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    <title>Le flux rss de camer.be : ECONOMIE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : ECONOMIE</title>
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    <lastBuildDate>Thu, 10 Sep 2026 06:22:37 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ - Cacaoculteurs camerounais : la double peine]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Face à la chute du prix du cacao et à l’entrée en vigueur du
RDUE, FODER propose une feuille de route pour sauver la filière
camerounaise. Décryptage.

Alors qu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Face &agrave; la chute du prix du cacao et &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur du RDUE, FODER propose une feuille de route pour sauver la fili&egrave;re camerounaise. D&eacute;cryptage.</p>
<p>Alors que le kilogramme de cacao est tomb&eacute; &agrave; 800 FCFA dans les bassins de production et que le r&egrave;glement europ&eacute;en sur la d&eacute;forestation entre en vigueur dans cent jours, l&rsquo;association FODER alerte sur un mod&egrave;le &eacute;conomique qui fait porter tous les co&ucirc;ts de la transition aux producteurs.</p>
<p>En un an, le kilogramme de cacao est pass&eacute; de 6 000 FCFA &agrave; 800 FCFA. En cent jours, le r&egrave;glement europ&eacute;en sur la d&eacute;forestation imposera une tra&ccedil;abilit&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; la parcelle. Entre ces deux &eacute;ch&eacute;ances, des milliers de familles rurales camerounaises retiennent leur souffle.</p>
<p>Ils sont &laquo; <strong>price takers</strong> &raquo;, pas &laquo; <strong>price makers</strong> &raquo; ils subissent les prix, ils ne les fixent pas. Et pourtant, ce sont eux qui devront financer la g&eacute;olocalisation de leurs parcelles, la certification, l&rsquo;adaptation de leurs pratiques. La facture de la transition verte risque de leur &ecirc;tre envoy&eacute;e.</p>
<p>L&rsquo;ONG For&ecirc;ts et D&eacute;veloppement Rural (FODER), sp&eacute;cialiste de la gouvernance des ressources naturelles, vient de publier une note strat&eacute;gique qui dessine une issue de secours. Elle tient en quatre mots-cl&eacute;s : financer, stabiliser, s&eacute;curiser, aligner.</p>
<h2>CONTEXTE LA DOUBLE CRISE QUI MENACE LA FILI&Egrave;RE</h2>
<h3>La chute libre des prix</h3>
<p>La campagne 2025-2026 restera dans les annales comme l&rsquo;une des plus difficiles pour la fili&egrave;re cacao camerounaise. Selon les donn&eacute;es de l&rsquo;Office national du cacao et du caf&eacute; (ONCC), la production commercialis&eacute;e s&rsquo;est &eacute;tablie &agrave; <strong>247 914 tonnes</strong>, soit une baisse de 19,9 % par rapport &agrave; la saison pr&eacute;c&eacute;dente.</p>
<p>Les exportations ont chut&eacute; de 34,65 % , passant de 192 012 tonnes &agrave; 125 469 tonnes. Leur valeur FOB s&rsquo;est effondr&eacute;e de 59 % , passant de 1 410,9 milliards de FCFA &agrave; 580,4 milliards de FCFA.</p>
<p>Mais le chiffre le plus alarmant concerne les producteurs. Dans les bassins du Sud et du Centre, le prix bord champ est tomb&eacute; entre 800 et 1 000 FCFA le kilogramme en d&eacute;but d&rsquo;ann&eacute;e 2026. Un an plus t&ocirc;t, il culminait &agrave; 6 000 FCFA. Une chute de 85 % en douze mois.</p>
<p><em> &laquo; Les producteurs se sont endett&eacute;s en pensant rembourser apr&egrave;s avoir vendu. Malheureusement, le prix actuel du march&eacute; ne permet pas de rembourser les dettes &raquo;, confie un acteur de la fili&egrave;re.</em></p>
<h2>Le RDUE : une &eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s</h2>
<p>&Agrave; cette crise des prix s&rsquo;ajoute une contrainte r&eacute;glementaire majeure : le R&egrave;glement europ&eacute;en sur la d&eacute;forestation (RDUE). Adopt&eacute; en 2023, il impose que le cacao commercialis&eacute; sur le march&eacute; europ&eacute;en ne provienne pas de parcelles d&eacute;bois&eacute;es apr&egrave;s le 31 d&eacute;cembre 2020, qu&rsquo;il respecte la l&eacute;gislation du pays de production et qu&rsquo;il soit tra&ccedil;able jusqu&rsquo;&agrave; la parcelle g&eacute;olocalis&eacute;e.</p>
<p>Ses principales obligations s&rsquo;appliqueront aux grands et moyens op&eacute;rateurs &agrave; partir du 30 d&eacute;cembre 2026 dans moins de quatre mois.</p>
<p>Pour les producteurs camerounais, cette mise en conformit&eacute; implique de financer la g&eacute;olocalisation des plantations, la collecte de donn&eacute;es, la certification et l&rsquo;adaptation des pratiques agricoles. Des <strong>co&ucirc;ts suppl&eacute;mentaires</strong> que FODER juge insupportables dans le contexte actuel.</p>
<h2>LE RAPPORT FODER QUATRE PRIORIT&Eacute;S POUR SAUVER LA FILI&Egrave;RE</h2>
<p>Dans une note strat&eacute;gique publi&eacute;e le 13 ao&ucirc;t 2026, FODER identifie quatre axes prioritaires pour transformer la contrainte RDUE en levier de d&eacute;veloppement.</p>
<h3>1. Financer la transition</h3>
<p>FODER plaide pour un <strong>acc&egrave;s &eacute;largi au cr&eacute;dit</strong>, un financement d&eacute;di&eacute; aux co&ucirc;ts de mise en conformit&eacute; et des m&eacute;canismes de mutualisation des d&eacute;penses de tra&ccedil;abilit&eacute;. L&rsquo;organisation recommande &eacute;galement des prix plus pr&eacute;visibles, des incitations li&eacute;es &agrave; la qualit&eacute; et davantage de transparence dans la formation des prix.</p>
<p><em> &laquo; Le producteur se retrouve dans une position structurellement d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e : il supporte les co&ucirc;ts de la transition vers la durabilit&eacute;, assume les risques de production et de conformit&eacute;, mais ne ma&icirc;trise ni le prix ni la valeur finale de son produit &raquo;, &eacute;crit FODER.</em></p>
<h3>2. Renforcer les producteurs</h3>
<p>Deuxi&egrave;me axe : consolider les coop&eacute;ratives, am&eacute;liorer leur pouvoir de n&eacute;gociation et leur ouvrir des march&eacute;s plus r&eacute;mun&eacute;rateurs. La s&eacute;curisation des parcelles, la diffusion de bonnes pratiques agricoles et l&rsquo;adaptation au changement climatique compl&egrave;tent ces recommandations, avec la pr&eacute;servation des &eacute;cosyst&egrave;mes forestiers comme exigence.</p>
<h3>3. Transformer localement</h3>
<p>Mais le <strong>principal levier de transformation</strong> reste, selon FODER, la transformation locale du cacao en beurre, en poudre et en chocolat. Tant que les f&egrave;ves brutes dominent les exportations elles repr&eacute;sentent l&rsquo;essentiel des 125 469 tonnes export&eacute;es une part importante de la valeur ajout&eacute;e &eacute;chappe au pays.</p>
<p>D&eacute;velopper ces activit&eacute;s permettrait de cr&eacute;er des emplois, de r&eacute;duire la d&eacute;pendance aux cours internationaux et de mieux r&eacute;mun&eacute;rer les producteurs, notamment en limitant le nombre d&rsquo;interm&eacute;diaires.</p>
<h3>4. Aligner les politiques publiques</h3>
<p>Derni&egrave;re priorit&eacute; : aligner les politiques publiques sur les incitations &eacute;conomiques. Autrement dit, faire en sorte que les lois et les r&eacute;glementations y compris le RDUE deviennent des <strong>leviers de d&eacute;veloppement</strong> et non des contraintes suppl&eacute;mentaires.</p>
<h2>TROIS TRAJECTOIRES POUR LA FILI&Egrave;RE</h2>
<p>FODER envisage trois sc&eacute;narios pour l&rsquo;avenir du cacao camerounais :</p>
<p>1. <strong>La contrainte subie</strong> la durabilit&eacute; est impos&eacute;e, les co&ucirc;ts sont &eacute;lev&eacute;s, les b&eacute;n&eacute;fices limit&eacute;s pour le producteur.<br />2. <strong>La compensation</strong> la durabilit&eacute; est financ&eacute;e par des primes, des march&eacute;s stables et des m&eacute;canismes d&eacute;di&eacute;s.<br />3. <strong>La transformation</strong> la durabilit&eacute; est int&eacute;gr&eacute;e dans une cha&icirc;ne de valeur localement transform&eacute;e, avec une r&eacute;partition &eacute;quitable de la richesse.</p>
<p>La troisi&egrave;me trajectoire est jug&eacute;e <strong>optimale</strong>. Mais elle suppose des choix politiques clairs et des investissements cibl&eacute;s. Elle ne se fera pas sans un sursaut collectif.</p>
<h2>LA VOIX DES PRODUCTEURS &laquo; ILS N&rsquo;ONT PAS SUPPORT&Eacute; LA PRESSION &raquo;</h2>
<p>La crise n&rsquo;est pas seulement &eacute;conomique. Elle est humaine. Dans les r&eacute;gions du Sud et du Centre, des producteurs n&rsquo;ont pas surv&eacute;cu &agrave; l&rsquo;effondrement des prix.</p>
<p><em> &laquo; Ils n&rsquo;ont pas support&eacute; la pression des cr&eacute;anciers et se sont donn&eacute; la mort &raquo;, t&eacute;moigne Onana Andr&eacute;, acteur de la fili&egrave;re.</em></p>
<p>Le cacao &eacute;tait devenu le premier pourvoyeur de recettes d&rsquo;exportation du Cameroun au premier trimestre 2025, avec 500,3 milliards de FCFA, soit 44,8 % des recettes globales. Ce pilier de l&rsquo;&eacute;conomie nationale est aujourd&rsquo;hui &agrave; genoux. Et ce sont les plus fragiles qui paient le prix fort.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 00:34:05</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Le Douala Grand Mall au cœur d’un scandale judiciaire]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94651/12:1/cameroun-le-douala-grand-mall-au-coeur-dun-scandale-judiciaire.html</link>
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      <description><![CDATA[Depuis 2022, Craft Development SCI affronte Actis devant la High Court
de Londres pour rupture de contrat et fraude autour du Douala Grand
Mall. Le procès menac...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2022, Craft Development SCI affronte Actis devant la High Court de Londres pour rupture de contrat et fraude autour du Douala Grand Mall. Le proc&egrave;s menace de r&eacute;v&eacute;ler les dessous du plus grand centre commercial du Cameroun.&nbsp;</p>
<p>La soci&eacute;t&eacute; camerounaise Craft Development SCI poursuit le fonds britannique Actis et cinq entit&eacute;s li&eacute;es devant la High Court de Londres pour rupture de contrat, incitation &agrave; la rupture, entente illicite et fraude un litige n&eacute; d&rsquo;une promesse de vente de 296 millions FCFA en 2015, qui menace aujourd&rsquo;hui de faire vaciller l&rsquo;un des symboles du dynamisme commercial de Douala.</p>
<p><strong>Un terrain, une promesse, une trahison.</strong> C&rsquo;est en 2015 que tout commence. Craft Development SCI, soci&eacute;t&eacute; immobili&egrave;re camerounaise, obtient une promesse de vente sur un terrain strat&eacute;gique de Douala. L&rsquo;un de ses associ&eacute;s, Val&egrave;re Tchumtchoua Tohouo, verse un d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;environ <strong>296 millions de FCFA</strong> pour sceller l&rsquo;affaire. En novembre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, le fonds d&rsquo;investissement britannique Actis signe une lettre d&rsquo;intention avec Craft pour cr&eacute;er une coentreprise.</p>
<p>Le projet devait &ecirc;tre le plus grand centre commercial d&rsquo;Afrique centrale. Il est aujourd&rsquo;hui une r&eacute;alit&eacute; : le Douala Grand Mall, inaugur&eacute; en 2020, attire des centaines de milliers de visiteurs chaque mois. Mais derri&egrave;re ses vitrines &eacute;tincelantes se cache un contentieux judiciaire international aux enjeux colossaux. Depuis 2022, Craft Development SCI et Actis s&rsquo;affrontent devant la High Court de Londres. Au c&oelig;ur des d&eacute;bats : une rupture de contrat, une entente illicite et des accusations de fraude.</p>
