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    <title>Le flux rss de camer.be</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be</title>
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    <lastBuildDate>Fri, 01 May 2026 02:18:54 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Il ya un an nous quittait Richard Ambang Mbadjé,un &quot;amant diabolique&quot; de Marinette Dikoum]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93185/11:1/cameroun-il-ya-un-an-nous-quittait-richard-ambang-mbadjeun-amant-diabolique-de-marinette-dikoum-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Né le 1er janvier 1948 à NGUETE – NTUI Richard Ambang Mbadjé
était avant l’assassinat de Vincent Dikoum, sergent-chef en service
au ministère des Forces armées....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; le 1er janvier 1948 &agrave; NGUETE &ndash; NTUI Richard Ambang Mbadj&eacute; &eacute;tait avant l&rsquo;assassinat de Vincent Dikoum, sergent-chef en service au minist&egrave;re des Forces arm&eacute;es.</p>
<p>Je saisis le pr&eacute;texte de son d&eacute;c&egrave;s pour vous rappeler l&rsquo;affaire Dikoum et son r&ocirc;le dans l&rsquo;affaire. Une histoire qui a profond&eacute;ment marqu&eacute; les Camerounais d&rsquo;une certaine g&eacute;n&eacute;ration et a &eacute;branl&eacute; les valeurs.<br />&nbsp;<br />Dans la nuit du 29 janvier 1983, monsieur Vincent Dikoum &acirc;g&eacute; de 37 ans, cadre &agrave; la CAMBANK &nbsp;est sauvagement assassin&eacute; par des hommes de main recrut&eacute;s par son &eacute;pouse Marinette Ndom&egrave; et son amant de Richard Ambang Mbadj&eacute; ; Il s&rsquo;agit des d&eacute;nomm&eacute;s Pouli, Ndzana et Ombout&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;assassinat de Vincent Dikoum survient apr&egrave;s une premi&egrave;re tentative d&rsquo;assassinat manqu&eacute;e ; une semaine avant l&rsquo;assassinat plus pr&eacute;cis&eacute;ment dans la nuit du 20 au 21 janvier 1983.</p>
<p>En effet, les nomm&eacute;s Omboute Jean Pierre, Ndzana Louis -Bertin &nbsp;et Pouli Roger &nbsp;avaient d&eacute;j&agrave; tent&eacute; d&rsquo;assassiner monsieur Vincent Dikoum. &nbsp;</p>
<p>Ils avaient &eacute;t&eacute; recrut&eacute;s par le sergent-chef Ambang Mbadj&eacute;. Embusqu&eacute;s dans un bosquet &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du domicile des Dikoum et arm&eacute;s chacun d&rsquo;un poignard, ils voulaient prendre par surprise &agrave; son retour du travail et l&rsquo;assassiner. Seulement, tout ne se passera pas comme pr&eacute;vu.&nbsp;</p>
<p>Il est environ minuit lorsque M.Dikoum regagne son domicile. Il marque un temps d&rsquo;arr&ecirc;t devant sa villa et descend de son v&eacute;hicule pour ouvrir son portail. Il s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; retourner dans son v&eacute;hicule lorsque deux malfaiteurs surgissent de leur cachette. Emport&eacute; par l&rsquo;instinct de survie, il va se mettre &agrave; crier prendre la fuite &eacute;chappant ainsi &agrave; ses bourreaux.</p>
<p>&nbsp;Ses poursuivants d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s vont s&rsquo;&eacute;vanouir dans la brousse. Bien qu&rsquo;ayant entendu les cris de d&eacute;tresse de son &eacute;poux, Marinette Ndom&egrave; a ordonn&eacute; aux jeunes qui vivaient avec eux de mettre la concession dans l&rsquo;obscurit&eacute; et elle va les emp&ecirc;cher de sortir. Alors que munis de torches et de machettes, ceux-ci voulaient aller au secours de Vincent Dikoum.</p>
<p>La premi&egrave;re tentative d&rsquo;assassinat venait ainsi de se solder par un cuisant &eacute;chec. Le lendemain matin, Marinette s&rsquo;en va fondre en larmes dans les bras de son amant qui lui aussi ne peut retenir ses larmes.</p>
<p>Les conjur&eacute;s d&eacute;cident alors de concevoir un nouveau stratag&egrave;me pour &eacute;liminer monsieur Dikoum. Ndom&eacute; leur promet m&ecirc;me une forte somme de 3 millions de FCFA &agrave; chacun en cas de r&eacute;ussite de l&rsquo;op&eacute;ration. Ambang r&eacute;unit &agrave; nouveau ses hommes de main pour pr&eacute;parer l'ex&eacute;cution du plan macabre.&nbsp;</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, Ndom&eacute; Marinette s&rsquo;occupe &agrave; faire partir de chez elle Mono Bloc L&eacute;a Mbome et Essame Nkongue Jean, deux jeunes &eacute;tudiants qui vivent sous son toit. Ceux-ci pourraient &ecirc;tre un obstacle &agrave; la r&eacute;alisation du plan macabre.&nbsp;<br />&nbsp;<br />Le vendredi 28 janvier 1983 vers 18h30, une derni&egrave;re s&eacute;ance de travail s'est r&eacute;unie chez Ambang Mbadje &agrave; Etoudi, &nbsp;Marinette Ndom&eacute;, Oumboute, Djana et Pouli pour finaliser la pr&eacute;paration de l'ex&eacute;cution du plan macabre.&nbsp;</p>
<p>Cette nuit-l&agrave; ; munis de longs poignards, les trois hommes p&eacute;n&egrave;trent dans la chambre du pauvre Dikoum endormi et l&rsquo;assassine froidement. Le forfait commis, Marinette prend le volant pour aller jeter le cadavre de son mari.&nbsp;</p>
<p>Elle est accompagn&eacute;e de ses complices. Les conjur&eacute;s iront jeter le cadavre de monsieur Dikoum dans le fleuve Sanaga. Le corps est soigneusement attach&eacute; &agrave; une pierre avant d&rsquo;&ecirc;tre jet&eacute; &agrave; l&rsquo;eau; ce afin d&rsquo;&eacute;viter qu&rsquo;il ne remonte en surface.&nbsp;</p>
<p>Le commando dirig&eacute; par Ambang Mbadj&eacute; se disperse. Ndjana et Pouli prennent la route de Ntui. Ambang, Oumboute et Ndom&eacute; quant &agrave; eux retournent au domicile des Dikoum pour effacer toutes les traces du crime.</p>
<p>Le lendemain matin, vers 11 heures, Ndom&eacute; Marinette se rend chez sa coiffeuse &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de police. De retour chez elle, Ndom&eacute; r&eacute;unit ses enfants qu&rsquo;elle va laisser chez son amant. Avec son amant, elle se rend &agrave; Nguete par Ntui, le village natal de celui-ci. Ils y retrouvent Ndjana et Pouli .</p>
<p>Ambang Mbadje pr&eacute;sente Ndom&eacute; &agrave; sa famille comme &eacute;tant sa fianc&eacute;e. Apr&egrave;s une nuit pass&eacute;e au village, Ndom&egrave; et son amant diabolique regagnent Yaound&eacute; le dimanche soir.<br />Un crime n&rsquo;&eacute;tant jamais parfait, les assassins ont laiss&eacute; plusieurs indices qui vont permettre &agrave; la police de les confondre. Devant ce faisceau d&rsquo;indices concordant contre elle, Marinette passe aux aveux et reconna&icirc;t &ecirc;tre l&rsquo;instigatrice de l&rsquo;assassinat de son &eacute;poux.&nbsp;</p>
<p>Elle a tu&eacute; son &eacute;poux pour pouvoir filer le parfait amour avec Ambang Mbadje Richard.&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;amant Ambang Mbadje et un autre ex&eacute;cuteur Jean-Pierre Omboute sont en cavale. Le mandat d&rsquo;arr&ecirc;t de Ambang qui s&rsquo;&eacute;tait enfui en Centrafrique a &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute; le 12 ao&ucirc;t 1983. Il est arr&ecirc;t&eacute; et extrad&eacute; au Cameroun un peu plus de 6 mois apr&egrave;s le crime commis au quartier a&eacute;roport &agrave; Yaound&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Au moment de son arrestation en Centrafrique, il avait cherch&eacute; une faille pour &eacute;chapper &agrave; son extradition. Il va demander aux autorit&eacute;s centrafricaines de le consid&eacute;rer comme un r&eacute;fugi&eacute; politique. Ce qui explique le temps assez long pris par les autorit&eacute;s centrafricaines pour autoriser cette extradition. Ceux-ci tenaient &agrave; s&rsquo;assurer que celui-ci n&rsquo;avait pas d'ant&eacute;c&eacute;dent politique et &eacute;tait r&eacute;ellement un criminel recherch&eacute;.</p>
<p>Marinette Ndom&egrave; Dikoum et ses complices seront jug&eacute;s et condamn&eacute;s en juillet 1984 au tribunal de grande instance du Mfoundi : &nbsp;<em>&laquo; &nbsp;Le tribunal condamne mbang Mbadj&eacute; Richard, Madame Dikoum n&eacute;e Ndome Dinde Marinette, Omboute Nkou Jean Pierre, Ndzana Louis Bertin &agrave; la peine de mort par fusillade &agrave; la place publique. Condamne Pouli Roger &agrave; 10 ans d&rsquo;emprisonnement ferme. D&eacute;cerne un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;audience &agrave; l&rsquo;encontre du condamn&eacute; &agrave; mort Omboute Nkou Jean pierre en fuite &raquo;</em> ; Les condamn&eacute;s feront appel et la sentence sera confirm&eacute;e en appel.&nbsp;</p>
<p>Apr&egrave;s des d&eacute;cennies de d&eacute;tention ; les assassins qui &eacute;taient &agrave; la prison de Yoko, de Mfou et Tchollir&eacute; ont &eacute;t&eacute; tous lib&eacute;r&eacute;s. Marinette vit en France et ses complices sont retourn&eacute;s dans leurs villages respectifs.&nbsp;</p>
<p>Je reviens sur cette affaire dans mon livre : <strong>Rivi&egrave;re de sang.</strong><br />Disponible Yaound&eacute; : &nbsp;<strong>6 71 99 66 68</strong><br />Librairie des peuples noirs, mont&eacute;e SNI,immeuble Don Bosco<br />Douala : <strong>6 99 25 15 80 - 6 99 25 15 80</strong><br />Librairie Professionnelle Douala- Face Somatel&nbsp;</p>
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      <pubDate>2026-04-30 18:41:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Pasteur polygame en Floride : l’auteur d’un livre sur l’amour conjugal arrêté]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:10,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;R\u00e9LIGION&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93184/10:1/etats-unis-pasteur-polygame-en-floride-lauteur-dun-livre-sur-lamour-conjugal-arrete-united-states.html</link>
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      <description><![CDATA[Un pasteur de 62 ans prêchait la fidélité. Il est arrêté pour
polygamie en Floride. Ironie du sort : il écrivait un livre sur
l’amour conjugal.

UNE ARRESTATION...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un pasteur de 62 ans pr&ecirc;chait la fid&eacute;lit&eacute;. Il est arr&ecirc;t&eacute; pour polygamie en Floride. Ironie du sort : il &eacute;crivait un livre sur l&rsquo;amour conjugal.</p>
<h2>Une arrestation dans la paisible communaut&eacute; de The Villages &nbsp;</h2>
<p>Leslie Williams, pasteur de 62 ans, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; cette semaine dans <strong>The Villages</strong> en Floride. Cette communaut&eacute; de retrait&eacute;s est r&eacute;put&eacute;e pour sa tranquillit&eacute; et sa vie sociale intense. Williams y dirigeait son propre minist&egrave;re. Les autorit&eacute;s ont agi sur la base d&rsquo;un mandat &eacute;mis en G&eacute;orgie. L&rsquo;homme est recherch&eacute; pour <strong>polygamie</strong> depuis d&eacute;but avril 2026. Aux &Eacute;tats-Unis, cette pratique est strictement interdite. Le pasteur affichait publiquement en d&eacute;cembre dernier son mariage avec une femme pr&eacute;nomm&eacute;e Cindi sur Facebook. Les f&eacute;licitations affluaient alors sans suspicion.</p>
<h2>Pourquoi un pasteur sp&eacute;cialiste de l&rsquo;amour conjugal tombe pour polygamie &nbsp;</h2>
<p>La <strong>polygamie</strong> se d&eacute;finit comme le fait d&rsquo;&ecirc;tre mari&eacute; &agrave; plusieurs personnes simultan&eacute;ment. Williams est accus&eacute; d&rsquo;avoir contract&eacute; plusieurs mariages sans en dissoudre les pr&eacute;c&eacute;dents. Son minist&egrave;re &eacute;tait centr&eacute; sur la promotion du couple unique et de l&rsquo;engagement. L&rsquo;&eacute;cart entre son discours public et sa vie priv&eacute;e interroge. Les causes peuvent &ecirc;tre multiples : une tentative de concilier des croyances religieuses personnelles avec la loi, ou un ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;emprise psychologique. Le pasteur est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;un livre publi&eacute; en 2017, consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;amour conjugal. Il y appelait les hommes &agrave; pr&eacute;server leur relation face aux &eacute;preuves. Aujourd&rsquo;hui, ses &eacute;crits r&eacute;sonnent comme une contradiction flagrante.</p>
<h2>Comment la loi am&eacute;ricaine traque la polygamie &nbsp;</h2>
<p>Le syst&egrave;me juridique am&eacute;ricain interdit la polygamie dans les 50 &Eacute;tats, m&ecirc;me si l&rsquo;Utah a d&eacute;p&eacute;nalis&eacute; partiellement certaines formes en 2020. La Floride et la G&eacute;orgie consid&egrave;rent ce d&eacute;lit comme un crime. Le m&eacute;canisme proc&eacute;dural repose sur un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t &eacute;mis par un &Eacute;tat et ex&eacute;cut&eacute; par un autre. Williams a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; en Floride pour des faits pr&eacute;sum&eacute;s commis en G&eacute;orgie. Les autorit&eacute;s v&eacute;rifient d&eacute;sormais l&rsquo;existence d&rsquo;autres unions non d&eacute;clar&eacute;es. Les r&eacute;seaux sociaux, en particulier Facebook, servent de preuves dans ce type d&rsquo;affaires. Le post public de d&eacute;cembre sur son mariage avec Cindi est un &eacute;l&eacute;ment &agrave; charge. La communaut&eacute; de The Villages est sous le choc, car Williams y &eacute;tait une figure respect&eacute;e.</p>
<p>Une condamnation pour polygamie peut entra&icirc;ner une peine de prison et une amende. Les &eacute;pouses potentielles pourraient t&eacute;moigner. L&rsquo;&Eacute;glise locale devra g&eacute;rer le scandale et la d&eacute;fiance des fid&egrave;les. L&rsquo;affaire affecte l&rsquo;image des communaut&eacute;s de retrait&eacute;s comme The Villages. Ces lieux, per&ccedil;us comme des havres de libert&eacute;, pourraient &ecirc;tre scrut&eacute;s plus &eacute;troitement par les forces de l&rsquo;ordre. Le livre de Williams sera probablement retir&eacute; de la vente. L&rsquo;ironie de son discours sur l&rsquo;engagement marquera les esprits.</p>
<p>Comment concilier l&rsquo;auteur d&rsquo;un manifeste sur l&rsquo;amour conjugal et l&rsquo;accus&eacute; de polygamie ? Le proc&egrave;s dira si la contradiction &eacute;tait ignorance, cynisme ou pathologie.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 17:31:35</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Nyamsi candidat à la FIFA : « Il faudra être courageux pour m’affronter »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:7,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SPORT&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93183/7:1/cameroun-nyamsi-candidat-a-la-fifa-il-faudra-etre-courageux-pour-maffronter-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un président de club camerounais défie l’establishment du football
mondial. Jean Crépin Nyamsi, patron de Dihep Di Nkam FC, annonce sa
candidature à la présiden...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un pr&eacute;sident de club camerounais d&eacute;fie l&rsquo;establishment du football mondial. Jean Cr&eacute;pin Nyamsi, patron de Dihep Di Nkam FC, annonce sa candidature &agrave; la pr&eacute;sidence de la FIFA. Sa d&eacute;claration choc secoue d&eacute;j&agrave; les lignes.</p>
<h2>Une annonce officielle venue du Cameroun &nbsp;</h2>
<p>Le 30 avril 2026, <strong>Jean Cr&eacute;pin Nyamsi</strong>, pr&eacute;sident du club <strong>Dihep Di Nkam FC</strong>, officialise sa candidature &agrave; la t&ecirc;te de la <strong>FIFA</strong>. L&rsquo;information est relay&eacute;e par ses propres canaux. Nyamsi s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidence de la <strong>FECAFOOT</strong>, la f&eacute;d&eacute;ration camerounaise de football. Il d&eacute;clare : &laquo; Il faudra &ecirc;tre courageux pour m&rsquo;affronter &raquo;. Aucun autre candidat n&rsquo;a encore r&eacute;agi officiellement. L&rsquo;&eacute;lection &agrave; la pr&eacute;sidence de la FIFA doit se tenir en 2027. Le Suisse Gianni Infantino est le pr&eacute;sident en exercice depuis 2016.</p>
<h2>Pourquoi Nyamsi tente ce pari apparemment disproportionn&eacute; &nbsp;</h2>
<p>La <strong>candidature &agrave; la FIFA</strong> d&rsquo;un dirigeant de club camerounais sort du cadre habituel. Les postulants viennent g&eacute;n&eacute;ralement de grandes f&eacute;d&eacute;rations ou d&rsquo;institutions reconnues. Nyamsi cherche &agrave; incarmer une rupture avec le syst&egrave;me des favoris. Son &eacute;chec &agrave; la FECAFOOT ne l&rsquo;a pas dissuad&eacute;. Au contraire, il utilise cette notori&eacute;t&eacute; pour exister sur la sc&egrave;ne internationale. L&rsquo;objectif r&eacute;el n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas de gagner, mais de peser sur les d&eacute;bats. Une candidature africaine, m&ecirc;me modeste, force les grands &eacute;lecteurs &agrave; prendre position. Le football camerounais pourrait gagner en visibilit&eacute;, quel que soit le r&eacute;sultat.</p>
<p>Comment fonctionne la m&eacute;canique d&rsquo;une candidature &agrave; la FIFA &nbsp;</p>
<p>La pr&eacute;sidence de la FIFA se d&eacute;finit comme un poste &eacute;lu par les 211 associations membres. Chaque f&eacute;d&eacute;ration nationale dispose d&rsquo;une voix. Pour se pr&eacute;soser, un candidat doit recueillir le parrainage d&rsquo;au moins cinq f&eacute;d&eacute;rations. Nyamsi devra donc convaincre d&rsquo;autres pays africains ou asiatiques. Le m&eacute;canisme sous-jacent repose sur des alliances r&eacute;gionales et des promesses de r&eacute;formes. L&rsquo;actuel pr&eacute;sident Gianni Infantino a modifi&eacute; les statuts pour limiter le nombre de mandats. Une candidature isol&eacute;e sans soutien institutionnel lourd a peu de chances. Pourtant, l&rsquo;effet d&rsquo;annonce cr&eacute;e un pr&eacute;c&eacute;dent. Jamais un pr&eacute;sident de club camerounais n&rsquo;avait vis&eacute; aussi haut.</p>
<h2>L&rsquo;Afrique &agrave; la t&ecirc;te du football mondial &nbsp;</h2>
<p>La Conf&eacute;d&eacute;ration africaine de football (CAF) pourrait soutenir officiellement un autre profil. En l&rsquo;absence de candidat unique africain, Nyamsi divise les voix. Sa d&eacute;marche normalise l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;un dirigeant de club peut briguer le sommet. Le Dihep Di Nkam FC b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;une couverture m&eacute;diatique in&eacute;dite. Si Nyamsi &eacute;choue, il aura pos&eacute; une question centrale : pourquoi l&rsquo;Afrique n&rsquo;a-t-elle jamais port&eacute; un de ses enfants &agrave; la t&ecirc;te de la <strong>FIFA</strong> ? La r&eacute;ponse fa&ccedil;onnera les prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>
