'eau b&eacute;nite et le r&eacute;pit &eacute;ph&eacute;m&egrave;re</h2>
<p>Au bout d'une semaine de ces nuits blanches, Valentin consulte un pr&ecirc;tre.</p>
<p>Le religieux lui donne de l'eau b&eacute;nite. &Agrave; asperger dans la maison et aux alentours.</p>
<p>Pendant trois jours, le calme revient. Puis le &laquo; chantier &raquo; reprend. Les bruits sont toujours aussi &eacute;tranges, toujours aussi inqui&eacute;tants.</p>
<h2>L'exorciste et le mat&eacute;riel rituel</h2>
<p>Valentin ne baisse pas les bras. Il recourt &agrave; un pr&ecirc;tre exorciste.</p>
<p>Le rituel est plus &eacute;labor&eacute;. Notre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; m&eacute;dical ach&egrave;te du mat&eacute;riel. Suivant les indications de l'exorciste, il m&egrave;ne lui-m&ecirc;me l'op&eacute;ration.</p>
<p>Cette fois, la paix dure plus longtemps. Onze jours de tranquillit&eacute;.</p>
<h2>Le retour de l'ombre</h2>
<p>Valentin fait alors venir sa s&oelig;ur cadette, Blandine, qui attend un enfant.</p>
<p>Six jours apr&egrave;s son arriv&eacute;e, les bruits recommencent.</p>
<p>Valentin est &agrave; bout. Il ne sait plus &agrave; quel saint se vouer.</p>
<h2>&laquo; Malho Malho &raquo; : la derni&egrave;re carte</h2>
<p>Une connaissance lui parle d'un f&eacute;ticheur &laquo; tr&egrave;s fort &raquo;. Il vit &agrave; Bekoko. Il s'appelle &laquo; Malho Malho &raquo;.</p>
<p>Valentin le contacte. Le f&eacute;ticheur commence par une &laquo; vision &agrave; distance &raquo;.</p>
<p>Son diagnostic est sans appel : la maison est hant&eacute;e.</p>
<p>Par quoi ? Le texte s'arr&ecirc;te l&agrave;, laissant planer le myst&egrave;re.</p>
<p>Mais la suite, on la conna&icirc;t par les gendarmes : le f&eacute;ticheur est sorti en catastrophe de la maison en plein rituel. Il a pris la fuite. Laissant Valentin T., seul, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de son portail, au milieu de la nuit.</p>
<h2>La sc&egrave;ne vue par les gendarmes</h2>
<p>Les &eacute;l&eacute;ments de gendarmerie en patrouille ont entendu un bruit soudain. Ils se sont orient&eacute;s vers la maison. Ils ont trouv&eacute; un homme &agrave; c&ocirc;t&eacute; de son portail.</p>
<p>Valentin T. a &eacute;t&eacute; entendu. Son audition rel&egrave;ve du &laquo; bizarre &raquo;.</p>
<p>Le f&eacute;ticheur, lui, a disparu dans la nuit.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec CT</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 13:34:33</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: « Ni vice-président nommé, ni héritier désigné » : Siddiki]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93685/6:1/cameroun-ni-vice-president-nomme-ni-heritier-designe-siddiki-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Après des années de silence et de répression, le président du
Mouvement Patriotique du Salut Camerounais (MPSC), Aboubakary Siddiki,
sort de l'ombre pour dénonc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s des ann&eacute;es de silence et de r&eacute;pression, le pr&eacute;sident du Mouvement Patriotique du Salut Camerounais (MPSC), Aboubakary Siddiki, sort de l'ombre pour d&eacute;noncer la d&eacute;rive autoritaire du r&eacute;gime et la tentative de succession sur mesure, martelant une v&eacute;rit&eacute; que Yaound&eacute; voudrait &eacute;touffer : &laquo; Nous ne sommes plus en 1982. &raquo;</p>
<p>Il a pass&eacute; cinq ans en prison. Condamn&eacute; &agrave; 25 ans de r&eacute;clusion pour &laquo; hostilit&eacute; envers la patrie &raquo; et &laquo; outrage au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo;. Il a connu l'isolement, l'arbitraire, la torture morale. Il a vu ses enfants assister &agrave; son arrestation dans son bureau de Douala.</p>