<h2>2015-2020 : D&rsquo;UNE PROMESSE DE VENTE &Agrave; UNE RUPTURE</h2>
<h3>L&rsquo;accord initial.</h3>
<p>En 2015, Craft Development SCI d&eacute;tient une promesse de vente sur un terrain destin&eacute; &agrave; accueillir un important centre commercial &agrave; Douala. Val&egrave;re Tchumtchoua Tohouo, associ&eacute; de Craft, verse environ <strong>500 000 dollars</strong> de d&eacute;p&ocirc;t, soit pr&egrave;s de <strong>296 millions de FCFA</strong> au taux de change de l&rsquo;&eacute;poque.</p>
<p>En novembre 2015, des entit&eacute;s li&eacute;es &agrave; Actis signent avec Craft une lettre d&rsquo;intention qui pr&eacute;voit la cr&eacute;ation d&rsquo;une coentreprise. L&rsquo;objectif est clair : acqu&eacute;rir le terrain ensemble et d&eacute;velopper un projet immobilier d&rsquo;envergure. Le montage semble solide. Mais il ne se concr&eacute;tisera jamais avec Craft.</p>
<h2>Le virage vers MatK Limited</h2>
<p>Selon les pr&eacute;tentions expos&eacute;es devant la justice anglaise, Actis s&rsquo;est finalement associ&eacute; &agrave; MatK Limited et &agrave; d&rsquo;autres soci&eacute;t&eacute;s li&eacute;es &agrave; Mathurin Jidouc Kamdem, qui est &eacute;galement associ&eacute; de Craft. Ces entit&eacute;s avaient acquis la promesse de vente. Le terrain a ensuite &eacute;t&eacute; achet&eacute; et d&eacute;velopp&eacute; sans la participation de Craft ni de Val&egrave;re Tchumtchoua.</p>
<p>Le Douala Grand Mall ouvre ses portes en 2020. Mais pour Craft, la pilule est am&egrave;re. La soci&eacute;t&eacute; estime avoir &eacute;t&eacute; &eacute;vinc&eacute;e du projet qu&rsquo;elle avait contribu&eacute; &agrave; lancer.</p>
<h2>LE BRAS DE FER JURIDIQUE &Agrave; LONDRES</h2>
<h3>Une premi&egrave;re bataille : Craft a-t-elle le droit d&rsquo;agir ?</h3>
<p>Avant m&ecirc;me d&rsquo;examiner le fond des accusations, la justice britannique a d&ucirc; trancher une question pr&eacute;liminaire : <strong>qui a le pouvoir d&rsquo;agir au nom de Craft ?</strong>&nbsp;</p>
<p>Au Cameroun, Val&egrave;re Tchumtchoua a obtenu la nomination de <strong>Ngoua Elembe Hiob</strong> comme administrateur provisoire de Craft par une d&eacute;cision du tribunal de premi&egrave;re instance du Wouri le 8 mars 2021, confirm&eacute;e en appel le 21 janvier 2022. C&rsquo;est en cette qualit&eacute; que Ngoua Elembe Hiob a engag&eacute;, le 1er mars 2022, l&rsquo;action de Craft contre Actis en Angleterre.</p>
<p>Actis a contest&eacute; son pouvoir de repr&eacute;senter la soci&eacute;t&eacute; et a demand&eacute; la radiation de la proc&eacute;dure. Mais dans une d&eacute;cision du 6 mars 2024, la High Court a rejet&eacute; cette demande. Actis a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; condamn&eacute;e &agrave; verser &agrave; Craft environ <strong>110,5 millions de FCFA</strong> &agrave; titre de provision sur ses frais de justice.</p>
<p>Cette d&eacute;cision ne reconnaissait cependant <strong>aucune responsabilit&eacute; d&rsquo;Actis</strong> dans le d&eacute;veloppement du Douala Grand Mall. Elle permettait seulement &agrave; Craft de poursuivre son action.</p>
<h2>La question de la garantie financi&egrave;re</h2>
<p>Le contentieux s&rsquo;est ensuite d&eacute;plac&eacute; sur la capacit&eacute; financi&egrave;re de Craft &agrave; soutenir le proc&egrave;s. Actis a demand&eacute; une <strong>&laquo; security for costs &raquo;</strong> , un m&eacute;canisme du droit anglais qui permet &agrave; un d&eacute;fendeur d&rsquo;obtenir une garantie pour couvrir une partie de ses frais si le demandeur perd et ne peut pas payer.</p>
<p>Actis r&eacute;clamait initialement une garantie pouvant atteindre <strong>1,25 milliard de FCFA</strong>. Lors d&rsquo;une audience en mai 2025, il a &eacute;t&eacute; admis que Craft elle-m&ecirc;me ne disposait pas de ressources suffisantes pour payer les frais d&rsquo;Actis si elle &eacute;tait condamn&eacute;e.</p>
<p>La juge Stacey a toutefois estim&eacute; qu&rsquo;exiger une telle somme risquait d&rsquo;emp&ecirc;cher Craft de poursuivre son action. Le 4 juin 2025, elle a fix&eacute; la garantie &agrave; environ 234 millions de FCFA, payable en trois versements d&rsquo;environ 78 millions de FCFA ou par le biais de garanties bancaires.</p>
<p>Depuis, ce montant a &eacute;t&eacute; ramen&eacute; &agrave; environ 170 millions de FCFA.</p>
<h2>CE QUI EST EN JEU</h2>
<h3>Des accusations graves</h3>
<p>Craft Development SCI r&eacute;clame des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts pour :<br />- <strong>Rupture de contrat</strong> (&laquo; breach of contract &raquo;)<br />- <strong>Incitation &agrave; la rupture contractuelle</strong> (&laquo; inducing breach of contract &raquo;)<br />- <strong>Entente par moyens illicites</strong> (&laquo; unlawful means conspiracy &raquo;)<br />- <strong>Fraude</strong> (&laquo; fraud &raquo;)</p>
<p>Actis conteste fermement ces accusations. Et les d&eacute;cisions publiques consult&eacute;es ne permettent pas d&rsquo;affirmer qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; reconnues ou &eacute;tablies par un tribunal.</p>
<h2>Un investissement colossal</h2>
<p>Le Douala Grand Mall, c&rsquo;est un investissement de <strong>plus de 80 milliards de FCFA</strong> (environ 200 millions de dollars), fruit de la coop&eacute;ration entre le Cameroun et la Grande-Bretagne. Le centre commercial de 18 000 m&sup2; accueille 160 enseignes et attire environ 300 000 visiteurs par mois.</p>
<p>Le projet a cr&eacute;&eacute; environ 4 500 emplois locaux. Il est devenu l&rsquo;un des symboles du dynamisme du secteur commercial &agrave; Douala. Mais derri&egrave;re cette vitrine de r&eacute;ussite, les cicatrices du conflit entre ses promoteurs restent b&eacute;antes.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-08 00:00:00</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Stade Olembé : Piccini gagne, le Cameroun perd 250 milliards]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94640/12:1/stade-olembe-piccini-gagne-le-cameroun-perd-250-milliards.html</link>
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      <description><![CDATA[L’État du Cameroun définitivement condamné à verser 250
milliards FCFA à Gruppo Piccini pour l’éviction abusive du groupe
italien du chantier du stade d’Olembé....]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun d&eacute;finitivement condamn&eacute; &agrave; verser 250 milliards FCFA &agrave; Gruppo Piccini pour l&rsquo;&eacute;viction abusive du groupe italien du chantier du stade d&rsquo;Olemb&eacute;. Une facture qui plombe les finances publiques.</p>
<p>Gruppo Piccini remporte une victoire judiciaire d&eacute;finitive face &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun, condamn&eacute; &agrave; verser pr&egrave;s de 250 milliards de francs CFA d&rsquo;indemnisation pour l&rsquo;&eacute;viction abusive du groupe italien du chantier du stade d&rsquo;Olemb&eacute; un coup dur pour les finances publiques camerounaises.</p>
<p>L&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun a perdu. D&eacute;finitivement. La justice a tranch&eacute; en faveur de Gruppo Piccini, condamnant Yaound&eacute; &agrave; verser pr&egrave;s de 250 milliards de francs CFA au groupe italien. Une sentence qui referme le plus retentissant feuilleton judiciaire des infrastructures camerounaises.</p>
<p>Derri&egrave;re ce verdict, une question qui f&acirc;che : comment un projet sportif cens&eacute; c&eacute;l&eacute;brer l&rsquo;unit&eacute; nationale est-il devenu le symbole d&rsquo;une gabegie financi&egrave;re sans pr&eacute;c&eacute;dent ? Alors que le Cameroun croule d&eacute;j&agrave; sous une accumulation de contentieux arbitraux d&eacute;passant les 600 milliards de francs CFA, cette condamnation pourrait bien &ecirc;tre le coup de gr&acirc;ce pour un budget d&eacute;j&agrave; exsangue.</p>
<h2>Les origines d&rsquo;un fiasco annonc&eacute;</h2>
<p>Tout commence en 2015. Le Cameroun confie au groupe italien <strong>Gruppo Piccini</strong> la construction du complexe sportif d&rsquo;Olemb&eacute;, une infrastructure phare de 60 000 places destin&eacute;e &agrave; accueillir la Coupe d&rsquo;Afrique des Nations 2021. Le contrat initial est sign&eacute; pour <strong>163 milliards de francs CFA</strong> (environ 250 millions d&rsquo;euros).</p>
<p>Quatre ans plus tard, le <strong>29 novembre 2019</strong>, le ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi annonce la r&eacute;siliation unilat&eacute;rale du contrat. Motif invoqu&eacute; : des &laquo; retards accumul&eacute;s &raquo; qui mena&ccedil;aient la tenue de la CAN. Le march&eacute; est imm&eacute;diatement confi&eacute; au canadien Magil Construction.</p>
<p>Piccini ne l&rsquo;entend pas de cette oreille. D&egrave;s les 72 heures suivant la d&eacute;cision, le groupe italien menace de traduire l&rsquo;&Eacute;tat camerounais en justice. Le bras de fer judiciaire est lanc&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;entreprise italienne saisit le Centre international pour le r&egrave;glement des diff&eacute;rends relatifs aux investissements (CIRDI) de Washington, une instance d&rsquo;arbitrage rattach&eacute;e &agrave; la Banque mondiale. Son argument : elle a &eacute;t&eacute; &eacute;vinc&eacute;e de mani&egrave;re abusive alors que son contrat restait pleinement ex&eacute;cutable.</p>
<h2>LE VERDICT : Une condamnation d&eacute;finitive</h2>
<p>Apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de proc&eacute;dure, la justice a rendu son verdict. Gruppo Piccini remporte d&eacute;finitivement la bataille judiciaire. La d&eacute;cision est sans appel : l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun est condamn&eacute; pour rupture abusive de contrat.</p>
<p><strong>Les cons&eacute;quences financi&egrave;res sont vertigineuses.</strong> L&rsquo;indemnisation s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; pr&egrave;s de 250 milliards de francs CFA soit plus de 381 millions d&rsquo;euros que l&rsquo;&Eacute;tat camerounais devra verser au groupe italien. Ce montant s&rsquo;ajoute aux 113 milliards de francs CFA d&eacute;j&agrave; per&ccedil;us par Piccini entre 2015 et 2019.</p>
<p><em>&laquo; Ce jugement, s&rsquo;il venait &agrave; &ecirc;tre confirm&eacute; et ex&eacute;cut&eacute;, pourrait consid&eacute;rablement alourdir la facture globale du Stade d&rsquo;Olemb&eacute;, portant le total &agrave; pl</em>us de 500 milliards FCFA &raquo;, soulignaient d&eacute;j&agrave; les observateurs en mai 2025.</p>
<p>Le contentieux avec Piccini n&rsquo;est pas isol&eacute;. La soci&eacute;t&eacute; canadienne <strong>Magil Construction</strong>, qui avait repris le chantier apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;viction de Piccini, r&eacute;clame &eacute;galement 17 milliards de francs CFA devant la Chambre de commerce internationale de Paris. L&rsquo;addition totale des deux contentieux atteint 267 milliards de francs CFA.</p>
<p>Le stade, inaugur&eacute; partiellement en janvier 2022 pour les besoins urgents de la CAN, reste aujourd&rsquo;hui inachev&eacute;. Le chantier est &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t total depuis 2022.</p>
