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    <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <lastBuildDate>Thu, 10 Sep 2026 06:22:31 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun : Kamto démissionne, Biya s’accroche]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94681/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto démissionne du MRC « dans l’intérêt supérieur du
parti ». Paul Biya, 93 ans, s’accroche au pouvoir sans successeur.
Deux visions, un pays.

Le 8 s...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto d&eacute;missionne du MRC &laquo; dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Paul Biya, 93 ans, s&rsquo;accroche au pouvoir sans successeur. Deux visions, un pays.</p>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto quitte la pr&eacute;sidence du principal parti d&rsquo;opposition. Au m&ecirc;me moment, Paul Biya, 93 ans, revient d&rsquo;une absence de 73 jours sans avoir d&eacute;sign&eacute; de successeur. Deux trajectoires, une m&ecirc;me question : quel avenir pour le Cameroun ?</p>
<p>Deux hommes. Deux d&eacute;cisions. Un seul pays. Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto, figure de proue de l&rsquo;opposition camerounaise, annonce sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). &laquo; Dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;, &eacute;crit-il. Quelques jours plus t&ocirc;t, le 20 ao&ucirc;t, Paul Biya rentrait &agrave; Yaound&eacute; apr&egrave;s 73 jours d&rsquo;absence &agrave; Gen&egrave;ve. Le pr&eacute;sident, 93 ans, plus &acirc;g&eacute; chef d&rsquo;&Eacute;tat du monde, n&rsquo;a toujours pas d&eacute;sign&eacute; de successeur. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, un opposant qui jette l&rsquo;&eacute;ponge pour pr&eacute;server son parti. De l&rsquo;autre, un pr&eacute;sident qui s&rsquo;accroche au pouvoir, laissant le Cameroun dans l&rsquo;incertitude. Le contraste est saisissant. Et il dit tout d&rsquo;une nation &agrave; la crois&eacute;e des chemins.</p>
<h2>La d&eacute;mission de Maurice Kamto : un coup de tonnerre</h2>
<p>Tout commence par une lettre d&rsquo;une page, publi&eacute;e le 8 septembre 2026 sur la page Facebook certifi&eacute;e de Maurice Kamto. &laquo; Dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants et du Peuple du Changement en g&eacute;n&eacute;ral, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;missionner des fonctions de Pr&eacute;sident National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, embo&icirc;te le pas. Sa d&eacute;mission, &laquo; m&ucirc;rement r&eacute;fl&eacute;chie et dict&eacute;e exclusivement par l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti &raquo;, est &eacute;galement motiv&eacute;e par &laquo; l&rsquo;acharnement et l&rsquo;oppression qu&rsquo;exerce le r&eacute;gime &raquo; &agrave; son encontre.</p>
<h2>Une d&eacute;mission sous pression</h2>
<p>Ce double d&eacute;part n&rsquo;est pas un geste isol&eacute;. Il intervient apr&egrave;s des mois de contestation autour de la direction du MRC. Le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre de l&rsquo;Administration territoriale, Paul Atanga Nji, avait indiqu&eacute; ne &laquo; pas juger opportun de prendre acte &raquo; de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti.</p>
<p>Pour Mamadou Mota, c&rsquo;est la goutte d&rsquo;eau. &laquo; L&rsquo;administration camerounaise mobilise toute une armada juridique, toutes les institutions pour broyer une seule personne &raquo;, confie-t-il &agrave; TV5MONDE. &laquo; Il &eacute;tait utile de lib&eacute;rer le plancher et de montrer aux yeux du monde entier quel est le r&eacute;gime qui s&eacute;vit au Cameroun &raquo;, ajoute-t-il.</p>
<h2>La double d&eacute;mission qui fragilise le MRC</h2>
<p>Avec le d&eacute;part de Kamto et de Mota, c&rsquo;est tout le MRC qui se retrouve fragilis&eacute;. La deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, a pris la direction du parti. Une convention extraordinaire est pr&eacute;vue pour d&eacute;signer un successeur.</p>
<p>Mais la situation est trouble. Certains cadres du parti, comme Willy Mengue ou Okala Ebode, contestent la l&eacute;gitimit&eacute; m&ecirc;me de la d&eacute;mission, estimant que Kamto n&rsquo;avait plus qualit&eacute; pour d&eacute;missionner. D&rsquo;autres y voient un acte de courage face &agrave; l&rsquo;acharnement du pouvoir.</p>
<h2>Paul Biya : l&rsquo;absence qui interroge</h2>
<p>Pendant que l&rsquo;opposition se d&eacute;chire, le pouvoir, lui, semble fig&eacute; dans une immobilit&eacute; inqui&eacute;tante. Le 20 ao&ucirc;t 2026, Paul Biya est rentr&eacute; &agrave; Yaound&eacute; apr&egrave;s 73 jours pass&eacute;s &agrave; l&rsquo;InterContinental Hotel de Gen&egrave;ve. Soit onze jours de plus que son pr&eacute;c&eacute;dent record d&rsquo;absence en 2024.</p>
<p>Pendant ces 73 jours, le Cameroun a-t-il &eacute;t&eacute; gouvern&eacute; ? La question reste ouverte. Les critiques ont accus&eacute; la pr&eacute;sidence de gouverner &laquo; par t&eacute;l&eacute;commande &raquo;. Le gouvernement a d&ucirc; interdire aux m&eacute;dias de parler de la sant&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<h2>Un successeur introuvable</h2>
<p>&Agrave; 93 ans, Paul Biya est au pouvoir depuis 1982. Il est le plus vieux pr&eacute;sident du monde. Et pourtant, il n&rsquo;a toujours pas d&eacute;sign&eacute; de successeur.</p>
<p>La Constitution, r&eacute;vis&eacute;e en avril 2026, a r&eacute;introduit le poste de vice-pr&eacute;sident. Mais Biya refuse de le pourvoir. Un vide qui inqui&egrave;te les observateurs. &laquo; L&rsquo;absence de Biya et son refus de nommer un vice-pr&eacute;sident menacent de bouleverser la stabilit&eacute; int&eacute;rieure et r&eacute;gionale &raquo;, &eacute;crit la Carnegie Endowment for International Peace.</p>
<h2>Deux visions, un m&ecirc;me pays</h2>
<p>Le contraste est saisissant. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, Maurice Kamto, qui d&eacute;missionne pour &laquo; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; de son parti. De l&rsquo;autre, Paul Biya, qui s&rsquo;accroche au pouvoir malgr&eacute; son &acirc;ge avanc&eacute; et son absence prolong&eacute;e.</p>
<p>Pour ses partisans, Biya incarne la stabilit&eacute;. Pour ses d&eacute;tracteurs, il est l&rsquo;obstacle &agrave; toute transition pacifique. Les militants du RDPC, eux, continuent de d&eacute;filer. Mais au sein m&ecirc;me du parti au pouvoir, des voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent pour s&rsquo;interroger sur l&rsquo;avenir.</p>
<h2>L&rsquo;heure des choix</h2>
<p>Le Cameroun est &agrave; un tournant. La d&eacute;mission de Maurice Kamto prive l&rsquo;opposition de son principal leader. L&rsquo;absence de successeur d&eacute;sign&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidence plonge le pays dans l&rsquo;incertitude.</p>
<p>Que ce soit par id&eacute;al ou par int&eacute;r&ecirc;t, les d&eacute;cisions des hommes politiques fa&ccedil;onnent l&rsquo;avenir du pays. Mais une chose est s&ucirc;re : le Cameroun a besoin de r&eacute;ponses. Et il les attend, lui, depuis trop longtemps.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-10 00:28:10</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Kamto démissionne : la stratégie qui neutralise le régime]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94670/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC ce 8 septembre
2026, imité par Mamadou Mota mais ce retrait stratégique, exécuté
au moment où le parquet fragi...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Maurice Kamto d&eacute;missionne de la pr&eacute;sidence du MRC ce 8 septembre 2026, imit&eacute; par Mamadou Mota mais ce retrait strat&eacute;gique, ex&eacute;cut&eacute; au moment o&ugrave; le parquet fragilise la proc&eacute;dure judiciaire des dissidents, neutralise le blocage administratif du MINAT et pr&eacute;pare la convention du 10 octobre.</p>
<p>Yaound&eacute;, 8 septembre 2026, 10 heures. La lettre de d&eacute;mission de Maurice Kamto tombe comme un couperet. Quelques lignes. &laquo; Dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de notre parti. &raquo; Quelques minutes plus tard, Mamadou Mota embo&icirc;te le pas.</p>
<p>La tentation est grande de lire ce moment comme une crise. Un effondrement. Une capitulation.</p>
<p><strong>Cette lecture est fausse.</strong></p>
<p>Ce qui s'est pass&eacute; ce matin n'est pas une crise interne. C'est une neutralisation administrative une r&eacute;ponse pr&eacute;cise &agrave; une guerre administrative document&eacute;e.</p>
<p>Pour comprendre ce qui vient de se passer, il faut comprendre ce qui l'a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;. Et les signaux envoy&eacute;s ce matin par le parquet.</p>
<h2>La guerre administrative qui mena&ccedil;ait le MRC</h2>
<p>Depuis plusieurs semaines, le MRC faisait face &agrave; une menace qui n'&eacute;tait pas judiciaire dans son fondement, mais administrative dans ses effets.</p>
<p>Le MINAT avait produit une lettre refusant de prendre acte de la Convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025 celle qui avait r&eacute;&eacute;lu Maurice Kamto &agrave; 95,44 %. Cette lettre reposait sur une loi inapplicable &agrave; une visioconf&eacute;rence. Mais elle produisait un effet politique r&eacute;el :</p>
<p>- Elle alimentait la contestation de la l&eacute;galit&eacute; des organes du parti.<br />- Elle offrait une munition narrative aux dissidents.<br />- Elle faisait peser une menace concr&egrave;te sur la participation du MRC aux &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027.</p>
<p>Car c'est l&agrave; que r&eacute;sidait le risque r&eacute;el. Un parti dont la direction est contest&eacute;e par le MINAT, dont la Convention est qualifi&eacute;e d'irr&eacute;guli&egrave;re par l'administration, dont des dissidents demandent l'invalidation devant les tribunaux ce parti peut se voir opposer des obstacles administratifs au moment du d&eacute;p&ocirc;t de ses listes &eacute;lectorales.</p>
<p>Pas n&eacute;cessairement une interdiction formelle. Mais des d&eacute;lais, des contestations, des ambigu&iuml;t&eacute;s suffisantes pour compromettre sa participation &agrave; un scrutin d&eacute;cisif.</p>
<p>Face &agrave; une guerre administrative, la r&eacute;ponse ne peut pas &ecirc;tre seulement politique. Elle doit &ecirc;tre institutionnelle. C'est ce que Kamto a compris et ce qu'il vient d'ex&eacute;cuter.</p>
<h2>Les r&eacute;quisitions du parquet : le moment d&eacute;cisif</h2>
<p>Le timing n'est pas accidentel. Le matin du 8 septembre 2026, avant les d&eacute;missions, le Minist&egrave;re Public d&eacute;posait ses r&eacute;quisitions dans l'affaire MRC contre Willy Mengue et deux autres dissidents.</p>
<p>Sa conclusion &eacute;tait sans ambigu&iuml;t&eacute; : <strong>le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Yaound&eacute;-Ekounou est incomp&eacute;tent pour statuer sur la gouvernance interne d'un parti politique.</strong></p>
<p>Ces r&eacute;quisitions rejoignent exactement les arguments que le Collectif Sylvain Souop d&eacute;fend depuis le 9 juillet 2026.</p>
<p>Kamto connaissait ces r&eacute;quisitions. Il a attendu ce moment celui o&ugrave; le parquet validait juridiquement la position du MRC pour d&eacute;missionner.</p>
<p><strong>Ce n'est pas un retrait sous pression. C'est un retrait en position de force.</strong></p>
<p>La proc&eacute;dure judiciaire de Willy Mengue &eacute;tait d&eacute;j&agrave; juridiquement fragilis&eacute;e. L'argument du MINAT sur la Convention de d&eacute;cembre 2025 allait perdre sa cible. Kamto a choisi l'instant optimal pour retirer lui-m&ecirc;me ce que le r&eacute;gime cherchait &agrave; lui arracher.</p>
<h2>Retirer les cibles pour neutraliser l'instrumentalisation</h2>
<p>En quittant la pr&eacute;sidence, Kamto retire son nom du centre du dossier.</p>
<p>- Le MINAT ne peut plus arguer que &laquo; le pr&eacute;sident du MRC est issu d'une convention irr&eacute;guli&egrave;re &raquo; il n'y a plus de pr&eacute;sident issu de cette convention &agrave; contester.<br />- La proc&eacute;dure judiciaire de Willy Mengue perd son objet il demandait l'invalidation d'une direction qui vient de partir volontairement.<br />- L'argument de la lettre du MINAT devient sans port&eacute;e pratique puisque le parti organise une nouvelle convention en octobre dans les formes requises, d&eacute;clar&eacute;e aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes, incontestable.</p>
<p>Mamadou Mota comprend imm&eacute;diatement la logique et l'adopte. Dans sa lettre manuscrite, il &eacute;crit : &laquo; Si ma modeste personne doit servir de pr&eacute;texte ou de cible pour fragiliser nos activit&eacute;s ou bloquer la marche du parti, je refuse d'en &ecirc;tre l'instrument. &raquo;</p>
<p>C'est la formule exacte de la man&oelig;uvre retirer les cibles pour emp&ecirc;cher toute instrumentalisation administrative.</p>
<h2>L'hypoth&egrave;se des instructions venues de la pr&eacute;sidence</h2>
<p>Une information circule ce matin depuis un compte certifi&eacute; : Paul Atanga Nji aurait re&ccedil;u instruction de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique de tout mettre en &oelig;uvre pour sortir Kamto du jeu politique.</p>
<p>Nous la rapportons avec les pr&eacute;cautions qui s'imposent elle n'est pas officiellement confirm&eacute;e et nous ne pouvons pas l'attribuer &agrave; une source v&eacute;rifiable.</p>
<p>Mais elle est coh&eacute;rente avec l'ensemble des signaux observables document&eacute;s depuis deux mois :</p>
<p>- La lettre du MINAT produite le 18 ao&ucirc;t le jour m&ecirc;me du d&eacute;lib&eacute;r&eacute; judiciaire attendu.<br />- Le timing de la r&eacute;ponse &agrave; Okala Ebode huit mois apr&egrave;s sa correspondance.<br />- La coordination observable entre l'action administrative et la proc&eacute;dure judiciaire.<br />- L'amplification m&eacute;diatique coordonn&eacute;e avec trois unes de presse le m&ecirc;me jour.</p>
<p>Ces signaux ne prouvent pas l'instruction. Mais ils la rendent coh&eacute;rente. Et la d&eacute;mission de Kamto, ce matin, prive cette instruction si elle existe de tout effet.</p>
<h2>La convention du 10 octobre : la preuve de robustesse institutionnelle</h2>
<p>C'est peut-&ecirc;tre l'&eacute;l&eacute;ment le plus important et le moins comment&eacute;.</p>
<p>En quelques heures, le MRC a produit :</p>
<p>- Une d&eacute;mission ordonn&eacute;e de son pr&eacute;sident.<br />- Une prise d'int&eacute;rim conforme aux statuts par Tiriane Balbine Noah.<br />- Une date de convention pour &eacute;lire un nouveau pr&eacute;sident : le 10 octobre.</p>
<p>Ce n'est pas le comportement d'un parti qui s'effondre. C'est le comportement d'un parti dont les institutions fonctionnent.</p>
<p>Cette convention est la preuve que le MRC n'est pas le parti d'un homme. C'est une organisation dot&eacute;e de textes, de proc&eacute;dures, d'organes et d'une capacit&eacute; de renouvellement.</p>
<p>Kamto part et le parti continue. Mota part et le parti continue. Tiriane Balbine Noah prend l'int&eacute;rim conform&eacute;ment aux statuts, sans improvisation, sans d&eacute;sordre, sans vide institutionnel.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que le r&eacute;gime ne voulait pas voir. Il cherchait &agrave; d&eacute;montrer que le MRC &eacute;tait Kamto, et que sans Kamto il n'y avait plus de MRC. La convention du 10 octobre dit le contraire avec une clart&eacute; qu'aucune lettre du MINAT ne peut effacer.</p>
<h2>Ce que ce jour dit de Maurice Kamto</h2>
<p>Depuis le d&eacute;but, nous avons d&eacute;fendu une th&egrave;se : dans une dictature, l'opposition n'a pas de compromis elle a une ligne. Cette ligne n'exclut pas la flexibilit&eacute; tactique. Elle l'exige.</p>
<p><strong>Kamto ne capitule pas. Il choisit son terrain.</strong></p>
<p>Il d&eacute;missionne de fonctions dont la contestation &eacute;tait devenue le pr&eacute;texte d'une op&eacute;ration de d&eacute;stabilisation pour mieux prot&eacute;ger le parti, ses militants et sa capacit&eacute; &agrave; participer aux &eacute;lections.</p>
<p>Ce n'est pas une retraite. C'est un repositionnement.</p>
<p>Et ce repositionnement dit quelque chose d'essentiel sur la nature r&eacute;elle de son leadership : un homme qui sait que le parti est plus important que sa position dans le parti.</p>
<p>Le r&eacute;gime voulait sortir Kamto du jeu politique. Kamto est sorti lui-m&ecirc;me sur ses propres termes, &agrave; son propre moment, en laissant derri&egrave;re lui un parti intact, une convention programm&eacute;e, une pr&eacute;sidente par int&eacute;rim l&eacute;gitime, et une proc&eacute;dure judiciaire sans objet.</p>
<p><strong>On ne sort pas Kamto du jeu. Il choisit son terrain.</strong></p>
<h2>Le cycle qui s'ouvre</h2>
<p>Le coup de tonnerre du 8 septembre n'annonce pas la temp&ecirc;te. Il marque la fin d'un blocage et l'ouverture d'un nouveau cycle.</p>
<p>Un cycle o&ugrave; le MRC entre en campagne &eacute;lectorale pour 2027 avec une direction renouvel&eacute;e, une l&eacute;galit&eacute; incontestable, et la m&eacute;moire de ce qui vient de se passer.</p>
<p>Cette m&eacute;moire est pr&eacute;cieuse :</p>
<p>- Elle dit aux militants ce que le r&eacute;gime est capable de faire pour emp&ecirc;cher l'alternance.<br />- Elle dit aux Camerounais que le parti qui a tenu face &agrave; cette pression est le m&ecirc;me qui pr&eacute;tend gouverner autrement.<br />- Elle dit &agrave; ceux qui ont cru pouvoir abattre le MRC par des dissidences instrumentalis&eacute;es, des lettres minist&eacute;rielles ambigu&euml;s et des proc&eacute;dures judiciaires sans fondement, que la r&eacute;silience d'une organisation se mesure &agrave; sa capacit&eacute; &agrave; traverser la temp&ecirc;te sans perdre ni sa structure, ni sa ligne, ni son &acirc;me.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec John Lawson</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-09 01:16:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - L'art de la soupape de sécurité (partie 2)]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94661/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[En rappel, l'image de la « soupape de sécurité » vient de la
sociologie du conflit, popularisée au 20ème siècle par Georg Simmel
puis développée par Lewis Coser...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>En rappel, l'image de la &laquo; soupape de s&eacute;curit&eacute; &raquo; vient de la sociologie du conflit, popularis&eacute;e au 20&egrave;me si&egrave;cle par Georg Simmel puis d&eacute;velopp&eacute;e par Lewis Coser : dans un syst&egrave;me sous tension, offrir des exutoires contr&ocirc;l&eacute;s &agrave; la contestation permettrait de rel&acirc;cher la pression sociale sans toucher au c&oelig;ur du pouvoir, un peu comme une soupape laisse s'&eacute;chapper la vapeur d'un syst&egrave;me ferm&eacute; pour &eacute;viter l'explosion. Voici quelques techniques utilis&eacute;es par le r&eacute;gime de Yaound&eacute; pour dissiper la col&egrave;re populaire :</p>
<p>1. L&rsquo;institutionnalisation de la r&eacute;volte : il s&rsquo;agit de transformer une col&egrave;re sauvage et impr&eacute;visible en un processus bureaucratique ou l&eacute;galiste bien encadr&eacute;. C&rsquo;est le cas de &laquo; l&rsquo;op&eacute;ration &eacute;pervier &raquo; qui est visiblement l&rsquo;op&eacute;ration de sacrifice de quelques boucs-&eacute;missaires devant permettre de sauver le syst&egrave;me de gestion patrimoniale qui r&egrave;gne, sans toutefois s&rsquo;attaquer aux bases du client&eacute;lisme, de la mauvaise gouvernance et de la corruption. On voit aussi l&rsquo;&eacute;ternisation du proc&egrave;s de Martinez Zogo qui a permis de faire tomber la clameur populaire sans espoir que justice sera rendu. On note surtout le d&eacute;tournement de l&rsquo;indignation sur les f&eacute;minicides et les infanticides vers des actions folkloriques qui &eacute;loignent du vrai sujet : l&rsquo;absence d&rsquo;une l&eacute;gislation sur ces atrocit&eacute;s qui servent souvent de crimes rituels &agrave; certains acteurs du r&eacute;gime.</p>
