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    <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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    <lastBuildDate>Thu, 10 Sep 2026 06:22:36 +0200</lastBuildDate>
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      <title><![CDATA[ - Siddiki à Kamto : « Je refuse ta démission »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Aboubakary Siddiki, président du MPSC et ancien codétenu de Maurice
Kamto, lui adresse une lettre ouverte pour refuser sa démission et
l’appeler à revenir sur s...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Aboubakary Siddiki, pr&eacute;sident du MPSC et ancien cod&eacute;tenu de Maurice Kamto, lui adresse une lettre ouverte pour refuser sa d&eacute;mission et l&rsquo;appeler &agrave; revenir sur sa d&eacute;cision.</p>
<p>Dans une lettre ouverte rendue publique, Aboubakary Siddiki, pr&eacute;sident du Mouvement Patriotique du Salut Camerounais (MPSC) et ancien compagnon de cellule de Maurice Kamto, refuse la d&eacute;mission de ce dernier de la pr&eacute;sidence du MRC et l&rsquo;appelle &agrave; &laquo; former les bataillons &raquo; plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; quitter le navire.</p>
<p>&laquo; Je r&eacute;fute, refuse et recuse ta d&eacute;mission du MRC. &raquo; C&rsquo;est par ces mots qu&rsquo;Aboubakary Siddiki, pr&eacute;sident du MPSC et ancien cod&eacute;tenu de Maurice Kamto &agrave; la prison de Kondengui, ouvre sa lettre ouverte au leader de l&rsquo;opposition camerounaise. Une d&eacute;claration qui tranche avec le silence ou les commentaires convenus qui ont suivi l&rsquo;annonce choc du 8 septembre 2026. Siddiki ne cache pas son &eacute;motion : il a partag&eacute; avec Kamto &laquo; les pires moments de &raquo; leurs vies en prison. Il lui rappelle les pr&eacute;c&eacute;dents historiques des d&eacute;missions au Cameroun Ahidjo, Garga Haman Adji, Issa Tchiroma Bakary qui, selon lui, n&rsquo;ont &laquo; apport&eacute; que probl&egrave;mes en lieu et place des solutions &raquo;. Et il conclut par un avertissement solennel : &laquo; Tu n&rsquo;as pas le droit de quitter le navire parce qu&rsquo;il tangue. &raquo;</p>
<h2>Un refus cat&eacute;gorique de la d&eacute;mission</h2>
<p>Aboubakary Siddiki, pr&eacute;sident national du Mouvement Patriotique du Salut Camerounais (MPSC), a adress&eacute; une lettre ouverte &agrave; Maurice Kamto dans laquelle il exprime son opposition ferme &agrave; la d&eacute;mission de ce dernier de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).</p>
<p>&laquo; Je r&eacute;fute, refuse, et recuse ta d&eacute;mission du MRC &raquo;, &eacute;crit-il d&rsquo;embl&eacute;e. Pour lui, la d&eacute;cision de Kamto, annonc&eacute;e le 8 septembre 2026, est &laquo; non motiv&eacute;e &raquo;, &laquo; vague &raquo; et &laquo; tombe comme un couperet sur les t&ecirc;tes des militants du MRC et ceux qui pensent comme toi &raquo;.</p>
<h2>Les pr&eacute;c&eacute;dents historiques : une le&ccedil;on pour Kamto</h2>
<p>Siddiki convoque l&rsquo;histoire politique du Cameroun pour &eacute;tayer son refus. Il cite d&rsquo;abord la d&eacute;mission d&rsquo;Ahmadou Ahidjo en 1982. &laquo; Cons&eacute;quences : nous vivons ce que nous vivons, et traversons ce que nous traversons &raquo;, &eacute;crit-il. Ahidjo, qui avait transmis le pouvoir &agrave; Paul Biya le 6 novembre 1982, sera plus tard condamn&eacute; &agrave; mort par contumace apr&egrave;s une tentative de coup d&rsquo;&Eacute;tat en avril 1984.</p>
<p>Il &eacute;voque ensuite la d&eacute;mission de Garga Haman Adji, alors ministre de la Fonction publique, le 27 ao&ucirc;t 1992. Celui-ci avait quitt&eacute; le gouvernement en estimant &ecirc;tre &laquo; emp&ecirc;ch&eacute; de mener la lutte contre la corruption &raquo;. Siddiki affirme que l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord, r&eacute;gion d&rsquo;origine du d&eacute;missionnaire, &laquo; n&rsquo;a jamais retrouv&eacute; ses traces ni sa place de fille a&icirc;n&eacute;e de la fratrie Biya &raquo;.</p>
<p>Enfin, il mentionne la d&eacute;mission d&rsquo;Issa Tchiroma Bakary en juin 2025, qui avait quitt&eacute; le gouvernement pour se pr&eacute;senter &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Cons&eacute;quence, selon Siddiki : &laquo; Naissance d&rsquo;un bon diable et dislocation de l&rsquo;une des plus grandes formations politiques du Cameroun. &raquo;</p>
<h2>Une amiti&eacute; n&eacute;e en prison</h2>
<p>Le ton de la lettre est celui d&rsquo;un homme qui a partag&eacute; avec Kamto les &eacute;preuves les plus difficiles. Siddiki rappelle qu&rsquo;ils se sont rencontr&eacute;s en prison, qu&rsquo;il a &laquo; accueilli &raquo; Kamto derri&egrave;re les barreaux et partag&eacute; avec lui &laquo; les pires moments de &raquo; leurs vies.</p>
<p>&laquo; L&rsquo;intimit&eacute;, la proximit&eacute; et le d&eacute;sert que nous avons travers&eacute;s ensemble me donnent le droit et le toupet de te parler comme je veux, quand je veux, avec le ton qui me convient &raquo;, &eacute;crit-il. &laquo; C&rsquo;est les avantages du Ngata (prison). &raquo; Il &eacute;voque &eacute;galement d&rsquo;autres figures de l&rsquo;opposition ayant connu la prison : Paul Eric Kingue, incarc&eacute;r&eacute; pendant sept ans, Christian Penda Ekoka, emprisonn&eacute; &agrave; la prison principale de Yaound&eacute;, C&eacute;lestin Djamen, bless&eacute; par balle et emprisonn&eacute;, et Mich&egrave;le Ndoki.</p>
<h2>Une critique de l&rsquo;entourage de Kamto</h2>
<p>Siddiki ne cache pas son amertume vis-&agrave;-vis de l&rsquo;entourage du leader du MRC. &laquo; Je ne sais pas ce que le p&egrave;re a mis dans ta t&ecirc;te pour que tu te s&eacute;pares de tous tes vrais amis en ne gardant que les b&eacute;ni Oui-Oui &raquo;, &eacute;crit-il, dans une allusion &agrave; un conseiller proche de Kamto.</p>
<p>Il fait &eacute;galement r&eacute;f&eacute;rence &agrave; un &eacute;pisode douloureux : &laquo; lorsque j&rsquo;ai lu ton post sur le comportement de certains proches lors de la ru&eacute;e vers Tchiroma, j&rsquo;ai compris. J&rsquo;ai compris &agrave; quel point tu as eu mal. Se faire arracher son butin, le fruit de son labeur et l&rsquo;accepter fairplay tout en sachant et pr&eacute;disant la direction des &eacute;v&egrave;nements n&rsquo;est pas chose facile. &raquo;</p>
<h2>Un appel &agrave; la r&eacute;silience</h2>
<p>Siddiki termine sa lettre par un appel vibrant &agrave; la r&eacute;sistance. Il &eacute;voque deux d&eacute;fis que Kamto devrait encore relever : &laquo; Refuser co&ucirc;te que vaille la succession de GR&Eacute; &agrave; GR&Eacute; &raquo; et &laquo; Prouver que sont plus b&ecirc;tes ceux qui ont trait&eacute; l&rsquo;opposition camerounaise de b&ecirc;te &raquo;.</p>
<p>Il lance un avertissement : &laquo; Tu n&rsquo;as pas le droit de quitter le navire parce qu&rsquo;il tangue. &raquo; Et il rappelle &agrave; Kamto son identit&eacute; : &laquo; Les hommes de l&rsquo;Ouest ne d&eacute;missionnent pas, ils sont connus pour leur r&eacute;silience, leur r&eacute;sistance et leurs capacit&eacute;s de rena&icirc;tre de leurs cendres. &raquo; Il conclut par un proverbe du Sahel : &laquo; Dans certaines situations, mieux vaut ta monture habituelle qu&rsquo;une neuve. &raquo; Et il lance un dernier appel : &laquo; Kamto, reviens sur ta d&eacute;cision et FORMONS LES BATAILLONS. &raquo;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-09 16:46:57</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Tomaino Ndam Njoya : « Un adversaire n’est pas un ennemi »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Après la démission surprise de Maurice Kamto de la présidence du
MRC, l’UDC réagit. Tomaino Ndam Njoya livre une déclaration
politique forte sur l’avenir de la...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s la d&eacute;mission surprise de Maurice Kamto de la pr&eacute;sidence du MRC, l&rsquo;UDC r&eacute;agit. Tomaino Ndam Njoya livre une d&eacute;claration politique forte sur l&rsquo;avenir de la d&eacute;mocratie camerounaise.</p>
<p>Au lendemain de l&rsquo;annonce choc du d&eacute;part de Maurice Kamto de la t&ecirc;te du MRC, la pr&eacute;sidente de l&rsquo;UDC, Honor&eacute; Tomaino Ndam Njoya, adresse un message solennel &agrave; la classe politique camerounaise : &laquo; Un adversaire politique n&rsquo;est pas un ennemi de la R&eacute;publique. &raquo;</p>
<p>C&rsquo;est une secousse qui &eacute;branle tout l&rsquo;&eacute;chiquier politique camerounais. Le 8 septembre 2026, le Professeur Maurice Kamto, figure de proue de l&rsquo;opposition et ancien candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle, annon&ccedil;ait sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). &Agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, son Premier vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota quittait &eacute;galement ses fonctions. Un s&eacute;isme. Mais ce qui rend cette secousse encore plus profonde, c&rsquo;est la r&eacute;action qu&rsquo;elle a provoqu&eacute;e chez une autre poids lourd de l&rsquo;opposition : l&rsquo;Union D&eacute;mocratique du Cameroun (UDC). Dans une d&eacute;claration dat&eacute;e du 9 septembre 2026, la pr&eacute;sidente nationale de l&rsquo;UDC, Honor&eacute; Tomaino Ndam Njoya, ne s&rsquo;est pas content&eacute;e d&rsquo;un commentaire poli. Elle a livr&eacute; un v&eacute;ritable manifeste politique. Un texte qui dit l&rsquo;urgence, la dignit&eacute;, et une certaine id&eacute;e de la politique celle qui refuse de voir les adversaires transform&eacute;s en ennemis.</p>
<h2>Le contexte d&rsquo;une d&eacute;mission qui secoue l&rsquo;opposition camerounaise</h2>
<p>Tout commence le 8 septembre 2026. Maurice Kamto, 71 ans, annonce dans une lettre publi&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux sa d&eacute;cision de &laquo; d&eacute;missionner des fonctions de pr&eacute;sident national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun &raquo;. Il &eacute;voque &laquo; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; de son parti, de ses militants et du &laquo; Peuple du Changement &raquo;. Dans la foul&eacute;e, Mamadou Mota, son Premier vice-pr&eacute;sident, embo&icirc;te le pas.</p>
<p>Pour beaucoup, cette annonce est un coup de tonnerre. Kamto, d&eacute;clar&eacute; deuxi&egrave;me de la pr&eacute;sidentielle de 2018, avait &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; de celle de 2025. Son parti, le MRC, est l&rsquo;une des principales forces d&rsquo;opposition au Cameroun, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment de l&rsquo;UDC, du SDF et du PCRN. Sa d&eacute;mission plonge le MRC dans une &laquo; crise de l&eacute;gitimit&eacute; &raquo;, selon certains observateurs, et ouvre la voie &agrave; une convention extraordinaire pour &eacute;lire un successeur.</p>
<h2>La r&eacute;action de l&rsquo;UDC : un texte qui va bien au-del&agrave; du commentaire</h2>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte que l&rsquo;Honorable Tomaino Ndam Njoya, pr&eacute;sidente nationale de l&rsquo;UDC et maire de Foumban, prend la parole le 9 septembre 2026. Dans une d&eacute;claration solennelle, elle refuse d&rsquo;abord la facilit&eacute; du &laquo; commentaire facile &raquo;. &laquo; La d&eacute;cision du Professeur Maurice Kamto de quitter la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun est de ceux-l&agrave; &raquo;, &eacute;crit-elle, avant de pr&eacute;ciser qu&rsquo;elle n&rsquo;entend ni interpr&eacute;ter ses motivations ni intervenir dans la vie d&rsquo;un autre parti.</p>
<p>Mais elle ajoute imm&eacute;diatement une mise en garde : &laquo; Nous aurions tort de consid&eacute;rer qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une &ldquo;affaire&rdquo; du MRC. Ce qui arrive &agrave; un Parti politique quand on veut croire qu&rsquo;on est en D&eacute;mocratie concerne, t&ocirc;t ou tard, tous les D&eacute;mocrates. &raquo;</p>
<h2>&laquo; Un adversaire politique n&rsquo;est pas un ennemi de la R&eacute;publique &raquo;</h2>
<p>La d&eacute;claration de Tomaino Ndam Njoya est un plaidoyer pour une politique apais&eacute;e, exigeante et authentique. Elle y d&eacute;nonce avec une clart&eacute; rare la d&eacute;gradation de la place accord&eacute;e au politique au Cameroun. &laquo; Depuis trop longtemps au Cameroun, nous assistons &agrave; une d&eacute;gradation pr&eacute;occupante de la place accord&eacute;e au politique &raquo;, &eacute;crit-elle, &eacute;voquant des partis &laquo; fragilis&eacute;s &raquo;, une &laquo; clochardisation &raquo;, et des militants soumis &agrave; des &laquo; pressions, intimidations et d&eacute;couragement &raquo;.</p>
<p>Mais le passage le plus frappant est sans doute celui-ci : &laquo; Un Parti politique n&rsquo;est pas un ennemi de l&rsquo;&Eacute;tat. Un Opposant n&rsquo;est pas un ennemi de la R&eacute;publique : Bien au contraire, contester un R&eacute;gime en place depuis des d&eacute;cennies qui manifeste &agrave; n&rsquo;en plus finir, des signes alarmants de mal gouvernance institutionnelle est un acte de bravoure qui signifie Aimer le Cameroun. &raquo;</p>
<h2>La politique comme art, science et dignit&eacute;</h2>
<p>Tomaino Ndam Njoya ne se contente pas de critiquer. Elle propose une vision. Celle d&rsquo;une politique qui m&eacute;rite son nom : &laquo; la Vraie, l&rsquo;Authentique &raquo;. Celle o&ugrave; &laquo; une vision affronte une autre, qu&rsquo;un bilan soit confront&eacute; &agrave; un Projet et qu&rsquo;au terme du processus, le peuple camerounais exerce pleinement son droit de d&eacute;cider &raquo;.</p>
<p>Elle adresse un message direct &agrave; ceux qui exercent aujourd&rsquo;hui les responsabilit&eacute;s de l&rsquo;&Eacute;tat : &laquo; La grandeur du pouvoir ne se mesure pas au silence de ses adversaires, mais &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; accepter leur existence. La force d&rsquo;un &Eacute;tat d&eacute;mocratique n&rsquo;est pas d&rsquo;avoir une opposition affaiblie ; c&rsquo;est de pouvoir affronter une opposition forte sans avoir peur de la d&eacute;mocratie. &raquo;</p>
<h2>Un hommage r&eacute;publicain et un appel &agrave; l&rsquo;unit&eacute;</h2>
<p>Dans un geste de respect institutionnel, la pr&eacute;sidente de l&rsquo;UDC t&eacute;moigne &laquo; son respect r&eacute;publicain &raquo; tant au Professeur Maurice Kamto qu&rsquo;&agrave; Monsieur Mamadou Mota, &laquo; pour les d&eacute;cisions qu&rsquo;ils ont estim&eacute; devoir prendre &raquo;. Elle ajoute : &laquo; L&rsquo;histoire appr&eacute;ciera les choix des uns et des autres. &raquo;</p>
