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    <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <lastBuildDate>Fri, 01 May 2026 02:15:49 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun : jour d’après Biya, seuls les profiteurs pleureront :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93181/30:27/cameroun-jour-dapres-biya-seuls-les-profiteurs-pleureront-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Six catégories de Camerounais regretteraient Paul Biya après son
départ. C’est la thèse de Jean‑Bruno Tagne, qui dresse une liste
de « profiteurs du régime ». U...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Six cat&eacute;gories de Camerounais regretteraient Paul Biya apr&egrave;s son d&eacute;part. C&rsquo;est la th&egrave;se de Jean‑Bruno Tagne, qui dresse une liste de &laquo; profiteurs du r&eacute;gime &raquo;. Une pr&eacute;diction qui divise l&rsquo;opinion.</p>
<h2>Une d&eacute;claration qui fracture l&rsquo;opinion camerounaise &nbsp;</h2>
<p>Le 30 avril 2026, Jean‑Bruno Tagne, observateur politique et journaliste camerounais, publie une analyse sur les r&eacute;seaux sociaux. Il affirme que <strong>le jour d&rsquo;apr&egrave;s Biya</strong> ne fera pleurer que des cat&eacute;gories sp&eacute;cifiques. L&rsquo;auteur cite les <strong>d&eacute;tourneurs de fonds publics</strong>, les trafiquants d&rsquo;influence et les fonctionnaires corrompus. Il ajoute les adeptes du tribalisme, les imposteurs et les ma&icirc;tres chanteurs politiques. Pour Tagne, aucun citoyen honn&ecirc;te ne regrettera le pr&eacute;sident actuel. Cette prise de position intervient alors que Paul Biya, 93 ans, est au pouvoir depuis 1982.</p>
<h2>Pourquoi ces cat&eacute;gories craignent la transition &nbsp;</h2>
<p>La crainte des profiteurs du r&eacute;gime repose sur un m&eacute;canisme simple. L&rsquo;<strong>impunit&eacute; &eacute;rig&eacute;e en r&egrave;gle</strong> sous Biya a permis des d&eacute;tournements massifs. La corruption s&rsquo;est institutionalis&eacute;e dans l&rsquo;administration, la police et la magistrature. Selon Tagne, ces acteurs savent qu&rsquo;un changement de pouvoir signifierait la fin des privil&egrave;ges indus. La peur d&rsquo;une justice ind&eacute;pendante ou de restitutions forc&eacute;es motive leur attachement au statu quo. Les racines du ph&eacute;nom&egrave;ne remontent &agrave; la d&eacute;centralisation du contr&ocirc;le financier au profit d&rsquo;un r&eacute;seau loyaliste.</p>
<h2>Comment fonctionne la pr&eacute;dation sous l&rsquo;&egrave;re Biya &nbsp;</h2>
<p>Le syst&egrave;me se d&eacute;finit comme une &eacute;conomie de la rente captur&eacute;e par une &eacute;lite politico‑administrative. Les <strong>d&eacute;tourneurs de fonds publics</strong> op&egrave;rent via des march&eacute;s publics surfactur&eacute;s et des comptes offshore. Les trafiquants d&rsquo;influence utilisent le &laquo; tu sais qui je suis ? &raquo; pour bloquer toute poursuite. La police et la gendarmerie pr&eacute;l&egrave;vent des taxes ill&eacute;gales aux citoyens. Les magistrats corrompus vendent des d&eacute;cisions de justice. Tagne d&eacute;crit un cercle vertueux de l&rsquo;impunit&eacute; pour les soutiens, et vicieux pour les opposants. Le d&eacute;part de Biya briserait cet &eacute;quilibre, exposant des d&eacute;cennies de pr&eacute;dation.</p>
<p>Qui, parmi les six cat&eacute;gories, osera ouvertement pleurer le d&eacute;part de Paul Biya ? La r&eacute;ponse r&eacute;v&eacute;lera si la peur des poursuites ou la loyaut&eacute; id&eacute;ologique domine dans l&rsquo;appareil d&rsquo;&Eacute;tat.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Jean Bruno Tagne</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-30 13:31:34</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Fraude électorale, mandats prolongés  : le RDPC change les règles du jeu :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Prolonger des mandats sans vote. Verrouiller un scrutin contesté. Le
RDPC ne gouverne plus le Cameroun il gère sa propre survie. Et pour
cela, tous les subterfu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Prolonger des mandats sans vote. Verrouiller un scrutin contest&eacute;. Le <strong>RDPC</strong> ne gouverne plus le Cameroun il g&egrave;re sa propre survie. Et pour cela, tous les subterfuges sont d&eacute;sormais mobilis&eacute;s.</p>
<h2>Une s&eacute;quence &eacute;lectorale sous haute tension</h2>
<p>L'ann&eacute;e 2025 a plac&eacute; le <strong>Cameroun</strong> face &agrave; une s&eacute;quence politique d&eacute;terminante. Une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle, des l&eacute;gislatives attendues, et un r&eacute;gime en place depuis plus de quarante ans qui n'a jamais organis&eacute; une alternance pacifique.</p>
<p>Selon des sources proches de l'opposition camerounaise, les r&eacute;sultats r&eacute;els de la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025 d&eacute;signeraient <strong>Issa Tchiroma</strong> figure politique longtemps associ&eacute;e au s&eacute;rail du pouvoir avant de prendre ses distances comme vainqueur du scrutin. Le r&eacute;gime, lui, conteste cette lecture et maintient ses propres chiffres.</p>
<p>Parall&egrave;lement, face &agrave; la perspective d'une d&eacute;faite aux l&eacute;gislatives, le <strong>RDPC</strong> aurait proc&eacute;d&eacute; &agrave; une prolongation subreptice des mandats des d&eacute;put&eacute;s sortants, modifiant discr&egrave;tement les r&egrave;gles du jeu &eacute;lectoral. Ces &eacute;l&eacute;ments constituent une violation caract&eacute;ris&eacute;e du cadre constitutionnel camerounais.</p>
<h2>Les racines d'un syst&egrave;me qui se d&eacute;vore lui-m&ecirc;me</h2>
<p>Le <strong>vol des &eacute;lections au Cameroun</strong> ne date pas de 2025. Il s'inscrit dans une logique de pouvoir construite sur quatre d&eacute;cennies. Le RDPC s'est progressivement transform&eacute; en ce que les politologues nomment un "parti h&eacute;g&eacute;monique de fa&ccedil;ade" : une structure dont la l&eacute;gitimit&eacute; repose non sur la base militante mais sur le contr&ocirc;le des institutions.</p>
<p>Ce glissement a une cons&eacute;quence m&eacute;canique. Quand un parti perd sa l&eacute;gitimit&eacute; populaire, il doit compenser par le contr&ocirc;le proc&eacute;dural. Modifier les r&egrave;gles &eacute;lectorales, prolonger les mandats sans consultation, invalider des r&eacute;sultats contestables ce sont les outils classiques des r&eacute;gimes qui savent qu'ils ne peuvent plus gagner librement.</p>
<p>La <strong>prolongation des mandats parlementaires</strong> repr&eacute;sente un franchissement de seuil. Ce n'est plus de la fraude &eacute;lectorale ponctuelle. C'est une reconfiguration permanente du cadre l&eacute;gal au profit du parti sortant.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme du verrouillage institutionnel</h2>
<p>Le <strong>braquage de la Constitution camerounaise</strong> expression utilis&eacute;e par l'opposition pour d&eacute;crire ces pratiques fonctionne selon un sch&eacute;ma pr&eacute;cis. Il ne s'agit pas d'une rupture visible, mais d'une s&eacute;rie de micro-d&eacute;cisions l&eacute;galement habill&eacute;es qui aboutissent collectivement &agrave; l'impossibilit&eacute; d'une alternance.</p>
<p>Prolonger les mandats &eacute;vite des l&eacute;gislatives que le RDPC anticipe perdre. Contr&ocirc;ler ELECAM, l'organisme officiel de gestion des &eacute;lections, garantit la validation des r&eacute;sultats souhait&eacute;s. Discr&eacute;diter l'opposition en parlant de ses affaires internes quand on l'interpelle sur la fraude c'est la couche rh&eacute;torique qui compl&egrave;te le dispositif.</p>
<p>Face &agrave; ce syst&egrave;me, le <strong>MRC</strong> Mouvement pour la Renaissance du Cameroun demeure le parti d'opposition le plus actif et le plus structur&eacute;. Sa capacit&eacute; &agrave; documenter, &agrave; mobiliser et &agrave; maintenir une pr&eacute;sence de terrain le place au c&oelig;ur de la r&eacute;sistance institutionnelle.</p>
<h2>Une crise de l&eacute;gitimit&eacute; qui s'aggrave</h2>
<p>La crise de l&eacute;gitimit&eacute; du RDPC pose une question existentielle. Un parti qui ne peut survivre qu'en modifiant les r&egrave;gles est un parti en fin de cycle. La transition politique au Cameroun aura lieu la seule variable est son caract&egrave;re ordonn&eacute; ou chaotique.</p>
<h2>Jusqu'o&ugrave; un r&eacute;gime peut-il changer les r&egrave;gles avant de les briser ?</h2>
<p>Il existe un point de non-retour dans la manipulation institutionnelle. Au-del&agrave;, ce ne sont plus des r&egrave;gles que l'on contourne c'est un contrat social que l'on d&eacute;chire.</p>
<p>Le Cameroun n'est pas encore &agrave; ce point. Mais il s'en approche. Et la question qui se pose aujourd'hui n'est plus "le RDPC peut-il gagner une &eacute;lection libre ?" Elle est : "combien de temps encore peut-il &eacute;viter d'en organiser une ?"</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 13:20:04</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: La République en ruine — quand Biya a emprisonné ses derniers hommes d'État :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Depuis deux décennies, le Cameroun glisse vers une désintégration
institutionnelle sans précédent. L'accélérateur de cette chute
n'est pas venu de l'extérieur....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis deux d&eacute;cennies, le Cameroun glisse vers une d&eacute;sint&eacute;gration institutionnelle sans pr&eacute;c&eacute;dent. L'acc&eacute;l&eacute;rateur de cette chute n'est pas venu de l'ext&eacute;rieur. Il est venu du sommet de l'&Eacute;tat lui-m&ecirc;me.</p>
<h2>Le tournant : l'emprisonnement des derniers piliers de l'&Eacute;tat</h2>
<p><strong>Paul Biya</strong>, au pouvoir depuis 1982, a pris une d&eacute;cision qui a chang&eacute; le destin du pays. Pour des raisons de survie politique, il a ordonn&eacute; l'incarc&eacute;ration de plusieurs de ses ministres les plus influents : <strong>Marafa Hamidou Yaya</strong>, <strong>Jean-Marie Atangana Mebara</strong>, <strong>Polycarpe Abah Abah</strong>, <strong>Urbain Olanguena Awono</strong>, <strong>Titus Edzoa</strong>.</p>
<p>Ces hommes &eacute;taient accus&eacute;s de <strong>d&eacute;tournement de fonds publics</strong>. Certains cas &eacute;taient document&eacute;s. D'autres relevaient davantage de la mise &agrave; l'&eacute;cart politique. Mais tous avaient en commun une chose : ils maintenaient encore une forme de gouvernance, aussi imparfaite soit-elle.</p>
<p>Leur d&eacute;part a cr&eacute;&eacute; un vide que rien n'a combl&eacute;.</p>
<h2>Le paradoxe de l'anti-corruption qui a tout empir&eacute;</h2>
<p>L'ironie est cruelle. En voulant afficher une lutte contre la <strong>corruption au Cameroun</strong>, le r&eacute;gime a d&eacute;truit les derniers m&eacute;canismes informels de r&eacute;gulation du pouvoir.</p>
<p>Les successeurs de ces ministres n'ont pas r&eacute;pliqu&eacute; leurs m&eacute;thodes. Ils les ont amplifi&eacute;es sans la prudence, sans les r&eacute;seaux, sans la comp&eacute;tence technique qui temp&eacute;raient auparavant les exc&egrave;s. Le <strong>pillage des ressources publiques</strong> est devenu syst&eacute;matique, d&eacute;complex&eacute;, presque institutionnalis&eacute;.</p>
<p>Ce que l'on appelait autrefois "corruption" avait encore des limites tacites. Ces limites ont disparu.</p>
<h2>Un pouvoir sans capitaine, un &Eacute;tat sans boussole</h2>
<p>Paul Biya a aujourd'hui 93 ans. Les observateurs diplomatiques et les chancelleries africaines le d&eacute;crivent unanimement comme un chef d'&Eacute;tat dont la capacit&eacute; de gouverner s'est consid&eacute;rablement r&eacute;duite. Former un gouvernement fonctionnel est devenu un exercice p&eacute;rilleux, souvent report&eacute; pendant des mois.</p>
<p>Le r&eacute;sultat est m&eacute;canique : sans arbitrage au sommet, les factions se multiplient. La <strong>d&eacute;liquescence institutionnelle</strong> s'installe &agrave; tous les niveaux. Minist&egrave;res paralys&eacute;s, projets d'infrastructure abandonn&eacute;s, services publics d&eacute;sorganis&eacute;s.</p>
<p>&Agrave; cela s'ajoutent des crises structurelles non r&eacute;solues : la guerre civile dans les r&eacute;gions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les incursions de Boko Haram dans l'Extr&ecirc;me-Nord, la fragilit&eacute; &eacute;conomique chronique malgr&eacute; des ressources naturelles significatives.</p>