<p>2. La focalisation sur des cibles secondaires : &nbsp;C&rsquo;est la strat&eacute;gie de la cr&eacute;ation des affaires dans l&rsquo;affaire. Il s&rsquo;agit de d&eacute;vier la fureur de la foule vers des d&eacute;tails, des faits divers, des fusibles (accusation d&rsquo;un ministre par exemple) pour sauver le c&oelig;ur du syst&egrave;me. Le r&eacute;gime excelle dans le storytelling. Il contr&ocirc;le le narratif. Puisque son opposition &laquo; radicale &raquo; n&rsquo;a jamais particip&eacute; au gouvernement, le r&eacute;gime a le monopole de la fabrication des scoops et des faits divers. Il l&acirc;che de temps en temps des informations sur des collaborateurs pour distraire l&rsquo;opinion. L&rsquo;on peut voir dans l&rsquo;actualit&eacute;, l&rsquo;&eacute;mergence &agrave; la suite des suppos&eacute;s &laquo; influenceurs &raquo;, des ex-agents de renseignements qui disent d&eacute;tenir le &laquo; carnet des r&eacute;v&eacute;lations &raquo; sur des personnalit&eacute;s de la R&eacute;publique. Ce faisant, le r&eacute;gime neutralise l'opposition politique qui perd l'attention du grand public.&nbsp;</p>
<p>Le r&eacute;gime d&eacute;tourne l'attention de la foule et l'oriente vers des agents et autres "influenceurs" sous contr&ocirc;le qui font l'actualit&eacute; et qui d&eacute;tiennent des scoops. L&rsquo;on voit bien que le r&eacute;gime contr&ocirc;le le narratif et peut de temps en temps donner un peu de "sang" au peuple qui en raffole ou qui en r&eacute;clame. Le r&eacute;gime peut m&ecirc;me provoquer des clashs entre personnalit&eacute;s pour animer ce qui est d&eacute;sormais devenu une &laquo; sc&egrave;ne politique &raquo;. L'opposition politique au Cameroun devient donc affaiblie et sans importance aux yeux du grand public. Mieux, le r&eacute;gime fabrique son "opposition radicale" sous contr&ocirc;le qui est constitu&eacute;e des personnes que ses agents et autres influenceurs sous contr&ocirc;le d&eacute;signent comme &eacute;tant la "vraie opposition". Comme on peut le constater, cette suppos&eacute;e "opposition radicale" ne marque jamais l'essai. Elle se lance dans des d&eacute;bats interminables dans des cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision sous contr&ocirc;le; ces d&eacute;bats amusent bien la galerie mais, ils n'aboutissent jamais &agrave; l'action.</p>
<p>3. La fonction exutoire de la parole : &nbsp;En sociologie politique, cela d&eacute;signe le fait de laisser la foule exprimer sa col&egrave;re (slogans, votes protestataires) pour &laquo; l&acirc;cher de la vapeur &raquo;. &nbsp;Une fois l&rsquo;&eacute;nergie dissip&eacute;e dans des actions symboliques, la pression retombe sans que les structures du pouvoir ne bougent. Dans l&rsquo;actualit&eacute;, l&rsquo;on voit arriver la multiplication des discours enflamm&eacute;s pour donner l&rsquo;illusion de l&rsquo;action, tout en temporisant les r&eacute;elles actions sur le terrain afin que la fatigue, l&rsquo;&eacute;puisement et le d&eacute;couragement gagnent la foule. L&rsquo;on laissera prosp&eacute;rer des &laquo; d&eacute;bats de dimanche &raquo; ou des &eacute;missions de d&eacute;cryptage de l&rsquo;actualit&eacute; sur des plateaux de t&eacute;l&eacute;vision sous contr&ocirc;le o&ugrave; il y aura des personnages qui tiennent des discours enflamm&eacute;s pour distraire le peuple. Le r&eacute;gime est bien tranquille aussi longtemps que les d&eacute;bats politiques se d&eacute;roulent dans ces m&eacute;dias et sur les r&eacute;seaux sociaux, tr&egrave;s loin de la r&eacute;alit&eacute; sur le terrain.&nbsp;</p>
<p>Le r&eacute;gime fabriquera des sujets pour ces d&eacute;bats : r&eacute;v&eacute;lation d&rsquo;un agent de renseignement, mandat imp&eacute;ratif, pr&eacute;sident l&eacute;gitime ou pr&eacute;sident l&eacute;gal d&rsquo;un pr&eacute;sident de parti, scandales sexuels de certains responsables politiques, la main du pr&eacute;sident de la r&eacute;publique, etc., des d&eacute;bats qui s&rsquo;&eacute;ternisent autour des proc&eacute;dures juridiques, de la morale ou de l&rsquo;&eacute;thique, et non autour de l&rsquo;action publique. Cela arrange le r&eacute;gime aussi longtemps que l&rsquo;on ne d&eacute;bat pas de son bilan politique et &eacute;conomique, et que l&rsquo;on ne promeut pas des offres alternatives. L&rsquo;on arrive au Cameroun &agrave; aller &agrave; une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle comme celle de 2025 sans parler de bilan et de projets politiques, et en tournant en d&eacute;rision le peu de candidats qui en parlent.&nbsp;</p>
<p>L'on a discut&eacute; de la capacit&eacute; d'un "diable" &agrave; &ecirc;tre "bon" et l'on a santionn&eacute; &eacute;lectoralement tous les candidats qui expliquaient comment avoir l'eau, l'&eacute;lectricit&eacute;, les routes, le pouvoir d'achat, etc. Une fois les &eacute;lections pass&eacute;es, le r&eacute;gime a encore laiss&eacute; la pression monter aussi longtemps que cela ne sert plus &agrave; rien : on entend les citoyens pleurer et temp&ecirc;ter: il n'y a pas d'eau ou d'&eacute;lectricit&eacute; dans mon quartier depuis deux semaines, il n'y a pas de route, etc. Mais, les citoyens ne se demandent pas pour qui ils avaient vot&eacute; lorsqu'il fallait choisir le bon candidat. Et cela risque encore de durer 7 ans!</p>
<p>(La suite de la liste des techniques utilis&eacute;es sera communiqu&eacute;e demain matin)</p>
<p><em>Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD &amp; HDR, Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident du SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD et HDR, Deuxième Vice-Président du SDF</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 13:26:25</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Une très émouvante lettre de Maïtre André Marie Tassa adressée au Pr. Maurice Kamto]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94659/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[A Monsieur le Président National du MRC. Réaffirmation de notre
adhésion aux orientations du Directoire National et de notre
fidélité à notre Président National...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>A Monsieur le Pr&eacute;sident National du MRC. R&eacute;affirmation de notre adh&eacute;sion aux orientations du Directoire National et de notre fid&eacute;lit&eacute; &agrave; notre Pr&eacute;sident National, le Pr Maurice Kamto&nbsp;</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National,<br />Tr&egrave;s cher Ami politique,<br />Pr Maurice Kamto,</p>
<p>Militants de base et responsables locaux du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), nous suivons, avec un int&eacute;r&ecirc;t accentu&eacute;, l'actualit&eacute; nationale focalis&eacute;e autour d'une pseudo-crise qui affecterait notre parti.</p>
<p>Nous d&eacute;plorons et condamnons fermement, dans le sillage de cette pseudo crise, les agitations orchestr&eacute;es par quelques anciens militants de notre parti qui, sanctionn&eacute;s par des instances comp&eacute;tentes et suivant les proc&eacute;dures ad&eacute;quates, en respect du principe du contradictoire act&eacute; par les textes fondateurs du MRC, ont trouv&eacute; comme piste de sortie, l'engagement des man&oelig;uvres judiciaires et l'&eacute;talage de leur collusion avec le Ministre de l'Administration Territoriale, pour d&eacute;stabiliser notre parti et diaboliser notre Pr&eacute;sident National.&nbsp;</p>
<p>Face &agrave; cette confusion que quelques anciens militants, en mal de rep&egrave;res et de tribune d'expression veulent distiller au sein de l'opinion publique nationale et internationale, nous venons par la pr&eacute;sente, r&eacute;affirmer notre soutien ind&eacute;fectible aux r&eacute;solutions du Directoire National du MRC prise courant Novembre 2025 et actant la convocation d'une convention extraordinaire tenue par visioconf&eacute;rence le 21 D&eacute;cembre 2025, pour le retour du Pr Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), en qualit&eacute; de Pr&eacute;sident National. Ce faisant, nous manifestons notre attachement au respect des principes de d&eacute;mocratie interne qui traduit la vie du MRC depuis sa cr&eacute;ation en 2012.</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National,&nbsp;</p>
<p>Tr&egrave;s cher Ami Politique,</p>
<p>Nous vous &eacute;crivons cette lettre aujourd&rsquo;hui pour vous r&eacute;affirmer notre soutien ind&eacute;fectible en vue de la conduite de la lutte que nous menons depuis 2012 pour la renaissance du Cameroun, et que votre leadership demeure sans faille malgr&eacute; les manoeuvres machiav&eacute;lique du r&eacute;gime dictatorial de Yaound&eacute; qui visent &agrave; nous fragiliser. &nbsp;Nous m&egrave;nerons ensemble ce combat jusqu'&agrave; la gare, et vous &ecirc;tes notre guide, l'unique locomotive pour la situation du moment face &agrave; des hommes sans foi ni loi. &nbsp;&nbsp;</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National,&nbsp;</p>
<p>Tr&egrave;s cher Ami Politique,</p>
<p>Vous jouissez de la l&eacute;gitimit&eacute; populaire de tous les militants et sympathisants du MRC et votre influence positive sur notre engagement politique est incontournable. Votre approche strat&eacute;gique de faire la politique autrement, fait des malheurs dans le camp d'en face, et nous avons pu nous en rendre compte &agrave; maintes reprises, par cet acharnement inexplicable de l'ordre de "82" sur votre personne. C'est cette fixation continue sur vous qui nous confirme et rassure que vous &ecirc;tes l'homme de la situation, et que m&ecirc;me les plus sceptiques devraient se raviser. Vous avez d&eacute;finitivement rompu avec ce fort sentiment de collusion des leaders politiques d'opposition avec le pouvoir comme on a eu l'habitude de vivre dans le landernau politique camerounais, pour tracer notre propre chemin qui vous met &agrave; dos m&ecirc;me vos pseudo-homologues politiques. Monsieur le Pr&eacute;sident National, &agrave; la t&ecirc;te du MRC, &nbsp;vous inspirez confiance et engagement, gr&acirc;ce &agrave; votre int&eacute;grit&eacute;, votre d&eacute;termination et votre type de leadership. Quel que soit votre r&ocirc;le dans le Landerneau politique camerounais, le peuple derri&egrave;re vous, est rassur&eacute; de ne jamais &ecirc;tre trahi. Vous &ecirc;tes ce leader innovant et influent qui sait construire la synergie du changement.</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National,</p>
<p>Tr&egrave;s cher Ami Politique,</p>
<blockquote>
<p>Vous &ecirc;tes pour nous, cet &nbsp;Ami Politique qui a fait de la r&eacute;silience, de la loyaut&eacute; et de la fid&eacute;lit&eacute; des valeurs cardinales dans le Train de la Renaissance du Cameroun. Pr Maurice Kamto, vous &ecirc;tes, ce leader f&eacute;d&eacute;rateur qui cr&eacute;e des liens et une communaut&eacute;.</p>
</blockquote>
<p>Vous &ecirc;tes ce leader R&eacute;publicain, humaniste, l&eacute;gitime, l&eacute;galiste, sage et confiant avec un &eacute;tat d&rsquo;esprit qui &eacute;pouse parfaitement la n&eacute;cessit&eacute; de la renaissance. Vous &ecirc;tes un d&eacute;fenseur acharn&eacute; de la R&eacute;publique, des Droits Humains et de la D&eacute;mocratie. Point besoin de rappeler que vous &ecirc;tes constamment habit&eacute;, dans votre d&eacute;marche, par les exigences de rigueur et de justice continues dans la conduite vers la destin&eacute;e du MRC.</p>
<p>Monsieur le Pr&eacute;sident National, Tr&egrave;s cher Ami Politique, Pr Maurice Kamto, nous vous r&eacute;affirmons, ainsi qu'&agrave; l'ensemble des membres du Directoire National de notre parti, notre soutien total et notre fid&eacute;lit&eacute;, face aux enjeux actuels et aux d&eacute;fis qui se pr&eacute;sentent &agrave; notre parti.</p>
<p>Votre vision pour notre avenir commun, votre int&eacute;grit&eacute; et votre &eacute;coute constante des citoyens camerounais, nous s&eacute;duisent sans cesse. Continuez d'&ecirc;tre une source d'inspiration. Dans la p&eacute;riode cruciale et importante que nous traversons, votre leadership clairvoyant est indispensable pour porter nos valeurs communes et &oelig;uvrer pour l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Sachez que vous, ainsi que tout le Directoire National du MRC , pouvez compter sur notre engagement entier et notre mobilisation sur le terrain pour relayer vos d&eacute;cisions &agrave; la base, porter vos messages et contribuer &agrave; la r&eacute;ussite de notre projet politique.&nbsp;</p>
<blockquote>
<p>En vous renouvelant toute notre confiance, nous vous prions d'agr&eacute;er, Monsieur le Pr&eacute;sident National, Tr&egrave;s Cher Ami Politique, Pr Maurice Kamto, l'expression de notre distingu&eacute;e consid&eacute;ration.</p>
</blockquote>
<p>Fait &agrave; Bafoussam, 05 Septembre 2026</p>
<p>Me Andr&eacute; Marie Tassa, Secr&eacute;taire du bureau de la F&eacute;d&eacute;ration R&eacute;gionale du MRC &agrave; l'Ouest</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Me André Marie Tassa</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 09:05:47</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Pourquoi les Camerounais fuient ELECAM]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94629/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Bilan catastrophique d'ELECAM : 252 830 nouveaux inscrits sur 30
millions de Camerounais, 234 dans la diaspora. Cartes non
distribuées, listes truquées, crise d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Bilan catastrophique d'ELECAM : 252 830 nouveaux inscrits sur 30 millions de Camerounais, 234 dans la diaspora. Cartes non distribu&eacute;es, listes truqu&eacute;es, crise de confiance. (150 caract&egrave;res)</p>
<p>ELECAM affiche un bilan historique de d&eacute;saffection &eacute;lectorale : &agrave; peine 252 830 nouveaux inscrits en huit mois, 234 Camerounais de la diaspora, et pr&egrave;s de 800 000 cartes &eacute;lectorales dormant dans les tiroirs de l'institution.</p>
<p>30 millions de Camerounais, 252 830 nouveaux &eacute;lecteurs en huit mois. 887 910 cartes qui dorment dans les tiroirs d'ELECAM, 234 Camerounais de la diaspora inscrits, et des listes &eacute;lectorales o&ugrave; les morts votent mieux que les vivants. Le peuple a parl&eacute; : il ne croit plus en ses propres &eacute;lections.</p>
<h2>Des chiffres qui parlent d'eux-m&ecirc;mes</h2>
<p>Le 31 ao&ucirc;t 2026 restera comme une date noire pour ELECAM. Sur 30 millions de Camerounais, seuls 252 830 se sont inscrits sur les listes &eacute;lectorales en huit mois. Dans la diaspora, le constat est encore plus alarmant : <strong>234 inscriptions seulement</strong> sur l'ensemble du globe.</p>
<p>Et ce n'est pas tout. ELECAM d&eacute;tenait 887 910 cartes &eacute;lectorales dans ses tiroirs, dont elle n'a distribu&eacute; que 102 894, soit &agrave; peine 11,58 %. Le message est clair : les Camerounais refusent de s'inscrire, et m&ecirc;me ceux qui sont inscrits ne viennent pas chercher leurs cartes.</p>
<h2>La crise de confiance : un syst&egrave;me qui s'est auto-d&eacute;truit</h2>
<p>L'&eacute;ditorial de Thierry Biassi pointe du doigt un paradoxe : ELECAM, qui se pr&eacute;sente comme le garant de la r&eacute;gularit&eacute; &eacute;lectorale, est accus&eacute;e d'avoir elle-m&ecirc;me <strong>falsifi&eacute; des documents officiels</strong>.</p>
<p>L'auteur rappelle que des faux certificats ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s pour disqualifier un ancien ministre. Si ELECAM est capable de fabriquer de faux actes pour &eacute;liminer une personnalit&eacute; politique, que peut-elle faire de la carte d'&eacute;lecteur d'une m&eacute;nag&egrave;re ordinaire ?</p>
<p>&laquo; Vous avez transform&eacute; l'administration en atelier de faux documents. Si vous &ecirc;tes capables de faire un faux acte pour &eacute;liminer un ancien ministre de la R&eacute;publique, qu'allez-vous faire de la carte d'&eacute;lecteur d'une m&eacute;nag&egrave;re de Mokolo ? &raquo;</p>
<h2>L'opposition en plastique : quand ELECAM choisit les adversaires du RDPC</h2>
<p>Autre accusation majeure : ELECAM aurait fabriqu&eacute; une <strong>opposition de complaisance</strong>. Le MINAT (Minist&egrave;re de l'Administration Territoriale) servirait d'usine &agrave; fabriquer des opposants &laquo; qui mangent dans la m&ecirc;me marmite que le RDPC le jour et critiquent le RDPC la nuit &agrave; la t&eacute;l&eacute; &raquo;.</p>
<p>Le peuple n'est pas dupe. Il voit que l'opposition est choisie, financ&eacute;e, valid&eacute;e par le pouvoir en place. Et il refuse de prendre part &agrave; cette mascarade.</p>
<p>&laquo; Vous avez cr&eacute;&eacute; des opposants qui mangent dans la m&ecirc;me marmite que le RDPC le jour et qui critiquent le RDPC la nuit &agrave; la t&eacute;l&eacute;. &raquo;</p>
<h2>La double peine : les morts votent, les vivants s'abstiennent</h2>
<p>Le scandale ultime : les listes &eacute;lectorales camerounaises regorgeraient de <strong>morts</strong>. La preuve ? ELECAM elle-m&ecirc;me annonce 24 516 radi&eacute;s pour cause de d&eacute;c&egrave;s.</p>
<p>Mais combien de d&eacute;funts figurent encore sur les listes ? L'&eacute;ditorialiste pose la question qui f&acirc;che :</p>
<p>&laquo; Au Cameroun, il est plus facile de trouver un mort sur la liste &eacute;lectorale qu'un vivant dans le bureau de vote. &raquo;</p>
<p>Les morts, eux, ne contestent jamais les r&eacute;sultats. Ils votent fid&egrave;lement, &eacute;lection apr&egrave;s &eacute;lection, sans broncher.</p>
<h2>ELECAM hors-la-loi : le paradoxe d'une institution qui exige le respect de la loi</h2>
<p>ELECAM se dit pr&eacute;occup&eacute;e par le faible taux d'inscription. Mais elle oublie qu'elle a elle-m&ecirc;me viol&eacute; la loi.</p>
<p>Le Code &eacute;lectoral exige un fichier transparent, des listes publi&eacute;es &agrave; temps, des r&egrave;gles claires. ELECAM a rendu le processus opaque, chang&eacute; les r&egrave;gles du jeu, et accumul&eacute; les irr&eacute;gularit&eacute;s.</p>
<p>&laquo; Vous &ecirc;tes des hors-la-loi qui demandez aux citoyens de respecter la loi. C'est quel paradoxe, &ccedil;a ? &raquo;</p>
<h2>Quand le m&eacute;pris se transforme en r&eacute;volte</h2>
<p>Thierry Biassi tire une conclusion implacable : le refus des Camerounais de s'inscrire n'est pas de l'abstention. <strong>C'est une r&eacute;volte par le m&eacute;pris.</strong></p>
<p>Les citoyens ne sont pas paresseux. Ils sont en col&egrave;re. Leur absence des bureaux de vote est un message politique. Un r&eacute;f&eacute;rendum contre ELECAM.</p>
<p>&laquo; Vous ne ram&egrave;nerez pas les Camerounais avec des voitures qui klaxonnent dans les quartiers. Vous les ram&egrave;nerez en lib&eacute;rant le jeu. En arr&ecirc;tant les faux. En arr&ecirc;tant de choisir nos opposants &agrave; notre place. &raquo;</p>
<h2>Quel avenir pour ELECAM ?</h2>
<p>Les d&eacute;fis sont immenses. Reconqu&eacute;rir la confiance des &eacute;lecteurs ne se fera pas en un jour. Cela passe par :</p>
<p>- La transparence totale du fichier &eacute;lectoral<br />- La distribution effective des cartes d'&eacute;lecteur<br />- L'arr&ecirc;t des pratiques frauduleuses<br />- La lib&eacute;ration r&eacute;elle du jeu politique</p>
<p>Tant que l'&eacute;lection sera per&ccedil;ue comme une pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre dont la fin est &eacute;crite d'avance, les Camerounais ne viendront pas acheter le ticket.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Thierry Biassi</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-06 13:17:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Manifestants condamnés, putschistes présumés libres]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94614/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Au Cameroun, des manifestants pacifiques écopent de 7 ans de prison
