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    <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
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    <lastBuildDate>Fri, 01 May 2026 02:17:28 +0200</lastBuildDate>
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      <title><![CDATA[ :: Datouo à l'Assemblée nationale : 150 fantômes et un conseiller limogé, la rupture est-elle réelle ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93182/6:1/cameroun-datouo-a-lassemblee-nationale-150-fantomes-et-un-conseiller-limoge-la-rupture-est-elle-reelle-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[150 travailleurs fantômes supprimés. Un conseiller technique relevé
de ses fonctions pour faute grave. En quelques semaines, THÉODORE
DATOUO envoie un signal cl...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>150 travailleurs fant&ocirc;mes supprim&eacute;s. Un conseiller technique relev&eacute; de ses fonctions pour faute grave. En quelques semaines, <strong>Th&eacute;odore Datouo</strong> envoie un signal clair &agrave; l'institution qu'il dirige. Mais derri&egrave;re l'affichage, la question de fond reste enti&egrave;re : s'agit-il d'une r&eacute;forme durable ou d'un d&eacute;but de mandat sous pression de l'opinion ?</p>
<h2>Une institution h&eacute;rit&eacute;e de 34 ans de gouvernance monolithique</h2>
<p>Th&eacute;odore Datouo est le nouveau pr&eacute;sident de l'<strong>Assembl&eacute;e nationale du Cameroun</strong>. Il a pris la t&ecirc;te d'une institution qui a fonctionn&eacute; pendant trente-quatre ans sous la direction d'un seul homme, avec les habitudes organisationnelles que cette long&eacute;vit&eacute; implique n&eacute;cessairement.</p>
<p>Parmi ses premi&egrave;res d&eacute;cisions document&eacute;es figure la r&eacute;vocation de M. <strong>Ake Sonny Aku</strong>, jusqu'ici conseiller technique et chef du Bureau du personnel au cabinet du pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Le d&eacute;cret de r&eacute;vocation invoque une faute grave. Ake Sonny Aku a &eacute;t&eacute; r&eacute;affect&eacute; au Secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral. Cette d&eacute;cision fait suite &agrave; la suppression de 150 <strong>travailleurs fant&ocirc;mes</strong> au sein de l'institution ; un audit dont les conclusions ont manifestement eu des suites concr&egrave;tes.</p>
<p>Le lien pr&eacute;cis entre la r&eacute;vocation d'Ake Sonny Aku et l'audit sur les effectifs fant&ocirc;mes n'est pas explicitement &eacute;tabli dans les documents officiels disponibles. Ce qui est &eacute;tabli, en revanche, c'est la s&eacute;quence : audit, suppressions de postes, sanction individuelle au plus haut niveau administratif du cabinet.</p>
<h2>Pourquoi ce signal est significatif dans le contexte camerounais</h2>
<p>La notion de travailleur fant&ocirc;me se d&eacute;finit comme un agent inscrit sur la masse salariale d'une institution publique, percevant une r&eacute;mun&eacute;ration, sans exercer de fonctions r&eacute;elles correspondantes. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne constitue l'une des formes les plus co&ucirc;teuses et les plus banalis&eacute;es de gestion patrimoniale des institutions publiques en Afrique subsaharienne.</p>
<p>Que le nouveau pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun ait choisi de s'attaquer frontalement &agrave; ce probl&egrave;me d&egrave;s les premi&egrave;res semaines de son mandat r&eacute;v&egrave;le plusieurs choses. Il dispose d'une marge de man&oelig;uvre suffisante pour bousculer les &eacute;quilibres existants. Il a choisi de ne pas n&eacute;gocier silencieusement mais d'agir publiquement, ce qui transforme chaque d&eacute;cision en signal institutionnel. Et il a accept&eacute; de cr&eacute;er des ennemis internes d&egrave;s le d&eacute;but ; un choix rarement fait par les nouveaux responsables qui pr&eacute;f&egrave;rent consolider leur assise avant d'agir.</p>
<p>L'h&eacute;ritage de 34 ans de culture institutionnelle uniforme ne se d&eacute;fait pas par d&eacute;cret. Mais les d&eacute;crets sont le premier outil disponible. Datouo semble avoir choisi d'en user rapidement.</p>
<h2>Changement institutionnel par la sanction</h2>
<p>Le m&eacute;canisme sous-jacent &agrave; la strat&eacute;gie de Th&eacute;odore Datouo est celui de la dissuasion par l'exemple. En relevant publiquement un conseiller technique de rang &eacute;lev&eacute; pour faute grave, le nouveau pr&eacute;sident envoie un message &agrave; l'ensemble du personnel de l'institution : la hi&eacute;rarchie ne prot&egrave;ge plus automatiquement. Le statut n'immunise pas contre les cons&eacute;quences.</p>
<p>Ce type de signal, lorsqu'il est cr&eacute;dible et suivi d'autres mesures coh&eacute;rentes, peut produire un effet d'alignement comportemental dans les semaines qui suivent. Les agents qui maintiendraient des pratiques non conformes font face &agrave; une incertitude nouvelle : la tol&eacute;rance implicite qui pr&eacute;valait sous l'ancienne direction n'est plus garantie.</p>
<p>La r&eacute;forme institutionnelle &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale camerounaise passe n&eacute;cessairement par une reconfiguration des incitations. Tant que les comportements d&eacute;viants ; pr&eacute;sences fictives, abus de position, gestion opaque des ressources humaines ; n'engendrent aucune sanction, ils persistent. La suppression de 150 travailleurs fant&ocirc;mes et la r&eacute;vocation d'un cadre sup&eacute;rieur sont deux interventions coh&eacute;rentes dans cette logique.</p>
<h2>La cr&eacute;dibilit&eacute; de la rupture se jouera dans la dur&eacute;e</h2>
<p>La question centrale est celle de la coh&eacute;rence. Une institution de cette taille et de cette histoire produit des r&eacute;sistances. Si les premi&egrave;res sanctions ne sont pas suivies d'une discipline budg&eacute;taire et manag&eacute;riale continue, l'effet dissuasif s'&eacute;rode rapidement. Le Cameroun politique observe et documente. Chaque entorse future sera mise en regard des engagements initiaux.</p>
<p>La r&eacute;forme de l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun sera jug&eacute;e sur des indicateurs structurels : la masse salariale nette de l'institution, la transparence des march&eacute;s pass&eacute;s, la qualit&eacute; du travail l&eacute;gislatif produit, et la capacit&eacute; &agrave; r&eacute;sister aux pressions des int&eacute;r&ecirc;ts install&eacute;s. Aucun de ces indicateurs ne peut &ecirc;tre &eacute;valu&eacute; en quelques semaines.</p>
<p>Il existe &eacute;galement un enjeu symbolique plus large. L'Assembl&eacute;e nationale est une institution de repr&eacute;sentation. Sa cr&eacute;dibilit&eacute; populaire d&eacute;pend directement de la perception qu'ont les citoyens de son int&eacute;grit&eacute; de fonctionnement. Une r&eacute;forme visible ; m&ecirc;me partielle ; restaure une partie de cette confiance institutionnelle &eacute;rod&eacute;e.</p>
<h2>La r&eacute;forme ou l'effet d'annonce ?</h2>
<p>Th&eacute;odore Datouo a choisi la visibilit&eacute;. Ses premi&egrave;res semaines &agrave; la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun sont marqu&eacute;es par des actes concrets, document&eacute;s et publics. C'est plus que ce que produisent la plupart des transitions institutionnelles au Cameroun.</p>
<p>Mais la question que pose le Cameroun politique est juste : le changement de style est-il le pr&eacute;lude &agrave; un changement de substance ? Trente-quatre ans de culture institutionnelle constituent une inertie consid&eacute;rable. La vraie r&eacute;forme ne se mesure pas aux d&eacute;crets des cent premiers jours ; elle se mesure &agrave; ce qui tient encore trois ans apr&egrave;s.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 13:54:44</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Mort  d’Anicet EKANÈ : Le MANIDEM joue sa survie politique dans la bataille des obsèques]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[À Douala, les funérailles d’Anicet EKANÈ dépassent le  seuil
 du simple deuil. Derrière la querelle sur l’organisation des
funérailles, se joue l’avenir du MANI...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; Douala, les fun&eacute;railles d&rsquo;Anicet EKAN&Egrave; d&eacute;passent le &nbsp;seuil &nbsp;du simple deuil. Derri&egrave;re la querelle sur l&rsquo;organisation des fun&eacute;railles, se joue l&rsquo;avenir du MANIDEM : sans hommage public &agrave; son fondateur, le parti risque l&rsquo;effacement politique.</p>
<p>Le 13 avril 2026, le Tribunal de Bonanjo a confi&eacute; les obs&egrave;ques au Dr <strong>MUNA EKAN&Egrave;</strong>, fils a&icirc;n&eacute; de l'illustre d&eacute;funt homme politique. D&eacute;cision classique : l&rsquo;a&icirc;n&eacute; g&egrave;re. Sauf qu&rsquo;ici, rien n&rsquo;est classique. Car Anicet EKAN&Egrave; n&rsquo;&eacute;tait pas qu&rsquo;un p&egrave;re de famille. C&rsquo;&eacute;tait le fondateur et l&rsquo;&acirc;me du<strong> MANIDEM</strong>, parti d&rsquo;opposition historique.</p>
<p>Sur le probl&egrave;me avec la veuve &eacute;cart&eacute;e et la famille qui reste &nbsp;muette sur la date d&rsquo;inhumation, le MANIDEM se retrouve sans tribune. &nbsp;Or pour un parti d&rsquo;opposition au Cameroun, les obs&egrave;ques d&rsquo;un leader sont un moment cl&eacute; dans un syst&egrave;me o&ugrave; les manifestations des partis d'opposition radicale sont syst&eacute;matiquement interdites par les securocrates de Yaound&eacute; : &nbsp;mobilisation des militants, passage de t&eacute;moin, d&eacute;monstration de force.</p>
<p>Dans son communiqu&eacute; du 27 avril, le MANIDEM ne s&rsquo;y trompe pas. Il parle de "verrouillage" et accuse "certains proches et les autorit&eacute;s" de vouloir des fun&eacute;railles a minima pour "effacer l&rsquo;empreinte" d&rsquo;EKAN&Egrave;. En d'autres termes : enterrer le fondateur sans bruit, c&rsquo;est enterrer le parti avec lui.</p>
<p>Le jugement n&rsquo;aurait toujours pas &eacute;t&eacute; officiellement notifi&eacute; &nbsp;au MANIDEM, bloquant tout recours. Pendant ce temps, le corps reste &agrave; l'h&ocirc;pital Laquintinie de Douala. Z&eacute;ro veill&eacute;e autoris&eacute;e. Z&eacute;ro prise de parole de la famille.</p>
<p>Cons&eacute;quence pour le MANIDEM : sans corps, pas d&rsquo;hommages. Sans hommages, pas d&rsquo;images. Sans images, pas de r&eacute;cit(s). Le parti, d&eacute;j&agrave; suffisamment fragilis&eacute; et fissur&eacute;, &nbsp;joue sa visibilit&eacute;. Qui reprendra le flambeau si EKAN&Egrave; partait &nbsp;en catimini ?&nbsp;</p>