<h2>Une facture qui s&rsquo;ajoute &agrave; une accumulation de contentieux</h2>
<p>La condamnation Piccini n&rsquo;est que la partie &eacute;merg&eacute;e d&rsquo;un iceberg judiciaire. Selon le Rapport de certification du Compte g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;&Eacute;tat 2024, publi&eacute; par la Chambre des comptes de la Cour supr&ecirc;me, le Cameroun fait face &agrave; une <strong>accumulation de contentieux financiers</strong> li&eacute;s &agrave; la gestion des grands projets.</p>
<p>Parmi eux :</p>
<p>- <strong>Sundance Resources</strong> (Australie) : l&rsquo;entreprise a remport&eacute; un arbitrage devant la CCI de Paris pour le projet minier de Mbalam-Nabeba, condamnant le Cameroun &agrave; verser 355 milliards FCFA<br />- <strong>Piccini</strong> : 250 milliards FCFA (d&eacute;cision d&eacute;finitive)<br />- <strong>Magil Construction</strong> : 17 milliards FCFA (proc&eacute;dure en cours)<br />- <strong>Tollcam Partenariat SAS</strong> : contentieux sur les p&eacute;ages automatiques</p>
<p>Le total des passifs potentiels ou av&eacute;r&eacute;s d&eacute;passe d&eacute;sormais les 650 milliards de francs CFA.</p>
<h2>Des finances publiques d&eacute;j&agrave; sous tension</h2>
<p>La dette publique camerounaise repr&eacute;sentait environ <strong>46 % du PIB en 2023</strong>, et le pays emprunte r&eacute;guli&egrave;rement aupr&egrave;s du FMI et de la Banque mondiale. Une charge additionnelle de 250 milliards FCFA soit pr&egrave;s de <strong>1,2 % du PIB</strong> viendra alourdir un budget d&eacute;j&agrave; contraint.</p>
<p>Selon la Chambre des comptes, ces risques contentieux sont encore qualifi&eacute;s &laquo; d&rsquo;ind&eacute;termin&eacute;s &raquo;, mais la d&eacute;cision d&eacute;finitive dans l&rsquo;affaire Piccini transforme d&eacute;sormais un risque en charge certaine.</p>
<p>Le projet Olemb&eacute;, initialement &eacute;valu&eacute; &agrave; 163 milliards, aura finalement co&ucirc;t&eacute; plusieurs fois son budget initial. Entre les paiements d&eacute;j&agrave; effectu&eacute;s, les indemnit&eacute;s &agrave; verser et les surco&ucirc;ts, la facture pourrait d&eacute;passer les 500 milliards FCFA.</p>
<h2>Un signal inqui&eacute;tant pour la gouvernance</h2>
<p>Cette affaire soul&egrave;ve des questions fondamentales sur la <strong>gestion des grands projets publics</strong> au Cameroun. Comment un contrat de 163 milliards a-t-il pu aboutir &agrave; une condamnation de 250 milliards suppl&eacute;mentaires ?</p>
<p>Les observateurs pointent plusieurs dysfonctionnements :</p>
<p>- <strong>L&rsquo;absence de concertation pr&eacute;alable</strong> avant la r&eacute;siliation unilat&eacute;rale de 2019<br />- <strong>Le manque de transparence</strong> dans l&rsquo;attribution du march&eacute; &agrave; Magil en urgence<br />- <strong>L&rsquo;impr&eacute;paration juridique</strong> face aux risques d&rsquo;arbitrage international</p>
<p>&laquo; L&rsquo;affaire Olembe d&eacute;passe le simple cadre d&rsquo;un diff&eacute;rend commercial. Elle renvoie aux conditions dans lesquelles les grands projets d&rsquo;infrastructures publiques sont attribu&eacute;s, ex&eacute;cut&eacute;s et, parfois, interrompus &raquo;, analyse Actu Cameroun.</p>
<h2>L&rsquo;image internationale en jeu</h2>
<p>Au-del&agrave; de l&rsquo;impact financier, c&rsquo;est la cr&eacute;dibilit&eacute; du Cameroun comme partenaire &eacute;conomique qui est en jeu. Une condamnation de cette ampleur par le CIRDI organe de la Banque mondiale envoie un signal n&eacute;gatif aux investisseurs &eacute;trangers.</p>
<p>Le gouvernement camerounais pourrait d&eacute;sormais envisager une reprise du chantier &laquo; en r&eacute;gie &raquo;, sous ma&icirc;trise d&rsquo;&oelig;uvre directe du minist&egrave;re des Sports. Une option rare pour une infrastructure de cette envergure, qui t&eacute;moigne de la d&eacute;fiance accumul&eacute;e envers les prestataires internationaux.</p>
<h2>PERSPECTIVE Et maintenant ?</h2>
<p>La d&eacute;cision judiciaire est d&eacute;finitive. L&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun n&rsquo;a plus d&rsquo;autre choix que de s&rsquo;ex&eacute;cuter, sous peine de voir les sanctions internationales s&rsquo;accumuler.</p>
<p>Reste &agrave; savoir :</p>
<p>1. <strong>Comment le gouvernement financera-t-il cette charge ?</strong> Un nouvel emprunt, des coupes budg&eacute;taires, ou un r&eacute;&eacute;chelonnement de la dette ?<br />2. <strong>Quel avenir pour le complexe d&rsquo;Olemb&eacute; ?</strong> Le stade, inaugur&eacute; partiellement en 2022, attend toujours son ach&egrave;vement.<br />3. <strong>Quelles le&ccedil;ons tirer pour les futurs grands projets ?</strong> Le Cameroun pr&eacute;voit d&rsquo;autres infrastructures majeures saura-t-il &eacute;viter de reproduire les erreurs d&rsquo;Olemb&eacute; ?</p>
<p>Une certitude : le <strong>stade Paul Biya d&rsquo;Olemb&eacute;</strong>, fiert&eacute; architecturale affich&eacute;e du Cameroun, restera dans les m&eacute;moires comme le symbole d&rsquo;une gouvernance &agrave; la fois dispendieuse et dysfonctionnelle.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-07 12:49:30</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - GBC : 50 agences, une nouvelle ère pour la banque publique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Quelques mois après la sortie de Société Générale de son capital,
General Bank of Cameroon (GBC) poursuit le déploiement de sa nouvelle
identité. La banque a in...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Quelques mois apr&egrave;s la sortie de Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale de son capital, General Bank of Cameroon (GBC) poursuit le d&eacute;ploiement de sa nouvelle identit&eacute;. La banque a inaugur&eacute;, le 2 septembre 2026, sa 50e agence &agrave; Bonab&eacute;ri, dans le 4e arrondissement de Douala. Une implantation pr&eacute;sent&eacute;e comme un symbole de son nouvel ancrage camerounais.</p>
<p>C&rsquo;est une &eacute;tape symbolique dans la transformation de General Bank of Cameroon. Le 2 septembre dernier, l&rsquo;&eacute;tablissement bancaire a officiellement inaugur&eacute; sa nouvelle agence de Bonab&eacute;ri, portant &agrave; 50 le nombre de ses points de vente &agrave; travers le Cameroun.</p>
<p>Pour le directeur g&eacute;n&eacute;ral de GBC, Victor Noumou&eacute;, cette ouverture rev&ecirc;t une importance particuli&egrave;re. &laquo; Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est notre 50e agence. C&rsquo;est un symbole fort &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute; lors de la c&eacute;r&eacute;monie. Le choix de Bonab&eacute;ri n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas anodin. Quartier industriel et commer&ccedil;ant de Douala, la zone se caract&eacute;rise, selon le dirigeant, par son brassage culturel et sa diversit&eacute;, avec &laquo; un m&eacute;lange de traditions &raquo; et une &laquo; population multiculturelle &raquo;.</p>
<p>GBC disposait d&eacute;j&agrave; d&rsquo;une implantation &agrave; Bonassama. Cette nouvelle agence vient donc renforcer sa pr&eacute;sence dans cet important bassin &eacute;conomique de la capitale &eacute;conomique.</p>
<h2>Un r&eacute;seau de 50 agences</h2>
<p>Avec cette ouverture, le r&eacute;seau de General Bank of Cameroon compte d&eacute;sormais 50 agences, dont 15 &agrave; Douala. La banque dispose &eacute;galement de neuf agences Premium et de deux agences d&eacute;di&eacute;es &agrave; la client&egrave;le patrimoniale. Son dispositif commercial s&rsquo;appuie par ailleurs sur 172 distributeurs automatiques de billets et plus de 16 700 terminaux de paiement &eacute;lectronique. Un maillage que l'&eacute;tablissement entend mettre au service de son ambition de devenir une banque de r&eacute;f&eacute;rence sur le march&eacute; camerounais. Cette expansion intervient dans un contexte particulier pour GBC. La banque est engag&eacute;e depuis plusieurs mois dans une transition majeure cons&eacute;cutive au changement de son actionnariat.</p>
<h2>De Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale &agrave; GBC</h2>
<p>Le 12 mai 2026, l&rsquo;&Eacute;tat camerounais a finalis&eacute; le rachat de 58,08 % des parts d&eacute;tenues jusque-l&agrave; par Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale, pour un montant d&rsquo;environ 129 milliards de FCFA, soit pr&egrave;s de 230,5 millions de dollars.<br />Cette op&eacute;ration, qui faisait suite &agrave; la convention sign&eacute;e en juillet 2025 &agrave; Douala, a port&eacute; la participation de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais &agrave; 83,68 % du capital de la banque. Les 16,32 % restants sont d&eacute;tenus par Sanlam-Allianz.<br />GBC rejoint ainsi le cercle des &eacute;tablissements bancaires &agrave; majorit&eacute; publique op&eacute;rant au Cameroun, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment de la BC-PME, de la CBC, de NFC Bank et de l&rsquo;UBC.</p>
<p>Mais pour la direction g&eacute;n&eacute;rale, cette &eacute;volution capitalistique ne doit pas &ecirc;tre assimil&eacute;e &agrave; une rupture dans la gestion quotidienne de l&rsquo;&eacute;tablissement. &laquo; Aucun changement dans son fonctionnement au quotidien &raquo;, assure Victor Noumou&eacute;, qui insiste sur l&rsquo;exp&eacute;rience des &eacute;quipes dirigeantes et sur la composition du conseil d&rsquo;administration, d&eacute;sormais renforc&eacute; par des administrateurs ind&eacute;pendants nomm&eacute;s par l&rsquo;&Eacute;tat et Sanlam-Allianz.</p>
<h2>Miser sur les racines camerounaises</h2>
<p>Le principal d&eacute;fi est d&eacute;sormais de construire une identit&eacute; propre apr&egrave;s plusieurs d&eacute;cennies sous la banni&egrave;re Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale. Sur ce point, le directeur g&eacute;n&eacute;ral privil&eacute;gie le registre de la continuit&eacute; plut&ocirc;t que celui de la rupture.</p>
<p>&laquo; Nous devenons une banque locale. Nous voulons puiser dans nos racines, dans ces racines solides, pour pouvoir offrir des services de qualit&eacute; &raquo;, a-t-il expliqu&eacute;.</p>
<p>&Agrave; Bonab&eacute;ri, GBC veut ainsi incarner une &laquo; banque relationnelle de r&eacute;f&eacute;rence &raquo;, avec une strat&eacute;gie pla&ccedil;ant le client au centre de ses priorit&eacute;s.</p>
<p>L&rsquo;inauguration de cette 50e agence appara&icirc;t donc comme bien plus qu&rsquo;une op&eacute;ration d&rsquo;expansion commerciale. Elle constitue un marqueur de la nouvelle trajectoire de GBC : celle d&rsquo;une banque d&eacute;sormais majoritairement d&eacute;tenue par l&rsquo;&Eacute;tat camerounais, appel&eacute;e &agrave; conserver les acquis de son histoire tout en construisant progressivement une identit&eacute; et une strat&eacute;gie propres au march&eacute; local.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Léandre Nzié</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-07 01:22:21</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - La bombe à retardement de la dette camerounaise]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[La dette publique du Cameroun atteint 15 607 milliards FCFA, mais 2
087 milliards de passifs cachés (SOCADEL, communes, PPP) pourraient
alourdir la facture. 