quand un ancien patron du renseignement révèle une tentative de coup
d'État sans être inquié...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Au Cameroun, des manifestants pacifiques &eacute;copent de 7 ans de prison quand un ancien patron du renseignement r&eacute;v&egrave;le une tentative de coup d'&Eacute;tat sans &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;. Deux poids, deux mesures.</p>
<p>Tandis que des opposants politiques croupissent en prison pour avoir simplement exerc&eacute; leur droit de manifester, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, ancien patron de la DGRE, affirme publiquement avoir enqu&ecirc;t&eacute; sur un projet de coup d'&Eacute;tat sur instruction de Paul Biya sans qu'aucune arrestation ne soit intervenue.</p>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, des manifestants pacifiques condamn&eacute;s &agrave; sept ans de prison. De l'autre, un ancien patron des renseignements qui r&eacute;v&egrave;le &agrave; la barre avoir enqu&ecirc;t&eacute; sur un projet de coup d'&Eacute;tat et qui n'est pas inqui&eacute;t&eacute;.</p>
<p>Bienvenue au Cameroun, o&ugrave; la justice a deux vitesses.</p>
<p>Tandis que des dizaines d'opposants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) purgent de lourdes peines pour avoir simplement exerc&eacute; leur droit constitutionnel &agrave; manifester, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, ancien Directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Recherche ext&eacute;rieure (DGRE), a d&eacute;clar&eacute; devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; qu'il menait, sur instruction du pr&eacute;sident Paul Biya, une enqu&ecirc;te confidentielle sur un pr&eacute;sum&eacute; projet de coup d'&Eacute;tat.</p>
<p>Le paradoxe est saisissant. Et la question, br&ucirc;lante : pourquoi la machine judiciaire est-elle si prompte &agrave; punir des manifestants et si lente &agrave; poursuivre ceux qui menacent l'ordre constitutionnel ?</p>
<h2>Sept ans de prison pour avoir manifest&eacute; : l'opposition dans le viseur</h2>
<p>Le 22 septembre 2020, plus de 500 personnes &eacute;taient arr&ecirc;t&eacute;es dans plusieurs villes du Cameroun pour avoir particip&eacute; &agrave; des manifestations pacifiques organis&eacute;es par le MRC de Maurice Kamto. Cinq ans plus tard, 36 militants sont toujours derri&egrave;re les barreaux &agrave; la prison centrale de Kondengui &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Condamn&eacute;s par des tribunaux militaires &agrave; des peines allant de cinq &agrave; sept ans d'emprisonnement pour &laquo; r&eacute;bellion &raquo; et &laquo; tentative d'insurrection &raquo;, ces opposants purgent des peines disproportionn&eacute;es. Parmi eux, des figures comme Olivier Bibou Nissack et Alain Fogue Tedom, tous deux &eacute;crou&eacute;s pour sept ans.</p>
<p>&laquo; <strong>Certains ont &eacute;cop&eacute; de sept ans de prison ferme pour avoir simplement exerc&eacute; un droit garanti par la Constitution camerounaise</strong> &raquo;, d&eacute;nonce un rapport d'Amnesty International.</p>
<h2>La r&eacute;pression post-&eacute;lectorale de 2025 : un nouveau chapitre</h2>
<p>L'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025 qualifi&eacute;e de &laquo; taill&eacute;e sur mesure &raquo; par la soci&eacute;t&eacute; civile a ouvert un nouveau chapitre de r&eacute;pression. Les manifestations contestant les r&eacute;sultats, officiellement remport&eacute;s par Paul Biya, ont &eacute;t&eacute; violemment dispers&eacute;es.</p>
<p>Une trentaine de manifestants ont &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute;s &agrave; la prison centrale de Yaound&eacute;-Nkondengui, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; maintenus pendant plusieurs semaines dans des commissariats. Au total, des organisations de d&eacute;fense des droits humains font &eacute;tat de centaines d'arrestations &agrave; travers le pays.</p>
<p>En f&eacute;vrier 2026, 31 prisonniers politiques du MRC ont &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;s. Mais de nombreux autres militants restent derri&egrave;re les barreaux, condamn&eacute;s &agrave; sept ans de r&eacute;clusion.</p>
<h2>La r&eacute;v&eacute;lation d'Eko Eko : une enqu&ecirc;te sur un coup d'&Eacute;tat</h2>
<p>Le 31 ao&ucirc;t 2026, l'audience du proc&egrave;s Martinez Zogo au Tribunal militaire de Yaound&eacute; a pris une tournure inattendue. L&eacute;opold Maxime Eko Eko, ancien patron de la DGRE, a fait une d&eacute;claration qui a secou&eacute; la salle.</p>
<p>Il affirme qu'au moment des faits, il conduisait, sur instruction du chef de l'&Eacute;tat Paul Biya, une enqu&ecirc;te confidentielle sur un pr&eacute;sum&eacute; projet de coup d'&Eacute;tat. La chronologie qu'il a livr&eacute;e est &eacute;difiante : le 26 janvier, il re&ccedil;oit l'injonction de rendre son rapport. Le 30 janvier, il d&eacute;pose son rapport &agrave; la Pr&eacute;sidence. Le 31 janvier, il est arr&ecirc;t&eacute; par la gendarmerie.</p>
<p><em>&laquo; <strong>J'enqu&ecirc;tais sur un coup d'&Eacute;tat sur ordre de Paul Biya</strong> &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute; &agrave; la barre.</em></p>
<h2>Une chronologie qui interroge</h2>
<p>Pourquoi Eko Eko a-t-il &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le lendemain du d&eacute;p&ocirc;t de son rapport ? Pourquoi n'a-t-il jamais &eacute;t&eacute; inculp&eacute; ? Et surtout, pourquoi aucune autre personne n'a-t-elle &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e dans cette affaire de tentative de coup d'&Eacute;tat ?</p>
<p>Les contradictions sont frappantes. Les manifestants pacifiques sont condamn&eacute;s en quelques semaines par des tribunaux militaires. Mais lorsqu'un ancien patron du renseignement r&eacute;v&egrave;le publiquement l'existence d'une enqu&ecirc;te sur un projet de coup d'&Eacute;tat, personne n'est inqui&eacute;t&eacute;.</p>
<p>&laquo; Pour de simples manifestations pacifiques avec de fausses accusations de 'tentative de d&eacute;stabilisation', le pouvoir s'empresse de condamner des manifestants pacifiques &agrave; de lourdes peines. Pourtant, lorsqu'un ancien patron du renseignement r&eacute;v&egrave;le publiquement qu'il enqu&ecirc;tait sur une vraie tentative de coup d'&Eacute;tat au sommet de l'&Eacute;tat, il n'y a aucune arrestation, aucune condamnation &raquo;, r&eacute;sume un observateur de la sc&egrave;ne politique camerounaise.</p>
<h2>Deux poids, deux mesures : le double standard de la justice camerounaise</h2>
<p>Le double standard est devenu une marque de fabrique du r&eacute;gime de Yaound&eacute;.</p>
<p><strong>D'un c&ocirc;t&eacute;</strong> : des manifestants pacifiques, arr&ecirc;t&eacute;s en masse, jug&eacute;s par des tribunaux militaires, condamn&eacute;s &agrave; des peines allant jusqu'&agrave; sept ans de prison. La soci&eacute;t&eacute; civile d&eacute;nonce une &laquo; r&eacute;pression sans pr&eacute;c&eacute;dent &raquo;. Amnesty International r&eacute;clame leur lib&eacute;ration.</p>
<p><strong>De l'autre</strong> : un ancien patron du renseignement r&eacute;v&egrave;le &agrave; la barre l'existence d'une enqu&ecirc;te sur un projet de coup d'&Eacute;tat. Sa d&eacute;claration est publique, m&eacute;diatis&eacute;e, reprise par la presse nationale et internationale. Et pourtant, aucune poursuite n'est engag&eacute;e.</p>
<p>Ce contraste interroge sur la nature du r&eacute;gime : s'agit-il d'un &Eacute;tat de droit ou d'un syst&egrave;me o&ugrave; la justice est instrumentalis&eacute;e au service du pouvoir ?</p>
<h2>La prison de Kondengui : symbole de la r&eacute;pression politique</h2>
<p>La prison centrale de Yaound&eacute;-Nkondengui est devenue le symbole de la r&eacute;pression politique au Cameroun. Des opposants, des militants, des simples manifestants y croupissent pour des peines souvent disproportionn&eacute;es.</p>
<p>En avril 2026, &agrave; la veille de la visite du Pape L&eacute;on XIV, un collectif de treize organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile a publi&eacute; une d&eacute;claration cinglante exigeant la lib&eacute;ration &laquo; inconditionnelle &raquo; de toutes les personnes qu'elles qualifient de d&eacute;tenues arbitrairement.</p>
<p>Le texte d&eacute;nonce une &laquo; crise profonde de l'&Eacute;tat de droit &raquo;, avec des manifestations pacifiques dispers&eacute;es violemment et des arrestations qualifi&eacute;es d'&laquo; ill&eacute;gales et arbitraires &raquo;. Il d&eacute;nonce &eacute;galement le recours syst&eacute;matique aux tribunaux militaires pour juger des civils, une pratique jug&eacute;e contraire aux principes d'un proc&egrave;s &eacute;quitable.</p>
<h2>Que nous r&eacute;v&egrave;le ce deux poids, deux mesures ?</h2>
<p>Cette situation r&eacute;v&egrave;le plusieurs choses.</p>
<p><strong>Premi&egrave;rement</strong>, elle montre que la justice camerounaise est instrumentalis&eacute;e. Les tribunaux militaires sont utilis&eacute;s pour r&eacute;primer l'opposition, tandis que les affaires sensibles impliquant des proches du pouvoir sont &eacute;touff&eacute;es.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;mement</strong>, elle met en lumi&egrave;re la peur du r&eacute;gime. La r&eacute;pression des manifestations pacifiques est une tentative de museler toute contestation. L'absence de poursuites dans l'affaire du coup d'&Eacute;tat pr&eacute;sum&eacute; pourrait &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;e comme une volont&eacute; de ne pas &eacute;branler un appareil d'&Eacute;tat fragilis&eacute;.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;mement</strong>, elle souligne l'impunit&eacute; dont jouissent certains acteurs. Quand un haut responsable peut r&eacute;v&eacute;ler publiquement l'existence d'une tentative de coup d'&Eacute;tat sans &ecirc;tre inqui&eacute;t&eacute;, c'est tout le syst&egrave;me judiciaire qui est mis en cause.</p>
<h2>La r&eacute;action de la communaut&eacute; internationale</h2>
<p>La communaut&eacute; internationale observe avec attention. Amnesty International a multipli&eacute; les appels &agrave; la lib&eacute;ration des prisonniers politiques. Des organisations de d&eacute;fense des droits humains d&eacute;noncent r&eacute;guli&egrave;rement la r&eacute;pression au Cameroun.</p>
<p>Mais les condamnations restent largement verbales. Les partenaires internationaux du Cameroun France, Union europ&eacute;enne, &Eacute;tats-Unis peinent &agrave; adopter une position ferme face &agrave; un r&eacute;gime qui, malgr&eacute; ses d&eacute;rives, reste un alli&eacute; strat&eacute;gique dans une r&eacute;gion instable.</p>
<h2>L'avenir : vers une justice &agrave; deux vitesses durable ?</h2>
<p>Tout porte &agrave; croire que ce deux poids, deux mesures va perdurer. Le r&eacute;gime de Paul Biya, confront&eacute; &agrave; une impopularit&eacute; croissante et &agrave; des d&eacute;fis s&eacute;curitaires multiples, a besoin de contr&ocirc;ler l'opposition. La r&eacute;pression est son outil. L'impunit&eacute;, son bouclier.</p>
<p>Mais cette strat&eacute;gie a un co&ucirc;t. Elle alimente la d&eacute;fiance des citoyens envers les institutions. Elle fragilise l'&Eacute;tat de droit. Elle donne des arguments aux opposants et aux critiques internationaux.</p>
<p>Comme le rappelle la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise, &laquo; le silence est synonyme de complicit&eacute; &raquo;. Et dans un pays o&ugrave; des manifestants pacifiques prennent sept ans de prison pendant que des putschistes pr&eacute;sum&eacute;s restent libres, le silence devient assourdissant.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Aristide Mono</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-04 17:06:27</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[FÉMINICIDES AU CAMEROUN : LE NON-DIT SUR LA RESPONSABILITÉ FÉMININE ET L'IMPÉRATIF D'UNE RÉÉDUCATION]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Le discours dominant sur les féminicides au Cameroun est aujourd'hui
un discours à sens unique. On parle de l'homme monstre, de l'homme
bourreau, de l'homme pré...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le discours dominant sur les f&eacute;minicides au Cameroun est aujourd'hui un discours &agrave; sens unique. On parle de l'homme monstre, de l'homme bourreau, de l'homme pr&eacute;dateur.</p>
<p>On ne parle jamais de la femme actrice, de la femme provocatrice, de la femme strat&egrave;ge qui a mis en place les conditions de son propre drame.</p>
<p>Pourtant, si nous voulons &ecirc;tre honn&ecirc;tes et stopper ces morts, il faut avoir le courage de dire ce que personne ne veut dire : au <strong>Cameroun</strong>, une grande partie des f&eacute;minicides trouve son origine dans un comportement f&eacute;minin d&eacute;voy&eacute; qui a transform&eacute; l'homme en simple distributeur automatique de billets et de services.</p>
<p>Mon propos n'est pas de justifier le meurtre. Le meurtre reste un crime. Mon propos est de comprendre le m&eacute;canisme qui y m&egrave;ne. On ne peut pas lutter contre un incendie en accusant seulement le feu, il faut comprendre qui a vers&eacute; l'essence.</p>
<p><strong>1. Le mythe de l'homme pourvoyeur : la prostitution d&eacute;guis&eacute;e en relation amoureuse</strong></p>
<p>Au Cameroun, l'amour n'existe plus. Il a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par le parrainage. Pour une frange tr&egrave;s importante de femmes, particuli&egrave;rement en milieu urbain &agrave; Yaound&eacute;, Douala, Bafoussam, l'homme n'est pas un partenaire. C'est un projet. C'est un portefeuille. C'est celui qui r&eacute;sout les probl&egrave;mes.<br />On entend partout la m&ecirc;me phrase : "Il me g&egrave;re". Que signifie "il me g&egrave;re" ? Il paie le loyer, il paie la coiffure, il paie le iPhone, il paie la pension de l'enfant d'un autre homme, il paie la tontine de la m&egrave;re. En &eacute;change de quoi ? De rien. Ou d'une pr&eacute;sence physique intermittente. On appelle cela relation amoureuse. C'est de la prostitution qui ne dit pas son nom.</p>
<p>Le principe est simple et il est enseign&eacute; de m&egrave;re en fille : ne prends pas les pr&eacute;sents d'un homme si tu n'es pas capable d'aller loin avec lui. C'est une r&egrave;gle morale fondamentale dans nos traditions. Chez les Bamil&eacute;k&eacute;s, chez les Beti, chez les Peuls, on ne mange pas l'argent d'un homme qu'on ne compte pas &eacute;pouser. Aujourd'hui cette r&egrave;gle est bafou&eacute;e.</p>
<p>Les femmes camerounaises prennent l'argent, prennent la voiture, prennent le terrain, prennent le voyage &agrave; Kribi, prennent m&ecirc;me le capital pour ouvrir leur commerce. Et quand l'homme, apr&egrave;s avoir investi des millions, demande une contrepartie d'engagement, de fid&eacute;lit&eacute;, de mariage, on lui r&eacute;pond : "Mon corps m'appartient, je ne t'ai rien promis."</p>
<p>C'est cette escroquerie sentimentale qui cr&eacute;e la frustration meurtri&egrave;re. L'homme se sent vol&eacute;, humili&eacute;, utilis&eacute;. Il a vendu un terrain familial pour une femme qui lui dit finalement qu'elle a un autre fianc&eacute; en Europe. Psychologiquement, pour un homme faible d'esprit, ce sentiment d'avoir &eacute;t&eacute; roul&eacute; est le d&eacute;clencheur du passage &agrave; l'acte. Il ne tue pas par amour, il tue par sentiment d'injustice &eacute;conomique et d'humiliation publique.</p>
<p><strong>2. L'infid&eacute;lit&eacute;, le chantage et la provocation comme mode de vie</strong></p>
<p>Il faut dire la v&eacute;rit&eacute; sur le comportement actuel. Beaucoup de f&eacute;minicides au Cameroun interviennent dans des contextes de double ou triple vie f&eacute;minine entretenue avec l'argent du m&ecirc;me homme.</p>
<p>On prend le cas r&eacute;current de Yaound&eacute; : un homme entretient une femme &agrave; Ngousso, il lui a tout donn&eacute;. Il d&eacute;couvre qu'elle entretient &agrave; son tour un petit pompier &agrave; Mokolo avec son argent, et qu'elle se moque de lui avec ses copines sur WhatsApp. L'explosion de violence qui suit n'est pas excusable, mais elle est explicable. C'est une violence n&eacute;e de la provocation.</p>
<p>D'autres cas sont des chantages permanents : "Si tu ne m'ach&egrave;tes pas ceci, je te quitte. Si tu ne me donnes pas cela, je vais voir ailleurs." L'homme devient esclave affectif et financier. Il est pouss&eacute; &agrave; bout.<br />Lutter contre les f&eacute;minicides, c'est donc d'abord &eacute;duquer les femmes &agrave; la dignit&eacute;. Une femme qui ne t'aime pas ne doit pas coucher chez toi. Ne doit pas manger ton argent. Ne doit pas te faire croire qu'elle va t'&eacute;pouser. Le respect commence l&agrave;.</p>
<p><strong>3. Le tabou que les f&eacute;ministes cachent : les crimes des femmes contre leurs conjoints</strong></p>
<p>On parle des f&eacute;minicides, mais qui parle des homicides commis par des femmes sur leurs hommes ? Ils sont nombreux au Cameroun, mais &eacute;touff&eacute;s, parce qu'on a honte qu'un homme avoue qu'il est victime d'une femme.</p>
<p>Combien d'hommes sont empoisonn&eacute;s chaque ann&eacute;e &agrave; Douala et Yaound&eacute; ? Combien d'hommes re&ccedil;oivent de l'eau chaude au visage pendant leur sommeil ? Combien d'hommes sont poignard&eacute;s par une femme qui a d&eacute;couvert qu'il voulait la quitter ? Combien d'hommes sont tu&eacute;s par l'amant de leur propre femme ?<br />Dans les tribunaux de Ndokoti, de Mfoundi, les dossiers sont l&agrave;. Femme qui tue son mari pour l'assurance, femme qui tue son mari pour h&eacute;riter de la maison, femme qui commandite le meurtre de son mari avec son amant. En 2023-2024, au moins 5 cas tr&egrave;s m&eacute;diatis&eacute;s de femmes ayant assassin&eacute; ou fait assassiner leur conjoint ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;s au Cameroun. Personne n'a march&eacute; avec des pancartes.</p>
<p>Si on veut l'&eacute;galit&eacute;, il faut dire que la violence n'a pas de sexe. Mais la violence f&eacute;minine est psychologique, &eacute;conomique et parfois physique, et elle est le terreau de la violence masculine en retour. Un homme qui est insult&eacute;, m&eacute;pris&eacute;, tromp&eacute; et ruin&eacute; par une femme pendant des ann&eacute;es peut devenir un meurtrier. La soci&eacute;t&eacute; a arm&eacute; le bras de cet homme en laissant la femme agir sans morale.</p>
<p>4. La solution : r&eacute;&eacute;duquer les filles, pas seulement punir les hommes</p>
<p>Toutes les campagnes actuelles disent : "Ne tuez pas les femmes". C'est bien. Mais aucune campagne ne dit : "Femmes, ne volez pas les hommes. Femmes, ne provoquez pas les hommes. Femmes, ne prenez pas l'argent d'un homme que vous n'aimez pas."</p>
<p>Lutter contre les f&eacute;minicides revient &agrave; bien &eacute;duquer les femmes. Il faut r&eacute;apprendre &agrave; nos filles :<br /><strong>1. &nbsp;La valeur du travail</strong><br />Une femme doit apprendre &agrave; r&eacute;soudre elle-m&ecirc;me ses probl&egrave;mes. Ton loyer n'est pas le probl&egrave;me d'un homme. Si tu ne peux pas te prendre en charge, ne sois pas en couple.<br /><strong>2. &nbsp;La valeur de la parole&nbsp;</strong><br />Si tu prends les pr&eacute;sents d'un homme, tu prends un engagement moral. Tu ne peux pas prendre 2 millions et dire "on est juste amis".<br /><strong>3. &nbsp;La fid&eacute;lit&eacute; et le respect</strong><br />On ne peut pas entretenir 3 relations en m&ecirc;me temps avec l'argent de l'un et se plaindre d'&ecirc;tre en danger.</p>
<p>Tant que nous continuerons &agrave; &eacute;lever des filles qui pensent que l'homme est un guichet de banque, et des gar&ccedil;ons &agrave; qui on dit que leur valeur se mesure &agrave; combien ils donnent, nous aurons des f&eacute;minicides. L'homme qui donne tout et qui se sent trahi est un animal bless&eacute;. Il faut arr&ecirc;ter de le blesser &agrave; la base.</p>