<p>La pr&eacute;fecture du Wouri le sait. Autoriser un hommage public, c&rsquo;est offrir une sc&egrave;ne au MANIDEM. L&rsquo;interdire, c&rsquo;est l&rsquo;accusation de museler l&rsquo;opposition. D&rsquo;o&ugrave; la "haute surveillance" : chaque d&eacute;tail compte. Il faut, pour les autorit&eacute;s administratives, donner la ch&egrave;vre tout en tenant subtilement la corde.&nbsp;</p>
<p>&Agrave; Douala, les militants attendent. Anxieux. Perdus. Certains craignent que le fils a&icirc;n&eacute;, Dr MUNA EKAN&Egrave;, peu impliqu&eacute; en politique, n&rsquo;enterre son p&egrave;re loin des cam&eacute;ras. D&rsquo;autres redoutent une r&eacute;cup&eacute;ration par le r&eacute;gime de Yaound&eacute;, au pouvoir depuis plus de 44 ans, pour dire : "voyez, vous-m&ecirc;mes comment &nbsp;l&rsquo;opposition s&rsquo;&eacute;teint dans le calme".</p>
<p>L&rsquo;enjeu des obs&egrave;ques n&rsquo;est donc plus le corps d&rsquo;<strong>Anicet EKAN&Egrave;</strong>. C&rsquo;est l&rsquo;&acirc;me du MANIDEM. Quoiqu'on dise, ces fun&eacute;railles leur offrent une belle tribune pour reprendre du poils de la b&ecirc;te.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Isaac Ekwalla</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 07:37:23</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Atangana-Kamto : le volte-face sur les 100 millions qui révèle le dessous des alliances électorales]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Cent millions de francs CFA. Un chiffre qui a déclenché une
polémique nationale. Et une version des faits qui vient de s'inverser
complètement. Denis Émilien At...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Cent millions de francs CFA. Un chiffre qui a d&eacute;clench&eacute; une pol&eacute;mique nationale. Et une version des faits qui vient de s'inverser compl&egrave;tement. Denis &Eacute;milien Atangana reconna&icirc;t aujourd'hui qu'il a exig&eacute; cette somme sans jamais l'avoir re&ccedil;ue.</p>
<h2>La pol&eacute;mique : une accusation initiale qui s'effondre</h2>
<p>Il y a quelques jours, <strong>Denis &Eacute;milien Atangana</strong>, pr&eacute;sident du Front des D&eacute;mocrates Camerounais, affirmait publiquement avoir refus&eacute; 100 millions de francs CFA que Maurice Kamto lui aurait propos&eacute;s pour acheter l'investiture du FDC &agrave; la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025. L'affirmation &eacute;tait explosive.</p>
<p>Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun r&eacute;agit imm&eacute;diatement. Ses responsables d&eacute;mentent toute proposition financi&egrave;re de leur c&ocirc;t&eacute;. Le vice-pr&eacute;sident du MRC, Sa Majest&eacute; Biloa Effa nomm&eacute;ment cit&eacute; par Atangana comme t&eacute;moin des discussions d&eacute;ment &eacute;galement avoir assist&eacute; &agrave; de tels &eacute;changes.</p>
<p>La version initiale d'Atangana ne tient pas face aux d&eacute;mentis cumul&eacute;s. Une mise au point s'impose. Elle arrive rapidement, et elle change tout.</p>
<h2>Le revirement : c'est Atangana qui a exig&eacute; l'argent</h2>
<p>Dans une d&eacute;claration publi&eacute;e ce matin, Denis &Eacute;milien Atangana inverse compl&egrave;tement sa version. Il ne soutient plus que Kamto lui a propos&eacute; de l'argent. Il confirme, dans ses propres termes, que c'est lui qui a exig&eacute; 100 millions de francs CFA aupr&egrave;s de <strong>Maurice Kamto</strong> en &eacute;change de l'investiture du FDC.</p>
<p>Voici ce qu'il &eacute;crit : il dit avoir exig&eacute; une forte somme pour accorder l'investiture de son parti, et pr&eacute;cise qu'il l'a fait pour rappeler au leader du MRC qu'il pouvait "d&eacute;tenir la cl&eacute; de son destin politique en 2025". Il invoque une ancienne humiliation li&eacute;e &agrave; des cautions &eacute;lectorales comme motivation personnelle.</p>
<p>Atangana reconna&icirc;t &eacute;galement ne pas avoir obtenu cette somme. La demande a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e. L'<strong>investiture du FDC</strong> n' a donc pas &eacute;t&eacute; accord&eacute;e &agrave; Kamto dans ce cadre.</p>
<h2>Pourquoi cette affaire r&eacute;v&egrave;le une r&eacute;alit&eacute; structurelle</h2>
<p>L'<strong>affaire Atangana-Kamto</strong> ne se r&eacute;sume pas &agrave; un mensonge rattrap&eacute;. Elle documente une pratique que les acteurs politiques camerounais &eacute;voquent rarement en public : la monnayabilit&eacute; des investitures de partis lors des pr&eacute;sidentielles.</p>
<p>L'investiture d'un parti politique se d&eacute;finit, dans ce contexte, comme la caution formelle accord&eacute;e par une formation &agrave; un candidat d'une autre organisation. Dans un syst&egrave;me multipartite fragment&eacute; comme celui du Cameroun, cette caution peut avoir une valeur strat&eacute;gique r&eacute;elle. Elle peut permettre &agrave; un candidat de remplir des conditions l&eacute;gales de participation ou de renforcer sa l&eacute;gitimit&eacute; symbolique.</p>
<p>Que le pr&eacute;sident d'un parti assume publiquement avoir exig&eacute; une contrepartie financi&egrave;re pour une telle investiture constitue un aveu sans pr&eacute;c&eacute;dent dans le d&eacute;bat politique camerounais. M&ecirc;me si la d&eacute;marche n'a pas abouti, le fait qu'elle soit revendiqu&eacute;e ouvertement et pr&eacute;sent&eacute;e comme un acte de dignit&eacute; personnelle dit quelque chose de l'&eacute;tat des pratiques au sein de l'opposition.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une n&eacute;gociation politique expos&eacute;e au grand jour</h2>
<p>La chronologie des &eacute;v&eacute;nements est instructive. Une premi&egrave;re version publique accuse Kamto d'avoir tent&eacute; d'acheter une investiture. Les d&eacute;mentis du MRC sont imm&eacute;diats et coordonn&eacute;s. Atangana se retrouve isol&eacute; dans sa version. Il publie alors une mise au point qui reconna&icirc;t les faits tels que le MRC les d&eacute;crit tout en les requalifiant comme une initiative personnelle assum&eacute;e.</p>
<p>Le recadrage narratif est transparent : en affirmant avoir "exig&eacute;" plut&ocirc;t qu'"accept&eacute;", Denis &Eacute;milien Atangana tente de transformer un aveu de mensonge en d&eacute;monstration de force. La logique expos&eacute;e est celle d'un homme politique qui revendique d'avoir voulu vendre cher une ressource qu'il d&eacute;tenait, face &agrave; quelqu'un qu'il accuse de l'avoir m&eacute;pris&eacute; par le pass&eacute;.</p>
<p>Cette m&eacute;canique de justification est r&eacute;v&eacute;latrice. Elle suppose que, dans l'espace politique camerounais, monnayer une investiture partisane peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; comme une posture l&eacute;gitime plut&ocirc;t que comme une faute.</p>
<h2>Ce que cette affaire change pour l'opposition camerounaise</h2>
<p>Cette s&eacute;quence fragilise doublement l'image publique de Denis &Eacute;milien Atangana. D'abord parce qu'il a diffus&eacute; une version inexacte des faits. Ensuite parce que sa correction confirme une d&eacute;marche que beaucoup jugeront contraire &agrave; l'&eacute;thique politique.</p>
<p>Pour Maurice Kamto et le MRC, l'affaire se cl&ocirc;t formellement sur une exon&eacute;ration : ils n'ont rien propos&eacute;, rien pay&eacute;. Leur cr&eacute;dibilit&eacute; sur ce dossier pr&eacute;cis sort intacte. Mais la r&eacute;v&eacute;lation publique que des n&eacute;gociations financi&egrave;res ont bien eu lieu entre candidats et partis tiers jette une lumi&egrave;re crue sur les coulisses des alliances de l'opposition camerounaise avant la pr&eacute;sidentielle de 2025.</p>
<p>Cette affaire alimentera le d&eacute;bat sur la r&eacute;gulation du financement politique au Cameroun et sur la transparence des alliances &eacute;lectorales. Elle pose une question que personne ne peut esquiver : jusqu'o&ugrave; les pratiques de monnayage des investitures sont-elles r&eacute;pandues au sein des partis d'opposition, et qui d'autre n&eacute;gocie en coulisses ce que Denis &Eacute;milien Atangana a choisi d'exposer en public ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-27 13:38:44</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Vice-présidence : la révision du 4 avril 2026 qui ouvre la voie à 7 ans de pouvoir sans vote]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Cent vingt jours contre sept ans. C'est l'écart que crée la
révision constitutionnelle camerounaise du 4 avril 2026 entre deux
mécanismes de succession au pouvo...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Cent vingt jours contre sept ans. C'est l'&eacute;cart que cr&eacute;e la r&eacute;vision constitutionnelle camerounaise du 4 avril 2026 entre deux m&eacute;canismes de succession au pouvoir. Un chiffre suffit &agrave; mesurer l'ampleur du changement institutionnel en cours.</p>
<h2>Ce que la r&eacute;vision du 4 avril 2026 a modifi&eacute;</h2>
<p>Avant le 4 avril 2026, la <strong>Constitution du Cameroun</strong> ne pr&eacute;voyait qu'un seul m&eacute;canisme de succession en cas de vacance du pouvoir ex&eacute;cutif. Le pr&eacute;sident du S&eacute;nat assurait l'int&eacute;rim pr&eacute;sidentiel pour une dur&eacute;e maximale de 120 jours. Ce d&eacute;lai contraignait l'organisation d'une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle dans les meilleurs d&eacute;lais.</p>
<p>La r&eacute;vision constitutionnelle du 4 avril 2026 a introduit une notion absente du texte fondamental jusqu'alors : le <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique</strong>. Cette adjonction, en apparence technique, transforme en profondeur les r&egrave;gles de la <strong>succession pr&eacute;sidentielle au Cameroun</strong>.</p>
<p>Aristide Mono a analys&eacute; cette &eacute;volution dans l'&eacute;mission <strong>Droit de R&eacute;ponse</strong> sur &Eacute;quinoxe TV. Son constat est sans &eacute;quivoque : les deux m&eacute;canismes n'ob&eacute;issent pas &agrave; la m&ecirc;me logique, et leurs cons&eacute;quences sur l'exercice du pouvoir sont radicalement diff&eacute;rentes.</p>
<h2>Pourquoi l'int&eacute;rim s&eacute;natorial &eacute;tait limit&eacute; dans le temps</h2>
<p>La limitation &agrave; 120 jours impos&eacute;e au pr&eacute;sident du S&eacute;nat repose sur un principe d&eacute;mocratique fondamental. L'int&eacute;rim se d&eacute;finit comme une p&eacute;riode transitoire, strictement encadr&eacute;e, destin&eacute;e &agrave; combler un vide sans gouverner durablement.</p>
<p>Le pr&eacute;sident du S&eacute;nat n'est pas &eacute;lu pour diriger le pays. Il pr&eacute;side une chambre l&eacute;gislative. Sa l&eacute;gitimit&eacute; &agrave; occuper la fonction pr&eacute;sidentielle est donc conditionnelle et temporaire. La Constitution lui impose un horizon : rendre le pouvoir aux urnes dans les 120 jours.</p>