<p>Mais elle va plus loin. Elle s&rsquo;adresse aux militants du MRC comme &agrave; ceux de toutes les formations politiques : &laquo; Ne laissez pas les difficult&eacute;s de la politique camerounaise transformer votre engagement en r&eacute;signation. Notre pays aura besoin de toutes ses forces politiques et de toutes ses g&eacute;n&eacute;rations pour construire la prochaine &eacute;tape de son histoire. &raquo;</p>
<h2>Une vision pour la R&eacute;publique</h2>
<p>Tomaino Ndam Njoya conclut sa d&eacute;claration par une phrase qui r&eacute;sume son engagement : &laquo; Pour l&rsquo;UDC, nous voulons une R&eacute;publique dans laquelle personne n&rsquo;a besoin de dispara&icirc;tre pour que l&rsquo;autre puisse exister, o&ugrave; personne n&rsquo;a besoin de se taire pour pr&eacute;server les siens et o&ugrave; le pouvoir se conquiert par la confiance du peuple et se perd lorsque cette confiance n&rsquo;est plus l&agrave;. &raquo;</p>
<p>Un message qui r&eacute;sonne bien au-del&agrave; du simple commentaire sur la d&eacute;mission de Maurice Kamto. Une d&eacute;claration qui interpelle, qui bouscule, et qui, peut-&ecirc;tre, dessine les contours d&rsquo;une opposition camerounaise qui refuse de renoncer &agrave; ses id&eacute;aux.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Poutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-09 11:23:17</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Démissions au MRC : quel avenir pour le procès Okala Ebode ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Les démissions de Maurice Kamto et Mamadou Mota rebattent-elles les
cartes du procès opposant Okala Ebode au MRC ? L'audience du 24
septembre 2026 s'annonce cru...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Les d&eacute;missions de Maurice Kamto et Mamadou Mota rebattent-elles les cartes du proc&egrave;s opposant Okala Ebode au MRC ? L'audience du 24 septembre 2026 s'annonce cruciale.</p>
<p>Alors que Maurice Kamto et Mamadou Mota ont quitt&eacute; la direction du MRC, le contentieux judiciaire opposant Joseph Thierry Okala Ebode, cofondateur exclu, au parti reste pendant. L'audience du 24 septembre 2026 au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi pourrait marquer un tournant d&eacute;cisif.</p>
<p>Ce mardi 8 septembre 2026, le MRC a perdu ses deux t&ecirc;tes dirigeantes : Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence, suivi de quelques minutes par son premier vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota. Un s&eacute;isme politique qui soul&egrave;ve une question juridique br&ucirc;lante : qu'adviendra-t-il du proc&egrave;s opposant Joseph Thierry Okala Ebode, cofondateur exclu du parti, au MRC ? L'audience, fix&eacute;e au 24 septembre 2026 devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, pourrait voir sa configuration modifi&eacute;e par ces d&eacute;parts. Mais sur le plan juridique, la d&eacute;mission des dirigeants ne signifie pas automatiquement la disparition du contentieux.</p>
<h2>Un contentieux qui remonte &agrave; novembre 2025</h2>
<p>L'affaire Okala Ebode trouve ses racines dans une exclusion prononc&eacute;e le 7 novembre 2025. Joseph Thierry Okala Ebode, membre fondateur du MRC et ancien secr&eacute;taire national charg&eacute; de la r&eacute;forme et de la modernisation de l'&Eacute;tat, a &eacute;t&eacute; exclu du parti pour &laquo; haute trahison &raquo;. Une d&eacute;cision qu'il conteste vivement, estimant qu'elle repose sur une proc&eacute;dure irr&eacute;guli&egrave;re.</p>
<p>L'exclusion fait suite &agrave; une plainte d&eacute;pos&eacute;e par le professeur Alain Fogue Tedom, alors en d&eacute;tention, accusant Okala Ebode de trahison. Okala Ebode, qui avait publiquement ouvert le d&eacute;bat sur le retour de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC apr&egrave;s sa d&eacute;mission de 2025 pour rejoindre le MANIDEM, a &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute;. &laquo; J'ai &eacute;t&eacute; exclu parce que j'ai ouvert le d&eacute;bat sur le retour de Maurice Kamto &agrave; l'int&eacute;rieur du MRC &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<h2>Une proc&eacute;dure contest&eacute;e sur le fond et la forme</h2>
<p>Le 6 f&eacute;vrier 2026, Okala Ebode a fait signifier par exploit d'huissier une assignation en nullit&eacute; visant la d&eacute;cision n&deg; 007/2025 rendue par le Comit&eacute; National de M&eacute;diation et d'Arbitrage (CNMA). Sa d&eacute;fense repose sur plusieurs arguments :</p>
<p>- <strong>Violation des d&eacute;lais l&eacute;gaux</strong> : le CNMA n'aurait imparti que quatre jours &agrave; l'accus&eacute; pour r&eacute;pondre aux charges, alors que l'article 14 du r&egrave;glement pr&eacute;voit dix jours.<br />- <strong>Absence d'audition</strong> : Okala Ebode affirme n'avoir jamais &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; pour une audition en personne, une violation de l'article 13 du r&egrave;glement.<br />- <strong>Inexistence de l'article 36</strong> : l'exclusion s'appuierait sur un article 36 qui n'existerait pas, le r&egrave;glement de proc&eacute;dure ne contenant que 31 articles.</p>
<h2>Un parcours judiciaire chaotique</h2>
<p>L'affaire a connu plusieurs rebondissements. La premi&egrave;re audience &eacute;tait fix&eacute;e au 26 f&eacute;vrier 2026 devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi. Elle a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;e &agrave; plusieurs reprises, notamment au 26 mars 2026 pour vice de proc&eacute;dure, puis au 28 mai 2026.</p>
<p>Le 23 juillet 2026, le tribunal a renvoy&eacute; le dossier au 24 septembre 2026. En cause, la demande du pr&eacute;sident du tribunal de recevoir des r&eacute;pliques &eacute;crites, malgr&eacute; la volont&eacute; des d&eacute;fendeurs de plaider imm&eacute;diatement. L'audience s'est tenue devant un juge unique, alors que le recours est habituellement examin&eacute; par une formation coll&eacute;giale de trois magistrats.</p>
<p>Par ailleurs, une autre affaire opposant Mamadou Mota &agrave; Okala Ebode est pendante devant le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Ndokoti &agrave; Douala, renvoy&eacute;e au 15 octobre 2026.</p>
<h2>Les d&eacute;missions de Kamto et Mota : quel impact juridique ?</h2>
<p>La question qui se pose d&eacute;sormais est celle de l'impact des d&eacute;missions de Maurice Kamto et Mamadou Mota sur cette proc&eacute;dure.</p>
<p>Sur le plan juridique, leur d&eacute;part ne signifie pas automatiquement la disparition du contentieux. Le tribunal devra d&eacute;terminer les cons&eacute;quences de la nouvelle configuration du MRC sur les parties concern&eacute;es et sur les actes contest&eacute;s. La proc&eacute;dure engage le MRC en tant que personne morale, et non ses dirigeants &agrave; titre personnel. La nouvelle pr&eacute;sidente par int&eacute;rim, Tiriane Balbine Noah, devra donc se positionner sur ce dossier.</p>
<h2>Le MINAT, acteur cl&eacute; du bras de fer</h2>
<p>L'affaire Okala Ebode s'inscrit dans un contexte plus large de bras de fer entre le MRC et le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT). Dans une correspondance dat&eacute;e du 19 ao&ucirc;t 2026 adress&eacute;e &agrave; Okala Ebode, Paul Atanga Nji a refus&eacute; de prendre acte de la convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC.</p>
<p>Le MINAT invoque la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990, rappelant que la convention avait &eacute;t&eacute; interdite par le Sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4. Cette position administrative donne du poids aux actions d'Okala Ebode, qui conteste la r&eacute;gularit&eacute; de cette convention.</p>
<h2>Une bataille qui d&eacute;passe le simple cadre du MRC</h2>
<p>L'enjeu de cette plainte d&eacute;passe largement les fronti&egrave;res du MRC. Si la justice camerounaise annule une exclusion prononc&eacute;e par un parti politique au motif qu'elle viole ses propres statuts, elle cr&eacute;e un pr&eacute;c&eacute;dent applicable &agrave; l'ensemble du paysage partisan national. Les directions de partis ne pourraient plus traiter leurs militants comme des variables d'ajustement &agrave; &eacute;carter sans proc&eacute;dure.</p>
<p>&laquo; On ne construit pas un parti de l'int&eacute;rieur pendant des ann&eacute;es pour en &ecirc;tre chass&eacute; sans r&eacute;agir &raquo;, r&eacute;sume un observateur. Le recours judiciaire d'Okala Ebode est autant un acte politique qu'un acte de droit.</p>
<h2>Le 24 septembre : une date charni&egrave;re</h2>
<p>L'audience du 24 septembre 2026 s'annonce donc cruciale. Elle interviendra apr&egrave;s une p&eacute;riode de turbulences sans pr&eacute;c&eacute;dent au sein du MRC, marqu&eacute;e par les d&eacute;missions de ses deux principaux dirigeants et l'arriv&eacute;e de Tiriane Noah &agrave; la t&ecirc;te du parti.</p>
<p>Le tribunal devra notamment se prononcer sur la validit&eacute; de la proc&eacute;dure d'exclusion d'Okala Ebode. Une annulation de l'exclusion pourrait rebattre les cartes au sein du MRC et renforcer la position de celui qui se pr&eacute;sente comme le d&eacute;fenseur de la l&eacute;galit&eacute; statutaire.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 16:42:05</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - MRC : Tiriane Balbine Noah prend les commandes]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94667/6:1/cameroun-mrc-tiriane-balbine-noah-prend-les-commandes.html</link>
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      <description><![CDATA[Tiriane Balbine Noah, deuxième vice-présidente du MRC, prend la
tête du parti après les démissions de Maurice Kamto et Mamadou
Mota. Une femme à la tête de l'op...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Tiriane Balbine Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC, prend la t&ecirc;te du parti apr&egrave;s les d&eacute;missions de Maurice Kamto et Mamadou Mota. Une femme &agrave; la t&ecirc;te de l'opposition camerounaise.</p>
<p>Apr&egrave;s une journ&eacute;e de d&eacute;missions en cascade au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du parti, assure l'int&eacute;rim et devient la nouvelle pr&eacute;sidente du principal mouvement d'opposition camerounais.</p>
<p>Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute;. Mamadou Mota a d&eacute;missionn&eacute;. Et le MRC, l'un des principaux partis d'opposition du Cameroun, se retrouvait soudainement orphelin de ses deux t&ecirc;tes dirigeantes. Mais le vide a &eacute;t&eacute; de courte dur&eacute;e. Ce mardi 8 septembre 2026, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, jusqu'alors deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du parti, a pris les commandes de la formation politique. Une femme &agrave; la t&ecirc;te du MRC. Une premi&egrave;re dans l'histoire du mouvement. Et un tournant politique dont les r&eacute;percussions pourraient bouleverser l'&eacute;chiquier camerounais.</p>
<h2>Une succession dans la temp&ecirc;te</h2>
<p>La journ&eacute;e du 8 septembre 2026 restera grav&eacute;e dans les annales du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Ce mardi, Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du parti depuis sa cr&eacute;ation en 2012, a annonc&eacute; sa d&eacute;mission &laquo; dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; de la formation politique. Quelques minutes plus tard, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, lui embo&icirc;tait le pas, justifiant sa d&eacute;cision par &laquo; l'acharnement et l'oppression qu'exerce le r&eacute;gime &agrave; son endroit &raquo;.</p>
<p>Deux d&eacute;parts en quelques minutes. Un parti d'opposition qui vacille. Mais la succession a &eacute;t&eacute; imm&eacute;diate. Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC, a &eacute;t&eacute; appel&eacute;e &agrave; prendre les commandes de la formation politique.</p>
<h2>Qui est Tiriane Balbine Noah ?</h2>
<p>Tiriane Balbine Noah n'est pas une inconnue dans le paysage politique camerounais. N&eacute;e princesse Yanda, fille de la Mefou et Akono, elle est originaire du village de Mfida, dans l'arrondissement d'Akono, au Centre du Cameroun. Dipl&ocirc;m&eacute;e en Sciences politiques de l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; II et en Histoire de l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; I, elle a &eacute;t&eacute; assistante commerciale dans le BTP avant d'&eacute;voluer vers des fonctions commerciales dans le secteur h&ocirc;telier puis le conseil en marketing.</p>
<p>Elle rejoint le MRC au d&eacute;but de l'ann&eacute;e 2018, fascin&eacute;e par le professeur Maurice Kamto et ses combats. Lors de la convention d'avril 2018, elle est &eacute;lue deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, et r&eacute;&eacute;lue lors de la convention de 2023. Elle est &eacute;galement pr&eacute;sidente de l'Association Femmes Main dans la Main.</p>
<h2>Une int&eacute;rimaire exp&eacute;riment&eacute;e</h2>
<p>Ce n'est pas la premi&egrave;re fois que Tiriane Noah prend les r&ecirc;nes du MRC. Depuis 2019, elle a assur&eacute; l'int&eacute;rim de la pr&eacute;sidence du parti &agrave; plusieurs reprises, d&eacute;montrant ses qualit&eacute;s de leadership et de management des hommes et des situations, y compris de tensions.</p>
<p>En 2019, alors que Maurice Kamto et plusieurs cadres du parti &eacute;taient d&eacute;tenus &agrave; la suite des manifestations post-&eacute;lectorales, Tiriane Noah avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; appel&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te du mouvement. Une exp&eacute;rience qui lui a valu la confiance des militants et une reconnaissance au sein de la formation politique.</p>
<h2>Un contexte politique explosif</h2>
<p>La nomination de Tiriane Noah intervient dans un contexte particuli&egrave;rement tendu. Depuis plusieurs mois, le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT), dirig&eacute; par Paul Atanga Nji, refusait de reconna&icirc;tre Maurice Kamto comme le pr&eacute;sident l&eacute;gal du MRC.</p>
<p>Dans une correspondance dat&eacute;e du 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre annon&ccedil;ait son refus de prendre acte du proc&egrave;s-verbal de la convention extraordinaire du parti tenue par visioconf&eacute;rence le 21 d&eacute;cembre 2025, qui avait pourtant reconduit Maurice Kamto avec 95,44% des suffrages. Le MINAT invoquait la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 r&eacute;gissant les r&eacute;unions et manifestations publiques, rappelant que cette convention avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable par le Sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4.</p>
<p>Cons&eacute;quence directe : le MINAT d&eacute;clarait ne pas reconna&icirc;tre toutes les instances issues de cette convention extraordinaire, &agrave; savoir le pr&eacute;sidium, le directoire national ou encore le comit&eacute; de m&eacute;diation et d'arbitrage. Cette position administrative risquait de co&ucirc;ter au MRC sa participation aux prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<h2>Une femme &agrave; la t&ecirc;te de l'opposition : un tournant symbolique</h2>