<p>La vraie lutte contre les f&eacute;minicides n'est pas dans les slogans import&eacute;s d'Occident. Elle est dans le retour &agrave; nos valeurs : une femme digne ne mange pas l'argent d'un homme qu'elle ne respecte pas. &nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Dr Erick Achille Omar Nko'o</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-03 08:27:39</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Violence de genre/FÉMINICIDES :ATTITUDE IRRESPONSABLE DE L'ÉTAT, LÉGÈRETÉ DES CONDAMNATIONS]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[ALERTE NATIONALE : Le Gouvernement de la République du Cameroun est
formellement averti qu'en cas de persistance de son inaction ou de son
laxisme, sa responsab...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>ALERTE NATIONALE : Le Gouvernement de la R&eacute;publique du Cameroun est formellement averti qu'en cas de persistance de son inaction ou de son laxisme, sa responsabilit&eacute; nationale et internationale sera engag&eacute;e sans plus aucune tol&eacute;rance de la part de Mandela Center International et de ses partenaires, qui saisiront, sans pr&eacute;avis suppl&eacute;mentaire, l'ensemble des m&eacute;canismes internationaux et africains comp&eacute;tents.&nbsp;</p>
<p>Mandela Center International, ONG internationale &agrave; Statut Consultatif Sp&eacute;cial aupr&egrave;s des Nations Unies, Laur&eacute;at du Prix international des droits de l'Homme 2024,&nbsp;<br />Dans le cadre de sa mission permanente de veille, d'alerte et de protection des droits humains dans le monde, porte :<br />A l&rsquo;attention de la communaut&eacute; nationale et internationale :</p>
<p>1. Que Mandela Center International suit avec un profond d&eacute;chirement, bouleversement, depuis plusieurs mois, la d&eacute;ferlante cruaut&eacute; de la nature humaine &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des femmes &agrave; travers une vague de f&eacute;minicides d'une gravit&eacute; in&eacute;dite ;</p>
<p><strong>I. L'AMPLEUR ALARMANTE DU PH&Eacute;NOM&Egrave;NE</strong></p>
<p>2. Que le Cameroun traverse depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e 2026 une vague de f&eacute;minicides d'une gravit&eacute; in&eacute;dite et exceptionnelle, comme en attestent les propres statistiques communiqu&eacute;es par le Gouvernement de la R&eacute;publique du Cameroun : cinquante-six (56) cas enregistr&eacute;s par le minist&egrave;re de la Promotion de la Femme et de la Famille en 2023, soixante-sept (67) en 2024, puis soixante-dix-sept (77) en 2025, soit une augmentation officiellement reconnue de cinquante-quatre pour cent (54 %) en deux ans ;<br />3. Que le premier trimestre de l'ann&eacute;e 2026 a, &agrave; lui seul, enregistr&eacute; vingt-six (26) nouveaux cas document&eacute;s par le Gouvernement, tendance annuelle qualifi&eacute;e d'&laquo; historiquement haute &raquo;, tandis que des organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile ont recens&eacute; cinquante-trois (53) f&eacute;minicides entre le 1er janvier et le 29 juillet 2026, parmi lesquels sept (07) mineures ou jeunes filles viol&eacute;es puis tu&eacute;es, &acirc;g&eacute;es de dix (10) &agrave; vingt-deux (22) ans ;<br />4. Que la seule derni&egrave;re semaine du mois d'ao&ucirc;t 2026 a vu p&eacute;rir au moins huit (08) femmes en huit (08) jours &agrave; Yaound&eacute; et &agrave; Douala, soit un rythme d'environ une victime par jour, portant &agrave; plus de soixante (60) le nombre de femmes tu&eacute;es depuis le 1er janvier 2026 selon les propres services du Gouvernement, et &agrave; environ deux cent cinquante (250) le nombre cumul&eacute; de victimes depuis 2023, sans qu'une seule mesure structurelle d'envergure n'ait &eacute;t&eacute; prise par le Gouvernement pour enrayer cette h&eacute;catombe ;&nbsp;<br />5. Que le simple fait que les d&eacute;comptes varient, selon les sources, entre quarante (40) et plus de soixante (60) victimes pour les huit premiers mois de la seule ann&eacute;e 2026 illustre, &agrave; lui seul, l'absence coupable d'un m&eacute;canisme national unifi&eacute; et fiable de recensement, que Mandela Center International r&eacute;clame depuis plusieurs mois ;<br />6. Que cette h&eacute;catombe camerounaise s'inscrit dans une tendance mondiale alarmante que l'Organisation des Nations Unies elle-m&ecirc;me qualifie de fl&eacute;au plan&eacute;taire : que l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et ONU Femmes ont &eacute;tabli que quatre-vingt-cinq mille (85 000) femmes ont &eacute;t&eacute; tu&eacute;es intentionnellement dans le monde en 2023, dont environ soixante pour cent (60 %) par leur partenaire intime ou un membre de leur famille, soit environ cent quarante (140) femmes et filles chaque jour, et que l'Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies a jug&eacute; n&eacute;cessaire, d&egrave;s 2013, d'adopter une r&eacute;solution sp&eacute;cifique sur ce fl&eacute;au ;</p>
<p><strong>II. CAS EMBL&Eacute;MATIQUES RECENS&Eacute;S CES DERNIERS MOIS AU CAMEROUN</strong></p>
<p>7. Que le 21 janvier 2026, &agrave; Nkolmetet (d&eacute;partement du Nyong-et-So'o), Christine Glawdys Mvogo, dix-sept (17) ans et enceinte, a &eacute;t&eacute; sauvagement d&eacute;capit&eacute;e &agrave; la machette dans un champ de manioc par son compagnon, &acirc;g&eacute; de trente (30) ans, lequel a justifi&eacute; son acte par une jalousie maladive et un doute sur la paternit&eacute; de l'enfant &agrave; na&icirc;tre ;<br />8. Que d&egrave;s le lendemain, &agrave; Yaound&eacute;, le corps sans vie de Mballa Tsama a &eacute;t&eacute; d&eacute;couvert, assassin&eacute;e avec une brutalit&eacute; inou&iuml;e sur sa terre natale, ravivant l'effroi dans la capitale camerounaise et le spectre de l'impunit&eacute; d&eacute;j&agrave; d&eacute;nonc&eacute; par la presse nationale ;<br />9. Que le 23 f&eacute;vrier 2026, &agrave; Douala (quartier CCC, lieu-dit la Fontaine), une femme cherchant &agrave; &eacute;chapper &agrave; son compagnon a &eacute;t&eacute; poursuivie puis &eacute;gorg&eacute;e &agrave; la machette jusque dans l'enceinte d'un &eacute;tablissement scolaire o&ugrave; elle tentait de trouver refuge, sous les yeux de t&eacute;moins impuissants;<br />10. Que la semaine du 17 au 25 ao&ucirc;t 2026 a vu se succ&eacute;der, dans un silence assourdissant des pouvoirs publics, les f&eacute;minicides de Blandine Diane, vingt-deux (22) ans et enceinte, tu&eacute;e par son compagnon Os&eacute;e Yen Enock, vingt-deux (22) ans, au march&eacute; Mokolo &agrave; Yaound&eacute; les 17-18 ao&ucirc;t 2026; de Modestine T., trente-deux (32) ans, poignard&eacute;e &agrave; plusieurs reprises par son &eacute;poux Herv&eacute; N., quarante-deux (42) ans, boucher au march&eacute; de Logpom &agrave; Douala, le 22 ao&ucirc;t 2026 ; d'une femme tu&eacute;e le 21 ao&ucirc;t 2026 dans l'arrondissement de Yaound&eacute; V par son compagnon, parce qu'elle voulait le quitter ; de Doroth&eacute;e Ngo, trente-six (36) ans, &eacute;gorg&eacute;e &agrave; Douala ; de deux autres femmes tu&eacute;es dans les quartiers Mimboman et Auberge-Ch&acirc;teau &agrave; Yaound&eacute; ; et enfin de Madame B&eacute;guel Crescence Merline, quarante-quatre (44) ans, enseignante, poignard&eacute;e &agrave; mort le 25 ao&ucirc;t 2026 dans les locaux de l'h&ocirc;tel Salvador VIP, au quartier Fouda, &agrave; Yaound&eacute;, par un homme de vingt-deux (22) ans rencontr&eacute; en ligne qui avait financ&eacute; son d&eacute;placement ; que le suspect, qui tentait de prendre la fuite, a &eacute;t&eacute; rattrap&eacute; et ma&icirc;tris&eacute; par les riverains avant d'&ecirc;tre remis aux forces de l'ordre, et que sur lui ont &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;s une corde de deux m&egrave;tres ainsi que les cartes nationales d'identit&eacute; d'autres femmes, laissant craindre un mode op&eacute;ratoire r&eacute;p&eacute;t&eacute; ; que le Sous-Pr&eacute;fet de Yaound&eacute; V n'a r&eacute;agi que par la fermeture administrative de l'&eacute;tablissement, deux jours apr&egrave;s la d&eacute;couverte du corps ;<br />11. Que cette liste, d&eacute;j&agrave; gla&ccedil;ante et traumatisante, est loin d'&ecirc;tre exhaustive : que la presse camerounaise a &eacute;galement document&eacute;, ces derniers mois, les meurtres de Christel Ntsa, quarante-deux (42) ans, poignard&eacute;e par son compagnon &agrave; Soa en ao&ucirc;t 2025 ; d'une fillette de onze (11) ans, tu&eacute;e &agrave; l'arme blanche &agrave; Anguissa en juin 2026 ; d'une femme d&eacute;c&eacute;d&eacute;e des suites de violences conjugales r&eacute;p&eacute;t&eacute;es &agrave; Eki&eacute;, le m&ecirc;me mois ; d'une jeune femme tu&eacute;e par son mari &agrave; Mendong en ao&ucirc;t 2026, alors qu'elle avait pourtant fui le domicile conjugal pr&eacute;cis&eacute;ment pour &eacute;chapper &agrave; ses violences ; et d'une jeune femme de dix-neuf (19) ans retrouv&eacute;e &eacute;trangl&eacute;e au quartier Efoulan (Yaound&eacute; III), que l'on soup&ccedil;onne d'avoir &eacute;t&eacute; tu&eacute;e par son compagnon ; que le cas de Mendong illustre, &agrave; lui seul, l'&eacute;chec cuisant des maigres dispositifs de protection existants, une femme ayant fui son foyer pour sauver sa vie et ayant n&eacute;anmoins &eacute;t&eacute; rattrap&eacute;e et tu&eacute;e par son bourreau ;</p>
<p><strong>III. QUELQUES JUGEMENTS RENDUS EN MATI&Egrave;RE DE F&Eacute;MINICIDE : LA PREUVE DU LAXISME JUDICIAIRE SANS PRECEDENT</strong></p>
<p>12. Que s'agissant des rares d&eacute;cisions judiciaires rendues &agrave; ce jour, le Tribunal de Grande Instance du Wouri, &agrave; Douala, a, le 1er avril 2026, statu&eacute; sur le d&eacute;c&egrave;s de Diane Yangwo, trente (30) ans, m&egrave;re de trois (03) enfants, morte en novembre 2023 des suites de coups port&eacute;s par son &eacute;poux, Eric Bekobe, employ&eacute; de banque : que ce dernier, poursuivi pour &laquo; coups mortels &raquo; et non pour meurtre, a plaid&eacute; coupable en reconnaissant &ecirc;tre l'auteur des coups tout en niant la pr&eacute;m&eacute;ditation, et a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; cinq (05) ans d'emprisonnement avec sursis, assortis d'une amende d&eacute;risoire de cinquante-deux mille (52 000) francs CFA, ce qui revient, dans les faits, &agrave; le laisser libre de toute d&eacute;tention effective ;<br />13. Que Mandela Center International d&eacute;nonce, avec la plus vive indignation et la derni&egrave;re &eacute;nergie, ce verdict que la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise elle-m&ecirc;me a qualifi&eacute; de &laquo; verdict de la honte &raquo;, d'inappropri&eacute;, de fantaisiste et d'injuste, tant il revient, dans les faits, &agrave; autoriser la libre circulation de l'auteur d'un homicide conjugal av&eacute;r&eacute;, pour la mort d'une m&egrave;re de famille, en &eacute;change d'une amende inf&eacute;rieure au co&ucirc;t d'un simple t&eacute;l&eacute;phone portable ; que cette cl&eacute;mence n'est nullement un cas isol&eacute; mais le sympt&ocirc;me d'un laxisme structurel et g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; de la cha&icirc;ne judiciaire camerounaise face aux violences faites aux femmes, laquelle persiste &agrave; requalifier syst&eacute;matiquement des faits d'une extr&ecirc;me gravit&eacute; en infractions mineures, &agrave; prononcer des peines d&eacute;risoires et &agrave; tol&eacute;rer, par son inertie r&eacute;p&eacute;t&eacute;e, la banalisation sociale du meurtre des femmes ;<br />14. Que Mandela Center International rel&egrave;ve, en outre, que la quasi-totalit&eacute; des autres f&eacute;minicides recens&eacute;s dans la pr&eacute;sente note &mdash; les meurtres de Christine Glawdys Mvogo, de Mballa Tsama, de Blandine Diane, de Modestine T., de Doroth&eacute;e Ngo et de Cr&eacute;scence Merline &mdash; demeurent, &agrave; la date de la pr&eacute;sente Note d'Information, sans jugement d&eacute;finitif connu de l'opinion publique, en d&eacute;pit de l'&eacute;coulement de plusieurs mois pour certains d'entre eux, ce qui constitue, en soi, un facteur suppl&eacute;mentaire d'inqui&eacute;tude quant &agrave; la diligence r&eacute;elle de l'appareil judiciaire camerounais dans le traitement de ces dossiers ;<br />15. Que face &agrave; cette situation, Madame Marie-Th&eacute;r&egrave;se Abena Ondoa, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, a publiquement reconnu l'ampleur du ph&eacute;nom&egrave;ne et &eacute;voqu&eacute; des mesures &eacute;tatiques (une centaine d'abris temporaires, d&eacute;ploiement progressif de &laquo; Gender Desks &raquo; et &laquo; Child Desks &raquo;, ligne d'assistance, formations des magistrats, avocats et policiers), sans que ces mesures, rest&eacute;es largement d&eacute;claratoires et d&eacute;risoires, n'aient, &agrave; ce jour, permis d'enrayer la hausse continue du nombre de victimes ni la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; persistante des sanctions judiciaires ;<br />16. Que plusieurs voix de la classe politique et de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaises, dont Madame H&eacute;l&egrave;ne Ekwessa, Vice-Pr&eacute;sidente du Front pour le Changement du Cameroun, ont publiquement somm&eacute; le Gouvernement de pr&eacute;senter un plan national concret de lutte contre les f&eacute;minicides, tandis que l'&Eacute;glise &Eacute;vang&eacute;lique du Cameroun, dans une d&eacute;claration publique du 28 ao&ucirc;t 2026, a condamn&eacute; avec la plus grande fermet&eacute; toute forme de f&eacute;minicide, rejetant express&eacute;ment toute justification tir&eacute;e de la dispute, de la frustration, de l'infid&eacute;lit&eacute; r&eacute;elle ou suppos&eacute;e, du conflit familial, de la tradition ou de la difficult&eacute; &eacute;conomique ;</p>
<p><strong>IV. LE CADRE JURIDIQUE NATIONAL : DES LACUNES QUI PERP&Eacute;TUENT L'IMPUNIT&Eacute;</strong></p>
<p>17. Que le droit p&eacute;nal camerounais, en son &eacute;tat actuel, ne comporte aucune incrimination autonome du f&eacute;minicide, le Code p&eacute;nal se limitant &agrave; r&eacute;primer l'homicide (article 275) et l'assassinat (article 276) sans reconna&icirc;tre le mobile sexiste ou la relation de genre comme circonstance aggravante sp&eacute;cifique, ce qui favorise structurellement les requalifications a minima et les peines symboliques telles que celle observ&eacute;e dans l'affaire Diane Yangwo ;<br />18. Que la Constitution de la R&eacute;publique du Cameroun proclame, en son pr&eacute;ambule, l'&eacute;galit&eacute; de tous les &ecirc;tres humains en droits et en dignit&eacute; sans distinction de sexe, ainsi que le droit &agrave; la vie et &agrave; l'int&eacute;grit&eacute; physique et morale, principes que le laxisme r&eacute;p&eacute;t&eacute; de la cha&icirc;ne p&eacute;nale rend, dans les faits, largement illusoires pour les femmes victimes de violence intime ;</p>
<p><strong>V. LE CADRE JURIDIQUE INTERNATIONAL ET R&Eacute;GIONAL : DES ENGAGEMENTS SOLENNELS TOUJOURS PIETINES PAR L&rsquo;ETAT DU CAMEROUN</strong></p>
<p>19. Que le Cameroun a librement ratifi&eacute;, sans r&eacute;serve, en 1994, la Convention sur l'&eacute;limination de toutes les formes de discrimination &agrave; l'&eacute;gard des femmes (CEDEF/CEDAW), dont les Recommandations g&eacute;n&eacute;rales n&deg;19 (1992) et n&deg;35 (2017) du Comit&eacute; CEDAW qualifient express&eacute;ment la violence fond&eacute;e sur le genre, y compris le f&eacute;minicide, de forme de discrimination au sens de la Convention, et imposent aux &Eacute;tats parties d'agir avec la diligence requise pour pr&eacute;venir ces violences, enqu&ecirc;ter sur elles, en poursuivre et sanctionner s&eacute;v&egrave;rement les auteurs, et r&eacute;parer le pr&eacute;judice subi par les victimes ;<br />20. Que l'Assembl&eacute;e G&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies a, par sa r&eacute;solution 68/191 du 18 d&eacute;cembre 2013, intitul&eacute;e &laquo; Mesures &agrave; prendre contre les meurtres sexistes de femmes et de filles &raquo;, express&eacute;ment reconnu que le f&eacute;minicide atteint des proportions alarmantes &agrave; l'&eacute;chelle mondiale et appel&eacute; tous les &Eacute;tats &agrave; agir avec la diligence requise pour pr&eacute;venir, enqu&ecirc;ter et punir ces crimes, appel r&eacute;it&eacute;r&eacute; par la r&eacute;solution 70/176 (2015), ainsi que par la D&eacute;claration et le Programme d'action de Beijing (1995), qui identifie la violence &agrave; l'&eacute;gard des femmes comme un obstacle majeur &agrave; l'&eacute;galit&eacute;, au d&eacute;veloppement et &agrave; la paix ;<br />21. Que le Cameroun est &eacute;galement li&eacute; par la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples (Charte de Banjul, 1981), dont l'article 4 prot&egrave;ge le droit &agrave; la vie, l'article 5 la dignit&eacute; de la personne humaine et l'article 18(3) impose aux &Eacute;tats l'&eacute;limination de toute discrimination contre les femmes, ainsi que par le Protocole &agrave; la Charte africaine relatif aux droits de la femme en Afrique (Protocole de Maputo, 2003), dont l'article 3 consacre le droit &agrave; la dignit&eacute;, l'article 4 le droit &agrave; la vie, &agrave; l'int&eacute;grit&eacute; et &agrave; la s&eacute;curit&eacute; de la personne et impose express&eacute;ment aux &Eacute;tats parties de pr&eacute;venir et r&eacute;primer toutes les formes de violence &agrave; l'&eacute;gard des femmes, y compris au sein du foyer, et dont l'article 25 garantit aux victimes un droit &agrave; un recours judiciaire appropri&eacute; et &agrave; r&eacute;paration ;<br />22. Que la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples a elle-m&ecirc;me adopt&eacute;, lors de sa 60&egrave;me session ordinaire tenue &agrave; Niamey (Niger) du 8 au 22 mai 2017, les Lignes Directrices relatives &agrave; la Lutte contre les Violences Sexuelles et ses Cons&eacute;quences en Afrique, qui imposent aux &Eacute;tats membres de l'Union Africaine des obligations pr&eacute;cises de pr&eacute;vention, de r&eacute;pression et de r&eacute;paration, et rappellent que l'impunit&eacute; perp&eacute;tue et aggrave le cycle de la violence faite aux femmes ;<br />23. Que l'Union Africaine elle-m&ecirc;me, &agrave; travers la D&eacute;claration solennelle sur l'&eacute;galit&eacute; entre les hommes et les femmes en Afrique (2004) et l'Agenda 2063 (Aspiration 6), engage tous ses &Eacute;tats membres, dont le Cameroun, &agrave; adopter et faire appliquer une l&eacute;gislation prohibant toutes les formes de violence &agrave; l'&eacute;gard des femmes, y compris les meurtres li&eacute;s au genre ;<br />24. Que le Cameroun est en outre li&eacute; par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l'article 6 prot&egrave;ge le droit &agrave; la vie et l'article 26 garantit l'&eacute;galit&eacute; devant la loi sans discrimination fond&eacute;e sur le sexe, ainsi que par la D&eacute;claration universelle des droits de l'homme du 10 d&eacute;cembre 1948, dont l'article 3 consacre le droit &agrave; la vie et l'article 5 l'interdiction des traitements cruels, inhumains ou d&eacute;gradants, et s'est enfin engag&eacute;, dans le cadre du Programme de d&eacute;veloppement durable &agrave; l'horizon 2030, &agrave; atteindre l'Objectif de d&eacute;veloppement durable n&deg;5, dont la cible 5.2 vise express&eacute;ment l'&eacute;limination de toutes les formes de violence &agrave; l'&eacute;gard des femmes et des filles ;</p>
<p><strong>VI. LA JURISPRUDENCE INTERNATIONALE ET AFRICAINE : UN STANDARD DE DILIGENCE RAISONNABLE D&Eacute;SORMAIS BIEN &Eacute;TABLI</strong></p>