<p>Cette architecture prot&egrave;ge la d&eacute;mocratie contre une confiscation durable du pouvoir ex&eacute;cutif par un acteur non directement mandat&eacute; pour l'exercer. La limite temporelle est une garantie constitutionnelle, pas une contrainte technique.</p>
<h2>Comment fonctionne le nouveau m&eacute;canisme du vice-pr&eacute;sident</h2>
<p>Le vice-pr&eacute;sident du Cameroun, tel qu'introduit par la r&eacute;vision du 4 avril 2026, ob&eacute;it &agrave; une logique enti&egrave;rement diff&eacute;rente. En cas de <strong>vacance de la pr&eacute;sidence</strong>, il ne g&egrave;re pas une transition. Il succ&egrave;de au pr&eacute;sident et exerce le restant du mandat pr&eacute;sidentiel en cours.</p>
<p>La formulation constitutionnelle est pr&eacute;cise : le vice-pr&eacute;sident termine le mandat. Aristide Mono souligne la port&eacute;e concr&egrave;te de cette r&eacute;daction. Si Paul Biya, r&eacute;&eacute;lu en 2025 pour un mandat courant jusqu'en 2032, venait &agrave; quitter ses fonctions apr&egrave;s la nomination d'un vice-pr&eacute;sident, ce dernier gouvernerait le Cameroun jusqu'en 2032.</p>
<p>Sept ans d'exercice du pouvoir ex&eacute;cutif. Sans &eacute;lection pr&eacute;sidentielle anticip&eacute;e. Sans soumission directe au suffrage universel. La comparaison avec les &Eacute;tats-Unis o&ugrave; le vice-pr&eacute;sident &eacute;lu succ&egrave;de au pr&eacute;sident et termine son mandat s'impose naturellement. La diff&eacute;rence structurelle est l&agrave; : le vice-pr&eacute;sident am&eacute;ricain est &eacute;lu. Le vice-pr&eacute;sident camerounais est nomm&eacute; par le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>&Agrave; ce jour, le poste de vice-pr&eacute;sident du Cameroun reste vacant. La r&eacute;vision constitutionnelle du 4 avril 2026 a cr&eacute;&eacute; la fonction. Aucune nomination n'a suivi. Cette situation maintient une ambigu&iuml;t&eacute; institutionnelle : quel m&eacute;canisme de succession s'applique tant que le poste n'est pas pourvu ?</p>
<p>La question de la nomination devient centrale. Chaque semaine sans d&eacute;signation est une semaine o&ugrave; le cadre constitutionnel nouveau coexiste avec un vide op&eacute;rationnel. Les acteurs politiques camerounais, les partenaires internationaux et les institutions de la R&eacute;publique attendent une d&eacute;cision qui conditionnera la trajectoire du pays.</p>
<p>&Agrave; plus long terme, cette r&eacute;forme modifie structurellement l'&eacute;quilibre du pouvoir. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dispose d&eacute;sormais d'une pr&eacute;rogative in&eacute;dite : choisir son successeur potentiel par voie de nomination. Ce pouvoir de d&eacute;signation, sans validation populaire directe, soul&egrave;ve des questions de l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique que les juristes camerounais commencent &agrave; formuler publiquement.</p>
<h2>La question que la Constitution laisse ouverte</h2>
<p>La r&eacute;forme constitutionnelle camerounaise de 2026 est adopt&eacute;e. Le m&eacute;canisme est en place. Mais son titulaire reste &agrave; d&eacute;signer. Et la question d&eacute;mocratique demeure enti&egrave;re : un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;, gouvernant potentiellement sept ans sans &eacute;lection, dispose-t-il d'une l&eacute;gitimit&eacute; suffisante pour engager durablement le Cameroun ?</p>
<p>Qui Paul Biya choisira-t-il pour occuper ce poste in&eacute;dit ? Et le peuple camerounais aura-t-il voix au chapitre dans cette d&eacute;cision qui engage l'avenir du pays jusqu'en 2032 ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-27 09:42:20</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Internements forcés, arrestations sans mandat : la répression des voix dissidentes documentée]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93138/6:1/cameroun-internements-forces-arrestations-sans-mandat-la-repression-des-voix-dissidentes-documentee-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Des milliers de détenus, zéro plainte formelle , le régime
camerounais face à ses propres lois

Des citoyens arrêtés à l'aéroport en venant enterrer leur père....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Des milliers de d&eacute;tenus, z&eacute;ro plainte formelle , le r&eacute;gime camerounais face &agrave; ses propres lois</p>
<p>Des citoyens arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; l'a&eacute;roport en venant enterrer leur p&egrave;re. Un militant intern&eacute; de force au pavillon psychiatrique. Des milliers d'autres en d&eacute;tention depuis octobre 2025 sans acte judiciaire &eacute;tabli. Ce n'est pas une accumulation de cas isol&eacute;s : c'est un syst&egrave;me .</p>
<h2>Jacques Bertrand Mang : la psychiatrie comme outil de r&eacute;pression</h2>
<p>Jacques Bertrand Mang a &eacute;t&eacute; appr&eacute;hend&eacute;, accus&eacute; de troubles mentaux, puis transf&eacute;r&eacute; au service psychiatrique de l'<strong>h&ocirc;pital Laquintinie</strong> de Douala. Il y a s&eacute;journ&eacute; pendant deux semaines. Il vient d'&ecirc;tre lib&eacute;r&eacute;.</p>
<p>Son seul fait &eacute;tabli : avoir pris position publiquement sur les r&eacute;sultats de l'&eacute;lection du <strong>12 octobre 2025</strong>. L'<strong>internement psychiatrique abusif</strong> se d&eacute;finit comme le placement forc&eacute; d'une personne dans un &eacute;tablissement de sant&eacute; mentale sans diagnostic clinique valide ni d&eacute;cision judiciaire r&eacute;guli&egrave;re. C'est ce que des organisations de d&eacute;fense des droits documentent dans ce cas.</p>
<h2>Aladji Lukman : arr&ecirc;t&eacute; &agrave; l'a&eacute;roport, sans plainte, sans jugement</h2>
<p>Aladji Lukman est rentr&eacute; au Cameroun la semaine derni&egrave;re pour assister aux fun&eacute;railles de son p&egrave;re. D&egrave;s sa descente d'avion &agrave; l'a&eacute;roport de Douala, il a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;. Il se trouve en garde &agrave; vue depuis dix &agrave; quinze jours, selon les informations disponibles.</p>
<p>Aucune plainte n'a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e contre lui. Aucun mandat d'amener n'a &eacute;t&eacute; produit. Sa position exprim&eacute;e sur la victoire d'un candidat &agrave; l'&eacute;lection du <strong>12 octobre 2025</strong> semble constituer l'unique motif de son arrestation. Ses proches n'ont pas acc&egrave;s &agrave; lui.</p>
<h2>Comment la d&eacute;tention arbitraire fonctionne</h2>
<p>La <strong>d&eacute;tention arbitraire</strong> se d&eacute;finit comme toute privation de libert&eacute; non conforme aux normes juridiques nationales et internationales, notamment en l'absence de base l&eacute;gale, de proc&eacute;dure r&eacute;guli&egrave;re ou de contr&ocirc;le judiciaire effectif. Le droit camerounais exige une plainte, une convocation, puis un mandat d'amener avant toute arrestation forc&eacute;e.</p>
<p>Dans les cas document&eacute;s ici, aucune de ces &eacute;tapes n'a &eacute;t&eacute; respect&eacute;e. L'arrestation pr&eacute;c&egrave;de la plainte. La d&eacute;tention pr&eacute;c&egrave;de le jugement. Le maintien en garde &agrave; vue se prolonge sans contr&ocirc;le judiciaire visible. Ce sch&eacute;ma se r&eacute;p&egrave;te sur des dizaines, voire des centaines de cas li&eacute;s aux contestations post-&eacute;lectorales du 12 octobre 2025.</p>
<h2>Espace civique r&eacute;tr&eacute;ci et pr&eacute;c&eacute;dents internationaux</h2>
<p>La multiplication des <strong>arrestations politiques au Cameroun</strong> produit un effet document&eacute; par les chercheurs en sciences politiques : l'autocensure massive. Lorsque des citoyens observent que la prise de parole m&egrave;ne &agrave; la psychiatrie forc&eacute;e ou &agrave; la garde &agrave; vue ind&eacute;finie, la plupart renoncent &agrave; s'exprimer. L'espace civique se r&eacute;duit sans qu'une loi ne soit formellement modifi&eacute;e.</p>
<p>Ces pratiques exposent le Cameroun &agrave; des m&eacute;canismes de pression internationale. La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, ainsi que les rapporteurs sp&eacute;ciaux des Nations Unies sur la d&eacute;tention arbitraire, disposent de proc&eacute;dures pour examiner ce type de situations. Les pr&eacute;c&eacute;dents africains montrent que l'accumulation de cas document&eacute;s finit par produire des effets diplomatiques et juridiques mesurables.</p>
<h2>Ce que la documentation de masse rend possible</h2>
<p>L'affaire <strong>Jacques Bertrand Mang</strong> et celle d'<strong>Aladji Lukman</strong> sont visibles parce qu'elles ont &eacute;t&eacute; nomm&eacute;es, dat&eacute;es, et relay&eacute;es. Les milliers de d&eacute;tenus anonymes li&eacute;s au 12 octobre 2025 ne b&eacute;n&eacute;ficient pas de cette visibilit&eacute;. La documentation syst&eacute;matique noms, dates, lieux, motifs all&eacute;gu&eacute;s est l'outil premier de toute proc&eacute;dure de recours, nationale ou internationale.</p>
<p>Combien de cas document&eacute;s faudra-t-il pour que les institutions comp&eacute;tentes ne puissent plus regarder ailleurs ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-25 15:06:28</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: La réforme Biya du 4 avril transforme-t-elle la République en patrimoine familial ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93130/6:1/cameroun-la-reforme-biya-du-4-avril-transforme-t-elle-la-republique-en-patrimoine-familial-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le 4 avril 2026, Paul Biya modifie la Constitution camerounaise. Un
citoyen pose cinq questions qui font trembler les fondements
républicains du pays. Le débat...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 4 avril 2026, Paul Biya modifie la Constitution camerounaise. Un citoyen pose cinq questions qui font trembler les fondements r&eacute;publicains du pays. Le d&eacute;bat d&eacute;passe les fronti&egrave;res.</p>
<h2>Une r&eacute;forme qui concentre tous les pouvoirs</h2>
<p>Le <strong>4 avril 2026</strong> marque un tournant dans l'histoire constitutionnelle du Cameroun. Paul Biya signe une modification majeure de la loi fondamentale. D&eacute;sormais, le pr&eacute;sident en exercice d&eacute;tient le pouvoir de nommer son successeur direct. Ce n'est plus le suffrage universel qui d&eacute;signe le chef de l'&Eacute;tat en cas de vacance. C'est le pr&eacute;sident lui-m&ecirc;me.</p>
<p>Le citoyen Abdouraman Hamadou Babba a formul&eacute; cinq questions pr&eacute;cises. Leur port&eacute;e juridique et politique est consid&eacute;rable.</p>