<p>Nyamsi parviendra-t-il &agrave; convaincre cinq f&eacute;d&eacute;rations de le parrainer ? La r&eacute;ponse dira si sa d&eacute;claration de guerre &eacute;tait une strat&eacute;gie ou un simple coup d&rsquo;&eacute;clat.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 14:32:41</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Datouo à l'Assemblée nationale : 150 fantômes et un conseiller limogé, la rupture est-elle réelle ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[150 travailleurs fantômes supprimés. Un conseiller technique relevé
de ses fonctions pour faute grave. En quelques semaines, THÉODORE
DATOUO envoie un signal cl...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>150 travailleurs fant&ocirc;mes supprim&eacute;s. Un conseiller technique relev&eacute; de ses fonctions pour faute grave. En quelques semaines, <strong>Th&eacute;odore Datouo</strong> envoie un signal clair &agrave; l'institution qu'il dirige. Mais derri&egrave;re l'affichage, la question de fond reste enti&egrave;re : s'agit-il d'une r&eacute;forme durable ou d'un d&eacute;but de mandat sous pression de l'opinion ?</p>
<h2>Une institution h&eacute;rit&eacute;e de 34 ans de gouvernance monolithique</h2>
<p>Th&eacute;odore Datouo est le nouveau pr&eacute;sident de l'<strong>Assembl&eacute;e nationale du Cameroun</strong>. Il a pris la t&ecirc;te d'une institution qui a fonctionn&eacute; pendant trente-quatre ans sous la direction d'un seul homme, avec les habitudes organisationnelles que cette long&eacute;vit&eacute; implique n&eacute;cessairement.</p>
<p>Parmi ses premi&egrave;res d&eacute;cisions document&eacute;es figure la r&eacute;vocation de M. <strong>Ake Sonny Aku</strong>, jusqu'ici conseiller technique et chef du Bureau du personnel au cabinet du pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Le d&eacute;cret de r&eacute;vocation invoque une faute grave. Ake Sonny Aku a &eacute;t&eacute; r&eacute;affect&eacute; au Secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral. Cette d&eacute;cision fait suite &agrave; la suppression de 150 <strong>travailleurs fant&ocirc;mes</strong> au sein de l'institution ; un audit dont les conclusions ont manifestement eu des suites concr&egrave;tes.</p>
<p>Le lien pr&eacute;cis entre la r&eacute;vocation d'Ake Sonny Aku et l'audit sur les effectifs fant&ocirc;mes n'est pas explicitement &eacute;tabli dans les documents officiels disponibles. Ce qui est &eacute;tabli, en revanche, c'est la s&eacute;quence : audit, suppressions de postes, sanction individuelle au plus haut niveau administratif du cabinet.</p>
<h2>Pourquoi ce signal est significatif dans le contexte camerounais</h2>
<p>La notion de travailleur fant&ocirc;me se d&eacute;finit comme un agent inscrit sur la masse salariale d'une institution publique, percevant une r&eacute;mun&eacute;ration, sans exercer de fonctions r&eacute;elles correspondantes. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne constitue l'une des formes les plus co&ucirc;teuses et les plus banalis&eacute;es de gestion patrimoniale des institutions publiques en Afrique subsaharienne.</p>
<p>Que le nouveau pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun ait choisi de s'attaquer frontalement &agrave; ce probl&egrave;me d&egrave;s les premi&egrave;res semaines de son mandat r&eacute;v&egrave;le plusieurs choses. Il dispose d'une marge de man&oelig;uvre suffisante pour bousculer les &eacute;quilibres existants. Il a choisi de ne pas n&eacute;gocier silencieusement mais d'agir publiquement, ce qui transforme chaque d&eacute;cision en signal institutionnel. Et il a accept&eacute; de cr&eacute;er des ennemis internes d&egrave;s le d&eacute;but ; un choix rarement fait par les nouveaux responsables qui pr&eacute;f&egrave;rent consolider leur assise avant d'agir.</p>
<p>L'h&eacute;ritage de 34 ans de culture institutionnelle uniforme ne se d&eacute;fait pas par d&eacute;cret. Mais les d&eacute;crets sont le premier outil disponible. Datouo semble avoir choisi d'en user rapidement.</p>
<h2>Changement institutionnel par la sanction</h2>
<p>Le m&eacute;canisme sous-jacent &agrave; la strat&eacute;gie de Th&eacute;odore Datouo est celui de la dissuasion par l'exemple. En relevant publiquement un conseiller technique de rang &eacute;lev&eacute; pour faute grave, le nouveau pr&eacute;sident envoie un message &agrave; l'ensemble du personnel de l'institution : la hi&eacute;rarchie ne prot&egrave;ge plus automatiquement. Le statut n'immunise pas contre les cons&eacute;quences.</p>
<p>Ce type de signal, lorsqu'il est cr&eacute;dible et suivi d'autres mesures coh&eacute;rentes, peut produire un effet d'alignement comportemental dans les semaines qui suivent. Les agents qui maintiendraient des pratiques non conformes font face &agrave; une incertitude nouvelle : la tol&eacute;rance implicite qui pr&eacute;valait sous l'ancienne direction n'est plus garantie.</p>
<p>La r&eacute;forme institutionnelle &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale camerounaise passe n&eacute;cessairement par une reconfiguration des incitations. Tant que les comportements d&eacute;viants ; pr&eacute;sences fictives, abus de position, gestion opaque des ressources humaines ; n'engendrent aucune sanction, ils persistent. La suppression de 150 travailleurs fant&ocirc;mes et la r&eacute;vocation d'un cadre sup&eacute;rieur sont deux interventions coh&eacute;rentes dans cette logique.</p>
<h2>La cr&eacute;dibilit&eacute; de la rupture se jouera dans la dur&eacute;e</h2>
<p>La question centrale est celle de la coh&eacute;rence. Une institution de cette taille et de cette histoire produit des r&eacute;sistances. Si les premi&egrave;res sanctions ne sont pas suivies d'une discipline budg&eacute;taire et manag&eacute;riale continue, l'effet dissuasif s'&eacute;rode rapidement. Le Cameroun politique observe et documente. Chaque entorse future sera mise en regard des engagements initiaux.</p>
<p>La r&eacute;forme de l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun sera jug&eacute;e sur des indicateurs structurels : la masse salariale nette de l'institution, la transparence des march&eacute;s pass&eacute;s, la qualit&eacute; du travail l&eacute;gislatif produit, et la capacit&eacute; &agrave; r&eacute;sister aux pressions des int&eacute;r&ecirc;ts install&eacute;s. Aucun de ces indicateurs ne peut &ecirc;tre &eacute;valu&eacute; en quelques semaines.</p>
<p>Il existe &eacute;galement un enjeu symbolique plus large. L'Assembl&eacute;e nationale est une institution de repr&eacute;sentation. Sa cr&eacute;dibilit&eacute; populaire d&eacute;pend directement de la perception qu'ont les citoyens de son int&eacute;grit&eacute; de fonctionnement. Une r&eacute;forme visible ; m&ecirc;me partielle ; restaure une partie de cette confiance institutionnelle &eacute;rod&eacute;e.</p>
<h2>La r&eacute;forme ou l'effet d'annonce ?</h2>
<p>Th&eacute;odore Datouo a choisi la visibilit&eacute;. Ses premi&egrave;res semaines &agrave; la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun sont marqu&eacute;es par des actes concrets, document&eacute;s et publics. C'est plus que ce que produisent la plupart des transitions institutionnelles au Cameroun.</p>
<p>Mais la question que pose le Cameroun politique est juste : le changement de style est-il le pr&eacute;lude &agrave; un changement de substance ? Trente-quatre ans de culture institutionnelle constituent une inertie consid&eacute;rable. La vraie r&eacute;forme ne se mesure pas aux d&eacute;crets des cent premiers jours ; elle se mesure &agrave; ce qui tient encore trois ans apr&egrave;s.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 13:54:44</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Cameroun : jour d’après Biya, seuls les profiteurs pleureront]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93181/30:27/cameroun-jour-dapres-biya-seuls-les-profiteurs-pleureront-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Six catégories de Camerounais regretteraient Paul Biya après son
départ. C’est la thèse de Jean‑Bruno Tagne, qui dresse une liste
de « profiteurs du régime ». U...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Six cat&eacute;gories de Camerounais regretteraient Paul Biya apr&egrave;s son d&eacute;part. C&rsquo;est la th&egrave;se de Jean‑Bruno Tagne, qui dresse une liste de &laquo; profiteurs du r&eacute;gime &raquo;. Une pr&eacute;diction qui divise l&rsquo;opinion.</p>
<h2>Une d&eacute;claration qui fracture l&rsquo;opinion camerounaise &nbsp;</h2>
<p>Le 30 avril 2026, Jean‑Bruno Tagne, observateur politique et journaliste camerounais, publie une analyse sur les r&eacute;seaux sociaux. Il affirme que <strong>le jour d&rsquo;apr&egrave;s Biya</strong> ne fera pleurer que des cat&eacute;gories sp&eacute;cifiques. L&rsquo;auteur cite les <strong>d&eacute;tourneurs de fonds publics</strong>, les trafiquants d&rsquo;influence et les fonctionnaires corrompus. Il ajoute les adeptes du tribalisme, les imposteurs et les ma&icirc;tres chanteurs politiques. Pour Tagne, aucun citoyen honn&ecirc;te ne regrettera le pr&eacute;sident actuel. Cette prise de position intervient alors que Paul Biya, 93 ans, est au pouvoir depuis 1982.</p>
<h2>Pourquoi ces cat&eacute;gories craignent la transition &nbsp;</h2>
<p>La crainte des profiteurs du r&eacute;gime repose sur un m&eacute;canisme simple. L&rsquo;<strong>impunit&eacute; &eacute;rig&eacute;e en r&egrave;gle</strong> sous Biya a permis des d&eacute;tournements massifs. La corruption s&rsquo;est institutionalis&eacute;e dans l&rsquo;administration, la police et la magistrature. Selon Tagne, ces acteurs savent qu&rsquo;un changement de pouvoir signifierait la fin des privil&egrave;ges indus. La peur d&rsquo;une justice ind&eacute;pendante ou de restitutions forc&eacute;es motive leur attachement au statu quo. Les racines du ph&eacute;nom&egrave;ne remontent &agrave; la d&eacute;centralisation du contr&ocirc;le financier au profit d&rsquo;un r&eacute;seau loyaliste.</p>
<h2>Comment fonctionne la pr&eacute;dation sous l&rsquo;&egrave;re Biya &nbsp;</h2>
<p>Le syst&egrave;me se d&eacute;finit comme une &eacute;conomie de la rente captur&eacute;e par une &eacute;lite politico‑administrative. Les <strong>d&eacute;tourneurs de fonds publics</strong> op&egrave;rent via des march&eacute;s publics surfactur&eacute;s et des comptes offshore. Les trafiquants d&rsquo;influence utilisent le &laquo; tu sais qui je suis ? &raquo; pour bloquer toute poursuite. La police et la gendarmerie pr&eacute;l&egrave;vent des taxes ill&eacute;gales aux citoyens. Les magistrats corrompus vendent des d&eacute;cisions de justice. Tagne d&eacute;crit un cercle vertueux de l&rsquo;impunit&eacute; pour les soutiens, et vicieux pour les opposants. Le d&eacute;part de Biya briserait cet &eacute;quilibre, exposant des d&eacute;cennies de pr&eacute;dation.</p>
<p>Qui, parmi les six cat&eacute;gories, osera ouvertement pleurer le d&eacute;part de Paul Biya ? La r&eacute;ponse r&eacute;v&eacute;lera si la peur des poursuites ou la loyaut&eacute; id&eacute;ologique domine dans l&rsquo;appareil d&rsquo;&Eacute;tat.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Jean Bruno Tagne</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 13:31:34</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: SOSUCAM en crise profonde : 37 milliards de pertes en deux ans et une survie incertaine]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[37 milliards de FCFA de pertes cumulées en deux ans. La SOSUCAM,
fleuron sucrier du Cameroun, vacille sous le poids d'une concurrence
étrangère structurelle et...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>37 milliards de FCFA de pertes cumul&eacute;es en deux ans. La SOSUCAM, fleuron sucrier du Cameroun, vacille sous le poids d'une concurrence &eacute;trang&egrave;re structurelle et d'un mod&egrave;le &eacute;conomique mis &agrave; nu. L'avenir de milliers d'emplois &agrave; Mbandjock et Nkoteng est d&eacute;sormais en question.</p>
<h2>Un g&eacute;ant industriel camerounais sous pression extr&ecirc;me</h2>
<p>La <strong>Soci&eacute;t&eacute; Sucri&egrave;re du Cameroun</strong>, connue sous le sigle <strong>SOSUCAM</strong>, est l'un des plus grands complexes agro-industriels d'Afrique centrale. Implant&eacute;e &agrave; Mbandjock et Nkoteng dans la r&eacute;gion du Centre, elle emploie directement et indirectement des milliers de personnes et constitue l'&eacute;pine dorsale &eacute;conomique de ces deux localit&eacute;s.</p>
<p>Les comptes de l'entreprise r&eacute;v&egrave;lent une d&eacute;t&eacute;rioration acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e. En 2023, le d&eacute;ficit atteint 15 milliards de FCFA. En 2024, la perte grimpe &agrave; 22 milliards suppl&eacute;mentaires. En cumul, la <strong>crise financi&egrave;re</strong> repr&eacute;sente 37 milliards de FCFA de valeur d&eacute;truite en vingt-quatre mois ; un rythme d'h&eacute;morragie qui n'est pas soutenable &agrave; moyen terme sans intervention d&eacute;cisive.</p>
<p>La direction de l'entreprise a publiquement d&eacute;sign&eacute; la <strong>concurrence sucri&egrave;re &eacute;trang&egrave;re</strong> comme principal facteur de d&eacute;gradation. Le sucre import&eacute; de Chine et du Liban, b&eacute;n&eacute;ficiant de conditions douani&egrave;res favorables, inonde les march&eacute;s camerounais &agrave; des prix que la production locale ne peut structurellement pas &eacute;galer.</p>
<h2>Les causes d'un d&eacute;crochage industriel</h2>
<p>Pourquoi la SOSUCAM se retrouve-t-elle dans cette situation malgr&eacute; des d&eacute;cennies de pr&eacute;sence sur le march&eacute; ? La r&eacute;ponse d&eacute;passe la simple concurrence des prix. Elle touche &agrave; une rupture de comp&eacute;titivit&eacute; structurelle aggrav&eacute;e par des choix de politique commerciale.</p>
<p>Le sucre import&eacute; b&eacute;n&eacute;ficie d'un diff&eacute;rentiel de co&ucirc;t de production consid&eacute;rable. Les grandes usines chinoises produisent &agrave; une &eacute;chelle industrielle incomparable avec les capacit&eacute;s camerounaises. Lorsque ces produits entrent sur le march&eacute; camerounais avec des facilit&eacute;s douani&egrave;res ; exemptions partielles ou droits r&eacute;duits ; la <strong>production sucri&egrave;re locale</strong> ne peut pas rivaliser sur le seul crit&egrave;re du prix.</p>
<p>Cette dynamique a progressivement modifi&eacute; les habitudes de distribution. Les grossistes et d&eacute;taillants camerounais ont bascul&eacute; vers les marques &eacute;trang&egrave;res, moins ch&egrave;res &agrave; l'achat. La pr&eacute;sence visuelle du sucre SOSUCAM dans les march&eacute;s s'est rar&eacute;fi&eacute;e. Le consommateur final, lui, a suivi le prix ; sans n&eacute;cessairement mesurer les cons&eacute;quences industrielles de ce choix.</p>
<p>M&eacute;canismes d'une d&eacute;pendance alimentaire en construction</p>
<p>Le m&eacute;canisme sous-jacent &agrave; la <strong>crise de l'industrie sucri&egrave;re camerounaise</strong> suit un sch&eacute;ma document&eacute; dans d'autres secteurs et d'autres pays. Une entreprise nationale, fragilis&eacute;e financi&egrave;rement, r&eacute;duit sa production ou dispara&icirc;t. Les importateurs &eacute;trangers comblent le vide et deviennent progressivement incontournables. Une fois la concurrence locale &eacute;limin&eacute;e ou affaiblie, ils disposent d'un pouvoir de march&eacute; suffisant pour imposer leurs conditions tarifaires.</p>
<p>Le sucre est une mati&egrave;re premi&egrave;re dont d&eacute;pend l'ensemble de la cha&icirc;ne alimentaire : pains, boissons, jus industriels, p&acirc;tisseries artisanales, bouillies. Une hausse du prix du sucre import&eacute; se r&eacute;percute m&eacute;caniquement sur l'ensemble de ces produits. Les consommateurs camerounais &agrave; faible revenu, premiers concern&eacute;s, n'auront aucun levier pour contrebalancer cette &eacute;volution.</p>
<p>La <strong>souverainet&eacute; alimentaire</strong> se d&eacute;finit comme la capacit&eacute; d'un pays &agrave; contr&ocirc;ler la production et le prix des denr&eacute;es fondamentales consomm&eacute;es par sa population. Pour le sucre, cette souverainet&eacute; repose aujourd'hui presque enti&egrave;rement sur la survie de la SOSUCAM.</p>
<h2>Ce qui se joue dans les&nbsp; prochains mois et au-del&agrave;</h2>
<p>La priorit&eacute; pour la SOSUCAM est de stabiliser son bilan. Cela passe n&eacute;cessairement par une d&eacute;cision politique : le gouvernement camerounais va-t-il renforcer les barri&egrave;res douani&egrave;res sur le sucre import&eacute; pour redonner de l'air &agrave; la production locale ? Sans cette protection tarifaire, aucun redressement op&eacute;rationnel ne suffira &agrave; compenser l'&eacute;cart de prix avec les importations.</p>
<p>Les bassins d'emploi de Mbandjock et Nkoteng sont directement expos&eacute;s. Des milliers de familles d&eacute;pendent des salaires vers&eacute;s par le complexe sucrier. Une fermeture partielle ou totale des lignes de production entra&icirc;nerait un choc social localis&eacute; mais intense, dans des zones o&ugrave; l'offre d'emploi alternatif est structurellement limit&eacute;e.</p>
<p>&Agrave; moyen terme , &nbsp;l'enjeu est celui de la r&eacute;industrialisation du secteur. Si la SOSUCAM ne parvient pas &agrave; moderniser ses outils de production pour r&eacute;duire ses co&ucirc;ts unitaires, la protection douani&egrave;re seule ne suffira pas. Le march&eacute; camerounais du sucre risque de basculer durablement sous contr&ocirc;le &eacute;tranger, avec toutes les vuln&eacute;rabilit&eacute;s que cela implique pour les prix &agrave; la consommation et l'&eacute;quilibre de la balance commerciale nationale.</p>
<h2>Protectionnisme cibl&eacute; ou modernisation forc&eacute;e ?</h2>
<p>La crise de la SOSUCAM pose une question de fond que les d&eacute;cideurs camerounais ne peuvent plus esquiver : faut-il prot&eacute;ger l'industrie nationale par des barri&egrave;res commerciales, ou exiger sa modernisation comp&eacute;titive au risque de la perdre dans l'intervalle ?</p>