<p>La nomination de Tiriane Noah &agrave; la t&ecirc;te du MRC rev&ecirc;t une dimension symbolique forte. Dans un paysage politique camerounais historiquement domin&eacute; par les hommes, une femme &agrave; la t&ecirc;te du principal parti d'opposition est une premi&egrave;re.</p>
<p>Tiriane Noah, qui s'est d&eacute;j&agrave; exprim&eacute;e sur de nombreuses questions d'actualit&eacute; nationale, a pris position lors des obs&egrave;ques d'Anicet Ekane en mai 2026, d&eacute;fendant la ligne du parti et de Maurice Kamto. Femme de conviction, elle a dirig&eacute; une mission de condol&eacute;ances &agrave; la radio employant Martinez Zogo et une autre chez les parents du petit Mathys.</p>
<h2>Les d&eacute;fis qui attendent la nouvelle pr&eacute;sidente</h2>
<p>La t&acirc;che qui attend Tiriane Noah est immense. Elle devra d'abord g&eacute;rer la crise interne qui secoue le parti, avec des cadres comme Joseph Thierry Okala Ebode ou Willy Mengue qui contestent la l&eacute;gitimit&eacute; de la direction actuelle.</p>
<p>Elle devra &eacute;galement faire face au bras de fer avec le MINAT, qui refuse de reconna&icirc;tre les instances issues de la convention de d&eacute;cembre 2025. La reconnaissance administrative du MRC est cruciale pour la participation du parti aux prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>
<p>Enfin, elle devra rassembler les militants et redonner une dynamique &agrave; un parti affaibli par les d&eacute;missions successives de ses deux t&ecirc;tes dirigeantes. La question du successeur permanent de Maurice Kamto reste ouverte, et le directoire national du parti est d&eacute;sormais attendu pour constater la vacance et enclencher la proc&eacute;dure statutaire de succession.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 16:02:26</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Mota démissionne à son tour : le MRC plonge dans l'inconnu]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94666/6:1/cameroun-mota-demissionne-a-son-tour-le-mrc-plonge-dans-linconnu.html</link>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC. Son
vice-président Mamadou Mota lui emboîte le pas quelques minutes plus
tard. Le parti d'opposition plonge d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto d&eacute;missionne de la pr&eacute;sidence du MRC. Son vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota lui embo&icirc;te le pas quelques minutes plus tard. Le parti d'opposition plonge dans une crise in&eacute;dite.</p>
<p>Coup de tonnerre au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun : le pr&eacute;sident Maurice Kamto et son premier vice-pr&eacute;sident Mamadou Mota ont d&eacute;missionn&eacute; ce mardi 8 septembre 2026, &agrave; quelques minutes d'intervalle, plongeant le principal parti d'opposition dans une crise sans pr&eacute;c&eacute;dent.</p>
<p>Maurice Kamto n'est plus pr&eacute;sident du MRC. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, ne l'est plus non plus. Les deux hommes ont d&eacute;missionn&eacute; ce mardi 8 septembre 2026, &agrave; quelques minutes d'intervalle. La premi&egrave;re annonce est tomb&eacute;e en d&eacute;but de journ&eacute;e. La seconde, quelques instants plus tard. Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, principal parti d'opposition au r&eacute;gime de Paul Biya, se retrouve soudainement priv&eacute; de ses deux plus hauts dirigeants. Un s&eacute;isme politique dont les r&eacute;percussions pourraient bouleverser l'&eacute;chiquier camerounais &agrave; l'approche des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de 2027.</p>
<h2>Une d&eacute;mission surprise, puis une autre</h2>
<p>C'est par une lettre adress&eacute;e au Directoire national du MRC que Maurice Kamto a annonc&eacute; sa d&eacute;cision. &laquo; Je vous informe par la pr&eacute;sente que dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du Changement en g&eacute;n&eacute;ral, j'ai d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;missionner des fonctions de Pr&eacute;sident National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Cette d&eacute;cision prend effet &agrave; compter de ce jour &raquo;, &eacute;crit le professeur de droit.</p>
<p>Le document, dat&eacute; du 8 septembre 2026, porte le cachet du secr&eacute;tariat du parti, attestant de sa r&eacute;ception le jour m&ecirc;me. Une d&eacute;cision qui met fin &agrave; treize ans de pr&eacute;sidence &agrave; la t&ecirc;te du mouvement qu'il a fond&eacute; en 2012.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, son fid&egrave;le lieutenant, Mamadou Mota, premier vice-pr&eacute;sident du parti, a embo&icirc;t&eacute; le pas. Dans une lettre adress&eacute;e au Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du MRC, il annonce sa d&eacute;mission. &laquo; J'ai d&eacute;cid&eacute; de ne servir d'instrument &agrave; personne pour entraver l'avenir du MRC, aussi je prends la d&eacute;cision de devenir le militant de Gavalyam dans la F&eacute;d&eacute;ration communale de Tokombere &raquo;, &eacute;crit-il sur son compte Facebook.</p>
<h2>Un contexte de bras de fer avec le MINAT</h2>
<p>Ces d&eacute;missions n'ont pas surgi de nulle part. Depuis plusieurs mois, le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT), dirig&eacute; par Paul Atanga Nji, refusait de reconna&icirc;tre Maurice Kamto comme le pr&eacute;sident l&eacute;gal du MRC.</p>
<p>Le bras de fer a pris une tournure d&eacute;cisive le 19 ao&ucirc;t 2026, lorsque le ministre a adress&eacute; une lettre &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode, membre fondateur du MRC, annon&ccedil;ant son refus de prendre acte du proc&egrave;s-verbal de la convention extraordinaire du parti tenue par visioconf&eacute;rence le 21 d&eacute;cembre 2025. Le MINAT invoquait la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 r&eacute;gissant les r&eacute;unions et manifestations publiques, rappelant que cette convention avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable par le Sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4.</p>
<p>Cons&eacute;quence directe : le MINAT d&eacute;clarait ne pas reconna&icirc;tre toutes les instances issues de cette convention, &agrave; savoir le pr&eacute;sidium, le directoire national ou encore le comit&eacute; de m&eacute;diation et d'arbitrage. Le minist&egrave;re affirmait par ailleurs d&eacute;tenir des documents attestant de la d&eacute;mission de Maurice Kamto du MANIDEM.</p>
<p>Cette position administrative risquait de co&ucirc;ter au MRC sa participation aux prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<h2>Des tensions internes qui n'ont fait qu'enfler</h2>
<p>La crise qui secoue le MRC ne date pas d'hier. Le retour de Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du parti, apr&egrave;s sa candidature avort&eacute;e &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025 sous la banni&egrave;re du MANIDEM, avait d&eacute;j&agrave; suscit&eacute; des remous.</p>
<p>Plusieurs cadres du parti, parmi lesquels Joseph Thierry Okala Ebode et Willy Mengue, ont contest&eacute; la r&eacute;gularit&eacute; de cette proc&eacute;dure, estimant que Maurice Kamto ne pouvait revenir &agrave; la t&ecirc;te du parti dans ces conditions. Des militants ont m&ecirc;me saisi la justice pour contester sa l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p>La d&eacute;mission de Maurice Kamto pourrait donc &ecirc;tre une strat&eacute;gie pour permettre au parti d'&eacute;viter d'&ecirc;tre priv&eacute; d'un processus &eacute;lectoral crucial. En quittant la pr&eacute;sidence, il met fin au bras de fer avec le MINAT et ouvre la voie &agrave; une nouvelle direction qui pourrait &ecirc;tre reconnue par l'administration.</p>
<h2>Mamadou Mota d&eacute;nonce &laquo; l'acharnement du r&eacute;gime &raquo;</h2>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, Mamadou Mota a justifi&eacute; sa d&eacute;cision par &laquo; l'acharnement et l'oppression qu'exerce le r&eacute;gime &agrave; son endroit &raquo;. Une d&eacute;nonciation qui n'est pas nouvelle chez celui qui a pass&eacute; plusieurs mois en d&eacute;tention &agrave; la prison centrale de Kondengui &agrave; la suite de manifestations de son parti.</p>
<p>Mota, qui d&eacute;nonce r&eacute;guli&egrave;rement &laquo; la gestion et l'acharnement du r&eacute;gime de Paul Biya qu'il qualifie de dictatorial &raquo;, pointe du doigt le musellement des libert&eacute;s publiques et l'utilisation de l'appareil judiciaire et carc&eacute;ral contre les voix discordantes.</p>
<h2>Quel avenir pour le MRC ?</h2>
<p>Ces deux d&eacute;missions successives placent le MRC dans une situation in&eacute;dite. Le directoire national du parti est d&eacute;sormais attendu pour constater la vacance &agrave; la t&ecirc;te du parti et enclencher la proc&eacute;dure statutaire de succession.</p>
<p>La question du successeur se pose avec acuit&eacute;. En juillet 2025, lors de la pr&eacute;c&eacute;dente d&eacute;mission de Maurice Kamto, Mamadou Mota avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; pr&eacute;sident par int&eacute;rim. Aujourd'hui, les deux hommes ayant quitt&eacute; leurs fonctions, le parti devra trouver un nouveau leadership.</p>
<p>&Agrave; quelques mois des &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027, cette crise pourrait affaiblir durablement le principal parti d'opposition camerounais. Reste &agrave; savoir si cette double d&eacute;mission est un acte de sacrifice pour sauver le parti ou le signe d'une implosion annonc&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 15:40:24</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC : le choc politique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94665/6:1/cameroun-maurice-kamto-demissionne-de-la-presidence-du-mrc-le-choc-politique.html</link>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC. L'opposant
camerounais explique son départ par "l'intérêt supérieur" du
parti. Le MINAT ne reconnaissait déjà...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto d&eacute;missionne de la pr&eacute;sidence du MRC. L'opposant camerounais explique son d&eacute;part par "l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur" du parti. Le MINAT ne reconnaissait d&eacute;j&agrave; plus sa l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p>Le leader de l'opposition camerounaise a annonc&eacute; ce mardi 8 septembre 2026 sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, quelques semaines apr&egrave;s un bras de fer avec le minist&egrave;re de l'Administration territoriale qui refusait de reconna&icirc;tre sa l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p>Maurice Kamto n'est plus pr&eacute;sident du MRC. L'universitaire a rendu sa d&eacute;mission ce mardi 8 septembre 2026, dans une lettre adress&eacute;e aux membres du directoire. &laquo; Dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du Changement en g&eacute;n&eacute;ral, j'ai d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;missionner &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Un d&eacute;part qui intervient dans un contexte de tensions administratives et judiciaires. Depuis plusieurs semaines, le minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT) refusait de reconna&icirc;tre la l&eacute;gitimit&eacute; de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC, une d&eacute;cision qui risquait de priver le principal parti d'opposition des prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<h2>Une d&eacute;mission qui prend effet imm&eacute;diatement</h2>
<p>Dans sa lettre de d&eacute;mission dat&eacute;e du 8 septembre 2026, Maurice Kamto annonce sa d&eacute;cision de quitter la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) avec effet imm&eacute;diat. L'opposant au r&eacute;gime de Paul Biya affirme avoir pris cette d&eacute;cision &laquo; dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; de son parti, dont il restera un simple membre.</p>
<p>Cette d&eacute;mission survient quelques mois seulement apr&egrave;s son retour &agrave; la t&ecirc;te du MRC, un comeback strat&eacute;gique intervenu apr&egrave;s sa candidature avort&eacute;e &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025 sous la banni&egrave;re du MANIDEM.</p>
<h2>Un bras de fer avec le MINAT</h2>
<p>La d&eacute;mission du Pr Kamto intervient apr&egrave;s une correspondance du MINAT disant ne pas reconna&icirc;tre l'actuelle direction du parti. D&egrave;s le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre Paul Atanga Nji avait adress&eacute; une lettre &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode, membre fondateur du MRC, pour annoncer son refus de prendre acte du proc&egrave;s-verbal de la convention extraordinaire du parti tenue par visioconf&eacute;rence le 21 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p>Pour justifier cette d&eacute;cision, le ministre invoquait la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 r&eacute;gissant les r&eacute;unions et manifestations publiques. L'administration rappelait que cette convention avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable par le Sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4. Cons&eacute;quence directe : le MINAT d&eacute;clarait ne pas reconna&icirc;tre toutes les instances issues de cette convention, &agrave; savoir le pr&eacute;sidium, le directoire national ou encore le comit&eacute; de m&eacute;diation et d'arbitrage.</p>
<p>Le minist&egrave;re affirmait par ailleurs d&eacute;tenir des documents attestant de la d&eacute;mission de Maurice Kamto du MANIDEM et consid&eacute;rait que Joseph Thierry Okala Ebode, qui contestait la direction du parti, n'&eacute;tait m&ecirc;me pas militant du MRC.</p>
<h2>Une convention contest&eacute;e de toutes parts</h2>
<p>La convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025, qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC avec 95,44% des suffrages, est aujourd'hui au c&oelig;ur d'une bataille juridique et politique. Le parti avait adopt&eacute; des amendements aux statuts et proc&eacute;d&eacute; &agrave; l'&eacute;lection de ses dirigeants nationaux lors de cette r&eacute;union en visioconf&eacute;rence.</p>
<p>Mais cette proc&eacute;dure est contest&eacute;e. Okala Ebode, membre fondateur du MRC exclu du parti, a affirm&eacute; que &laquo; le MRC n'a pas de pr&eacute;sident en ce moment &raquo; et que la convention en ligne &laquo; n'est pas valable juridiquement &raquo;. Il estime que le retour de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti ne peut se faire par une simple reprise de carte de membre et que cette question doit &ecirc;tre examin&eacute;e &agrave; la lumi&egrave;re des textes.</p>