<h2>R&eacute;publique ou propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e ?</h2>
<p>La question centrale est pos&eacute;e sans d&eacute;tour : en s'octroyant le droit de nommer le prochain pr&eacute;sident, <strong>Paul Biya</strong> a-t-il transform&eacute; le Cameroun en bien transmissible ? La <strong>r&eacute;forme constitutionnelle du 4 avril</strong> cr&eacute;e un m&eacute;canisme in&eacute;dit. Le pr&eacute;sident nomme un vice-pr&eacute;sident. Ce vice-pr&eacute;sident lui succ&egrave;de automatiquement. Ce vice-pr&eacute;sident pourra, &agrave; son tour, organiser sa propre succession selon le m&ecirc;me sch&eacute;ma.</p>
<p>La cha&icirc;ne de transmission du pouvoir devient th&eacute;oriquement perp&eacute;tuelle et endog&egrave;ne. Aucun scrutin ne vient l'interrompre. Aucun corps &eacute;lectoral ne valide le passage d'une autorit&eacute; &agrave; l'autre.</p>
<p>La <strong>propri&eacute;t&eacute; du pouvoir au Cameroun</strong> se d&eacute;finit ici comme la capacit&eacute; d'un dirigeant &agrave; d&eacute;signer son successeur sans recourir au peuple. C'est la d&eacute;finition m&ecirc;me du r&eacute;gime patrimonial, que le politologue Max Weber opposait au r&eacute;gime l&eacute;gal-rationnel d&eacute;mocratique.</p>
<h2>Le glissement r&eacute;publicain : ce que dit le droit</h2>
<p>Une <strong>R&eacute;publique</strong> se d&eacute;finit comme un r&eacute;gime dans lequel la souverainet&eacute; appartient au peuple et s'exerce par des repr&eacute;sentants &eacute;lus ou des m&eacute;canismes de d&eacute;l&eacute;gation populaire. Cette d&eacute;finition est au c&oelig;ur des d&eacute;bats que la r&eacute;forme de Paul Biya relance aujourd'hui.</p>
<p>Si le pr&eacute;sident peut nommer celui qui lui succ&eacute;dera, et si ce successeur peut reproduire le m&ecirc;me m&eacute;canisme, la cha&icirc;ne de l&eacute;gitimit&eacute; populaire est rompue. Le Cameroun conserve la forme r&eacute;publicaine pr&eacute;sident, parlement, &eacute;lections mais son contenu se vide progressivement.</p>
<p>Abdouraman Hamadou Babba pose la question terminale : les Camerounais sont-ils encore des <strong>citoyens</strong> ou des sujets ? La distinction est juridiquement fondamentale. Le citoyen participe &agrave; la d&eacute;signation du pouvoir. Le sujet le subit.</p>
<p>La <strong>r&eacute;forme constitutionnelle camerounaise</strong> va concentrer les regards sur l'Union africaine et les partenaires occidentaux du Cameroun. Plusieurs oppositions dont le MRC de Maurice Kamto ont d&eacute;j&agrave; alert&eacute; les instances continentales. Si des pressions diplomatiques s'organisent, Yaound&eacute; devra justifier sa r&eacute;forme sur la sc&egrave;ne internationale.</p>
<p>Le pr&eacute;c&eacute;dent est lourd. Si le mod&egrave;le camerounais s'installe sans contestation judiciaire ni sanction internationale, d'autres &Eacute;tats africains pourraient s'en inspirer. La <strong>succession pr&eacute;sidentielle non &eacute;lective</strong> deviendrait un outil de gouvernance continental normalis&eacute;. Ce serait un recul structurel pour la d&eacute;mocratie repr&eacute;sentative en Afrique francophone.</p>
<p>Cinq questions pos&eacute;es par un citoyen ordinaire ont mis &agrave; nu une tension constitutionnelle que les juristes et les diplomates peinent &agrave; formuler aussi clairement. Si le Cameroun est encore une <strong>R&eacute;publique</strong>, ses institutions doivent en apporter la preuve pas seulement dans les textes, mais dans les faits. Le peuple camerounais est-il encore souverain, ou est-il devenu l'h&eacute;ritier passif d'un &Eacute;tat que l'on se transmet de main en main ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-24 11:31:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Réforme constitutionnelle au Cameroun : Momo démonte point par point la saisine de Kamto à l'UA]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93127/6:1/reforme-constitutionnelle-au-cameroun-momo-demonte-point-par-point-la-saisine-de-kamto-a-lua-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[La succession présidentielle au Cameroun divise l'opposition et le
gouvernement. Jean de Dieu Momo, ministre délégué à la Justice,
monte au créneau.

KAMTO FRAP...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La succession pr&eacute;sidentielle au Cameroun divise l'opposition et le gouvernement. Jean de Dieu Momo, ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Justice, monte au cr&eacute;neau.</p>
<h2>Kamto frappe &agrave; la porte de l'Union africaine</h2>
<p>Maurice Kamto, pr&eacute;sident du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a saisi l'Union africaine pour d&eacute;noncer ce qu'il appelle un "changement anticonstitutionnel du gouvernement". En ligne de mire : la r&eacute;cente <strong>r&eacute;forme constitutionnelle</strong> camerounaise, qui institue un m&eacute;canisme de succession par un <strong>vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;</strong>.</p>
<p>La d&eacute;marche est frontale. Le MRC conteste la l&eacute;gitimit&eacute; d'un vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu qui pourrait, en cas de vacance, acc&eacute;der automatiquement &agrave; la pr&eacute;sidence. Pour l'opposition, c'est une atteinte directe &agrave; la souverainet&eacute; populaire.</p>
<h2>Momo contre-attaque : une confusion entre l&eacute;gitimit&eacute; et continuit&eacute;</h2>
<p>Jean de Dieu Momo ne laisse pas la charge sans r&eacute;ponse. Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Justice tranche : la saisine de l'UA rel&egrave;ve d'une "tentative de manipulation de l'opinion publique internationale".</p>
<p>Son argument central est juridique. La <strong>continuit&eacute; de l'&Eacute;tat</strong> et la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique sont deux notions distinctes. L'&eacute;lection fonde l'autorit&eacute; du pr&eacute;sident. La Constitution, elle, organise la transmission du pouvoir en cas de vacance. Ce sont deux logiques qui ne se contredisent pas ; elles se compl&egrave;tent.</p>
<p>Il cite Georges Burdeau : le pouvoir ne peut souffrir d'aucune vacance. Le vice-pr&eacute;sident n'acc&egrave;de pas au pouvoir par conqu&ecirc;te, mais par suppl&eacute;ance. La nuance est juridiquement d&eacute;cisive.</p>
<h2>Le r&eacute;gime pr&eacute;sidentialiste en question</h2>
<p>Momo mobilise Maurice Duverger pour asseoir son raisonnement. Dans un "pouvoir ex&eacute;cutif moniste", toute autorit&eacute; proc&egrave;de du chef de l'&Eacute;tat. Le <strong>vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;</strong> est le prolongement institutionnel du pr&eacute;sident &eacute;lu, pas un acteur autonome.</p>
<p>Sa succession ne cr&eacute;e donc pas une nouvelle l&eacute;gitimit&eacute;. Elle prolonge celle du pr&eacute;sident. Ce mod&egrave;le n'est pas une anomalie camerounaise. Dans de nombreuses d&eacute;mocraties &eacute;tablies, la succession peut s'op&eacute;rer sans &eacute;lection imm&eacute;diate pour pr&eacute;server la stabilit&eacute; institutionnelle.</p>
<p>Le constitutionnaliste Joseph Owona, cit&eacute; en appui, rappelle que la stabilit&eacute; des institutions camerounaises repose sur une organisation hi&eacute;rarchis&eacute;e de l'ex&eacute;cutif o&ugrave; la continuit&eacute; prime sur la comp&eacute;tition interne.</p>
<h2>Ce que risque r&eacute;ellement le Cameroun selon le gouvernement</h2>
<p>Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; renverse le cadre interpr&eacute;tatif de l'opposition. Le vrai danger, selon lui, n'est pas la succession organis&eacute;e ; c'est la <strong>vacance du pouvoir</strong>.</p>
<p>S'opposer au m&eacute;canisme en place, c'est potentiellement ouvrir la porte &agrave; des crises institutionnelles, des luttes internes et des ruptures de l'ordre constitutionnel. Achille Mbembe, cit&eacute; dans la d&eacute;claration, souligne que dans les &Eacute;tats africains, la fragilit&eacute; institutionnelle impose des m&eacute;canismes de transmission du pouvoir clairs, rapides et incontestables.</p>
<p>C'est la voie qu'a choisie le Cameroun. Le parlement r&eacute;uni en Congr&egrave;s l'a consacr&eacute;e.</p>
<h2>L&eacute;gitimit&eacute; africaine et pr&eacute;c&eacute;dent r&eacute;gional</h2>
<p>La saisine de l'UA place le Cameroun sous surveillance r&eacute;gionale. Si l'Union africaine donnait suite &agrave; la plainte du MRC, Yaound&eacute; ferait face &agrave; une pression diplomatique in&eacute;dite sur sa r&eacute;forme constitutionnelle.&nbsp;</p>
<p>L'enjeu d&eacute;passe le Cameroun. Comment les &Eacute;tats africains organisent-ils la succession pr&eacute;sidentielle sans fracturer leur l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique ? La r&eacute;ponse camerounaise nommer un vice-pr&eacute;sident successeur potentiel pourrait devenir un mod&egrave;le ou un repoussoir pour le continent.</p>
<p>La bataille juridique autour de la <strong>r&eacute;forme constitutionnelle camerounaise</strong> oppose deux lectures irr&eacute;conciliables du pouvoir : celle qui place la souverainet&eacute; populaire au-dessus de tout, et celle qui fait de la continuit&eacute; de l'&Eacute;tat une priorit&eacute; absolue. L'Union africaine tranchera-t-elle, ou laissera-t-elle le Cameroun r&eacute;gler seul cette &eacute;quation politique explosive ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-24 10:04:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: MRC saisit l'Union Africaine : Maurice Kamto dénonce un coup d'État constitutionnel au Cameroun]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93123/6:1/mrc-saisit-lunion-africaine-maurice-kamto-denonce-un-coup-detat-constitutionnel-au-cameroun-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a franchi une ligne le 20
avril 2026. Par mémorandum officiel adressé au Président de la
Conférence des Chefs d'Éta...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a franchi une ligne le 20 avril 2026. Par m&eacute;morandum officiel adress&eacute; au Pr&eacute;sident de la Conf&eacute;rence des Chefs d'&Eacute;tat de l'Union Africaine et au Pr&eacute;sident de la Commission de l'UA, le parti de Maurice Kamto d&eacute;nonce ce qu'il qualifie de &laquo; <strong>changement anticonstitutionnel de gouvernement</strong> &raquo; au Cameroun et r&eacute;clame l'application de sanctions pr&eacute;vues par les instruments africains.</p>
<h2>Ce que le MRC accuse : une r&eacute;vision constitutionnelle transform&eacute;e en outil de succession non &eacute;lective</h2>