<p>Les deux r&eacute;ponses ont un co&ucirc;t. La premi&egrave;re p&egrave;se sur le consommateur et cr&eacute;e des rentes. La seconde expose des milliers d'emplois &agrave; une transition douloureuse. Ce que l'h&eacute;morragie financi&egrave;re de 37 milliards en deux ans dit clairement, c'est que l'immobilisme, lui, n'est plus une option.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 12:53:01</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Iran : saisie d’une bombe GBU-57 américaine, analyse technique en cours]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:38,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;G\u00e9OPOLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:36}</category>
            <link>https://www.camer.be/93179/38:36/iran-saisie-dune-bombe-gbu-57-americaine-analyse-technique-en-cours.html</link>
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      <description><![CDATA[Une bombe pénétrante GBU-57 de fabrication américaine. C’est
l’objet qu’aurait saisi l’Iran, selon des déclarations
indirectes d’autorités locales. Une première...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une bombe p&eacute;n&eacute;trante GBU-57 de fabrication am&eacute;ricaine. C&rsquo;est l&rsquo;objet qu&rsquo;aurait saisi l&rsquo;Iran, selon des d&eacute;clarations indirectes d&rsquo;autorit&eacute;s locales. Une premi&egrave;re si la prise est av&eacute;r&eacute;e.</p>
<h2>Une bombe de 13,6 tonnes dont l&rsquo;origine reste &agrave; v&eacute;rifier &nbsp;</h2>
<p>Le minist&egrave;re iranien de la D&eacute;fense affirme avoir r&eacute;cup&eacute;r&eacute; du <strong>mat&eacute;riel militaire am&eacute;ricain</strong> incluant une <strong>GBU-57</strong>. Cette bombe est con&ccedil;ue pour d&eacute;truire des bunkers souterrains. L&rsquo;annonce, rapport&eacute;e par des m&eacute;dias proches du r&eacute;gime, ne pr&eacute;cise ni la date ni le lieu de la saisie. Une <strong>analyse technique</strong> serait en cours dans des laboratoires iraniens. Aucune image ni preuve ind&eacute;pendante n&rsquo;a encore circul&eacute;. Les &Eacute;tats-Unis n&rsquo;ont pas comment&eacute; officiellement.</p>
<h2>Pourquoi T&eacute;h&eacute;ran revendique cette saisie maintenant &nbsp;</h2>
<p>T&eacute;h&eacute;ran cherche &agrave; l&eacute;gitimer sa capacit&eacute; &agrave; d&eacute;fier Washington sur le plan technologique. Annoncer la saisie de mat&eacute;riel militaire am&eacute;ricain renforce le discours de sup&eacute;riorit&eacute; du renseignement iranien. Cela intervient dans un contexte de tensions &eacute;lev&eacute;es apr&egrave;s les frappes isra&eacute;liennes pr&eacute;sum&eacute;es sur des sites nucl&eacute;aires iraniens. Poss&eacute;der une GBU-57 permettrait &agrave; l&rsquo;Iran d&rsquo;&eacute;tudier les alliages et syst&egrave;mes de guidage am&eacute;ricains. Une telle acquisition n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; revendiqu&eacute;e par un &Eacute;tat hostile aux &Eacute;tats-Unis. Le r&eacute;gime utilise ces d&eacute;clarations pour impressionner sa base interne et dissuader ses adversaires.</p>
<h2>Comment l&rsquo;Iran copie les armes captur&eacute;es depuis 2011 &nbsp;</h2>
<p>La GBU-57 est une bombe de 13,6 tonnes, guid&eacute;e par GPS et inertiel. Sa coque en acier sp&eacute;cial r&eacute;siste &agrave; l&rsquo;impact sur le b&eacute;ton arm&eacute;. L&rsquo;analyse technique consiste &agrave; d&eacute;couper l&rsquo;arme, pr&eacute;lever des &eacute;chantillons m&eacute;tallurgiques et d&eacute;monter l&rsquo;&eacute;lectronique. Les ing&eacute;nieurs iraniens cherchent &agrave; reproduire les mat&eacute;riaux composites ou &agrave; d&eacute;tourner le code des capteurs. Cette approche, appel&eacute;e <strong>contre-ing&eacute;nierie</strong>, est courante dans les programmes militaires non align&eacute;s. T&eacute;h&eacute;ran l&rsquo;a d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;e &agrave; des drones am&eacute;ricains captur&eacute;s (RQ-170 en 2011). L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de copier la bombe, trop lourde pour leurs chasseurs actuels, mais d&rsquo;apprendre &agrave; la contrer.</p>
<p>L&rsquo;Iran pourrait publier des images partielles de l&rsquo;arme pour prouver sa version. &Agrave; long terme, la fuite de technologie vers T&eacute;h&eacute;ran modifierait l&rsquo;&eacute;quilibre des armes p&eacute;n&eacute;trantes. La Russie ou la Chine obtiendraient indirectement les donn&eacute;es via des accords techniques avec l&rsquo;Iran.</p>
<h2>Bluff, intox ou r&eacute;tention strat&eacute;gique ? &nbsp;</h2>
<p>Si l&rsquo;Iran d&eacute;tient vraiment cette bombe, pourquoi n&rsquo;a-t-il montr&eacute; aucune preuve tangible apr&egrave;s plusieurs jours ? Une question qui ouvre deux sc&eacute;narios : un bluff tactique ou une r&eacute;tention strat&eacute;gique pour maximiser l&rsquo;effet de surprise.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 12:23:42</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: CSU Cameroun, 3 ans : bilan mitigé d'une réforme sanitaire ambitieuse]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:13,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SANTE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93178/13:1/csu-cameroun-3-ans-bilan-mitige-dune-reforme-sanitaire-ambitieuse-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Trois ans après son lancement, la Couverture Santé Universelle au
Cameroun n'a pas encore tenu toutes ses promesses. Le ministre de la
Santé publique, le Dr Man...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Trois ans apr&egrave;s son lancement, la Couverture Sant&eacute; Universelle au Cameroun n'a pas encore tenu toutes ses promesses. Le ministre de la Sant&eacute; publique, le Dr Manaouda Malachie, a dress&eacute; un bilan officiel lors d'une conf&eacute;rence de presse tenue au Centre de Coordination des Op&eacute;rations d'Urgence de Sant&eacute; Publique. Le verdict est nuanc&eacute;.</p>
<h2>Contexte : une r&eacute;forme voulue au sommet de l'&Eacute;tat</h2>
<p>La <strong>CSU au Cameroun</strong> se d&eacute;finit comme une politique nationale visant &agrave; garantir l'acc&egrave;s aux soins essentiels &agrave; l'ensemble de la population, sans exposer les m&eacute;nages &agrave; un risque d'appauvrissement financier. Elle a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e sous l'impulsion directe du pr&eacute;sident Paul Biya et confi&eacute;e au Dr Manaouda Malachie pour sa mise en &oelig;uvre op&eacute;rationnelle.</p>
<p>Trois ans jour pour jour apr&egrave;s son entr&eacute;e en vigueur, le gouvernement a choisi de rendre des comptes publiquement. La conf&eacute;rence de presse de ce mercredi au Centre de Coordination des Op&eacute;rations d'Urgence de Sant&eacute; Publique marque un moment de transparence institutionnelle rare sur un sujet aussi sensible. Le bilan pr&eacute;sent&eacute; est qualifi&eacute; officiellement de mitig&eacute;; un terme d'une franchise inhabituelle dans les communications gouvernementales camerounaises.</p>
<h2>Pourquoi la CSU peine &agrave; tenir ses objectifs</h2>
<p>Les obstacles &agrave; la pleine r&eacute;alisation de la <strong>couverture sant&eacute; universelle</strong> au Cameroun s'expliquent par des causes structurelles profondes. Le syst&egrave;me de sant&eacute; camerounais souffre d'un sous-financement chronique, d'une r&eacute;partition g&eacute;ographique in&eacute;gale des infrastructures sanitaires et d'une insuffisance persistante du personnel qualifi&eacute; dans les zones rurales.</p>
<p>La <strong>r&eacute;forme du syst&egrave;me de sant&eacute;</strong> initi&eacute;e par Paul Biya repose sur un m&eacute;canisme de protection financi&egrave;re des patients. Mais sans r&eacute;seau de soins primaires dense et fonctionnel, cette protection reste th&eacute;orique pour des millions de Camerounais &eacute;loign&eacute;s des centres urbains. La couverture formelle ne signifie pas l'acc&egrave;s r&eacute;el aux soins.</p>
<p>Il faut &eacute;galement prendre en compte les r&eacute;sistances structurelles du secteur pharmaceutique et la faible int&eacute;gration du secteur informel de sant&eacute;, qui reste le premier recours pour une large fraction de la population &agrave; faible revenu.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une mise en &oelig;uvre incompl&egrave;te</h2>
<p>La <strong>politique de sant&eacute; publique</strong> camerounaise fonctionne selon une logique descendante : d&eacute;cision pr&eacute;sidentielle, pilotage minist&eacute;riel, ex&eacute;cution d&eacute;concentr&eacute;e. Ce mod&egrave;le pr&eacute;sente une efficacit&eacute; limit&eacute;e lorsque les capacit&eacute;s d'ex&eacute;cution locale font d&eacute;faut.</p>
<p>Concr&egrave;tement, la CSU au Cameroun s'appuie sur un syst&egrave;me de cotisation et de remboursement encore en phase de d&eacute;ploiement. Les m&eacute;canismes d'enregistrement des b&eacute;n&eacute;ficiaires, de collecte des contributions et de remboursement des prestations aux &eacute;tablissements de soins restent partiellement op&eacute;rationnels trois ans apr&egrave;s le lancement. Le Dr <strong>Manaouda Malachie</strong> a reconnu publiquement ces d&eacute;lais sans en minorer l'importance.</p>
<p>Le d&eacute;fi de l'<strong>acc&egrave;s aux soins essentiels</strong> au Cameroun est &eacute;galement d&eacute;mographique : une population jeune en forte croissance, des migrations rurales-urbaines massives et une transition &eacute;pid&eacute;miologique qui superpose maladies infectieuses et pathologies chroniques. Aucune r&eacute;forme sanitaire ne peut r&eacute;pondre &agrave; cette complexit&eacute; en trois ans.</p>
<h2>Ce que les prochaines ann&eacute;es vont r&eacute;v&eacute;ler</h2>
<p>&Agrave; court terme,&nbsp;la cr&eacute;dibilit&eacute; de la couverture sant&eacute; universelle d&eacute;pendra de la capacit&eacute; du gouvernement &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer l'enregistrement des b&eacute;n&eacute;ficiaires et &agrave; augmenter le taux de remboursement effectif des soins. Sans am&eacute;lioration mesurable de ces deux indicateurs, la d&eacute;fiance populaire envers la r&eacute;forme risque de s'installer durablement.</p>
<p>&Agrave; moyen terme &nbsp;,&nbsp; la r&eacute;forme du syst&egrave;me de sant&eacute; camerounais sera jug&eacute;e sur sa capacit&eacute; &agrave; r&eacute;duire effectivement le reste &agrave; charge des m&eacute;nages les plus vuln&eacute;rables. Les donn&eacute;es de mortalit&eacute; maternelle et infantile, ainsi que le taux de renoncement aux soins pour raisons financi&egrave;res, constitueront les indicateurs les plus fiables de son impact r&eacute;el. La politique de sant&eacute; publique port&eacute;e par Paul Biya sera &eacute;valu&eacute;e sur ces r&eacute;sultats concrets, pas sur des annonces institutionnelles.</p>
<p>L'enjeu g&eacute;opolitique est &eacute;galement pr&eacute;sent : le Cameroun cherche &agrave; positionner sa CSU comme mod&egrave;le pour les pays d'Afrique centrale. Un bilan d&eacute;finitivement mitig&eacute; fragiliserait cette ambition r&eacute;gionale.</p>
<h2>R&eacute;forme en construction ou promesse non tenue ?</h2>
<p>Trois ans, c'est &agrave; la fois peu et beaucoup pour une r&eacute;forme de cette envergure. Peu, si l'on mesure la profondeur des transformations structurelles n&eacute;cessaires. Beaucoup, si l'on pense aux Camerounais qui renoncent chaque jour aux soins faute de moyens.</p>
<p>La <strong>Couverture Sant&eacute; Universelle au Cameroun</strong> est-elle une r&eacute;forme en cours de construction, ou une promesse dont l'horizon recule &agrave; mesure qu'on avance ? La r&eacute;ponse d&eacute;pendra moins des conf&eacute;rences de presse minist&eacute;rielles que des d&eacute;cisions budg&eacute;taires des prochaines lois de finances. L'acc&egrave;s aux soins ne se d&eacute;cr&egrave;te pas il se finance.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 11:51:59</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Agression d'un enseignant au Cameroun : quand la jalousie pédagogique vire à la violence]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Violence entre collègues enseignants : un professeur du collège
Mutien Marie à Mbalmayo, dans la région du Centre au Cameroun, a
été roué de coups par deux de s...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Violence entre coll&egrave;gues enseignants : un professeur du coll&egrave;ge Mutien Marie &agrave; Mbalmayo, dans la r&eacute;gion du Centre au Cameroun, a &eacute;t&eacute; rou&eacute; de coups par deux de ses coll&egrave;gues. Motif : il accaparait les &eacute;l&egrave;ves pour ses cours particuliers.</p>
<h2>Les faits : une querelle de tutoriels d&eacute;g&eacute;n&egrave;re en lynchage</h2>
<p>Au sein du <strong>coll&egrave;ge Mutien Marie de Mbalmayo</strong>, un &eacute;tablissement de la r&eacute;gion du Centre du Cameroun, un enseignant a &eacute;t&eacute; physiquement agress&eacute; par deux de ses pairs. Selon les informations disponibles, la victime animait des s&eacute;ances de soutien scolaire priv&eacute;es qui attiraient la majorit&eacute; des &eacute;l&egrave;ves de l'&eacute;tablissement. Ses deux coll&egrave;gues, estimant subir une <strong>concurrence d&eacute;loyale</strong>, ont d&eacute;cid&eacute; de faire justice eux-m&ecirc;mes &agrave; coups de poings, selon les t&eacute;moignages recueillis.</p>
<p>L'agression s'est produite &agrave; l'int&eacute;rieur de l'enceinte scolaire, espace normalement d&eacute;di&eacute; &agrave; la transmission du savoir et &agrave; la discipline. L'incident a depuis provoqu&eacute; une vive indignation au sein de la communaut&eacute; &eacute;ducative camerounaise.</p>
<h2>Derri&egrave;re la violence, une crise &eacute;conomique du m&eacute;tier d'enseignant</h2>
<p>Pourquoi un diff&eacute;rend professionnel aboutit-il &agrave; une telle violence ? La r&eacute;ponse r&eacute;side en partie dans la <strong>pr&eacute;carit&eacute; &eacute;conomique structurelle</strong> du corps enseignant en Afrique subsaharienne. Dans de nombreux pays, le salaire officiel des professeurs ne suffit pas &agrave; couvrir les besoins essentiels. Les <strong>cours particuliers</strong> repr&eacute;sentent alors un compl&eacute;ment de revenu vital, parfois sup&eacute;rieur au traitement mensuel officiel.</p>
<p>Dans ce contexte de raret&eacute; &eacute;conomique, les &eacute;l&egrave;ves se comportent comme une ressource rare. Celui qui les capte monopolise une source de revenus. La <strong>comp&eacute;tition entre enseignants</strong> pour les cours priv&eacute;s ne rel&egrave;ve donc pas d'une simple rivalit&eacute; professionnelle : elle touche directement aux conditions de survie mat&eacute;rielle.</p>
<p>La victime dans cette affaire ne proposait pourtant pas un service ordinaire. Les &eacute;l&egrave;ves l'appr&eacute;ciaient pour des raisons pr&eacute;cises et document&eacute;es : sa <strong>patience p&eacute;dagogique</strong>, sa capacit&eacute; &agrave; adapter ses explications jusqu'&agrave; la compr&eacute;hension r&eacute;elle, et son refus de se contenter d'un apprentissage superficiel. Ce sont ces qualit&eacute;s et non une strat&eacute;gie commerciale agressive qui lui valaient l'adh&eacute;sion des &eacute;l&egrave;ves.</p>
<h2>La p&eacute;dagogie de qualit&eacute; comme menace syst&eacute;mique</h2>
<p>Le m&eacute;canisme sous-jacent &agrave; cette affaire est r&eacute;v&eacute;lateur d'une pathologie plus large. Un enseignant efficace, dans un syst&egrave;me &eacute;ducatif d&eacute;faillant, ne repr&eacute;sente pas seulement un coll&egrave;gue mais une menace directe pour l'&eacute;quilibre pr&eacute;caire du groupe.</p>
<p>La <strong>qualit&eacute; p&eacute;dagogique</strong> de la victime expliquer jusqu'&agrave; la compr&eacute;hension, garantir l'acquisition r&eacute;elle des contenus constitue pr&eacute;cis&eacute;ment l'&eacute;cart qui a d&eacute;clench&eacute; la violence. Dans un syst&egrave;me o&ugrave; tous les enseignants proposeraient un service identique, la concurrence resterait tol&eacute;rable. Mais lorsqu'un individu introduit une <strong>diff&eacute;renciation par la qualit&eacute;</strong>, il rompt l'&eacute;quilibre informel du groupe.</p>
<p>Ce ph&eacute;nom&egrave;ne, dans d'autres secteurs professionnels, prend ici une dimension particuli&egrave;rement troublante : la victime &eacute;tait sanctionn&eacute;e pour avoir bien fait son travail. Le signal envoy&eacute; aux autres enseignants soucieux de leur excellence p&eacute;dagogique est d&eacute;vastateur.</p>
<h2>Ce que r&eacute;v&egrave;le Mbalmayo sur l'&eacute;cole africaine</h2>
<p>Cette affaire risque d'alimenter une <strong>culture du nivellement par le bas</strong> dans les &eacute;tablissements o&ugrave; elle sera connue. Les enseignants qui auraient voulu se distinguer pourraient choisir de se conformer au niveau m&eacute;dian pour &eacute;viter des repr&eacute;sailles. Le co&ucirc;t humain sera support&eacute; par les &eacute;l&egrave;ves.</p>
<p>Tant que les cours particuliers repr&eacute;sentent la principale source de revenus compl&eacute;mentaires, la comp&eacute;tition entre coll&egrave;gues restera une r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique avant d'&ecirc;tre une d&eacute;viance morale. Sans revalorisation salariale significative et sans cadre r&eacute;glementaire clair sur les <strong>cours de soutien scolaire priv&eacute;s</strong>, ce type d'incident a toutes les chances de se reproduire.</p>
<p>Il y a enfin un enjeu symbolique majeur. L'&eacute;cole, dans l'imaginaire collectif, est le lieu de la transmission des valeurs sociales. Lorsque des enseignants y commettent des actes de violence, c'est le pacte &eacute;ducatif lui-m&ecirc;me qui est mis en cause devant les yeux des &eacute;l&egrave;ves.</p>
<h2>Quand l'exemple vient des mauvais c&ocirc;t&eacute;s</h2>
<p>Cette affaire pose une question qui d&eacute;passe largement le coll&egrave;ge Mutien Marie. Dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; l'enseignant est cens&eacute; incarner l'autorit&eacute; morale et la transmission du savoir, que se passe-t-il lorsque ce mod&egrave;le s'effondre de l'int&eacute;rieur ?</p>