O...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La dette publique du Cameroun atteint 15 607 milliards FCFA, mais 2 087 milliards de passifs cach&eacute;s (SOCADEL, communes, PPP) pourraient alourdir la facture.&nbsp;</p>
<p>Officiellement, le Cameroun doit 15 607 milliards de francs CFA &agrave; ses cr&eacute;anciers. Mais dans l'ombre, la dette de la SOCADEL (800 milliards), celle des communes envers le FEICOM (121 milliards) et les passifs conditionnels des PPP (4 895 milliards) pourraient un jour basculer sur le budget de l'&Eacute;tat une addition th&eacute;orique de 2 087 milliards de risques.</p>
<p>15 607 milliards de francs CFA. C'est le montant officiel de la dette publique du Cameroun &agrave; fin juin 2026. Un chiffre d&eacute;j&agrave; vertigineux, qui repr&eacute;sente 44,2 % du PIB. Mais ce n'est pas toute l'histoire. Dans l'ombre, des milliards suppl&eacute;mentaires dorment dans les comptes d'entreprises publiques, de communes et de grands projets des passifs qui pourraient un jour devenir la charge du contribuable camerounais.</p>
<p>La SOCADEL, ex-Eneo, tra&icirc;ne une dette estim&eacute;e &agrave; 800 milliards de FCFA. Les communes doivent 121 milliards au FEICOM. Et les partenariats public-priv&eacute; (PPP) repr&eacute;sentent 4 895 milliards de passifs conditionnels. Leur addition donne 2 087 milliards de risques budg&eacute;taires. L'&eacute;conomie camerounaise est-elle assise sur une poudri&egrave;re ?</p>
<h2>15 607 milliards officiels : un chiffre &agrave; relativiser</h2>
<p>&Agrave; fin juin 2026, l'encours de la dette publique du Cameroun s'&eacute;tablit &agrave; 15 607 milliards de FCFA, soit 44,2 % du PIB. Un niveau inf&eacute;rieur au seuil communautaire de 70 % fix&eacute; par la CEMAC.</p>
<p>Mais ce chiffre, publi&eacute; par la Caisse autonome d'amortissement (CAA) le 27 juillet 2026, ne refl&egrave;te pas l'int&eacute;gralit&eacute; des engagements financiers de l'&Eacute;tat. Comme le souligne la note de conjoncture, &laquo; plusieurs passifs restent en cours de recensement, de v&eacute;rification aupr&egrave;s des cr&eacute;anciers ou d'&eacute;valuation &raquo;.</p>
<p>Leur prise en compte &laquo; pourrait faire &eacute;voluer l'encours de la dette et les risques budg&eacute;taires auxquels l'&Eacute;tat est expos&eacute; &raquo;.</p>
<h2>SOCADEL : le passif de 800 milliards qui inqui&egrave;te</h2>
<p>Le cas de la Soci&eacute;t&eacute; camerounaise d'&eacute;lectricit&eacute; (SOCADEL), ex-Eneo, concentre une partie de ces incertitudes.</p>
<p>Lors de la renationalisation d'Eneo en mai 2026, la nouvelle entreprise publique a h&eacute;rit&eacute; d'une dette estim&eacute;e &agrave; environ 800 milliards de FCFA. Ce montant n'est pas compris dans l'encours officiel de la dette des entreprises et &eacute;tablissements publics, &eacute;valu&eacute; &agrave; 923 milliards FCFA.</p>
<p>Le FMI a tir&eacute; la sonnette d'alarme : &laquo; Cette &eacute;volution transf&egrave;re vers le budget national des charges structurelles non r&eacute;solues, dans un contexte o&ugrave; les marges de man&oelig;uvre budg&eacute;taires restent &eacute;troites &raquo;. L'institution souligne que &laquo; l'op&eacute;rateur public d'&eacute;lectricit&eacute; affiche un mod&egrave;le &eacute;conomique d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute; &raquo;.</p>
<p>&Agrave; ce lourd passif s'ajoute un d&eacute;ficit mensuel de 13 milliards de FCFA entre les recettes collect&eacute;es et les d&eacute;penses &agrave; couvrir. Le FMI met en garde : &laquo; en l'absence d'ajustements progressifs des tarifs, la situation financi&egrave;re de l'entreprise restera structurellement d&eacute;ficitaire &raquo;.</p>
<p><strong>Le risque pour l'&Eacute;tat est direct</strong> : si la SOCADEL ne peut plus honorer ses engagements, l'&Eacute;tat devra payer. Le Cameroun en a d&eacute;j&agrave; fait l'exp&eacute;rience : face &agrave; l'incapacit&eacute; d'Eneo &agrave; r&eacute;gler certaines factures, l'&Eacute;tat a d&ucirc; intervenir pour payer NHPC, qui exploite le barrage de Nachtigal.</p>
<h2>Les communes : 121 milliards de dettes envers le FEICOM</h2>
<p>Les collectivit&eacute;s territoriales d&eacute;centralis&eacute;es (CTD) repr&eacute;sentent une autre source de risques budg&eacute;taires.</p>
<p>Les statistiques officielles &eacute;valuent &agrave; 25 milliards FCFA l'encours de la dette des CTD au 30 juin 2026. Mais un inventaire men&eacute; avec le FEICOM, le MINDEVEL et les communes a fait ressortir, sur la p&eacute;riode 2020-2025, <strong>121,2 milliards FCFA de dettes envers le FEICOM</strong>.</p>
<p>Ces 121,24 milliards FCFA correspondent aux sommes que les communes doivent rembourser au FEICOM, l'organisme public charg&eacute; du financement des investissements locaux. Sur ce montant, 76 milliards sont d&eacute;j&agrave; exigibles.</p>
<p>&laquo; Si les communes ne disposent pas des ressources n&eacute;cessaires pour rembourser le FEICOM ou r&eacute;gler leurs fournisseurs, la pression peut se d&eacute;placer vers le budget national &raquo;, pr&eacute;vient la CAA. L'&Eacute;tat s'est d&eacute;j&agrave; substitu&eacute; &agrave; plusieurs reprises aux collectivit&eacute;s pour payer des factures dues au concessionnaire du ramassage des ordures ou r&eacute;gler des d&eacute;penses d'&eacute;clairage public.</p>
<p>Une &eacute;valuation plus exhaustive est attendue &agrave; fin d&eacute;cembre 2026.</p>
<h2>PPP : 4 895 milliards de passifs conditionnels</h2>
<p>Les partenariats public-priv&eacute; (PPP) constituent la troisi&egrave;me cat&eacute;gorie d'engagements &agrave; surveiller.</p>
<p>&Agrave; fin juin 2026, les passifs conditionnels explicites de l'&Eacute;tat sont &eacute;valu&eacute;s &agrave; <strong>4 895,1 milliards FCFA</strong>, soit 13,9 % du PIB. Ce montant correspond aux investissements r&eacute;alis&eacute;s dans le cadre des PPP recens&eacute;s par le CARPA.</p>
<p>Ces engagements ne constituent ni une dette imm&eacute;diatement exigible ni une estimation des sommes que l'&Eacute;tat devra n&eacute;cessairement d&eacute;caisser. Mais ils donnent une indication sur l'ampleur des projets dont les montages financiers, les garanties et les engagements contractuels doivent &ecirc;tre suivis.</p>
<p>Le portefeuille est domin&eacute; par les <strong>PPP concessifs</strong>, qui repr&eacute;sentent 93,7 % des engagements, contre 5,7 % pour les PPP mixtes et 0,6 % pour les PPP &agrave; paiement public. Le risque budg&eacute;taire peut appara&icirc;tre si les recettes attendues ne couvrent pas les charges pr&eacute;vues, si l'&Eacute;tat doit compenser un manque &agrave; gagner ou si une garantie contractuelle est appel&eacute;e.</p>
<p>Parmi les projets majeurs encore &agrave; int&eacute;grer : la future raffinerie de la SNH &agrave; Kribi (environ 540 milliards FCFA) et la centrale &eacute;lectrique de 300 MW du Port autonome de Douala (estim&eacute;e &agrave; pr&egrave;s de 626 milliards FCFA).</p>
<h2>L'addition th&eacute;orique : 2 087 milliards de risques</h2>
<p>L'addition des 800 milliards FCFA de dette estim&eacute;e de la SOCADEL, des 121,2 milliards FCFA dus au FEICOM et des 1 166 milliards FCFA de PPP non int&eacute;gr&eacute;s donne un volume th&eacute;orique de <strong>2 087,2 milliards FCFA</strong>.</p>
<p>La hausse de la dette publique ne r&eacute;sulterait pas de l'addition m&eacute;canique de ces montants, mais de leur transformation &eacute;ventuelle en obligations fermes pour l'&Eacute;tat.</p>
<h2>Le Cameroun est-il surendett&eacute; ?</h2>
<p>Selon Louis-Marie Kakdeu, &eacute;conomiste et analyste, &laquo; le pays reste class&eacute; &agrave; haut risque de surendettement ext&eacute;rieur par l'analyse de viabilit&eacute; de la dette, malgr&eacute; une l&eacute;g&egrave;re am&eacute;lioration &raquo;.</p>
<p>Un signal d'alarme : 87 % des nouveaux pr&ecirc;ts sign&eacute;s en juin 2026 sont non concessionnels, contrairement &agrave; la strat&eacute;gie officielle qui privil&eacute;gie les financements concessionnels. &laquo; Au Cameroun, le service de la dette absorbe une part croissante des recettes publiques &raquo;, explique Louis-Marie Kakdeu.</p>
<p>Autre signal inqui&eacute;tant : le faible taux de mobilisation des ressources (61 %). Entre janvier et mars 2026, l'&Eacute;tat n'a mobilis&eacute; que 1 331,7 milliards FCFA sur un objectif trimestriel de 2 181 milliards.</p>
<h2>Que faire ?</h2>
<p>Les travaux de v&eacute;rification aupr&egrave;s des bailleurs doivent permettre de d&eacute;terminer la part des engagements qui rel&egrave;ve d'un risque potentiel, d'une dette financi&egrave;re ou d'une obligation d&eacute;j&agrave; mat&eacute;rialis&eacute;e. La CAA pr&eacute;voit d'int&eacute;grer certaines de ces dettes dans les statistiques consolid&eacute;es &agrave; fin d&eacute;cembre 2026.</p>
<p>Mais l'enjeu d&eacute;passe la comptabilisation. Comme le souligne le FMI, &laquo; les marges de man&oelig;uvre budg&eacute;taires restent &eacute;troites &raquo;. Et l'absence d'accord avec le FMI pour 2026-2029 pourrait ouvrir &laquo; un v&eacute;ritable cercle vicieux caract&eacute;ris&eacute; par la perte de pr&egrave;s de 94 milliards FCFA de financement concessionnel, la possible d&eacute;gradation de la note souveraine et l'augmentation m&eacute;canique du co&ucirc;t de la dette &raquo;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-07 00:31:31</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Liste grise du GAFI : le Cameroun joue son avenir financier à Abidjan]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94601/12:1/liste-grise-du-gafi-le-cameroun-joue-son-avenir-financier-a-abidjan.html</link>
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      <description><![CDATA[Trois ans après son inscription sur la liste grise du GAFI, le
Cameroun assure n'avoir plus que sept actions à satisfaire mais le
délai est dépassé et les exper...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Trois ans apr&egrave;s son inscription sur la liste grise du GAFI, le Cameroun assure n'avoir plus que sept actions &agrave; satisfaire mais le d&eacute;lai est d&eacute;pass&eacute; et les experts du Groupe d'action financi&egrave;re attendent des r&eacute;sultats tangibles sur le terrain.</p>
<p>Le Cameroun est-il sur le point de tourner la page de trois ann&eacute;es de surveillance financi&egrave;re renforc&eacute;e ? Alors que Yaound&eacute; affirme avoir ramen&eacute; de 24 &agrave; 7 le nombre d'actions encore &agrave; satisfaire, la r&eacute;union cruciale avec les experts du GAFI pr&eacute;vue cette semaine &agrave; Abidjan pourrait sceller le sort du pays. Mais entre l'optimisme affich&eacute; par les autorit&eacute;s camerounaises et la prudence du GAFI, le foss&eacute; reste profond.</p>