<p>Le c&oelig;ur de l'accusation porte sur la loi n&deg; 2026/002 du 14 avril 2026. Cette r&eacute;vision constitutionnelle cr&eacute;e un poste de Vice-Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Son titulaire est nomm&eacute; par le Pr&eacute;sident en fonction et non &eacute;lu au suffrage universel. En cas de vacance ou d'emp&ecirc;chement d&eacute;finitif du chef de l'&Eacute;tat, c'est ce Vice-Pr&eacute;sident d&eacute;sign&eacute; qui ach&egrave;ve le mandat pr&eacute;sidentiel.</p>
<p>Le MRC d&eacute;finit ce dispositif comme un m&eacute;canisme de d&eacute;volution non d&eacute;mocratique du pouvoir. Il permet au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de choisir son successeur sans passer par les urnes. Selon le parti, cette architecture constitutionnelle contrevient directement &agrave; l'article 64 de la Constitution camerounaise, qui prot&egrave;ge express&eacute;ment les principes d&eacute;mocratiques.</p>
<h2>Pourquoi l'UA est saisie : le cadre juridique invoqu&eacute;</h2>
<p>Le MRC ne s'appuie pas sur une logique partisane. Il mobilise un arsenal de droit international africain. L'article 4(p) de l'Acte constitutif de l'Union Africaine condamne et rejette les changements anticonstitutionnels de gouvernement. La <strong>Charte africaine de la d&eacute;mocratie, des &eacute;lections et de la gouvernance</strong> (CADEG), en ses articles 3(10) et 4, impose aux &Eacute;tats parties des obligations pr&eacute;cises en mati&egrave;re de respect du suffrage universel.</p>
<p>Le Cameroun est signataire de ces instruments. Selon le MRC, l'adoption d'un m&eacute;canisme successoral non &eacute;lectif constitue une violation caract&eacute;ris&eacute;e de ces engagements. L'instauration d'un tel syst&egrave;me, combin&eacute;e aux reports r&eacute;p&eacute;t&eacute;s des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales depuis 2024, forme selon le parti un tableau d'ensemble qui rel&egrave;ve du coup d'&Eacute;tat constitutionnel.</p>
<h2>Les reports &eacute;lectoraux : un deuxi&egrave;me front dans l'argumentation</h2>
<p>Le communiqu&eacute; sign&eacute; de <strong>Maurice Kamto</strong> le 23 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute; ajoute une deuxi&egrave;me ligne d'attaque. Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales ont &eacute;t&eacute; repouss&eacute;es &agrave; deux reprises depuis 2024. Ces reports ont maintenu les institutions &eacute;lues d&eacute;put&eacute;s, conseillers municipaux dans un r&eacute;gime de prorogations successives.</p>
<p>Le MRC y voit une &eacute;rosion d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e de la l&eacute;gitimit&eacute; des institutions repr&eacute;sentatives. Le parti soutient que cette situation m&eacute;conna&icirc;t l'exigence constitutionnelle de tenue r&eacute;guli&egrave;re d'&eacute;lections libres, justes et transparentes, et prive les citoyens camerounais de leur droit constitutionnel de voter et d'&ecirc;tre &eacute;lus.</p>
<h2>Entre pression internationale et mobilisation interne</h2>
<p>&Agrave; court terme, la saisine de l'UA constitue un levier de pression diplomatique in&eacute;dit pour l'opposition camerounaise. Elle internationalise un d&eacute;bat jusqu'ici cantonn&eacute; &agrave; l'espace politique national. La r&eacute;ponse ou l'absence de r&eacute;ponse de l'Union Africaine dans les prochains mois donnera la mesure r&eacute;elle de la port&eacute;e de cette d&eacute;marche.</p>
<p>Sur un horizon de trois &agrave; cinq ans, l'enjeu est plus profond. Si le m&eacute;canisme de Vice-Pr&eacute;sidence reste en place sans contestation juridique aboutie, il normalisera une succession non &eacute;lective au sommet de l'&Eacute;tat camerounais. Le MRC appelle par ailleurs &agrave; une mobilisation citoyenne : il invite les Camerounais &agrave; signer massivement la p&eacute;tition contre ce qu'il qualifie de changement anticonstitutionnel du pouvoir.</p>
<h2>Une bataille constitutionnelle dont l'arbitre reste incertain</h2>
<p>Le <strong>coup d'&Eacute;tat constitutionnel</strong> terme revendiqu&eacute; par le MRC est une notion juridiquement pr&eacute;cise : il d&eacute;signe un changement de r&eacute;gime accompli dans les formes du droit mais en violation de son esprit d&eacute;mocratique. C'est exactement la th&egrave;se que Maurice Kamto porte devant Addis-Abeba. L'Union Africaine va-t-elle l'entendre ? Et si elle se tait, que reste-t-il des m&eacute;canismes continentaux de protection de la d&eacute;mocratie ?</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/UA_1.webp" alt="" width="1275" height="1650" /> <img src="/storage/photos/shares/Special2/UA_2.webp" alt="" width="1275" height="1650" /></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-23 16:25:23</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: MRC au tribunal : le parti saisit l'incompétence du TGI Mfoundi pour protéger sa sentence arbitrale]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Ce matin au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, l'affaire opposant
le MRC et Mamadou Mota à Okala Ebode est renvoyée au 28 mai 2026.
Derrière ce simple repo...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, l'affaire opposant le MRC et Mamadou Mota &agrave; Okala Ebode est renvoy&eacute;e au 28 mai 2026. Derri&egrave;re ce simple report se joue une confrontation juridique majeure, aux implications profondes pour le droit de l'arbitrage au Cameroun.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; ce matin</h2>
<p>L'audience &eacute;tait convoqu&eacute;e pour la pr&eacute;sentation des conclusions du MRC et de Mamadou Mota. Les deux parties les ont produites et remises spontan&eacute;ment au conseil d'Okala Ebode. Celui-ci a aussit&ocirc;t sollicit&eacute; un report pour pr&eacute;parer sa r&eacute;plique. Le tribunal a accord&eacute; ce d&eacute;lai : r&eacute;ponse attendue le 28 mai 2026.</p>
<p>Mamadou Mota, pour sa part, demande un sursis &agrave; statuer. Il attend qu'une proc&eacute;dure parall&egrave;le pendante devant la chambre correctionnelle du Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala Ndokoti soit d&eacute;finitivement tranch&eacute;e. Cette proc&eacute;dure porte sur des d&eacute;clarations qu'il juge mensong&egrave;res, formul&eacute;es par Okala Ebode dans son assignation en nullit&eacute;.</p>
<h2>Le MRC soul&egrave;ve deux arguments d'incomp&eacute;tence</h2>
<p>Le MRC attaque frontalement la comp&eacute;tence du TGI Mfoundi. Deux arguments structurent sa position.</p>
<p><em>Premier argument</em> : l'existence d'un <strong>pacte compromissoir</strong>e. Les statuts et r&egrave;glement int&eacute;rieur du MRC pr&eacute;voient que tout litige entre militants ou entre un militant et le parti rel&egrave;ve exclusivement du <strong>CNMA-MRC</strong>, son tribunal arbitral interne. Ce pacte na&icirc;t automatiquement d&egrave;s l'adh&eacute;sion au parti. Okala Ebode y est soumis. La juridiction &eacute;tatique n'a donc pas &agrave; intervenir.</p>
<p><em>Second argument</em> : la mauvaise juridiction saisie. La <strong>sentence arbitrale du 7 novembre 2025</strong> celle qu'Okala Ebode conteste ne peut &ecirc;tre attaqu&eacute;e en nullit&eacute; que devant la Cour d'appel du si&egrave;ge du tribunal arbitral. C'est ce que pr&eacute;voit explicitement l'article 4 de la loi camerounaise n&deg; 2003/009 du 10 juillet 2003. Or le TGI Mfoundi n'est pas cette cour. Il est, selon le MRC, manifestement incomp&eacute;tent.</p>
<p>Ces arguments s'appuient sur un arsenal textuel dense : article 21 du Trait&eacute; OHADA, article 13 de l'Acte Uniforme relatif au <strong>droit de l'arbitrage</strong>, loi n&deg; 2006/015 du 29 d&eacute;cembre 2006 portant organisation judiciaire, statuts du MRC et r&egrave;glement des comit&eacute;s de m&eacute;diation et d'arbitrage.</p>
<h2>Un d&eacute;lai l&eacute;gal ignor&eacute;</h2>
<p>L'article 13 de l'Acte Uniforme OHADA est pr&eacute;cis : la juridiction &eacute;tatique saisie d'une exception d'incomp&eacute;tence dispose de quinze jours maximum pour statuer. Cette r&egrave;gle a &eacute;t&eacute; invoqu&eacute;e oralement ce matin. Le tribunal ne l'a pas appliqu&eacute;e.</p>
<p>En fixant le renvoi au 28 mai 2026 soit au-del&agrave; de ce d&eacute;lai l&eacute;gal le TGI Mfoundi cr&eacute;e une irr&eacute;gularit&eacute; proc&eacute;durale que les avocats du MRC entendent exploiter.</p>
<p>Par ailleurs, Okala Ebode a d&eacute;pos&eacute; son assignation en nullit&eacute; le 6 f&eacute;vrier 2026. La sentence contest&eacute;e date du 7 novembre 2025. Le d&eacute;lai l&eacute;gal d'un mois pour former un tel recours &eacute;tait d&eacute;j&agrave; expir&eacute; &agrave; cette date.</p>
<h2>Droit, politique et &eacute;tat de droit</h2>
<p>L'audience du 28 mai 2026 sera d&eacute;terminante. Si le TGI se d&eacute;clare incomp&eacute;tent, l'assignation d'Okala Ebode s'effondre. La sentence du CNMA-MRC, d&eacute;j&agrave; ex&eacute;cut&eacute;e selon les &eacute;critures du parti, retrouve toute sa force.</p>
<p>Cette affaire pose une question structurante : les partis politiques camerounais peuvent-ils faire valoir leurs m&eacute;canismes internes d'arbitrage face aux juridictions de l'&Eacute;tat ? La r&eacute;ponse du TGI Mfoundi fera jurisprudence.</p>
<p>Le collectif d'avocats repr&eacute;sentant le MRC va plus loin. Il d&eacute;nonce ce qu'il qualifie de &laquo; &nbsp;pacte compromissoire g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; avec la terreur &raquo;, visant selon lui &agrave; priver le MRC de ses droits fondamentaux dans un contexte politique tendu.</p>
<h2>Une partie juridique dont l'issue reste ouverte</h2>
<p>Le 28 mai 2026 sera une date cl&eacute;. Le tribunal devra se prononcer sur sa propre comp&eacute;tence, sur le sursis &agrave; statuer r&eacute;clam&eacute; par Mota, et sur la validit&eacute; proc&eacute;durale de toute la d&eacute;marche d'Okala Ebode. La question demeure enti&egrave;re : dans un &Eacute;tat de droit, qui arbitre l'arbitre ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-23 12:44:08</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: MRC vs FDC : Simh accuse Atangana de détournement de 1,25 million en 2013]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[C'est l'équation qu'Emmanuel Simh, vice-président du MRC, pose
publiquement. Face aux déclarations de Denis Émilien Atangana qui
affirmait avoir décliné une pro...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>C'est l'&eacute;quation qu'Emmanuel Simh, vice-pr&eacute;sident du <strong>MRC</strong>, pose publiquement. Face aux d&eacute;clarations de Denis &Eacute;milien Atangana qui affirmait avoir d&eacute;clin&eacute; une proposition de 100 millions FCFA de Maurice Kamto pour une investiture pr&eacute;sidentielle , Simh sort une contre-accusation pr&eacute;cise, dat&eacute;e, et document&eacute;e dans ses grandes lignes.</p>