<p>L'ironie cruelle de l'affaire de Mbalmayo r&eacute;side dans ce paradoxe : l'enseignant rou&eacute; de coups &eacute;tait, selon tous les t&eacute;moignages disponibles, le meilleur p&eacute;dagogue du groupe. La violence n'a pas sanctionn&eacute; une faute elle a sanctionn&eacute; une excellence. Cela oblige &agrave; poser une question plus profonde : nos syst&egrave;mes &eacute;ducatifs sont-ils r&eacute;ellement con&ccedil;us pour r&eacute;compenser la qualit&eacute;, ou pour maintenir une m&eacute;diocrit&eacute; collective tol&eacute;rable ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 11:31:58</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Douala : Henri Dikongué, X Maleya et Samy Diko honorés aux Mbindis Concerts]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[La 13e édition des Mbindis Concerts a offert, le 26 avril 2026, un
moment rare à Douala. Délocalisé au NOAR, le rendez-vous culturel a
tenu toutes ses promesses...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La 13e &eacute;dition des Mbindis Concerts a offert, le 26 avril 2026, un moment rare &agrave; Douala. D&eacute;localis&eacute; au NOAR, le rendez-vous culturel a tenu toutes ses promesses, au point de donner le sentiment que toutes les plan&egrave;tes &eacute;taient align&eacute;es pour offrir au public l&rsquo;une des plus belles &eacute;ditions de son histoire.</p>
<p>Au centre de cette r&eacute;ussite, la remise de disques d&rsquo;or &agrave; trois figures embl&eacute;matiques de la musique camerounaise : Henri Dikongu&eacute;, Samy Diko et le groupe X Maleya. Une cons&eacute;cration salu&eacute;e par un public enthousiaste, venu nombreux c&eacute;l&eacute;brer ces artistes dont les &oelig;uvres traversent les g&eacute;n&eacute;rations.</p>
<p>Aux manettes de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, Akiba Agency, l&rsquo;agence fond&eacute;e par Yvan Ango, a une nouvelle fois d&eacute;montr&eacute; son expertise. Fid&egrave;le &agrave; son credo &laquo; Good Music Good Food Good People &raquo;, elle a su cr&eacute;er un cadre propice &agrave; la rencontre entre artistes et public, avec l&rsquo;appui de la Communaut&eacute; Urbaine de Douala.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement a &eacute;galement brill&eacute; par la qualit&eacute; de son animation. Le duo compos&eacute; de Aim&eacute;e Catherine Moukouri et Joe Matrix a assur&eacute; une prestation remarquable en tant que ma&icirc;tres de c&eacute;r&eacute;monie, alliant &eacute;l&eacute;gance, humour et ma&icirc;trise du tempo.</p>
<p>Dans une ambiance conviviale, les invit&eacute;s &nbsp;ces &ldquo;belles personnes&rdquo; fid&egrave;les au concept ont v&eacute;cu un apr&egrave;s-midi des plus agr&eacute;ables, entre prestations live, &eacute;changes chaleureux et moments de partage. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement a su r&eacute;unir toutes les g&eacute;n&eacute;rations autour d&rsquo;une m&ecirc;me passion : la musique camerounaise.</p>
<p>La symbolique de la transmission a &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur de cette &eacute;dition, notamment &agrave; travers la participation d&rsquo;artistes de la nouvelle vague comme Sandrine Nnanga, Salatiel et Stanley Enow, venus honorer leurs a&icirc;n&eacute;s. La pr&eacute;sence de la famille de Eboa Lotin a ajout&eacute; une dimension &eacute;motionnelle forte, notamment lors de l&rsquo;hommage rendu &agrave; X Maleya.</p>
<p>Enfin, l&rsquo;exp&eacute;rience s&rsquo;est prolong&eacute;e autour d&rsquo;un buffet de mets camerounais, permettant aux convives de savourer pleinement la richesse culturelle locale dans toutes ses dimensions.</p>
<p>Entre reconnaissance artistique avec des disques d&rsquo;or, organisation ma&icirc;tris&eacute;e et ambiance chaleureuse, cette 13e &eacute;dition des Mbindis Concerts s&rsquo;impose comme un v&eacute;ritable succ&egrave;s, confirmant son statut de rendez-vous incontournable &agrave; Douala.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Léandre Ndzié</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 07:32:16</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Baongla Georges-Gilbert interdit de quitter le territoire]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Une mesure administrative, une convocation sensible et quinze ans de
revendications publiques. Le dossier GEORGE GILBERT BAONGLA entre dans
une phase à fort imp...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une mesure administrative, une convocation sensible et quinze ans de revendications publiques. Le dossier <strong>George Gilbert Baongla</strong> entre dans une phase &agrave; fort impact politique et judiciaire au Cameroun.</p>
<h2>Pourquoi George Gilbert Baongla est vis&eacute; par une interdiction de sortie du territoire</h2>
<p>Selon les &eacute;l&eacute;ments disponibles, George Gilbert Baongla fait l&rsquo;objet d&rsquo;une <strong>interdiction de sortie du territoire</strong>. Le document diffus&eacute; mentionne aussi des consignes d&rsquo;interpellation en cas de tentative de d&eacute;part. Il &eacute;voque une affaire li&eacute;e &agrave; des faits pr&eacute;sum&eacute;s de <strong>diffamation</strong> et de <strong>cybercriminalit&eacute;</strong>.</p>
<p>Plusieurs sources signalent &eacute;galement une convocation &agrave; la gendarmerie. L&rsquo;objectif serait d&rsquo;expliquer la filiation avec la <strong>famille pr&eacute;sidentielle</strong> qu&rsquo;il revendique publiquement depuis au moins quinze ans. Cette affirmation alimente depuis longtemps d&eacute;bats et controverses.</p>
<h2>Pourquoi cette affaire devient sensible pour les autorit&eacute;s camerounaises</h2>
<p>L&rsquo;interdiction de sortie du territoire se d&eacute;finit comme une mesure emp&ecirc;chant une personne de quitter le pays durant une enqu&ecirc;te ou une proc&eacute;dure. Son usage traduit g&eacute;n&eacute;ralement une hausse du niveau de vigilance institutionnelle.</p>
<p>Dans ce dossier, trois facteurs ressortent. Le premier concerne la notori&eacute;t&eacute; de George Gilbert Baongla. Le second touche &agrave; la r&eacute;f&eacute;rence r&eacute;p&eacute;t&eacute;e &agrave; la famille pr&eacute;sidentielle. Le troisi&egrave;me porte sur l&rsquo;usage du num&eacute;rique, avec des accusations de cybercriminalit&eacute; et d&rsquo;atteinte &agrave; la r&eacute;putation.</p>
<h2>Comment fonctionne ce type de proc&eacute;dure au Cameroun</h2>
<p>Le m&eacute;canisme suit souvent une logique pr&eacute;cise. Les autorit&eacute;s s&rsquo;assurent d&rsquo;abord de la disponibilit&eacute; physique de la personne concern&eacute;e. Elles &eacute;vitent ainsi tout d&eacute;part avant v&eacute;rifications compl&egrave;tes. Viennent ensuite auditions, recoupements et examen des prises de parole publiques.</p>
<p>La diffamation se d&eacute;finit comme l&rsquo;all&eacute;gation portant atteinte &agrave; l&rsquo;honneur d&rsquo;une personne ou d&rsquo;une institution. La cybercriminalit&eacute; regroupe les infractions commises via des outils num&eacute;riques. Dans les dossiers sensibles, ces deux volets avancent fr&eacute;quemment ensemble.</p>
<h2>Quels impacts&nbsp;</h2>
<p>Cette affaire peut tendre le climat politique et m&eacute;diatique &agrave; <strong>Yaound&eacute;</strong>. Chaque d&eacute;claration publique sera observ&eacute;e. Le dossier peut aussi raviver le d&eacute;bat sur les limites de la parole politique au Cameroun.</p>
<p>Si la proc&eacute;dure se confirme, elle pourrait red&eacute;finir la gestion des litiges m&ecirc;lant identit&eacute; publique, r&eacute;seaux sociaux et institutions. Le cas George Gilbert Baongla devient alors un marqueur de gouvernance num&eacute;rique.</p>
<h2>Ce que la suite du dossier Baongla peut r&eacute;v&eacute;ler</h2>
<p>Le dossier d&eacute;passe d&eacute;sormais la personne concern&eacute;e. Il pose la question de la fronti&egrave;re entre r&eacute;cit personnel, influence publique et responsabilit&eacute; p&eacute;nale. La prochaine &eacute;tape dira s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une simple audition ou d&rsquo;un contentieux structurant pour le Cameroun.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 17:06:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Laurent Ngaibona : un baobab de la République centrafricaine tire sa révérence]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:34,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;DIASPORA&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:31}</category>
            <link>https://www.camer.be/93174/34:31/centrafrique-laurent-ngaibona-un-baobab-de-la-republique-centrafricaine-tire-sa-reverence-central-african.html</link>
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      <description><![CDATA[Disparu le 19 avril 2026 à Évry-Courcouronnes, en région
Île-de-France, Laurent Ngaibona repose depuis le 30 avril 2026 au
cimetière de Corbeil-Essonnes, ville...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Disparu le 19 avril 2026 &agrave; &Eacute;vry-Courcouronnes, en r&eacute;gion &Icirc;le-de-France, Laurent Ngaibona repose depuis le 30 avril 2026 au cimeti&egrave;re de Corbeil-Essonnes, ville o&ugrave; il avait ancr&eacute; une grande partie de son existence. &Agrave; 82 ans, celui que beaucoup consid&eacute;raient d&eacute;j&agrave; comme une m&eacute;moire vivante laisse derri&egrave;re lui bien plus qu&rsquo;un parcours : un h&eacute;ritage, mieux, un patrimoine.</p>
<p>Depuis l&rsquo;annonce de son d&eacute;c&egrave;s, sa r&eacute;sidence grouille de monde&nbsp; chaque soir. Si la douleur est palpable, c&rsquo;est surtout une vie dense, utile et inspirante qui est c&eacute;l&eacute;br&eacute;e.</p>
<p>Les hommages affluent de toute l&rsquo;Afrique &mdash; de la R&eacute;publique centrafricaine &agrave; l&rsquo;Angola, du Cameroun au Congo-Brazzaville, jusqu&rsquo;au Tchad.</p>
<p>Hier, 28 avril, dans son salon, l&rsquo;&eacute;motion se conjugue au pluriel : larmes, sourires, souvenirs. &Agrave; l&rsquo;entr&eacute;e, une photographie le montre plein de vie, qui donne l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre encore l&agrave; au milieu des siens. Autour de sa veuve, Martine Ngaibona, les proches se relaient. <strong>Vincent Mambachaka</strong>, figure de la diaspora centrafricaine en France, lui apporte son soutien&nbsp;; jouant le deuilleur, il est aupr&egrave;s d&rsquo;elle tout en lui racontant de beaux souvenirs qu&rsquo;il garde de son d&eacute;funt &eacute;poux. Ensemble, le couple a &eacute;lev&eacute; sept enfants : Marcel, Annette, Mozann, Djibrine (disparu plus t&ocirc;t), Touwangaye, Redanga et Kowen.</p>
<p>Pour Marcel, <em>&laquo; papa est parti comme il a v&eacute;cu : avec calme et discr&eacute;tion. Rien ne laissait pr&eacute;sager une telle issue. Il r&eacute;pondait encore &agrave; nos questions la veille &raquo;</em>.</p>
<p>Parmi les nombreuses personnalit&eacute;s venues saluer sa m&eacute;moire, <strong>Wafio Jean Serge</strong>, ancien ministre des Mines sous Ange-F&eacute;lix Patass&eacute; et de l&rsquo;Urbanisme sous Fran&ccedil;ois Boziz&eacute;, par ailleurs ancien commissaire &agrave; la CEMAC, livre un t&eacute;moignage empreint de respect et de consid&eacute;ration : <em>&laquo; C&rsquo;&eacute;tait un homme de principes, profond&eacute;ment enracin&eacute; dans ses traditions. Il a ouvert des voies &agrave; des g&eacute;n&eacute;rations de Centrafricains et d&rsquo;Africains. Sa disparition est celle d&rsquo;une biblioth&egrave;que vivante &raquo;. Il rench&eacute;rit, &eacute;voquant &laquo; un baobab qui tombe &raquo;</em>, comparable au &laquo; kolo &raquo;, cet arbre rouge r&eacute;put&eacute; pour sa r&eacute;sistance exceptionnelle. &Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, Laurent Ngaibona a &eacute;galement contribu&eacute;, selon lui, &agrave; accompagner l&rsquo;ascension de Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, avant de revenir en RCA, guid&eacute; par un sens aigu du devoir, puis de s&rsquo;installer en France, devenu son troisi&egrave;me pays.</p>
<p>Son parcours acad&eacute;mique force le respect et admiration. Du CEPE en 1957 au BEPC en 1962, il franchit les &eacute;tapes avec rigueur. Form&eacute; au CFEN de Bambari, il int&egrave;gre ensuite l&rsquo;&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure d&rsquo;Afrique centrale (ENSAC) entre 1967 et 1970, puis la FESAC de Brazzaville. Il poursuit &agrave; l&rsquo;Institut sup&eacute;rieur des sciences de l&rsquo;&eacute;ducation (INSSED) de l&rsquo;Universit&eacute; de Brazzaville, avant d&rsquo;obtenir une ma&icirc;trise en sciences de l&rsquo;&eacute;ducation en 1991, une ma&icirc;trise en lettres modernes &agrave; Nanterre, puis un DEA &agrave; Paris V. Un itin&eacute;raire acad&eacute;mique solide, au service d&rsquo;une vision claire : &eacute;lev&eacute; par le savoir.</p>
<p>Professionnel accompli, <strong>Laurent Ngaibona</strong> a travers&eacute; les d&eacute;cennies avec constance et engagement. Instituteur et directeur d&rsquo;&eacute;cole en RCA d&egrave;s les ann&eacute;es 1960, il devient professeur, puis directeur de coll&egrave;ge, avant de former &agrave; son tour les formateurs &agrave; Brazzaville. Inspecteur, p&eacute;dagogue, b&acirc;tisseur : il laisse son empreinte dans chaque institution qu&rsquo;il a servie. De retour &agrave; Bangui, il contribue &agrave; la structuration de l&rsquo;enseignement pr&eacute;scolaire et primaire, avant de poursuivre sa carri&egrave;re en France, comme professeur de lettres modernes dans l&rsquo;acad&eacute;mie de Versailles de 1984 &agrave; 2003. Son engagement civique se prolonge au Conseil national de transition (2003-2006), o&ugrave; il repr&eacute;sente les Centrafricains de l&rsquo;&eacute;tranger.</p>
<p>Homme de conviction, il n&rsquo;a jamais fait de la qu&ecirc;te des fonctions un objectif. &laquo; Il n&rsquo;a aucun regret de n&rsquo;avoir pas &eacute;t&eacute; ministre &raquo;, confie Wafio Jean Serge. <em>&laquo; Il aurait pu l&rsquo;&ecirc;tre, mais il est rest&eacute; fid&egrave;le &agrave; ses principes &raquo;</em>.</p>
<p>En 2008, il accepte toutefois de servir comme rapporteur adjoint du comit&eacute; d&rsquo;organisation du dialogue politique inclusif, puis comme conseiller sp&eacute;cial aupr&egrave;s du Premier ministre et pr&eacute;sident du comit&eacute; national de lutte contre la corruption jusqu&rsquo;en 2014.</p>
<p>Militant engag&eacute;, Laurent Ngaibona a &eacute;galement marqu&eacute; la diaspora africaine en France. &Agrave; la FEANF comme &agrave; la FETAF, il milite aux c&ocirc;t&eacute;s de figures majeures telles qu&rsquo;Alpha Cond&eacute; et Alpha Oumar Konar&eacute;. Son combat, amorc&eacute; en Afrique, s&rsquo;est poursuivi sans rupture sur le sol fran&ccedil;ais. D&eacute;j&agrave;, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de Bokassa, il s&rsquo;insurge contre la d&eacute;rive autoritaire, organise avec d&rsquo;autres &eacute;tudiants des mouvements de r&eacute;sistance et r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; des alternatives pour son pays.</p>
<p>Avec sa disparition, la R&eacute;publique centrafricaine perd un homme de savoir, de rigueur et de courage. Mais son empreinte, elle, demeure, vivante, structurante, ind&eacute;l&eacute;bile.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Alain Ndanga, à Paris</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 16:13:56</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Test ADN exigé pour Biya : l'affaire Baongla]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93173/11:1/cameroun-test-adn-exige-pour-biya-laffaire-baongla-cameroon.html</link>
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de Douala atterrit sur le bureau de la Gendarmerie nationale
camerounaise. Son objet : cont...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 avril 2026, un document juridique sign&eacute; d'un avocat du barreau de Douala atterrit sur le bureau de la Gendarmerie nationale camerounaise. Son objet : contester une convocation. Sa demande centrale : soumettre <strong>Paul Biya</strong> et <strong>Franck Emmanuel Biya</strong> &agrave; des <strong>tests ADN</strong> r&eacute;alis&eacute;s par des laboratoires internationaux.</p>
<h2>Qui est Georges Gilbert Baongla et pourquoi est-il convoqu&eacute; ?</h2>
<p>Le Cabinet Rufin Mayang, avocat &agrave; la Cour bas&eacute; &agrave; Douala, a d&eacute;pos&eacute; le 27 avril 2026 une lettre de constitution aupr&egrave;s du Chef du Service Central des Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Son client : <strong>Monsieur Georges Gilbert Baongla</strong>, domicili&eacute; &agrave; Yaound&eacute;, convoqu&eacute; pour r&eacute;pondre de faits de <strong>cybercriminalit&eacute;, diffamation et autres</strong>. La convocation en question aurait &eacute;t&eacute; diffus&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux avant m&ecirc;me d'&ecirc;tre notifi&eacute;e officiellement un fait que l'avocat conteste formellement au regard des articles 39 et 92 du Code de Proc&eacute;dure P&eacute;nale camerounais.</p>
<p>L'affaire, &agrave; premi&egrave;re vue proc&eacute;durale, cache une bombe politique. Selon le document, le litige porte en r&eacute;alit&eacute; sur la <strong>filiation de Franck Emmanuel Biya</strong>, fils du pr&eacute;sident Paul Biya. Par ailleurs, Mr Baongla aurait d&eacute;clar&eacute; lors d&rsquo;une &eacute;mission dominicale que Franck Biya serait un fils adopt&eacute; de Paul Biya</p>
<h2>Une proc&eacute;dure vici&eacute;e d&egrave;s le d&eacute;part ?</h2>
<p>L'argumentation juridique du Cabinet Mayang repose sur plusieurs irr&eacute;gularit&eacute;s formelles. La convocation aurait &eacute;t&eacute; notifi&eacute;e &agrave; une adresse inexacte Efoulan Pont alors que le client r&eacute;side officiellement ailleurs. Elle porte la mention que l'int&eacute;ress&eacute; "reconna&icirc;t avoir re&ccedil;u ladite convocation" &agrave; Yaound&eacute; le 24 avril 2026 &agrave; 13h10. Or, selon le calendrier de d&eacute;placement vers&eacute; au dossier, <strong>Baongla se trouvait &agrave; Douala ce jour-l&agrave;</strong>, ayant voyag&eacute; par vol CAMAIRCO le 21 avril 2026, et n'&eacute;tant rentr&eacute; &agrave; Yaound&eacute; que le 25 avril au soir.</p>