<p>25. Que la responsabilit&eacute; internationale d'un &Eacute;tat peut &ecirc;tre clairement engag&eacute;e par Mandela Center International, non seulement par les actes de ses agents, mais &eacute;galement par sa n&eacute;gligence dans la pr&eacute;vention, l'investigation, la poursuite et la sanction de violences commises par des particuliers, ainsi que l'a &eacute;tabli de longue date la Cour interam&eacute;ricaine des droits de l'homme dans l'arr&ecirc;t Vel&aacute;squez Rodr&iacute;guez c. Honduras (1988), consacrant le standard de la diligence raisonnable (due diligence) aujourd'hui reconnu en droit international des droits de l&rsquo;homme ;<br />26. Que la m&ecirc;me Cour interam&eacute;ricaine, dans l'arr&ecirc;t Gonz&aacute;lez et autres (&laquo; Champ de coton &raquo;) c. Mexique (2009), a jug&eacute; qu'un &Eacute;tat manque &agrave; son obligation de pr&eacute;vention lorsqu'il tol&egrave;re, en connaissance de cause, un contexte structurel de violence contre les femmes, et &agrave; son obligation d'enqu&ecirc;te lorsque ses autorit&eacute;s n'adoptent pas une perspective de genre dans le traitement de ces affaires, consacrant ainsi la notion de f&eacute;minicide comme cat&eacute;gorie juridique appelant une r&eacute;ponse &eacute;tatique renforc&eacute;e et diff&eacute;renci&eacute;e ;<br />27. Que la Cour europ&eacute;enne des droits de l'homme a, dans l'arr&ecirc;t Opuz c. Turquie (2009), jug&eacute; que la passivit&eacute; prolong&eacute;e des autorit&eacute;s face &agrave; des signalements r&eacute;p&eacute;t&eacute;s de violence domestique engage la responsabilit&eacute; de l'&Eacute;tat au titre du droit &agrave; la vie et peut caract&eacute;riser une discrimination fond&eacute;e sur le sexe, solution confirm&eacute;e dans les arr&ecirc;ts Kontrov&aacute; c. Slovaquie (2007) et Talpis c. Italie (2017), tandis que le Comit&eacute; CEDAW, dans ses constatations A.T. c. Hongrie (2005), Şahide Goekce c. Autriche (2007) et Fatma Yıldırım c. Autriche (2007), a constat&eacute; que l'absence de mesures de protection effectives face &agrave; des violences conjugales connues des autorit&eacute;s, suivies de la mort ou de graves atteintes &agrave; l'int&eacute;grit&eacute; des victimes, constitue une violation directe de la Convention ;<br />28. Que cette obligation de diligence raisonnable trouve, en droit africain lui-m&ecirc;me, des assises jurisprudentielles solides et directement opposables au Cameroun : que la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, dans son arr&ecirc;t historique APDF et IHRDA c. R&eacute;publique du Mali (11 mai 2018), a jug&eacute;, pour la toute premi&egrave;re fois, qu'un &Eacute;tat partie africain avait viol&eacute; le Protocole de Maputo et la Charte africaine des droits et du bien-&ecirc;tre de l'enfant en maintenant dans son droit interne des dispositions insuffisamment protectrices des femmes et des filles, consacrant ainsi, sans ambigu&iuml;t&eacute;, le caract&egrave;re pleinement justiciable et opposable du Protocole de Maputo devant les juridictions africaines, y compris s'agissant des carences l&eacute;gislatives internes en mati&egrave;re de protection contre la violence ;<br />29. Que la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, dans la Communication 245/02, Zimbabwe Human Rights NGO Forum c. Zimbabwe (2006), a affirm&eacute; qu'un &Eacute;tat peut &ecirc;tre tenu pour complice de violations graves commises par des particuliers lorsqu'il &eacute;choue syst&eacute;matiquement &agrave; en assurer la r&eacute;pression, et que ce d&eacute;faut de diligence caract&eacute;rise, &agrave; lui seul, un manquement aux articles 1er et 7 de la Charte africaine &mdash; solution directement transposable au laxisme syst&eacute;mique de l'&Eacute;tat du Cameroun face aux f&eacute;minicides commis, jour apr&egrave;s jour, par des particuliers sur son territoire ;&nbsp;<br />30. Que la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples a, au surplus, dans sa jurisprudence constante rappel&eacute;e dans l'affaire Kaptue Tagne Serges Bruce c. R&eacute;publique du Cameroun (Communication 697/18, d&eacute;cision du 2-22 mai 2025), r&eacute;affirm&eacute; que la carence structurelle d'un &Eacute;tat dans la mise en &oelig;uvre de la Charte emporte la violation automatique de son article 1er ;<br />31. Que les juridictions internes africaines elles-m&ecirc;mes ont, &agrave; plusieurs reprises, consacr&eacute; l'obligation positive de l'&Eacute;tat de prot&eacute;ger les femmes contre la violence : qu'en Afrique du Sud, la Cour constitutionnelle, dans l'arr&ecirc;t Carmichele c. Minister of Safety and Security (2001), a reconnu la responsabilit&eacute; de l'&Eacute;tat pour la carence de ses services de police et de son minist&egrave;re public, dont l'inertie avait permis la remise en libert&eacute; d'un homme dangereux qui a ensuite agress&eacute; la requ&eacute;rante, et que la m&ecirc;me Cour, dans l'arr&ecirc;t S v Baloyi (1999), a affirm&eacute; que l'&Eacute;tat a l'obligation constitutionnelle positive de prot&eacute;ger les femmes contre la violence domestique et de garantir l'effectivit&eacute; r&eacute;elle, et non seulement formelle, des m&eacute;canismes judiciaires de protection ;<br />32. Que ces pr&eacute;c&eacute;dents africains, tout comme la jurisprudence des juridictions universelles, interam&eacute;ricaine et europ&eacute;enne rappel&eacute;e ci-dessus, convergent unanimement vers la reconnaissance d'une obligation de diligence raisonnable qui p&egrave;se sur tout &Eacute;tat africain, y compris le Cameroun, et dont la violation caract&eacute;ris&eacute;e &mdash; par le laxisme persistant, intol&eacute;rable et la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; inadmissible des condamnations observ&eacute;s dans le traitement judiciaire des f&eacute;minicides commis sur son territoire &mdash; engage sans conteste sa responsabilit&eacute; internationale et r&eacute;gionale ;&nbsp;<br />33. Que Mandela Center International appelle solennellement la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples et la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples &agrave; consolider et &agrave; renforcer davantage cette jurisprudence protectrice, en consacrant express&eacute;ment, &agrave; l'instar de la Cour interam&eacute;ricaine, le f&eacute;minicide comme cat&eacute;gorie juridique autonome appelant une r&eacute;ponse &eacute;tatique diff&eacute;renci&eacute;e et renforc&eacute;e sur le continent africain ;</p>
<p><strong>VII. L'ATTITUDE IRRESPONSABLE ET COUPABLE DE L'&Eacute;TAT DU CAMEROUN</strong></p>
<p>34. Que Mandela Center International d&eacute;nonce, avec la plus grande vigueur, l'attitude fonci&egrave;rement irresponsable de l'&Eacute;tat du Cameroun face &agrave; ce fl&eacute;au : que le ph&eacute;nom&egrave;ne n'est nullement une d&eacute;couverte r&eacute;cente ni une surprise pour les pouvoirs publics, le Bureau Central des Recensements et des &Eacute;tudes de Population (BUCREP), organisme officiel de l'&Eacute;tat camerounais, ayant lui-m&ecirc;me publiquement recens&eacute;, classifi&eacute; et document&eacute;, d&egrave;s l'ann&eacute;e 2023, les diff&eacute;rentes formes de f&eacute;minicide s&eacute;vissant au Cameroun &mdash; meurtres cons&eacute;cutifs &agrave; des violences conjugales, crimes dits &laquo; d'honneur &raquo;, f&eacute;minicides cibl&eacute;s en contexte de conflit arm&eacute;, f&oelig;ticide et infanticide, d&eacute;c&egrave;s cons&eacute;cutifs &agrave; des mutilations g&eacute;nitales f&eacute;minines et meurtres cons&eacute;cutifs &agrave; des accusations de sorcellerie ; que trois ann&eacute;es apr&egrave;s cette alerte officielle &eacute;manant de ses propres services, aucune r&eacute;forme l&eacute;gislative d'ampleur n'a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e par l'&Eacute;tat du Cameroun, ce qui traduit une irresponsabilit&eacute; caract&eacute;ris&eacute;e, un &Eacute;tat ne pouvant pr&eacute;tendre d&eacute;couvrir un ph&eacute;nom&egrave;ne qu'il documente lui-m&ecirc;me depuis plusieurs ann&eacute;es sans jamais le traduire en politique publique effective ;<br />35. Que cette irresponsabilit&eacute; s'illustre &eacute;galement dans le traitement des circonstances entourant plusieurs assassinats de femmes rest&eacute;s largement inexpliqu&eacute;s : que le meurtre de Mballa Tsama &agrave; Yaound&eacute;, en janvier 2026, a ainsi suscit&eacute;, au sein de l'opinion publique et de la presse nationale, de s&eacute;rieuses interrogations sur d'&eacute;ventuelles zones d'ombre entourant les commanditaires du crime, sans qu'aucune communication officielle rassurante n'ait, &agrave; ce jour, permis de dissiper ce doute l&eacute;gitime, alimentant un sentiment g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; d'impunit&eacute; et de d&eacute;fiance &agrave; l'&eacute;gard des institutions camerounaises;<br />36. Que cette culture de la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; judiciaire et de l'irresponsabilit&eacute; &eacute;tatique n'est du reste nullement circonscrite aux seuls f&eacute;minicides intraconjugaux : que le Tribunal Militaire de Yaound&eacute;, statuant le 19 f&eacute;vrier 2026, six ans apr&egrave;s les faits, sur le massacre de Ngarbuh (14 f&eacute;vrier 2020), au cours duquel vingt-deux (22) civils, dont des femmes enceintes et des enfants, avaient &eacute;t&eacute; tu&eacute;s par des militaires camerounais, n'a prononc&eacute; que des peines de cinq (05) &agrave; dix (10) ans d'emprisonnement &agrave; l'encontre de trois des accus&eacute;s, sans qu'aucune r&eacute;paration n'ait &eacute;t&eacute; accord&eacute;e aux familles des victimes &mdash; illustration suppl&eacute;mentaire, si besoin en &eacute;tait, de la propension chronique de l'appareil judiciaire camerounais &agrave; traiter avec une l&eacute;g&egrave;ret&eacute; inqui&eacute;tante les atteintes les plus graves port&eacute;es &agrave; la vie des femmes, y compris lorsque leurs auteurs sont des agents de l'&Eacute;tat lui-m&ecirc;me ;<br />37. Que l'irresponsabilit&eacute; de l'&Eacute;tat se v&eacute;rifie jusque dans sa r&eacute;ponse imm&eacute;diate aux drames les plus r&eacute;cents : que face au meurtre de Madame B&eacute;guel Crescence Merline, la r&eacute;action officielle s'est limit&eacute;e &agrave; la fermeture administrative ponctuelle d'un unique &eacute;tablissement, &agrave; l'ouverture d'une enqu&ecirc;te judiciaire de droit commun et &agrave; une interpellation politique adress&eacute;e &agrave; un seul d&eacute;partement minist&eacute;riel, juste pour se faire bonne conscience, sans qu'aucune mesure structurelle, l&eacute;gislative ou budg&eacute;taire d'ensemble n'ait &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e ; que cette r&eacute;ponse fragment&eacute;e, disproportionn&eacute;e face &agrave; l'ampleur du fl&eacute;au, confirme que l'&Eacute;tat camerounais continue de traiter chaque f&eacute;minicide comme un fait divers isol&eacute; plut&ocirc;t que comme la manifestation r&eacute;currente d'une urgence nationale de droits humains ;<br />38. Que cette irresponsabilit&eacute; se double d'une paralysie l&eacute;gislative persistante : que le projet de Code de la famille, seul texte de port&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale susceptible de renforcer la protection des femmes et des enfants au sein du foyer, continue de pi&eacute;tiner depuis des ann&eacute;es dans les arcanes institutionnelles camerounaises, sans qu'aucune &eacute;ch&eacute;ance d'adoption cr&eacute;dible n'ait &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e &agrave; l'opinion publique ; que la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille elle-m&ecirc;me s'est content&eacute;e, &agrave; l'occasion de la finale de la Coupe du Cameroun de football f&eacute;minin, le 24 ao&ucirc;t 2026 au Stade Annexe 1 de Yaound&eacute;, d'un message de sensibilisation g&eacute;n&eacute;rale contre les violences faites aux femmes, illustrant, une fois de plus, le caract&egrave;re essentiellement symbolique et communicationnel de la r&eacute;ponse gouvernementale, en total d&eacute;calage avec l'urgence vitale de la situation ;<br />39. Que Mandela Center International d&eacute;nonce, sans d&eacute;tour ni complaisance, cette attitude irresponsable qui consiste, pour l'&Eacute;tat du Cameroun, &agrave; se contenter de communiqu&eacute;s de compassion et de statistiques officielles sans jamais engager les r&eacute;formes structurelles, budg&eacute;taires, l&eacute;gislatives et institutionnelles qu'imposent pourtant, depuis des ann&eacute;es, sa propre connaissance du ph&eacute;nom&egrave;ne et ses engagements internationaux et r&eacute;gionaux librement souscrits ; que cette inertie coupable, au regard du nombre croissant de victimes, s'apparente &agrave; une v&eacute;ritable d&eacute;mission de l'&Eacute;tat face &agrave; son obligation constitutionnelle et conventionnelle de prot&eacute;ger la vie de ses citoyennes ;</p>
<p><strong>VIII. LA COMPLICIT&Eacute; PASSIVE D'UNE PARTIE DE LA SOCI&Eacute;T&Eacute; CAMEROUNAISE : UNE RESPONSABILIT&Eacute; COLLECTIVE</strong></p>
<p>40. Que Mandela Center International affirme, avec la m&ecirc;me fermet&eacute;, que la responsabilit&eacute; de cette h&eacute;catombe n'incombe pas au seul &Eacute;tat : que la soci&eacute;t&eacute; camerounaise elle-m&ecirc;me porte une part de responsabilit&eacute; qui ne saurait &ecirc;tre &eacute;lud&eacute;e ni pass&eacute;e sous silence, &agrave; travers la pression exerc&eacute;e par de nombreuses familles sur les femmes victimes de violences graves pour qu'elles renoncent &agrave; porter plainte ou retournent aupr&egrave;s de leur agresseur au nom de la pr&eacute;servation du foyer, de l'honneur familial ou de la tradition ;<br />41. Que MCI d&eacute;nonce fermement une partie du d&eacute;bat public camerounais qui, au lieu de placer la responsabilit&eacute; de ces crimes sur leurs auteurs et sur les d&eacute;faillances av&eacute;r&eacute;es de l'&Eacute;tat, tend &agrave; individualiser et &agrave; psychiatriser syst&eacute;matiquement les meurtriers, ou &agrave; exhorter les femmes elles-m&ecirc;mes &agrave; &laquo; se prot&eacute;ger &raquo; et &agrave; &laquo; reconna&icirc;tre les signes de dangerosit&eacute; &raquo; chez leur partenaire, un tel discours ayant pour effet, qu'il soit ou non intentionnel, de d&eacute;placer ind&ucirc;ment sur les victimes une responsabilit&eacute; qui incombe, avant tout, aux auteurs de ces crimes et &agrave; un &Eacute;tat d&eacute;faillant dans sa mission de protection ;<br />42. Que MCI condamne &eacute;galement le traitement m&eacute;diatique complaisant qui persiste, dans une partie de la presse et des r&eacute;seaux sociaux camerounais, &agrave; qualifier ces assassinats de &laquo; crimes passionnels &raquo;, de &laquo; drames conjugaux &raquo; ou de simples &laquo; faits divers &raquo;, une terminologie qui banalise la gravit&eacute; de ces actes, occulte leur dimension structurelle et syst&eacute;mique de violence de genre, et contribue &agrave; l'indiff&eacute;rence collective qui permet au ph&eacute;nom&egrave;ne de prosp&eacute;rer en toute impunit&eacute; sociale;<br />43. Que Mandela Center International rappelle solennellement que le silence des voisins, des coll&egrave;gues et des t&eacute;moins de violences conjugales r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, de m&ecirc;me que la complaisance de certaines autorit&eacute;s traditionnelles et religieuses qui privil&eacute;gient le r&egrave;glement &agrave; l'amiable de faits d'une extr&ecirc;me gravit&eacute; au d&eacute;triment de la s&eacute;curit&eacute; des victimes, participent, tout autant que la d&eacute;faillance de l'&Eacute;tat, &agrave; la persistance de ce fl&eacute;au ; que la lutte contre les f&eacute;minicides au Cameroun ne pourra jamais aboutir sans une transformation profonde des mentalit&eacute;s et des pratiques sociales camerounaises, l'&Eacute;tat et la soci&eacute;t&eacute; portant, chacun pour sa part, une responsabilit&eacute; conjointe et indissociable dans cette h&eacute;catombe ;</p>
<p><strong>IX. LA POSITION FERME DE MANDELA CENTER INTERNATIONAL : METTRE IMMEDIATEMENT UN TERME A CETTE DEMISSION DE L&rsquo;ETAT DU CAMEROUN !</strong></p>
<p>44. Que cette jurisprudence internationale et africaine, constante et concordante, conforte, sans la moindre ambigu&iuml;t&eacute;, l'analyse de Mandela Center International selon laquelle la persistance et l'aggravation du ph&eacute;nom&egrave;ne des f&eacute;minicides au Cameroun, aggrav&eacute;es par l'attitude irresponsable de l'&Eacute;tat, la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; des condamnations prononc&eacute;es et la complicit&eacute; passive d'une partie de la soci&eacute;t&eacute;, en d&eacute;pit de leur parfaite connaissance par les pouvoirs publics, sont de nature &agrave; engager la responsabilit&eacute; internationale de l'&Eacute;tat du Cameroun s'il ne prend pas, sans d&eacute;lai suppl&eacute;mentaire, les mesures structurelles qui s'imposent ;<br />45. Que Mandela Center International sonne solennellement le tocsin et met fermement le Gouvernement de la R&eacute;publique du Cameroun face &agrave; ses responsabilit&eacute;s : la reconnaissance publique et statistique du ph&eacute;nom&egrave;ne ne saurait ind&eacute;finiment tenir lieu de politique publique, et le silence prolong&eacute; des plus hautes autorit&eacute;s de l'&Eacute;tat face &agrave; une h&eacute;catombe connue, document&eacute;e et r&eacute;currente constitue, en lui-m&ecirc;me, une forme de consentement tacite &agrave; sa poursuite ;<br />46. Que Mandela Center International interpelle solennellement, &agrave; travers la pr&eacute;sente Note, tant les dirigeants camerounais que la communaut&eacute; internationale et les m&eacute;canismes africains et onusiens des droits humains, afin que cessent, une fois pour toutes, l'irresponsabilit&eacute; &eacute;tatique, la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; judiciaire et la complicit&eacute; sociale qui, chaque semaine, co&ucirc;tent la vie &agrave; des femmes camerounaises ;<br />47. Que Mandela Center International met formellement en garde les autorit&eacute;s camerounaises, &agrave; tous les &eacute;chelons de l'&Eacute;tat, contre toute persistance dans l'inaction ou le laxisme actuellement observ&eacute;s : que toute inertie suppl&eacute;mentaire face &agrave; ce fl&eacute;au, tout nouveau verdict de complaisance, toute r&eacute;forme annonc&eacute;e puis enterr&eacute;e dans les arcanes institutionnelles, comme cela a &eacute;t&eacute; le cas pour le Code de la famille, seront d&eacute;sormais interpr&eacute;t&eacute;s par Mandela Center International, ses partenaires internationaux et les m&eacute;canismes des droits humains comp&eacute;tents comme la marque d'une volont&eacute; d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e de l'&Eacute;tat du Cameroun de tol&eacute;rer la persistance des f&eacute;minicides sur son territoire, engageant pleinement, sans plus aucune indulgence, sa responsabilit&eacute; nationale et internationale ;&nbsp;<br />48. Que tels sont les faits qui commandent la pr&eacute;sente note d'information et l'interpellation solennelle, ferme, virulente et sans &eacute;quivoque, tant du Gouvernement de la R&eacute;publique du Cameroun que de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise tout enti&egrave;re.<br />Eu &eacute;gard &agrave; tout ce qui pr&eacute;c&egrave;de, Mandela Center International et ses partenaires internationaux :</p>