<h2>Ce que Simh affirme : les faits de 2013</h2>
<p>En 2013, Denis &Eacute;milien Atangana conduisait une liste du MRC lors des &eacute;lections municipales &agrave; Monat&eacute;l&eacute;. Selon Emmanuel Simh, le parti avait int&eacute;gralement financ&eacute; les cautions des 25 candidats de la circonscription, pour un montant total de <strong>1 250 000 francs CFA</strong>. La consigne &eacute;tait claire : ces sommes devaient &ecirc;tre revers&eacute;es dans les caisses du parti apr&egrave;s le scrutin.</p>
<p>Au moment o&ugrave; le tr&eacute;sorier du MRC, Alain Fogue, se pr&eacute;sente au Tr&eacute;sor Public pour r&eacute;cup&eacute;rer les fonds, les cautions ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; retir&eacute;es. Par Atangana. Interpell&eacute;, ce dernier aurait justifi&eacute; le pr&eacute;l&egrave;vement par la cr&eacute;ation d'une exploitation avicole. Son propre p&egrave;re se serait ensuite rendu au si&egrave;ge du MRC pour demander la cl&eacute;mence du pr&eacute;sident du parti.</p>
<p>L'affaire ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;. Simh affirme qu'Atangana aurait ensuite pr&eacute;sent&eacute; cet &eacute;pisode comme une incarc&eacute;ration, se posant en victime aupr&egrave;s de l'opinion publique. Une version que le vice-pr&eacute;sident du MRC conteste formellement.</p>
<h2>Le tribunal de Mfou, une rencontre fortuite, et un milliard demand&eacute;</h2>
<p>Le deuxi&egrave;me volet du t&eacute;moignage de Simh concerne la p&eacute;riode pr&eacute;-&eacute;lectorale de 2025. Croisant par hasard Denis &Eacute;milien Atangana au tribunal de Mfou, il dit avoir appris de sa bouche les d&eacute;tails d'une rencontre organis&eacute;e chez le chef Biloa Effa, conseiller sp&eacute;cial de Kamto.</p>
<p>Lors de cette r&eacute;union, Atangana aurait exig&eacute; <strong>un milliard de francs CFA</strong> pour faire porter la candidature pr&eacute;sidentielle de Kamto par son parti, le FDC. Il aurait pr&eacute;cis&eacute; qu'il &eacute;tait pr&ecirc;t &agrave; accepter la moiti&eacute; soit 500 millions et aurait sollicit&eacute; Simh pour convaincre Kamto d'accepter cette somme.</p>
<p>Simh affirme n'avoir jamais transmis ce message. Il conna&icirc;t, dit-il, les principes du pr&eacute;sident du MRC. Sa r&eacute;ponse &agrave; Atangana, qu'il qualifie ouvertement de &laquo; marchand d'investiture &raquo;, aurait &eacute;t&eacute; la suivante : en refusant, il perdait une occasion de rentrer dans l'histoire, compte tenu des chances r&eacute;elles de Kamto de remporter le scrutin.</p>
<h2>Deux r&eacute;cits irr&eacute;conciliables, une seule ligne de fracture</h2>
<p>Ce que Simh oppose &agrave; la version d'Atangana est structurellement diff&eacute;rent. Atangana affirmait publiquement avoir refus&eacute; 100 millions propos&eacute;s par Kamto pr&eacute;sentant ce refus comme une preuve de sa rigueur. Simh retourne l'argument : ce n'est pas Kamto qui proposait, c'est Atangana qui exigeait. Et pas 100 millions, mais un milliard, ramen&eacute; &agrave; 500 millions en position de n&eacute;gociation.</p>
<p>L'&eacute;cart entre les deux versions n'est pas cosm&eacute;tique. Il inverse enti&egrave;rement les r&ocirc;les : demandeur contre offreur, victime contre prestataire, int&eacute;grit&eacute; affich&eacute;e contre monnayage assum&eacute;. Le <strong>d&eacute;tournement de cautions &eacute;lectorales</strong> all&eacute;gu&eacute; vient renforcer ce portrait en ajoutant une couche historique : si les faits de 2013 sont exacts, Atangana aurait une trajectoire de comportements contraires &agrave; l'&eacute;thique partisane.</p>
<h2>Ce que cette s&eacute;quence change dans le d&eacute;bat politique camerounais</h2>
<p>&Agrave; court terme, la d&eacute;claration de Simh complique s&eacute;rieusement la posture d'Atangana. Jusqu'ici, le pr&eacute;sident du FDC occupait une position offensive : il avait parl&eacute; le premier, impos&eacute; ses chiffres, et contraint le MRC &agrave; se d&eacute;fendre. L'entr&eacute;e en sc&egrave;ne de Simh, avec un t&eacute;moignage de premi&egrave;re main et une date pr&eacute;cise : le tribunal de Mfou modifie l'&eacute;quilibre narratif.</p>
<p>Cette guerre de d&eacute;clarations illustre une r&eacute;alit&eacute; structurelle de l'opposition camerounaise : l'absence de m&eacute;canismes institutionnels pour r&eacute;guler les alliances, les investitures et les transactions financi&egrave;res entre partis. Tant que ces n&eacute;gociations se tiennent dans des salons priv&eacute;s, sans tra&ccedil;abilit&eacute; ni arbitrage ind&eacute;pendant, elles produiront ce type de contentieux dont le seul arbitre est, in fine, l'opinion publique.</p>
<p><strong>L'affaire Kamto-FDC</strong> ne porte pas que sur des chiffres qui divergent. Elle r&eacute;v&egrave;le l'absence de r&egrave;gles communes dans un espace politique o&ugrave; la parole d'un homme vaut exactement autant que la parole d'un autre ni plus, ni moins.</p>
<h2>La for&ecirc;t de Simh et la question sans r&eacute;ponse</h2>
<p>En conclusion de son texte, Emmanuel Simh annonce qu'il retourne dans sa for&ecirc;t o&ugrave; il n'a pas de r&eacute;seau. La formule est pittoresque. Elle dit aussi quelque chose d'important : ce t&eacute;moin-l&agrave; n'est pas venu chercher la lumi&egrave;re. Il est venu corriger un r&eacute;cit qu'il estimait faux.</p>
<p>Reste la question centrale, que ni lui ni le MRC ni Atangana ne peuvent trancher seuls : dans cette affaire, <strong>qui peut prouver quoi</strong> et devant qui ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-22 20:28:44</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Elections locales en perspectives: Les militants du Mrc disent non au gré à gré à la commune de Pète]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93104/6:1/cameroun-elections-locales-en-perspectives-les-militants-du-mrc-disent-non-au-gre-a-gre-a-la-commune-de-pete-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Ils ont renouvelé  leur engagement à s’opposer par tous les
moyens pacifiques à la perpétuation du système Biya. Et veulent
aussi mettre fin à la dynastie Fotso...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Ils ont renouvel&eacute; &nbsp;leur engagement &agrave; s&rsquo;opposer par tous les moyens pacifiques &agrave; la perp&eacute;tuation du syst&egrave;me Biya. Et veulent aussi mettre fin &agrave; la dynastie Fotso Victor &agrave; Bandjoun.</p>
<p>Apr&egrave;s des mois de tr&ecirc;ve li&eacute;e &agrave; la pr&eacute;paration de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025, les militants et cadres de la f&eacute;d&eacute;ration communale du <strong>Mouvement pour la renaissance du</strong> <strong>Cameroun</strong>(Mrc) de<strong> P&eacute;t&eacute;-Bandjoun</strong> se sont r&eacute;unis le dimanche 19 avril dernier dans le cadre de leur assembl&eacute;e des structures sous la pr&eacute;sidence de <strong>&nbsp;Ga&euml;tan Fotso Kuat&eacute;</strong>, secr&eacute;taire de cette f&eacute;d&eacute;ration communale.&nbsp;</p>
<p>Dans son discours d&rsquo;ouverture, ce cadre du Mrc a d&eacute;nonc&eacute; les man&oelig;uvres actuellement en cours au parlement pour la p&eacute;rennisation du syst&egrave;me Biya. Il a r&eacute;affirm&eacute; la d&eacute;termination des militants de Bandjoun &agrave; combattre tous ceux et toutes celles qui veulent instaurer &laquo; une monarchie &raquo; au <strong>Cameroun</strong>.</p>
<p>Ainsi, il plaide pour la redynamisation des structures de base du Mrc sur le terrain et milite pour l&rsquo;intensification des op&eacute;rations d&rsquo;inscription sur les listes &eacute;lectorales.&nbsp;</p>
<p>Fotso Kuat&eacute; croit fermement que les actions du Mrc sur le terrain ont marqu&eacute; les esprits et les c&oelig;urs des populations de la commune de P&egrave;te-Bandjoun. Pour ce, il trouve qu&rsquo;il est important de respecter les lignes claires pour le changement tant esp&eacute;r&eacute; par la majorit&eacute; des camerounais. Il pense qu&rsquo;il faut savoir &laquo; tourner la page et avancer vers de nouveaux horizons &raquo;. Me Andr&eacute; Marie Tassa, accompagn&eacute; de Roger Dafem, s&rsquo;est r&eacute;joui de la tenue de cette assembl&eacute;e. Pour lui, la f&eacute;d&eacute;ration communale de Pete-Bandjoun sert de vitrine aux autres structures de base du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest. <em>&laquo;La f&eacute;d&eacute;ration communale de Pete-Bandjoun est bien organis&eacute;e. Vous avez vu comment des militants se sont mobilis&eacute;s.&nbsp;Le quorum a &eacute;t&eacute; atteint. Il y a contr&ocirc;le et v&eacute;rification des pr&eacute;sences. Cette organisation interne s&eacute;duit et augure des lendemains meilleurs&raquo;</em>, soutient-il.</p>
<p>Dr Fokam, cadre du Mrc, Alain Fokam, secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration d&eacute;partementale du Mrc dans le Koung-Khi et bien d&rsquo;autres militants et cadres venus des f&eacute;d&eacute;rations communales de Bayangam et Demdeng ont pris part &agrave; cette assembl&eacute;e des structures.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">GMD, à Bandjoun</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-22 14:47:44</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Investiture Kamto-FDC : la guerre des versions éclate après une présidentielle sans lui]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93108/6:1/cameroun-investiture-kamto-fdc-la-guerre-des-versions-eclate-apres-une-presidentielle-sans-lui-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Il n'était même pas sur le bulletin de vote. Et pourtant, MAURICE
KAMTO occupe encore le centre du débat politique camerounais,
plusieurs semaines après la prés...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il n'&eacute;tait m&ecirc;me pas sur le bulletin de vote. Et pourtant, <strong>Maurice Kamto</strong> occupe encore le centre du d&eacute;bat politique camerounais, plusieurs semaines apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025. Au c&oelig;ur de la pol&eacute;mique : une n&eacute;gociation d'<strong>investiture pr&eacute;sidentielle</strong> qui aurait eu lieu dans un salon priv&eacute;, entre le leader du MRC et Denis &Eacute;milien Atangana, pr&eacute;sident du <strong>FDC</strong> le Front D&eacute;mocratique du Cameroun. Une rencontre dont les deux camps livrent des versions radicalement oppos&eacute;es.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; selon qui parle</h2>