<h2>La crise interne s'expose au grand jour</h2>
<p>Les tensions au sein du MRC ne datent pas d'hier. Willy Mengue, r&eacute;cemment exclu du parti, a publi&eacute; une lettre dans laquelle il conteste la l&eacute;galit&eacute; du retour de Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence. Il affirme que ce retour s'est op&eacute;r&eacute; &laquo; en violation flagrante des dispositions statutaires et r&eacute;glementaires &raquo; qui encadrent la d&eacute;signation du Pr&eacute;sident National, en raison notamment de l'absence d'une anciennet&eacute; de trois ans de militantisme sans interruption.</p>
<p>&laquo; La l&eacute;gitimit&eacute; d'un dirigeant ne saurait proc&eacute;der exclusivement de son charisme, de sa notori&eacute;t&eacute; intellectuelle, de sa brillante carri&egrave;re professionnelle, de ses sorties m&eacute;diatiques ou de son hagiographie &eacute;logieuse &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<h2>Les enjeux politiques d'une telle d&eacute;mission</h2>
<p>Cette d&eacute;mission pourrait &ecirc;tre une strat&eacute;gie pour permettre au parti d'&eacute;viter d'&ecirc;tre priv&eacute; &agrave; nouveau d'un important processus &eacute;lectoral. En effet, le refus du MINAT de reconna&icirc;tre la direction du MRC risquait de co&ucirc;ter au parti sa participation aux prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<p>La question du successeur se pose d&eacute;sormais avec acuit&eacute;. En juillet 2025, lors de la pr&eacute;c&eacute;dente d&eacute;mission de Maurice Kamto, Mamadou Mota avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; pr&eacute;sident par int&eacute;rim. Ce vice-pr&eacute;sident historique du parti pourrait &agrave; nouveau &ecirc;tre appel&eacute; &agrave; prendre les r&ecirc;nes du mouvement.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 15:15:59</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Muna : « Le Cameroun ignore le MAEP depuis 2004 »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Depuis 2004, le Cameroun refuse de soumettre son bilan au Mécanisme
africain d’évaluation par les pairs. Le bâtonnier Muna dénonce 21
ans d’immobilisme. Gouvern...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2004, le Cameroun refuse de soumettre son bilan au M&eacute;canisme africain d&rsquo;&eacute;valuation par les pairs. Le b&acirc;tonnier Muna d&eacute;nonce 21 ans d&rsquo;immobilisme. Gouvernance, or, ins&eacute;curit&eacute; : le r&eacute;quisitoire.&nbsp;</p>
<p>Le b&acirc;tonnier Akere Muna a index&eacute; le gouvernement camerounais pour n&rsquo;avoir jamais, en 21 ans, utilis&eacute; le M&eacute;canisme africain d&rsquo;&eacute;valuation par les pairs (MAEP) un outil de l&rsquo;Union africaine con&ccedil;u pour transformer un diagnostic en programme de r&eacute;forme alors que le pays accumule les signaux d&rsquo;une gouvernance en berne : instabilit&eacute; minist&eacute;rielle, gouffre minier, ins&eacute;curit&eacute; chronique et recul dans les indices internationaux.</p>
<p>Un enfant n&eacute; en 2004, l&rsquo;ann&eacute;e de la signature du protocole, serait aujourd&rsquo;hui majeur, licence en poche. Pendant ce temps, le Cameroun n&rsquo;a toujours pas dress&eacute; son propre bilan de gouvernance. C&rsquo;est le constat cinglant que livre le b&acirc;tonnier Akere Muna, figure de la lutte anticorruption et ancien membre du Panel des personnalit&eacute;s &eacute;minentes du MAEP.</p>
<p>Dans une note mensuelle, l&rsquo;ancien b&acirc;tonnier de l&rsquo;Ordre des avocats du Cameroun pointe du doigt l&rsquo;immobilisme chronique du pays. Le Cameroun a adh&eacute;r&eacute; au MAEP l&rsquo;instrument volontaire de l&rsquo;Union africaine par lequel les &Eacute;tats membres soumettent leur gouvernance &agrave; une auto-&eacute;valuation structur&eacute;e et &agrave; un examen par les pairs. Mais depuis 2004, pas un seul rapport. Pas une seule &eacute;valuation. Rien.</p>
<p>Derri&egrave;re ce silence, une kyrielle de maux : des ministres qui restent 73 jours en poste, un &eacute;cart de 680 fois entre l&rsquo;or d&eacute;clar&eacute; et l&rsquo;or export&eacute;, Bamenda livr&eacute;e &agrave; l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, et un recul brutal dans les indices internationaux de gouvernance.</p>
<h2>LE MAEP : UN OUTIL POURTANT CON&Ccedil;U POUR LE CAMEROUN</h2>
<h3>Un m&eacute;canisme volontaire et structurant</h3>
<p>Cr&eacute;&eacute; en 2003 par le Comit&eacute; des chefs d&rsquo;&Eacute;tat de l&rsquo;Union africaine dans le cadre du Nouveau partenariat pour le d&eacute;veloppement de l&rsquo;Afrique (NEPAD), le MAEP est un instrument d&rsquo;auto&eacute;valuation volontaire de la performance des &Eacute;tats membres en mati&egrave;re de gouvernance. Quatre domaines sont &eacute;valu&eacute;s : la d&eacute;mocratie et la gouvernance politique, la gouvernance &eacute;conomique, la gouvernance d&rsquo;entreprise, et le d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique.</p>
<p>Chaque &eacute;valuation aboutit &agrave; un programme national d&rsquo;action, con&ccedil;u pour traiter les probl&egrave;mes identifi&eacute;s et suivre les progr&egrave;s via des rapports semestriels. L&rsquo;objectif ultime : aider l&rsquo;&Eacute;tat examin&eacute; &agrave; am&eacute;liorer ses politiques, &agrave; adopter des pratiques optimales et &agrave; se conformer aux normes &eacute;tablies.</p>
<h2>Une adh&eacute;sion sans mise en &oelig;uvre</h2>
<p>Le Cameroun figure officiellement parmi les 37 pays participants au MAEP. Il a sign&eacute; le protocole d&rsquo;accord en 2004. Mais, comme le souligne le b&acirc;tonnier Muna, &laquo; depuis son adh&eacute;sion, niet ! &raquo; Le pays n&rsquo;a jamais soumis son bilan &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation par les pairs. Pire, il a choisi d&rsquo;ignorer le seul outil &laquo; sp&eacute;cifiquement con&ccedil;u pour transformer un diagnostic en un programme de r&eacute;forme port&eacute; par l&rsquo;&Eacute;tat lui-m&ecirc;me &raquo;.</p>
<h2>UN R&Eacute;QUISITOIRE EN TROIS ACTES</h2>
<h3>1. L&rsquo;instabilit&eacute; au sommet : &laquo; 73 jours et des nominations qui ne sortent pas du tiroir &raquo;</h3>
<p>Le b&acirc;tonnier Muna pointe la paralysie institutionnelle au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat. Des ministres restent en poste &agrave; peine 73 jours. Des nominations sont d&eacute;cid&eacute;es mais ne sortent jamais du &laquo; tiroir du pr&eacute;sident &raquo;. Une instabilit&eacute; chronique qui emp&ecirc;che toute r&eacute;forme durable et toute vision de long terme.</p>
<h3>2. Le gouffre de l&rsquo;or : 680 fois d&rsquo;&eacute;cart</h3>
<p>Autre r&eacute;v&eacute;lation saisissante : l&rsquo;&eacute;cart entre l&rsquo;or d&eacute;clar&eacute; et l&rsquo;or r&eacute;ellement export&eacute; atteindrait un facteur 680. Un trou b&eacute;ant dans les recettes mini&egrave;res, qui interroge sur la transparence et la tra&ccedil;abilit&eacute; des fili&egrave;res extractives. Une situation qui, si elle se confirme, priverait le Cameroun de ressources consid&eacute;rables et nourrirait la corruption.</p>
<h3>3. Bamenda fractur&eacute;e et l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; chronique</h3>
<p>Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les r&eacute;gions anglophones sont livr&eacute;es &agrave; l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;. La crise, qui dure depuis 2016, a fait des milliers de morts et d&eacute;plac&eacute; plus d&rsquo;un million de personnes. Le gouvernement peine &agrave; r&eacute;tablir l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat, tandis que les groupes arm&eacute;s contr&ocirc;lent de larges pans de territoire. Une situation que le MAEP, par son &eacute;valuation de la gouvernance politique et s&eacute;curitaire, aurait pu contribuer &agrave; analyser et &agrave; r&eacute;soudre.</p>
<h2>UN RECUL DRAMATIQUE DANS LES INDICES INTERNATIONAUX</h2>
<p>Les indicateurs confirment le diagnostic de Muna. Le Cameroun est class&eacute; 134ᵉ sur 143 dans l&rsquo;Indice &laquo; Rule of Law &raquo; du World Justice Project. En 2025, le pays a recul&eacute;, comme 68 % des nations.</p>
<p>Surtout, &agrave; l&rsquo;Indice de perception de la corruption de Transparency International 2025, le Cameroun reste bloqu&eacute; &agrave; 26/100 et recule au 142ᵉ rang mondial sur 182. Un score &laquo; nettement inf&eacute;rieur &agrave; la moyenne mondiale (42/100) et &agrave; la moyenne de l&rsquo;Afrique subsaharienne (32/100) &raquo;. Le pays stagne depuis des ann&eacute;es, sans am&eacute;lioration significative.</p>
<p>L&rsquo;institut V-Dem classe quant &agrave; lui le Cameroun parmi les &laquo; autocraties &eacute;lectorales &raquo;. La voix et la responsabilit&eacute; des citoyens sont &agrave; -1,02, classant le pays au 160ᵉ rang mondial.</p>
<h2>LE PARADOXE DU MAEP : LE CAMEROUN POINT&Eacute; DU DOIGT&hellip; PAR LE MAEP</h2>
<p>Ironie du sort : le MAEP lui-m&ecirc;me a r&eacute;cemment pris position sur le Cameroun&hellip; mais pour d&eacute;noncer les agences de notation internationales. Dans un rapport analysant la notation souveraine du pays, le MAEP a estim&eacute; que Moody&rsquo;s et S&amp;P avaient attribu&eacute; des notes de cr&eacute;dit sur la base d&rsquo;informations non v&eacute;rifi&eacute;es.</p>
<p>Le MAEP a d&eacute;plor&eacute; des &laquo; disparit&eacute;s &raquo;, des &laquo; contradictions &raquo; et des &laquo; faiblesses m&eacute;thodologiques &raquo; des agences, estimant que leurs d&eacute;cisions avaient contribu&eacute; &agrave; limiter l&rsquo;acc&egrave;s du Cameroun aux financements. Une prise de position qui t&eacute;moigne du r&ocirc;le que le MAEP pourrait jouer pour d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts des &Eacute;tats membres&hellip; si ceux-ci acceptaient de se soumettre &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-07 18:07:08</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Extrême droite : victoire historique en Allemagne]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[L'AfD remporte les élections régionales en Saxe-Anhalt avec 44,5%
des voix, un score historique. La CDU s'effondre à 18,5%. Ulrich
Siegmund revendique une « pag...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L'AfD remporte les &eacute;lections r&eacute;gionales en Saxe-Anhalt avec 44,5% des voix, un score historique. La CDU s'effondre &agrave; 18,5%. Ulrich Siegmund revendique une &laquo; page d'histoire &raquo;.&nbsp;</p>
<p>Le parti d'extr&ecirc;me droite Alternative f&uuml;r Deutschland (AfD) a r&eacute;alis&eacute; un score sans pr&eacute;c&eacute;dent de 44,5 % des voix en Saxe-Anhalt, faisant plus que doubler son r&eacute;sultat de 2021 et infligeant une d&eacute;faite cinglante aux conservateurs du chancelier Friedrich Merz, r&eacute;duits &agrave; 18,5 % un s&eacute;isme politique qui pourrait marquer un tournant dans l'histoire de l'Allemagne d'apr&egrave;s-guerre.</p>
<p>44,5 % des voix. 39 si&egrave;ges sur 42. Un score qui fait plus que doubler celui de 2021. Ce dimanche 6 septembre 2026, l'AfD a &eacute;crit l'une des pages les plus noires de l'histoire politique allemande depuis 1945. Pour la premi&egrave;re fois, l'extr&ecirc;me droite est &agrave; un cheveu de gouverner une r&eacute;gion allemande et le chancelier Friedrich Merz, humili&eacute;, voit son parti s'effondrer &agrave; un niveau historiquement bas.</p>
<p>&laquo; Nous avons &eacute;crit l'Histoire dans ce pays &raquo;, a proclam&eacute; Ulrich Siegmund, le chef r&eacute;gional de l'AfD, au micro de la t&eacute;l&eacute;vision publique ARD. Une d&eacute;claration qui r&eacute;sonne comme un avertissement pour toute l'Europe.</p>
<h2>Un raz-de-mar&eacute;e &eacute;lectoral sans pr&eacute;c&eacute;dent</h2>
<p>Quelque 1,7 million d'&eacute;lecteurs &eacute;taient appel&eacute;s aux urnes ce dimanche 6 septembre en Saxe-Anhalt. &Agrave; la fermeture des bureaux de vote, &agrave; 18 heures, le choc est imm&eacute;diat. Selon les premi&egrave;res estimations de l'ARD, l'AfD recueille <strong>44,5 % des voix</strong>, loin devant la CDU du chancelier Friedrich Merz, qui s'effondre &agrave; <strong>18,5 %</strong>. La t&eacute;l&eacute;vision publique ZDF estime de son c&ocirc;t&eacute; le score du parti d'extr&ecirc;me droite &agrave; 44 %.</p>
<p>Ce r&eacute;sultat repr&eacute;sente une progression spectaculaire de <strong>plus de 23 points</strong> par rapport aux &eacute;lections de 2021, o&ugrave; l'AfD avait recueilli 20,8 % des voix. Jamais un parti d'extr&ecirc;me droite n'avait atteint un tel score lors d'une &eacute;lection r&eacute;gionale en Allemagne.</p>
<h2>Les autres forces politiques balay&eacute;es</h2>
<p>L'effondrement de la CDU est tout aussi remarquable. Le parti du chancelier, qui gouvernait la Saxe-Anhalt sans discontinuer depuis 2002, perd pr&egrave;s de 20 points par rapport &agrave; 2021. Le ministre-pr&eacute;sident sortant Sven Schulze, candidat de la CDU, encaisse une d&eacute;faite historique.</p>
<p>Derri&egrave;re ce duel &agrave; distance, les autres formations se partagent les miettes :<br />- <strong>Die Linke</strong> (gauche radicale) : 9,5 %<br />- <strong>Les Verts</strong> : 9 %<br />- <strong>SPD</strong> (sociaux-d&eacute;mocrates) : 8 %<br />- <strong>BSW</strong> (gauche prorusse) : 5 %, sur le fil du seuil &eacute;lectoral<br />- <strong>FDP</strong> (lib&eacute;raux-d&eacute;mocrates) : 2 %, &eacute;vinc&eacute; du Parlement</p>
<h2>La majorit&eacute; absolue, un objectif manqu&eacute; de peu</h2>
<p>Malgr&eacute; ce score historique, l'AfD n'a pas atteint la majorit&eacute; absolue. Selon les projections de l'ARD, le parti obtiendrait <strong>39 si&egrave;ges sur les 83 du Parlement r&eacute;gional</strong> de Magdebourg il lui en manque trois pour la majorit&eacute; absolue, fix&eacute;e &agrave; 42 si&egrave;ges.</p>
<p>Cette situation cr&eacute;e un paradoxe politique. Toutes les principales formations politiques allemandes maintiennent un &laquo; pare-feu &raquo; excluant toute coalition avec l'AfD. La CDU, en particulier, s'est longtemps oppos&eacute;e &agrave; une coop&eacute;ration gouvernementale avec l'extr&ecirc;me droite.</p>
<p>R&eacute;sultat : l'AfD pourrait se retrouver premier parti du Land sans pouvoir gouverner, &agrave; moins d'obtenir la majorit&eacute; absolue ou de convaincre d'autres formations de rompre le cordon sanitaire.</p>
<h2>Ulrich Siegmund, le &laquo; visage souriant de l'extr&ecirc;me droite &raquo;</h2>
<p>&Agrave; 35 ans, Ulrich Siegmund est devenu le visage de cette perc&eacute;e historique. Star des r&eacute;seaux sociaux, il joue sur la nostalgie de la RDA aupr&egrave;s de ses sympathisants, qui s'estiment d&eacute;favoris&eacute;s par rapport &agrave; leurs cousins de l'Ouest et aux migrants.</p>