<p>L'&eacute;pouse de Baongla avait pour sa part quitt&eacute; Yaound&eacute; le 23 avril 2026 en direction de Paris. Ses deux gardiens n'ont re&ccedil;u aucun document pendant toute son absence.</p>
<p>La conclusion de l'avocat est sans ambigu&iuml;t&eacute; : <strong>il n'y a pas eu de notification r&eacute;guli&egrave;re</strong> au sens du Code de Proc&eacute;dure P&eacute;nale. Le client n'a donc jamais &eacute;t&eacute; l&eacute;galement convoqu&eacute;, contrairement &agrave; ce qui circule sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>La demande de tests ADN, une strat&eacute;gie juridique ou politique ?</h2>
<p>Au c&oelig;ur du dossier se trouve une exigence in&eacute;dite. Ma&icirc;tre Mayang demande formellement, avant tout d&eacute;bat au fond, que <strong>Paul Biya, Franck Emmanuel Biya et Georges Gilbert Baongla</strong> soient soumis conjointement &agrave; des <strong>tests ADN</strong> effectu&eacute;s par des laboratoires m&eacute;dicaux de renomm&eacute;e internationale ou des universit&eacute;s occidentales.</p>
<p>Cette demande n'est pas anodine. Elle sugg&egrave;re que Baongla conteste ou revendique un lien de filiation avec la famille pr&eacute;sidentielle une question qui, si elle entrait dans le circuit judiciaire officiel, cr&eacute;erait une perturbation politique sans pr&eacute;c&eacute;dent au Cameroun.</p>
<p>La lettre pr&eacute;cise &eacute;galement que Baongla, pour raisons de sant&eacute; document&eacute;es, ne peut compara&icirc;tre avant deux semaines, ne disposant pas de "toutes ses facult&eacute;s physique, psychologique et mentale en ce moment". Des rendez-vous m&eacute;dicaux en France sont invoqu&eacute;s comme justification.</p>
<h2>Un dossier &agrave; haut risque institutionnel</h2>
<p>La proc&eacute;dure judiciaire au Cameroun engag&eacute;e contre Baongla va cristalliser l'attention politique et m&eacute;diatique. Si les juridictions acceptent d'instruire la demande de tests ADN, le r&eacute;gime se retrouve face &agrave; un dilemme sans pr&eacute;c&eacute;dent : refuser, c'est alimenter les sp&eacute;culations ; accepter, c'est ouvrir une bo&icirc;te de Pandore dynastique.</p>
<p>La contestation de la proc&eacute;dure de convocation, si elle est retenue, affaiblit &eacute;galement la posture de la gendarmerie dans ce dossier. Une <strong>irr&eacute;gularit&eacute; proc&eacute;durale</strong> de cette nature suffit &agrave; invalider les poursuites &agrave; ce stade.</p>
<p>L'affaire Baongla s'inscrit dans un contexte plus large : la question de la succession au pouvoir au Cameroun et le r&ocirc;le croissant de Franck Emmanuel Biya dans le dispositif de conservation du pouvoir familial. Toute contestation publique de sa l&eacute;gitimit&eacute; biologique ou politique devient un facteur de d&eacute;stabilisation.</p>
<h2>Quand la justice devient le th&eacute;&acirc;tre du politique</h2>
<p>Le dossier Baongla n'est pas une affaire de cybercriminalit&eacute; ordinaire. C'est un r&eacute;v&eacute;lateur. Il expose les tensions profondes autour de la succession au Cameroun, les fragilit&eacute;s proc&eacute;durales de l'appareil judiciaire, et la porosit&eacute; croissante entre les r&eacute;seaux sociaux et les pr&eacute;toires.</p>
<p>La question qui se pose d&eacute;sormais est simple : les tribunaux camerounais auront-ils l'ind&eacute;pendance d'instruire une demande de tests ADN impliquant directement la premi&egrave;re famille du pays ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 14:49:37</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Fraude électorale, mandats prolongés  : le RDPC change les règles du jeu]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93172/30:27/cameroun-fraude-electorale-mandats-prolonges-le-rdpc-change-les-regles-du-jeu-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Prolonger des mandats sans vote. Verrouiller un scrutin contesté. Le
RDPC ne gouverne plus le Cameroun il gère sa propre survie. Et pour
cela, tous les subterfu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Prolonger des mandats sans vote. Verrouiller un scrutin contest&eacute;. Le <strong>RDPC</strong> ne gouverne plus le Cameroun il g&egrave;re sa propre survie. Et pour cela, tous les subterfuges sont d&eacute;sormais mobilis&eacute;s.</p>
<h2>Une s&eacute;quence &eacute;lectorale sous haute tension</h2>
<p>L'ann&eacute;e 2025 a plac&eacute; le <strong>Cameroun</strong> face &agrave; une s&eacute;quence politique d&eacute;terminante. Une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle, des l&eacute;gislatives attendues, et un r&eacute;gime en place depuis plus de quarante ans qui n'a jamais organis&eacute; une alternance pacifique.</p>
<p>Selon des sources proches de l'opposition camerounaise, les r&eacute;sultats r&eacute;els de la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025 d&eacute;signeraient <strong>Issa Tchiroma</strong> figure politique longtemps associ&eacute;e au s&eacute;rail du pouvoir avant de prendre ses distances comme vainqueur du scrutin. Le r&eacute;gime, lui, conteste cette lecture et maintient ses propres chiffres.</p>
<p>Parall&egrave;lement, face &agrave; la perspective d'une d&eacute;faite aux l&eacute;gislatives, le <strong>RDPC</strong> aurait proc&eacute;d&eacute; &agrave; une prolongation subreptice des mandats des d&eacute;put&eacute;s sortants, modifiant discr&egrave;tement les r&egrave;gles du jeu &eacute;lectoral. Ces &eacute;l&eacute;ments constituent une violation caract&eacute;ris&eacute;e du cadre constitutionnel camerounais.</p>
<h2>Les racines d'un syst&egrave;me qui se d&eacute;vore lui-m&ecirc;me</h2>
<p>Le <strong>vol des &eacute;lections au Cameroun</strong> ne date pas de 2025. Il s'inscrit dans une logique de pouvoir construite sur quatre d&eacute;cennies. Le RDPC s'est progressivement transform&eacute; en ce que les politologues nomment un "parti h&eacute;g&eacute;monique de fa&ccedil;ade" : une structure dont la l&eacute;gitimit&eacute; repose non sur la base militante mais sur le contr&ocirc;le des institutions.</p>
<p>Ce glissement a une cons&eacute;quence m&eacute;canique. Quand un parti perd sa l&eacute;gitimit&eacute; populaire, il doit compenser par le contr&ocirc;le proc&eacute;dural. Modifier les r&egrave;gles &eacute;lectorales, prolonger les mandats sans consultation, invalider des r&eacute;sultats contestables ce sont les outils classiques des r&eacute;gimes qui savent qu'ils ne peuvent plus gagner librement.</p>
<p>La <strong>prolongation des mandats parlementaires</strong> repr&eacute;sente un franchissement de seuil. Ce n'est plus de la fraude &eacute;lectorale ponctuelle. C'est une reconfiguration permanente du cadre l&eacute;gal au profit du parti sortant.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme du verrouillage institutionnel</h2>
<p>Le <strong>braquage de la Constitution camerounaise</strong> expression utilis&eacute;e par l'opposition pour d&eacute;crire ces pratiques fonctionne selon un sch&eacute;ma pr&eacute;cis. Il ne s'agit pas d'une rupture visible, mais d'une s&eacute;rie de micro-d&eacute;cisions l&eacute;galement habill&eacute;es qui aboutissent collectivement &agrave; l'impossibilit&eacute; d'une alternance.</p>
<p>Prolonger les mandats &eacute;vite des l&eacute;gislatives que le RDPC anticipe perdre. Contr&ocirc;ler ELECAM, l'organisme officiel de gestion des &eacute;lections, garantit la validation des r&eacute;sultats souhait&eacute;s. Discr&eacute;diter l'opposition en parlant de ses affaires internes quand on l'interpelle sur la fraude c'est la couche rh&eacute;torique qui compl&egrave;te le dispositif.</p>
<p>Face &agrave; ce syst&egrave;me, le <strong>MRC</strong> Mouvement pour la Renaissance du Cameroun demeure le parti d'opposition le plus actif et le plus structur&eacute;. Sa capacit&eacute; &agrave; documenter, &agrave; mobiliser et &agrave; maintenir une pr&eacute;sence de terrain le place au c&oelig;ur de la r&eacute;sistance institutionnelle.</p>
<h2>Une crise de l&eacute;gitimit&eacute; qui s'aggrave</h2>
<p>La crise de l&eacute;gitimit&eacute; du RDPC pose une question existentielle. Un parti qui ne peut survivre qu'en modifiant les r&egrave;gles est un parti en fin de cycle. La transition politique au Cameroun aura lieu la seule variable est son caract&egrave;re ordonn&eacute; ou chaotique.</p>
<h2>Jusqu'o&ugrave; un r&eacute;gime peut-il changer les r&egrave;gles avant de les briser ?</h2>
<p>Il existe un point de non-retour dans la manipulation institutionnelle. Au-del&agrave;, ce ne sont plus des r&egrave;gles que l'on contourne c'est un contrat social que l'on d&eacute;chire.</p>
<p>Le Cameroun n'est pas encore &agrave; ce point. Mais il s'en approche. Et la question qui se pose aujourd'hui n'est plus "le RDPC peut-il gagner une &eacute;lection libre ?" Elle est : "combien de temps encore peut-il &eacute;viter d'en organiser une ?"</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 13:20:04</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: La République en ruine — quand Biya a emprisonné ses derniers hommes d'État]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93171/30:27/cameroun-la-republique-en-ruine-quand-biya-a-emprisonne-ses-derniers-hommes-detat-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Depuis deux décennies, le Cameroun glisse vers une désintégration
institutionnelle sans précédent. L'accélérateur de cette chute
n'est pas venu de l'extérieur....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis deux d&eacute;cennies, le Cameroun glisse vers une d&eacute;sint&eacute;gration institutionnelle sans pr&eacute;c&eacute;dent. L'acc&eacute;l&eacute;rateur de cette chute n'est pas venu de l'ext&eacute;rieur. Il est venu du sommet de l'&Eacute;tat lui-m&ecirc;me.</p>
<h2>Le tournant : l'emprisonnement des derniers piliers de l'&Eacute;tat</h2>
<p><strong>Paul Biya</strong>, au pouvoir depuis 1982, a pris une d&eacute;cision qui a chang&eacute; le destin du pays. Pour des raisons de survie politique, il a ordonn&eacute; l'incarc&eacute;ration de plusieurs de ses ministres les plus influents : <strong>Marafa Hamidou Yaya</strong>, <strong>Jean-Marie Atangana Mebara</strong>, <strong>Polycarpe Abah Abah</strong>, <strong>Urbain Olanguena Awono</strong>, <strong>Titus Edzoa</strong>.</p>
<p>Ces hommes &eacute;taient accus&eacute;s de <strong>d&eacute;tournement de fonds publics</strong>. Certains cas &eacute;taient document&eacute;s. D'autres relevaient davantage de la mise &agrave; l'&eacute;cart politique. Mais tous avaient en commun une chose : ils maintenaient encore une forme de gouvernance, aussi imparfaite soit-elle.</p>
<p>Leur d&eacute;part a cr&eacute;&eacute; un vide que rien n'a combl&eacute;.</p>
<h2>Le paradoxe de l'anti-corruption qui a tout empir&eacute;</h2>
<p>L'ironie est cruelle. En voulant afficher une lutte contre la <strong>corruption au Cameroun</strong>, le r&eacute;gime a d&eacute;truit les derniers m&eacute;canismes informels de r&eacute;gulation du pouvoir.</p>
<p>Les successeurs de ces ministres n'ont pas r&eacute;pliqu&eacute; leurs m&eacute;thodes. Ils les ont amplifi&eacute;es sans la prudence, sans les r&eacute;seaux, sans la comp&eacute;tence technique qui temp&eacute;raient auparavant les exc&egrave;s. Le <strong>pillage des ressources publiques</strong> est devenu syst&eacute;matique, d&eacute;complex&eacute;, presque institutionnalis&eacute;.</p>
<p>Ce que l'on appelait autrefois "corruption" avait encore des limites tacites. Ces limites ont disparu.</p>
<h2>Un pouvoir sans capitaine, un &Eacute;tat sans boussole</h2>
<p>Paul Biya a aujourd'hui 93 ans. Les observateurs diplomatiques et les chancelleries africaines le d&eacute;crivent unanimement comme un chef d'&Eacute;tat dont la capacit&eacute; de gouverner s'est consid&eacute;rablement r&eacute;duite. Former un gouvernement fonctionnel est devenu un exercice p&eacute;rilleux, souvent report&eacute; pendant des mois.</p>
<p>Le r&eacute;sultat est m&eacute;canique : sans arbitrage au sommet, les factions se multiplient. La <strong>d&eacute;liquescence institutionnelle</strong> s'installe &agrave; tous les niveaux. Minist&egrave;res paralys&eacute;s, projets d'infrastructure abandonn&eacute;s, services publics d&eacute;sorganis&eacute;s.</p>
<p>&Agrave; cela s'ajoutent des crises structurelles non r&eacute;solues : la guerre civile dans les r&eacute;gions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les incursions de Boko Haram dans l'Extr&ecirc;me-Nord, la fragilit&eacute; &eacute;conomique chronique malgr&eacute; des ressources naturelles significatives.</p>
<h2>Un pays &agrave; la crois&eacute;e des chemins</h2>
<p>La question successorale au Cameroun devient la priorit&eacute; absolue des cercles dirigeants. Aucun m&eacute;canisme constitutionnel cr&eacute;dible ne garantit une transition ordonn&eacute;e. Les ambitions se positionnent dans l'ombre, sans cadre l&eacute;gal stable.</p>
<p>Le risque imm&eacute;diat est celui de la paralysie d&eacute;cisionnelle dans un contexte de crises multiples. Les partenaires internationaux Banque mondiale, FMI, Union europ&eacute;enne conditionnent d&eacute;sormais leurs engagements &agrave; des r&eacute;formes de gouvernance que l'&Eacute;tat n'est plus en mesure d'initier.</p>
<p>La crise politique camerounaise pose une question de fond : un &Eacute;tat aussi fragment&eacute; peut-il se reconstruire de l'int&eacute;rieur ? L'histoire africaine offre des exemples dans les deux sens. Le S&eacute;n&eacute;gal a r&eacute;ussi des transitions. La RDC illustre &agrave; l'inverse la persistance du d&eacute;sordre institutionnel sur plusieurs g&eacute;n&eacute;rations.</p>
<p>Ce qui est certain : sans refondation des institutions, le Cameroun continuera de s'appauvrir malgr&eacute; un potentiel &eacute;conomique r&eacute;el p&eacute;trole, cacao, caf&eacute;, bauxite, hydro&eacute;lectricit&eacute;.</p>
<h2>Qui reprendra la barre ?</h2>
<p>La <strong>crise de gouvernance au Cameroun</strong> n'est pas une fatalit&eacute; g&eacute;ographique ni ethnique. Elle est le produit direct de choix politiques d&eacute;lib&eacute;r&eacute;s, accumul&eacute;s sur quarante ans. Ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;fait par d&eacute;cisions humaines peut, en th&eacute;orie, &ecirc;tre reconstruit par d'autres d&eacute;cisions humaines.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si Paul Biya quittera le pouvoir. Elle est de savoir ce qui restera de l'&Eacute;tat le jour o&ugrave; ce pouvoir changera de mains.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Jean Bruno Tagne</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 12:24:18</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Obsèques de Foly Dirane : La veuve de l'ancien animateur de la CRTV écartée de l'organisation]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93170/11:1/cameroun-obseques-de-foly-dirane-la-veuve-de-lancien-animateur-de-la-crtv-ecartee-de-lorganisation-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Dans un communiqué en circulation sur la toile, Tatiana MENGUE
AMOUGOU, veuve TAFEN dénonce un programme des obsèques qu'elle dit
avoir découvert sur les réseau...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqu&eacute; en circulation sur la toile, Tatiana MENGUE AMOUGOU, veuve TAFEN d&eacute;nonce un programme des obs&egrave;ques qu'elle dit avoir d&eacute;couvert sur les r&eacute;seaux sociaux, et &eacute;tabli sans son implication ainsi que celle de ses enfants.&nbsp;</p>
<p><em>&laquo; Je ne suis la marionnette de personne &raquo;</em>. La phrase claque comme un cri de d&eacute;tresse. <strong>Tatiana Dirane</strong>, veuve de l&rsquo;artiste <strong>Foly Dirane</strong>, d&eacute;nonce publiquement sa mise &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de l&rsquo;organisation des obs&egrave;ques de son &eacute;poux. Elle dit avoir d&eacute;couvert le programme&hellip; sur Facebook.</p>
<p><strong>Une veuve &eacute;cart&eacute;e, une violence de plus</strong></p>
<p>Dans son communiqu&eacute;, Mengue Amougou Tatiana, veuve Tafen, alerte l&rsquo;opinion :</p>
<p><em>"J&rsquo;ai d&eacute;couvert sur Facebook un programme des obs&egrave;ques de mon d&eacute;funt mari, issu d&rsquo;une r&eacute;union &agrave; laquelle mes enfants et moi n&rsquo;avons pas pris part. Je pr&eacute;cise clairement que je ne suis pas concern&eacute;e par ce programme tel qu&rsquo;il circule actuellement. Toute d&eacute;cision concernant les obs&egrave;ques de mon &eacute;poux doit se faire dans le respect, la dignit&eacute; et avec mon enti&egrave;re implication."</em></p>
<p>Derri&egrave;re ce conflit familial se cache une r&eacute;alit&eacute; plus sombre : la spoliation des droits des veuves au moment des obs&egrave;ques.</p>
<p>Au <strong>Cameroun</strong>, de nombreuses femmes sont &eacute;cart&eacute;es, humili&eacute;es ou d&eacute;poss&eacute;d&eacute;es d&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de leur conjoint. L&rsquo;organisation des fun&eacute;railles devient alors un instrument de pouvoir, exerc&eacute; tant&ocirc;t par la belle-famille, tant&ocirc;t par des institutions administratives ou judiciaires.</p>
<p><strong>Violences familiales : l&rsquo;effacement programm&eacute; des veuves</strong></p>
<p>Le cas de Tatiana Dirane n&rsquo;est pas isol&eacute;. Combien de veuves se voient imposer un programme d&rsquo;obs&egrave;ques, un lieu d&rsquo;inhumation, voire une d&eacute;possession de leurs enfants et des biens du d&eacute;funt ? La belle-famille s&rsquo;arroge souvent le droit de d&eacute;cider, rel&eacute;guant l&rsquo;&eacute;pouse au rang de spectatrice.&nbsp;</p>
<p>Cette violence est psychologique et sociale : nier &agrave; une femme le droit d&rsquo;enterrer dignement son mari, c&rsquo;est nier son statut d&rsquo;&eacute;pouse, de m&egrave;re, de partenaire de vie. C&rsquo;est la r&eacute;duire &agrave; &laquo; la marionnette de personne &raquo;, pour reprendre ses mots.</p>
<p><strong>Violences institutionnelles : quand la justice ferme les yeux</strong></p>
<p>Cette d&eacute;possession est parfois cautionn&eacute;e par le silence de la justice.</p>