<p>La d&eacute;claration d'Atangana est directe, presque provocatrice dans sa franchise. Il affirme que Kamto l'a personnellement sollicit&eacute;; leur derni&egrave;re rencontre remontait aux l&eacute;gislatives et municipales de septembre 2013 pour obtenir l'investiture de son parti en vue du scrutin d'octobre. Atangana dit avoir d'abord demand&eacute; un milliard, puis 500 millions, pour &laquo; tester la d&eacute;termination &raquo; du candidat. Kamto aurait alors propos&eacute; 100 millions, arguant que sa lev&eacute;e de fonds n'avait pas atteint les 6 milliards esp&eacute;r&eacute;s. En contrepartie, les deux formations auraient envisag&eacute; de coaliser leurs listes pour les &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives &agrave; venir.</p>
<p>Le <strong>MRC</strong> renverse ce r&eacute;cit point par point. Dans un communiqu&eacute; officiel sign&eacute; par Roger Justin Noah, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint, le parti soutient qu'Atangana est celui qui a sollicit&eacute; une audience via Biloa Effa, conseiller sp&eacute;cial de Kamto en proposant d'embl&eacute;e d'&laquo; offrir &raquo; l'investiture FDC. Kamto, &laquo; qui conna&icirc;t le personnage &raquo;, aurait accept&eacute; par seul &eacute;gard pour son conseiller. C'est lors de cette rencontre qu'Atangana aurait r&eacute;clam&eacute; 500 millions, pr&eacute;sent&eacute;s comme destin&eacute;s &agrave; ses propres &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales. La r&eacute;ponse de Kamto aurait &eacute;t&eacute; cat&eacute;gorique : aucune n&eacute;gociation financi&egrave;re li&eacute;e &agrave; une investiture ne sera jamais envisag&eacute;e.</p>
<h2>Une querelle de plus, mais pas anodine</h2>
<p>Replac&eacute;e dans son contexte, cette controverse d&eacute;passe le simple r&egrave;glement de comptes entre ego politiques. Kamto n'a pas particip&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025 : sa candidature, d&eacute;pos&eacute;e sous l'&eacute;tiquette du Manidem apr&egrave;s sa d&eacute;mission du MRC, a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e par Elecam fin juillet, puis d&eacute;finitivement invalid&eacute;e par le Conseil constitutionnel le 5 ao&ucirc;t pour cause de &laquo; pluralit&eacute; d'investiture &raquo;. Le scrutin s'est tenu sans lui, et Paul Biya a &eacute;t&eacute; mal r&eacute;&eacute;lu avec officiellement 53,66 % des suffrages pour un huiti&egrave;me mandat cons&eacute;cutif.</p>
<p>Ce contexte d'exclusion rend l'affaire Atangana d'autant plus sensible. Si les faits relat&eacute;s par le pr&eacute;sident du FDC sont exacts, ils sugg&egrave;rent que Kamto a tent&eacute; de multiplier les investitures de substitution pour contourner les obstacles du code &eacute;lectoral une strat&eacute;gie de survie politique compr&eacute;hensible, mais vuln&eacute;rable &agrave; l'instrumentalisation. Si c'est le r&eacute;cit du MRC qui est exact, alors Atangana a exploit&eacute; l'urgence d'un adversaire affaibli pour monnayer une caution symbolique.</p>
<p>Dans les deux cas, la m&eacute;canique est identique : un parti sans poids &eacute;lectoral r&eacute;el, un candidat en qu&ecirc;te de l&eacute;gitimit&eacute; formelle, et une transaction financi&egrave;re au carrefour des deux.</p>
<h2>Le syst&egrave;me &agrave; nu</h2>
<p>Atangana lui-m&ecirc;me le th&eacute;orise sans d&eacute;tour : &laquo; aucun parti ayant des &eacute;lus, au regard des charges et des sacrifices consentis, ne peut investir un candidat non militant gratuitement &raquo;. La phrase sonne comme une r&egrave;gle non &eacute;crite du jeu politique camerounais enfin &eacute;nonc&eacute;e &agrave; voix haute.</p>
<p>Le <strong>code &eacute;lectoral camerounais</strong> impose en effet que tout candidat &agrave; la pr&eacute;sidentielle soit investi par un parti disposant d'au moins un &eacute;lu local ou national. Le MRC, ayant boycott&eacute; les l&eacute;gislatives et municipales de 2020, se retrouvait structurellement exclu du scrutin. D'o&ugrave; la d&eacute;mission de Kamto, son adh&eacute;sion au Manidem, et les tentatives parall&egrave;les d'alliance avec d'autres partis. Kamto avait lui-m&ecirc;me accus&eacute; le r&eacute;gime d'avoir &laquo; fabriqu&eacute; un nouveau pr&eacute;sident du Manidem &raquo; pour cr&eacute;er artificiellement une pluralit&eacute; d'investitures et bloquer sa candidature.</p>
<p>Dans ce contexte de man&oelig;uvres crois&eacute;es, l'affaire FDC illustre les marges de n&eacute;gociation ou d'exploitation que cr&eacute;e un syst&egrave;me &eacute;lectoral &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable.</p>
<h2>Ce que cette pol&eacute;mique change et ce qu'elle r&eacute;v&egrave;le</h2>
<p>La rh&eacute;torique de Kamto repose depuis des ann&eacute;es sur la rupture avec les pratiques du r&eacute;gime en place. Une affaire de monnayage d'investiture m&ecirc;me non prouv&eacute;e, m&ecirc;me d&eacute;mentie entame cette image dans l'&eacute;lectorat le plus exigeant sur le plan &eacute;thique. Le doute, une fois sem&eacute;, r&eacute;siste souvent aux d&eacute;mentis les mieux articul&eacute;s.</p>
<p>Kamto a annonc&eacute; la cl&ocirc;ture de sa lev&eacute;e de fonds et pr&eacute;cis&eacute; que des dispositions sont en cours pour rembourser les contributions re&ccedil;ues un signal de repli organis&eacute;, pas de dissolution. Le MRC se repositionne pour les prochaines &eacute;ch&eacute;ances. Mais sans &eacute;lus, sans candidat officiel &agrave; la pr&eacute;sidentielle, et d&eacute;sormais avec cette controverse publique, le parti doit reconstruire &agrave; la fois sa l&eacute;gitimit&eacute; institutionnelle et sa cr&eacute;dibilit&eacute; morale.</p>
<p>Quant au FDC, l'exposition d'Atangana est double : il s'est positionn&eacute; en acteur lucide du march&eacute; des investitures, ce qui lui vaut &agrave; la fois une certaine visibilit&eacute; et une r&eacute;putation de faiseur d'affaires plut&ocirc;t que de faiseur de roi.</p>
<h2>La fracture qui demeure</h2>
<p>L'opposition camerounaise est sorti de ce scrutin plus forte qu'elle ne l'&eacute;tait. Paul Biya, 93 ans, a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;lu par le concours de la cours constitutionnelle avec 53,66 % des voix, et son principal challenger, Issa Tchiroma Bakary , le vrai vainqueur , conteste des r&eacute;sultats qu'il qualifie de mascarade. Dans ce paysage, la guerre Atangana-Kamto ressemble &agrave; ce qu'elle est peut-&ecirc;tre : deux acteurs qui se disputent l'histoire d'une d&eacute;faite collective.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir qui a t&eacute;l&eacute;phon&eacute; en premier. C'est de savoir si l'opposition camerounaise est capable, avant 2032, de construire autre chose que des coalitions de circonstance n&eacute;goci&eacute;es dans des salons priv&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-22 13:21:31</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Présidentielle 2025 au Cameroun : 100 millions FCFA et une investiture qui fait scandale]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[100 millions de francs CFA. C'est la somme qu'aurait proposée MAURICE
KAMTO au FDC pour obtenir son investiture à la présidentielle 2025.
Une allégation sans pr...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>100 millions de francs CFA. C'est la somme qu'aurait propos&eacute;e <strong>Maurice Kamto</strong> au FDC pour obtenir son investiture &agrave; la pr&eacute;sidentielle 2025. Une all&eacute;gation sans preuve &agrave; ce jour mais qui enflamme la sc&egrave;ne politique camerounaise.</p>
<h2>L'accusation qui relance la pol&eacute;mique</h2>
<p><strong>Denis Emilien Atangana</strong>, figure du <strong>Front des D&eacute;mocrates Camerounais (FDC)</strong>, a publi&eacute; une d&eacute;claration explosive. Selon lui, une rencontre aurait eu lieu un dimanche soir vers 18h, dans la r&eacute;sidence de Sa Majest&eacute; Biloa Effa. Il y affirme avoir discut&eacute; directement avec Maurice Kamto des conditions d'une investiture du FDC.</p>
<p>Sa d&eacute;claration est pr&eacute;cise : "Maurice Kamto avait alors propos&eacute; 100 millions au FDC. J'avais jug&eacute; ce montant insuffisant." L'accord n'aurait donc pas abouti, faute de consensus sur le montant.</p>
<p>Cette sortie intervient dans le sillage des propos de <strong>Djeukam Tchameni</strong> dans son ouvrage r&eacute;cent intitul&eacute; <strong>Anicet Ekane, mon compagnon de lutte</strong>, qui avaient d&eacute;j&agrave; ouvert des questions sur les pratiques de monnayage des investitures dans l'opposition camerounaise.</p>
<h2>Une querelle de livres et de d&eacute;mentis</h2>
<p>Jean Michel Nincheu, alli&eacute; du pr&eacute;sident national du MRC, a &eacute;t&eacute; le premier &agrave; r&eacute;agir. Il a cat&eacute;goriquement d&eacute;menti tout <strong>marchandage politique</strong> autour de l'investiture de Kamto pour la <strong>pr&eacute;sidentielle 2025 au Cameroun</strong>. La controverse semblait close.</p>
<p>C'est la prise de parole de Denis Emilien Atangana qui la rouvre. Elle illustre un ph&eacute;nom&egrave;ne bien document&eacute; dans les oppositions africaines : la mon&eacute;tisation des labels partisans comme levier de survie politique et financi&egrave;re pour de petites formations sans assise &eacute;lectorale.</p>
<h2>Le march&eacute; des investitures dans l'opposition</h2>
<p>Le <strong>monnayage des investitures</strong> se d&eacute;finit comme la pratique consistant, pour un parti politique, &agrave; vendre sa candidature officielle &agrave; un candidat ext&eacute;rieur qui cherche une couverture juridique pour participer &agrave; une &eacute;lection. Ce syst&egrave;me prosp&egrave;re l&agrave; o&ugrave; les seuils de repr&eacute;sentativit&eacute; sont bas et les contr&ocirc;les financiers quasi inexistants.</p>
<p>Denis Emilien Atangana n'est pas un acteur neutre dans cette affaire. Selon les informations disponibles, il aurait vendu l'investiture du FDC &agrave; un certain Samuel Iyodi. Il aurait &eacute;galement r&eacute;clam&eacute; pr&egrave;s de 50 millions de francs CFA &agrave; Eug&egrave;ne Nyambal, ancien conseiller au FMI, qui souhaitait lui aussi briguer la magistrature supr&ecirc;me via le FDC. Ces &eacute;l&eacute;ments fragilisent consid&eacute;rablement sa cr&eacute;dibilit&eacute; de t&eacute;moin.</p>
<p>Pour l'heure, aucun document, enregistrement ou t&eacute;moignage corroborant n'a &eacute;t&eacute; produit pour &eacute;tayer les all&eacute;gations contre Maurice Kamto. L'affaire reste, dans l'&eacute;tat actuel, une d&eacute;claration unilat&eacute;rale sans preuve mat&eacute;rielle.</p>
<h2>Kamto, Atangana : qui doit apporter la preuve ?</h2>