<p>Siegmund a promis, s'il gouverne, de <strong>multiplier les expulsions d'&eacute;trangers</strong>, de modifier les programmes scolaires d'histoire, trop centr&eacute;s &agrave; son go&ucirc;t sur la culpabilit&eacute; de l'Allemagne du IIIe Reich, et de sortir de l'audiovisuel public allemand, jug&eacute; anti-AfD.</p>
<p>&laquo; Nous avons besoin d'un changement politique fondamental dans ce pays, avec une politique qui s'occupe enfin &agrave; nouveau de nos propres int&eacute;r&ecirc;ts &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;. Il est arriv&eacute; au bureau de vote avec sa femme Julia sur une Simson, la mobylette iconique de l'ex-Allemagne de l'Est un symbole fort.</p>
<h2>Une d&eacute;faite cinglante pour Friedrich Merz</h2>
<p>Pour le chancelier Friedrich Merz, ce r&eacute;sultat est un camouflet. La CDU, qu'il dirige, n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi basse en Saxe-Anhalt. La dirigeante de l'AfD, Alice Weidel, n'a pas manqu&eacute; de savourer la d&eacute;faite de son adversaire, avertissant que la CDU &laquo; ne remportera plus jamais d'&eacute;lection &raquo; si elle maintient son &laquo; pare-feu &raquo; excluant toute coop&eacute;ration avec l'AfD.</p>
<p>&laquo; Nous battons des records ici ; nous battrons des records dans toute l'Allemagne de l'Est, ainsi qu'au niveau f&eacute;d&eacute;ral &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute;, qualifiant ce r&eacute;sultat de &laquo; mandat tr&egrave;s clair pour gouverner &raquo;.</p>
<h2>Les implications pour l'Allemagne et l'Europe</h2>
<p>Cette victoire historique de l'AfD en Saxe-Anhalt n'est pas un &eacute;v&eacute;nement isol&eacute;. Elle s'inscrit dans une tendance de fond : la mont&eacute;e de l'extr&ecirc;me droite dans les L&auml;nder de l'Est. L'AfD, devenue aux &eacute;lections l&eacute;gislatives de 2025 le premier parti d'opposition du pays, semble d&eacute;sormais en mesure de conqu&eacute;rir des bastions r&eacute;gionaux.</p>
<p>La question qui se pose d&eacute;sormais est simple : <strong>l'AfD parviendra-t-elle &agrave; gouverner ?</strong> Si elle n'obtient pas la majorit&eacute; absolue, elle pourrait se retrouver bloqu&eacute;e par le refus des autres partis de collaborer avec elle. Mais une telle situation, o&ugrave; le premier parti d'une r&eacute;gion ne peut pas gouverner, fragiliserait encore davantage la d&eacute;mocratie allemande et alimenterait le discours victimaire de l'extr&ecirc;me droite.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-07 02:22:47</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Anicet Ékanè : son dernier combat politique pour Kamto]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto a choisi le Manidem pour déjouer les pièges du
régime. Piratage du MINAT, chèques en blanc, faction parallèle :
les coulisses d'une candidature so...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto a choisi le Manidem pour d&eacute;jouer les pi&egrave;ges du r&eacute;gime. Piratage du MINAT, ch&egrave;ques en blanc, faction parall&egrave;le : les coulisses d'une candidature sous pression.&nbsp;</p>
<p>Maurice Kamto a-t-il vraiment choisi le Manidem par hasard ? L'analyse de Jules Domche r&eacute;v&egrave;le une strat&eacute;gie juridique millim&eacute;tr&eacute;e pour contourner les obstacles du r&eacute;gime, au prix d'une lutte sans merci contre les m&eacute;thodes les plus contestables.</p>
<p>Pourquoi Maurice Kamto, pr&eacute;sident du MRC, s'est-il pr&eacute;sent&eacute; sous la banni&egrave;re du Manidem plut&ocirc;t que sous celle de son propre parti ? La r&eacute;ponse n'a rien d'anodin. Selon l'analyse de Jules Domche, c'est une man&oelig;uvre calcul&eacute;e pour d&eacute;jouer les pi&egrave;ges juridiques tendus par un r&eacute;gime obs&eacute;d&eacute; par son &eacute;limination.</p>
<p>Le d&eacute;bat sur le fameux &laquo; mandat imp&eacute;ratif &raquo; allait servir de pr&eacute;texte. L'administration &eacute;tait pr&ecirc;te &agrave; tout pour disqualifier Kamto jusqu'au piratage du site du MINAT et &agrave; des ch&egrave;ques en blanc propos&eacute;s &agrave; la famille d'Anicet &Eacute;kan&egrave;, le mentor mourant du Manidem qui a choisi de porter cette candidature comme son dernier combat politique.</p>
<h2>Pourquoi Kamto a abandonn&eacute; le MRC pour le Manidem</h2>
<p>Sur le papier, rien ne justifiait une candidature de Maurice Kamto sous une banni&egrave;re autre que celle du MRC, son propre parti. Pourtant, en 2025, c'est bien sous l'&eacute;tiquette du Manidem que le leader de l'opposition s'est pr&eacute;sent&eacute;.</p>
<p>L'analyse de Jules Domche, figure influente du d&eacute;bat politique camerounais, l&egrave;ve le voile sur cette strat&eacute;gie apparemment &eacute;nigmatique. L'obsession du pouvoir en place, explique-t-il, &eacute;tait unique : <strong>emp&ecirc;cher Kamto d'&ecirc;tre candidat, co&ucirc;te que co&ucirc;te.</strong></p>
<p>Sur le plan strictement l&eacute;gal, rien ne justifiait le rejet d'une candidature MRC. Le dossier de Kamto &eacute;tait conforme, ses parrainages &eacute;taient valid&eacute;s, son &eacute;ligibilit&eacute; ne posait aucun probl&egrave;me de fond.</p>
<p>Mais le r&eacute;gime avait un atout dans sa manche : le d&eacute;bat sur le <strong>mandat imp&eacute;ratif</strong>.</p>
<h2>Le mandat imp&eacute;ratif : une arme juridique contre Kamto</h2>
<p>Le mandat imp&eacute;ratif est une notion juridique selon laquelle un &eacute;lu est li&eacute; par les instructions de ses &eacute;lecteurs ou de son parti. Instrumentalis&eacute;, il peut servir &agrave; disqualifier une candidature en arguant que le parti n'a pas valablement investi son candidat.</p>
<p>Le r&eacute;gime camerounais comptait utiliser ce d&eacute;bat pour offrir &agrave; l'administration un pr&eacute;texte facile de disqualification. La strat&eacute;gie &eacute;tait simple : contester la validit&eacute; de l'investiture de Kamto par le MRC, semer le doute sur la r&eacute;gularit&eacute; des proc&eacute;dures internes, et cr&eacute;er une confusion administrative qui justifierait un rejet.</p>
<p>C'est dans ce contexte que Kamto se serait tourn&eacute; vers le Manidem.</p>
<h2>Anicet &Eacute;kan&egrave; : le dernier combat d'un homme malade</h2>
<p>Le Manidem est un parti historique de l'opposition camerounaise, fond&eacute; en 1991. &Agrave; la t&ecirc;te de cette formation, une figure respect&eacute;e de tous : Anicet &Eacute;kan&egrave;.</p>
<p>Mais en 2025, &Eacute;kan&egrave; &eacute;tait gravement malade. Selon Domche, il aurait n&eacute;anmoins choisi de porter la candidature de Kamto comme <strong>son dernier combat politique</strong>.</p>
<p><em>&laquo; Je ne pouvais pas laisser le r&eacute;gime tuer la d&eacute;mocratie sans r&eacute;agir. Kamto est un combattant. Je serai &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s &raquo;, aurait confi&eacute; Anicet &Eacute;kan&egrave; &agrave; ses proches.</em></p>
<p>Aucune contrepartie financi&egrave;re n'aurait &eacute;t&eacute; vers&eacute;e &agrave; &Eacute;kan&egrave; ou &agrave; ses proches, insiste Domche. L'alliance reposait uniquement sur une conviction politique partag&eacute;e : la lutte contre un r&eacute;gime autoritaire.</p>
<h2>Les m&eacute;thodes extr&ecirc;mes du r&eacute;gime</h2>
<p>Face &agrave; ce montage juridiquement solide, le r&eacute;gime aurait d&eacute;ploy&eacute; des m&eacute;thodes extr&ecirc;mes :</p>
<p><strong>Le piratage du site du MINAT.</strong> Selon Domche, le site du Minist&egrave;re de l'Administration Territoriale aurait &eacute;t&eacute; pirat&eacute; pour effacer le nom d'Anicet &Eacute;kan&egrave; des registres du parti. Objectif : cr&eacute;er une faille administrative et contester la validit&eacute; de l'investiture de Kamto.</p>
<p><strong>Les ch&egrave;ques en blanc.</strong> Des interm&eacute;diaires auraient approch&eacute; la s&oelig;ur d'Anicet &Eacute;kan&egrave; et d'autres cadres du Manidem avec des propositions financi&egrave;res all&eacute;chantes, pour provoquer un retrait de la candidature Kamto.</p>
<p><strong>La cr&eacute;ation d'une faction parall&egrave;le.</strong> Une aile dissidente du Manidem aurait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e de toutes pi&egrave;ces pour semer la confusion administrative. Cette faction &laquo; fant&ocirc;me &raquo; devait faire contrepoids &agrave; la direction l&eacute;gitime d'&Eacute;kan&egrave;.</p>
<h2>La &laquo; d&eacute;mocrature &raquo; camerounaise en action</h2>
<p>Pour Jules Domche, cet &eacute;pisode r&eacute;v&egrave;le la vraie nature autoritaire de la &laquo; d&eacute;mocrature &raquo; camerounaise. L'&eacute;limination de Kamto &eacute;tait si pr&eacute;d&eacute;termin&eacute;e que m&ecirc;me une investiture par le RDPC le parti au pouvoir n'y aurait rien chang&eacute;.</p>
<p>&laquo; L'obsession du pouvoir n'&eacute;tait pas juridique, elle &eacute;tait politique. Le r&eacute;gime ne voulait pas de Kamto, point. Peu importait le parti qui le portait. &raquo;</p>
<p>Cette analyse rejoint les critiques r&eacute;currentes sur la mainmise du pouvoir sur les institutions &eacute;lectorales. ELECAM, le MINAT, les tribunaux tous sont per&ccedil;us comme des instruments de validation des choix du r&eacute;gime.</p>
<h2>Le succ&egrave;s d'une strat&eacute;gie : Kamto candidat malgr&eacute; tout</h2>
<p>Malgr&eacute; ces pressions, Maurice Kamto est bien parvenu &agrave; d&eacute;poser sa candidature sous la banni&egrave;re du Manidem.</p>
<p>La strat&eacute;gie a fonctionn&eacute; : le montage juridique &eacute;tait trop solide pour &ecirc;tre contest&eacute;. L'investiture par le Manidem, parti historique disposant de tous les attributs l&eacute;gaux, rendait la disqualification politiquement risqu&eacute;e.</p>
<p><strong>Une le&ccedil;on pour l'opposition :</strong> face &agrave; un r&eacute;gime qui utilise tous les leviers pour &eacute;liminer ses adversaires, la cr&eacute;ativit&eacute; juridique peut sauver la d&eacute;mocratie.</p>
<h2>Les zones d'ombre persistent</h2>
<p>Si l'analyse de Jules Domche &eacute;claire les coulisses de cette alliance, des questions subsistent :</p>
<p>- Le piratage du site du MINAT a-t-il &eacute;t&eacute; confirm&eacute; par des expertises ind&eacute;pendantes ?<br />- Les ch&egrave;ques en blanc ont-ils &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;s ? Quelles banques ont &eacute;t&eacute; impliqu&eacute;es ?<br />- Qui a mont&eacute; la faction parall&egrave;le du Manidem ?</p>
<p>Autant de questions qui m&eacute;ritent des r&eacute;ponses.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-06 13:42:16</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Guinée équatoriale : Teodoro Nguema dément tentative de putsch]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94627/6:1/guinee-equatoriale-guinee-equatoriale-teodoro-nguema-dement-tentative-de-putsch.html</link>
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      <description><![CDATA[Teodoro Nguema Obiang Mangue dément toute tentative de coup d'État
en Guinée équatoriale. Le vice-président rejette l'article de Jeune
Afrique et dénonce une «...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Teodoro Nguema Obiang Mangue d&eacute;ment toute tentative de coup d'&Eacute;tat en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale. Le vice-pr&eacute;sident rejette l'article de Jeune Afrique et d&eacute;nonce une &laquo; presse bon march&eacute; &raquo;.</p>
<p>Le vice-pr&eacute;sident de la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a cat&eacute;goriquement d&eacute;menti ce vendredi les informations publi&eacute;es par l'hebdomadaire fran&ccedil;ais Jeune Afrique sur une pr&eacute;tendue tentative de coup d'&Eacute;tat dans le pays.</p>
<p>&laquo; Je d&eacute;mens cat&eacute;goriquement l'information publi&eacute;e par Jeune Afrique concernant une pr&eacute;tendue tentative de coup d'&Eacute;tat en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale. Elle est totalement fausse &raquo;, affirme le num&eacute;ro deux du r&eacute;gime de Malabo.</p>
<p>Mais derri&egrave;re ce d&eacute;menti en forme de d&eacute;claration de guerre m&eacute;diatique se cache une bataille de r&eacute;cits. D'un c&ocirc;t&eacute;, un magazine fran&ccedil;ais qui affirme qu'un putsch a &eacute;t&eacute; d&eacute;jou&eacute; gr&acirc;ce &agrave; l'aide russe. De l'autre, un pouvoir qui d&eacute;nonce une manipulation. Et au milieu, une opposition qui rejette toute implication.</p>
<h2>UN D&Eacute;MENTI CAT&Eacute;GORIQUE DU VICE-PR&Eacute;SIDENT</h2>
<p>Teodoro Nguema Obiang Mangue a oppos&eacute; une fin de non-recevoir &agrave; l'article de Jeune Afrique publi&eacute; le 4 septembre. Selon le vice-pr&eacute;sident, son pays n'a re&ccedil;u &laquo; aucune alerte des services de renseignement russes, am&eacute;ricains, chinois ni d'aucun autre pays &raquo; concernant un &eacute;ventuel complot.</p>
<p>Il d&eacute;ment &eacute;galement la d&eacute;couverte d'un conteneur d'armes au port de Bata qui aurait &eacute;t&eacute; associ&eacute; &agrave; une op&eacute;ration visant le pouvoir. &laquo; Tampoco se ha incautado ning&uacute;n contenedor de armas en el puerto de Bata &raquo;, a-t-il assur&eacute; dans un communiqu&eacute;.</p>
<p>Selon lui, aucune institution &eacute;quato-guin&eacute;enne n'a annonc&eacute; avoir d&eacute;jou&eacute; une tentative de putsch. &laquo; La Guin&eacute;e &eacute;quatoriale est calme et ses institutions fonctionnent en toute normalit&eacute; &raquo;, soutient-il.</p>
<h2>JEUNE AFRIQUE : LE R&Eacute;CIT D'UN PUTSCH D&Eacute;JOU&Eacute;</h2>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, l'hebdomadaire fran&ccedil;ais maintient sa version. Selon l'article de Jeune Afrique, les autorit&eacute;s de Malabo auraient d&eacute;jou&eacute; une tentative de coup d'&Eacute;tat gr&acirc;ce &agrave; des informations fournies par les services de renseignement russes.</p>
<p>L'op&eacute;ration aurait d&eacute;but&eacute; fin juin 2026 avec la saisie d'un arsenal dissimul&eacute; dans un conteneur au port de Bata. Moscou aurait averti le gouvernement de l'arriv&eacute;e d'un conteneur charg&eacute; d'armes en provenance d'un pays europ&eacute;en.</p>
<p>La publication fran&ccedil;aise affirme &eacute;galement que des membres de la Coalition de l'Opposition pour la Restauration d'un &Eacute;tat D&eacute;mocratique (CORED) auraient &eacute;t&eacute; impliqu&eacute;s dans l'organisation du complot. Le gouvernement accuse notamment Filiberto Manale Andem, figure de proue de la CORED, d'avoir orchestr&eacute; la tentative.</p>
<h2>LE GOUVERNEMENT MONTE AU CR&Eacute;NEAU</h2>