<h2>Un pays &agrave; la crois&eacute;e des chemins</h2>
<p>La question successorale au Cameroun devient la priorit&eacute; absolue des cercles dirigeants. Aucun m&eacute;canisme constitutionnel cr&eacute;dible ne garantit une transition ordonn&eacute;e. Les ambitions se positionnent dans l'ombre, sans cadre l&eacute;gal stable.</p>
<p>Le risque imm&eacute;diat est celui de la paralysie d&eacute;cisionnelle dans un contexte de crises multiples. Les partenaires internationaux Banque mondiale, FMI, Union europ&eacute;enne conditionnent d&eacute;sormais leurs engagements &agrave; des r&eacute;formes de gouvernance que l'&Eacute;tat n'est plus en mesure d'initier.</p>
<p>La crise politique camerounaise pose une question de fond : un &Eacute;tat aussi fragment&eacute; peut-il se reconstruire de l'int&eacute;rieur ? L'histoire africaine offre des exemples dans les deux sens. Le S&eacute;n&eacute;gal a r&eacute;ussi des transitions. La RDC illustre &agrave; l'inverse la persistance du d&eacute;sordre institutionnel sur plusieurs g&eacute;n&eacute;rations.</p>
<p>Ce qui est certain : sans refondation des institutions, le Cameroun continuera de s'appauvrir malgr&eacute; un potentiel &eacute;conomique r&eacute;el p&eacute;trole, cacao, caf&eacute;, bauxite, hydro&eacute;lectricit&eacute;.</p>
<h2>Qui reprendra la barre ?</h2>
<p>La <strong>crise de gouvernance au Cameroun</strong> n'est pas une fatalit&eacute; g&eacute;ographique ni ethnique. Elle est le produit direct de choix politiques d&eacute;lib&eacute;r&eacute;s, accumul&eacute;s sur quarante ans. Ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;fait par d&eacute;cisions humaines peut, en th&eacute;orie, &ecirc;tre reconstruit par d'autres d&eacute;cisions humaines.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si Paul Biya quittera le pouvoir. Elle est de savoir ce qui restera de l'&Eacute;tat le jour o&ugrave; ce pouvoir changera de mains.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Jean Bruno Tagne</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 12:24:18</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Scandale du don chinois de riz au Cameroun : voici ce qui fait vraiment mal, par Louis Marie Kakdeu :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[La Chine s'apprête à livrer une aide alimentaire au Cameroun
composée essentiellement de riz, évaluée à plus de 1,6 milliard de
FCFA. L'annonce a été faite le 2...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La Chine s'appr&ecirc;te &agrave; livrer une aide alimentaire au Cameroun compos&eacute;e essentiellement de riz, &eacute;valu&eacute;e &agrave; plus de 1,6 milliard de FCFA. L'annonce a &eacute;t&eacute; faite le 27 avril 2026 lors d'une rencontre entre l'ambassadeur chinois Xu Yong et le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji. Le don a &eacute;t&eacute; salu&eacute; &laquo; au nom du pr&eacute;sident Paul Biya &raquo; comme un &laquo; geste d'humanit&eacute; &raquo; d'un &laquo; pays ami &raquo;. Je me propose de regarder ce cadeau beaucoup plus en d&eacute;tail pour savoir s&rsquo;il n&rsquo;est pas empoisonn&eacute;.</p>
<p><strong>Ce qui blesse : un potentiel g&eacute;ant agricole qui tend la main</strong></p>
<p>Derri&egrave;re les c&eacute;r&eacute;monies se cache une v&eacute;rit&eacute; brutale : un pays capable de produire son riz est en train de c&eacute;l&eacute;brer sa d&eacute;pendance alimentaire. Avec les plaines de Yagoua, les rizi&egrave;res de Ndop et les capacit&eacute;s de la SEMRY, le Cameroun devrait &ecirc;tre en train d'exporter du riz, et non de tendre la main. Du point de vue des politiques publiques, le probl&egrave;me est que cela devient une habitude et le gouvernement se plait de maintenir la politique de l&rsquo;import-substitution comme une simple slogan.</p>
<p><strong>Economie extravertie</strong></p>
<p>Le <strong>Cameroun</strong> produit ce qu'il ne consomme pas et consomme ce qu'il ne produit pas, ce qui marque la d&eacute;pendance de son &eacute;conomie de l'ext&eacute;rieur. Le Cameroun importe plus de 97,5 % du riz consomm&eacute; chaque ann&eacute;e.</p>
<p>Selon une source interne au Port autonome de Douala, pr&egrave;s de 1,3 million de tonnes de riz entrent au <strong>Cameroun</strong> chaque ann&eacute;e depuis 2022. La production locale est estim&eacute;e &agrave; environ 140 tonnes, mais elle est export&eacute;e au Nig&eacute;ria pour la majorit&eacute;. Le riz import&eacute; est devenu l&rsquo;aliment principal du citoyen. De plus en plus, m&ecirc;me les gens du village comptent sur le riz import&eacute; pour manger. La situation d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; alimentaire est d&eacute;j&agrave; grave. Entre octobre et d&eacute;cembre 2025, environ 11 % de la population camerounaise, soit 3,12 millions de personnes, se trouvaient en situation d'ins&eacute;curit&eacute; alimentaire et nutritionnelle aigu&euml;, dont 249 306 en situation d'urgence.&nbsp;</p>
<p><strong>La culture du don : un cataplasme sur une h&eacute;morragie</strong></p>
<p>Ce qui fait encore plus mal est que la Chine risque de faire au Cameroun le don d&rsquo;un riz chinois produit au Cameroun par les Camerounais. Sinon, ce serait &eacute;conomiquement insolite que la Chine exporte le riz qu&rsquo;elle produit dans la Haute Sanaga pour ensuite importer de Chine le riz &agrave; offrir au Cameroun. J&rsquo;explique bien le dossier :</p>
<p>Depuis 2006, l'&Eacute;tat camerounais a c&eacute;d&eacute; pr&egrave;s de 10 000 hectares de terres agricoles pour une dur&eacute;e de 99 ans &agrave; Sino Cam Iko Ltd, une multinationale chinoise sp&eacute;cialis&eacute;e dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. L'entreprise chinoise derri&egrave;re ce projet est le conglom&eacute;rat Shaanxi Land Reclamation General Corporation (&eacute;galement connu sous le nom de Shaanxi State Farm), qui appartient &agrave; l'&Eacute;tat chinois. Il op&egrave;re au Cameroun via sa filiale IKO Ltd., qui a &eacute;tabli une soci&eacute;t&eacute; locale, Sino-Cam Iko Ltd. Selon le protocole d'accord, le Cameroun s'engageait &agrave; c&eacute;der &agrave; cette soci&eacute;t&eacute; 6 000 ha de terrain dans la Haute-Sanaga : 1 000 ha &agrave; Mbanjdock pour la culture du manioc, 2 000 ha pour la culture du riz &agrave; Nanga-Eboko, et une autre parcelle de 3 000 ha pour la culture et la transformation du manioc. L'entreprise s'est int&eacute;ress&eacute;e notamment &agrave; une exploitation rizicole de 120 ha abandonn&eacute;e dans l&rsquo;arrondissement de Nanga-Eboko, dans la Haute-Sanaga, une exploitation initialement mise en place suite &agrave; un partenariat avec Taiwan dans les ann&eacute;es 1960, puis abandonn&eacute;e pour embrasser les importations.</p>
<p>Depuis son installation en 2006, Sino-Cam IKO a exp&eacute;riment&eacute; plus de 140 vari&eacute;t&eacute;s de riz hybrides et 4 vari&eacute;t&eacute;s de riz locales dans la plantation de Nanga-Eboko. Le Centre d'Application des Technologies Agricoles (CATA) de Nanga-Eboko a &eacute;t&eacute; construit avec une participation financi&egrave;re du gouvernement chinois de 10 millions de dollars am&eacute;ricains. Ce centre est consid&eacute;r&eacute; comme le deuxi&egrave;me grand centre d'exp&eacute;rimentation construit par la Chine en Afrique. Mais, en quoi cela profite au Cameroun ?</p>
<p><strong>Le scandale qui couve : un riz produit au Cameroun&hellip; pour la Chine</strong></p>
<p>C'est l&agrave; que le dossier devient explosif. Le gouvernement camerounais a c&eacute;d&eacute; des terres &agrave; une entreprise chinoise qui exploite des paysans locaux pour cultiver du riz destin&eacute; &agrave; la Chine. Cet accord est pass&eacute; alors que la population camerounaise meurt de faim et alors que le gouvernement a parall&egrave;lement laiss&eacute; le riz devenir l&rsquo;aliment principal des populations. Et aujourd&rsquo;hui, le gouvernement risque iniquement de remercier le &laquo; bienfaiteur &raquo; chinois pour un don de riz Made in Cameroon. C&rsquo;est un suicide &eacute;conomique !&nbsp;</p>
<p>Le Cameroun n&rsquo;a pas besoin de don alimentaire. Le Cameroun a besoin d&rsquo;un transfert de technologie. La sagesse chinoise dit pourtant qu&rsquo;au lieu de donner un poisson &agrave; un affam&eacute;, il faut plut&ocirc;t lui apprendre &agrave; p&ecirc;cher. Si la Chine se propose de faire un don au Cameroun, alors cela voudrait dire que la promesse du CATA n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; tenue. Il y aurait donc eu tromperie sur la marchandise.&nbsp;</p>
<p><strong>L'explosion fonci&egrave;re discr&egrave;te</strong></p>
<p>Officiellement, IKO devait lancer un site exp&eacute;rimental sur 100 hectares. Trois ans plus tard, ce n'&eacute;tait plus 100 hectares, mais 10 000 hectares, soit un ne multiplication par 100 sans d&eacute;bat public, sans vote du Parlement. La v&eacute;ritable question est de savoir ce que gagne la chine est retour. Ce don ne peut pas &ecirc;tre un acte de solidarit&eacute; d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;. Il s'inscrit s&ucirc;rement dans la logique de la Chinafrique : la Chine offre du riz et repart avec des contrats d'infrastructures, des acc&egrave;s aux mati&egrave;res premi&egrave;res et une influence diplomatique croissante. Ce volet m&eacute;riterait un peu plus de transparence si l&rsquo;on &eacute;tait au Cameroun dans une d&eacute;mocratie !</p>
<p><strong>Un paradoxe cruel</strong></p>
<p>Nanga Eboko cristallise toute l'absurdit&eacute; de l&rsquo;imp&eacute;rialisme agro-alimentaire au Cameroun. C&rsquo;est pareil avec ce qui se passe dans les autres plantations industrielles du pays &agrave; l'instar de celles du Moungo o&ugrave; aucun doigt de banane ne tombe pour que les populations locales mangent. L'on produit pour le march&eacute; &eacute;tranger et l'on emprunte ou mendie pour nourir les Camerounais. La relation sino-camerounaise s&rsquo;inscrit aussi dans la continuit&eacute; de cette absurdit&eacute; : des terres camerounaises c&eacute;d&eacute;es pour 99 ans &agrave; une entreprise d'&Eacute;tat chinoise, une main-d'&oelig;uvre locale sous-pay&eacute;e, une production qui part vers la Chine pendant que le Cameroun importe 97,5 % de son riz, et un &Eacute;tat qui re&ccedil;oit des dons de riz chinois&hellip; produit peut-&ecirc;tre en partie sur son propre sol. La question cruelle du citoyen reste de savoir qui en sera b&eacute;n&eacute;ficiaire : Qui recevra ce riz ? Selon quels crit&egrave;res ? Quelle tra&ccedil;abilit&eacute; ? Le silence des autorit&eacute;s sur ces questions laisse la porte grande ouverte aux d&eacute;tournements habituels lors de la distribution de l'aide alimentaire. L&rsquo;imaginaire populaire n&rsquo;oubliera jamais l'affaire du &laquo; riz d'Orca &raquo; qui fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;opacit&eacute; autour de la distribution de 4 000 sacs de riz offerts par l'entreprise Orca le 9 avril 2020 pour soutenir la lutte contre le Covid-19. Qu&rsquo;est-ce qui montre que la gestion de ce nouveau don sera diff&eacute;rente ? Pourquoi un ambassadeur se fait recevoir par le ministre en charge des affaires int&eacute;rieures et non par le ministre en charge des relations ext&eacute;rieures ? On est habitu&eacute; aux scandales au Cameroun. Le ministre de la sant&eacute; publique avait re&ccedil;u sa part de don &agrave; Orca. Le ministre du commerce a g&eacute;r&eacute; sa part au boulevard du 20 mai. Voici le ministre de l&rsquo;administration territoriale qui va g&eacute;rer sa part. Qui vivra verra !</p>
<p><strong>Un vrai scandale politique&nbsp;</strong></p>
<p>Le peuple re&ccedil;oit des sacs de riz. Les dirigeants distribuent des remerciements au nom du Chef de l&rsquo;Etat, Paul Biya. Et la souverainet&eacute; alimentaire, elle, reste introuvable. Ce don chinois de riz est le symbole d'un Cameroun qui a choisi la politique de l'assiette tendue plut&ocirc;t que celle du champ cultiv&eacute;, et qui applaudit sa propre humiliation.</p>
<p>&Ccedil;a peut tuer!</p>
<p><em>* Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National du SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 10:44:54</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Pr Edouard Bokagné : Maurice Kamto est-il le président du Mrc ? Sa plainte à L’UA ne peut prospérer :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Je vais le dire d'emblée : elle ne va pas prospérer. Exactement