<p>L&rsquo;affaire Anicet EKAN&Egrave; &nbsp;en est une illustration am&egrave;re. Cet homme politique avait &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur d&rsquo;un bras de fer judiciaire post-d&eacute;c&egrave;s, o&ugrave; les droits de la veuve avaient &eacute;t&eacute; bafou&eacute;s au profit de consid&eacute;rations familiales et politiques. Les tribunaux, cens&eacute;s prot&eacute;ger les ayants droit, tra&icirc;nent souvent &agrave; faire appliquer le Code civil et le droit des successions, laissant les veuves sans recours face aux traditions.</p>
<p>R&eacute;sultat : la loi existe, mais son application d&eacute;pend du rapport de force. Et dans ce rapport, la veuve est presque toujours la plus vuln&eacute;rable.</p>
<p><strong>&laquo; Avec mon enti&egrave;re implication &raquo; : un appel au respect du droit</strong></p>
<p>En exigeant &nbsp;&laquo; respect, dignit&eacute; et enti&egrave;re implication &raquo;, Tatiana Dirane rappelle une &eacute;vidence : la loi camerounaise reconna&icirc;t l&rsquo;&eacute;pouse comme h&eacute;riti&egrave;re et ayant droit prioritaire. L&rsquo;article 77 du Code des personnes et de la famille est clair. Pourtant, la pratique enterre souvent le droit.</p>
<p>Ce conflit autour des obs&egrave;ques de Foly Dirane d&eacute;passe le fait divers. Il r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;urgence de prot&eacute;ger les veuves contre une double violence :&nbsp;<br />-celle des familles qui instrumentalisent la coutume pour les &eacute;carter ;<br />-celle de la justice qui, par lenteur ou partialit&eacute;, valide ces abus, comme on l&rsquo;a vu dans le cas Anicet EKAN&Egrave;.</p>
<p>Il est urgent que des mesures tant juridiques qu'administratives soient prises pour que les veuves n'aient plus &agrave; livrer bataille pour enterrer leurs &eacute;poux.&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Caroline Bassomo</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 11:14:19</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Scandale du don chinois de riz au Cameroun : voici ce qui fait vraiment mal, par Louis Marie Kakdeu]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
            <link>https://www.camer.be/93169/30:27/scandale-du-don-chinois-de-riz-au-cameroun-voici-ce-qui-fait-vraiment-mal-par-louis-marie-kakdeu-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[La Chine s'apprête à livrer une aide alimentaire au Cameroun
composée essentiellement de riz, évaluée à plus de 1,6 milliard de
FCFA. L'annonce a été faite le 2...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La Chine s'appr&ecirc;te &agrave; livrer une aide alimentaire au Cameroun compos&eacute;e essentiellement de riz, &eacute;valu&eacute;e &agrave; plus de 1,6 milliard de FCFA. L'annonce a &eacute;t&eacute; faite le 27 avril 2026 lors d'une rencontre entre l'ambassadeur chinois Xu Yong et le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji. Le don a &eacute;t&eacute; salu&eacute; &laquo; au nom du pr&eacute;sident Paul Biya &raquo; comme un &laquo; geste d'humanit&eacute; &raquo; d'un &laquo; pays ami &raquo;. Je me propose de regarder ce cadeau beaucoup plus en d&eacute;tail pour savoir s&rsquo;il n&rsquo;est pas empoisonn&eacute;.</p>
<p><strong>Ce qui blesse : un potentiel g&eacute;ant agricole qui tend la main</strong></p>
<p>Derri&egrave;re les c&eacute;r&eacute;monies se cache une v&eacute;rit&eacute; brutale : un pays capable de produire son riz est en train de c&eacute;l&eacute;brer sa d&eacute;pendance alimentaire. Avec les plaines de Yagoua, les rizi&egrave;res de Ndop et les capacit&eacute;s de la SEMRY, le Cameroun devrait &ecirc;tre en train d'exporter du riz, et non de tendre la main. Du point de vue des politiques publiques, le probl&egrave;me est que cela devient une habitude et le gouvernement se plait de maintenir la politique de l&rsquo;import-substitution comme une simple slogan.</p>
<p><strong>Economie extravertie</strong></p>
<p>Le <strong>Cameroun</strong> produit ce qu'il ne consomme pas et consomme ce qu'il ne produit pas, ce qui marque la d&eacute;pendance de son &eacute;conomie de l'ext&eacute;rieur. Le Cameroun importe plus de 97,5 % du riz consomm&eacute; chaque ann&eacute;e.</p>
<p>Selon une source interne au Port autonome de Douala, pr&egrave;s de 1,3 million de tonnes de riz entrent au <strong>Cameroun</strong> chaque ann&eacute;e depuis 2022. La production locale est estim&eacute;e &agrave; environ 140 tonnes, mais elle est export&eacute;e au Nig&eacute;ria pour la majorit&eacute;. Le riz import&eacute; est devenu l&rsquo;aliment principal du citoyen. De plus en plus, m&ecirc;me les gens du village comptent sur le riz import&eacute; pour manger. La situation d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; alimentaire est d&eacute;j&agrave; grave. Entre octobre et d&eacute;cembre 2025, environ 11 % de la population camerounaise, soit 3,12 millions de personnes, se trouvaient en situation d'ins&eacute;curit&eacute; alimentaire et nutritionnelle aigu&euml;, dont 249 306 en situation d'urgence.&nbsp;</p>
<p><strong>La culture du don : un cataplasme sur une h&eacute;morragie</strong></p>
<p>Ce qui fait encore plus mal est que la Chine risque de faire au Cameroun le don d&rsquo;un riz chinois produit au Cameroun par les Camerounais. Sinon, ce serait &eacute;conomiquement insolite que la Chine exporte le riz qu&rsquo;elle produit dans la Haute Sanaga pour ensuite importer de Chine le riz &agrave; offrir au Cameroun. J&rsquo;explique bien le dossier :</p>
<p>Depuis 2006, l'&Eacute;tat camerounais a c&eacute;d&eacute; pr&egrave;s de 10 000 hectares de terres agricoles pour une dur&eacute;e de 99 ans &agrave; Sino Cam Iko Ltd, une multinationale chinoise sp&eacute;cialis&eacute;e dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. L'entreprise chinoise derri&egrave;re ce projet est le conglom&eacute;rat Shaanxi Land Reclamation General Corporation (&eacute;galement connu sous le nom de Shaanxi State Farm), qui appartient &agrave; l'&Eacute;tat chinois. Il op&egrave;re au Cameroun via sa filiale IKO Ltd., qui a &eacute;tabli une soci&eacute;t&eacute; locale, Sino-Cam Iko Ltd. Selon le protocole d'accord, le Cameroun s'engageait &agrave; c&eacute;der &agrave; cette soci&eacute;t&eacute; 6 000 ha de terrain dans la Haute-Sanaga : 1 000 ha &agrave; Mbanjdock pour la culture du manioc, 2 000 ha pour la culture du riz &agrave; Nanga-Eboko, et une autre parcelle de 3 000 ha pour la culture et la transformation du manioc. L'entreprise s'est int&eacute;ress&eacute;e notamment &agrave; une exploitation rizicole de 120 ha abandonn&eacute;e dans l&rsquo;arrondissement de Nanga-Eboko, dans la Haute-Sanaga, une exploitation initialement mise en place suite &agrave; un partenariat avec Taiwan dans les ann&eacute;es 1960, puis abandonn&eacute;e pour embrasser les importations.</p>
<p>Depuis son installation en 2006, Sino-Cam IKO a exp&eacute;riment&eacute; plus de 140 vari&eacute;t&eacute;s de riz hybrides et 4 vari&eacute;t&eacute;s de riz locales dans la plantation de Nanga-Eboko. Le Centre d'Application des Technologies Agricoles (CATA) de Nanga-Eboko a &eacute;t&eacute; construit avec une participation financi&egrave;re du gouvernement chinois de 10 millions de dollars am&eacute;ricains. Ce centre est consid&eacute;r&eacute; comme le deuxi&egrave;me grand centre d'exp&eacute;rimentation construit par la Chine en Afrique. Mais, en quoi cela profite au Cameroun ?</p>
<p><strong>Le scandale qui couve : un riz produit au Cameroun&hellip; pour la Chine</strong></p>
<p>C'est l&agrave; que le dossier devient explosif. Le gouvernement camerounais a c&eacute;d&eacute; des terres &agrave; une entreprise chinoise qui exploite des paysans locaux pour cultiver du riz destin&eacute; &agrave; la Chine. Cet accord est pass&eacute; alors que la population camerounaise meurt de faim et alors que le gouvernement a parall&egrave;lement laiss&eacute; le riz devenir l&rsquo;aliment principal des populations. Et aujourd&rsquo;hui, le gouvernement risque iniquement de remercier le &laquo; bienfaiteur &raquo; chinois pour un don de riz Made in Cameroon. C&rsquo;est un suicide &eacute;conomique !&nbsp;</p>
<p>Le Cameroun n&rsquo;a pas besoin de don alimentaire. Le Cameroun a besoin d&rsquo;un transfert de technologie. La sagesse chinoise dit pourtant qu&rsquo;au lieu de donner un poisson &agrave; un affam&eacute;, il faut plut&ocirc;t lui apprendre &agrave; p&ecirc;cher. Si la Chine se propose de faire un don au Cameroun, alors cela voudrait dire que la promesse du CATA n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; tenue. Il y aurait donc eu tromperie sur la marchandise.&nbsp;</p>
<p><strong>L'explosion fonci&egrave;re discr&egrave;te</strong></p>
<p>Officiellement, IKO devait lancer un site exp&eacute;rimental sur 100 hectares. Trois ans plus tard, ce n'&eacute;tait plus 100 hectares, mais 10 000 hectares, soit un ne multiplication par 100 sans d&eacute;bat public, sans vote du Parlement. La v&eacute;ritable question est de savoir ce que gagne la chine est retour. Ce don ne peut pas &ecirc;tre un acte de solidarit&eacute; d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;. Il s'inscrit s&ucirc;rement dans la logique de la Chinafrique : la Chine offre du riz et repart avec des contrats d'infrastructures, des acc&egrave;s aux mati&egrave;res premi&egrave;res et une influence diplomatique croissante. Ce volet m&eacute;riterait un peu plus de transparence si l&rsquo;on &eacute;tait au Cameroun dans une d&eacute;mocratie !</p>
<p><strong>Un paradoxe cruel</strong></p>
<p>Nanga Eboko cristallise toute l'absurdit&eacute; de l&rsquo;imp&eacute;rialisme agro-alimentaire au Cameroun. C&rsquo;est pareil avec ce qui se passe dans les autres plantations industrielles du pays &agrave; l'instar de celles du Moungo o&ugrave; aucun doigt de banane ne tombe pour que les populations locales mangent. L'on produit pour le march&eacute; &eacute;tranger et l'on emprunte ou mendie pour nourir les Camerounais. La relation sino-camerounaise s&rsquo;inscrit aussi dans la continuit&eacute; de cette absurdit&eacute; : des terres camerounaises c&eacute;d&eacute;es pour 99 ans &agrave; une entreprise d'&Eacute;tat chinoise, une main-d'&oelig;uvre locale sous-pay&eacute;e, une production qui part vers la Chine pendant que le Cameroun importe 97,5 % de son riz, et un &Eacute;tat qui re&ccedil;oit des dons de riz chinois&hellip; produit peut-&ecirc;tre en partie sur son propre sol. La question cruelle du citoyen reste de savoir qui en sera b&eacute;n&eacute;ficiaire : Qui recevra ce riz ? Selon quels crit&egrave;res ? Quelle tra&ccedil;abilit&eacute; ? Le silence des autorit&eacute;s sur ces questions laisse la porte grande ouverte aux d&eacute;tournements habituels lors de la distribution de l'aide alimentaire. L&rsquo;imaginaire populaire n&rsquo;oubliera jamais l'affaire du &laquo; riz d'Orca &raquo; qui fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;opacit&eacute; autour de la distribution de 4 000 sacs de riz offerts par l'entreprise Orca le 9 avril 2020 pour soutenir la lutte contre le Covid-19. Qu&rsquo;est-ce qui montre que la gestion de ce nouveau don sera diff&eacute;rente ? Pourquoi un ambassadeur se fait recevoir par le ministre en charge des affaires int&eacute;rieures et non par le ministre en charge des relations ext&eacute;rieures ? On est habitu&eacute; aux scandales au Cameroun. Le ministre de la sant&eacute; publique avait re&ccedil;u sa part de don &agrave; Orca. Le ministre du commerce a g&eacute;r&eacute; sa part au boulevard du 20 mai. Voici le ministre de l&rsquo;administration territoriale qui va g&eacute;rer sa part. Qui vivra verra !</p>
<p><strong>Un vrai scandale politique&nbsp;</strong></p>
<p>Le peuple re&ccedil;oit des sacs de riz. Les dirigeants distribuent des remerciements au nom du Chef de l&rsquo;Etat, Paul Biya. Et la souverainet&eacute; alimentaire, elle, reste introuvable. Ce don chinois de riz est le symbole d'un Cameroun qui a choisi la politique de l'assiette tendue plut&ocirc;t que celle du champ cultiv&eacute;, et qui applaudit sa propre humiliation.</p>
<p>&Ccedil;a peut tuer!</p>
<p><em>* Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National du SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 10:44:54</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Réaction de la Comicodi suite au décès du ministre du commerce du Bangladesh]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93168/11:1/cameroun-reaction-de-la-comicodi-suite-au-deces-du-ministre-du-commerce-du-bangladesh-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Selon des informations rapportées le 28 avril 2026, Mahbubur Rahman,
ministre du Commerce du Bangladesh, est décédé le 17 avril 2026 à
l'âge de 58 ans. Le minis...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Selon des informations rapport&eacute;es le 28 avril 2026, Mahbubur Rahman, ministre du Commerce du Bangladesh, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 17 avril 2026 &agrave; l'&acirc;ge de 58 ans. Le ministre aurait contract&eacute; la maladie lors d'un d&eacute;placement officiel &agrave; Yaound&eacute;, au Cameroun, du 26 au 29 mars 2026, o&ugrave; il participait &agrave; une conf&eacute;rence de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).</p>
<p>La Commission ind&eacute;pendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), regrette am&egrave;rement, la pr&eacute;sentation tendancieuse faite sur les r&eacute;seaux sociaux, avec pour orientation &eacute;vidente de pr&eacute;senter le Cameroun comme une sorte de "souillure et de foyer dangereux de maladies mortelles". Sans qu&rsquo;il soit besoin de porter atteinte &agrave; la m&eacute;moire de l&rsquo;illustre disparu, il est opportun de rappeler que les voyageurs fr&eacute;quents, quels que soient les pays qu&rsquo;ils visitent, prennent des dispositions sanitaires usuelles, et s&rsquo;entourent des pr&eacute;cautions personnelles d&rsquo;hygi&egrave;ne de raison, affirme t-elle</p>
<p><strong>L'int&eacute;gralit&eacute; du texte de la Comicodi en dessous</strong></p>
<blockquote>
<p>D&eacute;claration solennelle relative au d&eacute;c&egrave;s du ministre du commerce du Bangladesh et la responsabilit&eacute; de la presse nationale</p>
<p><br />Le 17 avril 2026, monsieur Mahbubur Rahman, ministre du commerce de l&rsquo;Etat du Bangladesh, qui venait &agrave; peine de rentrer de la 14&egrave;me conf&eacute;rence de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce tenue &agrave; Yaound&eacute;, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; des &laquo; suites d&rsquo;un paludisme c&eacute;r&eacute;bral &raquo;.&nbsp;</p>
<p>Cette mort nous met tous dans la peine, la communaut&eacute; diplomatique, la communaut&eacute; nationale, les partenaires publics et priv&eacute;s &agrave; travers le monde, et l&rsquo;opinion publique. C&rsquo;est un &eacute;v&eacute;nement des plus malheureux qui m&eacute;rite une compassion et une solidarit&eacute; exceptionnelle &agrave; l&rsquo;endroit de son pays, sa famille et l&rsquo;ensemble de ses relations personnelles.</p>
<p>Le gouvernement camerounais, n&rsquo;a pas manqu&eacute; d&rsquo;exprimer sa compassion et sa solidarit&eacute;, dans un message de condol&eacute;ances entour&eacute; du protocole diplomatique le plus &eacute;labor&eacute; et le plus appropri&eacute;.</p>
<p>Je note pour le regretter am&egrave;rement, la pr&eacute;sentation tendancieuse faite sur les r&eacute;seaux sociaux, avec pour orientation &eacute;vidente de pr&eacute;senter notre pays comme une sorte de souillure et de foyer dangereux de maladies mortelles. Sans qu&rsquo;il soit besoin de porter atteinte &agrave; la m&eacute;moire de l&rsquo;illustre disparu, il est opportun de rappeler que les voyageurs fr&eacute;quents, quels que soient les pays qu&rsquo;ils visitent, prennent des dispositions sanitaires usuelles, et s&rsquo;entourent des pr&eacute;cautions personnelles d&rsquo;hygi&egrave;ne de raison. Par ailleurs, s&rsquo;agissant des &eacute;v&eacute;nements internationaux de grande ampleur, les pays h&ocirc;tes prennent des dispositions connues, certifi&eacute;es et consacr&eacute;es selon les normes prescrites par l&rsquo;organisation mondiale de la sant&eacute;.</p>
<p>S&rsquo;agissant de la conf&eacute;rence de l&rsquo;OMC, et sans qu&rsquo;il soit besoin d&rsquo;aller chercher loin, je suis t&eacute;moin oculaire de la logistique massive, qualitative et tr&egrave;s s&eacute;rieuse qu&rsquo;avait d&eacute;ploy&eacute; les autorit&eacute;s camerounaises pour la circonstance. Le Ministre de la sant&eacute; l&rsquo;a rappel&eacute; avec un maximum de pr&eacute;cisions et de d&eacute;tails, ce qui nous honore concr&egrave;tement.&nbsp;</p>
<p>En tout &eacute;tat de cause, il convient de recommander encore et encore, aux m&eacute;dias souvent press&eacute;s de v&eacute;hiculer et d&rsquo;amplifier tout ce qui d&eacute;nigre leur pays et met les responsables en difficult&eacute;, que la pratique n&rsquo;est pas &eacute;l&eacute;gante, pas honn&ecirc;te, pas acceptable. Je ne demande pas de prot&eacute;ger ou de d&eacute;fendre l&rsquo;image du pays &agrave; tout prix, je plaide simplement la diligence et l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; quand c&rsquo;est n&eacute;cessaire voire professionnel. Les m&eacute;dias locaux ne sauraient se muer en relais des histoires non fond&eacute;es qui portent atteinte &agrave; l&rsquo;image, la cr&eacute;dibilit&eacute; et les int&eacute;r&ecirc;ts nationaux du pays. Nous ne d&eacute;couvrons pas seulement aujourd&rsquo;hui que le paludisme tue, partout, et dans plusieurs pays. C&rsquo;est au contraire, une maladie de mieux en mieux ma&icirc;tris&eacute;e au Cameroun. La sortie du Ministre de la sant&eacute; est salutaire et n&rsquo;a plus besoin de pol&eacute;miques.&nbsp;</p>
<p>Le regrett&eacute; ministre n&rsquo;est pas mort d&rsquo;intoxication alimentaire ou d&rsquo;accident sur la voie publique &agrave; Yaound&eacute;, il est mort, malheureusement d&rsquo;une maladie qui &ocirc;te la vie, m&ecirc;me parfois en d&eacute;pit des pr&eacute;cautions et des vaccins. Il venait d&rsquo;ailleurs d&rsquo;un pays o&ugrave; cette maladie s&eacute;vit avec ravage et grandeur. Un virus peut d&rsquo;ailleurs sommeiller longtemps dans le corps avant de se r&eacute;veiller brutalement &agrave; n&rsquo;importe quel moment et n&rsquo;importe o&ugrave;, selon la fragilit&eacute; de l&rsquo;organisme, la fatigue, le stress, la mauvaise alimentation &hellip; etc.</p>