<p>1. &nbsp; &nbsp;D&eacute;noncent, avec la plus vive indignation et la derni&egrave;re &eacute;nergie, l'attitude irresponsable et coupable de l'&Eacute;tat camerounais, qui documente lui-m&ecirc;me le ph&eacute;nom&egrave;ne des f&eacute;minicides depuis 2023 sans jamais avoir engag&eacute; les r&eacute;formes structurelles qu'impose sa gravit&eacute;, ainsi que la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; scandaleuse et syst&eacute;mique des condamnations prononc&eacute;es, notamment dans l'affaire de feue Diane Yangwo ;<br />2. &nbsp; &nbsp;Mettent solennellement le Gouvernement de la R&eacute;publique du Cameroun face &agrave; ses responsabilit&eacute;s, en lui rappelant qu'il ne peut ind&eacute;finiment se r&eacute;fugier derri&egrave;re la reconnaissance statistique du ph&eacute;nom&egrave;ne sans y opposer une r&eacute;ponse p&eacute;nale, judiciaire et institutionnelle &agrave; la hauteur de sa gravit&eacute; et de ses obligations internationales et africaines ;<br />3. &nbsp; &nbsp;D&eacute;noncent avec fermet&eacute; la complicit&eacute; passive d'une partie de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise, notamment la pression familiale en faveur de la r&eacute;conciliation forc&eacute;e, le traitement m&eacute;diatique complaisant qualifiant ces crimes de &laquo; faits divers &raquo; ou de &laquo; drames passionnels &raquo;, et tout discours public qui d&eacute;place la responsabilit&eacute; de ces meurtres des auteurs et de l'&Eacute;tat vers les victimes elles-m&ecirc;mes ;<br />4. &nbsp; &nbsp;Exigent, clairement et avec toute la d&eacute;termination, l'adoption sans d&eacute;lai par le Gouvernement et le Parlement camerounais d'une loi incriminant sp&eacute;cifiquement le f&eacute;minicide comme infraction autonome et aggrav&eacute;e, conform&eacute;ment &agrave; la r&eacute;solution 68/191 de l'Assembl&eacute;e G&eacute;n&eacute;rale des Nations Unies et aux Lignes Directrices de Niamey (2017) de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples ;<br />5. &nbsp; &nbsp;Exigent clairement la mise en place imm&eacute;diate d'un m&eacute;canisme national officiel, coordonn&eacute; et r&eacute;guli&egrave;rement publi&eacute;, de collecte de donn&eacute;es sur les f&eacute;minicides, les homicides conjugaux et les violences domestiques graves, le BUCREP ayant d&eacute;montr&eacute; depuis 2023 que l'&Eacute;tat dispose d&eacute;j&agrave; des capacit&eacute;s techniques n&eacute;cessaires ;<br />6. &nbsp; &nbsp;Exigent, avec toute la fermet&eacute;, que les juridictions camerounaises appliquent, dans toutes les affaires de f&eacute;minicide en cours, y compris en instance d'appel dans l'affaire Diane Yangwo, des peines proportionn&eacute;es &agrave; la gravit&eacute; des faits, &agrave; l'exclusion de toute mesure de cl&eacute;mence incompatible avec les obligations internationales et africaines du Cameroun ;<br />7. &nbsp; &nbsp;Mettent, clairement, en garde toute autorit&eacute; administrative, judiciaire, traditionnelle ou religieuse qui chercherait, par la pression en faveur d'une r&eacute;conciliation forc&eacute;e, par une requalification complaisante des faits, ou par tout autre moyen, &agrave; faire obstacle &agrave; la protection effective des femmes victimes de violence ;<br />8. &nbsp; &nbsp;AVERTISSENT CLAIREMENT ET SANS &Eacute;QUIVOQUE, ET METTENT SOLENNELLEMENT EN GARDE le Gouvernement de la R&eacute;publique du Cameroun et l'ensemble des autorit&eacute;s administratives et judiciaires camerounaises qu'en cas de persistance de leur inaction ou de leur laxisme, et &agrave; d&eacute;faut de mesures concr&egrave;tes, v&eacute;rifiables et publiquement rapport&eacute;es dans un d&eacute;lai de SOIXANTE (60) JOURS CALENDAIRES &agrave; compter de la date de publication de la pr&eacute;sente Note d'Information, Mandela Center International et ses partenaires internationaux saisiront, sans autre pr&eacute;avis ni tol&eacute;rance suppl&eacute;mentaire, les m&eacute;canismes internationaux et africains comp&eacute;tents, notamment le Comit&eacute; des Nations Unies pour l'&eacute;limination de la discrimination &agrave; l'&eacute;gard des femmes, la Rapporteure sp&eacute;ciale des Nations Unies sur la violence &agrave; l'&eacute;gard des femmes et des filles, ses causes et ses cons&eacute;quences, la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples ainsi que sa Rapporteure sp&eacute;ciale sur les droits de la femme en Afrique ;<br />9. &nbsp; &nbsp;Recommandent vivement au Gouvernement camerounais la g&eacute;n&eacute;ralisation des &laquo; Gender Desks&raquo; &agrave; l'ensemble du territoire, l'instauration d'ordonnances de protection d'urgence, le renforcement des refuges et de l'assistance psychosociale et juridique gratuite, et la formation syst&eacute;matique des magistrats, officiers de police judiciaire, acteurs de la soci&eacute;t&eacute; civile et avocats &agrave; une approche sensible au genre ;<br />10. &nbsp; &nbsp;Appellent solennellement l'ensemble de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise &mdash; familles, communaut&eacute;s, autorit&eacute;s religieuses et traditionnelles, m&eacute;dias, plateformes num&eacute;riques &mdash; &agrave; rompre avec toute minimisation du f&eacute;minicide et &agrave; assumer, chacune &agrave; son niveau, sa part de responsabilit&eacute; collective dans l'&eacute;radication de ce fl&eacute;au, afin de faire de la protection des femmes et des filles une cause v&eacute;ritablement et durablement nationale.</p>
<p>Pour toute information compl&eacute;mentaire, bien vouloir nous contacter aux adresses suivantes :<br />Email : <a href="mailto:mandelacenterinternational@yahoo.com">mandelacenterinternational@yahoo.com</a>&nbsp; ou &nbsp; <a href="mailto:comptoirasssitancejudiciaire@gmail.com">comptoirasssitancejudiciaire@gmail.com</a>&nbsp; ou <a href="mailto:mandelacenter2@gmail.com">mandelacenter2@gmail.com</a>&nbsp; &nbsp;&nbsp;<br /><strong>Tel/WhatsApp: (+41) 767925018/ (+237) 679798180/ 694058494/ 699258777/ +1 (202) 528-0183 /+1 (343) 462 9349/ +33780798099. &nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p>Fait &agrave; Washington DC, le 30 ao&ucirc;t 2026</p>
<p>Le Secr&eacute;taire Ex&eacute;cutif Permanent<br />Jean Claude Fogno<br />Sp&eacute;cialiste en Droits de l'Homme</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Mandela Center International</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-02 06:54:32</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Atanga Nji ne lâchera rien : Kamto prévenu]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94551/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Paul Atanga Nji refuse de reconnaître Maurice Kamto à la tête du
MRC. Le leader de l'opposition camerounaise est-il en train d'être
éliminé du jeu politique ? ...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Atanga Nji refuse de reconna&icirc;tre Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC. Le leader de l'opposition camerounaise est-il en train d'&ecirc;tre &eacute;limin&eacute; du jeu politique ?&nbsp;</p>
<p>&laquo; Atanga Nji ne manquera pas de saisir le moindre pr&eacute;texte pour l'exclure, sans le moindre &eacute;tat d'&acirc;me et sans que cela ait une incidence, en dehors des pleurs. &raquo; Dieudonn&eacute; Essomba, analyste politique.</p>
<p>Le 19 ao&ucirc;t 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale (MINAT), adressait une lettre &agrave; un ancien cadre du MRC pour lui signifier que son minist&egrave;re ne &laquo; prendrait pas acte &raquo; de la convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025 ayant r&eacute;&eacute;lu Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du parti. En clair : l'administration camerounaise ne reconna&icirc;t plus le principal opposant au pouvoir comme pr&eacute;sident l&eacute;gitime de sa propre formation politique.</p>
<p>Huit mois apr&egrave;s les faits. Une lettre tardive, juridiquement contestable, mais politiquement ravageuse.</p>
<p>Invit&eacute; de l'&eacute;mission <strong>Club d'&Eacute;lites</strong> sur Vision4 ce dimanche 30 ao&ucirc;t 2026, l'&eacute;conomiste et analyste politique Dieudonn&eacute; Essomba a lanc&eacute; un avertissement qui glace : &laquo; Maurice Kamto ne doit pas donner de pr&eacute;textes. Parce qu'Atanga Nji ne manquera pas de saisir le moindre pr&eacute;texte pour l'exclure, sans le moindre &eacute;tat d'&acirc;me et sans que cela ait une incidence, en dehors des pleurs &raquo;.</p>
<p>Et ce n'est pas tout. Selon Essomba, la logique est implacable : &laquo; Atanga Nji ne laissera aucune possibilit&eacute; &agrave; Maurice Kamto. Et m&ecirc;me apr&egrave;s Atanga Nji, il y aura quelqu'un de plus dur. &raquo; Une pr&eacute;diction qui dessine le sc&eacute;nario d'une &eacute;limination programm&eacute;e, par &eacute;tapes, par usure. L'opposant camerounais est-il en train de payer le prix de sa persistance ?</p>
<h2>Le bras de fer qui ne faiblit pas</h2>
<p>Depuis plusieurs jours, une guerre &eacute;pistolaire oppose Paul Atanga Nji et le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Tout part d'une correspondance du MINAT, dat&eacute;e du 19 ao&ucirc;t 2026, adress&eacute;e &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode, ancien membre du directoire du MRC d&eacute;sormais exclu du parti pour &laquo; haute trahison &raquo;.</p>
<p>Dans cette lettre, le ministre &eacute;crit qu'il n'a &laquo; pas jug&eacute; opportun de prendre acte des travaux &raquo; de la convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025. Une d&eacute;cision qui s'appuie sur l'article 3, alin&eacute;a 2, de la loi n&deg; 90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 portant r&eacute;gime des r&eacute;unions et manifestations publiques.</p>
<p>Probl&egrave;me : le MRC est r&eacute;gi par la loi n&deg; 90/056 du 19 d&eacute;cembre 1990 portant r&eacute;gime des partis politiques une loi distincte. Le parti l'a d'ailleurs rappel&eacute; dans sa r&eacute;plique, d&eacute;pos&eacute;e le 28 ao&ucirc;t 2026, en s'interrogeant : &laquo; Comment, d'ailleurs, une lettre de transmission de documents peut-elle devenir une requ&ecirc;te ? &raquo;&nbsp;</p>
<h2>La forclusion : l'arme juridique qui d&eacute;sarme le MINAT</h2>
<p>Mais au-del&agrave; de la confusion juridique entretenue par le MINAT, un principe implacable pourrait rendre la man&oelig;uvre caduque : <strong>la forclusion</strong>.</p>
<p>L'article 5 de la loi n&deg; 90/056 du 19 d&eacute;cembre 1990 dispose que toute modification des textes ou des organes dirigeants d'un parti doit &ecirc;tre transmise au MINAT. L'autorit&eacute; minist&eacute;rielle dispose alors d'un d&eacute;lai l&eacute;gal de trois mois pour formuler des observations ou contester la conformit&eacute; des d&eacute;cisions prises. Pass&eacute; ce d&eacute;lai, le silence de l'administration vaut acceptation tacite et d&eacute;finitive.</p>
<p>La convention extraordinaire du MRC ayant eu lieu le 21 d&eacute;cembre 2025, le MINAT disposait jusqu'au 21 mars 2026 pour soulever une objection l&eacute;gale. Le minist&egrave;re ne s'&eacute;tant pas prononc&eacute; dans cet intervalle, le principe de forclusion est applicable depuis mars 2026 soit pr&egrave;s de cinq mois avant l'envoi de la lettre du 19 ao&ucirc;t.</p>
<p>En clair : sur le plan juridique, Maurice Kamto reste le pr&eacute;sident l&eacute;gal et l&eacute;gitime du MRC.</p>
<h2>Un signal politique plus qu'une d&eacute;cision technique</h2>
<p>Alors pourquoi cette lettre, si elle est juridiquement contestable ?</p>
<p><strong>Parce qu'elle n'est pas une d&eacute;cision technique. C'est un signal politique</strong>.</p>
<p>En choisissant d'&eacute;couter un militant contestataire huit mois apr&egrave;s la convention, en s'appuyant sur une loi qui ne r&eacute;git pas les partis politiques, le MINAT envoie un message clair &agrave; Maurice Kamto et &agrave; ses soutiens : <strong>le pouvoir ne vous laissera pas tranquilles</strong>.</p>
<p>Ce bras de fer s'inscrit dans une s&eacute;quence politique tendue. Maurice Kamto, dont la candidature &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025 sous la banni&egrave;re du MANIDEM a &eacute;t&eacute; invalid&eacute;e par les instances &eacute;lectorales, avait d&eacute;missionn&eacute; du MRC quelques semaines avant d'y revenir le 21 d&eacute;cembre 2025. Un parcours chaotique que l'administration semble vouloir exploiter.</p>
<h2>Les prochaines &eacute;ch&eacute;ances : 2026 ou 2027 ?</h2>
<p>Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales approchent. Le refus du MINAT de reconna&icirc;tre Maurice Kamto comme pr&eacute;sident du MRC menace directement la capacit&eacute; du parti &agrave; pr&eacute;senter des listes.</p>
<p>Le 24 septembre 2026, le directoire du MRC et les contestataires sont convoqu&eacute;s &agrave; une audience judiciaire portant sur la r&eacute;gularit&eacute; de la convention du 21 d&eacute;cembre. L'issue de cette proc&eacute;dure d&eacute;terminera si Maurice Kamto peut l&eacute;galement repr&eacute;senter le parti dans ses d&eacute;marches futures.</p>
<p>Pour le MRC, il y va de sa capacit&eacute; &agrave; se pr&eacute;senter comme une alternative cr&eacute;dible. Pour le pouvoir, cette affaire est un moyen de maintenir une pression constante sur une opposition qu'il fragmente depuis plusieurs ann&eacute;es.</p>
<h2>&laquo; Atanga Nji, et apr&egrave;s, quelqu'un de plus dur &raquo;</h2>
<p>C'est dans ce contexte que Dieudonn&eacute; Essomba a livr&eacute; son analyse gla&ccedil;ante sur le plateau de Club d'&Eacute;lites.</p>
<p>&laquo; Atanga Nji ne laissera aucune possibilit&eacute; &agrave; Maurice Kamto. Et m&ecirc;me apr&egrave;s Atanga Nji, il y aura quelqu'un de plus dur &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;. Une phrase qui r&eacute;sume une strat&eacute;gie d'usure : l'opposant ne sera pas &eacute;limin&eacute; d'un seul coup, mais progressivement, par accumulation d'obstacles, de refus, de contestations.</p>
<p>&laquo; Qu'il laisse les militants du MRC participer dignement aux &eacute;lections &raquo; , a-t-il ajout&eacute;, comme pour appeler &agrave; une tr&ecirc;ve tout en sachant qu'elle est improbable.</p>
<h2>&laquo; Ne pas donner de pr&eacute;textes &raquo;</h2>
<p>Le conseil d'Essomba &agrave; Maurice Kamto est d'une lucidit&eacute; presque cruelle : &laquo; Maurice Kamto ne doit pas donner de pr&eacute;textes &raquo;.</p>
<p>Derri&egrave;re cet avertissement, une r&eacute;alit&eacute; politique : dans un syst&egrave;me o&ugrave; le MINAT dispose d'un pouvoir discr&eacute;tionnaire en mati&egrave;re d'enregistrement des partis, la moindre erreur proc&eacute;durale, la moindre faille peut &ecirc;tre exploit&eacute;e.</p>
<p>Le MRC, de son c&ocirc;t&eacute;, soutient que son fonctionnement est exclusivement r&eacute;gi par la loi portant r&eacute;gime des partis politiques et accuse le gouvernement d'ing&eacute;rence dans ses affaires internes. Une position juridiquement solide, mais politiquement fragile face &agrave; un adversaire qui ma&icirc;trise les rouages de l'administration.</p>
<h2>Le parall&egrave;le qui tue</h2>
<p>La question que personne ne pose ouvertement, mais que tout le monde murmure : pourquoi la m&ecirc;me loi n'a-t-elle pas servi contre le RDPC ?</p>
<p>En mars 2025, un militant du parti au pouvoir a saisi la justice pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de Paul Biya &agrave; la t&ecirc;te du RDPC. Le MINAT n'a pas boug&eacute;. Ce parall&egrave;le troublant r&eacute;v&egrave;le ce que beaucoup soup&ccedil;onnent : deux poids, deux mesures.</p>
<p>Le r&eacute;gime a-t-il vraiment peur de l'opposition au point de tordre le droit pour l'&eacute;liminer ? La question est d&eacute;sormais sur toutes les l&egrave;vres.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-31 10:47:41</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Voilà un sujet de conjectures qui fait couler beaucoup d'encre et de
salive, et qui n'épargne personne au monde, et encore moins les
évolués de la société camer...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Voil&agrave; un sujet de conjectures qui fait couler beaucoup d'encre et de salive, et qui n'&eacute;pargne personne au monde, et encore moins les &eacute;volu&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise. Un sujet oh combien complexe parce que non seulement, les attentes des peuples ne sont pas les m&ecirc;mes partout, mais en plus, ce que ces derniers sont amen&eacute;s &agrave; reprocher &agrave; leurs dirigeants n'est pas non plus univoque sous tous les cieux.&nbsp;</p>
<p>Les frustrations des populations allemandes du Troisi&egrave;me Reich par exemple, ne portaient ni sur l'insatisfaction des besoins domestiques, ni sur le manque d'ambition ou de vision de leurs dirigeants, mais au contraire, sur leur irraisonnable et irrationnel exc&egrave;s. Le furher en effet, r&ecirc;vait de voir le reste de la plan&egrave;te aux pieds des Allemands et de l'Allemagne.&nbsp;</p>
<p>Les Camerounais eux curieusement, ne demandent pas &agrave; leurs dirigeants d'aller leur d&eacute;crocher la lune, ils les ex&egrave;crent parce qu'ils se montrent tellement mediocres qu'ils ne parviennent m&ecirc;me plus &agrave; les d&eacute;barrasser simplement des d&eacute;chets m&eacute;nagers qui encombrent Yaound&eacute; et Douala, les deux plus grandes villes du pays, et qui sont d&eacute;sormais devenus le propre et le quotidien de leur vie.&nbsp;</p>
<p>Aux uns, les dirigeants voulaient offrir en plus du confort et de la prosp&eacute;rit&eacute;, la toute puissance. Et aux autres, les dirigeants sont incapables en 2026 d'assurer le minimum vital et les conditions de base que requiert sur le plancher des vaches, une vie humaine.&nbsp;</p>
<p>Les premiers abhorraient ce que leurs dirigeants eux consid&eacute;raient comme l'accomplissement d'un grand dessein normal, &nbsp;naturel et national. Les seconds sont simplement les victimes d'un horrible destin qu'on &nbsp;ne leur laisse m&ecirc;me pas la libert&eacute; de choisir.&nbsp;</p>
<p>A Yaound&eacute; en 2026, l'Etat peine &agrave; trouver la solution &agrave; un banal et ordinaire probl&egrave;me d'insalubrit&eacute; urbain et public qui se r&eacute;sume &agrave; enlever simplement des ordures m&eacute;nag&egrave;res.&nbsp;</p>
<p>A Berlin en 1939, l'Etat caressait le r&ecirc;ve insens&eacute; de poss&eacute;der le monde entier.</p>
<p>Finalement la complexit&eacute; de la condition humaine trouve son explication aussi bien, dans l'abondance qui est servie aux uns dans un h&eacute;misph&egrave;re qui n'est curieusement pas tant que &ccedil;a pourvu de mati&egrave;res premi&egrave;res, que dans le d&eacute;nuement complet qui est le lot des populations des pays dont la nature en a g&eacute;n&eacute;reusement gratifi&eacute; le sol et le sous-sol.</p>
<p><em><strong>Lire du m&ecirc;me auteur: <a href="/84067/30:27/point-de-vue">Cameroun - LA R&Eacute;VOLUTION EST POSSIBLE PAR LES URNES EN 2025</a></strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Jean-Pierre Djemba</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-30 12:26:27</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Convention du MRC : les vieux démons sont de sortie]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Neuf mois après une contestation interne au sein du Mouvement pour la
Renaissance du Cameroun, le ministre de l’Administration
territoriale, Paul Atanga Nji, a...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Neuf mois apr&egrave;s une contestation interne au sein du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, le ministre de l&rsquo;Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a pris fait et cause pour un banni du parti en refusant de valider les travaux de la convention extraordinaire tenue le 21 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p>Une d&eacute;cision qui ravive les tensions autour du parti de <strong>Maurice Kamto</strong> et r&eacute;chauffe le d&eacute;bat sur l&rsquo;intrusion du gouvernement dans les affaires internes des formations politiques &agrave; la veille des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales au <strong>Cameroun</strong>.</p>
<p>Neuf mois apr&egrave;s la correspondance adress&eacute;e par l&rsquo;ancien membre du directoire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Okala Ebode Joseph Thierry, contestant le proc&egrave;s-verbal de la convention extraordinaire du parti organis&eacute;e en visioconf&eacute;rence le 21 d&eacute;cembre 2025, la d&eacute;cision du ministre de l&rsquo;Administration territoriale de ne pas valider les travaux de cette rencontre vient ouvrir un nouveau chapitre dans la vie du parti.</p>