comme la récente candidature de Maurice Kamto au scrutin où il a
été recalé. Parce qu'elle est j...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Je vais le dire d'embl&eacute;e : elle ne va pas prosp&eacute;rer. Exactement comme la r&eacute;cente candidature de Maurice Kamto au scrutin o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; recal&eacute;. Parce qu'elle est justement ce qu'on ne voit pas : un &eacute;cran de fum&eacute;e. Kamto ne se plaint pas : &nbsp;il cherche &agrave; exister. Pour vivre, celui qui est mort doit d'abord ressusciter.</p>
<p>Voyons d'abord la plainte elle-m&ecirc;me et les arguments sur lesquels elle repose. Ce qui s'est fait au Glass House Paul Biya n'est pas une d&eacute;volution de pouvoir ; bien que &ccedil;a puisse y mener. C'est un artifice juridique pour offrir au pouvoir une continuit&eacute; ; un artifice fait en toute l&eacute;galit&eacute;. Dans le syst&egrave;me actuel o&ugrave; le r&eacute;gime est surepr&eacute;sent&eacute;, il n'avait aucun probl&egrave;me pour assurer sa continuit&eacute;. M&ecirc;me s'il advenait &agrave; son chef quelque calamit&eacute;, le Rdpc aurait tout de m&ecirc;me continu&eacute; &agrave; r&eacute;gner.</p>
<p>Le facteur d'incertitude n'&eacute;tait donc pas lui, le Rdpc. Il gisait dans le r&eacute;gime lui-m&ecirc;me et ses rivalit&eacute;s. Personne ne pouvait pr&eacute;juger, si le chef n'&eacute;tait plus l&agrave; pour arbitrer, de ce qui pouvait s'y passer. C'est un cas assez exceptionnel dans lequel un syst&egrave;me parvient &agrave; s'auto-enfermer ; un cas qui ne laisse pas d'espace o&ugrave; le pouvoir soit disput&eacute;. On allait au chaos si rien n'&eacute;tait chang&eacute;. Et ce chaos-l&agrave; serait interne au Rdpc.</p>
<p>Cela a-t-il des arguments philosophiques ? Je ne dirais pas que ce soit l'id&eacute;al du Contrat Social d&eacute;mocratique. Les id&eacute;es de Rousseau sont ici trahies &agrave; chaque pas. La structure d'avant m&ecirc;me e&ucirc;t pu se targuer d'&ecirc;tre plus pratique. Celle-ci poss&egrave;de des relents monarchiques. C'est une tare parfaitement assum&eacute;e qu'&agrave; peu d'exceptions pr&egrave;s, le pays semble avoir accept&eacute;e. Justement par sa practicabilit&eacute;. Nous avons offert un mandat pr&eacute;sidentiel &agrave; un vieillard de 93 ans : le quitus de nous gouverner jusqu'&agrave; 100 ans.</p>
<p>Il ne faut pas nous leurrer : nous l'avons autoris&eacute; de mourir au pouvoir. C'est justifi&eacute; qu'en contrepartie, il mette de l'ordre en pr&eacute;vision de ce soir. C'est &ccedil;a l'esprit de la modification de la constitution. L'UA ne peut rien y faire. Aucune institution n'a &eacute;t&eacute; viol&eacute;e. Le Mrc met d'ailleurs la charrue avant les b&oelig;ufs, puisque seule la loi est modifi&eacute;e. Le dauphin n'est pas encore d&eacute;sign&eacute;. Il propose donc &agrave; l'UA un exercice pratique de droit constitutionnel &agrave; traiter : ce qui me semble d'une fondamentale na&iuml;vet&eacute;.</p>
<p>Il faudrait, pour que la plainte du Mrc - qui n'est pas d&eacute;j&agrave; un parti repr&eacute;sent&eacute; et dont le dirigeant est contest&eacute; - qu'elle f&ucirc;t recevable en toute l&eacute;galit&eacute;. Il y a un probl&egrave;me de qualit&eacute;. Allons &agrave; admettre que celle-ci lui soit attribu&eacute;e et que la plainte f&ucirc;t re&ccedil;ue : comment la traiter ? Il faut savoir sur quels arguments elle se fonde. Elle doit donc &ecirc;tre cot&eacute;e &agrave; des juristes charg&eacute;s d'analyser le pr&eacute;judice que la modification aurait caus&eacute;.</p>
<p>N'importe comment, les juristes de l'UA ne peuvent aboutir &agrave; une intervention sur une proc&eacute;dure difficile &agrave; expliquer. Paul Biya est le pr&eacute;sident l&eacute;gal du Cameroun. Je ne vois pas comment on sanctionnerait son pays pour la d&eacute;volution d'un pouvoir qu'il n'a d&eacute;volu &agrave; personne. Ou parce que son parlement lui a donn&eacute; le pouvoir de nommer un successeur ; lui qui, jadis, a succ&eacute;d&eacute;. Une impossibilit&eacute;.</p>
<p>Mais comme je disais, Kamto et son Mrc ont leur probl&egrave;me : exister. L'irruption d'Issa Tchiroma les a mis &agrave; l'&eacute;troit. Il d&eacute;mant&egrave;le leurs assises &agrave; chaque pas. Boris Bertolt avait tout faux : Kamto n'est pas dans une veine de faiseur de rois. Les rois, (l'exemple du Cameroun l'illustre parfaitement), enterrent d'abord ceux qui les ont fabriqu&eacute;s. Bien qu'il soit mort, Kamto fait partie des cadavres difficiles : il refuse d'&ecirc;tre enterr&eacute;.</p>
<p>Il a r&eacute;cemment initi&eacute; une p&eacute;tition. C'est ici que, peut-&ecirc;tre, elle aurait eu de l'utilit&eacute; : &eacute;tablir les masses en train de protester. H&eacute;las, le p&eacute;tard &eacute;tait mouill&eacute;. Le silence de son pschitt est &eacute;loquent. Kamto retrouve les exercices tant affectionn&eacute;s : comme r&eacute;diger des codes consensuels aux collines des &acirc;nes mont&eacute;s ; ou bien ester pour l'incapacit&eacute; du pr&eacute;sident sans aucun &eacute;lu au parlement ; ou survivoler et se priver de ses derniers alli&eacute;s.</p>
<p>Cette nouvelle man&oelig;uvre est une monumentale ineptie car elle est une querelle de l&eacute;galit&eacute;. Lui qui a ce probl&egrave;me a priori compl&egrave;tement tort d'attaquer celui qui devra l'arbitrer aupr&egrave;s des instances concern&eacute;es. Je vais le poser simplement : Maurice Kamto est-il le pr&eacute;sident du Mrc ? &Ccedil;a demande &agrave; &ecirc;tre prouv&eacute;. Ce serait la premi&egrave;re pi&egrave;ce que les avocats de l'&Eacute;tat verseraient au dossier &agrave; l'UA.</p>
<p>Si jamais le dossier &eacute;tait enr&ocirc;l&eacute;. Nous en sommes encore fort &eacute;loign&eacute;s !</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Edouard BOKAGNE</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-29 00:59:40</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Vice-présidence auCameroun : le silence de Biya après la réforme constitutionnelle est une stratégie :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93162/30:27/vice-presidence-aucameroun-le-silence-de-biya-apres-la-reforme-constitutionnelle-est-une-strategie-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le Parlement camerounais a adopté la révision constitutionnelle
réintroduisant le poste de vice-président au Cameroun le 4 avril
2026. Paul Biya a promulgué la...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Parlement camerounais a adopt&eacute; la r&eacute;vision constitutionnelle r&eacute;introduisant le poste de vice-pr&eacute;sident au Cameroun le 4 avril 2026. Paul Biya a promulgu&eacute; la loi le 14 avril. Depuis, silence total. Pas de d&eacute;cret. Pas de nom. Pas de rumeur officielle.</p>
<h2>Ce que la r&eacute;forme cr&eacute;e r&eacute;ellement</h2>
<p>La loi N&deg;2026/002 d&eacute;finit un cadre de succession pr&eacute;cis. Le <strong>vice-pr&eacute;sident du Cameroun</strong> se d&eacute;finit comme le titulaire qui ach&egrave;ve le mandat pr&eacute;sidentiel en cours en cas de vacance du pouvoir. Paul Biya, r&eacute;&eacute;lu en 2025, gouverne jusqu'en 2032.</p>
<p>Un successeur d&eacute;sign&eacute; gouvernerait donc le Cameroun sept ans, sans &eacute;lection pr&eacute;sidentielle interm&eacute;diaire, sans soumission au suffrage universel. La formulation constitutionnelle est claire sur un second point : le vice-pr&eacute;sident ne peut pas briguer la pr&eacute;sidence &agrave; l'&eacute;lection suivante. Il gouverne. Il ne peut pas se succ&eacute;der &agrave; lui-m&ecirc;me.</p>
<p>Ce m&eacute;canisme constitue une <strong>succession contr&ocirc;l&eacute;e et plafonn&eacute;e</strong>. Le pr&eacute;sident peut mettre fin aux fonctions du vice-pr&eacute;sident &agrave; tout moment. Ce n'est pas une r&eacute;forme d&eacute;mocratique. C'est une architecture de contr&ocirc;le.</p>
<h2>Pourquoi Biya temporise : la politique du vide calcul&eacute;</h2>
<p>Lire ce silence comme une h&eacute;sitation serait une erreur d'analyse. Paul Biya, 93 ans, n'h&eacute;site pas. Il temporise. La nuance est politique, pas s&eacute;mantique.</p>
<p>L'attente sert. Elle &eacute;puise les clans rivaux qui s'affrontent dans les antichambres du <strong>Palais d'&Eacute;toudi</strong>. Elle contraint chaque pr&eacute;tendant &agrave; exposer ses r&eacute;seaux, ses all&eacute;geances, ses strat&eacute;gies de lobbying. Elle maintient chaque baron politique dans une d&eacute;pendance absolue vis-&agrave;-vis d'un seul homme. Et elle pr&eacute;serve ce que Biya a &eacute;rig&eacute; en mode de gouvernance depuis 1982 : la capacit&eacute; de surprendre.</p>
<p>Les grandes d&eacute;cisions politiques pass&eacute;es remaniements, d&eacute;signations, arbitrages ont rarement suivi les sc&eacute;narios les plus circul&eacute;s. Ce pr&eacute;c&eacute;dent disciplinera les sp&eacute;culations.</p>
<h2>Trois clans, trois calculs, z&eacute;ro certitude</h2>
<p>Dans les antichambres d'&Eacute;toudi, trois configurations s'affrontent.</p>
<p>La premi&egrave;re repose sur la <strong>continuit&eacute; dynastique</strong>. Franck Biya, fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident, est pouss&eacute; par un mouvement organis&eacute; de soutiens, les &laquo; Franckistes &raquo;. Un faux d&eacute;cret de nomination a m&ecirc;me circul&eacute; d&eacute;but avril suffisamment cr&eacute;dible pour que la consule du Cameroun &agrave; Nairobi d&eacute;mente publiquement une information reprise par la t&eacute;l&eacute;vision d'&Eacute;tat k&eacute;nyane. Ses partisans ont test&eacute; l'opinion. L'int&eacute;ress&eacute; n'a aucune exp&eacute;rience politique formelle.</p>
<p>La deuxi&egrave;me hypoth&egrave;se mise sur l'&eacute;quilibre r&eacute;gional anglophone. Nommer le Premier ministre Joseph Dion Ngute, ou ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs Peter Mafany Musonge ou Phil&eacute;mon Yang, serait un signal politique fort en contexte de crise anglophone. Mais cette option heurte une m&eacute;moire difficile : Biya lui-m&ecirc;me a supprim&eacute; l'identit&eacute; f&eacute;d&eacute;rale du pays en 1984.</p>
<p>La troisi&egrave;me ligne est celle des barons du syst&egrave;me. Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, ou Ren&eacute; Emmanuel Sadi incarnent cette fili&egrave;re.&nbsp;</p>
<h2>Un couloir de succession ferm&eacute; pour tous</h2>
<p>La nomination du vice-pr&eacute;sident camerounais reconfigurera instantan&eacute;ment l'ensemble de l'&eacute;chiquier politique national. Chaque clan perdant s'effacera ou se repositionnera. La personnalit&eacute; choisie concentrera imm&eacute;diatement les sp&eacute;culations sur 2032.</p>
<p>Le perdant structurel de cette r&eacute;forme est rarement nomm&eacute; : les caciques du RDPC. Ceux qui avaient pass&eacute; quarante ans &agrave; accumuler r&eacute;seaux et capitaux politiques en attendant l'ouverture &eacute;lectorale voient le couloir se fermer. Quelqu'un sera d&eacute;sign&eacute; par Biya seul. Les autres attendront ind&eacute;finiment.</p>
<p>La <strong>l&eacute;gitimit&eacute; d'un vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong> constituera une ligne de fracture permanente. Gouverner sept ans sans mandat populaire expose le successeur &agrave; une contestation structurelle, int&eacute;rieure comme ext&eacute;rieure.</p>
<h2>La vraie question que personne ne pose encore</h2>
<p>La vraie question n'est pas : qui sera nomm&eacute; ? Elle est : quand Biya estimera-t-il avoir suffisamment observ&eacute;, suffisamment d&eacute;stabilis&eacute;, suffisamment consolid&eacute; pour signer ce d&eacute;cret historique ?</p>
<p>Et au-del&agrave; du calcul politique : un vice-pr&eacute;sident gouvernant sans &eacute;lection dispose-t-il d'une l&eacute;gitimit&eacute; suffisante pour engager durablement le Cameroun ? Le peuple camerounais aura-t-il voix au chapitre sur une d&eacute;cision qui engage l'avenir du pays jusqu'en 2032 ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 12:38:18</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Maurice Kamto et l’espoir d’un sursaut national face au chaos politique, par Joel Tchoegnia :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Je suis particulièrement déshonoré que face à la dictature qui
cimente le Cameroun et compromet tout espoir de développement.