<p>Pourtant, Aboubakary Siddiki n'a jamais pli&eacute;.</p>
<p>Aujourd'hui, le pr&eacute;sident du Mouvement Patriotique du Salut Camerounais (MPSC) brise un silence long de plusieurs mois. Et ce qu'il dit fait trembler les murs du palais de Yaound&eacute;.</p>
<p>&laquo; Nous ne sommes plus en 1982 &raquo;, lance-t-il, dans une d&eacute;claration qui r&eacute;sonne comme un coup de tonnerre dans le marigot politique camerounais.</p>
<p>L'annonce est claire : le MPSC refuse toute tentative de succession de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;. Il rejette en bloc la cr&eacute;ation d'un poste de vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;, qu'il qualifie de &laquo; remise en cause des principes d&eacute;mocratiques fondamentaux &raquo;.</p>
<p>Pour Siddiki, le Cameroun est &agrave; un tournant. Et ce tournant, il compte bien le prendre de front.</p>
<h2>Le contexte : une r&eacute;forme qui divise le Cameroun</h2>
<p>Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais adopte une r&eacute;vision constitutionnelle r&eacute;introduisant le poste de vice-pr&eacute;sident, supprim&eacute; en 1984. Le 15 avril, Paul Biya promulgue la loi. Le nouveau vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; directement par le chef de l'&Eacute;tat est charg&eacute; d'assurer la continuit&eacute; du pouvoir en cas de vacance.</p>
<p>Pour les observateurs, c'est un tournant. Pour l'opposition, c'est un &laquo; coup d'&Eacute;tat constitutionnel &raquo;. Pour Aboubakary Siddiki, c'est une ligne rouge.</p>
<p>&laquo; Cette r&eacute;forme n'a rien d'une avanc&eacute;e d&eacute;mocratique, explique-t-il. C'est un m&eacute;canisme de verrouillage du pouvoir, con&ccedil;u pour d&eacute;signer un successeur sans que le peuple n'ait son mot &agrave; dire. &raquo;</p>
<h2>&laquo; Nous ne sommes plus en 1982 &raquo; la charge de Siddiki</h2>
<p>La formule est percutante. Elle r&eacute;sume &agrave; elle seule l'&eacute;tat d'esprit du leader du MPSC.</p>
<p>1982, c'est l'ann&eacute;e o&ugrave; Paul Biya acc&egrave;de au pouvoir. Quarante-quatre ans plus tard, le Cameroun est toujours dirig&eacute; par le m&ecirc;me homme, &acirc;g&eacute; aujourd'hui de 93 ans.</p>
<p>&laquo; En 1982, le Cameroun &eacute;tait un pays diff&eacute;rent, poursuit Siddiki. Les Camerounais &eacute;taient patients. Ils croyaient en l'avenir. Mais aujourd'hui, la jeunesse a soif de changement. Elle ne supporte plus l'immobilisme. Elle ne supporte plus qu'on lui impose un dirigeant sans qu'elle ait le choix. &raquo;</p>
<p>L'opposant, qui se pr&eacute;sente comme le candidat du MPSC pour l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, d&eacute;nonce avec vigueur toute tentative de &laquo; succession de gr&eacute; &agrave; gr&eacute; &raquo;. Pour lui, la cr&eacute;ation d'un poste de vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; est une insulte &agrave; la souverainet&eacute; populaire.</p>
<p>&laquo; Un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;, c'est un vice-pr&eacute;sident qui ne doit de comptes qu'&agrave; celui qui l'a nomm&eacute;. Ce n'est pas un repr&eacute;sentant du peuple. C'est un h&eacute;ritier d&eacute;sign&eacute;. Et nous, nous disons non. &raquo;</p>
<h2>Le MPSC trace sa ligne politique</h2>
<p>Cette d&eacute;claration n'est pas un simple coup d'&eacute;clat. Elle s'inscrit dans une strat&eacute;gie politique claire, &agrave; l'approche des &eacute;ch&eacute;ances &agrave; venir.</p>
<p>Le MPSC, fond&eacute; en 2013, entend se positionner comme une alternative cr&eacute;dible au r&eacute;gime en place. Siddiki, qui a pass&eacute; cinq ans en prison pour ses convictions, incarne la r&eacute;sistance face &agrave; l'arbitraire.</p>