<h2>Trois ans de liste grise : un fardeau &eacute;conomique et r&eacute;putationnel</h2>
<p>Le 23 juin 2023, le Cameroun rejoignait la liste grise du Groupe d'action financi&egrave;re (GAFI), l'organisme intergouvernemental mondial de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Une d&eacute;cision qui pla&ccedil;ait le pays sous &laquo; surveillance renforc&eacute;e &raquo; en raison de &laquo; d&eacute;ficiences strat&eacute;giques &raquo; dans son dispositif national.</p>
<p>Trois ans plus tard, le Cameroun est toujours sur cette liste aux c&ocirc;t&eacute;s de l'Angola, de la C&ocirc;te d'Ivoire, de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo et du Kenya. Une pr&eacute;sence qui p&egrave;se lourd : sur le plan &eacute;conomique, la liste grise rench&eacute;rit le co&ucirc;t du cr&eacute;dit pour les banques camerounaises et fragilise l'attractivit&eacute; du pays aupr&egrave;s des investisseurs internationaux.</p>
<h2>24 actions, 7 r&eacute;siduelles : le discours rassurant de Yaound&eacute;</h2>
<p>Selon Jean Bertin Meba, directeur par int&eacute;rim de l'Agence nationale d'investigation financi&egrave;re (ANIF), le Cameroun a consid&eacute;rablement avanc&eacute;. &laquo; Sur 24 actions recommand&eacute;es au d&eacute;part, nous sommes &agrave; ce jour &agrave; sept actions r&eacute;siduelles &agrave; satisfaire &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;. Un travail men&eacute; &laquo; sous la supervision du Premier ministre, chef du gouvernement, et la coordination du ministre des Finances &raquo;.</p>
<p>Nomm&eacute; en avril 2026 &agrave; la t&ecirc;te de l'ANIF apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de son pr&eacute;d&eacute;cesseur Hubert Nde Sambone, Jean Bertin Meba est un administrateur civil principal dont l'expertise en mati&egrave;re de coop&eacute;ration avec le GABAC et le GAFI est reconnue.</p>
<h2>Les sept chantiers encore ouverts</h2>
<p>Les sept actions r&eacute;siduelles concernent des domaines sensibles : la supervision des entit&eacute;s assujetties dans les secteurs financier et non financier, le contr&ocirc;le des organisations &agrave; but non lucratif, la gestion des avoirs criminels gel&eacute;s, saisis ou confisqu&eacute;s, ainsi que l'application effective des sanctions financi&egrave;res cibl&eacute;es contre le financement du terrorisme et de la prolif&eacute;ration.</p>
<p>Autant de chantiers qui exigent d&eacute;sormais non seulement l'existence de dispositifs r&eacute;glementaires, mais aussi leur application concr&egrave;te sur le terrain. Un d&eacute;fi de taille, alors que le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, d&eacute;plorait en f&eacute;vrier 2026 que seules 11 actions sur 24 aient &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;es soit un taux de r&eacute;alisation de 46 %.</p>
<h2>La r&eacute;union d'Abidjan : un test d&eacute;cisif</h2>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; Abidjan, cette semaine, que le Cameroun doit d&eacute;fendre son huiti&egrave;me rapport lors d'une r&eacute;union en pr&eacute;sentiel avec les experts du GAFI. &laquo; Le Premier ministre vient d'autoriser le d&eacute;placement d'une d&eacute;l&eacute;gation du Cameroun pour aller d&eacute;fendre le huiti&egrave;me rapport du pays &raquo;, a confirm&eacute; Jean Bertin Meba.</p>
<p>L'enjeu est immense : &laquo; Nous esp&eacute;rons, au terme de cette r&eacute;union, la lev&eacute;e de la majorit&eacute; des actions encore r&eacute;siduelles et sous monitoring &raquo;, a poursuivi le responsable de l'ANIF.</p>
<h2>Le GAFI plus prudent : &laquo; Tous les d&eacute;lais sont d&eacute;pass&eacute;s &raquo;</h2>
<p>Mais le dernier &eacute;tat des lieux dress&eacute; par le GAFI le 19 juin 2026 se montre nettement plus r&eacute;serv&eacute;. L'organisation reconna&icirc;t certes des progr&egrave;s notamment une augmentation de la diffusion de renseignements financiers aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes et une priorit&eacute; accrue accord&eacute;e &agrave; la saisie d'avoirs aux fronti&egrave;res. Mais ces avanc&eacute;es demeurent insuffisantes pour permettre au pays de sortir de la surveillance renforc&eacute;e.</p>
<p>Surtout, le GAFI souligne que &laquo; tous les d&eacute;lais sont d&eacute;sormais d&eacute;pass&eacute;s &raquo;. Le plan d'action initial pr&eacute;voyait une sortie de la liste grise d&egrave;s septembre 2025. Un &eacute;ch&eacute;ancier que le Cameroun n'a pas respect&eacute;.</p>
<h2>Ce que le GAFI attend encore</h2>
<p>L'organisation a identifi&eacute; plusieurs domaines n&eacute;cessitant des progr&egrave;s suppl&eacute;mentaires : renforcer la supervision fond&eacute;e sur les risques des banques, am&eacute;liorer le contr&ocirc;le des institutions financi&egrave;res non bancaires et des professions non financi&egrave;res d&eacute;sign&eacute;es, s&eacute;curiser les &eacute;changes d'informations entre la cellule de renseignement financier et les entit&eacute;s d&eacute;clarantes, et consolider les m&eacute;canismes de saisie et de confiscation des avoirs criminels.</p>
<p>Le GAFI demande &eacute;galement une application effective des sanctions financi&egrave;res cibl&eacute;es li&eacute;es au financement du terrorisme et une approche fond&eacute;e sur les risques &agrave; l'&eacute;gard des organisations &agrave; but non lucratif, sans entraver leurs activit&eacute;s l&eacute;gitimes.</p>
<h2>Le d&eacute;calage des appr&eacute;ciations</h2>
<p>Le principal enjeu de la r&eacute;union d'Abidjan r&eacute;side dans ce d&eacute;calage entre l'optimisme affich&eacute; par Yaound&eacute; et la prudence de Paris. Alors que le Cameroun estime avoir consid&eacute;rablement r&eacute;duit le nombre d'actions restant &agrave; satisfaire, le GAFI attend surtout de constater des r&eacute;sultats tangibles sur le terrain.</p>
<p>La d&eacute;l&eacute;gation camerounaise devra d&eacute;montrer que les sept recommandations r&eacute;siduelles ne sont plus seulement prises en compte &agrave; travers des textes ou des engagements institutionnels, mais qu'elles donnent d&eacute;sormais lieu &agrave; une mise en &oelig;uvre effective et mesurable.</p>
<h2>Une dynamique encourageante, des incertitudes persistantes</h2>
<p>Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du GABAC, Andr&eacute; Kanga, s'est montr&eacute; optimiste le 29 juillet 2026 : &laquo; La sortie de la liste grise est proche, puisqu'on a d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute; pr&egrave;s de 70 % de ce qui &eacute;tait demand&eacute; &raquo;. Selon lui, 17 des 24 mesures correctives recommand&eacute;es ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;es.</p>
<p>Une progression notable par rapport &agrave; f&eacute;vrier 2026 six actions suppl&eacute;mentaires accomplies en quelques mois. Reste &agrave; savoir si ces progr&egrave;s seront jug&eacute;s suffisants par les experts du GAFI.</p>
<h2>Cons&eacute;quences pour l'&eacute;conomie camerounaise</h2>
<p>La sortie de la liste grise est cruciale pour l'&eacute;conomie camerounaise. La pr&eacute;sence du Cameroun sur cette liste a des r&eacute;percussions concr&egrave;tes : rench&eacute;rissement du co&ucirc;t de la dette, comme en t&eacute;moigne l'&eacute;mission d'un eurobond de 750 millions de dollars &agrave; un taux nominal de 10,12 %. Les banques camerounaises subissent une pression accrue, ce qui fragilise le financement de l'&eacute;conomie r&eacute;elle.</p>
<p>Pour les autorit&eacute;s, l'enjeu est donc autant r&eacute;putationnel qu'&eacute;conomique. La sortie de la liste grise enverrait un signal positif aux march&eacute;s internationaux et faciliterait l'acc&egrave;s du pays aux financements ext&eacute;rieurs.</p>
<h2>Perspective : un d&eacute;nouement en 2026 ?</h2>
<p>Le Cameroun s'est fix&eacute; comme objectif de quitter la liste grise d'ici la fin de l'ann&eacute;e 2026. Un calendrier ambitieux mais r&eacute;aliste, &agrave; condition que les r&eacute;formes engag&eacute;es produisent des r&eacute;sultats mesurables sur le terrain.</p>
<p>La r&eacute;union d'Abidjan constituera un premier test d&eacute;cisif. Si la d&eacute;l&eacute;gation camerounaise parvient &agrave; convaincre les experts du GAFI que les sept actions r&eacute;siduelles sont en voie d'&ecirc;tre pleinement mises en &oelig;uvre, le pays pourrait esp&eacute;rer une sortie de la liste grise dans les mois &agrave; venir.</p>
<p>&Agrave; l'inverse, un constat d'&eacute;chec prolongerait l'isolement financier du Cameroun et aggraverait les difficult&eacute;s &eacute;conomiques d'un pays d&eacute;j&agrave; confront&eacute; &agrave; des d&eacute;fis structurels majeurs.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-09-04 00:36:34</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Communauté Urbaine de Bafoussam : Le  Conseil fait le point sur le budget 2026 et prépare 2027]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Avec 23,10 % d’exécution financière et 19,29 % de réalisation
physique au 30 juin 2026, Bafoussam dresse un bilan mitigé mais
explicable. Le Maire de la Ville R...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Avec 23,10 % d&rsquo;ex&eacute;cution financi&egrave;re et 19,29 % de r&eacute;alisation physique au 30 juin 2026, Bafoussam dresse un bilan mitig&eacute; mais explicable. Le Maire de la Ville Roger Tafam veut d&eacute;sormais acc&eacute;l&eacute;rer les chantiers, s&eacute;curiser les recettes et transformer les d&eacute;cisions du Conseil en r&eacute;sultats visibles.</p>
<p>Les chiffres n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; maquill&eacute;s. &Agrave; l&rsquo;issue de la double session ordinaire du Conseil de la Communaut&eacute; Urbaine de Bafoussam, tenue les 27 et 28 ao&ucirc;t 2026 sous la pr&eacute;sidence du maire <strong>Roger Tafam</strong>, l&rsquo;ex&eacute;cutif communautaire a livr&eacute; un &eacute;tat des lieux sans d&eacute;tour de l&rsquo;ex&eacute;cution du budget 2026.</p>
<p>Sur une enveloppe globale de <strong>8 288 716 251 FCFA</strong>, le niveau d&rsquo;ex&eacute;cution financi&egrave;re au <strong>30 juin 2026</strong> s&rsquo;&eacute;tablit &agrave; <strong>23,10 %</strong>, pour un taux d&rsquo;ex&eacute;cution physique de <strong>19,29 %</strong>. Un r&eacute;sultat qualifi&eacute; de mitig&eacute;, mais que l&rsquo;ex&eacute;cutif explique notamment par les difficult&eacute;s persistantes li&eacute;es &agrave; la mobilisation des ressources.</p>