<p>Au-del&agrave; du simple d&eacute;menti, les autorit&eacute;s &eacute;quato-guin&eacute;ennes ont durci le ton. Dans un communiqu&eacute; officiel publi&eacute; samedi, le gouvernement &laquo; rejette cat&eacute;goriquement les informations &raquo; et exprime &laquo; son plus ferme et cat&eacute;gorique rejet du contenu de cette publication &raquo;.</p>
<p>Le texte d&eacute;nonce des &laquo; accusations d'une extr&ecirc;me gravit&eacute; &raquo; formul&eacute;es sans &laquo; preuves objectives, v&eacute;rifiables et suffisantes &raquo;. Il reproche &agrave; Jeune Afrique de s'appuyer sur des &laquo; sources anonymes &raquo; pour &laquo; construire un r&eacute;cit destin&eacute; &agrave; pr&eacute;senter une image fausse d'instabilit&eacute; politique et de d&eacute;stabilisation du pays &raquo;.</p>
<p>Le gouvernement exige une &laquo; rectification imm&eacute;diate, publique, expresse et claire &raquo; et se r&eacute;serve le droit d'engager des &laquo; actions judiciaires et l&eacute;gales &raquo;.</p>
<h2>&laquo; PRESSE BON MARCH&Eacute; &raquo; : LA CHARGE CONTRE JEUNE AFRIQUE</h2>
<p>La charge la plus violente est venue du vice-pr&eacute;sident lui-m&ecirc;me. Teodoro Nguema Obiang Mangue a trait&eacute; Jeune Afrique de &laquo; presse bon march&eacute; &raquo; et accus&eacute; le magazine de fabriquer des pol&eacute;miques.</p>
<p>&laquo; Jeune Afrique se transforme en un disque ray&eacute; lorsqu'il s'agit de la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale. Il semble avoir un besoin permanent de fabriquer des pol&eacute;miques et des conspirations &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<p>&laquo; Ce n'est pas du journalisme s&eacute;rieux ; c'est de la presse bon march&eacute; &raquo;, a-t-il ass&eacute;n&eacute;.</p>
<p>Le vice-pr&eacute;sident appelle les opinions publiques nationale et internationale &agrave; la prudence face &agrave; des informations d'une telle gravit&eacute;.</p>
<h2>L'OPPOSITION REJETTE LES ACCUSATIONS</h2>
<p>Les dirigeants de la CORED, d&eacute;sign&eacute;s par Jeune Afrique comme les organisateurs du complot, ont fermement rejet&eacute; les imputations. Ils affirment qu'il s'agit d'une &laquo; invention du r&eacute;gime pour les discr&eacute;diter &raquo;.</p>
<p>La Guin&eacute;e &eacute;quatoriale se retrouve ainsi avec un &laquo; putsch fant&ocirc;me &raquo; des armes qui existeraient selon certains m&eacute;dias mais pas selon le pouvoir, des renseignements russes qui auraient parl&eacute; sans avoir officiellement parl&eacute;.</p>
<h2>UN PAYS MARQU&Eacute; PAR L'HISTOIRE DES PUTSCH</h2>
<p>La Guin&eacute;e &eacute;quatoriale n'en est pas &agrave; sa premi&egrave;re tentative de coup d'&Eacute;tat. Le pr&eacute;sident Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979 apr&egrave;s avoir lui-m&ecirc;me renvers&eacute; son oncle Francisco Mac&iacute;as Nguema a d&eacute;j&agrave; surv&eacute;cu &agrave; plusieurs complots.</p>
<p>En 2004, un groupe de mercenaires dirig&eacute; par l'ancien membre des forces sp&eacute;ciales britanniques Simon Mann a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; au Zimbabwe avant de pouvoir s'envoler vers la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale.</p>
<p>Le 27 d&eacute;cembre 2017, une autre tentative a &eacute;t&eacute; d&eacute;jou&eacute;e &agrave; la fronti&egrave;re avec le Cameroun, impliquant des mercenaires en provenance du Tchad, du Soudan et de la R&eacute;publique centrafricaine.</p>
<p>Depuis son ind&eacute;pendance de l'Espagne en 1968, le pays est consid&eacute;r&eacute; par les organisations de d&eacute;fense des droits humains comme l'un des plus corrompus et r&eacute;pressifs du monde.</p>
<h2>LA RUSSIE AU C&OElig;UR DU DOSSIER</h2>
<p>Un &eacute;l&eacute;ment central de cette affaire est le r&ocirc;le de la Russie. Depuis 2024, Moscou a renforc&eacute; sa pr&eacute;sence s&eacute;curitaire en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, avec un nombre estim&eacute; entre 100 et 300 instructeurs et militaires de l'Africa Corps, principalement d&eacute;ploy&eacute;s &agrave; Malabo et Bata.</p>
<p>La Russie aurait &eacute;galement mis en place une &laquo; antenne &raquo; d&eacute;di&eacute;e aux services de renseignement dans le pays. C'est pr&eacute;cis&eacute;ment sur la base d'&eacute;coutes t&eacute;l&eacute;phoniques que Moscou aurait alert&eacute; Malabo une version que le gouvernement d&eacute;ment.</p>
<h2>UNE GUERRE DES R&Eacute;CITS</h2>
<p>Ce qui se joue aujourd'hui est une bataille m&eacute;diatique. D'un c&ocirc;t&eacute;, Jeune Afrique affirme d&eacute;tenir des informations solides, sourc&eacute;es par des &laquo; sources autoris&eacute;es &agrave; Malabo &raquo;. De l'autre, le pouvoir &eacute;quato-guin&eacute;en d&eacute;nonce une manipulation visant &agrave; nuire &agrave; l'image du pays.</p>
<p>Entre les deux, l'opposition rejette toute implication. Les faits, eux, restent difficiles &agrave; v&eacute;rifier. &laquo; En mati&egrave;re de putsch, le sc&eacute;nario peut &ecirc;tre hollywoodien ; la preuve, elle, reste obligatoire &raquo;, r&eacute;sume un m&eacute;dia africain.</p>
<h2>QUELLES SUITES POUR CETTE AFFAIRE ?</h2>
<p>L'affaire est loin d'&ecirc;tre close. Le gouvernement a annonc&eacute; son intention de poursuivre Jeune Afrique en justice. Le magazine, de son c&ocirc;t&eacute;, maintient ses informations. L'opposition continue de d&eacute;noncer une machination.</p>
<p>Une certitude : cette pol&eacute;mique intervient dans un contexte de fragilit&eacute; politique r&eacute;gionale. La Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, petit pays p&eacute;trolier d'Afrique centrale, reste un r&eacute;gime autoritaire o&ugrave; la succession au pouvoir le pr&eacute;sident Obiang a 84 ans est une question br&ucirc;lante.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-06 00:42:53</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Aboubakar Ousmane Mey demande la légalisation du RENA]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Aboubakar Ousmane Mey, opposant et figure du Grand-Nord, a déposé
une demande de légalisation du RENA. Le MINAT d'Atanga Nji va-t-il
l'approuver ?

L'opposant A...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Aboubakar Ousmane Mey, opposant et figure du Grand-Nord, a d&eacute;pos&eacute; une demande de l&eacute;galisation du RENA. Le MINAT d'Atanga Nji va-t-il l'approuver ?</p>
<p>L'opposant Aboubakar Ousmane Mey, ancien d&eacute;tenu politique et fr&egrave;re du ministre de l'&Eacute;conomie, a d&eacute;pos&eacute; une demande de l&eacute;galisation du &laquo; Rendez-Vous National &raquo; (RENA) aupr&egrave;s du MINAT, d&eacute;fiant directement Paul Atanga Nji, son ennemi jur&eacute;.</p>
<p>Aboubakar Ousmane Mey a d&eacute;pos&eacute; une demande de l&eacute;galisation. Le nom de son parti ? Rendez-Vous National RENA. Et le destinataire ? Le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji. L'homme qui l'a fait arr&ecirc;ter en pleine campagne pr&eacute;sidentielle.</p>
<p>Le dossier est sur le bureau du MINAT. La r&eacute;ponse est attendue. Mais l'affaire est bien plus qu'une simple proc&eacute;dure administrative : c'est un bras de fer entre deux hommes que tout oppose.</p>
<h2>Un dossier d&eacute;pos&eacute; en bonne et due forme</h2>
<p>La demande de l&eacute;galisation du RENA a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e le 25 juillet 2026, par l'interm&eacute;diaire du gouverneur de la r&eacute;gion du Centre. Le parti a &eacute;t&eacute; fond&eacute; lors d'une r&eacute;union constitutive tenue &agrave; Yaound&eacute;. Le bureau ex&eacute;cutif est compos&eacute; d'Aboubakar Ousmane Mey (pr&eacute;sident, &eacute;crivain), Hamadou Aboubakar (secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, &eacute;conomiste) et Teteo Gilbert Ndzidama (tr&eacute;sorier).</p>
<p>Le dossier est accompagn&eacute; de toutes les pi&egrave;ces requises : extraits de casier judiciaire des dirigeants, proc&egrave;s-verbal de cr&eacute;ation, statuts, engagement &eacute;crit avec signature l&eacute;galis&eacute;e, m&eacute;morandum sur le projet de soci&eacute;t&eacute; et plan de localisation du si&egrave;ge. Rien n'a &eacute;t&eacute; laiss&eacute; au hasard.</p>
<h2>Un opposant que le r&eacute;gime voulait r&eacute;duire au silence</h2>
<p>&Agrave; six jours de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025, Aboubakar Ousmane Mey a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Garoua, chef-lieu de la r&eacute;gion du Nord. Accus&eacute; de &laquo; tenue de manifestation ill&eacute;gale &raquo; et d'&laquo; incitation &agrave; la r&eacute;volte &raquo;, il a &eacute;t&eacute; plac&eacute; en d&eacute;tention administrative.</p>
<p>Plusieurs partis d'opposition ont cri&eacute; au scandale. L'UNDP, le MRC et le PURS ont r&eacute;clam&eacute; sa lib&eacute;ration imm&eacute;diate. Il a finalement retrouv&eacute; sa libert&eacute; le 21 novembre 2025.</p>
<p>Mais Mey n'a pas pli&eacute;. Il a attendu. Observ&eacute;. R&eacute;fl&eacute;chi. Aujourd'hui, il revient avec un parti politique entier.</p>
<h2>Un h&eacute;ritage familial &agrave; double tranchant</h2>
<p>Aboubakar Ousmane Mey est un personnage complexe. Fils d'Abba Ousmane Mey, ancien gouverneur et proche du pr&eacute;sident Ahidjo, il est aussi le fr&egrave;re du ministre de l'&Eacute;conomie, Alamine Ousmane Mey.</p>
<p>Pendant que son fr&egrave;re si&egrave;ge au gouvernement de Paul Biya, lui s'est positionn&eacute; en opposant d&eacute;termin&eacute;. Il multiplie les prises de parole sur les plateaux de t&eacute;l&eacute;vision, alertant sur la marginalisation du Grand-Nord et d&eacute;non&ccedil;ant ce qu'il appelle &laquo; un diagramme de paralysie &raquo; orchestr&eacute; par le pouvoir.</p>
<h2>Le combat pour le retour de la d&eacute;pouille d'Ahidjo</h2>
<p>Ce qui rend Aboubakar Ousmane Mey particuli&egrave;rement dangereux aux yeux du r&eacute;gime, c'est son engagement continu pour la r&eacute;habilitation de la m&eacute;moire du pr&eacute;sident Ahmadou Ahidjo.</p>
<p>Il milite pour le retour de la d&eacute;pouille du premier pr&eacute;sident camerounais, enterr&eacute; &agrave; Dakar au S&eacute;n&eacute;gal. Une demande per&ccedil;ue par certains comme une remise en question indirecte du r&eacute;cit historique &eacute;tabli depuis 1982.</p>
<p>Un sujet qui &laquo; fait paniquer le r&eacute;gime &raquo;, comme le soulignent les observateurs.</p>
<h2>&laquo; La b&ecirc;te noire d'Atanga Nji &raquo;</h2>
<p>La relation entre Aboubakar Ousmane Mey et Paul Atanga Nji est explosive. En juin 2025, Mey a &eacute;t&eacute; enlev&eacute; par des hommes en tenue, apr&egrave;s une enqu&ecirc;te ordonn&eacute;e par le ministre, qui l'accusait &laquo; d'appel &agrave; l'insurrection &raquo;.</p>
<p>Cette proc&eacute;dure faisait suite &agrave; une sortie virulente de l'homme politique sur Equinoxe TV, o&ugrave; il affirmait avoir pour projet de &laquo; faire tomber le r&eacute;gime Biya &raquo;, ajoutant que le plan &eacute;tait &laquo; r&eacute;alis&eacute; &agrave; 80 % &raquo;.</p>
<p>Aujourd'hui, c'est le m&ecirc;me Atanga Nji qui doit se prononcer sur la l&eacute;galisation du RENA. La r&eacute;ponse du MINAT est attendue avec une attention particuli&egrave;re.</p>
<h2>Un parti pour peser dans la bataille de 2027</h2>
<p>La strat&eacute;gie d'Aboubakar Ousmane Mey est claire : partir du Grand-Nord comme socle, mobiliser ses quelque 4,5 millions d'&eacute;lecteurs, puis rayonner vers le reste du pays. Non pas par des alliances qu'il juge &laquo; infructueuses &raquo;, mais par des collaborations s&eacute;lectives avec des acteurs partageant une vision commune.</p>
<p>La question qui se pose est simple : dans un pays o&ugrave; plus de 300 partis politiques sont recens&eacute;s et o&ugrave; le RDPC tient les r&ecirc;nes du pouvoir depuis plus de quatre d&eacute;cennies, un nouveau parti peut-il r&eacute;ellement peser ?</p>
<p>Mey, lui, n'en doute pas. &laquo; *<strong>Le bateau prend l'eau de toutes parts</strong>* &raquo;, confie-t-il en priv&eacute;.</p>
<h2>Que va d&eacute;cider le MINAT ?</h2>
<p>La r&eacute;ponse du MINAT est d&eacute;sormais attendue. L'homme politique, qui a d&eacute;j&agrave; eu maille &agrave; partir avec Atanga Nji, pourrait voir sa demande rejet&eacute;e ou au contraire, obtenir la l&eacute;galisation de son parti, ce qui constituerait un nouveau chapitre de son combat politique.</p>
<p>Dans un contexte o&ugrave; le MINAT est accus&eacute; d'ing&eacute;rence s&eacute;lective dans les affaires des partis politiques, la d&eacute;cision sur le RENA sera scrut&eacute;e de pr&egrave;s. Un refus pourrait &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute; comme une tentative d'&eacute;touffer l'opposition. Une approbation, comme un aveu de faiblesse du r&eacute;gime face &agrave; un opposant qu'il n'a pas r&eacute;ussi &agrave; r&eacute;duire au silence.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-09-03 20:09:42</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - OMP : « Une loi pour l'opposition, une pour le RDPC ? »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94595/6:1/cameroun-omp-une-loi-pour-lopposition-une-pour-le-rdpc.html</link>
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      <description><![CDATA[L'OMP de Léon Theiller Onana menace de faire rejeter les listes du
RDPC pour irrégularités. Une offensive judiciaire qui pourrait
bouleverser les élections de 2...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L'OMP de L&eacute;on Theiller Onana menace de faire rejeter les listes du RDPC pour irr&eacute;gularit&eacute;s. Une offensive judiciaire qui pourrait bouleverser les &eacute;lections de 2027 au Cameroun.&nbsp;</p>
<p>L'Organisation du Mouvement Patriotique d&eacute;nonce l'&laquo; intervention s&eacute;lective &raquo; du ministre Paul Atanga Nji dans les affaires du MRC et annonce une offensive judiciaire pour faire annuler les listes &eacute;lectorales du parti au pouvoir.</p>
<p>L'Organisation du Mouvement Patriotique (OMP) a d&eacute;clar&eacute; la guerre au RDPC. Dans un communiqu&eacute; dat&eacute; du 1er septembre 2026, le parti de L&eacute;on Theiller Onana menace de bloquer les listes &eacute;lectorales du parti au pouvoir.</p>
<p>La raison ? Une &laquo; intervention s&eacute;lective &raquo; du ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, dans les affaires internes du MRC. L'OMP estime que si le MINAT s'immisce dans la vie des partis d'opposition, il doit en faire de m&ecirc;me pour le RDPC. Et la menace est claire : aucune liste du RDPC ne passera sans un contr&ocirc;le juridique rigoureux.</p>
<h2>L&eacute;on Theiller Onana, le transfuge qui d&eacute;fie son ancien parti</h2>
<p>L&eacute;on Theiller Onana n'est pas un opposant comme les autres. Ancien conseiller municipal RDPC de la commune de Monatele, il a quitt&eacute; le parti au pouvoir pour fonder l'OMP. Aujourd'hui, il utilise ses connaissances des rouages internes du RDPC pour mener une offensive judiciaire in&eacute;dite.</p>