<p>Ses axes prioritaires sont connus :<br />- <strong>La r&eacute;solution de la crise anglophone</strong> par un dialogue national inclusif.<br />- <strong>La reconstruction du Grand Nord</strong>, d&eacute;vast&eacute; par Boko Haram.<br />- <strong>La lutte contre le ch&ocirc;mage des jeunes</strong>, estim&eacute; &agrave; 85 %.<br />- <strong>Les r&eacute;formes d&eacute;mocratiques</strong>, pour un &Eacute;tat de droit effectif.</p>
<p>&laquo; Le MPSC a une vision pour le Cameroun, affirme Siddiki. Une vision qui ne passe pas par la d&eacute;signation d'un successeur dans l'ombre, mais par la volont&eacute; populaire exprim&eacute;e dans les urnes. &raquo;</p>
<h2>Une prise de parole attendue, un homme qui paie le prix de ses convictions</h2>
<p>Aboubakary Siddiki n'est pas un novice en politique. Arr&ecirc;t&eacute; en ao&ucirc;t 2014 &agrave; Douala, il a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en octobre 2017 &agrave; 25 ans de prison pour &laquo; hostilit&eacute; envers la patrie &raquo; et &laquo; tentative d'insurrection &raquo;. Amnesty International a d&eacute;nonc&eacute; un &laquo; proc&egrave;s inique &raquo; et des &laquo; accusations sans preuves &raquo;.</p>
<p>Lib&eacute;r&eacute; en 2019, il a poursuivi son combat. Il a &eacute;t&eacute; de nouveau arr&ecirc;t&eacute; en novembre 2022. Mais rien n'y fait : l'homme est un roc.</p>
<p>&laquo; Ils m'ont arr&ecirc;t&eacute;. Ils m'ont emprisonn&eacute;. Ils m'ont condamn&eacute;. Mais ils ne m'ont pas fait taire &raquo;, glisse-t-il, dans un sourire qui en dit long.</p>
<p>Cette r&eacute;silience lui a valu le soutien de nombreuses r&eacute;gions, notamment du Grand Nord, o&ugrave; plus de 51 % de la population soutient ses aspirations politiques.</p>
<h2>La communaut&eacute; internationale dans le viseur</h2>
<p>Siddiki ne se contente pas de s'adresser aux Camerounais. Il interpelle aussi la communaut&eacute; internationale.</p>
<p>R&eacute;cemment, il a appel&eacute; le pape L&eacute;on XIV &agrave; user de son influence morale pour encourager une amnistie g&eacute;n&eacute;rale, un dialogue national inclusif et une transition politique transparente au Cameroun.</p>
<p>&laquo; Le monde regarde le Cameroun, lance-t-il. Et le monde ne peut pas rester silencieux face &agrave; ce qui se pr&eacute;pare : une succession verrouill&eacute;e, une d&eacute;mocratie bafou&eacute;e, un peuple priv&eacute; de son droit de choisir. &raquo;</p>
<h2>Ce qui attend le Cameroun</h2>
<p>L'&eacute;ch&eacute;ance est proche. Le r&eacute;gime de Yaound&eacute; semble d&eacute;termin&eacute; &agrave; poursuivre sa logique de verrouillage. Mais l'opposition, elle, ne compte pas se laisser faire.</p>
<p>&laquo; Nous ne sommes plus en 1982 &raquo;, r&eacute;p&egrave;te Siddiki. Cette phrase, devenue son mantra, est un avertissement. Un avertissement au pouvoir. Un avertissement &agrave; la communaut&eacute; internationale. Un avertissement aux Camerounais.</p>
<p>Le Cameroun est &agrave; un carrefour. D'un c&ocirc;t&eacute;, la continuit&eacute; autoritaire. De l'autre, la promesse d'un renouveau d&eacute;mocratique.</p>
<p>Aboubakary Siddiki a choisi son camp. Reste &agrave; savoir si les Camerounais suivront.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 12:28:29</pubDate>
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                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: 706 morts en un an : le bilan effroyable d'une présidentielle]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[706 morts, près de 1 500 arrestations arbitraires et une répression
systématique : le rapport accablant de la société civile