<p>Au m&ecirc;me moment, les recettes recouvr&eacute;es s&rsquo;&eacute;levaient &agrave; <strong>2 163 538 112 FCFA</strong>, contre <strong>2 117 048 749 FCFA</strong> &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode en 2025. Malgr&eacute; cette progression, plus de <strong>3 milliards de FCFA de centimes additionnels et de droits d&rsquo;accises</strong> restent attendus aupr&egrave;s des diff&eacute;rents organismes concern&eacute;s, notamment le FEICOM et le fisc, avec des ressources du quatri&egrave;me trimestre 2025 toujours en attente.</p>
<p>Dans ce contexte, Roger Tafam assume une ligne de conduite fond&eacute;e sur la prudence budg&eacute;taire : les d&eacute;penses sont engag&eacute;es en fonction des recettes effectivement disponibles. Mais le maire ne veut manifestement pas que les contraintes financi&egrave;res deviennent une excuse &agrave; l'immobilisme.</p>
<p><strong>Neuf d&eacute;cisions pour passer du constat &agrave; l&rsquo;action</strong></p>
<p>La double session s&rsquo;est ainsi achev&eacute;e sur l&rsquo;adoption de <strong>neuf d&eacute;lib&eacute;rations</strong>, dont plusieurs ouvrent des perspectives concr&egrave;tes pour la ville.</p>
<p>Parmi les d&eacute;cisions fortes figure le <strong>jumelage avec Reden&ccedil;&atilde;o, au Br&eacute;sil</strong>, qui doit notamment offrir de nouvelles perspectives professionnelles aux <strong>15 &eacute;tudiants de Bafoussam inscrits &agrave; l&rsquo;UNILAB</strong> et appel&eacute;s &agrave; s&eacute;journer prochainement au Br&eacute;sil.</p>
<p>Le Conseil a &eacute;galement act&eacute; la mobilisation de <strong>214 millions de FCFA dans le cadre du projet REDECA</strong>, au b&eacute;n&eacute;fice de Bafoussam, Bertoua et Garoua.</p>
<p>Autre r&eacute;forme notable : la cr&eacute;ation d&rsquo;une <strong>commission de maturation des projets</strong>, destin&eacute;e &agrave; renforcer la pr&eacute;paration technique des investissements avant leur lancement. Une mani&egrave;re de mettre fin aux projets insuffisamment &eacute;tudi&eacute;s avant leur inscription dans la programmation.</p>
<p>Le Conseil a &eacute;galement valid&eacute; la cr&eacute;ation d&rsquo;une <strong>unit&eacute; de suivi de la fiscalit&eacute; locale</strong>, charg&eacute;e de travailler avec les services fiscaux afin d&rsquo;am&eacute;liorer la mobilisation des recettes.</p>
<p>&Agrave; cela s&rsquo;ajoutent l&rsquo;am&eacute;nagement des emprises publiques avec des partenaires priv&eacute;s et une op&eacute;ration de d&eacute;barras des &eacute;quipements et objets encombrants pr&eacute;sents dans les espaces de la Communaut&eacute; Urbaine.</p>
<p><strong>Les grands chantiers restent sous surveillance</strong></p>
<p>Dans son appr&eacute;ciation des travaux, le pr&eacute;fet de la Mifi a salu&eacute; une performance sup&eacute;rieure &agrave; celle enregistr&eacute;e en 2025, tout en rappelant les attentes fortes des populations.</p>
<p>Quatre dossiers concentrent particuli&egrave;rement l&rsquo;attention : <strong>la biblioth&egrave;que multim&eacute;dia, la gare routi&egrave;re de Njinga, le march&eacute; B et la tribune de la Place des F&ecirc;tes</strong>.</p>
<p>Ces projets s&rsquo;inscrivent dans une dynamique plus large port&eacute;e par Roger Tafam depuis son arriv&eacute;e &agrave; la t&ecirc;te de la ville, avec notamment l&rsquo;accueil d&rsquo;&eacute;v&egrave;nements d&rsquo;envergure nationale, les mariages collectifs, les consultations citoyennes et plusieurs investissements destin&eacute;s au fonctionnement de l&rsquo;administration municipale.</p>
<p><strong>&laquo; Achever, livrer et rendre compte &raquo;</strong></p>
<p>Au terme des travaux, le maire a r&eacute;sum&eacute; la nouvelle exigence en une formule qui donne le ton de la suite : <strong>&laquo; Achever, livrer et rendre compte. &raquo;</strong></p>
<p>Pour Roger Tafam, la performance municipale ne doit plus &ecirc;tre &eacute;valu&eacute;e uniquement &agrave; l&rsquo;aune des montants consomm&eacute;s, mais &agrave; partir de ce qui change r&eacute;ellement dans le quotidien des habitants.</p>
<p>Le maire a &eacute;galement plac&eacute; la consultation citoyenne du 20 ao&ucirc;t face &agrave; ses responsabilit&eacute;s : les nombreuses attentes exprim&eacute;es par les populations ne doivent pas rester au stade des discours.</p>
<p>Avec le d&eacute;bat d&rsquo;orientation budg&eacute;taire 2027 et le cadrage budg&eacute;taire 2027-2029 d&eacute;sormais pos&eacute;s, Bafoussam entre donc dans une nouvelle s&eacute;quence : <strong>mieux mobiliser, mieux programmer et surtout mieux livrer.</strong></p>
<p><strong><img src="/storage/photos/shares/Special2/Baf3.JPG" alt="" width="933" height="700" /></strong></p>
<p><strong><img src="/storage/photos/shares/Special2/Baf2.JPG" alt="" width="933" height="700" /></strong></p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Evelyne FEUTO</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-30 09:28:41</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Bretton Woods en Afrique : 80 ans de pillage ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94538/12:1/bretton-woods-en-afrique-80-ans-de-pillage.html</link>
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      <description><![CDATA[80 ans après Bretton Woods, l'expert camerounais René Ndouma Fils
dresse un bilan accablant du FMI et de la Banque mondiale en Afrique.
Découvrez ses critiques...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>80 ans apr&egrave;s Bretton Woods, l'expert camerounais Ren&eacute; Ndouma Fils dresse un bilan accablant du FMI et de la Banque mondiale en Afrique. D&eacute;couvrez ses critiques et les alternatives des BRICS+.</p>
<p>Cr&eacute;&eacute;es en 1944 pour reconstruire l'Occident, les institutions de Bretton Woods ont-elles vraiment servi le d&eacute;veloppement de l'Afrique ? &Agrave; l'heure des 80 ans du FMI et de la Banque mondiale, l'expert camerounais Ren&eacute; Ndouma Fils porte un r&eacute;quisitoire sans appel et explore les alternatives que sont les BRICS+ et la finance islamique.</p>
<p>Cr&eacute;&eacute;es en 1944 dans la petite ville de Bretton Woods, dans le New Hampshire, le Fonds mon&eacute;taire international et la Banque mondiale devaient reconstruire un monde d&eacute;vast&eacute; par la guerre. Mais l'Afrique, alors colonis&eacute;e, n'&eacute;tait pas &agrave; la table des n&eacute;gociations.</p>
<p>Pr&egrave;s d'un si&egrave;cle plus tard, le bilan est, pour beaucoup, celui d'un &eacute;chec. &laquo; Ces institutions ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es comme bras s&eacute;culiers des &Eacute;tats-Unis pour diriger le monde, r&eacute;guler le monde du point de vue mon&eacute;taire et financier, pour soumettre davantage les pays africains, les piller davantage de mani&egrave;re intelligente &raquo;, affirme sans d&eacute;tour <strong>Ren&eacute; Ndouma Fils</strong>, docteur en sciences de gestion et sp&eacute;cialiste camerounais de la finance digitale.</p>
<p>Alors que les BRICS+ montent en puissance et que la d&eacute;dollarisation s'acc&eacute;l&egrave;re, l'Afrique dispose-t-elle enfin d'alternatives cr&eacute;dibles pour sortir de ce qu'ActionAid qualifie de &laquo; r&egrave;gne colonial &raquo; ?</p>
<h2>Bretton Woods en Afrique : 80 ans de pillage ? L'expert Ren&eacute; Ndouma Fils dresse un bilan accablant</h2>
<h3>1944-2024 : un syst&egrave;me pens&eacute; sans l'Afrique</h3>
<p>En juillet 1944, alors que la Seconde Guerre mondiale touche &agrave; sa fin, 44 pays se r&eacute;unissent &agrave; Bretton Woods, dans le New Hampshire. Leur objectif : jeter les bases d'un nouvel ordre &eacute;conomique et mon&eacute;taire mondial pour &eacute;viter les erreurs de l'entre-deux-guerres. Naissent alors le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) et la Banque mondiale.</p>
<p>Mais l'Afrique, majoritairement colonis&eacute;e, n'a pas voix au chapitre. &laquo; Ces institutions visaient avant tout la reconstruction et le d&eacute;veloppement des pays occidentaux sortis de la Seconde Guerre mondiale, et non la stabilit&eacute; financi&egrave;re ou le d&eacute;veloppement &eacute;conomique de l'Afrique &raquo;, rappelle Ren&eacute; Ndouma Fils.</p>
<p>Ce constat historique est partag&eacute; par de nombreuses organisations. ActionAid, qui a publi&eacute; en 2024 un rapport intitul&eacute; Fifty Years of Failure, estime que &laquo; les institutions coloniales comme le FMI et la Banque mondiale n'ont pas leur place au XXIe si&egrave;cle &raquo;. L'ONG y affirme que, malgr&eacute; des d&eacute;cennies de suivis des conseils du FMI, de nombreux pays africains sont en situation de surendettement ou y font face.</p>
<h2>&laquo; Un continent pill&eacute; &raquo; : le r&eacute;quisitoire de Ren&eacute; Ndouma Fils</h2>
<p>L'expert camerounais ne m&acirc;che pas ses mots. Selon lui, l'opinion africaine a &eacute;t&eacute; entretenue dans l'id&eacute;e que ces institutions &eacute;taient l&agrave; &laquo; <strong>pour faire du bien</strong> &raquo; aux Africains, alors que leur mission r&eacute;elle &eacute;tait, selon lui, de maintenir le continent dans la pr&eacute;carit&eacute; et la pauvret&eacute;.</p>
<p><em> &laquo; Ces institutions ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;es comme bras s&eacute;culiers des &Eacute;tats-Unis en particulier pour pouvoir diriger le monde, pour r&eacute;guler le monde du point de vue mon&eacute;taire et financier, pour soumettre davantage les pays africains, les piller davantage de mani&egrave;re, on va dire, intelligente. &raquo;</em></p>
<p>Cette critique rejoint celle du Front pour une R&eacute;volution Anti-imp&eacute;rialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP), qui publiait en f&eacute;vrier 2025 un rapport intitul&eacute; &laquo; Bretton Woods : 80 ans d'imp&eacute;rialisme &raquo;. Le document y d&eacute;nonce les politiques d'ajustement structurel (PAS) impos&eacute;es dans les ann&eacute;es 1980 et 1990, qualifi&eacute;es d'&laquo; <strong>armes de destruction massive</strong> &raquo; ayant aggrav&eacute; la pauvret&eacute; et d&eacute;mantel&eacute; les services publics. Le FRAPP y mart&egrave;le : &laquo; Loin d'&ecirc;tre un continent aid&eacute;, l'Afrique est en r&eacute;alit&eacute; un continent pill&eacute; &raquo;, citant une fuite massive de capitaux estim&eacute;e &agrave; <strong>1 400 milliards de dollars entre 1980 et 200</strong>9.</p>
<p>Pour Ren&eacute; Ndouma Fils, la r&eacute;ussite d'une mission financi&egrave;re devrait se mesurer &agrave; des crit&egrave;res simples : l'am&eacute;lioration progressive du pouvoir d'achat des citoyens et la mise en place d'une &eacute;conomie inclusive permettant &agrave; chacun de couvrir ses besoins primaires. Un bilan que les institutions de Bretton Woods ne peuvent, selon lui, pas revendiquer.</p>
<h2>Les Programmes d'Ajustement Structurel : un h&eacute;ritage controvers&eacute;</h2>