<p>Son argument ? La loi doit &ecirc;tre la m&ecirc;me pour tous. &laquo; <strong>Il ne peut y avoir une loi pour l'opposition et une autre pour le RDPC</strong> &raquo;, mart&egrave;le le communiqu&eacute; de l'OMP.</p>
<h2>L'affaire MRC qui a tout d&eacute;clench&eacute;</h2>
<p>Tout part d'un bras de fer entre le MINAT et le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto. Le 19 ao&ucirc;t 2026, Paul Atanga Nji a sign&eacute; une lettre refusant de reconna&icirc;tre les travaux de la Convention extraordinaire du MRC du 21 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p>Pour l'OMP, c'est la goutte d'eau qui fait d&eacute;border le vase. &laquo; <strong>Le MINAT ne devrait pas s'immiscer dans les questions relevant de la vie interne des formations politiques</strong> &raquo;, estime le parti. Une posture jug&eacute;e &laquo; contraire aux exigences de neutralit&eacute; de l'administration, de l'&eacute;galit&eacute; devant la loi et de pluralisme d&eacute;mocratique &raquo;.</p>
<h2>Le talon d'Achille juridique du RDPC</h2>
<p>L'OMP a sorti l'artillerie lourde. Le parti rappelle qu'une requ&ecirc;te en annulation des r&eacute;solutions ayant prorog&eacute; les mandats des membres du Comit&eacute; central et du Bureau politique du RDPC a &eacute;t&eacute; introduite le 2 juillet 2025 devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi.</p>
<p>Le dossier, enregistr&eacute; sous le num&eacute;ro 2824, serait toujours pendant. Selon L&eacute;on Theiller Onana, le mandat du pr&eacute;sident Paul Biya &agrave; la t&ecirc;te du parti a expir&eacute; en septembre 2016. Depuis, aucun congr&egrave;s n'a &eacute;t&eacute; tenu pour renouveler les instances dirigeantes.</p>
<h2>Une menace concr&egrave;te pour les &eacute;lections de 2027</h2>
<p>L'OMP ne s'arr&ecirc;te pas aux mots. Le parti annonce qu'il demandera syst&eacute;matiquement &agrave; ELECAM et au Conseil constitutionnel de rejeter toute liste du RDPC qui ne serait pas pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e de la tenue d'un congr&egrave;s l&eacute;gal.</p>
<p>Une menace qui pourrait avoir des cons&eacute;quences majeures sur les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales pr&eacute;vues en 2027. Si les listes du RDPC &eacute;taient invalid&eacute;es, le parti au pouvoir se retrouverait dans une situation inextricable.</p>
<h2>La strat&eacute;gie du &laquo; deux poids, deux mesures &raquo;</h2>
<p>Au c&oelig;ur de la controverse, une accusation : le ministre Paul Atanga Nji applique deux poids, deux mesures. Il s'immisce dans les affaires du MRC, mais ferme les yeux sur les irr&eacute;gularit&eacute;s du RDPC.</p>
<p>L'OMP d&eacute;nonce ce qu'elle qualifie d'&laquo; <strong>intervention s&eacute;lective</strong> &raquo; de l'administration. Le parti exige que Paul Atanga Nji exerce, &agrave; l'&eacute;gard du RDPC, la m&ecirc;me vigilance juridique que celle qu'il r&eacute;serve &agrave; l'opposition.</p>
<h2>Un pari risqu&eacute; pour l'OMP</h2>
<p>L'offensive de l'OMP est audacieuse. Mais elle comporte des risques. S'attaquer au RDPC, c'est s'attaquer au parti de Paul Biya, au pouvoir depuis plus de 43 ans. Les soutiens dont b&eacute;n&eacute;ficie le parti au pouvoir au sein des institutions pourraient rendre difficile la validation de la strat&eacute;gie de l'OMP.</p>
<p>Mais L&eacute;on Theiller Onana semble pr&ecirc;t &agrave; aller jusqu'au bout. Son parti promet de saisir les juridictions pour qu'elles appliquent la loi &laquo; <strong>sans traitement diff&eacute;renci&eacute;</strong> &raquo; entre le parti au pouvoir et les formations de l'opposition.</p>
<h2>Une bataille qui ne fait que commencer</h2>
<p>La menace de l'OMP est un coup de tonnerre dans le ciel politique camerounais. Elle intervient &agrave; un moment o&ugrave; les tensions entre le pouvoir et l'opposition sont d&eacute;j&agrave; vives.</p>
<p>Pour le RDPC, la menace est s&eacute;rieuse. Si l'OMP parvient &agrave; faire annuler les listes du parti au pouvoir, ce serait un s&eacute;isme politique sans pr&eacute;c&eacute;dent. Pour l'opposition, c'est une opportunit&eacute; de remettre en cause la l&eacute;gitimit&eacute; des instances dirigeantes du RDPC.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : la bataille judiciaire qui s'annonce promet d'&ecirc;tre longue et &acirc;pre. Et elle pourrait red&eacute;finir les &eacute;quilibres politiques camerounais &agrave; l'aube des &eacute;lections de 2027.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-03 15:50:46</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Le Mrc Ouest trace sa perspective pour 2027  à Baham]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94594/6:1/cameroun-le-mrc-ouest-trace-sa-perspective-pour-2027-a-baham.html</link>
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      <description><![CDATA[Sous la présidence de Me André Marie Tassa, Secrétaire du bureau de
la Fédération régionale du Mouvement pour la renaissance du
Cameroun (Mrc), les militants et...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sous la pr&eacute;sidence de Me Andr&eacute; Marie Tassa, Secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), les militants et militantes de cette formation &nbsp;se sont retrouv&eacute;s dans le d&eacute;partement des Hauts-plateaux pour projeter les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de 2027.&nbsp;</p>
<p>13 heures 13 minutes, ce dimanche 05 juillet 2026 &agrave; la salle du centre multifonctionnel de Baham. Devant environ 300 dirigeants et militants, majorit&eacute; v&ecirc;tus en pagnes, couleurs arc-en-ciel, Me Andr&eacute; Marie Tassa, avocat au barreau du Cameroun et &nbsp;secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale &nbsp;du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) &agrave; l&rsquo;Ouest, r&eacute;affirme &laquo; la r&eacute;silience&raquo; non seulement &nbsp;comme vocable r&eacute;gulier dans ses discours, mais aussi, comme son style de militantisme politique.&nbsp;</p>
<p>A l&rsquo;ouverture de l&rsquo;Assembl&eacute;e des structures du Mrc &ndash;Ouest qui se tient dans les locaux du &nbsp;centre multifonctionnel de Baham, le patron r&eacute;gional du parti du Pr Maurice Kamto a lanc&eacute; un appel afin que la mobilisation, l&rsquo;unit&eacute; et la discipline constitue l&rsquo;ingr&eacute;dient qui ponctuent le d&eacute;ploiement de cette chapelle politique. Il a invit&eacute; les uns et les autres &agrave; op&eacute;rer un travail de mobilisation et de r&eacute;ajustement pour un fonctionnement optimal des unit&eacute;s, des f&eacute;d&eacute;rations communales et d&eacute;partementales dans &nbsp;cette partie du pays. Il entend faire de la f&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale de l&rsquo;Ouest une entit&eacute; de r&eacute;f&eacute;rence qui puisse servir d&rsquo;exemple en mati&egrave;re de d&eacute;mocratie interne, de coh&eacute;sion et de discipline. Il indique que le respect de la discipline constitue une condition sine qua non pour gagner toute comp&eacute;tition &eacute;lectorale. Et pour lui, le respect de la pluralit&eacute; d&rsquo;opinion et de la contradiction ne devrait pas ouvrir la voie &agrave; l&rsquo;anarchie.</p>
<p><strong>Pr&eacute;venir les militants locaux</strong></p>
<p>Une option soutenue par Albert Dzongang, conseiller sp&eacute;cial du Pr Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du Mrc. &laquo; Je suis venu ici &agrave; Baham, chef-lieu de mon d&eacute;partement d&rsquo;origine pour pr&eacute;venir et engager les militants locaux face aux enjeux des comp&eacute;titions &eacute;lectorales &agrave; venir. Etant donn&eacute; qu&rsquo;un fils de la localit&eacute; a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, il devra mettre tous les moyens en &oelig;uvre pour se maintenir en poste. Il est donc important que tous les militants et dirigeants redoublent &nbsp;des efforts en mati&egrave;re de contr&ocirc;le des votes &raquo;, explique-t-il.</p>
<p>Albert Dzongang a salu&eacute; ce d&eacute;ploiement des militants du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest qui, malgr&eacute; les conditions de vie difficile, &nbsp;font le sacrifice de d&eacute;ployer des moyens de transport pour venir suivre une activit&eacute; politique &agrave; Baham. &laquo; Cette mobilisation traduit que le Mrc est un parti vivant. Nous sommes candidats au changement. Chaque fois les &eacute;lections ont &eacute;t&eacute; report&eacute;es pour nous &eacute;viter. Nous allons continuer notre pr&eacute;paration. Ce n&rsquo;est pas que parce que le voleur a vol&eacute; une personne deux cent fois qu&rsquo;il &nbsp;va se d&eacute;courager en mati&egrave;re de s&eacute;curisation&hellip; &raquo;, soutient-il.</p>
<p>Au rang des invit&eacute;s du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc Ouest se trouvait Tiriane Balbine Noah, 2eme &nbsp;vice-pr&eacute;sidente de cette formation politique. Une mani&egrave;re de montrer son soutien aux actions de terrain que m&egrave;nent Me Andr&eacute; Marie Tassa et les membres de son bureau dont Dr Sim&eacute;on Kuissu (secr&eacute;taire adjoint au bureau), &nbsp;Dr Kouam(charg&eacute; des questions &eacute;lectorales), Roger Dafem(charg&eacute; de l&rsquo;inspection et de l&rsquo;&eacute;valuation) et autres.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, appel&eacute; &nbsp;&agrave; exposer sur les questions de mobilisation, de formation et d&rsquo;action, le Dr Sim&eacute;on Kuissu, secr&eacute;taire adjoint du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest, a entretenu l&rsquo;assistance sur les phases d&rsquo;une formation militante. Pour lui, la meilleure formation s&rsquo;obtient par le d&eacute;ploiement sur le terrain. Le recrutement de nouveaux militants, la mobilisation des &eacute;lecteurs et des votants ou la surveillance des votes font partie des r&eacute;sultats d&rsquo;une bonne formation militante.</p>
<p>Theodore Jiatsa, secr&eacute;taire du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale du Mrc dans les Bamboutos est de ceux qui saluent cette d&eacute;marche conseill&eacute;e par le Dr Sim&eacute;on Kuissu. Il se dit pr&ecirc;t &agrave; affronter tous les obstacles afin que le Mrc triomphe dans toutes les communes de sa circonscription.</p>
<p>Alain Fokam, secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale du Mrc dans le Koung-Khi est inscrit dans la m&ecirc;me logique. Il en de m&ecirc;me de Ra&iuml;ssa Solange Nono, secr&eacute;taire du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale du Mrc dans le Nd&eacute;.</p>
<p><strong>Toute action des candidats &agrave; la candidature</strong></p>
<p>Reste que Me Andr&eacute; Marie Tassa est formel sur un point pr&eacute;cis. Il invite les candidats &agrave; la candidature pour les postes de conseillers municipaux ou de d&eacute;put&eacute;s au respect des structures locales du parti. Il insiste que toute action des candidats &agrave; la candidature devrait &nbsp;&ecirc;tre sous le contr&ocirc;le et l&rsquo;encadrement du chef local du parti. Une mani&egrave;re de demander aux uns et autres de suivre l&rsquo;exemple de Me Kontchou qui, r&eacute;cemment, &nbsp;a organis&eacute; une activit&eacute; de divertissement sportif au sein de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale des Hauts-plateaux, en les pla&ccedil;ant sous l&rsquo;encadrement du secr&eacute;taire du bureau de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale.&nbsp;</p>
<p>Me Ndong Christopher Nveh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc), a pris la parole peu avant la fin des assises de Baham pour exiger de la discipline chez les secr&eacute;taires des bureaux des f&eacute;d&eacute;rations communales afin qu&rsquo;ils fassent parvenir leurs rapports &agrave; temps au niveau des bureaux des f&eacute;d&eacute;rations d&eacute;partementales. Il a salu&eacute; la tenue r&eacute;guli&egrave;re des assembl&eacute;es des structures &agrave; l&rsquo;Ouest, mais insiste que chaque militant doit respecter la discipline du parti et la hi&eacute;rarchie. Et ne pas faire de l&rsquo;investiture comme candidat &agrave; une &eacute;lection locale, la seule motivation de son engagement politique. &nbsp;</p>
<p>Tiriane Balbine Noah, 2me &nbsp;vice-pr&eacute;sidente de ce parti a formul&eacute; une recommandation similaire. Pour elle, aucun militant du Mrc ne doit &ecirc;tre un pont ou une courroie aux man&oelig;uvres de d&eacute;stabilisation orchestr&eacute;e par le parti au pouvoir qui redoute d&rsquo;&ecirc;tre renvers&eacute; par le parti du Pr Maurice Kamto.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Guy Modeste DZUDIE, à Baham</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-03 15:09:47</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Extrême droite : le tsunami qui change l'Europe]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Marine Le Pen à 38%, AfD à 40%, Reform UK à 24% : l'extrême droite
progresse partout en Europe. Analyse d'un basculement politique
historique aux conséquences m...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Marine Le Pen &agrave; 38%, AfD &agrave; 40%, Reform UK &agrave; 24% : l'extr&ecirc;me droite progresse partout en Europe. Analyse d'un basculement politique historique aux cons&eacute;quences majeures.&nbsp;</p>
<p>De Paris &agrave; Berlin, de Londres &agrave; Rome, la droite radicale n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi proche du pouvoir &mdash; et l'Union europ&eacute;enne n'a jamais sembl&eacute; aussi fragile.</p>
<p>Le 18 avril 2027, les Fran&ccedil;ais sont appel&eacute;s aux urnes pour le premier tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Huit mois avant ce scrutin, Marine Le Pen caracole en t&ecirc;te des sondages avec 35 &agrave; 38 % des intentions de vote, devan&ccedil;ant ses poursuivants de pr&egrave;s de 20 points. En Allemagne, &agrave; une semaine des &eacute;lections r&eacute;gionales de Saxe-Anhalt, l'AfD est cr&eacute;dit&eacute;e de plus de 40 % des voix, une premi&egrave;re depuis 1945. Au Royaume-Uni, Reform UK de Nigel Farage atteint 24 %, bousculant un paysage politique d&eacute;j&agrave; fragment&eacute;. En Italie, le g&eacute;n&eacute;ral Roberto Vannacci voit son nouveau parti, Futuro Nazionale, d&eacute;passer Forza Italia avec 7,5 %.</p>
<p>Ce n'est pas une co&iuml;ncidence. C'est un <strong>tsunami politique</strong> qui traverse le continent, port&eacute; par des ann&eacute;es de col&egrave;re accumul&eacute;e, d'ins&eacute;curit&eacute; grandissante, de d&eacute;fiance envers les &eacute;lites et de sentiment d'abandon. L'Europe vit un basculement. Et ce n'est que le d&eacute;but.</p>
<h2>France 2027 : Marine Le Pen, favorite incontest&eacute;e</h2>