<p>Pour les observateurs de la sc&egrave;ne politique camerounaise, cette d&eacute;cision n&rsquo;est pas totalement inattendue. Elle intervient au terme d&rsquo;une p&eacute;riode marqu&eacute;e par une contestation interne portant notamment sur la r&eacute;gularit&eacute; des travaux et sur la port&eacute;e des r&eacute;solutions adopt&eacute;es &agrave; l&rsquo;issue de cette convention.</p>
<p><strong>Le MRC face &agrave; une nouvelle zone de turbulences</strong></p>
<p>Depuis sa cr&eacute;ation, le MRC s&rsquo;est progressivement impos&eacute; comme l&rsquo;une des principales forces d&rsquo;opposition au Cameroun. Son pr&eacute;sident, Maurice Kamto, ancien ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du ministre de la Justice, a contribu&eacute; &agrave; faire du parti un acteur majeur du d&eacute;bat politique national.</p>
<p>La trajectoire politique de l&rsquo;ancien ministre, son d&eacute;part du gouvernement puis son engagement au sein du MRC ont constitu&eacute; un tournant dans le paysage politique camerounais. Depuis lors, les relations entre le parti et les autorit&eacute;s ont souvent &eacute;t&eacute; marqu&eacute;es par de fortes tensions, notamment autour de la libert&eacute; de r&eacute;union, de manifestation et de la participation aux processus &eacute;lectoraux.</p>
<p>La non-validation des travaux de la convention extraordinaire du 21 d&eacute;cembre 2025 intervient ainsi dans un contexte politique particuli&egrave;rement sensible. Elle est susceptible de nourrir de nouvelles interrogations sur la place du MRC dans les prochaines consultations &eacute;lectorales et sur les conditions dans lesquelles le parti entend poursuivre son activit&eacute; politique.</p>
<p><strong>Au-del&agrave; du MRC, la question de la cr&eacute;dibilit&eacute; &eacute;lectorale</strong></p>
<p>Cette nouvelle s&eacute;quence ne concerne toutefois pas uniquement l&rsquo;avenir du parti de Maurice Kamto. Elle renvoie &agrave; une interrogation plus large : celle de la cr&eacute;dibilit&eacute; du syst&egrave;me &eacute;lectoral camerounais et de la capacit&eacute; des diff&eacute;rentes forces politiques &agrave; concourir dans des conditions jug&eacute;es &eacute;quitables.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;approche des prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives, l&rsquo;enjeu sera notamment de garantir que les r&eacute;sultats traduisent effectivement le choix des &eacute;lecteurs. Pour les formations de l&rsquo;opposition comme pour la soci&eacute;t&eacute; civile, la transparence du processus &eacute;lectoral, l&rsquo;&eacute;galit&eacute; de traitement entre les candidats et la confiance dans les institutions charg&eacute;es de l&rsquo;organisation et du contr&ocirc;le des &eacute;lections demeurent des questions centrales.</p>
<p><strong>La mobilisation citoyenne en ligne de mire</strong></p>
<p>Au-del&agrave; des querelles partisanes, la situation pose &eacute;galement la question de la responsabilit&eacute; des citoyens dans la construction d&eacute;mocratique du pays. Apr&egrave;s plusieurs d&eacute;cennies de gouvernance domin&eacute;e par le m&ecirc;me parti, les attentes sociales restent fortes, notamment dans les domaines de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau potable, de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, des infrastructures routi&egrave;res, de la sant&eacute; et des &eacute;quipements collectifs.</p>
<p>Le d&eacute;bat politique ne saurait donc se limiter aux rivalit&eacute;s entre partis. Il doit &eacute;galement porter sur les r&eacute;ponses concr&egrave;tes apport&eacute;es aux pr&eacute;occupations quotidiennes des populations et sur la capacit&eacute; des institutions &agrave; rendre compte de leur action.</p>
<p>Dans cette perspective, les prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives apparaissent comme une &eacute;ch&eacute;ance d&eacute;terminante. Leur cr&eacute;dibilit&eacute; d&eacute;pendra autant de la qualit&eacute; de l&rsquo;organisation du scrutin que de la capacit&eacute; des citoyens &agrave; participer massivement au processus et &agrave; exercer leur droit de vote.</p>
<p>Pour le MRC comme pour les autres formations politiques, le d&eacute;fi est d&eacute;sormais clair : transformer les tensions actuelles en d&eacute;bat d&eacute;mocratique et faire des prochaines &eacute;lections un v&eacute;ritable rendez-vous entre les citoyens et leurs repr&eacute;sentants. Au Cameroun, l&rsquo;enjeu d&eacute;passe donc le destin d&rsquo;un parti. Il touche &agrave; la confiance dans les institutions et, plus largement, &agrave; l&rsquo;avenir de la d&eacute;mocratie.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Joël Constant Tchoegnia</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-30 09:07:11</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - Maurice Kamto : tout le monde lui enseigne le droit]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Entre la convention contestée du MRC et les leçons de droit sur
Facebook, Maurice Kamto suscite au Cameroun un débat où la politique
se déguise souvent en juris...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Entre la convention contest&eacute;e du MRC et les le&ccedil;ons de droit sur Facebook, Maurice Kamto suscite au Cameroun un d&eacute;bat o&ugrave; la politique se d&eacute;guise souvent en jurisprudence.&nbsp;</p>
<p>Professeur de droit &agrave; l'international, &eacute;tudiant permanent au Cameroun : Maurice Kamto cristallise une curieuse habitude nationale o&ugrave; chacun, sur les r&eacute;seaux sociaux et les plateaux t&eacute;l&eacute;, se transforme en juriste pour lui donner des le&ccedil;ons. Mais quand la couleur politique d&eacute;termine la valeur d'un argument juridique, c'est le droit lui-m&ecirc;me qui est sacrifi&eacute;.</p>
<h2>Un destin singulier</h2>
<p>Maurice Kamto poss&egrave;de un destin particulier au Cameroun. &Agrave; l'international, son parcours universitaire et professionnel le fait conna&icirc;tre comme professeur de droit et sp&eacute;cialiste du droit international. Une figure respect&eacute;e, dont les travaux font autorit&eacute; dans les universit&eacute;s et les enceintes juridiques du monde entier.</p>
<p>Mais au Cameroun, d&egrave;s qu'une affaire politique le concerne, le professeur se retrouve soudain &eacute;tudiant dans une immense facult&eacute; populaire. Les enseignants viennent de Facebook, WhatsApp, des plateaux de t&eacute;l&eacute;vision et des r&eacute;unions politiques. Chacun arrive avec son Code &eacute;lectoral, sa construction personnelle, sa certitude. Et surtout, chacun conna&icirc;t d&eacute;j&agrave; le verdict quand il s'agit du professeur : &laquo; Irr&eacute;cup&eacute;rable ! &raquo;</p>
<p>Une situation paradoxale qu'Alex Kamta&nbsp; r&eacute;sume avec une ironie mordante : &agrave; ce rythme, plus besoin de tribunaux. &laquo; Facebook peut si&eacute;ger en chambres r&eacute;unies : le matin on publie, &agrave; midi on plaide et avant le journal de 20 heures, l'arr&ecirc;t est d&eacute;finitif. Irrecevable ! &raquo;</p>
<h2>La convention du MRC : un cas d'&eacute;cole</h2>
<p>La controverse trouve son origine dans la convention extraordinaire du MRC. Le 29 novembre 2025, le parti de Maurice Kamto a &eacute;t&eacute; interdit de tenir sa convention pr&eacute;vue ce jour-l&agrave;. Policiers et gendarmes en grand nombre &eacute;taient visibles tout autour du si&egrave;ge du MRC au quartier Odza. Une barricade a &eacute;t&eacute; &eacute;rig&eacute;e par les forces de l'ordre, et le si&egrave;ge du parti est rest&eacute; ferm&eacute;, interdit d'acc&egrave;s.</p>
<p>Les militants venus des quatre coins du pays se sont retrouv&eacute;s dans les bars en face du si&egrave;ge, dans un face-&agrave;-face tendu mais sans accrocs. M&ecirc;me sc&eacute;nario au quartier Santa Barbara, o&ugrave; r&eacute;side Maurice Kamto : les acc&egrave;s &eacute;taient contr&ocirc;l&eacute;s par un important dispositif policier.</p>
<p>Dans un communiqu&eacute;, le MRC a d&eacute;nonc&eacute; &laquo; un encerclement permanent, ill&eacute;gal et sans motif de son pr&eacute;sident national &raquo;, estimant que Maurice Kamto &eacute;tait &laquo; soumis &agrave; un si&egrave;ge de fait... qui constitue une violation de la Constitution et des droits de l'homme &raquo;.</p>
<h2>La convention en visioconf&eacute;rence et la r&eacute;&eacute;lection</h2>
<p>Face &agrave; cette interdiction, le MRC a organis&eacute; sa convention extraordinaire le 21 d&eacute;cembre 2025 en visioconf&eacute;rence. Cette convention a permis de r&eacute;&eacute;lire Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du parti et d'adopter des amendements aux statuts et au r&egrave;glement int&eacute;rieur.</p>
<p>Mais la convention n'a pas fait l'unanimit&eacute; au sein du parti. Des voix dissidentes, notamment celle d'Okala Ebode Joseph Thierry, ancien tr&eacute;sorier adjoint du MRC exclu du parti pour &laquo; trahison &raquo;, ont contest&eacute; sa r&eacute;gularit&eacute; juridique et d&eacute;pos&eacute; une assignation.</p>
<h2>Le refus du MINAT : un coup de tonnerre</h2>
<p>Le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, adresse une correspondance &agrave; Okala Ebode Joseph Thierry. L'objet : la contestation du proc&egrave;s-verbal de la Convention extraordinaire du parti du 21 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p>La r&eacute;ponse du ministre est sans appel : &laquo; Le MINAT n'a pas jug&eacute; opportun de prendre acte des travaux de la Convention extraordinaire du MRC du 21 d&eacute;cembre 2025. &raquo; Motif invoqu&eacute; : l'article 3 alin&eacute;a 2 de la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990.</p>
<p>Cette loi, qui r&eacute;git le fonctionnement des partis politiques au Cameroun, conf&egrave;re au ministre de l'Administration territoriale un pouvoir de contr&ocirc;le sur la r&eacute;gularit&eacute; des activit&eacute;s des formations politiques. Mais son application dans ce cas pr&eacute;cis soul&egrave;ve des questions : pourquoi ce refus maintenant, huit mois apr&egrave;s la tenue de la Convention ?</p>
<h2>Quand le droit devient politique</h2>
<p>C'est l&agrave; que l'affaire MRC&ndash;MINAT d&eacute;passe la personne de Maurice Kamto. Lorsqu'une administration prend position sur les actes internes d'un parti d'opposition, deux questions doivent &ecirc;tre distingu&eacute;es : que dit le droit ? Et quelles sont les cons&eacute;quences politiques de cette d&eacute;cision ?</p>
<p>Au Cameroun, les deux finissent trop souvent dans la m&ecirc;me marmite. Et chacun arrive avec sa louche. La loi devient alors &laquo; parfaitement claire &raquo; lorsqu'elle confirme notre opinion et terriblement compliqu&eacute;e lorsqu'elle donne des arguments au camp adverse.</p>
<p>Il serait absurde d'affirmer que Maurice Kamto a toujours raison parce qu'il est professeur de droit. L'expertise n'est pas l'infaillibilit&eacute;. Mais l'inverse est &eacute;galement vrai : dire &laquo; Kamto est un pi&egrave;tre homme politique &raquo; n'est pas une d&eacute;monstration juridique.</p>
<p>S'il se trompe, prouve-le avec des &eacute;l&eacute;ments juridiques et non du RDPC. Quel texte ? Quel article ? Quelle proc&eacute;dure ? Quelle jurisprudence ? C'est ainsi que l'on contredit un juriste, un homme politique.</p>
<h2>La jurisprudence Facebook</h2>
<p>Dans un &Eacute;tat de droit, la r&eacute;putation de Kamto ne devrait pas automatiquement lui donner raison. Mais son appartenance &agrave; l'opposition ne devrait pas davantage lui donner tort, m&ecirc;me sur sa fa&ccedil;on de respirer.</p>
<p>Les textes, les faits et les proc&eacute;dures doivent parler. Sinon, fermons les facult&eacute;s de droit, rangeons la constitution et le Code &eacute;lectoral et d&eacute;cidons d&eacute;sormais de la jurisprudence camerounaise par vote &agrave; main lev&eacute;e sur Facebook apr&egrave;s le d&eacute;bat t&eacute;l&eacute;vis&eacute; du dimanche.</p>
<p>Car lorsque la couleur politique de celui qui parle d&eacute;termine la valeur de son argument juridique, ce n'est plus seulement le juriste qu'on d&eacute;value. C'est le droit qu'on sacrifie.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec Alex Kamta</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-28 11:11:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - MINAT : pourquoi cette réponse est une non-décision]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[La lettre de Paul Atanga Nji refusant de « prendre acte » de la
convention du MRC sème le trouble. Décryptage juridique et politique
d’une non-décision qui emba...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La lettre de Paul Atanga Nji refusant de &laquo; prendre acte &raquo; de la convention du MRC s&egrave;me le trouble. D&eacute;cryptage juridique et politique d&rsquo;une non-d&eacute;cision qui embarrasse le r&eacute;gime &agrave; la veille du d&eacute;lib&eacute;r&eacute; du tribunal d&rsquo;Ekounou.</p>
<p>Le MINAT r&eacute;pond &agrave; Okala Ebode, exclu du MRC, pour lui dire qu&rsquo;il n&rsquo;a pas comp&eacute;tence sur les conventions internes des partis et signe par cette r&eacute;ponse une ambigu&iuml;t&eacute; politique que les dissidents exploitent &agrave; la veille du jugement du tribunal d&rsquo;Ekounou.</p>
<p>Le 18 ao&ucirc;t 2026, Paul Atanga Nji signe une lettre. Elle est adress&eacute;e &agrave; Okala Ebode Joseph Thierry, exclu du MRC depuis novembre 2025. Le ministre de l&rsquo;Administration territoriale &eacute;crit qu&rsquo;il n&rsquo;a pas &laquo; jug&eacute; opportun de prendre acte &raquo; de la Convention extraordinaire du MRC du 21 d&eacute;cembre 2025.&nbsp;</p>
<p>Trois jours plus tard, le tribunal d&rsquo;Ekounou devait rendre son d&eacute;lib&eacute;r&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Co&iuml;ncidence ? Le MRC d&eacute;nonce une man&oelig;uvre. Les dissidents crient &agrave; la victoire. Mais qu&rsquo;a vraiment dit le MINAT ? Et surtout : que dit la loi ?</p>
<p>Trois niveaux de lecture pour une lettre qui n&rsquo;en finit pas de faire parler d&rsquo;elle.</p>
<h2>Ce que le droit dit : le MINAT n&rsquo;avait aucune comp&eacute;tence</h2>
<p>Commen&ccedil;ons par les textes. L&rsquo;article 3 alin&eacute;a 2 de la loi n&deg;90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990, que Paul Atanga Nji cite lui-m&ecirc;me dans sa lettre, dispose que les r&eacute;unions publiques doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une d&eacute;claration pr&eacute;alable.&nbsp;</p>
<p>Mais une convention interne d&rsquo;un parti politique surtout organis&eacute;e en visioconf&eacute;rence, comme celle du MRC le 21 d&eacute;cembre 2025 &nbsp; n&rsquo;est pas une &laquo; r&eacute;union publique &raquo; au sens de cette loi. Elle rel&egrave;ve de la vie interne du parti. Et la loi n&deg;90/056 sur les partis politiques confirme ce principe : les organes internes des partis sont souverains dans l&rsquo;organisation de leurs conventions.&nbsp;</p>
<p>Le MINAT n&rsquo;a donc <strong>aucune comp&eacute;tence</strong> pour valider ou invalider une Convention interne d&rsquo;un parti politique. Ce n&rsquo;est pas son r&ocirc;le. Ce n&rsquo;est pas son pouvoir.&nbsp;</p>
<p>En langage administratif, &laquo; prendre acte &raquo; signifie enregistrer une d&eacute;cision pour en tirer des effets juridiques. Or le MINAT n&rsquo;a aucun effet juridique &agrave; tirer d&rsquo;une Convention interne ni &agrave; valider, ni &agrave; contester. En disant qu&rsquo;il n&rsquo;a &laquo; pas jug&eacute; opportun de prendre acte &raquo;, le MINAT confirme pr&eacute;cis&eacute;ment cette <strong>absence de comp&eacute;tence</strong>.</p>
<p>Sa lettre est une <strong>non-d&eacute;cision administrative</strong> il dit qu&rsquo;il n&rsquo;intervient pas, parce que la loi ne lui en donne ni le pouvoir ni l&rsquo;obligation.</p>
<h2>Ce que l&rsquo;administration a fait : r&eacute;pondre quand elle n&rsquo;y &eacute;tait pas oblig&eacute;e</h2>
<p>C&rsquo;est ici que l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; commence. Si le MINAT n&rsquo;a pas comp&eacute;tence, pourquoi a-t-il r&eacute;pondu ?</p>
<p>En droit administratif, le silence de l&rsquo;administration est la r&eacute;ponse normale lorsqu&rsquo;elle est saisie par une personne d&eacute;pourvue de qualit&eacute; juridique. Or Okala Ebode a &eacute;t&eacute; exclu du MRC le 7 novembre 2025 &nbsp; plus d&rsquo;un mois avant d&rsquo;initier sa correspondance du 23 d&eacute;cembre 2025. Un exclu n&rsquo;a plus qualit&eacute; pour contester les actes internes du parti en son nom.</p>
<p>Le MINAT aurait d&ucirc; ignorer cette demande ou la d&eacute;clarer irrecevable.</p>
<p>En choisissant de r&eacute;pondre, le MINAT a produit un document officiel en-t&ecirc;te minist&eacute;riel, tampon, signature sur un sujet o&ugrave; il n&rsquo;avait pas &agrave; intervenir. Il a habill&eacute; son absence de comp&eacute;tence en prise de position apparente.&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est cette <strong>apparence</strong> et non la substance juridique qui cr&eacute;e l&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; que le MRC d&eacute;nonce.</p>
<h2>Ce que la politique en a fait : instrumentaliser une non-d&eacute;cision</h2>
<p>Le timing de la publication de cette lettre n&rsquo;est pas anodin.</p>
<p>Dat&eacute;e du 18 ao&ucirc;t, elle est publi&eacute;e par Okala Ebode au moment pr&eacute;cis o&ugrave; la proc&eacute;dure judiciaire contre le MRC est &agrave; son stade le plus critique. Le tribunal d&rsquo;Ekounou, qui devait rendre son verdict le 11 ao&ucirc;t, a rabattu son d&eacute;lib&eacute;r&eacute; pour entendre les r&eacute;quisitions du Minist&egrave;re Public le 18 ao&ucirc;t avant de renvoyer l&rsquo;affaire au 28 ao&ucirc;t.&nbsp;</p>
<p>La lettre du MINAT est tomb&eacute;e <strong>entre les deux</strong>.</p>
<p>Son effet dans l&rsquo;opinion a &eacute;t&eacute; imm&eacute;diat : elle a sem&eacute; le doute chez certains militants et offert aux dissidents un outil de communication puissant.&nbsp;</p>
<p>Les dissidents s&rsquo;emparent de ce document pour lui faire dire ce qu&rsquo;il ne dit pas juridiquement que le MINAT rejette la Convention et invalide la direction actuelle du MRC. Une <strong>instrumentalisation politique</strong> d&rsquo;une non-d&eacute;cision administrative.</p>
<h2>Le MRC r&eacute;pond : &laquo; Une man&oelig;uvre du r&eacute;gime &raquo;</h2>
<p>Dans son communiqu&eacute;, le MRC a d&eacute;nonc&eacute; une tentative de d&eacute;stabilisation. Le parti y voit la &laquo; peur panique du r&eacute;gime &raquo; face &agrave; une opposition qui se pr&eacute;pare s&eacute;rieusement aux prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.&nbsp;</p>
<p>La direction du MRC relativise la port&eacute;e de la lettre : elle ne change rien &agrave; la l&eacute;gitimit&eacute; statutaire du parti, ni &agrave; ses organes op&eacute;rationnels, ni &agrave; la r&eacute;alit&eacute; du terrain.&nbsp;</p>
<p>Pour le parti de Maurice Kamto, cette lettre cr&eacute;e du bruit et le bruit est sa seule fonction.</p>
<h2>Ce que le 28 ao&ucirc;t dira</h2>
<p>Le juge du Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Yaound&eacute;-Ekounou aura d&eacute;sormais cette lettre dans son dossier transmise via le Minist&egrave;re Public.&nbsp;</p>
<p>Il devra l&rsquo;interpr&eacute;ter pour ce qu&rsquo;elle est juridiquement : une non-d&eacute;cision administrative d&rsquo;un minist&egrave;re qui n&rsquo;avait pas comp&eacute;tence pour valider ou invalider la Convention, produite en r&eacute;ponse &agrave; un exclu du parti qui n&rsquo;avait pas qualit&eacute; pour le saisir.</p>