camerounaise dresse le portrait d'u...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>706 morts, pr&egrave;s de 1 500 arrestations arbitraires et une r&eacute;pression syst&eacute;matique : le rapport accablant de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise dresse le portrait d'un pays en sang apr&egrave;s la r&eacute;&eacute;lection contest&eacute;e de Paul Biya.</p>
<p>L'image est gla&ccedil;ante. Un document. Une page. Des chiffres. <strong>706 morts. 1494 arrestations.</strong></p>
<p>Ce n'est pas un film. Ce n'est pas un sc&eacute;nario catastrophe. C'est le Cameroun. Ann&eacute;e 2025. Ann&eacute;e d'une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle qui devait &ecirc;tre un moment de d&eacute;mocratie et qui s'est transform&eacute;e en cauchemar.</p>
<p>Derri&egrave;re ces chiffres, il y a des visages. Des m&egrave;res qui pleurent. Des p&egrave;res disparus. Des &eacute;tudiants arr&ecirc;t&eacute;s pour avoir partag&eacute; une publication sur les r&eacute;seaux sociaux. Des militants politiques ex&eacute;cut&eacute;s sommairement. Des observateurs &eacute;lectoraux jet&eacute;s en prison.</p>
<p>Le rapport produit par l'ONG "<strong>Un Monde Avenir</strong>", en collaboration avec 30 organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile, n'est pas une simple feuille de route. C'est un cri. C'est une accusation. C'est le miroir d'un pays o&ugrave; la parole se paie au prix du sang.</p>
<p>Et pendant que les chiffres s'accumulent, le pouvoir &agrave; Yaound&eacute; parle de "16 morts et 800 arrestations". Un &eacute;cart qui dit tout. Un &eacute;cart qui tue.</p>
<h2>2025, l'ann&eacute;e de tous les dangers</h2>
<p>Le 12 octobre 2025, les Camerounais se rendent aux urnes. L'enjeu est immense. Paul Biya, 92 ans, pr&eacute;sident depuis 1982, brigue un huiti&egrave;me mandat. Face &agrave; lui, Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre, incarne l'espoir du changement.</p>
<p>Le jour du scrutin, des observateurs de l'ONG "Un Monde Avenir" sont d&eacute;ploy&eacute;s sur tout le territoire. <strong>800 observateurs</strong>. Leur mission : garantir la transparence. Leur r&eacute;compense : l'arrestation. Cinq d'entre eux sont interpell&eacute;s &agrave; Ngaound&eacute;r&eacute; alors qu'ils exer&ccedil;aient leur mission d'observation ind&eacute;pendante.</p>
<p>Le 27 octobre, le Conseil constitutionnel proclame la r&eacute;&eacute;lection de Paul Biya avec 53,66 % des voix. Aussit&ocirc;t, l'opposition crie &agrave; la fraude. Issa Tchiroma Bakary s'autoproclame vainqueur. La rue s'embrase.</p>
<h2>Une r&eacute;pression d'une violence inou&iuml;e</h2>
<p>&Agrave; partir du 26 octobre, les forces de s&eacute;curit&eacute; r&eacute;pondent aux manifestations par des tirs &agrave; balles r&eacute;elles et des gaz lacrymog&egrave;nes. Les t&eacute;moignages recueillis par Human Rights Watch font &eacute;tat d'un usage disproportionn&eacute; de la force.</p>
<p>Le gouvernement camerounais annonce officiellement <strong>16 morts</strong> et "plus de 800 interpellations". Le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, qualifie les victimes "<strong>d'assaillants neutralis&eacute;s</strong>".</p>
<p>Mais les organisations de d&eacute;fense des droits humains ne partagent pas cette version.</p>
<h2>Le rapport "Un Monde Avenir" : des chiffres qui donnent le vertige</h2>
<p>En mai 2026, lors de la 87e session de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples &agrave; Banjul, en Gambie, l'ONG "Un Monde Avenir" pr&eacute;sente un rapport accablant.</p>
<p>Le bilan est sans appel :<br />- <strong>706 morts</strong><br />- <strong>1494 arrestations arbitraires</strong></p>