<p>Au c&oelig;ur des critiques : les Programmes d'Ajustement Structurel (PAS). Impos&eacute;s dans les ann&eacute;es 1980 et 1990 par le FMI et la Banque mondiale, ils conditionnaient les pr&ecirc;ts &agrave; des r&eacute;formes drastiques : privatisation des entreprises publiques, d&eacute;r&eacute;glementation des march&eacute;s, r&eacute;duction des d&eacute;penses sociales et ouverture des fronti&egrave;res.</p>
<p>Les cons&eacute;quences, selon le FRAPP, ont &eacute;t&eacute; d&eacute;sastreuses : effondrement de l'&Eacute;tat, d&eacute;mant&egrave;lement des services publics les d&eacute;penses de sant&eacute; par habitant ont diminu&eacute; de 20 % entre 1980 et 1991 et d&eacute;pendance &eacute;conomique renforc&eacute;e.</p>
<p>Le rapport de l'organisation ActionAid abonde dans ce sens, soulignant que les institutions ont &laquo; historiquement exerc&eacute; un pouvoir disproportionn&eacute; sur les politiques &eacute;conomiques mondiales &raquo;, souvent au d&eacute;triment des communaut&eacute;s marginalis&eacute;es.</p>
<h2>BRICS+ : une alternative cr&eacute;dible ?</h2>
<p>Face &agrave; ce constat, Ren&eacute; Ndouma Fils voit dans la mont&eacute;e des BRICS+ une opportunit&eacute; historique pour l'Afrique. &laquo; Dans un monde multipolaire, &eacute;videmment, il doit forc&eacute;ment y avoir des &eacute;l&eacute;ments qui permettent de constater qu'il y a &eacute;galement un nouvel ordre mon&eacute;taire et financier qui se met en place &raquo;, affirme-t-il.</p>
<p>Les BRICS+ (Br&eacute;sil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, rejoints r&eacute;cemment par l'&Eacute;gypte, l'&Eacute;thiopie, l'Iran et les &Eacute;mirats arabes unis) repr&eacute;sentent d&eacute;sormais 41 % de la population mondiale et 31,5 % du PIB mondial en parit&eacute; de pouvoir d'achat.</p>
<p>L'expert cite deux pistes concr&egrave;tes :<br />- <strong>La Nouvelle Banque de D&eacute;veloppement (NBD)</strong> , cr&eacute;&eacute;e en 2015 comme alternative &agrave; la Banque mondiale. Depuis sa cr&eacute;ation, elle a approuv&eacute; plus de 33 milliards de dollars pour des projets d'infrastructure.<br />- <strong>Le fonds de r&eacute;serve des BRICS (CRA)</strong> , alternative au FMI.</p>
<p><em>&laquo; Il y a donc ces possibilit&eacute;s offertes par les BRICS Plus et les institutions financi&egrave;res et mon&eacute;taires au sein des BRICS+ &raquo;, souligne-t-il.</em></p>
<h2>La finance islamique : une autre voie</h2>
<p>L'expert camerounais &eacute;voque &eacute;galement la finance islamique comme une source de diversification, aliment&eacute;e notamment par des fonds &eacute;tatiques arabes. Ce syst&egrave;me, qui interdit l'usure et les investissements dans des secteurs contraires &agrave; l'&eacute;thique, a connu une croissance spectaculaire : ses actifs mondiaux ont d&eacute;pass&eacute; 3 000 milliards de dollars en 2024.</p>
<p>Des instruments comme les <strong>Sukuk</strong> (obligations islamiques) ont d&eacute;j&agrave; financ&eacute; des projets d'infrastructure dans de nombreux pays, de l'Indon&eacute;sie &agrave; l'Afrique du Sud qui a lev&eacute; 500 millions de dollars via ce m&eacute;canisme.</p>
<h2>Vers un nouvel ordre mon&eacute;taire et financier ?</h2>
<p>La d&eacute;dollarisation, processus par lequel les pays r&eacute;duisent leur d&eacute;pendance au dollar am&eacute;ricain, est une autre tendance de fond que les BRICS+ entendent acc&eacute;l&eacute;rer. Plus de 80 pays cherchent d&eacute;sormais &agrave; diversifier leurs r&eacute;serves et leurs &eacute;changes hors du dollar.</p>
<p>Pour Ren&eacute; Ndouma Fils, ces &eacute;volutions sont les signes d'un changement de paradigme. &laquo; Dans un monde multipolaire, il doit forc&eacute;ment y avoir des &eacute;l&eacute;ments qui permettent de constater qu'il y a &eacute;galement un nouvel ordre mon&eacute;taire et financier qui se met en place &raquo;, r&eacute;p&egrave;te-t-il.</p>
<h2>Un appel &agrave; la souverainet&eacute; &eacute;conomique</h2>
<p>Le message de l'expert camerounais est clair : l'Afrique doit <strong>reprendre son destin en main</strong>. Comme l'appelle le FRAPP, il est temps de &laquo; se lib&eacute;rer de l'emprise des institutions de Bretton Woods &raquo; et de construire &laquo; des mod&egrave;les alternatifs, endog&egrave;nes et adapt&eacute;s aux r&eacute;alit&eacute;s africaines &raquo;.</p>
<p>&laquo; <strong>Le temps de la soumission est r&eacute;volu</strong> &raquo;, mart&egrave;le le rapport du FRAPP. Et Ren&eacute; Ndouma Fils, par son expertise en finance digitale, apporte une voix autoris&eacute;e &agrave; ce mouvement de fond qui traverse le continent.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-29 01:39:43</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Washington à l'écoute des ambitions camerounaises]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94525/12:1/washington-a-lecoute-des-ambitions-camerounaises.html</link>
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      <description><![CDATA[Le Cameroun et les États-Unis ont tenu leur premier Dialogue
économique bilatéral le 27 août à Yaoundé. Grand Eweng, nouvel
aéroport, data center : décryptage d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun et les &Eacute;tats-Unis ont tenu leur premier Dialogue &eacute;conomique bilat&eacute;ral le 27 ao&ucirc;t &agrave; Yaound&eacute;. Grand Eweng, nouvel a&eacute;roport, data center : d&eacute;cryptage des m&eacute;gaprojets pr&eacute;sent&eacute;s.</p>
<p>Exclu de l'AGOA depuis 2020 mais toujours partenaire strat&eacute;gique de Washington, le Cameroun a d&eacute;voil&eacute; le 27 ao&ucirc;t &agrave; Yaound&eacute; un portefeuille de projets XXL du barrage Grand Eweng (1 855 milliards FCFA) au nouvel a&eacute;roport de Douala pour convaincre les investisseurs am&eacute;ricains de miser sur son d&eacute;collage &eacute;conomique.</p>
<p>Dans la salle, des ministres camerounais. En face, Sarah Troutman, la secr&eacute;taire d'&Eacute;tat adjointe pour les Affaires africaines. Au programme : 1 855 milliards de francs CFA pour un barrage, un a&eacute;roport de classe mondiale, un data center souverain. Et, en toile de fond, une question qui f&acirc;che : le Cameroun, exclu du march&eacute; pr&eacute;f&eacute;rentiel am&eacute;ricain depuis 2020, peut-il vraiment reconqu&eacute;rir Washington ?</p>
<h2>Un dialogue sous le signe de l'AGOA</h2>
<p>Le 27 ao&ucirc;t 2026 restera une date dans les annales des relations &eacute;conomiques entre le Cameroun et les &Eacute;tats-Unis. Pour la premi&egrave;re fois, les deux pays ont tenu un Dialogue &eacute;conomique et commercial bilat&eacute;ral &agrave; Yaound&eacute;. Objectif affich&eacute; : am&eacute;liorer le climat des affaires, &eacute;largir les opportunit&eacute;s de commerce et attirer plus d'investissements.</p>
<p>Mais ce dialogue a une ombre au tableau. Depuis le 1er janvier 2020, le Cameroun est exclu de l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), le dispositif qui offre &agrave; 32 pays africains un acc&egrave;s sans droits de douane au march&eacute; am&eacute;ricain pour plus de 1 800 produits. La raison ? Des &laquo; graves violations des droits humains &raquo; ex&eacute;cutions extrajudiciaires, d&eacute;tentions arbitraires, torture attribu&eacute;es aux forces de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>Le S&eacute;nat am&eacute;ricain a certes prolong&eacute; l'AGOA jusqu'en 2028, le 7 ao&ucirc;t 2026. Mais le Cameroun reste sur le banc de touche. Freedom House et le Committee to Protect Journalists ont recommand&eacute; le maintien de cette exclusion.</p>
<h2>Grand Eweng : le barrage qui veut &eacute;clairer l'Afrique centrale</h2>
<p>C'est dans ce contexte paradoxal que Yaound&eacute; a d&eacute;roul&eacute; son tapis rouge. En t&ecirc;te d'affiche : <strong>Grand Eweng</strong>. Ce barrage hydro&eacute;lectrique, d&eacute;velopp&eacute; sur le fleuve Sanaga par l'am&eacute;ricain Hydromine, affiche une puissance install&eacute;e de 1 080 MW. L'investissement est colossal : 1 855 milliards de FCFA, soit pr&egrave;s de <strong>3 milliards de dollars</strong>.</p>
<p>Initialement pr&eacute;vu pour 1 800 MW, le projet a &eacute;t&eacute; revu &agrave; la baisse, mais il reste le plus ambitieux du portefeuille &eacute;nerg&eacute;tique camerounais. Selon Hydromine, le barrage produira 1 200 MW et sera davantage consacr&eacute; &agrave; la production d'aluminium. La mise en service est esp&eacute;r&eacute;e &agrave; l'horizon 2028.</p>
<p>Pour le Cameroun, l'enjeu est double : combler son d&eacute;ficit &eacute;nerg&eacute;tique et exporter l'&eacute;lectricit&eacute; vers les pays voisins, &agrave; l'instar du Tchad. Pour les &Eacute;tats-Unis, c'est l'occasion de placer General Electric et Hydromine au c&oelig;ur de la transition &eacute;nerg&eacute;tique africaine.</p>
<h2>Un a&eacute;roport de classe mondiale &agrave; Douala</h2>
<p>Autre projet phare pr&eacute;sent&eacute; par Yaound&eacute; : <strong>un nouvel a&eacute;roport de classe mondiale dans la zone m&eacute;tropolitaine de Douala</strong>. Inscrit dans la Strat&eacute;gie nationale de d&eacute;veloppement 2020-2030, ce projet doit encore faire l'objet d'&eacute;tudes de faisabilit&eacute;, dont le lancement est pr&eacute;vu en 2026.</p>
<p>L'ambition est d&eacute;mesur&eacute;e : un grand terminal a&eacute;roportuaire situ&eacute; entre Douala, &Eacute;dea et Kribi, sur le littoral, pour corriger les insuffisances des deux principales plateformes actuelles, Douala et Yaound&eacute;, distantes de seulement 230 km. En parall&egrave;le, des travaux de r&eacute;novation de l'a&eacute;roport international de Douala sont en cours un programme de 95 milliards FCFA.</p>
<h2>La souverainet&eacute; num&eacute;rique, nouvel enjeu strat&eacute;gique</h2>
<p>Le num&eacute;rique constitue un autre axe de cette coop&eacute;ration. Le Cameroun pr&eacute;voit la mise en place d'un data center national souverain associ&eacute; &agrave; un parc cloud, d'un Centre national d'op&eacute;rations de s&eacute;curit&eacute;, ainsi que l'accompagnement de sa strat&eacute;gie nationale d'intelligence artificielle.</p>
<p>Cette ambition s'inscrit dans une dynamique d&eacute;j&agrave; engag&eacute;e. Le data center de Zamengo&eacute;, construit par Camtel, est pr&eacute;sent&eacute; comme la plus importante infrastructure d'Afrique centrale, b&eacute;n&eacute;ficiant d'une certification Tier III. Lors du Salon de l'Action gouvernementale (SAGO 2026) en juin, Camtel a plac&eacute; la souverainet&eacute; num&eacute;rique au c&oelig;ur des d&eacute;bats.</p>