<p>Pas une d&eacute;cision d&rsquo;annulation. Pas une d&eacute;cision de rejet. Une non-d&eacute;cision habill&eacute;e en r&eacute;ponse administrative dont la port&eacute;e juridique est nulle sur la question de la l&eacute;galit&eacute; de la Convention.&nbsp;</p>
<p>Le 28 ao&ucirc;t, ce n&rsquo;est pas une lettre ambigu&euml; qui dira le droit. Ce sera le juge. Et c&rsquo;est heureux : la d&eacute;mocratie ne peut pas se satisfaire de signaux administratifs, mais de d&eacute;cisions juridictionnelles claires.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Avec John Lawson</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-27 10:05:45</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Cameroun - 74 nuits à Genève : combien a coûté Biya ?]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94501/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Paul Biya a passé 74 nuits à l’InterContinental de Genèe. Entre
estimation OCCRP à 40 000 $/jour et simulation MMI News à 4
milliards FCFA, que sait‑on raiment...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Biya a pass&eacute; 74 nuits &agrave; l&rsquo;InterContinental de Gen&egrave;e. Entre estimation OCCRP &agrave; 40 000 $/jour et simulation MMI News &agrave; 4 milliards FCFA, que sait‑on raiment ?</p>
<p>74 nuits &agrave; l&rsquo;InterContinental de Gen&egrave;e, une facture estim&eacute;e entre 1,66 et 4,26 milliards de FCFA &ndash; et aucune transparence de la Pr&eacute;sidence.</p>
<p>Il est parti le 7 juin 2026 pour un &laquo; court s&eacute;jour pri&eacute; en Europe &raquo;. Il est rentr&eacute; le 20 ao&ucirc;t. Entre ces deux dates, 74 nuits. Et une question qui br&ucirc;le les l&egrave;res de millions de Camerounais : <strong>combien tout cela a‑t‑il co&ucirc;t&eacute; ?</strong></p>
<p>Le chiffre de 40 000 dollars par jour circule depuis des ann&eacute;es. Il est r&eacute;guli&egrave;rement repris, amplifi&eacute;, parfois d&eacute;form&eacute;. Mais que recoure‑t‑il raiment ? Et surtout, que peut‑on affirmer aec certitude en l&rsquo;absence de toute facture officielle ?</p>
<p>L&rsquo;enqu&ecirc;te men&eacute;e par l&rsquo;OCCRP en 2018 aait jet&eacute; une premi&egrave;re pierre dans le jardin de la transparence. En juillet 2026, MMI News a actualis&eacute; les estimations. Jeune Afrique, RFI et d&rsquo;autres m&eacute;dias ont relay&eacute;. Pourtant, le flou persiste.</p>
<p>oici ce que les faits permettent r&eacute;ellement d&rsquo;&eacute;tablir &ndash; et ce qui reste dans l&rsquo;ombre.</p>
<h2>D&rsquo;O&Ugrave; IENT LE CHIFFRE DE 40 000 DOLLARS ?</h2>
<p>En 2018, l&rsquo;Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) a publi&eacute; une aste enqu&ecirc;te sur les s&eacute;jours pri&eacute;s de Paul Biya &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Les journalistes ont exploit&eacute; eniron 4 000 &eacute;ditions de <strong>Cameroon Tribune</strong>, reconstitu&eacute; pr&egrave;s de 190 oyages et examin&eacute; des listes d&rsquo;accompagnateurs ainsi que des documents ayant fuit&eacute;.</p>
<p>Leur estimation conseratrice : l&rsquo;h&eacute;bergement collectif : suites pr&eacute;sidentielles, chambres des collaborateurs, membres de la famille, personnel, s&eacute;curit&eacute; co&ucirc;tait eniron <strong>40 000 dollars par jour</strong>.</p>
<p>Mais cette somme ne comprenait pas :<br />- les repas ;<br />- les &eacute;hicules ;<br />- les loisirs ;<br />- la s&eacute;curit&eacute; ;<br />- les gratifications ;<br />- les d&eacute;penses m&eacute;dicales &eacute;entuelles ;<br />- l&rsquo;affr&egrave;tement de l&rsquo;aion.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agissait donc <strong>pas du co&ucirc;t total du s&eacute;jour</strong>, mais d&rsquo;une <strong>estimation de la seule facture h&ocirc;teli&egrave;re</strong>, bas&eacute;e sur les prix publics de l&rsquo;InterContinental et la composition habituelle de la d&eacute;l&eacute;gation.</p>
<p><strong>Ce qu&rsquo;il faut retenir</strong> : le chiffre de 40 000 dollars est une estimation journalistique document&eacute;e, pas un rele&eacute; certifi&eacute; du Tr&eacute;sor camerounais.</p>
<h2>&Eacute;TAIT‑IL RAIMENT &Agrave; L&rsquo;INTERCONTINENTAL EN 2026 ?</h2>
<p>La Pr&eacute;sidence camerounaise a seulement annonc&eacute;, le 7 juin 2026, un &laquo; court s&eacute;jour pri&eacute; en Europe &raquo;. Elle n&rsquo;a officiellement indiqu&eacute; ni la ille, ni l&rsquo;h&ocirc;tel, ni la dur&eacute;e pr&eacute;ue.</p>
<p>Plusieurs sources ont n&eacute;anmoins situ&eacute; Paul Biya &agrave; Gen&egrave;e et &agrave; l&rsquo;<strong>InterContinental</strong>, o&ugrave; il s&eacute;journe r&eacute;guli&egrave;rement depuis plusieurs d&eacute;cennies. Son ol de retour du 20 ao&ucirc;t proenait effectiement de Gen&egrave;e.</p>
<p>La pr&eacute;sence geneoise est donc <strong>solidement corrobor&eacute;e</strong>.</p>
<p>En reanche, <strong>ni l&rsquo;h&ocirc;tel ni la Pr&eacute;sidence n&rsquo;ont publi&eacute;</strong> la liste compl&egrave;te des chambres occup&eacute;es, les tarifs n&eacute;goci&eacute;s ou les factures.</p>
<h2>73 OU 74 JOURS ?</h2>
<p>Paul Biya a quitt&eacute; Yaound&eacute; le 7 juin et est reenu le 20 ao&ucirc;t 2026.</p>
<p>- Si l&rsquo;on exclut le jour du d&eacute;part et celui du retour, on obtient <strong>73 journ&eacute;es ciiles compl&egrave;tes</strong> d&rsquo;absence.<br />- Mais un h&ocirc;tel facture des nuits. Entre la nuit du 7 juin et celle du 19 ao&ucirc;t, il y a <strong>74 nuits</strong> potentiellement facturables.</p>
<p>C&rsquo;est donc cette dur&eacute;e &ndash; 74 nuits &ndash; qui conient pour estimer une facture h&ocirc;teli&egrave;re.</p>
<h2>LE SC&Eacute;NARIO CONSERATEUR (ESTIMATION OCCRP)</h2>
<p>En conserant simplement l&rsquo;ancienne r&eacute;f&eacute;rence de l&rsquo;OCCRP :</p>
<p><strong>40 000 dollars &times; 74 nuits = 2 960 000 dollars</strong></p>
<p>Au taux d&rsquo;eniron 562 FCFA pour un dollar, cela repr&eacute;sente approximatiement :</p>
<p><strong>1 663 000 000 FCFA &ndash; soit eniron 1,66 milliard de FCFA pour l&rsquo;h&eacute;bergement seulement</strong>.</p>
<h2>LE SC&Eacute;NARIO AUX TARIFS PUBLICS DE 2026&nbsp;</h2>
<p>En juillet 2026, MMI News a effectu&eacute; une nouelle simulation &agrave; partir des tarifs publiquement affich&eacute;s par l&rsquo;InterContinental. Le m&eacute;dia a repris la configuration d&eacute;crite par d&rsquo;anciens responsables de l&rsquo;h&ocirc;tel : un &eacute;tage largement r&eacute;ser&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidence et une trentaine de chambres suppl&eacute;mentaires pour une d&eacute;l&eacute;gation d&rsquo;eniron 60 personnes.</p>
<p>Selon cette reconstitution, le co&ucirc;t th&eacute;orique atteignait entre :</p>
<p><strong>48 et 57,6 millions de FCFA par nuit</strong></p>
<p>Sur 74 nuits :</p>
<p><strong>3,55 &agrave; 4,26 milliards de FCFA</strong></p>
<p>La Presidential Suite seule est estim&eacute;e &agrave; plus de <strong>250 millions de FCFA</strong>.</p>
<p><strong>Cette fourchette ne constitue pas daantage une facture officielle.</strong> Elle suppose que la m&ecirc;me configuration ait &eacute;t&eacute; conser&eacute;e pendant tout le s&eacute;jour et que les prix publics aient &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;s sans remise n&eacute;goci&eacute;e.</p>
<p>Le co&ucirc;t &eacute;ritable peut donc &ecirc;tre <strong>inf&eacute;rieur</strong>&nbsp; si des remises ont &eacute;t&eacute; obtenues. Mais il peut aussi &ecirc;tre sup&eacute;rieur une fois ajout&eacute;s les repas, les transports, la s&eacute;curit&eacute;, l&rsquo;aion et les autres d&eacute;penses.</p>
<h2>CE QUE REPR&Eacute;SENTENT CES SOMMES AU CAMEROUN</h2>
<p>Prenons uniquement l&rsquo;hypoth&egrave;se basse, celle des <strong>1,66 milliard de FCFA</strong>.</p>
<table style="border-collapse: collapse; width: 100%;" border="1">
<tbody>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">&nbsp;Projet de d&eacute;eloppement</td>
<td style="width: 31.295%;">Co&ucirc;t de r&eacute;f&eacute;rence&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">&Eacute;quialent&nbsp;</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">Bloc de 2 salles de classe&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">21 millions FCFA&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">79 blocs &ndash; soit 158 salles de classe</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">Centre de sant&eacute; int&eacute;gr&eacute; aec forage solaire&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%;">85 millions FCFA</td>
<td style="width: 31.295%;">19 centres de sant&eacute;</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">Forage illageois aec pompe manuelle</td>
<td style="width: 31.295%;">8 millions FCFA</td>
<td style="width: 31.295%;">207 forages</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">Lyc&eacute;e technique (type Banyo)</td>
<td style="width: 31.295%;">650 millions FCFA</td>
<td style="width: 31.295%;">2 lyc&eacute;es techniques</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">CES complet (salles, administration, eau, &eacute;lectricit&eacute;)</td>
<td style="width: 31.295%;">&nbsp;800 millions FCFA</td>
<td style="width: 31.295%;">2 CES complets</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 31.295%;">&nbsp;Bitumage de route</td>
<td style="width: 31.295%;">~57 millions FCFA/km</td>
<td style="width: 31.295%;">~29 kilom&egrave;tres de route</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Pour la simulation haute (3,55 &agrave; 4,26 milliards FCFA), l&rsquo;eneloppe s&rsquo;approcherait du financement presque complet d&rsquo;une <strong>petite centrale hydro&eacute;lectrique</strong> comparable &agrave; celle de Mbakaou (4,5 milliards FCFA).</p>
<h2>CE QUE L&rsquo;ON PEUT AFFIRMER &ndash; ET CE QUE L&rsquo;ON NE PEUT PAS AFFIRMER</h2>
<p><strong>On peut affirmer que</strong> :<br />- Paul Biya fr&eacute;quente depuis longtemps l&rsquo;InterContinental de Gen&egrave;e aec une importante d&eacute;l&eacute;gation.<br />- L&rsquo;estimation de 40 000 dollars par jour proient d&rsquo;une &eacute;ritable enqu&ecirc;te de l&rsquo;OCCRP et concernait l&rsquo;h&eacute;bergement collectif.<br />- 74 nuits &agrave; ce tarif repr&eacute;sentent eniron 1,66 milliard de FCFA.<br />- La simulation de MMI News, bas&eacute;e sur les tarifs publics de 2026, donne une fourchette de 3,55 &agrave; 4,26 milliards de FCFA pour les seules chambres.</p>
<p>On ne peut pas affirmer que :<br />- Cette somme exacte a &eacute;t&eacute; pay&eacute;e en 2026, car aucune facture officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendue publique.<br />- La r&eacute;partition exacte entre fonds publics, d&eacute;penses pri&eacute;es ou autres m&eacute;canismes de paiement est connue.<br />- Le pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; hospitalis&eacute; &ndash; malgr&eacute; les rumeurs et l&rsquo;absence de photographie ou id&eacute;o r&eacute;cente.</p>
<h2>LE &Eacute;RITABLE SCANDALE D&Eacute;MOCRATIQUE</h2>
<p>C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave; que se situe le <strong>&eacute;ritable scandale d&eacute;mocratique</strong>.</p>
<p>Dans une R&eacute;publique normale, les citoyens ne deraient pas &ecirc;tre oblig&eacute;s de reconstituer les d&eacute;penses de leur chef d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; partir de sites de r&eacute;seration, de t&eacute;moignages d&rsquo;anciens employ&eacute;s et d&rsquo;enqu&ecirc;tes &eacute;trang&egrave;res.</p>
<p>Un s&eacute;jour pri&eacute; peut releer de la ie pri&eacute;e. Mais d&egrave;s lors qu&rsquo;il mobilise <strong>une suite officielle, des agents publics, des moyens de s&eacute;curit&eacute;, des &eacute;hicules et un aion affr&eacute;t&eacute;</strong>, son financement deient une <strong>question l&eacute;gitime d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t public</strong>.</p>
<p>La rigueur ne consiste pas &agrave; inenter une facture. Elle consiste &agrave; <strong>demander pourquoi la facture r&eacute;elle reste inaccessible</strong>.</p>
<p>Le 20 ao&ucirc;t 2026, Paul Biya est rentr&eacute; &agrave; Yaound&eacute; apr&egrave;s 74 jours d&rsquo;absence. Aucune d&eacute;claration, aucune conf&eacute;rence de presse, aucune facture publi&eacute;e.</p>
<p>Les Camerounais saent d&eacute;sormais que leur pr&eacute;sident a s&eacute;journ&eacute; &agrave; l&rsquo;InterContinental de Gen&egrave;e. Ils saent que le co&ucirc;t estim&eacute; de l&rsquo;h&eacute;bergement se situe entre <strong>1,66 et 4,26 milliards de FCFA</strong>. Ils saent que ce chiffre ne comprend ni les repas, ni les d&eacute;placements, ni la s&eacute;curit&eacute;, ni l&rsquo;aion.</p>
<p>Ce qu&rsquo;ils ne saent pas, c&rsquo;est <strong>le montant r&eacute;ellement pay&eacute;</strong>. Et tant que la Pr&eacute;sidence refusera de publier les factures, le doute demeurera &ndash; nourrissant la d&eacute;fiance, alimentant les rumeurs, et installant un oile d&rsquo;opacit&eacute; sur l&rsquo;une des d&eacute;penses les plus symboliques de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-26 12:03:53</pubDate>
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      <title><![CDATA[Cameroun - La nécessaire impopularité des prochains dirigeants]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/94482/30:27/point-de-vue</link>
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      <description><![CDATA[Un pays ne se redresse pas avec des mesures qui plaisent à tout le
monde. Face à l'ampleur du désordre urbain, de l'incivisme, de la
corruption et du mépris gén...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un pays ne se redresse pas avec des mesures qui plaisent &agrave; tout le monde. Face &agrave; l'ampleur du d&eacute;sordre urbain, de l'incivisme, de la corruption et du m&eacute;pris g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; des r&egrave;gles, on en vient &agrave; une conclusion inconfortable : les prochains dirigeants devront, pour esp&eacute;rer changer les choses, accepter de d&eacute;plaire.</p>
<p><strong>Un inventaire qui donne le vertige</strong></p>
<p>Il suffit de traverser Yaound&eacute;, Douala ou n'importe quelle ville secondaire du pays pour dresser un constat implacable : tout marche &agrave; contre-sens. Le d&eacute;sordre urbain n'est plus un accident : il est devenu le mode de fonctionnement normal de l'espace public.</p>
<p>Au chaos spatial, s'ajoute un incivisme quotidien qui use les nerfs autant qu'il fragilise le vivre-ensemble. Feux rouges ignor&eacute;s, sens interdits emprunt&eacute;s sans complexe, klaxons comme unique langage de la route, ordures jet&eacute;es depuis les vitres des voitures, files d'attente que l'on double sans &eacute;gard : chacun de ces gestes, pris isol&eacute;ment, semble anodin. Mis bout &agrave; bout, ils dessinent une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; l'int&eacute;r&ecirc;t individuel imm&eacute;diat prime syst&eacute;matiquement sur la r&egrave;gle collective.</p>
<p>Le respect des textes, des horaires, des proc&eacute;dures est devenu, lui aussi, l'exception plut&ocirc;t que la norme. Un rendez-vous administratif fix&eacute; &agrave; 8 heures peut commencer &agrave; 11 heures sans que cela ne choque personne. Un permis de construire peut &ecirc;tre ignor&eacute;, une norme de s&eacute;curit&eacute; contourn&eacute;e, une taxe &eacute;lud&eacute;e, sans que la sanction ne suive. Le pire, sans doute, n'est pas l'existence de ces &eacute;carts, aucune soci&eacute;t&eacute; n'en est totalement exempte, mais leur normalisation. On ne les cache plus, on ne s'en excuse plus : on les revendique presque, au nom d'une d&eacute;brouillardise &eacute;rig&eacute;e en vertu nationale.</p>
<p><strong>Pourquoi la fermet&eacute; est de plus en plus r&eacute;clam&eacute;e</strong></p>
<p>Face &agrave; ce tableau, une partie croissante de l'opinion publique en vient &agrave; r&eacute;clamer une main plus ferme. L'id&eacute;e n'est pas nouvelle dans l'histoire des nations qui ont connu des phases de refondation : On ne refondera pas le Cameroun sans une main de fer dans un gant de velours. Rwanda, Singapour, Cor&eacute;e du Sud sont souvent cit&eacute;s, &agrave; tort ou &agrave; raison, comme des exemples o&ugrave; une discipline collective impos&eacute;e d'en haut a permis, en quelques d&eacute;cennies, de transformer des soci&eacute;t&eacute;s jug&eacute;es, en leur temps, tout aussi d&eacute;sordonn&eacute;es.</p>
<p>Cette fermet&eacute; ne devrait pas s'appliquer qu'aux citoyens ordinaires, en &eacute;pargnant les puissants et les bien connect&eacute;s, car cela renforcerait le sentiment d'injustice. La fermet&eacute; marche lorsque c&rsquo;est l&rsquo;ambiance g&eacute;n&eacute;rale du pays et du moment. Un vent de fermet&eacute; doit souffler sur le <strong>Cameroun</strong>.</p>
<p><strong>Une piste : la fermet&eacute; coupl&eacute;e &agrave; l'exemplarit&eacute; et &agrave; la pr&eacute;visibilit&eacute;</strong></p>
<p>Entre le statu quo, qui a d&eacute;montr&eacute; son inefficacit&eacute;, et la tentation de la force brute, qui comporte ses propres risques, une voie m&eacute;diane m&eacute;rite d'&ecirc;tre explor&eacute;e : celle d'une fermet&eacute; pr&eacute;visible, universelle et exemplaire.</p>
<p>Pr&eacute;visible, d'abord : les citoyens s'adaptent plus facilement &agrave; des r&egrave;gles strictes qu'&agrave; des r&egrave;gles arbitraires. Une sanction appliqu&eacute;e syst&eacute;matiquement, annonc&eacute;e &agrave; l'avance et non n&eacute;gociable, change les comportements plus durablement qu'une r&eacute;pression &eacute;pisodique et spectaculaire.</p>
<p>Universelle, ensuite : la cr&eacute;dibilit&eacute; de toute politique de discipline collective d&eacute;pend de son application &eacute;gale, du simple citoyen au haut-fonctionnaire. Un contr&ocirc;le routier qui &eacute;pargne les v&eacute;hicules officiels, une d&eacute;molition qui ne touche que les quartiers populaires, discr&eacute;ditent d'avance l'effort demand&eacute; au reste de la population.</p>
<p>Exemplaire, enfin, au sens o&ugrave; l'&Eacute;tat devrait d&eacute;montrer, dans son propre fonctionnement, la rigueur qu'il exige des citoyens : administrations qui respectent leurs propres horaires, march&eacute;s publics attribu&eacute;s selon les r&egrave;gles, agents publics sanctionn&eacute;s pour incivisme comme n'importe quel citoyen. Le changement de mentalit&eacute;, pour &ecirc;tre cr&eacute;dible, doit d'abord se voir au sommet.</p>
<p>&Agrave; ces trois piliers pourrait s'ajouter un volet d'investissement structurel : le d&eacute;sordre urbain n'est pas qu'affaire de discipline, il est aussi affaire d'infrastructures. Sans march&eacute;s modernes suffisants, sans espaces de stationnement, sans syst&egrave;me de collecte des d&eacute;chets fonctionnel, on ne peut r&eacute;primer ind&eacute;finiment des comportements qui, souvent, ne sont que l'adaptation &agrave; un manque criant d'am&eacute;nagements ad&eacute;quats.</p>
<p>Une chose para&icirc;t certaine : aucune politique de rupture avec des d&eacute;cennies de laisser-faire ne pourra plaire &agrave; tout le monde d'embl&eacute;e.</p>
<p>Le vrai risque, pour le pays, n'est pas l'impopularit&eacute; en tant que telle ; c'est l'inaction d&eacute;guis&eacute;e en consensus. Reste &agrave; savoir si les gouvernants sauront transformer cette impopularit&eacute; assum&eacute;e en autorit&eacute; l&eacute;gitime, et non en simple rapport de force, seul gage d'un changement de mentalit&eacute;s qui survive au-del&agrave; d'un mandat politique.</p>
<p><em>Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD &amp; HDR</em><br /><em>Deuxi&egrave;me Vice-Pr&eacute;sident National SDF</em></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Louis Marie Kakdeu</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-24 16:27:48</pubDate>
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