<p>Des chiffres qui d&eacute;passent de loin les bilans officiels. Selon Philippe Nanga, coordinateur de l'ONG, les chiffres gouvernementaux sont "loin de ce qui est partag&eacute; par plusieurs sources".</p>
<p>L'ONG d&eacute;nonce &eacute;galement :<br />- <strong>40 ex&eacute;cutions sommaires</strong><br />- Des arrestations visant des militants politiques, des leaders d'opinion, des activistes et m&ecirc;me des <strong>mineurs</strong><br />- La <strong>mort en d&eacute;tention</strong> de l'activiste Anicet Ekane<br />- Des difficult&eacute;s d'acc&egrave;s aux h&ocirc;pitaux, emp&ecirc;chant un d&eacute;compte complet des victimes</p>
<p>"Ce sont des cas flagrants de violation des droits de l'homme", d&eacute;clare Philippe Nanga.</p>
<h2>Un contraste saisissant entre les chiffres officiels et la r&eacute;alit&eacute;</h2>
<p>&nbsp;</p>
<table style="border-collapse: collapse; width: 100%;" border="1">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">Source&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">Morts&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">Arrestations&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">"Un Monde Avenir" / OSC</td>
<td style="width: 31.295%;">706&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">1494&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">&nbsp;Gouvernement camerounais</td>
<td style="width: 31.295%;">16&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">+800</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">Human Rights Watch&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">Plusieurs dizaines</td>
<td style="width: 31.295%;">312+</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">Sources ONU (cit&eacute;es par Reuters)</td>
<td style="width: 31.295%;">48&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">-</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ce tableau, &eacute;tabli &agrave; partir des donn&eacute;es disponibles, r&eacute;v&egrave;le un &eacute;cart abyssal.</p>
<h2>La communaut&eacute; internationale s'alarme</h2>
<p>Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker T&uuml;rk, s'&eacute;tait inqui&eacute;t&eacute; d&egrave;s septembre 2025 des restrictions "croissantes" de l'espace civique au Cameroun.</p>
<p>Le 30 octobre 2025, le Bureau des droits de l'homme de l'ONU s'est dit "alarm&eacute; par les informations faisant &eacute;tat de plusieurs personnes tu&eacute;es lors de manifestations".</p>
<p>Human Rights Watch a d&eacute;nonc&eacute; une r&eacute;pression "meurtri&egrave;re" et appel&eacute; &agrave; des enqu&ecirc;tes ind&eacute;pendantes.</p>
<h2>2026 : l'heure des comptes</h2>
<p>Alors que le Cameroun entre dans une nouvelle ann&eacute;e, les plaies sont loin d'&ecirc;tre referm&eacute;es. Le rapport "Un Monde Avenir" continue de faire des vagues. La soci&eacute;t&eacute; civile exige des comptes.</p>
<p>"Nous demandons l'ouverture d'enqu&ecirc;tes ind&eacute;pendantes, la lib&eacute;ration des d&eacute;tenus d'opinion et la fin des arrestations li&eacute;es aux opinions politiques", mart&egrave;le l'ONG.</p>
<p>Pendant ce temps, Paul Biya a pr&ecirc;t&eacute; serment pour un huiti&egrave;me mandat. Le pouvoir est intact. Mais &agrave; quel prix ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 11:46:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Un homme à été brûlé vivant à Baloum-ouest du Cameroun ! Le chef et ses complices doivent répondre]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Diffo Steve Achille a été brulé vif dans la localité de Baloum,
arrondissement de Penka Michel à l’Ouest du Cameroun par un groupe