<p>Dans une d&eacute;mocratie, l'accusation exige des preuves. Denis Emilien Atangana en a produit aucune. Le MRC n'a, pour l'heure, pas fourni de r&eacute;futation non plus. La question reste donc enti&egrave;re : cette affaire des <strong>100 millions FCFA et l'investiture FDC</strong> est-elle une r&eacute;v&eacute;lation d'un syst&egrave;me corrompu ou la derni&egrave;re man&oelig;uvre d'un acteur politique cherchant &agrave; n&eacute;gocier sa propre visibilit&eacute; ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-21 11:45:56</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Makini Tchameni : la femme qui défie un régime]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Quarante-deux ans de combat. Telle est la trajectoire de Makini
Tchameni, militante panafricaine, éducatrice et épouse d'un opposant
camerounais emprisonné depu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Quarante-deux ans de combat. Telle est la trajectoire de Makini Tchameni, militante panafricaine, &eacute;ducatrice et &eacute;pouse d'un opposant camerounais emprisonn&eacute; depuis octobre 2025.</p>
<h2>Une Am&eacute;ricaine enracin&eacute;e dans le combat africain</h2>
<p><strong>Makini Tchameni</strong> est n&eacute;e D&eacute;sir&eacute;e Ren&eacute;e Smith le 29 janvier 1962 &agrave; Houston, Texas. Derni&egrave;re d'une fratrie de huit, elle grandit dans une famille marqu&eacute;e par la r&eacute;sistance. Son p&egrave;re Floyd Smith avait assign&eacute; son employeur Hughes Tools en justice pour obtenir l'&eacute;galit&eacute; salariale entre travailleurs noirs et blancs. C&ocirc;t&eacute; maternel, les fr&egrave;res Moody avaient achet&eacute; cent hectares apr&egrave;s l'abolition de l'esclavage, terre transmise sans condition de vente. Ce socle familial forge sa conscience politique.</p>
<p>Kin&eacute;sith&eacute;rapeute dipl&ocirc;m&eacute;e en 1982, journaliste en 1992, titulaire d'un master en &eacute;ducation du New Jersey en 1997, Makini Tchameni construit une double expertise qui orientera toute sa vie professionnelle.</p>
<h2>Juillet 1983 : une rencontre qui change tout</h2>
<p>En juillet 1983, Makini croise un jeune militant camerounais panafricaniste. Trois mois plus tard, elle l'&eacute;pouse. Le couple c&eacute;l&eacute;brait le 17 octobre 2025 leurs 42 ans de vie commune. Ensemble, ils auront quatre enfants : Nkrumah, Nzinga, Shabaka Mae et Samory.</p>
<p>Avant cette rencontre, elle milite d&eacute;j&agrave; au All African People's Revolutionary Party fond&eacute; par Stokely Carmichael. Le message est radical : tout noir, quelle que soit sa terre de naissance, est africain. L'Afrique doit s'unir pour se d&eacute;fendre.</p>
<h2>De Douala &agrave; Johannesburg : b&acirc;tir une &eacute;cole panafricaine</h2>
<p>En 1986, Makini Tchameni ouvre un cabinet de kin&eacute;sith&eacute;rapie &agrave; Douala. En 1998, elle cr&eacute;e l'African American Academy &agrave; Bonaberi. Sept ans plus tard, elle fonde en Afrique du Sud la Fondation pour l'&eacute;ducation afrocentr&eacute;e.</p>
<p>Aujourd'hui, le r&eacute;seau <strong>ACE Leadership Schools</strong> est implant&eacute; au Cameroun, en Afrique du Sud et au Burkina Faso. Le projet est clair : ouvrir une &eacute;cole dans chacun des 54 &Eacute;tats de l'Union Africaine pour former des leaders intellectuellement comp&eacute;tents et ancr&eacute;s culturellement.</p>
<h2>1988-1990 : premier combat contre l'arbitraire</h2>
<p>En 1988, son mari <strong>Djeukam Tchameni</strong> est arr&ecirc;t&eacute; sans inculpation par les services secrets camerounais apr&egrave;s un voyage au Burkina Faso. Makini Tchameni lance une campagne internationale pour sa lib&eacute;ration. Elle perd son fils Nkrumah dans des circonstances troubles durant cette p&eacute;riode.</p>
<p>La pression porte. En mars 1990, le r&eacute;gime traduit son mari devant un tribunal militaire, qui le condamne &agrave; trois ans pour subversion. Six mois apr&egrave;s, il est lib&eacute;r&eacute; par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel en m&ecirc;me temps que Me Yondo Black et Anicet Ekane.</p>
<h2>Octobre 2025 : histoire qui se r&eacute;p&egrave;te</h2>
<p>Le 24 octobre 2025, au lendemain de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle camerounaise, Djeukam Tchameni est kidnapp&eacute; et conduit &agrave; Yaound&eacute;. Domicile et &eacute;cole sont perquisitionn&eacute;s sans mandat.</p>
<p>Makini Tchameni, telle Winnie Mandela face &agrave; l'apartheid, reprend ses tourn&eacute;es internationales. Elle contacte chefs d'&Eacute;tat et personnalit&eacute;s africaines. Elle saisit des organisations de droits de l'homme et des gouvernements occidentaux.</p>
<p>Au Cameroun, elle cr&eacute;e le <strong>COFEM</strong> Collectif de Femmes et M&egrave;res des d&eacute;tenus arbitraires de la crise post-&eacute;lectorale pour soutenir les familles et coordonner la lutte pour la lib&eacute;ration.</p>
<h2>Femme-symbole dans une Afrique sous tension</h2>
<p>L'action du COFEM teste la capacit&eacute; des soci&eacute;t&eacute;s civiles africaines &agrave; s'organiser face aux arrestations politiques post-&eacute;lectorales. Le r&eacute;seau ACE Leadership Schools, si menac&eacute;, privera des milliers d'&eacute;l&egrave;ves d'un mod&egrave;le &eacute;ducatif alternatif au sein du continent.</p>
<p>L'histoire de Makini Tchameni pose une question qui d&eacute;passe le Cameroun : jusqu'o&ugrave; une femme doit-elle reconstruire seule ce que l'&Eacute;tat s'acharne &agrave; d&eacute;truire ?</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-04-21 10:16:13</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: André Blaise Essama : civil traduit au tribunal militaire de Douala, violation flagrante]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Un civil devant un tribunal militaire : l'État de droit en question

Au Cameroun, des civils comparaissent devant la justice militaire pour
des faits liés à des...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un civil devant un tribunal militaire : l'&Eacute;tat de droit en question</p>
<p>Au Cameroun, des civils comparaissent devant la justice militaire pour des faits li&eacute;s &agrave; des contestations post-&eacute;lectorales. Le cas d'<strong>Andr&eacute; Blaise Essama</strong> documente une d&eacute;rive syst&eacute;mique. Les faits sont pr&eacute;cis, les violations juridiques, identifiables.</p>
<h2>Les faits &eacute;tablis, date par date</h2>
<p>Le 12 octobre 2025, les Camerounais votent pour &eacute;lire leur pr&eacute;sident. Des sources concordantes proc&egrave;s-verbaux et observations citoyennes signalent des irr&eacute;gularit&eacute;s majeures. Le 7 novembre 2025, au lendemain de la prestation de serment de Paul Biya, Andr&eacute; Blaise Essama est arr&ecirc;t&eacute; sans mandat, sans convocation, sans avocat. Son motif d'arrestation : avoir d&eacute;nonc&eacute; publiquement les violences post-&eacute;lectorales et appel&eacute; &agrave; un deuil national apr&egrave;s la mort de plusieurs citoyens. Il est conduit &agrave; la police judiciaire de Bonanjo, puis plac&eacute; en <strong>garde &agrave; vue administrative</strong> sur d&eacute;cision du gouverneur Samuel Dieudonn&eacute; Ivaha Diboua. Lui et <strong>Nzepang Siakam Scotty Winne</strong>r sont convoqu&eacute;s devant le Tribunal militaire de Douala, statuant en mati&egrave;re criminelle.</p>
<h2>Pourquoi cette proc&eacute;dure est ill&eacute;gale</h2>
<p>Les charges retenues par le lieutenant-colonel <strong>Effangono Martin Paul</strong>, juge d'instruction militaire, incluent apologie de crimes de pillage, atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat et r&eacute;bellion. Or Essama et Winner sont des civils. La traduction de civils devant une <strong>juridiction militaire au Cameroun</strong> constitue une violation de plusieurs textes internationaux ratifi&eacute;s par Yaound&eacute; : la D&eacute;claration universelle des droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. Une proc&eacute;dure d'habeas corpus engag&eacute;e par Ma&icirc;tre <strong>Fabien Kengne</strong>, avocat d'Essama, n'a pas emp&ecirc;ch&eacute; l'escalade vers le tribunal militaire.</p>
<h2>La r&eacute;pression post-&eacute;lectorale</h2>
<p>Le cas Essama suit un sch&eacute;ma identifiable. Premi&egrave;re &eacute;tape : emp&ecirc;chement pr&eacute;ventif;&nbsp; la commissaire du 4e arrondissement de Douala l'avait d&eacute;j&agrave; bloqu&eacute; le jour du scrutin, l'emp&ecirc;chant de surveiller les op&eacute;rations de vote &agrave; Deido. Deuxi&egrave;me &eacute;tape : arrestation arbitraire sans base l&eacute;gale. Troisi&egrave;me &eacute;tape : placement en garde &agrave; vue administrative, m&eacute;canisme qui contourne les garanties judiciaires ordinaires. Quatri&egrave;me &eacute;tape : renvoi devant le Tribunal militaire de Douala, juridiction incomp&eacute;tente pour juger des civils. Chaque &eacute;tape est une violation, et leur encha&icirc;nement r&eacute;v&egrave;le une strat&eacute;gie d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e de neutralisation judiciaire des voix contestataires.</p>
<h2>L'&Eacute;tat de droit camerounais</h2>
<p>Le proc&egrave;s devant le Tribunal militaire d'Andr&eacute; Blaise Essama et de Nzepang Siakam Scotty Winner constitue un test pour la communaut&eacute; juridique et les organisations de droits humains. Si la condamnation advient, elle valide un pr&eacute;c&eacute;dent dangereux : la justice militaire comme instrument de gestion des dissidences civiles post-&eacute;lectorales. La multiplication de ces proc&eacute;dures consolide une architecture r&eacute;pressive. Elle d&eacute;courage la participation citoyenne aux processus &eacute;lectoraux et &agrave; leur surveillance. Le signal envoy&eacute; est clair : observer un scrutin, d&eacute;noncer ses irr&eacute;gularit&eacute;s et appeler au deuil public peut conduire un civil devant une juridiction militaire.</p>
<h2>Quand la loi devient l'arme contre ceux qui la d&eacute;fendent</h2>
<p>Le cas Essama pose une question fondamentale sur la nature de l'&Eacute;tat de droit au Cameroun. Arr&ecirc;ter un citoyen sans mandat, le priver de ses droits fondamentaux, puis le confier &agrave; une juridiction militaire incomp&eacute;tente : chaque acte de cette s&eacute;quence est document&eacute;, nomm&eacute;, dat&eacute;. Ce n'est pas une zone grise juridique. C'est une violation en s&eacute;rie. La vraie question est celle-ci : combien de cas comme celui d'Andr&eacute; Blaise Essama faudra-t-il documenter avant qu'une r&eacute;ponse institutionnelle contraignante soit exig&eacute;e par la communaut&eacute; internationale ?</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-04-21 00:39:39</pubDate>
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