D’autant plus déshonoré quand la r...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis particuli&egrave;rement d&eacute;shonor&eacute; que face &agrave; la dictature qui cimente le Cameroun et compromet tout espoir de d&eacute;veloppement. D&rsquo;autant plus d&eacute;shonor&eacute; quand la r&eacute;sistance d&rsquo;hier se divise.</p>
<p>Il faut &eacute;viter qu&rsquo;il se retrouve en lambeaux. Je suis en droit de fixer l&rsquo;opinion que la th&eacute;matique du combat contre la dictature aux guerres internes et qui de poser la question de savoir sauvera le <strong>Cameroun</strong>.</p>
<p>La r&eacute;ponse peut tout aussi sembler complexe car cette r&eacute;sistance est prise dans la trappe de la trahison, de divisions et de r&eacute;veil politique. Le moins qu&rsquo;on puisse dire est que le pays est &agrave; la crois&eacute;e des chemins. Faut-il unir la lutte ou sombrer dans la division&nbsp;?</p>
<p>La semaine derni&egrave;re, sur cette m&ecirc;me plateforme, je m&rsquo;exprimais sur le combat de la r&eacute;sistance et sur l&rsquo;&eacute;lan r&eacute;volutionnaire port&eacute; par ceux qui r&ecirc;vent d&rsquo;un Cameroun libre et juste. Mais aujourd&rsquo;hui, le constat est amer. Au lieu de combattre la dictature, certains ont pris les r&eacute;seaux sociaux en otage pour se livrer &agrave; des affrontements internes, allant jusqu&rsquo;&agrave; attaquer les leaders de cette r&eacute;sistance. Pourtant, bien avant l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025, l&rsquo;objectif &eacute;tait clair : sauver le Cameroun des mains de ceux qui le dirigent depuis 43 ans, avec leurs alli&eacute;s.</p>
<blockquote>
<p>C&rsquo;est avec une profonde tristesse que nous observons ceux qui, autrefois engag&eacute;s et d&eacute;vou&eacute;s, choisir aujourd&rsquo;hui de renoncer &agrave; la lutte.</p>
</blockquote>
<p>Leur volte-face blesse le c&oelig;ur de ceux qui continuent &agrave; croire au changement.</p>
<p>Voir des femmes et des hommes jadis anim&eacute;s par la conviction abandonner le chemin qu&rsquo;ils avaient choisi est une immense d&eacute;sillusion. Leurs actes actuels contrastent douloureusement avec leurs engagements pass&eacute;s.</p>
<p>Cette d&eacute;sertion laisse derri&egrave;re elle : un vide, de l&rsquo;incompr&eacute;hension, et une blessure chez leurs fid&egrave;les soutiens.</p>
<p>Mais malgr&eacute; tout, j&rsquo;ose croire que le temps apporte la sagesse, la lucidit&eacute; et parfois le repentir &agrave; ceux qui ont flanch&eacute;. Il est fascinant d&rsquo;observer l&rsquo;impact qu&rsquo;une personnalit&eacute; politique peut avoir sur l&rsquo;&eacute;chiquier national.</p>
<p>Le Professeur <strong>Maurice Kamto</strong>, &agrave; travers : sa p&eacute;tition pour une r&eacute;forme constitutionnelle int&eacute;grant un poste de vice-pr&eacute;sident, sa requ&ecirc;te d&eacute;pos&eacute;e aupr&egrave;s de l&rsquo;Union africaine concernant un changement anticonstitutionnel de gouvernement au <strong>Cameroun</strong>, et sa demande de sanctions, d&eacute;montre une volont&eacute; claire : provoquer un changement r&eacute;el.</p>
<p>C&rsquo;est une influence qui force l&rsquo;attention. Mais la r&eacute;action attendue du r&eacute;gime face &agrave; ses prises de position t&eacute;moigne de son poids politique. Sa parole mobilise. Son discours rassemble. Son influence inqui&egrave;te ses adversaires.</p>
<p>Chaque d&eacute;claration qu&rsquo;il porte m&eacute;rite donc attention, car elle r&eacute;v&egrave;le les rapports de force r&eacute;els et les aspirations profondes du peuple camerounais.</p>
<p>A la situation actuelle, il faut choisir l&rsquo;engagement et y rester sans cliquer les yeux. Le temps urge. Le Cameroun n&rsquo;a plus besoin de querelles internes. Au contraire il a besoin d&rsquo;unit&eacute;, de courage, d&rsquo;avenir et de sursaut. T&ocirc;t ou tard, la raison finira par triompher.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Joel Tchoegnia</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 09:16:58</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: La symbolique pédagogique de la peine dans les révélations sociétales :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93156/30:27/cameroun-la-symbolique-pedagogique-de-la-peine-dans-les-revelations-societales-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93156/30:27/cameroun-la-symbolique-pedagogique-de-la-peine-dans-les-revelations-societales-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Une appréhension concrète à travers l’émergence d’un
communicateur adulé, dans le raffermissement de la solidarité
communautaire entre les Bangous, depuis le dé...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une appr&eacute;hension concr&egrave;te &agrave; travers l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un communicateur adul&eacute;, dans le raffermissement de la solidarit&eacute; communautaire entre les Bangous, depuis le d&eacute;c&egrave;s du Roi Tayo Marcel et le chemin de croix de son successeur embl&eacute;matique Tchihou Tayo Arnaud au tr&ocirc;ne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne Jean Aim&eacute; Ganchy</p>
<p>L&rsquo;art de vivre retrouve dans la projection des ambitions et des constructions existentielles, une certaine mod&eacute;lisation du temps, des choses et des r&eacute;alisations, selon des codes d&rsquo;aventures qui &eacute;chappent &agrave; priori au contr&ocirc;le de l&rsquo;intelligence humaine imm&eacute;diate. Ainsi il n&rsquo;existe pas de planification qui soit sans r&eacute;serves ni de croissance qui soit d&eacute;finitivement ou totalement hors de tout doute et de toute surprise. Penser l&rsquo;avenir, formuler les articulations d&rsquo;un destin, c&rsquo;est se donner comme cobaye, dans le d&eacute;roulement de la somme des enjeux qui constituent le pr&eacute;sent et pr&eacute;figurent les futurs.</p>
<p>IL en est ainsi de la mort, lugubre laurier qui trahit la beaut&eacute; de l&rsquo;existence et indique &agrave; chaque bruyante c&eacute;l&eacute;bration, qu&rsquo;il y a un temps pour tout, un temps pour tout vraiment, et sans que la v&eacute;rit&eacute; qui en r&eacute;sulte fasse l&rsquo;objet de pr&ecirc;ches du dimanche ou des veill&eacute;es fun&egrave;bres par quelques pr&eacute;pos&eacute;s et serviteurs des chapelles dogmatiques. Des morts ont souvent servi de d&eacute;livrance, propuls&eacute; des causes et produit des trucs de toute nature, comme le sol apr&egrave;s une pluie. Nous ne dirons jamais assez, combien des d&eacute;parts ont boulevers&eacute; des contr&eacute;es, des raisons, des logiques et redessiner des &eacute;chiquiers. Entre les truands, les brutes, les bons, les imb&eacute;ciles et les voyous, le monde a souvent eu un choix complexe, perturb&eacute; par quelques salauds incapables de lire le temps et de comprendre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la boussole.</p>
<p>Tenez, un deuil, puis des gens, des lanceurs de pierres, des reconstructeurs, des faiseurs de paix et des porteurs de haines. Et au milieu de ce d&eacute;cor arc-en-ciel, une voix, des voix, des outils, des instruments, bref une qu&ecirc;te permanence de nouvel ordonnancement contextuel. Point de liens, point d&rsquo;interm&eacute;diaires, point de messagers et point de voix sacrificielles, alors point de soudure, point de renseignements et des enseignements. Ici, intervient l&rsquo;appel au professionnel, et plus que cela ou mieux que cela, au diplomate. On oublie souvent que diplomate vient tout simplement de dipl&ocirc;me, dipl&ocirc;me qualifiant le pli, le message du souverain vers un autre souverain. Le diplomate c&rsquo;est le porteur du dipl&ocirc;me du souverain. Mais tenez, le communicateur ordinaire est bien plus que cela, agissant promptement et en temps r&eacute;el, avec la b&ecirc;tise qu&rsquo;il ne jouit d&rsquo;aucune protection, privil&egrave;ge ou immunit&eacute;, sauf s&rsquo;il est anobli opportun&eacute;ment par un souverain traditionnel &eacute;clair&eacute;. Il me semble que le monarque de Bangou l&rsquo;a compris. Mais qui est-ce donc, entr&eacute; dans la cour des grands dans cette capacit&eacute; et par cette porte&nbsp;? Jetez-lui la pierre, refusez-lui le breuvage de circonstance, et la mal&eacute;diction du roi s&rsquo;abattra sur vous. H&eacute;&nbsp;!</p>
<p>On dit bien que le roi est mort, mais vive le roi. C&rsquo;est trop court, car qui fait donc quoi dans la logique des tintamarres qui peuvent se mettre en place, et dans certains cas de fa&ccedil;on n&eacute;gative&nbsp;? Nous y sommes, dans des prospectives des communaut&eacute;s enti&egrave;res, des peuples, des clans perdus et d&eacute;boussol&eacute;s. Voici mis en exergue, le temps, les ressources et le g&eacute;nie des lumi&egrave;res raffermissantes, soudantes et rassemblant. Informer, parler aux autres, porter &agrave; tous les v&eacute;rit&eacute;s, les faits, les actes, les orientations, disent tout du besoin crucial qui n&rsquo;a aucune alternative sinon la d&eacute;solation et la d&eacute;cr&eacute;pitude face &agrave; des charognards de la distraction et de la haine.</p>
<p>Nous y voici &agrave; Bangou mieux qu&rsquo;ailleurs, come ailleurs ou plus qu&rsquo;ailleurs. L&rsquo;histoire s&rsquo;&eacute;crira sur notre destin depuis le d&eacute;c&egrave;s du roi Tayo Marcel. Cette histoire, dans sa traduction par les liens multiples construits pour rassurer, assurer et souder son peuple, formulera des &eacute;quations du r&eacute;el, o&ugrave; l&rsquo;on verra &eacute;merger comme une &acirc;me sacrificielle, un de ses fils, un moindre rien, un petit pauvre, un grand riche, un talent, un socle de m&eacute;c&egrave;ne intellectuel et traditionnel dont le nom s&rsquo;est grav&eacute; tout seul, mais l&eacute;gitimement dans les pages glorieuses.</p>
<p>Ce jeune homme, ce fils, ce produit de nos entrailles devenus tout &agrave; la fois, le diplomate, l&rsquo;informateur, le m&eacute;canicien de la parole et le traducteur du verbe des rites coutumiers en message audible et populaire, n&rsquo;a pas fait que gravir les escaliers de la comptabilit&eacute; des &acirc;ges et des croissances des os en ce vingt-septi&egrave;me jour du mois d&rsquo;avril de l&rsquo;an 2026. Le fils devenu notable du roi nous a donn&eacute; &agrave; penser mieux qu&rsquo;hier, &agrave; tout ce que la communaut&eacute; lui doit de productif et de positif. Des instruments, des outils, des &eacute;quipes alertes et &eacute;veill&eacute;es, toujours &agrave; l&rsquo;&eacute;coute, et dans une disponibilit&eacute; digne de la discipline des moines du temple des arts martiaux de Shaolin.</p>
<p>Mais tout serait si al&eacute;atoire et si imparfait, si nous ne nous mettions pas ensemble, pour d&eacute;construire les mythes des &oelig;uvres inattaquables, des &ecirc;tres sup&eacute;rieurs et des g&eacute;nies sans entorses m&ecirc;mes mineures. Ne dites pas de lui qu&rsquo;il a r&eacute;ussi quelque chose, dites plut&ocirc;t que son chemin est trac&eacute; et qu&rsquo;il a amorc&eacute; la premi&egrave;re pente de la mont&eacute;e avec courage, lucidit&eacute; et intelligence. IL restera &agrave; lui enseigner l&rsquo;humilit&eacute;, l&rsquo;&eacute;coute, la r&eacute;serve et la distance qui font le trait central de la notabilit&eacute; dont le plus haut des princes et premier des soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;tes, lui a fait l&rsquo;honneur de rejoindre les rangs.</p>
<p>M&ecirc;me le m&eacute;rite, c&eacute;l&eacute;br&eacute;, vant&eacute; et &eacute;nonc&eacute; publiquement demeure une sorte d&rsquo;ostentation. Mais ne pas l&rsquo;applaudir induit une autre faille, celle l&agrave; bien trop grave, car confortant les id&eacute;ologies auxquelles les imb&eacute;ciles, les idiots, les paresseux, les tricheurs et les fain&eacute;ants de toutes les chapelles, adh&egrave;rent sans aucun besoin de carte de membre ni de cotisation annuelle.</p>
<p>Finalement c&rsquo;est quoi un anniversaire&nbsp;? C&rsquo;est en toute sagesse des civilisations humaines, un moment sublime d&rsquo;introspection forte. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il est sage de souhaiter <strong>UN BON ANNIVERSAIRE et non UN JOYEUX ANNIVERSAIRE</strong>./.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Shanda Tonme</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-28 08:11:06</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[MONDE ENTIER  :: Au-delà de la sémantique guerrière : ALERTE SUR LE SORT D’UN MONDE AU BORD DU PRECIPICE :: WORLD]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Sommes-nous exposés au règne des satanistes ?