de jeunes, sous l’œil complic...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Diffo Steve Achille a &eacute;t&eacute; brul&eacute; vif dans la localit&eacute; de Baloum, arrondissement de Penka Michel &agrave; l&rsquo;Ouest du Cameroun par un groupe de jeunes, sous l&rsquo;&oelig;il complice de chef de la localit&eacute; Naoussi Charly Constant. Avec lui, un autre jeune &agrave; &eacute;t&eacute; tu&eacute; dans la m&ecirc;me localit&eacute;. La nouvelle a &eacute;mu le Cameroun de parts en parts. L&rsquo;opinion publique r&eacute;clame justice alors que le chef a pris la poudre d&rsquo;escampettes.</p>
<p>Le pr&eacute;texte est plut&ocirc;t fallacieux &laquo; Vol de vieilles t&ocirc;les &raquo; et le jugement sans appel &laquo; brul&eacute; vif sur la cour duvillage &raquo; Un crime qui d&eacute;passe la compr&eacute;hension humaine.</p>
<p>Des images insoutenables. Des traitements inhumains et d&eacute;gradants. Tout un village en &eacute;moi et un pays constern&eacute;. Les r&eacute;seaux sociaux en ont faits un large &eacute;cho. Les lamentations de Steve Achille n&rsquo;ont servi &agrave; rien. Devant la furie de ses bourreaux, il a implor&eacute; &laquo; Je ne suis pas un voleur &raquo; Devant la mort et cette ex&eacute;cution extrajudiciaire, il a plaid&eacute; &laquo; appelez mon p&egrave;re &raquo; pour qu&rsquo;il t&eacute;moigne de son innocence. Rien n&rsquo;y fit.</p>
<p>Tortur&eacute; et malmen&eacute; par ses bourreaux, le jeune a implor&eacute; la cl&eacute;mence du chef qui lui a plut&ocirc;t intim&eacute; de &laquo; faire ses derni&egrave;res &raquo; pri&egrave;res. La seule dol&eacute;ance qu&rsquo;on accorde aux condamn&eacute;s en route pour le peloton d&rsquo;ex&eacute;cution. Le chef avait ainsi donn&eacute; sa sentence de mort &agrave; un homme qui, dans un pays r&eacute;gi par des lois comme le <strong>Cameroun</strong>, tout citoyen a droit &agrave; une justice &eacute;quitable. Les faits anodins et ressemblent &agrave; un montage de film hollywoodien pr&eacute;par&eacute; &agrave; l&rsquo;avance.</p>
<p>Vendredi 5 Juin 2026, la victime a &eacute;t&eacute; invit&eacute; par son ami <strong>Bostel Kamta</strong> &agrave; le rejoindre &agrave; Baloum. Arriv&eacute; sur les lieux et contre toute attente, il a &eacute;t&eacute; accuse de vol de vieilles t&ocirc;les. Du coup, la m&eacute;canique s&rsquo;est mise en branle. On l&rsquo;a arr&ecirc;t&eacute;, ligot&eacute; et entrain&eacute; dans la cour royale. Malgr&eacute; le plaidoyer de son ami Kamta<em> &laquo; Ne le tuez pas, il ne connait rien, il n&rsquo;a pas vol&eacute;, laissez-le et tuez-moi &raquo;</em></p>
<p>La suite est effroyable &laquo;<em> il a &eacute;t&eacute; train&eacute; sur la voie publique &agrave; Baloum par ses bourreaux qui l&rsquo;ont fracass&eacute; le crane avec une &eacute;norme pierre et l&rsquo;ont brul&eacute; vif &agrave; l&rsquo;aide des pneus asperg&eacute; d&rsquo;essence &raquo;</em></p>
<p>Devant ce crime macabre digne du moyen &acirc;ge, la clameur populaire est mont&eacute; d&rsquo;un cran, r&eacute;clamant &laquo; justice pour Diffo Steve Achille &raquo;, l&rsquo;onde de choc a travers&eacute; les fronti&egrave;res de <strong>Baloum</strong> et la t&ecirc;te du chef Naoussi Charly Constant et ses complices r&eacute;clam&eacute;s. Les familles des 2 victimes ont port&eacute; plainte CONTRE LE CHEF ET AUTRES pour Assassinat, complicit&eacute; d&rsquo;assassinat, s&eacute;questration, torture, non-assistance &agrave; personne en danger, destruction de preuves, outrage &agrave; cadavre, association de malfaiteurs.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Ben Batana</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 08:54:23</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: PROMOTE 2026 : L'armée camerounaise casse les barrières et se dévoile au grand public]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Le showroom des Forces de Défense et de Sécurité est sans conteste