<p>Paix &agrave; son &acirc;me.&nbsp;</p>
<p>Yaound&eacute;, le 29 avril 2026</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 10:18:25</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Être en paix avec son Histoire et son identité : paroles d’Olivier Boumane]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:11,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;SOCIETE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93167/11:1/cameroun-etre-en-paix-avec-son-histoire-et-son-identite-paroles-dolivier-boumane-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[_« L‘Histoire d’un peuple est aussi et surtout l’Histoire de
la perception qu’il a de lui-même », dixit Olivier Boumane. Cet
historien Mbum nous conte l’histoir...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><em>&laquo;&nbsp;L&lsquo;Histoire d&rsquo;un peuple est aussi et surtout l&rsquo;Histoire de la perception qu&rsquo;il a de lui-m&ecirc;me&nbsp;&raquo;, dixit Olivier Boumane. Cet historien Mbum nous conte l&rsquo;histoire de son peuple dans une &oelig;uvre remarquable dont il nous plaira de d&eacute;couvrir les grandes lignes dans l&rsquo;&eacute;change qui suit. L&rsquo;homme n&rsquo;est rien sans ses racines, disent les Mbum, mais il ne grandit qu&rsquo;en tendant ses branches vers les autres. Olivier Boumane nous tend ses branches, d&eacute;gustons-en les fruits&nbsp;! </em></p>
<p><strong>- Olivier Boumane&hellip; Enfin, quelle chance de vous avoir&nbsp;! Et quel livre vous avez sign&eacute;&nbsp;! <em>&laquo;&nbsp;Les Mbum &agrave; la crois&eacute;e des chemins - Tome I&nbsp;: L&rsquo;essence Mbum&nbsp;&raquo;</em>. Ce grand titre de votre ouvrage est un &eacute;veil &agrave; la curiosit&eacute;, un appel &agrave; la r&eacute;flexion. Pourriez-vous nous en dire davantage, sur la compr&eacute;hension de cet intitul&eacute; et sur le mot Mbum en particulier, pour ceux qui ne le d&eacute;couvrent qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui&nbsp;?</strong></p>
<p>- Merci de me donner l&rsquo;occasion de parler du premier Tome de la collection de mes ouvrages intitul&eacute; <strong>Les Mbum &agrave; la crois&eacute;e des chemins</strong>. Le titre de la collection renvoie au pass&eacute;, au pr&eacute;sent et &agrave; l&rsquo;avenir. C&rsquo;est en principe une collection de trois ouvrages dont le titre g&eacute;n&eacute;rique est <em>Les Mbum &agrave; la crois&eacute;e des chemins</em>. Le Tome I publi&eacute; en 2022 est <strong><em>L&rsquo;Essence Mbum</em></strong>, le Tome II en cours de finalisation est <strong><em>Les sentiers de la m&eacute;moire</em></strong> et le troisi&egrave;me et dernier Tome est <strong><em>Les Mbum &agrave; l&rsquo;&egrave;re de la mondialisation</em></strong>.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;De prime abord, il est important de mentionner que les Mbum ne sont pas une culture fig&eacute;e dans &nbsp;le temps.&nbsp;&laquo;&nbsp;La crois&eacute;e des chemins&nbsp;&raquo; symbolise ce moment&nbsp; pr&eacute;cis de l&rsquo;Histoire o&ugrave; une civilisation doit concilier ses racines profondes avec les exigences de la modernit&eacute;. Comment rester Mbum tout en avan&ccedil;ant dans un monde en pleines mutations&nbsp;? Le titre peut &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute; comme une m&eacute;taphore charni&egrave;re. Il sugg&egrave;re que le peuple se trouve &agrave; un point de d&eacute;cision historique o&ugrave; plusieurs directions se rencontrent. Il peut renvoyer &agrave; un carrefour entre tradition et modernit&eacute;. Le titre souligne aussi le d&eacute;fi de concilier les racines ancestrales et les valeurs h&eacute;rit&eacute;es avec les imp&eacute;ratifs du monde contemporain et de la mondialisation. C&rsquo;est aussi un moment de d&eacute;cision strat&eacute;gique. L&rsquo;expression &eacute;voque une pause r&eacute;flexive n&eacute;cessaire pour choisir la voie &agrave; suivre afin de pr&eacute;server l&rsquo;identit&eacute; culturelle tout en &eacute;voluant. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un dilemme bloquant, mais d&rsquo;une invitation &agrave; cr&eacute;er une synth&egrave;se entre la m&eacute;moire, c&rsquo;est-&agrave;-dire le pass&eacute; et le devenir, l&rsquo;avenir. &Agrave; cet &eacute;gard, &laquo;&nbsp;la crois&eacute;e&nbsp;&raquo; peut aussi &ecirc;tre une symbolique g&eacute;ographique. Elle pourrait repr&eacute;senter la position historique et g&eacute;ographique des Mbum en tant que peuple de rencontres, d&rsquo;&eacute;changes et de brassages culturels. Enfin, c&rsquo;est un questionnement sur l&rsquo;h&eacute;ritage que l&rsquo;on souhaite transmettre aux g&eacute;n&eacute;rations futures face aux transformations actuelles de la soci&eacute;t&eacute;.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;En ce qui concerne le terme &laquo;&nbsp;Mbum&nbsp;&raquo;, il faudrait comprendre que c&rsquo;est un groupe ethnique qui peuple quelques pays de l&rsquo;Afrique Centrale, tels que le Cameroun, le Congo Brazzaville, la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo, la R&eacute;publique Centrafricaine, le Tchad, le Nig&eacute;ria.&nbsp; Ils sont originaires de la vall&eacute;e du Haut Nil, dans la Plaine du Sennar, mais se sont d&eacute;finitivement install&eacute;s sur le Plateau de l&rsquo;Adamaoua et ses diff&eacute;rents versants au Xe si&egrave;cle. Au Cameroun, ils sont &eacute;tablis dans les d&eacute;partements suivants&nbsp;: le Dj&eacute;rem, le Donga and Mantung Division, le Faro, le Faro et D&eacute;o, la Haute Sanaga, le Mayo Rey, le Mbam et Kim, le Mb&eacute;r&eacute;, le Lom et Dj&eacute;rem et la Vina. C&rsquo;est un grand groupe ethnique constitu&eacute; d&rsquo;au moins vingt-un clans.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin, la premi&egrave;re des couvertures du Tome I en dit long sur le message v&eacute;hicul&eacute; au grand public. Les diff&eacute;rents clans Mbum sont pos&eacute;s sur la surface lisse du tam-tam. Vous n&rsquo;&ecirc;tes pas sans savoir que dans l&rsquo;Afrique profonde, le tam-tam est un instrument de communication, de message et de r&eacute;veil. Ce livre est un appel &agrave; l&rsquo;&eacute;veil et au r&eacute;veil des Mbum, un hymne &agrave; l&rsquo;union et &agrave; l&rsquo;unit&eacute; des diff&eacute;rents clans Mbum, un appel au vivre-ensemble harmonieux entre les Mbum eux-m&ecirc;mes, les Mbum avec leurs apparent&eacute;s et les Mbum avec d&rsquo;autres peuples de l&rsquo;Afrique Centrale et partant pour le monde. Ce premier Tome est loin d&rsquo;&ecirc;tre un livre de repli identitaire ou du r&eacute;veil communautariste. Tant s&rsquo;en faut.</p>
<p>- <strong>Un auteur qui &eacute;crit sur l&rsquo;histoire de son peuple peut susciter les doutes des esprits critiques quant &agrave; l&rsquo;objectivit&eacute; de ses travaux. De m&ecirc;me, on constate que vous avez beaucoup puis&eacute; dans les t&eacute;moignages oraux des dignitaires de diverses chefferies Mbum, ainsi que d&rsquo;autres personnes ressources. Ces t&eacute;moignages n&rsquo;&eacute;taient pas toujours concordants, et parfois ils s&rsquo;av&eacute;raient en d&eacute;phasage avec les m&eacute;thodes scientifiques. On imagine que cela n&rsquo;a pas d&ucirc; &ecirc;tre facile &nbsp;pour vous de d&eacute;m&ecirc;ler les l&eacute;gendes des faits historiques. A quelles techniques et m&eacute;thodes de recherche avez-vous eu recours pour conforter la fiabilit&eacute; de votre &eacute;tude&nbsp;?</strong></p>
<p><strong>&nbsp;&nbsp; </strong>&nbsp;- C&rsquo;est justement la complexit&eacute; des sources orales dans les travaux scientifiques. C&rsquo;est une question vieille comme le monde, la question des sources orales et leur fiabilit&eacute; dans les enqu&ecirc;tes et les recherches scientifiques. Le but de cet ouvrage &eacute;tait de consigner sur &eacute;crit les traditions orales historisantes, transmises de g&eacute;n&eacute;rations en g&eacute;n&eacute;rations. Lorsqu&rsquo;un auteur traite de l&rsquo;Histoire de son peuple en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;oralit&eacute;, il se trouve au c&oelig;ur d&rsquo;un d&eacute;fi m&eacute;thodologique majeur&nbsp;: transformer la m&eacute;moire subjective et vivante en Histoire objective et scientifique. Ici nous avons fait appel &agrave; la rigueur m&eacute;thodologique et &agrave; la transparence. L&rsquo;une des m&eacute;thodes les plus solides a consist&eacute; &agrave; ne jamais prendre un t&eacute;moignage pour une v&eacute;rit&eacute; isol&eacute;e ou absolue. Nous avons fait usage de la confrontation et de la triangulation des sources. Nous avons crois&eacute; les t&eacute;moignages de diff&eacute;rentes lign&eacute;es ou chefferies. Si une version diverge, nous la signalons au lieu de l&rsquo;occulter. Nous avons compar&eacute; ces traditions orales avec les sources &eacute;crites disponibles en l&rsquo;occurrence les archives coloniales, les r&eacute;cits de voyages, les travaux de chercheurs ant&eacute;rieurs et les preuves mat&eacute;rielles telles que les vestiges arch&eacute;ologiques et bien entendu la toponymie et l&rsquo;anthroponymie.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est aussi important de pr&eacute;ciser que nous ne sommes pas un simple r&eacute;ceptacle mais un analyste. &Agrave; ce niveau, il faut noter que nous analysons le statut du t&eacute;moin (dignitaire, gardien du savoir, ou t&eacute;moin oculaire) pour &eacute;valuer la l&eacute;gitimit&eacute; et ses &eacute;ventuels partis pris. Nous parvenons aussi &agrave; identifier des &laquo;&nbsp;trous de m&eacute;moire&nbsp;&raquo; ou des &laquo;&nbsp;enjolivements&nbsp;&raquo; fr&eacute;quents dans les r&eacute;cits &eacute;piques pour en extraire le noyau historique v&eacute;ridique. Pour pallier les carences de l&rsquo;oralit&eacute;, nous avons fait recours &agrave; l&rsquo;approche pluridisciplinaire. Ici, nous avons fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;&eacute;volution des termes Mbum pour retracer des migrations ou des contacts entre peuples. L&rsquo;anthropologie culturelle a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;e aussi pour analyser les rites et les structures sociales qui servent souvent de &laquo;&nbsp;conservatoires&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;Histoire l&agrave; o&ugrave; le r&eacute;cit fait d&eacute;faut.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; intellectuelle consiste &eacute;galement &agrave; assumer la part de subjectivit&eacute; inh&eacute;rente &agrave; l&rsquo;oralit&eacute;. Sachez que l&lsquo;Histoire d&rsquo;un peuple est aussi et surtout l&rsquo;Histoire de la perception qu&rsquo;il a de lui-m&ecirc;me. L&agrave; o&ugrave; les sources &eacute;taient irr&eacute;conciliables, nous avons choisi de pr&eacute;senter les diff&eacute;rentes versions, permettant ainsi au lecteur de se forger sa propre opinion et d&rsquo;en d&eacute;cider. Entre-temps, les investigations continuent sur le terrain, car cette m&eacute;thode ouvre la voie &agrave; d&rsquo;autres chercheurs de continuer d&rsquo;explorer ces pistes.</p>
<p><strong>- Comment comprendre que l&rsquo;histoire du peuple Mbum soit si peu connue des Camerounais&nbsp;; c&rsquo;est non sans surprise que l&rsquo;on d&eacute;couvre dans votre livre des h&eacute;ros qui ne nous ont pas &eacute;t&eacute; enseign&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;cole&nbsp;; des combattants des guerres de lib&eacute;ration et des luttes ind&eacute;pendantistes qui m&eacute;riteraient pourtant d&rsquo;&ecirc;tre mentionn&eacute;s &agrave; c&ocirc;t&eacute; de grands noms comme Martin Paul Samba ou encore Um Nyob&eacute;, &agrave; l&rsquo;instar du chef Goybena, pour ne citer qu&rsquo;un exemple parmi d&rsquo;autres&nbsp;?</strong></p>
<p>-La m&eacute;connaissance de l&rsquo;Histoire du peuple Mbum, malgr&eacute; sa richesse et ses figures h&eacute;ro&iuml;ques, s&rsquo;explique par plusieurs facteurs structurels et historiographiques qui touchent &agrave; la mani&egrave;re dont le r&eacute;cit national camerounais a &eacute;t&eacute; construit.</p>
<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;enseignement de l&rsquo;Histoire du Cameroun a &eacute;t&eacute; longtemps marqu&eacute; par une approche jacobine ou centralis&eacute;e. Les programmes scolaires mettent l&rsquo;accent sur la r&eacute;sistance anticoloniale c&ocirc;ti&egrave;re et foresti&egrave;re, le nationalisme de l&rsquo;UPC. Des figures comme Martin Paul Samba ou Douala Manga Bell sont devenues des visages embl&eacute;matiques de la r&eacute;sistance parce qu&rsquo;elles &eacute;taient au c&oelig;ur de premiers contacts administratifs et des conflits directs avec les colonisateurs (allemands puis fran&ccedil;ais). Ruben Nyob&eacute; incarne une lutte politique moderne qui a domin&eacute; le r&eacute;cit de l&rsquo;ind&eacute;pendance, &eacute;clipsant parfois les formes de r&eacute;sistance plus anciennes ou g&eacute;ographiquement excentr&eacute;es.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le peuple Mbum poss&egrave;de une Histoire mill&eacute;naire souvent conserv&eacute;e par la tradition orale. Or, l&rsquo;institution scolaire ou universitaire privil&eacute;gie historiquement les sources &eacute;crites, souvent issues des archives coloniales. Si les exploits des combattants Mbum n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; consign&eacute;s par les administrateurs coloniaux avec la m&ecirc;me pr&eacute;cision que ceux du Sud ou du Littoral, ils sont rest&eacute;s confin&eacute;s &agrave; la m&eacute;moire communautaire plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; int&eacute;grer le patrimoine national.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L&rsquo;Histoire du Grand Nord, et particuli&egrave;rement celle du Plateau de l&rsquo;Adamaoua et ses diff&eacute;rents versants, est parfois per&ccedil;ue &agrave; tort comme une Histoire r&eacute;gionale plut&ocirc;t que nationale. Les h&eacute;ros Mbum bien que contemporains ou ant&eacute;rieurs &agrave; des figures comme Goybena, Nz&ugrave;k&ugrave;ra, Mb&agrave;ybela, Mb&agrave;y Bol, ont op&eacute;r&eacute; dans des zones de repli ou des plateaux qui &eacute;taient, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque coloniale, consid&eacute;r&eacute;s comme des zones &laquo;&nbsp;de conqu&ecirc;te tardive&nbsp;&raquo; ou de pacification secondaire par rapport aux centres urbains du sud.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;Histoire Mbum est une Histoire de mouvements et de rencontres entre les vagues de migrations, les conflits avec les royaumes voisins et les r&eacute;sistances face aux incursions ext&eacute;rieures (peuhles ou coloniales), le r&eacute;cit est complexe. Pour simplifier les manuels scolaires, l&rsquo;&Eacute;tat a souvent privil&eacute;gi&eacute; des &laquo;&nbsp;figures de consensus&nbsp;&raquo; plus faciles &agrave; &eacute;riger en symboles unitaires, au d&eacute;triment de la diversit&eacute; des r&eacute;sistances locales. Le fait que ces noms n&rsquo;apparaissent pas dans les manuels scolaires, cr&eacute;e un vide identitaire. En documentant ces combattants, on parviendra &agrave; r&eacute;tablir une v&eacute;rit&eacute; historique essentielle. On montre que la r&eacute;sistance n&rsquo;&eacute;tait pas le fait d&rsquo;une seule r&eacute;gion, mais un &eacute;lan partag&eacute; sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire. Redonner une place &agrave; ces chefs et guerriers permet de sortir l&rsquo;Histoire Mbum d&rsquo;une simple &laquo;&nbsp;curiosit&eacute; ethnographique&nbsp;&raquo; pour en faire un pilier de l&rsquo;Histoire politique du Cameroun.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&rsquo;une &oelig;uvre litt&eacute;raire et historique, elle sert de pont entre la m&eacute;moire d&rsquo;un peuple et la conscience d&rsquo;une nation.</p>
<p>&nbsp;<strong>- Au regard des faits rapport&eacute;s dans votre livre, on peut se permettre de dire sans exag&eacute;ration que l&rsquo;histoire du peuple Mbum est celle des peuples opprim&eacute;s. Nonobstant la vaillance de ses hommes, ses guerriers intr&eacute;pides, &nbsp;le peuple Mbum a de la peine depuis plusieurs si&egrave;cles &agrave; gagner son autonomie. La r&eacute;silience dont il a toujours fait preuve est cependant des plus admirables&nbsp;; malgr&eacute; l&rsquo;adversit&eacute; qui s&rsquo;acharne &agrave; le contraindre, les obstacles humains et naturels, il n&rsquo;a eu de cesse de grandir en populations et de s&rsquo;&eacute;tendre territorialement. Et ce, depuis l&rsquo;exode de l&rsquo;Egypte jusqu&rsquo;au Djihad impos&eacute; par les Peulh arriv&eacute;s de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, sans oublier les guerres de lib&eacute;ration courageusement men&eacute;s contre les colons allemands, anglais et fran&ccedil;ais. Cette lecture vous semble-t-elle r&eacute;sumer assez bien votre ouvrage&nbsp;; si non, que conviendrait-il d&rsquo;ajouter (ou peut-&ecirc;tre de modifier)&nbsp;?</strong></p>