 
Les enseignements de la théorie et de la pratique diplomatique,
prescrivent des attentions spéciales qui induise...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sommes-nous expos&eacute;s au r&egrave;gne des satanistes ?<br />&nbsp;<br />Les enseignements de la th&eacute;orie et de la pratique diplomatique, prescrivent des attentions sp&eacute;ciales qui induisent une valorisation des moindres signes, des moindres d&eacute;clarations et des actes les plus anodins, pour situer aussi bien les significations du temps imm&eacute;diat, que les articulations prospectives. Ainsi en vient-on &agrave; conclure, que tout ce qui fait et d&eacute;fait les rapports entre les nations et conditionnent en retour le destin de l&rsquo;humanit&eacute; enti&egrave;re, s&rsquo;articule moins sur les conclusions des grandes analyses et plus sur la compr&eacute;hension objective et premi&egrave;re, de tout ce qui &agrave; priori rev&ecirc;t le caract&egrave;re d&rsquo;une pure banalit&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Dans l&rsquo;histoire, les gouvernants qui avaient n&eacute;glig&eacute; les signes ou mal interpr&eacute;ter leurs implications et motivations, ont perdu leur peuple. Personne dans la pl&eacute;iade des n&eacute;gociateurs des multiples accords diplomatiques de la fin de la guerre de 1939 &ndash; 1945, ne pouvait &agrave; priori soup&ccedil;onner la survenance des brutalit&eacute;s langagi&egrave;res auxquelles nous assistons aujourd&rsquo;hui. Jamais on n&rsquo;aurait, parce que l&rsquo;on sortait des souffrances terribles, imaginer des Europ&eacute;ens, des Am&eacute;ricains, des Asiatiques tenant un discours de d&eacute;fi contre la paix et la coexistence pacifique.</p>
<p>La guerre dans le subconscient humain avait v&eacute;cu, avait produit les pires moments, au-del&agrave; des g&eacute;nocides, des sacrifices de l&rsquo;esp&egrave;ce. Parler de guerre, de destruction, d&rsquo;&eacute;limination voire d&rsquo;&eacute;radication d&rsquo;un peuple, ne pouvait relever que de la folie. On avait vu les Juifs, les Arm&eacute;niens, les Indiens et dans une moindre mesure, certains peuples &ecirc;tre pouss&eacute;s dans l&rsquo;ab&icirc;me du g&eacute;nocide. Jamais plus cela, jamais plus ces haines, jamais plus ces destructions et ces types de gouvernance.</p>
<p>Voil&agrave; la morale qui ressort de la fin de la derni&egrave;re grande guerre. Mais que nous sert-on aujourd&rsquo;hui ? C&rsquo;est vrai qu&rsquo;au Vietnam d&eacute;j&agrave;, on avait connu des envahisseurs et agresseurs, qui ont d&eacute;vers&eacute; des milliers de tonnes de poison, des substances chimiques pour &eacute;liminer, tuer les populations et interdire pour longtemps des cultures. C&rsquo;&eacute;tait la plus grande puissance plan&eacute;taire, celle qui se donne des m&eacute;dailles et des lauriers de civilisation avanc&eacute;e. On a g&eacute;r&eacute;, nous avons g&eacute;r&eacute;, nous avons contempl&eacute; avec regrets et d&eacute;solations, mais le monde a avanc&eacute;, refusant de comptabiliser les tas de cadavres. Gaza, le Sud Liban, le Soudan, et les autres, ont laiss&eacute; et laissent des traces, des douleurs et des malheurs, des g&eacute;nocides insoup&ccedil;onn&eacute;s. On croyait l&rsquo;apartheid &eacute;radiqu&eacute;, mais non.</p>
<p>Nous avons avanc&eacute;, et jusqu&rsquo;&agrave; la rupture s&eacute;mantique cruelle, quand depuis le bureau ovale &agrave; Washington, un pr&eacute;sident a ramen&eacute; le monde en arri&egrave;re, r&eacute;incarnant comme un diable qui rena&icirc;t de ses cendres, les affres du pass&eacute; et redessinant des lendemains sombres pour toute l&rsquo;humanit&eacute;. On n&rsquo;avait plus jamais entendu parler d&rsquo;un MINISTERE DE LA GUERRE, jusqu&rsquo;&agrave; ce que la folie des rives du Potomac, rebaptise le minist&egrave;re de la d&eacute;fense de ce nom. Bravo les civilis&eacute;s, puisque la logique du suivi cons&eacute;quent, est arriv&eacute;e avec la promesse de raser toute une civilisation, une des plus anciennes et des plus sublimes, des mieux prot&eacute;g&eacute;es et des plus adul&eacute;es. Et puis, les alli&eacute;s, ses alli&eacute;s, ont repris et amplifi&eacute; la chanson, promettant de ramener certains peuples &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de la pierre taill&eacute;e. Sommes-nous finalement expos&eacute;s au r&egrave;gne des satanistes ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Shanda Tonme</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-27 11:04:01</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Le pouvoir n’est pas une propriété privée, Maurice DJIONGO propose une Succession à 3 pôles :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93146/30:27/cameroun-le-pouvoir-nest-pas-une-propriete-privee-maurice-djiongo-propose-une-succession-a-3-poles-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Depuis l'annonce d'une possible vice-présidence, tout le monde ne
parle que d'une chose : le « gré à gré ». On s'inquiète des
noms, des héritiers, des individus...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l'annonce d'une possible vice-pr&eacute;sidence, tout le monde ne parle que d'une chose : le &laquo; gr&eacute; &agrave; gr&eacute; &raquo;. On s'inqui&egrave;te des noms, des h&eacute;ritiers, des individus. Mais pendant que nous nous focalisons sur les personnes, nous passons &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;une r&eacute;volution invisible : la rotation du pouvoir.</p>
<p><strong>Le pouvoir n&rsquo;est pas une propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e</strong></p>
<p>L'id&eacute;e vient de loin, mais elle a parfois &eacute;t&eacute; brutale. Le Pr. Hubert Mono Ndjana, en th&eacute;orisant &laquo; l&rsquo;id&eacute;e sociale chez Paul Biya &raquo;, affirmait sans d&eacute;tour que c'&eacute;tait le &laquo; tour &raquo; des Beti-Bulu-Ekang. Pour lui, le Grand Nord ayant d&eacute;j&agrave; g&eacute;r&eacute; sous Ahidjo, les autres n'avaient qu'&agrave; attendre. Cette vision est all&eacute;e jusqu'&agrave; la r&eacute;pression, envoyant en cellule ceux que l'on soup&ccedil;onnait de vouloir bousculer cet ordre.</p>
<p><strong>De la force &agrave; la loi</strong></p>
<p>Le d&eacute;fi &eacute;tait donc de sortir de cette logique de "clan" pour entrer dans une logique d'&Eacute;tat. Le Pr. Joseph Owona a cherch&eacute; &agrave; civiliser ce concept. En regardant nos chefferies traditionnelles (comme &agrave; Balikumbat), il a compris que l'alternance pouvait &ecirc;tre codifi&eacute;e par le droit. Son but : transformer le "tour de r&ocirc;le" arbitraire en une r&egrave;gle constitutionnelle pour que la paix ne d&eacute;pende plus de la force, mais de l'&eacute;quilibre.</p>
<p><strong>La solution des trois p&ocirc;les</strong></p>
<p>Mais comment faire tourner le pouvoir &eacute;quitablement dans un pays de 230 ethnies ? C&rsquo;est ici que l&rsquo;analyse de Maurice Djiongo apporte la cl&eacute;. Il propose de rationaliser le pays en trois grands piliers :</p>
<p>Le Grand Nord<br />Le Bloc Ekang (Sud, Centre, Est)<br />L&rsquo;Axe Anglo-Bamil&eacute;k&eacute; (Ouest, Nord-Ouest, Sud-Ouest, littoral)</p>
<p>Dans ce sch&eacute;ma, la vice-pr&eacute;sidence n'est plus un instrument de "dauphinat", mais un si&egrave;ge de r&eacute;gulation. Si un p&ocirc;le occupe la pr&eacute;sidence, les deux autres se partagent la vice-pr&eacute;sidence et la primature. C'est la garantie technique que personne n'est exclu et que personne n'a besoin d'envoyer l'autre en cellule pour exister.<br />Sortons de la peur !</p>
<p>Il est temps de s&rsquo;indigner. &Agrave; force de ne voir que le &laquo; gr&eacute; &agrave; gr&eacute; &raquo;, nous refusons de voir l'outil qui se construit. Pr&eacute;f&eacute;rons-nous rester bloqu&eacute;s dans la vision de Mono Ndjana o&ugrave; l'on attend son tour dans la peur, ou voulons-nous le syst&egrave;me de Djiongo et Owona o&ugrave; le pouvoir s'organise pour tous ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Maurice DJIONGO, Expert en Approche par les Compétences (APC)</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-27 10:39:34</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Affaire Aïcha Kamoise : quand la justice camerounaise devient une arme contre les faibles :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93137/30:27/affaire-aicha-kamoise-quand-la-justice-camerounaise-devient-une-arme-contre-les-faibles-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une procédure bafouée, un symbole et des millions de Camerounais qui
se reconnaissent

L'affaire AÏCHA KAMOISE n'est pas un fait divers. Elle révèle un
mécanism...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une proc&eacute;dure bafou&eacute;e, un symbole et des millions de Camerounais qui se reconnaissent</p>
<p>L'affaire <strong>A&iuml;cha Kamoise</strong> n'est pas un fait divers. Elle r&eacute;v&egrave;le un m&eacute;canisme syst&eacute;mique : la justice camerounaise utilis&eacute;e comme instrument de pression au service de ceux qui peuvent l'acheter. Ce que la loi pr&eacute;voit, et ce qui s'est r&eacute;ellement pass&eacute;, sont deux r&eacute;alit&eacute;s incompatibles.</p>
<h2>Ce que la proc&eacute;dure l&eacute;gale imposait</h2>
<p>Le droit camerounais d&eacute;finit une proc&eacute;dure stricte en cas de plainte. Un plaignant doit d&eacute;poser formellement sa plainte. L'accus&eacute; re&ccedil;oit une convocation. En cas de refus r&eacute;p&eacute;t&eacute; de se pr&eacute;senter, le procureur d&eacute;livre un mandat d'amener. Alors seulement, une arrestation peut &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute;e.</p>
<p>Dans le cas d'A&iuml;cha Kamoise, aucune de ces &eacute;tapes n'a &eacute;t&eacute; respect&eacute;e. Elle a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e directement, sans convocation pr&eacute;alable, en violation des garanties proc&eacute;durales fondamentales. La <strong>violation de proc&eacute;dure</strong> &eacute;tait manifeste. La lib&eacute;ration aurait d&ucirc; &ecirc;tre automatique.</p>
<h2>Pourquoi le Cameroun plut&ocirc;t que la France</h2>
<p>A&iuml;cha Kamoise r&eacute;side en France. Une plainte pour diffamation d&eacute;pos&eacute;e sur le territoire fran&ccedil;ais aurait suivi une proc&eacute;dure ind&eacute;pendante, transparente et difficilement corruptible. Si les faits reproch&eacute;s &eacute;taient r&eacute;els et document&eacute;s, la justice fran&ccedil;aise aurait agi.</p>
<p>Le choix du Cameroun ob&eacute;it &agrave; une logique diff&eacute;rente. La <strong>corruption judiciaire</strong> se d&eacute;finit ici comme la capacit&eacute; d'individus fortun&eacute;s &agrave; acheter des d&eacute;cisions de justice, des arrestations et des poursuites, ind&eacute;pendamment de la culpabilit&eacute; r&eacute;elle du pr&eacute;venu. Ce m&eacute;canisme transforme le tribunal en prolongement du pouvoir &eacute;conomique.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment pour cela que la proc&eacute;dure a &eacute;t&eacute; court-circuit&eacute;e : non par certitude de la faute, mais par certitude de l'impunit&eacute;.</p>
<h2>Un cas embl&eacute;matique, une r&eacute;alit&eacute; quotidienne</h2>
<p>L'affaire A&iuml;cha Kamoise est visible parce qu'elle est populaire. Mais les <strong>injustices syst&eacute;miques au Cameroun</strong> frappent chaque jour des anonymes : des propri&eacute;taires de terrains d&eacute;poss&eacute;d&eacute;s malgr&eacute; des titres fonciers valides, des commer&ccedil;ants dont les boutiques sont ferm&eacute;es arbitrairement, des fonctionnaires dont les avancements sont bloqu&eacute;s faute de soumission hi&eacute;rarchique.</p>
<p>Ces victimes silencieuses n'ont pas de communaut&eacute; mobilis&eacute;e. Elles subissent sans recours. Le cas A&iuml;cha n'est pas une exception c'est l'exception rendue visible.</p>
<h2>R&eacute;forme judiciaire ou aggravation institutionnelle</h2>
<p>L'affaire alimente une <strong>mobilisation citoyenne</strong> in&eacute;dite autour de la question de l'&Eacute;tat de droit au Cameroun. Une p&eacute;tition circule pour exiger des r&eacute;formes l&eacute;gales. La pression populaire a d&eacute;j&agrave; produit un r&eacute;sultat partiel : la lib&eacute;ration provisoire de la blogueuse.</p>
<p>&Agrave; long terme, le contexte est plus pr&eacute;occupant. La r&eacute;cente modification constitutionnelle cr&eacute;ant un poste de vice-pr&eacute;sident renforce une architecture institutionnelle d&eacute;j&agrave; critiqu&eacute;e. Si les <strong>lois permettant la manipulation judiciaire</strong> ne sont pas r&eacute;form&eacute;es, les conditions structurelles de ces abus resteront intactes. Les affaires futures suivront le m&ecirc;me sch&eacute;ma.</p>
<h2>Ce que le peuple camerounais a prouv&eacute; et ce qu'il lui reste &agrave; faire</h2>
<p>La mobilisation collective autour d'A&iuml;cha Kamoise a d&eacute;montr&eacute; une r&eacute;alit&eacute; politique concr&egrave;te : quand le peuple se l&egrave;ve de mani&egrave;re coordonn&eacute;e et durable, il cr&eacute;e une pression que les institutions ne peuvent ignorer ind&eacute;finiment. La lib&eacute;ration provisoire en est la preuve directe.</p>
<p>Mais la le&ccedil;on d&eacute;passe un cas individuel. Attaquer les <strong>injustices syst&eacute;miques au Cameroun</strong> exige de cibler les lois elles-m&ecirc;mes pas seulement leurs effets. La m&ecirc;me &eacute;nergie mobilis&eacute;e pour une blogueuse c&eacute;l&egrave;bre doit se d&eacute;placer vers les r&eacute;formes structurelles qui prot&eacute;geraient les anonymes.</p>
<p>La question reste enti&egrave;re : combien d'A&iuml;cha Kamoise inconnues faudra-t-il encore avant que la loi prot&egrave;ge les faibles autant qu'elle sert les puissants ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-25 14:00:22</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: J’AI LU POUR VOUS LE DISCOURS DU PAPE AU PALAIS DE L’UNITE : VOICI CE QU’IL FAUT EN COMPRENDRE :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93125/30:27/cameroun-jai-lu-pour-vous-le-discours-du-pape-au-palais-de-lunite-voici-ce-quil-faut-en-comprendre-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Lorsque le pape a prononcé les mots « Que Dieu bénisse le Cameroun