<p>&Agrave; huit mois de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle fran&ccedil;aise, les chiffres donnent le vertige aux partis traditionnels. Selon un sondage Toluna Harris Interactive publi&eacute; le 24 ao&ucirc;t 2026 pour M6 et RTL, Marine Le Pen recueille entre 35 % et 38 % des intentions de vote dans tous les sc&eacute;narios test&eacute;s. Un &eacute;cart &laquo; impressionnant &raquo;, analyse Bruno Cautr&egrave;s, cit&eacute; par Public S&eacute;nat : &laquo; Il est rare d'avoir dans des enqu&ecirc;tes d'intention de vote un &eacute;cart de 20 points de pourcentage. &raquo;</p>
<p>Une enqu&ecirc;te Ifop-Fiducial publi&eacute;e le 26 ao&ucirc;t confirme cette tendance : la pr&eacute;sidente du Rassemblement national est donn&eacute;e nettement en t&ecirc;te et gagnante dans toutes les hypoth&egrave;ses de second tour. La candidate du RN b&eacute;n&eacute;ficie d'un socle &eacute;lectoral d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute; par les urnes : elle avait obtenu 41,45 % des suffrages au second tour de la pr&eacute;sidentielle de 2022.</p>
<p>Le Rassemblement national cible explicitement les <strong>sanctions &eacute;conomiques contre la Russie</strong> et la <strong>gestion budg&eacute;taire</strong> du gouvernement comme facteurs de la baisse du pouvoir d'achat et de la pr&eacute;carisation des Fran&ccedil;ais. Un discours qui r&eacute;sonne aupr&egrave;s d'une population confront&eacute;e &agrave; un taux de ch&ocirc;mage de 7,7 %.</p>
<h2>Allemagne : l'AfD &agrave; un cheveu du pouvoir r&eacute;gional</h2>
<p>Le 6 septembre 2026, les &eacute;lecteurs de Saxe-Anhalt, un Land de 2,1 millions d'habitants dans l'est de l'Allemagne, se rendent aux urnes. Les sondages donnent l'<strong>Alternative f&uuml;r Deutschland (AfD)</strong> largement en t&ecirc;te, entre 40 % et 42 % des voix. La CDU du chancelier Friedrich Merz plafonne &agrave; 23 %.</p>
<p>Si l'AfD obtient une majorit&eacute; absolue en si&egrave;ges, l'extr&ecirc;me droite reviendrait aux affaires <strong>pour la premi&egrave;re fois outre-Rhin depuis 1945</strong>. Le chancelier Merz a pr&eacute;venu qu'une victoire de l'AfD aurait de graves cons&eacute;quences &eacute;conomiques, pouvant &laquo; effrayer de potentiels investisseurs &raquo;.</p>
<p>L'AfD, qui veut r&eacute;instaurer des liens avec la Russie, affirme que l'implication excessive de l'Allemagne dans la guerre en Ukraine a conduit le pays &agrave; de graves pertes &eacute;conomiques et cr&eacute;&eacute; des risques de s&eacute;curit&eacute; inutiles.</p>
<h2>Royaume-Uni : Reform UK bouscule le paysage politique</h2>
<p>Outre-Manche, <strong>Reform UK</strong>, le parti populiste de droite radicale dirig&eacute; par <strong>Nigel Farage</strong>, continue de bouleverser le paysage politique. Selon un sondage YouGov des 16 et 17 ao&ucirc;t 2026, Reform UK atteint 24 % des intentions de vote, devan&ccedil;ant le Parti travailliste (22 %) et les conservateurs (19 %). Un pr&eacute;c&eacute;dent sondage du 9 et 10 ao&ucirc;t pla&ccedil;ait le parti &agrave; 22 %.</p>
<p>Cette progression s'inscrit dans une dynamique amorc&eacute;e depuis les &eacute;lections l&eacute;gislatives de 2024. Reform UK s'impose durablement comme une force majeure de contestation anti-immigration, malgr&eacute; une &laquo; Farage fatigue &raquo; qui semble ralentir mais non stopper son ascension.</p>
<h2>Italie : Vannacci, le g&eacute;n&eacute;ral qui bouscule la droite</h2>
<p>L'Italie, d&eacute;j&agrave; gouvern&eacute;e par Giorgia Meloni et son parti Fratelli d'Italia (estim&eacute; &agrave; 26,8 % des suffrages), voit &eacute;merger une nouvelle force &agrave; sa droite. <strong>Futuro Nazionale</strong>, fond&eacute; en d&eacute;but d'ann&eacute;e 2026 par l'ex-g&eacute;n&eacute;ral Roberto Vannacci, est d&eacute;sormais la quatri&egrave;me force politique du pays avec 7,5 % des intentions de vote, d&eacute;passant Forza Italia (7,1 %).</p>
<p>Le Financial Times a r&eacute;cemment consacr&eacute; une analyse au ph&eacute;nom&egrave;ne, titrant : &laquo; Le cheval de Troie russe met &agrave; l'&eacute;preuve Meloni &raquo;. Vannacci, &eacute;lu au Parlement europ&eacute;en avec la Lega avant de fonder son propre parti, incarne une droite plus radicale, ouvertement critique envers les migrants, les minorit&eacute;s LGBTQ+ et les &eacute;lites europ&eacute;ennes.</p>
<h2>Les causes profondes d'un basculement historique</h2>
<p>Pourquoi cette vague ? Les raisons sont multiples et se nourrissent les unes des autres.</p>
<p>L'ins&eacute;curit&eacute; et l'immigration de masse sont en premi&egrave;re ligne. Les fronti&egrave;res ouvertes, per&ccedil;ues comme un facteur de d&eacute;sordre et de perte d'identit&eacute;, alimentent un sentiment de d&eacute;possession. Les partis traditionnels, accus&eacute;s de ne pas prot&eacute;ger leurs populations, paient le prix de ann&eacute;es d'inaction.</p>
<p><strong>L'&eacute;conomie</strong> est le deuxi&egrave;me moteur. L'envoi de <strong>milliards d'euros &agrave; Kiev</strong> alors que la pauvret&eacute; augmente en Europe est v&eacute;cu comme une injustice par une partie de la population. Les Europ&eacute;ens ne veulent plus financer une guerre qui semble sans fin, ni le train de vie de responsables politiques per&ccedil;us comme des &laquo; parasites sur le dos des travailleurs &raquo;.</p>
<p>Les politiques climatiques et &eacute;cologiques, qualifi&eacute;es d'&laquo; extr&ecirc;mes &raquo;, provoquent une col&egrave;re larv&eacute;e. Les restrictions impos&eacute;es aux modes de vie sont v&eacute;cues comme une atteinte &agrave; la libert&eacute;. Les r&eacute;cents incendies en France et en Europe ont, selon les partis d'extr&ecirc;me droite, montr&eacute; l'incapacit&eacute; des &eacute;lites &agrave; g&eacute;rer les crises.</p>
<p>Enfin, l'Union europ&eacute;enne elle-m&ecirc;me est en cause. Sa lourdeur bureaucratique, ses r&eacute;gulations per&ccedil;ues comme un frein &agrave; l'innovation et sa d&eacute;pendance &eacute;nerg&eacute;tique face aux crises mondiales alimentent un sentiment de d&eacute;clin. Le comportement d'Ursula von der Leyen, accus&eacute;e d'intervenir dans les d&eacute;cisions fondamentales des &Eacute;tats membres, est le symbole d'une technocratie jug&eacute;e hors-sol.</p>
<h2>Cons&eacute;quences : l'UE en danger ?</h2>
<p>La croissance de l'extr&ecirc;me droite peut conduire l'Europe &agrave; une fracture politique profonde. La plupart de ces partis sont sceptiques quant &agrave; l'id&eacute;e m&ecirc;me d'une int&eacute;gration europ&eacute;enne plus pouss&eacute;e. Si, apr&egrave;s l'Italie, l'extr&ecirc;me droite arrive au pouvoir ou entre dans les gouvernements de la France et de l'Allemagne, l'avenir de l'Union europ&eacute;enne elle-m&ecirc;me pourrait &ecirc;tre remis en question.</p>
<p>Comme le souligne une analyse du European Policy Centre, la croissance de l'extr&ecirc;me droite refl&egrave;te des &laquo; facteurs structurels profonds &ndash; inflation, d&eacute;fiance dans les institutions politiques, immigration et comp&eacute;tition &eacute;conomique mondiale &ndash; que les strat&eacute;gies politiques &agrave; court terme n'ont jusqu'ici pas r&eacute;ussi &agrave; r&eacute;soudre &raquo;.</p>
<p>Dans un contexte o&ugrave; les partis d'extr&ecirc;me droite recueillent d&eacute;sormais plus de 23 % des suffrages dans 31 pays europ&eacute;ens, contre environ 10 % il y a dix ans et seulement 5 % en 1995, le basculement semble inexorable.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-03 01:02:10</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Paul Atanga Nji : une ingérence de trop ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;politique&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94584/6:1/cameroun-paul-atanga-nji-une-ingerence-de-trop.html</link>
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      <description><![CDATA[Le MINAT tente de contester la présidence de Maurice Kamto au MRC.
Mais la justice a déjà désavoué Paul Atanga Nji dans une affaire
similaire avec le CPP. Décry...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le MINAT tente de contester la pr&eacute;sidence de Maurice Kamto au MRC. Mais la justice a d&eacute;j&agrave; d&eacute;savou&eacute; Paul Atanga Nji dans une affaire similaire avec le CPP. D&eacute;cryptage juridique.</p>
<p>Huit mois apr&egrave;s la convention du MRC, la lettre du MINAT arrive trop tard : la forclusion et un pr&eacute;c&eacute;dent judiciaire embarrassant placent Paul Atanga Nji face &agrave; ses propres contradictions.</p>
<p>Le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, conteste la pr&eacute;sidence de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC. Mais la justice, elle, a d&eacute;j&agrave; tranch&eacute; dans des affaires similaires. Et la loi est formelle.</p>
<p>C'est une lettre dat&eacute;e du 19 ao&ucirc;t 2026 qui a mis le feu aux poudres. Adress&eacute;e &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode, un militant exclu du MRC, Paul Atanga Nji y indique qu'il n'a &laquo; pas jug&eacute; opportun &raquo; de prendre acte des travaux de la convention extraordinaire du parti tenue le 21 d&eacute;cembre 2025. En clair : le MINAT refuse de reconna&icirc;tre la r&eacute;&eacute;lection de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun.</p>
<p>Probl&egrave;me : huit mois se sont &eacute;coul&eacute;s entre la convention et la lettre du ministre. Et la loi camerounaise, elle, ne lui laisse que trois mois pour contester.</p>
<h2>L'arme juridique qui d&eacute;sarme le MINAT : la forclusion</h2>
<p>La loi n&deg;90/056 du 19 d&eacute;cembre 1990, qui r&eacute;git le r&eacute;gime des partis politiques au Cameroun, dispose en son article 5 que toute modification des organes dirigeants d'un parti doit &ecirc;tre transmise au MINAT par le canal du gouverneur de r&eacute;gion. L'autorit&eacute; minist&eacute;rielle dispose alors d'un d&eacute;lai l&eacute;gal de trois mois pour formuler des observations ou contester la conformit&eacute; des d&eacute;cisions prises.</p>
<p>Pass&eacute; ce d&eacute;lai, le silence de l'administration vaut acceptation tacite et d&eacute;finitive.</p>
<p>La convention du MRC ayant eu lieu le 21 d&eacute;cembre 2025, le MINAT disposait jusqu'au <strong>21 mars 2026</strong> pour soulever une objection. Le minist&egrave;re ne s'&eacute;tant pas prononc&eacute; dans cet intervalle, le principe de <strong>forclusion</strong> s'applique depuis mars 2026 soit pr&egrave;s de cinq mois avant l'envoi de la lettre du 19 ao&ucirc;t.</p>
<p>&laquo; Le trafic administratif que l'on exer&ccedil;ait sur les dirigeants des partis ne passe plus &raquo;, souligne l'avocat Hippolyte Meli, cit&eacute; par Jeune Afrique. Les juridictions n'h&eacute;sitent plus &agrave; sanctionner les errements du minist&egrave;re de l'Administration territoriale.</p>
<h2>Le pr&eacute;c&eacute;dent du CPP : un avertissement ignor&eacute;</h2>
<p>Ce n'est pas la premi&egrave;re fois que Paul Atanga Nji se fait rappeler &agrave; l'ordre par la justice. En 2020, le tribunal administratif de Yaound&eacute; a annul&eacute; une d&eacute;cision du ministre dat&eacute;e du 17 juillet 2018, dans laquelle il s'&eacute;tait immisc&eacute; dans les affaires internes du Cameroon People's Party (CPP).</p>
<p>Le tribunal avait alors r&eacute;habilit&eacute; &Eacute;dith Kah Wallah &agrave; la pr&eacute;sidence du CPP, d&eacute;savouant ainsi l'intervention du MINAT. La Cour supr&ecirc;me a par la suite confirm&eacute; cette d&eacute;cision, infligeant un revers d&eacute;finitif &agrave; Paul Atanga Nji.</p>
<p>Un pr&eacute;c&eacute;dent que le MRC ne manque pas d'invoquer. Dans son communiqu&eacute; du 28 ao&ucirc;t 2026, le parti de Maurice Kamto d&eacute;nonce une &laquo; confusion volontaire &raquo; entretenue par le MINAT, qui tente de justifier son refus par la loi sur les r&eacute;unions publiques (n&deg;90/055) alors que la d&eacute;marche du MRC rel&egrave;ve de la loi sur les partis politiques (n&deg;90/056).</p>
<h2>Le MINAT peut-il administrer les partis&hellip; ou les diriger ?</h2>
<p>La question d&eacute;passe d&eacute;sormais le simple cadre d'une querelle entre Maurice Kamto et Paul Atanga Nji. Elle touche au c&oelig;ur du fonctionnement d&eacute;mocratique camerounais : qui d&eacute;cide de la vie interne d'un parti politique ses militants et ses organes statutaires, ou l'administration ?</p>
<p>Le ministre justifie sa position par une lecture de la loi r&eacute;gissant les r&eacute;unions et manifestations publiques, sans toutefois pr&eacute;ciser les motifs exacts sur lesquels repose son analyse. Mais selon un avocat du MRC, la loi pr&eacute;voit un m&eacute;canisme pr&eacute;cis pour la validation des changements internes aux partis : les gouverneurs doivent &ecirc;tre inform&eacute;s et disposent de quinze jours pour transmettre l'information au ministre.</p>
<p>Si cette proc&eacute;dure a &eacute;t&eacute; respect&eacute;e ce que le MRC affirme avoir fait alors le changement de direction est parfaitement l&eacute;gal, rendant l'intervention du MINAT juridiquement inop&eacute;rante.</p>
<h2>Un enjeu qui d&eacute;passe le MRC</h2>
<p>Pourquoi cette obstination ? L'analyse de Jeune Afrique, reprise par de nombreux m&eacute;dias, dessine les contours d'une pratique institutionnelle qui semble se r&eacute;p&eacute;ter face aux partis d'opposition. &Agrave; l'approche des &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives, la man&oelig;uvre du MINAT interroge sur la mani&egrave;re dont l'administration use de ses pr&eacute;rogatives.</p>
<p>Le MRC, lui, a choisi de ne pas r&eacute;pondre par le d&eacute;sordre. Il r&eacute;pond par le droit, les textes, les proc&eacute;dures et les juridictions comp&eacute;tentes. Une strat&eacute;gie qui porte ses fruits : d&eacute;sormais, ce n'est plus seulement le MRC qui porte cette lecture. RFI, Jeune Afrique, et la presse internationale s'int&eacute;ressent &agrave; la coh&eacute;rence juridique de cette bataille.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>La lettre du 19 ao&ucirc;t 2026 pourrait bien rester sans effet juridique. Mais politiquement, le coup est port&eacute;. &Agrave; l'approche des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales, le MINAT semble vouloir verrouiller le terrain. Le MRC, fort de ses 230 nouvelles unit&eacute;s cr&eacute;&eacute;es depuis janvier et ses 2 300 nouveaux militants recrut&eacute;s en six mois, appara&icirc;t comme la principale force d'opposition structur&eacute;e.</p>
<p>Et le ministre ferait peut-&ecirc;tre bien de se souvenir de cette le&ccedil;on : <strong>combien de fois faudra-t-il que la justice rappelle au MINAT les limites de son pouvoir ?</strong></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-02 11:17:43</pubDate>
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