<p>-Les Mbum font partie int&eacute;grante des peuples opprim&eacute;s de la R&eacute;publique du Cameroun. Ils sont &eacute;parpill&eacute;s dans quatre R&eacute;gions administratives du Cameroun, &agrave; savoir l&rsquo;Adamaoua, le Centre, l&rsquo;Est, le Nord et le&nbsp; Nord-Ouest. M&ecirc;me la carte ethnique ou ethnographique du Cameroun que j&rsquo;ai eu le privil&egrave;ge de consulter est vraiment sujette &agrave; caution. L&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun a contribu&eacute; &agrave; faire du cloisonnement au sein du grand groupe ethnique. Il y a au moins quatre clans que la carte officielle pr&eacute;sente comme des Mbum, or il n&rsquo;en est rien. Ce sont tout simplement des clans appartenant &agrave; l&rsquo;ethnonyme Mbum. Il y a m&ecirc;me des administrateurs coloniaux et des chercheurs camerounais tels que Mohammadou Eldridge qui ont contribu&eacute; &agrave; faire des confusions et des divisions &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du grand groupe ethnique, en consid&eacute;rant certains clans comme des ethnies. Malheureusement, beaucoup de chercheurs, d&rsquo;universitaires et d&rsquo;&eacute;tudiants reprennent ces &eacute;l&eacute;ments historiques et ethnographiques erron&eacute;s. Les documents officiels relatifs aux Mbum comportent beaucoup d&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute;s et de contre-v&eacute;rit&eacute;s qu&rsquo;il faille absolument corriger dans notre contexte. Cela montre clairement que les enqu&ecirc;tes et autres informations sur les Mbum ne sont pas recueillies aupr&egrave;s de ce peuple ou de ses &eacute;lites &eacute;clair&eacute;es. Nous avons le sentiment que les gens choisis pour faire ce genre de travail ne connaissent pas du tout les Mbum ou alors ceux-l&agrave; l&rsquo;ont fait &agrave; dessein. Ce qui est vraiment dommage pour la reconstitution des faits et des documents officiels de l&rsquo;Etat.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;En ce qui concerne l&rsquo;oppression et la discrimination dont font l&rsquo;objet les Mbum, nous portons un doigt accusateur sur l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun qui continue d&rsquo;asservir les Mbum, plus de soixante ans apr&egrave;s l&rsquo;Ind&eacute;pendance du Cameroun. Le grand Nord est divis&eacute; en lamidats, et l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun s&rsquo;appuie sur cette division pour diriger le pays avec toutes ses complexit&eacute;s. Or le lamidat est une organisation d&rsquo;essence &laquo;&nbsp;islamo-peuhle&nbsp;&raquo;, et les autres composantes sociologiques sont marginalis&eacute;es au vu et au su des repr&eacute;sentants de l&rsquo;&Eacute;tat sur le terrain. Comme exemple patent de l&rsquo;oppression et de la discrimination flagrante, sur l&rsquo;ensemble des unit&eacute;s administratives de l&rsquo;Adamaoua et du Nord, aucune chefferie Mbum n&rsquo;est du premier encore moins du deuxi&egrave;me degr&eacute;. Toutes les chefferies traditionnelles Mbum sont au bas de l&rsquo;&eacute;chelle, c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;elles sont toutes du troisi&egrave;me degr&eacute;. Or, dans les usages, les Ministres de la R&eacute;publique n&rsquo;accordent des audiences uniquement qu&rsquo;aux chefs traditionnels de deuxi&egrave;mes et de premiers degr&eacute;s dans leurs visites dans les R&eacute;gions ou &agrave; Yaound&eacute;, le si&egrave;ge des institutions. Cons&eacute;quence, les Mbum n&rsquo;ont pas l&rsquo;occasion de discuter avec les hautes autorit&eacute;s de la R&eacute;publique, cens&eacute;es porter leurs dol&eacute;ances au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Ils sont de fait exclus de la gestion des affaires de la R&eacute;publique. Et ce sont les autres qui parlent &agrave; la place des Mbum, comme si ceux-ci n&rsquo;ont pas de potentialit&eacute;s intellectuelles et autres pour &ecirc;tre des interlocuteurs valables de ce groupe ethnique. Nous avons l&rsquo;impression que les discours officiels de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun sont en d&eacute;phasage total avec les r&eacute;alit&eacute;s du terrain. Le mal est profond, les &eacute;lites Mbum sont invisibles dans les hautes sph&egrave;res de l&rsquo;&Eacute;tat. Au lieu de s&rsquo;en prendre au syst&egrave;me f&eacute;odal septentrional, qui p&egrave;se sur les&nbsp; Mbum comme une v&eacute;ritable &eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s, nous nous en prenons &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun et nous nous en remettons au Chef de l&rsquo;&Eacute;tat, garant des institutions de cette nation, qui nous est ch&egrave;re &agrave; tous. &Agrave; ce sujet, les &eacute;lites Mbum de l&rsquo;Adamaoua et du Nord ont adress&eacute; plusieurs m&eacute;morandums au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Et nous continuons d&rsquo;attendre sa r&eacute;action.</p>
<p><strong>- Daniel Nadjiber, un auteur qui partage avec vous les m&ecirc;mes origines, est aussi&nbsp; connu pour avoir commis un ouvrage sur les rapports controvers&eacute;s entre les Peulh et les Mbum. Ces derniers subissant de la part des premiers une suj&eacute;tion qui s&rsquo;apparenterait &agrave; de l&rsquo;esclavage, physique ou mental (&laquo;&nbsp;mental slavery&nbsp;&raquo;), allant jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;acculturation du peuple Mbum. Quelle est votre opinion sur la question&nbsp;?</strong></p>
<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - </strong>Vous voulez parler de son chef-d&rsquo;&oelig;uvre intitul&eacute;<strong> Le testament de mon grand-p&egrave;re. </strong>Vous savez, les sociologues ont l&rsquo;habitude de claironner que les faits sont comme des choses. Est chose, tout ce qui est, qui s&rsquo;offre ou qui s&rsquo;impose &agrave; l&rsquo;observation. Les faits rapport&eacute;s et pr&eacute;sent&eacute;s dans cet ouvrage sont historiques, v&eacute;cus et v&eacute;rifiables sur le terrain. Certains faits ont &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s par le p&egrave;re de l&rsquo;auteur qui est encore vivant&nbsp;; et d&rsquo;autres ont &eacute;t&eacute; effectivement v&eacute;cus par Daniel Nadjiber lui-m&ecirc;me quand il &eacute;tait &eacute;l&egrave;ve, &eacute;tudiant et m&ecirc;me quand il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; en activit&eacute;. Je souscris enti&egrave;rement &agrave; tout ce qui est rapport&eacute; par l&rsquo;auteur de cet ouvrage. Pour vous en convaincre, il y a eu des t&eacute;moins vivants qui lors des c&eacute;r&eacute;monies de d&eacute;dicaces de cet ouvrage au Cameroun ont tenu &agrave; &ecirc;tre pr&eacute;sents et &agrave; faire des t&eacute;moignages poignants au grand public. Le livre est une parfaite illustration de la r&eacute;alit&eacute; historique de ce que vivent les Mbum du Nord et de l&rsquo;Adamaoua. &Ccedil;a fait froid au dos de parcourir ce livre avec minutie et beaucoup d&rsquo;attention. C&rsquo;est le comble de l&rsquo;oppression et de la discrimination jamais v&eacute;cus par un peuple au Cameroun.</p>
<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Au travers de ce livre, vous comprenez que le Mayo Rey est un v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;&Eacute;tat dans &nbsp;l&rsquo;Etat&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est tout sauf un &Eacute;tat de droit. On se rend &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence que l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun a abandonn&eacute; cette partie du pays entre les mains d&rsquo;un individu, f&ucirc;t-t-il un chef traditionnel du premier degr&eacute;. Si rien n&rsquo;est fait nous tendons in&eacute;luctablement vers le g&eacute;nocide culturel des Mbum et sa disparition totale.</p>
<p><strong>- Il existe un festival culturel international des peuples Mbum, vous en avez parl&eacute; dans votre livre, o&ugrave; l&rsquo;on apprend &eacute;galement que d&rsquo;apr&egrave;s les textes de l&rsquo;ONU les Mbum sont pr&eacute;sents au Soudan, au Ghana, au nord-est du Nig&eacute;ria, au Kenya, en R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo, au Congo Brazzaville, en Centrafrique, au Tchad et au Cameroun. A quand la prochaine tenue de cette grande c&eacute;l&eacute;bration de la &laquo;&nbsp;Mbumitude&nbsp;&raquo; (le mot est de vous)&nbsp;?</strong></p>
<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - </strong>Le festival international des arts et de la culture Mbum initi&eacute;e par notre s&oelig;ur, l&rsquo;Honorable Eug&eacute;nie Laoula Vounlari de la R&eacute;publique du Tchad a tenu ses promesses de fleur jusqu&rsquo;&agrave; la huiti&egrave;me &eacute;dition. Mais, les difficult&eacute;s li&eacute;es au coronavirus et surtout aux moyens financiers ont mis ce projet en berne.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Toutefois,&nbsp; les &eacute;lites du Cameroun en collaboration avec celles d&lsquo;autres pays sont &agrave; pied-d&rsquo;&oelig;uvre pour sa tenue dans les prochains mois. Soyez-en rassur&eacute;s, le festival va renaitre de ses cendres avec &agrave; la cl&eacute; beaucoup d&rsquo;innovations.</p>
<p><strong>- Terminons sur une note d&rsquo;espoir, Olivier Boumane&nbsp;; si vous deviez faire passer un message de paix inspir&eacute; de la sagesse Mbum, aux peuples, aux hommes de notre &eacute;poque, au regard de la marche du monde, lequel serait-ce&nbsp;? &nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong>- La collection de mes ouvrages <strong><em>Les Mbum &agrave; la crois&eacute;e des chemins</em></strong>, offre une trajectoire compl&egrave;te&nbsp;: de l&rsquo;identit&eacute; profonde (L&rsquo;essence) au respect du pass&eacute; (Les sentiers de la m&eacute;moire) jusqu&rsquo;aux d&eacute;fis actuels (Les d&eacute;fis de la mondialisation).</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;Le retour &agrave; l&rsquo;essence comme vecteur de la paix int&eacute;rieure. Dans un monde marqu&eacute; par le bruit et l&rsquo;agitation, la sagesse Mbum enseigne que la paix ne commence pas par des trait&eacute;s et des d&eacute;crets, mais par la connaissance de soi. On doit se conna&icirc;tre soi-m&ecirc;me avant d&rsquo;aller vers les autres. En d&rsquo;autres termes, la paix est un retour &agrave; nos racines. Pour vivre en paix avec l&rsquo;autre, il faut d&rsquo;abord &ecirc;tre en paix avec son Histoire et son identit&eacute;. Dans le m&ecirc;me sillage, il est important de pr&eacute;ciser que l&rsquo;authenticit&eacute; culturelle n&rsquo;est pas une barri&egrave;re, mais un ancrage qui permet de ne pas &ecirc;tre emport&eacute; par les vents de la discorde.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les sentiers de la m&eacute;moire et la paix comme h&eacute;ritage. La m&eacute;moire chez les Mbum n&rsquo;est pas un regard de l&rsquo;oubli nostalgique vers le pass&eacute;, mais une boussole pour le pr&eacute;sent. Le message v&eacute;hicul&eacute; ici est que le conflit na&icirc;t souvent de l&rsquo;oubli. Il faut rappeler que nos anc&ecirc;tres ont surv&eacute;cu aux &eacute;preuves gr&acirc;ce &agrave; la solidarit&eacute; et au dialogue communautaire. L&rsquo;id&eacute;e cl&eacute; ici, c&rsquo;est que la paix est une dette que nous devons aux g&eacute;n&eacute;rations pass&eacute;s et un capital que nous pr&eacute;parons pour celles &agrave; venir. S&rsquo;inspirer de la sagesse des anciens, c&rsquo;est choisir la m&eacute;ditation plut&ocirc;t que la confrontation, m&ecirc;me s&rsquo;il y a confrontation, c&rsquo;est la r&eacute;silience &eacute;clair&eacute;e.</p>
<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&Agrave; l&rsquo;&egrave;re de la mondialisation, la paix est comme un pont. &Agrave; la crois&eacute;e des chemins, le d&eacute;fi est de rester soi-m&ecirc;me tout en s&rsquo;ouvrant &agrave; l&rsquo;universel. Pour nous les Mbum, &laquo;&nbsp;la mondialisation doit &ecirc;tre un rendez-vous du donner et du recevoir, pas un effacement&nbsp;&raquo;. La paix mondiale d&eacute;pend de notre capacit&eacute; &agrave; voir la diversit&eacute; culturelle comme une richesse et non comme une menace. Raison pour laquelle nous encourageons la &laquo;&nbsp;tol&eacute;rance active&nbsp;&raquo; qui consiste &agrave; accepter l&rsquo;autre dans sa diff&eacute;rence pour enrichir la communaut&eacute; humaine.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; le monde semble perdre ses rep&egrave;res, la sagesse Mbum nous rappelle que l&rsquo;homme n&rsquo;est rien sans ses racines, mais qu&rsquo;il ne grandit qu&rsquo;en tendant ses branches vers les autres. La paix n&rsquo;est pas l&rsquo;absence de mouvement, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;quilibre parfait entre notre essence, notre m&eacute;moire et notre avenir commun dans ce &laquo;&nbsp;village plan&eacute;taire&nbsp;&raquo;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Propos recueillis par Latifa Bieloe (sobookul@gmail.com)</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 08:18:44</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Pr Edouard Bokagné : Maurice Kamto est-il le président du Mrc ? Sa plainte à L’UA ne peut prospérer]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:30,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POINT DE VUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:27}</category>
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            <content:encoded><![CDATA[<p>Je vais le dire d'embl&eacute;e : elle ne va pas prosp&eacute;rer. Exactement comme la r&eacute;cente candidature de Maurice Kamto au scrutin o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; recal&eacute;. Parce qu'elle est justement ce qu'on ne voit pas : un &eacute;cran de fum&eacute;e. Kamto ne se plaint pas : &nbsp;il cherche &agrave; exister. Pour vivre, celui qui est mort doit d'abord ressusciter.</p>
<p>Voyons d'abord la plainte elle-m&ecirc;me et les arguments sur lesquels elle repose. Ce qui s'est fait au Glass House Paul Biya n'est pas une d&eacute;volution de pouvoir ; bien que &ccedil;a puisse y mener. C'est un artifice juridique pour offrir au pouvoir une continuit&eacute; ; un artifice fait en toute l&eacute;galit&eacute;. Dans le syst&egrave;me actuel o&ugrave; le r&eacute;gime est surepr&eacute;sent&eacute;, il n'avait aucun probl&egrave;me pour assurer sa continuit&eacute;. M&ecirc;me s'il advenait &agrave; son chef quelque calamit&eacute;, le Rdpc aurait tout de m&ecirc;me continu&eacute; &agrave; r&eacute;gner.</p>
<p>Le facteur d'incertitude n'&eacute;tait donc pas lui, le Rdpc. Il gisait dans le r&eacute;gime lui-m&ecirc;me et ses rivalit&eacute;s. Personne ne pouvait pr&eacute;juger, si le chef n'&eacute;tait plus l&agrave; pour arbitrer, de ce qui pouvait s'y passer. C'est un cas assez exceptionnel dans lequel un syst&egrave;me parvient &agrave; s'auto-enfermer ; un cas qui ne laisse pas d'espace o&ugrave; le pouvoir soit disput&eacute;. On allait au chaos si rien n'&eacute;tait chang&eacute;. Et ce chaos-l&agrave; serait interne au Rdpc.</p>
<p>Cela a-t-il des arguments philosophiques ? Je ne dirais pas que ce soit l'id&eacute;al du Contrat Social d&eacute;mocratique. Les id&eacute;es de Rousseau sont ici trahies &agrave; chaque pas. La structure d'avant m&ecirc;me e&ucirc;t pu se targuer d'&ecirc;tre plus pratique. Celle-ci poss&egrave;de des relents monarchiques. C'est une tare parfaitement assum&eacute;e qu'&agrave; peu d'exceptions pr&egrave;s, le pays semble avoir accept&eacute;e. Justement par sa practicabilit&eacute;. Nous avons offert un mandat pr&eacute;sidentiel &agrave; un vieillard de 93 ans : le quitus de nous gouverner jusqu'&agrave; 100 ans.</p>
<p>Il ne faut pas nous leurrer : nous l'avons autoris&eacute; de mourir au pouvoir. C'est justifi&eacute; qu'en contrepartie, il mette de l'ordre en pr&eacute;vision de ce soir. C'est &ccedil;a l'esprit de la modification de la constitution. L'UA ne peut rien y faire. Aucune institution n'a &eacute;t&eacute; viol&eacute;e. Le Mrc met d'ailleurs la charrue avant les b&oelig;ufs, puisque seule la loi est modifi&eacute;e. Le dauphin n'est pas encore d&eacute;sign&eacute;. Il propose donc &agrave; l'UA un exercice pratique de droit constitutionnel &agrave; traiter : ce qui me semble d'une fondamentale na&iuml;vet&eacute;.</p>
<p>Il faudrait, pour que la plainte du Mrc - qui n'est pas d&eacute;j&agrave; un parti repr&eacute;sent&eacute; et dont le dirigeant est contest&eacute; - qu'elle f&ucirc;t recevable en toute l&eacute;galit&eacute;. Il y a un probl&egrave;me de qualit&eacute;. Allons &agrave; admettre que celle-ci lui soit attribu&eacute;e et que la plainte f&ucirc;t re&ccedil;ue : comment la traiter ? Il faut savoir sur quels arguments elle se fonde. Elle doit donc &ecirc;tre cot&eacute;e &agrave; des juristes charg&eacute;s d'analyser le pr&eacute;judice que la modification aurait caus&eacute;.</p>
<p>N'importe comment, les juristes de l'UA ne peuvent aboutir &agrave; une intervention sur une proc&eacute;dure difficile &agrave; expliquer. Paul Biya est le pr&eacute;sident l&eacute;gal du Cameroun. Je ne vois pas comment on sanctionnerait son pays pour la d&eacute;volution d'un pouvoir qu'il n'a d&eacute;volu &agrave; personne. Ou parce que son parlement lui a donn&eacute; le pouvoir de nommer un successeur ; lui qui, jadis, a succ&eacute;d&eacute;. Une impossibilit&eacute;.</p>
<p>Mais comme je disais, Kamto et son Mrc ont leur probl&egrave;me : exister. L'irruption d'Issa Tchiroma les a mis &agrave; l'&eacute;troit. Il d&eacute;mant&egrave;le leurs assises &agrave; chaque pas. Boris Bertolt avait tout faux : Kamto n'est pas dans une veine de faiseur de rois. Les rois, (l'exemple du Cameroun l'illustre parfaitement), enterrent d'abord ceux qui les ont fabriqu&eacute;s. Bien qu'il soit mort, Kamto fait partie des cadavres difficiles : il refuse d'&ecirc;tre enterr&eacute;.</p>
<p>Il a r&eacute;cemment initi&eacute; une p&eacute;tition. C'est ici que, peut-&ecirc;tre, elle aurait eu de l'utilit&eacute; : &eacute;tablir les masses en train de protester. H&eacute;las, le p&eacute;tard &eacute;tait mouill&eacute;. Le silence de son pschitt est &eacute;loquent. Kamto retrouve les exercices tant affectionn&eacute;s : comme r&eacute;diger des codes consensuels aux collines des &acirc;nes mont&eacute;s ; ou bien ester pour l'incapacit&eacute; du pr&eacute;sident sans aucun &eacute;lu au parlement ; ou survivoler et se priver de ses derniers alli&eacute;s.</p>
<p>Cette nouvelle man&oelig;uvre est une monumentale ineptie car elle est une querelle de l&eacute;galit&eacute;. Lui qui a ce probl&egrave;me a priori compl&egrave;tement tort d'attaquer celui qui devra l'arbitrer aupr&egrave;s des instances concern&eacute;es. Je vais le poser simplement : Maurice Kamto est-il le pr&eacute;sident du Mrc ? &Ccedil;a demande &agrave; &ecirc;tre prouv&eacute;. Ce serait la premi&egrave;re pi&egrave;ce que les avocats de l'&Eacute;tat verseraient au dossier &agrave; l'UA.</p>
<p>Si jamais le dossier &eacute;tait enr&ocirc;l&eacute;. Nous en sommes encore fort &eacute;loign&eacute;s !</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Edouard BOKAGNE</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 00:59:40</pubDate>
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