», une grande partie des personnes présentes au Palais de l’Unité
a réagi par des applaudisse...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p data-start="167" data-end="801">Lorsque le pape a prononc&eacute; les mots &laquo; Que Dieu b&eacute;nisse le Cameroun &raquo;, une grande partie des personnes pr&eacute;sentes au Palais de l&rsquo;Unit&eacute; a r&eacute;agi par des applaudissements spontan&eacute;s. Ce r&eacute;flexe collectif traduit une adh&eacute;sion imm&eacute;diate &agrave; une formule qui, en apparence, semble simple et bienveillante. Pourtant, derri&egrave;re cette expression br&egrave;ve se cache une profondeur qui m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre explor&eacute;e avec attention. Cette parole ne se limite pas &agrave; un geste protocolaire ou &agrave; une formule de cl&ocirc;ture attendue dans un contexte officiel. Elle ouvre un espace de r&eacute;flexion et laisse entrevoir une r&eacute;alit&eacute; plus complexe, faite d&rsquo;implicite et de non-dit.</p>
<p data-start="167" data-end="801">Ceux qui ont invit&eacute; le pape &agrave; visiter le Cameroun esp&eacute;raient certainement qu&rsquo;il viendrait b&eacute;nir le pays. Cependant, cette b&eacute;n&eacute;diction ne correspond pas n&eacute;cessairement &agrave; ce que l&rsquo;imaginaire collectif en attend. Le pape, gr&acirc;ce au r&eacute;seau du corps eccl&eacute;siastique, poss&egrave;de une connaissance pr&eacute;cise de la situation du pays. Il sait ce qui s&rsquo;y vit et ce qui s&rsquo;y est v&eacute;cu. Il conna&icirc;t les drames qui ont marqu&eacute; l&rsquo;histoire r&eacute;cente, notamment les assassinats d&rsquo;&eacute;v&ecirc;ques, de pr&ecirc;tres, de religieuses et de nombreux fid&egrave;les. Il sait que certains ont perdu la vie et que d&rsquo;autres se trouvent encore dans des zones de conflit. Il n&rsquo;ignore pas non plus la pr&eacute;sence de sectes pernicieuses qui d&eacute;tournent la jeunesse, ni la duret&eacute; d&rsquo;un syst&egrave;me qui semble parfois &eacute;craser ses propres enfants. A cela s&rsquo;ajoute une pauvret&eacute; persistante qui contraste fortement avec les extravagances de certains milieux privil&eacute;gi&eacute;s.</p>
<p data-start="167" data-end="801"><img class="alignnone size-medium wp-image-20689 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-293x300.avif" sizes="(max-width: 293px) 100vw, 293px" srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-293x300.avif 293w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-1001x1024.avif 1001w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-768x786.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-600x614.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-750x768.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125.avif 1024w" alt="" width="293" height="300" data-dominant-color="94797d" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-293x300.avif" data-srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-293x300.avif 293w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-1001x1024.avif 1001w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-768x786.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-600x614.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125-750x768.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-125.avif 1024w" data-sizes="(max-width: 293px) 100vw, 293px" data-ll-status="loaded" /></p>
<p data-start="167" data-end="801">Dans ce contexte, la formule &laquo; Que Dieu b&eacute;nisse le Cameroun &raquo; ne peut &ecirc;tre r&eacute;duite &agrave; une parole ordinaire. Elle ne correspond pas simplement &agrave; ce que l&rsquo;on voudrait entendre. Elle porte en elle une pri&egrave;re plus profonde, presque silencieuse, qui pourrait se traduire par une demande de salut face aux &eacute;preuves. Elle r&eacute;v&egrave;le en creux l&rsquo;existence d&rsquo;un manque. Dire &laquo; Que Dieu b&eacute;nisse&hellip; &raquo; ne constitue pas une affirmation, mais une invocation, une mani&egrave;re d&rsquo;exprimer un souhait. Cette construction linguistique, fond&eacute;e sur le subjonctif, ne d&eacute;crit pas une r&eacute;alit&eacute; mais ouvre une possibilit&eacute;. Elle appelle une transformation. Le verbe &laquo; b&eacute;nir &raquo; lui-m&ecirc;me contient une richesse de sens.</p>
<p data-start="167" data-end="801">Il peut signifier prot&eacute;ger, sauver, accompagner dans l&rsquo;&eacute;preuve ou encore transformer une situation. Ainsi, la b&eacute;n&eacute;diction peut &ecirc;tre comprise comme une d&eacute;marche &agrave; la fois consolatrice, pr&eacute;ventive et r&eacute;paratrice. Dans cette perspective, elle peut aussi &ecirc;tre per&ccedil;ue comme un diagnostic implicite. Si le Cameroun a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; dot&eacute; de richesses naturelles, humaines et culturelles, pourquoi ressentir le besoin d&rsquo;une nouvelle b&eacute;n&eacute;diction sinon parce qu&rsquo;une faille s&rsquo;est install&eacute;e. Cette parole sugg&egrave;re que quelque chose ne fonctionne pas pleinement et qu&rsquo;une intervention est n&eacute;cessaire. Cette interpr&eacute;tation prend tout son sens lorsqu&rsquo;on observe la r&eacute;alit&eacute; v&eacute;cue par de nombreux Camerounais.</p>
<p data-start="167" data-end="801"><img class="alignnone size-medium wp-image-20691 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-300x200.avif" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-300x200.avif 300w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-1024x682.avif 1024w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-768x512.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-600x400.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-750x500.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-1140x760.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425.avif 1280w" alt="" width="300" height="200" data-dominant-color="686857" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-300x200.avif" data-srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-300x200.avif 300w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-1024x682.avif 1024w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-768x512.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-600x400.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-750x500.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425-1140x760.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-1425.avif 1280w" data-sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" data-ll-status="loaded" /></p>
<p data-start="167" data-end="801">Beaucoup font face &agrave; des injustices qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient jamais d&ucirc; conna&icirc;tre. Ils sont t&eacute;moins de situations qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient pas d&ucirc; voir. Ils vivent dans la mis&egrave;re malgr&eacute; les richesses de leur pays et assistent &agrave; l&rsquo;oppression des plus faibles, souvent victimes d&rsquo;arrestations arbitraires et d&rsquo;abus de pouvoir. Dans un tel contexte, demander que Dieu b&eacute;nisse le Cameroun revient &agrave; implorer une protection, &agrave; esp&eacute;rer une restauration et &agrave; appeler un changement. L&rsquo;image de&nbsp;<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Daniel</span></span>&nbsp;dans la fosse aux lions &eacute;claire cette lecture. Dire que Dieu b&eacute;nisse Daniel ne signifie pas simplement lui souhaiter du bien de mani&egrave;re abstraite, mais demander qu&rsquo;il soit prot&eacute;g&eacute; face au danger. De la m&ecirc;me mani&egrave;re, la b&eacute;n&eacute;diction adress&eacute;e au Cameroun prend le sens d&rsquo;un appel &agrave; la protection divine dans une situation marqu&eacute;e par l&rsquo;&eacute;preuve.</p>
<p data-start="167" data-end="801">Si l&rsquo;on &eacute;largit l&rsquo;analyse au discours dans son ensemble, cette parole finale s&rsquo;inscrit dans une construction coh&eacute;rente. Le pape commence par des expressions de gratitude en &eacute;voquant &laquo; remercier &raquo;, &laquo; accueil chaleureux &raquo; et &laquo; paroles de bienvenue &raquo;. Il met ensuite en avant la richesse du pays &agrave; travers des termes comme &laquo; richesse &raquo;, &laquo; territoires &raquo;, &laquo; cultures &raquo;, &laquo; langues &raquo;, &laquo; traditions &raquo; et &laquo; vari&eacute;t&eacute; &raquo;. Il insiste sur des valeurs universelles telles que &laquo; fraternit&eacute; &raquo;, &laquo; paix durable &raquo;, &laquo; promesse &raquo; et &laquo; fondation &raquo;. Cette accumulation construit une image positive et harmonieuse du Cameroun, renforc&eacute;e par l&rsquo;expression &laquo; souvent qualifi&eacute; d&rsquo;Afrique en miniature &raquo;, qui symbolise la diversit&eacute; du pays.</p>
<p data-start="167" data-end="801">Cependant, cette vision &eacute;logieuse s&rsquo;inscrit dans une logique diplomatique. L&rsquo;expression fausse et ch&egrave;re &agrave; tous les camerounais,&nbsp; l&rsquo; &laquo; Afrique en miniature &raquo; agit comme une image condens&eacute;e du pass&eacute;&nbsp; de la diversit&eacute;, qui ne porte pas de fruit alors que l&rsquo;image d&rsquo;une &laquo; fondation solide &raquo; devrait d&eacute;j&agrave; &ecirc;tre partag&eacute;e par tous. cette expression ainsi&nbsp; &eacute;voqu&eacute;e marque&nbsp; une stabilit&eacute; sociale qui, dans la r&eacute;alit&eacute;, reste fragile. Derri&egrave;re ce discours valorisant apparaissent des tensions et des contradictions. Le pape adopte une posture qui m&ecirc;le dimension spirituelle et proximit&eacute; humaine lorsqu&rsquo;il se pr&eacute;sente comme &laquo; Successeur de Pierre &raquo; tout en affirmant &laquo; Je viens parmi vous &raquo; et &laquo; mon grand d&eacute;sir &raquo;. Cette dualit&eacute; construit une autorit&eacute; &agrave; la fois institutionnelle et personnelle. Le discours mobilise ensuite des champs lexicaux qui traduisent &agrave; la fois l&rsquo;esp&eacute;rance et les blocages. On y retrouve &laquo; dialogue &raquo;, &laquo; fraternit&eacute; &raquo;, &laquo; paix &raquo;, mais aussi &laquo; justice &raquo;, &laquo; bien commun &raquo;, &laquo; participation &raquo;, &laquo; dignit&eacute; &raquo; et &laquo; libert&eacute; religieuse &raquo;. A cela s&rsquo;ajoutent des termes li&eacute;s aux sentiments et aux dynamiques sociales comme &laquo; affection &raquo;, &laquo; d&eacute;sir &raquo;, &laquo; enthousiasme &raquo;, &laquo; pers&eacute;v&eacute;rance &raquo;, oppos&eacute;s &agrave; &laquo; r&eacute;signation &raquo; et &laquo; impuissance &raquo;.</p>
<p data-start="167" data-end="801"><img class="alignnone size-medium wp-image-20697 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-300x200.avif" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-300x200.avif 300w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-1024x682.avif 1024w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-768x512.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-600x400.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-750x500.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-1140x760.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c.avif 1280w" alt="" width="300" height="200" data-dominant-color="614744" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-300x200.avif" data-srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-300x200.avif 300w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-1024x682.avif 1024w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-768x512.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-600x400.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-750x500.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-1140x760.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c.avif 1280w" data-sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" data-ll-status="loaded" /></p>
<p data-start="167" data-end="801">Cette tension traduit un contraste entre un &eacute;lan vital et un blocage social. L&rsquo;expression &laquo; Que de faim et soif de justice &raquo; introduit une dimension plus intense. Elle cr&eacute;e un rythme oratoire marqu&eacute; et donne au discours une tonalit&eacute; presque homil&eacute;tique. La r&eacute;p&eacute;tition &laquo; Que de faim et soif&hellip; Que de soif&hellip; &raquo; amplifie l&rsquo;&eacute;motion et dramatise les attentes sociales. La m&eacute;taphore de la &laquo; faim et soif de justice &raquo; ou encore de la &laquo; soif de participation &raquo; traduit un manque profond, presque vital. Lorsque le pape &eacute;voque la n&eacute;cessit&eacute; que les actions &laquo; portent leurs fruits &raquo;, il renvoie &agrave; une id&eacute;e de f&eacute;condit&eacute; spirituelle et &agrave; une &eacute;valuation des actions pass&eacute;es. L&rsquo;expression &laquo; telles des exhortations exigeantes &raquo; transforme les &eacute;v&eacute;nements ant&eacute;rieurs en rep&egrave;res moraux. L&rsquo;accumulation &laquo; participation, de visions, de choix courageux et de paix &raquo; renforce cette dynamique et pr&eacute;pare un appel &agrave; l&rsquo;action.</p>