l'un des espaces les plus fréquentés de la 10ᵉ édition du Salon
International de l'Entreprise...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le showroom des Forces de D&eacute;fense et de S&eacute;curit&eacute; est sans conteste l'un des espaces les plus fr&eacute;quent&eacute;s de la 10ᵉ &eacute;dition du Salon International de l'Entreprise, de la PME et du Partenariat (PROMOTE 2026). Ce mercredi 17 juin, la visite du Ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Pr&eacute;sidence charg&eacute; de la D&eacute;fense, Joseph Beti Assomo, en compagnie du Secr&eacute;taire d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense charg&eacute; de la Gendarmerie Nationale, du chef d'&Eacute;tat-major, de hauts responsables militaires et d'officiers g&eacute;n&eacute;raux, a donn&eacute; un &eacute;clat particulier &agrave; cette vitrine des arm&eacute;es camerounaises.</p>
<p>Dans les all&eacute;es du stand, les visiteurs d&eacute;couvrent un univers souvent m&eacute;connu. Armes, &eacute;quipements sp&eacute;cialis&eacute;s, tenues militaires, maquettes, outils de communication et mat&eacute;riels d'intervention sont expos&eacute;s &agrave; la curiosit&eacute; du public. L'objectif est clair : rapprocher l'arm&eacute;e des populations, d&eacute;mystifier ses missions et permettre aux citoyens de mieux comprendre le travail quotidien des femmes et des hommes qui assurent la d&eacute;fense et la s&eacute;curit&eacute; du pays.</p>
<p>Le G&eacute;nie Militaire, la Marine Nationale, l'Arm&eacute;e de l'Air, la Gendarmerie Nationale, l'&Eacute;tat-Major des Arm&eacute;es, la Direction des Ressources Humaines, la Division de la Communication, l'Atelier Central de Confection des Arm&eacute;es et de la Gendarmerie ainsi que plusieurs autres structures pr&eacute;sentent leurs r&eacute;alisations, leurs innovations et leurs perspectives de carri&egrave;re.</p>
<p>L'un des p&ocirc;les qui attire le plus l'attention est celui des Sapeurs-pompiers. V&eacute;ritables soldats de l'urgence, ils mettent en avant leur expertise dans la gestion des incendies, des accidents de la circulation, des catastrophes et des op&eacute;rations de sauvetage. Chaque ann&eacute;e, le Corps national des Sapeurs-pompiers r&eacute;alise plus de 3 000 interventions sur l'ensemble du territoire national, sauvant des vies et prot&eacute;geant les biens dans des situations souvent critiques.</p>
<p>Au-del&agrave; des d&eacute;monstrations techniques, les arm&eacute;es mettent &eacute;galement en avant leur dimension sociale et humanitaire. La Direction de la Sant&eacute; Militaire offre gratuitement aux visiteurs des consultations de proximit&eacute;, avec prise des param&egrave;tres vitaux et conseils de pr&eacute;vention. Une campagne de don volontaire de sang a &eacute;galement &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e sur le site, permettant aux populations de participer &agrave; un geste citoyen et salvateur des militaires engag&eacute;s au front.</p>
<p>&Agrave; PROMOTE 2026, les Forces de D&eacute;fense et de S&eacute;curit&eacute; ne se contentent pas d'exposer leurs &eacute;quipements. Elles ouvrent leurs portes, dialoguent avec les citoyens et renforcent un lien essentiel entre l'arm&eacute;e et la nation. Une d&eacute;marche de proximit&eacute; salu&eacute;e par les nombreux visiteurs venus d&eacute;couvrir une institution au service de la paix, de la s&eacute;curit&eacute; et du d&eacute;veloppement du Cameroun.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-06-18 07:46:22</pubDate>
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