<p data-start="167" data-end="801"><img class="alignnone size-medium wp-image-20700 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-300x200.avif" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-300x200.avif 300w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-1024x683.avif 1024w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-768x512.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-1536x1024.avif 1536w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-1620x1080.avif 1620w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-600x400.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-750x500.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-1140x760.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14.avif 2048w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14.avif 1356w" alt="" width="300" height="200" data-dominant-color="94857d" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-300x200.avif" data-srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-300x200.avif 300w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-1024x683.avif 1024w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-768x512.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-1536x1024.avif 1536w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-1620x1080.avif 1620w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-600x400.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-750x500.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14-1140x760.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14.avif 2048w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/paul-biya-et-leon-14.avif 1356w" data-sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" data-ll-status="loaded" /></p>
<p data-start="167" data-end="801">Le pape rappelle sa mission de &laquo; pasteur &raquo; et de &laquo; serviteur &raquo;, tout en posant un diagnostic du monde marqu&eacute; par la &laquo; r&eacute;signation &raquo; et &laquo; l&rsquo;impuissance &raquo;. Il invite &agrave; une mobilisation qui concerne les jeunes, la politique et le bien commun. Sa strat&eacute;gie consiste &agrave; transformer une crise morale en appel &agrave; la responsabilit&eacute; collective. En s&rsquo;appuyant sur la pens&eacute;e de&nbsp;<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Augustin d&rsquo;Hippone</span></span>, il red&eacute;finit le pouvoir &agrave; travers des termes comme &laquo; commandent &raquo;, &laquo; service &raquo;, &laquo; devoir &raquo; et &laquo; prot&eacute;ger &raquo;. Il met en lumi&egrave;re la souffrance &agrave; travers &laquo; violences &raquo;, &laquo; souffrances &raquo;, &laquo; vies perdues &raquo;, &laquo; d&eacute;plac&eacute;es &raquo; et &laquo; esp&eacute;rances bris&eacute;es &raquo;, tout en opposant ces r&eacute;alit&eacute;s aux valeurs de &laquo; paix &raquo;, &laquo; justice &raquo;, &laquo; amour &raquo;, &laquo; confiance &raquo; et &laquo; empathie &raquo;. Les antith&egrave;ses &laquo; non par soif de domination&hellip; mais par devoir &raquo; et &laquo; non par orgueil&hellip; mais par compassion &raquo; inversent les logiques traditionnelles du pouvoir. La m&eacute;taphore de la &laquo; paix d&eacute;sarm&eacute;e &raquo; et &laquo; d&eacute;sarmante &raquo;, ainsi que l&rsquo;expression &laquo; le monde a soif de paix &raquo;, donnent une dimension humaine et sensible &agrave; cette aspiration. L&rsquo;opposition entre abstraction et r&eacute;alit&eacute; appara&icirc;t dans &laquo; Derri&egrave;re les statistiques, il y a des visages &raquo;, tandis que l&rsquo;accumulation &laquo; morts, destructions, exil&eacute;s &raquo; accentue la gravit&eacute; de la situation.</p>
<p data-start="167" data-end="801"><img class="alignnone size-medium wp-image-20697 not-transparent lazy entered loaded" src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-300x200.avif" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-300x200.avif 300w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-1024x682.avif 1024w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-768x512.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-600x400.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-750x500.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-1140x760.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c.avif 1280w" alt="" width="300" height="200" data-dominant-color="614744" data-has-transparency="false" data-src="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-300x200.avif" data-srcset="https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-300x200.avif 300w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-1024x682.avif 1024w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-768x512.avif 768w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-600x400.avif 600w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-750x500.avif 750w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c-1140x760.avif 1140w, https://www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/04/leon-14c.avif 1280w" data-sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" data-ll-status="loaded" /></p>
<p data-start="167" data-end="801">Lorsque le pape affirme &laquo; je le r&eacute;p&egrave;te avec force &raquo;, il souligne l&rsquo;urgence de son message. Dans la suite du discours, il adopte un ton plus normatif &agrave; travers des formules comme &laquo; La paix&hellip; ne se d&eacute;cr&egrave;te pas &raquo; et &laquo; Gouverner, c&rsquo;est aimer son pays &raquo;. Il insiste sur une construction collective de la paix en &eacute;voquant &laquo; travail patient &raquo;, &laquo; collectif &raquo;, &laquo; coh&eacute;sion &raquo; et &laquo; dialogue &raquo;. Il met en avant le r&ocirc;le des institutions &agrave; travers &laquo; gouverner &raquo;, &laquo; autorit&eacute;s civiles &raquo;, &laquo; institutions &raquo; et &laquo; &Eacute;tat de droit &raquo;, ainsi que celui de la soci&eacute;t&eacute; civile avec &laquo; associations &raquo;, &laquo; ONG &raquo;, &laquo; syndicats &raquo;, &laquo; m&eacute;diation &raquo; et &laquo; terrain &raquo;. Les valeurs de &laquo; responsabilit&eacute; &raquo;, &laquo; respect &raquo;, &laquo; dignit&eacute; &raquo;, &laquo; justice &raquo; et &laquo; transparence &raquo; dessinent les contours d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; fond&eacute;e sur la coop&eacute;ration. Les parall&eacute;lismes comme &laquo; elle s&rsquo;accueille et se vit &raquo; ou &laquo; &eacute;couter&hellip; estimer&hellip; contribuer &raquo; renforcent l&rsquo;&eacute;quilibre du discours, tandis que des images comme &laquo; la paix est un don &raquo;, &laquo; l&rsquo;autorit&eacute; publique est appel&eacute;e &agrave; &ecirc;tre un pont &raquo; et &laquo; la loi est un rempart &raquo; traduisent une vision &eacute;thique et engag&eacute;e. Peu &agrave; peu, la morale appara&icirc;t comme le c&oelig;ur du message, avec une insistance sur la lutte contre la corruption, la valorisation de la jeunesse et la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;un dialogue interreligieux. Ainsi, la b&eacute;n&eacute;diction finale prend tout son sens. Elle s&rsquo;inscrit dans une progression qui va de la reconnaissance &agrave; la lucidit&eacute;, du constat &agrave; l&rsquo;appel, de l&rsquo;analyse &agrave; l&rsquo;esp&eacute;rance. Elle condense &agrave; elle seule l&rsquo;ensemble du discours. Elle devient une pri&egrave;re, un diagnostic et une esp&eacute;rance &agrave; la fois. Elle&nbsp; c&eacute;l&egrave;bre&nbsp; une nation, c&rsquo;est &eacute;vident, mais elle exprime un d&eacute;sir profond de transformation. Elle appelle &agrave; une r&eacute;forme int&eacute;rieure, &agrave; une transformation sociale fond&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;ducation et la justice, et &agrave; un renouveau spirituel port&eacute; par la foi, les traditions et le dialogue.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Ecrivain et Romancier Calvin DJOUARI</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-23 18:53:31</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Opposition camerounaise : Jean-Bruno Tagne accuse les « faux opposants » de servir Biya :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93124/30:27/opposition-camerounaise-jean-bruno-tagne-accuse-les-faux-opposants-de-servir-biya-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un texte court. Une charge totale. Jean-Bruno Tagne vient de publier
un réquisitoire sans concession contre ce qu'il appelle les «
opposants de l'opposition » c...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un texte court. Une charge totale. Jean-Bruno Tagne vient de publier un r&eacute;quisitoire sans concession contre ce qu'il appelle les &laquo; opposants de l'opposition &raquo; camerounaise. Sa th&egrave;se est brutale : ces figures qui occupent la sc&egrave;ne politique camerounaise depuis des d&eacute;cennies ne servent pas le changement. Elles le sabotent.</p>
<h2>Qui est vis&eacute;, et pourquoi maintenant</h2>
<p>Le texte ne cite aucun nom. Il n'en a pas besoin. Le portrait est suffisamment pr&eacute;cis pour &ecirc;tre reconnu. <strong>Jean-Bruno Tagne</strong> d&eacute;crit des acteurs politiques install&eacute;s depuis &laquo; des lustres &raquo;, incapables de pr&eacute;senter un bilan, mais prompts &agrave; s'autocongratulater et &agrave; discr&eacute;diter tout concurrent. Il mentionne explicitement le cas de <strong>Ni John Fru Ndi</strong>, fondateur du Social Democratic Front, pris pour cible par ces m&ecirc;mes individus il y a trente ans alors qu'aucun d'entre eux n'a, depuis, produit davantage.</p>
<p>Le calendrier de publication n'est pas anodin. Le Cameroun traverse une s&eacute;quence politique intense : r&eacute;vision constitutionnelle contest&eacute;e, reports &eacute;lectoraux r&eacute;p&eacute;t&eacute;s, saisine de l'Union Africaine par le MRC. Dans ce contexte, la question de la qualit&eacute; de l'opposition est plus que jamais centrale.</p>
<h2>La th&egrave;se centrale : l'opposition comme alli&eacute;e objective du r&eacute;gime</h2>
<p>L'accusation la plus grave formul&eacute;e par Tagne n'est pas celle d'incomp&eacute;tence. C'est celle de complicit&eacute;. Selon lui, ces figures &laquo; cautionnent la dictature en pr&eacute;tendant la combattre &raquo;. Leur cible r&eacute;elle n'a jamais &eacute;t&eacute; <strong>Paul Biya</strong>. Elles ont construit leur existence politique dans l'orbite du r&eacute;gime, non contre lui.</p>
<p>Le <strong>pouvoir perp&eacute;tuel de Paul Biya</strong> trouverait ainsi une explication structurelle. Tant que l'espace de l'opposition est satur&eacute; par des ego st&eacute;riles, le chef de l'&Eacute;tat que Tagne d&eacute;signe par la p&eacute;riphrase &laquo; le fils du cat&eacute;chiste &raquo; peut gouverner sans menace r&eacute;elle. L'opposition dysfonctionnelle est, dans cette lecture, un pilier du syst&egrave;me, pas sa contradiction.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de reproduction : des &laquo; b&acirc;tards politiques &raquo; form&eacute;s &agrave; l'identique</h2>
<p>Ce qui rend l'analyse de Tagne particuli&egrave;rement sombre, c'est sa dimension g&eacute;n&eacute;rationnelle. Ces figures n'ont pas seulement occup&eacute; l'espace. Elles ont produit des h&eacute;ritiers &agrave; leur image ce que l'auteur appelle des &laquo; b&acirc;tards politiques &raquo;. Des cadets form&eacute;s aux m&ecirc;mes m&eacute;thodes : jalousie, opportunisme, absence d'id&eacute;ologie coh&eacute;rente, guerres d'ego permanentes.</p>
<p>La <strong>crise de l'opposition camerounaise</strong> se d&eacute;finit ainsi comme un ph&eacute;nom&egrave;ne de reproduction culturelle autant que politique. Ce n'est pas une simple question de mauvais dirigeants. C'est un &eacute;cosyst&egrave;me entier qui s&eacute;lectionne et valorise les comportements les plus destructeurs pour la coh&eacute;sion de toute alternative cr&eacute;dible.</p>
<p>Tagne va encore plus loin : il anticipe l'apr&egrave;s-Biya. Ces figures, dit-il, ne dispara&icirc;tront pas avec le pr&eacute;sident. Elles mueront, s'adapteront, et serviront l'h&eacute;ritier du pouvoir avec la m&ecirc;me docilit&eacute; structurelle.</p>
<h2>Une opposition qui bloque le changement &agrave; court et long terme</h2>
<p>&Agrave; court terme, ce texte alimente un d&eacute;bat qui monte en puissance au sein de la soci&eacute;t&eacute; civile et de la diaspora camerounaise. La question de la refondation de l'espace politique oppositionnel devient urgente, &agrave; quelques mois d'une p&eacute;riode de transition potentielle au sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Si les m&eacute;canismes de cooptation d&eacute;crits par Tagne restent op&eacute;rationnels, aucune alternative cr&eacute;dible ne pourra &eacute;merger que ce soit face au r&eacute;gime actuel ou face &agrave; son successeur. Le renouvellement g&eacute;n&eacute;rationnel de l'opposition, souvent &eacute;voqu&eacute;, se heurte pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; ces gardiens de l'acc&egrave;s qui bloquent toute entr&eacute;e nouvelle.</p>
<h2>Une fracture qui attend son entrepreneur politique</h2>
<p>Le diagnostic de Jean-Bruno Tagne est clinique. La sc&egrave;ne politique camerounaise souffre d'une opposition qui consomme l'&eacute;nergie collective sans la transformer en force de changement. La question qu'il pose, sans y r&eacute;pondre, est peut-&ecirc;tre la plus importante : qui, dans ce paysage, a la capacit&eacute; et la l&eacute;gitimit&eacute; pour imposer le balai qu'il r&eacute;clame ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-23 18:08:07</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Pourquoi Georges-Gilbert Baongla n’a aucune place dans le sanctuaire de l'État :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93114/30:27/cameroun-pourquoi-georges-gilbert-baongla-na-aucune-place-dans-le-sanctuaire-de-letat-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le crépuscule d'une fable face à la majesté des Institutions 

Le débat public dans notre pays, trop souvent exposé aux vents
délétères de la manipulation et au...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le cr&eacute;puscule d'une fable face &agrave; la majest&eacute; des Institutions&nbsp;</p>
<p>Le d&eacute;bat public dans notre pays, trop souvent expos&eacute; aux vents d&eacute;l&eacute;t&egrave;res de la manipulation et aux d&eacute;rives psychopathologiques de l'imaginaire, se trouve depuis quelques d&eacute;cennies pollu&eacute; par une fable aussi grotesque qu&rsquo;outranci&egrave;re. Georges-Gilbert Baongla, personnage au temp&eacute;rament erratique dont la trajectoire est une litanie de scandales, &eacute;cume les plateaux de t&eacute;l&eacute;vision avec une arrogance pr&eacute;datrice pour s&rsquo;autoproclamer &laquo; fils a&icirc;n&eacute; &raquo; du Pr&eacute;sident &nbsp;Paul BIYA.<br />​Cette com&eacute;die burlesque vient de franchir un seuil critique qui impose une riposte chirurgicale. En pr&eacute;tendant aujourd'hui s'accaparer le fauteuil de la nouvelle Vice-Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, l'individu ne se contente plus d'usurper un patronyme sacr&eacute; ; il tente d'injecter le poison du discr&eacute;dit dans une cl&eacute; de vo&ucirc;te de notre architecture constitutionnelle. Derri&egrave;re cette revendication narcissique se cache une volont&eacute; cynique de d&eacute;sacraliser le sommet de l&rsquo;&Eacute;tat par le ridicule. Il convient donc de r&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; implacable des registres &nbsp;afin de d&eacute;masquer la strat&eacute;gie de sabotage institutionnel qui sous-tend ses r&eacute;centes hallucinations politiques.</p>
<p><strong>​I. L&rsquo;irr&eacute;futabilit&eacute; des faits : La chronologie contre la mystification</strong></p>
<p>​L&rsquo;arithm&eacute;tique de l&rsquo;histoire ne souffre aucune approximation fantaisiste. Georges-Gilbert Baongla est n&eacute; en 1963. &Agrave; cette date, le futur Pr&eacute;sident Paul BIYA, jeune cadre rigoureux rentr&eacute; au Cameroun en 1962, n&rsquo;avait aucune attache avec la lign&eacute;e de ce dernier. La r&eacute;alit&eacute; est granitique : Baongla est le fils biologique d'&Eacute;lisabeth Baongla. Les liens de service invoqu&eacute;s jadis au sein du milieu hospitalier de Yaound&eacute; ne sauraient en aucun cas constituer une filiation ou un acte de naissance de substitution. En 1977, lorsque les cercles de l'&eacute;poque croisent le chemin de la m&egrave;re de Baongla, l'enfant est d&eacute;j&agrave; &acirc;g&eacute; de 13 ans.<br />​Comment une filiation pourrait-elle s&rsquo;inventer avec quatorze ans de retard, sinon par une alchimie mensong&egrave;re ? Le fils a&icirc;n&eacute; du Pr&eacute;sident Paul BIYA est, et demeure, Emmanuel Franck Olivier BIYA, n&eacute; en 1971. Le reste n'est que litt&eacute;rature fangeuse. Le silence du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique face &agrave; ces &eacute;lucubrations n'est en rien une approbation ; c'est la marque de la &laquo; force tranquille &raquo; d'un homme dont la moralit&eacute; s'impr&egrave;gne d'une dimension spirituelle hi&eacute;ratique et qui refuse de descendre dans l'ar&egrave;ne f&eacute;tide de l'insignifiance.</p>
<p><strong>​II. Le sabotage de la Vice-Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique : Une profanation de la souverainet&eacute;</strong></p>
<p>​En revendiquant la Vice-Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, Georges-Gilbert Baongla ne commet pas seulement un outrage &agrave; la v&eacute;rit&eacute; biologique, il tente de souiller l'onction de la nouvelle institution pr&eacute;sidentielle. Pr&eacute;tendre que cette fonction hautement strat&eacute;gique est une "propri&eacute;t&eacute;" dont il serait l'h&eacute;ritier par le sang est une man&oelig;uvre de caniveau visant &agrave; d&eacute;cr&eacute;dibiliser la r&eacute;forme institutionnelle port&eacute;e par le Chef de l'&Eacute;tat.<br />​Le contraste des valeurs est ici abyssal. La famille du Pr&eacute;sident Paul BIYA est le temple de la temp&eacute;rance, de la discr&eacute;tion et de la dignit&eacute; r&eacute;publicaine. &Agrave; l&rsquo;inverse, le parcours de Baongla est un tumulte de violence m&eacute;diatique et de d&eacute;ch&eacute;ance judiciaire. Condamn&eacute; pour escroquerie, diffamation et diffusion d'images obsc&egrave;nes, ayant croupi &agrave; la prison de Kondengui jusqu&rsquo;en juin 2021, il incarne l'antith&egrave;se absolue de la famille pr&eacute;sidentielle et de la responsabilit&eacute;. Un individu expuls&eacute; &agrave; plusieurs reprises pour loyer impay&eacute; ne saurait pr&eacute;tendre au gouvernail de la Nation. Son objectif est une infamie : par sa seule pr&eacute;sence vocif&eacute;rante, il veut faire croire que la Vice-Pr&eacute;sidence est un repaire pour aventuriers sans foi ni loi, ternissant ainsi la solidit&eacute; de nos institutions.</p>
<p><strong>​ Conclusion : L&rsquo;appel &agrave; la rigueur de l'ordre r&eacute;publicain</strong><br />​<br />Il est temps que l'imposteur cesse sa posture m&eacute;prisante pour la Nation. La solidit&eacute; de notre pays repose sur la clart&eacute; et le respect sacral de la v&eacute;rit&eacute;. Les autorit&eacute;s charg&eacute;es du maintien de l'ordre, garantes de la stabilit&eacute; et du respect des institutions, devraient elles aussi contribuer &agrave; mettre un terme d&eacute;finitif &agrave; cette folie des grandeurs, &agrave; ce cirque m&eacute;diatique qui n'a que trop dur&eacute;. Tol&eacute;rer plus longtemps l'usurpation du nom "BIYA" revient &agrave; laisser s'effriter le respect d&ucirc; &agrave; la fonction supr&ecirc;me. Notre Pr&eacute;sident reste, par-del&agrave; les agitations, un symbole d'unit&eacute; et un exemple d'int&eacute;grit&eacute; pour le peuple camerounais. L&rsquo;imposture a de courtes jambes, et elle vient de s'&eacute;craser contre le mur de la r&eacute;alit&eacute; constitutionnelle et morale. Le seul chemin qui vaille est celui de la v&eacute;rit&eacute; : Georges-Gilbert Baongla est le fils de ses propres errances labyrinthiques, et en aucun cas l'h&eacute;ritier d'un destin qu'il n'a cess&eacute; de profaner. La Vice-Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique de notre pays m&eacute;rite la noblesse du service, pas le th&eacute;&acirc;tre de l'absurde.</p>
<p>​Yaound&eacute;, ce jeudi 23 avril 2026.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">​Par le Pr Jean Gatsi</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-23 07:48:54</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[MONDE ENTIER  :: Prochain Secrétaire général de l'ONU: POUR MACKY SALL, franchement, avec le cœur et la raison. :: WORLD]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/93113/30:27/monde-entier-prochain-secretaire-general-de-lonu-pour-macky-sall-franchement-avec-le-coeur-et-la-raison-world.html</link>
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      <description><![CDATA[Jamais il ne faudrait sous-estimer les rancunes de famille, et jamais
il ne faudrait se projeter dehors, chez les autres, dans la rue, dans
une compétition, san...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Jamais il ne faudrait sous-estimer les rancunes de famille, et jamais il ne faudrait se projeter dehors, chez les autres, dans la rue, dans une comp&eacute;tition, sans cette onction simple mais d&eacute;cisive des sources et des ressources morales, &eacute;thiques, mat&eacute;rielles, anthropologiques voire historiques et g&eacute;n&eacute;tiques de vos entrailles. Si cette affirmation ne se discute pas, elle ne s&rsquo;impose pas n&eacute;anmoins dans tous les cas de figures et dans toutes circonstances. Des orphelins, des no-names, des laiss&eacute;s-pour compte et des b&acirc;tards au propre comme au figur&eacute;, ont souvent triomph&eacute; des obstacles les plus durs et franchi des murs les plus impr&eacute;visibles. La le&ccedil;on vaut pour la prochaine &eacute;lection d&rsquo;un secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ONU. &nbsp;</p>
<p>Pendant que les canons tonnent dans diff&eacute;rents coins de la plan&egrave;te, que les nationalismes granitiques resurgissent, que certains &eacute;go&iuml;smes rel&egrave;vent la t&ecirc;te, que des volont&eacute;s n&eacute;gatives et des imp&eacute;rialismes resurgissent en acc&eacute;l&eacute;rant implicitement la fin des r&eacute;cr&eacute;ations d&rsquo;un monde unipolaire et insolent, la faillite des m&eacute;diations r&eacute;v&egrave;lent la gravit&eacute; des nouveaux enjeux et cristallisent all&egrave;grement, l&rsquo;appel pour un nouveau monde. C&rsquo;est dans ce contexte, que se d&eacute;clinent les brassages d&rsquo;influences discr&egrave;tes et secr&egrave;tes, sur lesquelles s&rsquo;articulent la bataille pour le choix du prochain secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral des nations unies.</p>
<p>Mais o&ugrave; est donc l&rsquo;Afrique et qu&rsquo;en dit-elle ? La voix de l&rsquo;Afrique c&rsquo;est qui et c&rsquo;est quoi dans cette affaire ? Traditionnellement, le d&eacute;cor met en exergue d&rsquo;anciens diplomates, de hautes personnalit&eacute;s au parcours international connu et aux capacit&eacute;s de m&eacute;diations, d&rsquo;arbitrage, de bons offices et de compromis &eacute;prouv&eacute;es. Rien de surprise donc, que l&rsquo;on retrouve dans les laur&eacute;ats pass&eacute;s et les pr&eacute;tendants, d&rsquo;anciens ministres des affaires &eacute;trang&egrave;res et des fonctionnaires internationaux format&eacute;s aux d&eacute;fis cruciaux, connus et reconnus dans les arcanes des assembl&eacute;es, rencontres et autres ordonnancements &eacute;v&eacute;nementiels diplomatiques o&ugrave; l&rsquo;on n&eacute;gocie fraternellement le jour avec le sourire, et planifie la mort du partenaire la nuit avec d&eacute;termination.</p>
<p>En sept d&eacute;cennies d&rsquo;existence, l&rsquo;Afrique peut se targuer, elle qui constitue le plus grand groupe r&eacute;gional en terme de nombre d&rsquo;Etats au sein de l&rsquo;organisation, d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; gratifi&eacute;e de deux secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux, dont Boutros Ghali d&rsquo;Egypte et Koffi Annan du Ghana. Si le premier fut ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res de son pays, le second qui est d&eacute;c&eacute;d&eacute; r&eacute;cemment, fut un pur produit de l&rsquo;organisation, ayant men&eacute; toute sa carri&egrave;re de l&rsquo;int&eacute;rieur jusqu&rsquo;au sommet comme secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint. Il est dor&eacute;navant &eacute;tabli chez les sp&eacute;cialistes et experts de l&rsquo;ONU, que Annan demeure l&rsquo;un des meilleurs et des plus efficaces que l&rsquo;Organisation universelle ait connus &agrave; ce poste.</p>
<p>Mais aujourd&rsquo;hui ? Il y a quoi ? Nous avons qui ? La question est lancinante, brute, pr&eacute;occupante et lourde de significations, parce que le moment emporte sur la sc&egrave;ne diplomatique plan&eacute;taire, des enjeux de tout un autre genre. MACKY SALL, vous connaissez ? C&rsquo;est l&rsquo;ancien pr&eacute;sident du S&eacute;n&eacute;gal, un fin n&eacute;gociateur qui a pris la parole &agrave; maintes reprises au nom de l&rsquo;Afrique &agrave; l&rsquo;Onu et &agrave; travers le monde pour plaider la cause du continent. Douter que je le soutiens est un crime, une profession de foi inutile, un glissement de tendance et sans doute un courage de circonstance trafiqu&eacute;. Pourtant, c&rsquo;est lui seul qui se pr&eacute;sente &agrave; nous et pour nous, et c&rsquo;est lui seul qui porte pour l&rsquo;instant et dans l&rsquo;instance, la voix de la grande famille africaine.</p>
<p>Mais seulement, voil&agrave;, dans la sph&egrave;re tentaculaire des jeux et des enjeux des int&eacute;r&ecirc;ts nationaux, dans la comp&eacute;tition plan&eacute;taire, il faudrait pour pr&eacute;tendre s&rsquo;&eacute;lever &agrave; un tel niveau de concours, satisfaire les exigences des b&eacute;n&eacute;dictions nationales, sous r&eacute;gionales et r&eacute;gionales. Je laisse de c&ocirc;t&eacute; quelques groupes d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts ardus aux tentacules cyniques et aux pr&eacute;tentions insoup&ccedil;onn&eacute;es. Le S&eacute;n&eacute;gal, son pays d&rsquo;origine, a dit NON, et ce non a contamin&eacute; les esprits ambivalents de l&rsquo;Union africaine, laissant un go&ucirc;t de trahison, de couteau plant&eacute; dans le dos, d&rsquo;incongruit&eacute;s sataniques et de rancoeurs de petits sauvages aux regards limit&eacute;s, et aux horizons assombris par l&rsquo;obscurantisme.</p>
<p>Je n&rsquo;e dirai pas plus, parce que mon propre pays, dont j&rsquo;assume l&rsquo;essentiel de la prononciation diplomatique comme serviteur et promoteur des int&eacute;r&ecirc;ts nationaux, n&rsquo;a pas parl&eacute; ni touss&eacute; dans un sens. Peut-&ecirc;tre que l&rsquo;intellectuel et le panafricaniste &eacute;pris de justice et en qu&ecirc;te de ressources humaines pour plaider la cause du nouveau monde avec une &eacute;thique multipolaire, dira son c&oelig;ur. Macky, c&rsquo;est mon choix vu de cet angle, et parce que les orphelins ont droit de cit&eacute;, parce que le monde est aussi fait de marginaux qui n&rsquo;ont pas toujours eu l&rsquo;affection de la famille, mais qui comme les enfants de la rue, ont parfois su s&rsquo;&eacute;lever et franchir les obstacles. Appelez les arrivistes. Tant pis.</p>
<p>C&rsquo;est un serment, celui de la conscience libre au-del&agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts nationaux &eacute;go&iuml;stes des gouvernances conditionn&eacute;es. Je ressens cette libert&eacute; de parole qui transcende les r&eacute;serves et brave les &eacute;go&iuml;smes, les haines et les rancoeurs. Macky est notre candidat, celui de l&rsquo;Afrique. L&rsquo;homme dispose de la carrure, du charisme, du carnet d&rsquo;adresses, le tout adoss&eacute; sur un parcours digne d&rsquo;&eacute;loges, digne d&rsquo;un secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ONU. Tant pis pour les calculateurs du diable. Le monde appartient &agrave; ceux qui le regardent, le pensent et le vivent positivement./.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-04-23 07:26:38</pubDate>
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