<p>C&ocirc;t&eacute; am&eacute;ricain, le d&eacute;partement du Commerce rel&egrave;ve plusieurs besoins du march&eacute; camerounais : infrastructures de donn&eacute;es, cloud, cybers&eacute;curit&eacute;, fibre optique et solutions num&eacute;riques. L'interconnexion de CAMCIS avec les syst&egrave;mes des compagnies a&eacute;riennes et la mise en place d'un syst&egrave;me int&eacute;gr&eacute; de suivi des navires sont &eacute;galement sur la table.</p>
<h2>Mines, PME et fonds de restauration</h2>
<p>Dans le secteur minier, Washington souhaite approfondir la cartographie g&eacute;ologique et mini&egrave;re du Cameroun. L'objectif : compl&eacute;ter et actualiser les donn&eacute;es disponibles sur le sous-sol. Le Cameroun esp&egrave;re ainsi mieux documenter son potentiel minier et rendre les projets plus lisibles pour les op&eacute;rateurs.</p>
<p>La coop&eacute;ration devrait &eacute;galement s'&eacute;tendre &agrave; la gestion des fonds li&eacute;s &agrave; la restauration des sites miniers. Yaound&eacute; a demand&eacute; l'ouverture de consultations sur les fonds de restauration d&eacute;tenus aupr&egrave;s d'&eacute;tablissements financiers aux &Eacute;tats-Unis, avec pour objectif leur &laquo; s&eacute;curisation, tra&ccedil;abilit&eacute; et rapatriement progressif dans la zone CEMAC &raquo;.</p>
<p>Enfin, un <strong>Supplier Development Progra</strong>m au b&eacute;n&eacute;fice de 50 PME et coop&eacute;ratives des fili&egrave;res prioritaires a &eacute;t&eacute; retenu, compl&eacute;t&eacute; par des m&eacute;canismes de mobilit&eacute; d'affaires et de mise en relation entre entreprises des deux pays.</p>
<h2>Un dialogue qui pose question</h2>
<p>Ce premier dialogue &eacute;conomique et commercial est un signal fort. Il montre que Washington, malgr&eacute; l'exclusion du Cameroun de l'AGOA, reste un partenaire &eacute;conomique de premier plan. Il montre aussi que Yaound&eacute;, conscient de ses fragilit&eacute;s, mise sur les m&eacute;gaprojets pour s&eacute;duire les capitaux am&eacute;ricains.</p>
<p>Mais la route est longue. Les &eacute;tudes de faisabilit&eacute; du nouvel a&eacute;roport ne font que commencer. Le barrage Grand Eweng, annonc&eacute; depuis des ann&eacute;es, peine &agrave; sortir de terre. Et l'exclusion de l'AGOA, qui prive le Cameroun d'un acc&egrave;s pr&eacute;f&eacute;rentiel au march&eacute; am&eacute;ricain, n'est pas pr&egrave;s d'&ecirc;tre lev&eacute;e.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le dialogue du 27 ao&ucirc;t 2026 a ouvert une nouvelle page. Reste &agrave; savoir si les promesses seront suivies d'actes.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-28 01:40:04</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Emmanuel Nnorom pour consolider la croissance panafricaine et Leadership UBA]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[United Bank for Africa (UBA) Plc a annoncé la nomination de M.
Emmanuel N. Nnorom au poste de Président du Conseil
d’Administration du Groupe, ouvrant ainsi un...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>United Bank for Africa (UBA) Plc a annonc&eacute; la nomination de M. Emmanuel N. Nnorom au poste de Pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;Administration du Groupe, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de leadership strat&eacute;gique pour l&rsquo;une des principales institutions financi&egrave;res du continent africain.</p>
<p>Cette nomination porte &agrave; la t&ecirc;te du Conseil un dirigeant de renom dont la brillante carri&egrave;re s&rsquo;&eacute;tend sur plus de quarante ann&eacute;es dans les domaines de la banque, de la finance, de la gouvernance d&rsquo;entreprise, de l&rsquo;&eacute;nergie, de l&rsquo;h&ocirc;tellerie, de la sant&eacute;, de la technologie et de la gestion des investissements. Son retour &agrave; UBA en qualit&eacute; de Pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;Administration t&eacute;moigne de l&rsquo;engagement de la Banque &agrave; poursuivre sa dynamique de croissance et &agrave; renforcer davantage sa position en tant que Banque Globale de l&rsquo;Afrique.</p>
<p>Pr&eacute;sente dans 20 pays africains et disposant d&rsquo;une empreinte internationale au Royaume-Uni, aux &Eacute;tats-Unis, en France et aux &Eacute;mirats arabes unis, UBA continue de jouer un r&ocirc;le majeur dans la promotion de l&rsquo;inclusion financi&egrave;re, du commerce et du d&eacute;veloppement &eacute;conomique &agrave; travers le continent. L&rsquo;importante exp&eacute;rience de leadership de M. Nnorom ainsi que sa connaissance approfondie de l&rsquo;institution lui conf&egrave;rent les atouts n&eacute;cessaires pour conduire la Banque vers une nouvelle phase d&rsquo;innovation et d&rsquo;expansion.</p>
<p>Figure respect&eacute;e du monde des affaires, M. Nnorom occupait r&eacute;cemment les fonctions de Directeur G&eacute;n&eacute;ral de Heirs Holdings, l&rsquo;une des principales soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;investissement africaines, pr&eacute;sente dans les secteurs des services financiers, de l&rsquo;&eacute;nergie, de la sant&eacute;, de l&rsquo;h&ocirc;tellerie, de l&rsquo;immobilier et de la technologie. Auparavant, il a exerc&eacute; en tant que Pr&eacute;sident-Directeur G&eacute;n&eacute;ral de Transnational Corporation of Nigeria Plc (Transcorp), o&ugrave; il a dirig&eacute; avec succ&egrave;s l&rsquo;un des conglom&eacute;rats les plus diversifi&eacute;s d&rsquo;Afrique.</p>
<p>Son histoire avec UBA est &agrave; la fois longue et marquante. Pendant plus de huit ann&eacute;es &agrave; des postes de haute direction au sein du Groupe, il a contribu&eacute; de mani&egrave;re d&eacute;terminante &agrave; la transformation de la Banque en une v&eacute;ritable institution panafricaine. En tant que Directeur G&eacute;n&eacute;ral de UBA Africa, il a supervis&eacute; les activit&eacute;s des filiales du Groupe dans 18 pays africains et jou&eacute; un r&ocirc;le cl&eacute; dans l&rsquo;ex&eacute;cution de la strat&eacute;gie ambitieuse d&rsquo;expansion r&eacute;gionale de la Banque.<br />Auparavant, il a &eacute;galement occup&eacute; les fonctions de Directeur G&eacute;n&eacute;ral des Op&eacute;rations du Groupe (Group COO), Directeur Financier du Groupe (Group CFO), ainsi que plusieurs postes de Directeur Ex&eacute;cutif couvrant la Finance, la Gestion des Risques et le Bureau Ex&eacute;cutif du Groupe. Plus r&eacute;cemment, il si&eacute;geait au Conseil d&rsquo;Administration de UBA en qualit&eacute; d&rsquo;Administrateur Non Ex&eacute;cutif, renfor&ccedil;ant ainsi sa connaissance des priorit&eacute;s strat&eacute;giques et des ambitions futures de l&rsquo;institution.</p>
<p>Expert-comptable agr&eacute;&eacute; et Fellow de l&rsquo;Institute of Chartered Accountants of Nigeria (ICAN), M. Nnorom est &eacute;galement Membre Honoraire du Chartered Institute of Bankers of Nigeria (CIBN). Il a suivi des programmes de leadership ex&eacute;cutif et de management &agrave; Templeton College, Oxford, consolidant davantage sa r&eacute;putation de dirigeant visionnaire dot&eacute; d&rsquo;une expertise africaine et d&rsquo;une perspective internationale.</p>
<p>Commentant cette nomination, plusieurs observateurs du secteur estiment que M. Nnorom apporte une rare combinaison de connaissance approfondie de l&rsquo;institution, d&rsquo;excellence op&eacute;rationnelle &eacute;prouv&eacute;e et de vision strat&eacute;gique. Son exp&eacute;rience multisectorielle devrait contribuer &agrave; renforcer davantage le dispositif de gouvernance de UBA, &agrave; accro&icirc;tre la confiance des parties prenantes et &agrave; soutenir les ambitions de croissance &agrave; long terme du Groupe.</p>
<p>En tant que Pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;Administration du Groupe, M. Nnorom assurera l&rsquo;orientation strat&eacute;gique du Conseil tout en promouvant l&rsquo;engagement de UBA en faveur de l&rsquo;innovation, de l&rsquo;excellence dans le service &agrave; la client&egrave;le, de la croissance durable et de la cr&eacute;ation de valeur pour les actionnaires &agrave; travers ses diff&eacute;rents march&eacute;s.</p>
<p>Sa nomination est largement per&ccedil;ue comme une &eacute;tape majeure dans l&rsquo;&eacute;volution de UBA, renfor&ccedil;ant la vision de la Banque de b&acirc;tir une institution financi&egrave;re africaine plus forte, davantage int&eacute;gr&eacute;e et comp&eacute;titive &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale, tout en continuant &agrave; accompagner la transformation &eacute;conomique du continent.</p>
<p>Avec Emmanuel Nnorom &agrave; la t&ecirc;te de son Conseil d&rsquo;Administration, UBA est id&eacute;alement positionn&eacute;e pour s&rsquo;appuyer sur son h&eacute;ritage d&rsquo;excellence, acc&eacute;l&eacute;rer sa croissance panafricaine et poursuivre sa mission de connecter l&rsquo;Afrique au reste du monde gr&acirc;ce &agrave; des solutions financi&egrave;res innovantes et une croissance durable.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Franck Bafeli</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-27 13:19:20</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Hausse carburant au Cameroun : les 3 scénarios]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94516/12:1/hausse-carburant-au-cameroun-les-3-scenarios.html</link>
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      <description><![CDATA[Hausse des prix du carburant au Cameroun en 2026 ? Le MINEPAT propose
une augmentation partielle, progressivement répercutée sur les
consommateurs. Décryptage d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Hausse des prix du carburant au Cameroun en 2026 ? Le MINEPAT propose une augmentation partielle, progressivement r&eacute;percut&eacute;e sur les consommateurs. D&eacute;cryptage des trois sc&eacute;narios et de leurs impacts.</p>
<p>Baril &agrave; 100 dollars, subvention record de 460 milliards de FCFA : le MINEPAT recommande de ne r&eacute;percuter que la moiti&eacute; de la hausse sur les prix &agrave; la pompe pour r&eacute;duire la facture publique sans brutaliser les m&eacute;nages.&nbsp;</p>
<p>Le 25 ao&ucirc;t 2026, le MINEPAT a pr&eacute;sent&eacute; son rapport sur l'&eacute;conomie camerounaise &agrave; Yaound&eacute;. Le document est clair : le Cameroun va devoir augmenter progressivement le prix des carburants &agrave; la pompe. La subvention, qui a atteint 460 milliards de FCFA en 2023, n'est plus soutenable.</p>
<p>Le rapport propose un m&eacute;canisme simple : r&eacute;percuter sur les consommateurs la moiti&eacute; des hausses du co&ucirc;t des carburants import&eacute;s. L'&Eacute;tat continuerait &agrave; absorber l'autre moiti&eacute;. Une formule de compromis entre rigueur budg&eacute;taire et protection des m&eacute;nages.</p>
<p>Mais cette option n'est pas la seule envisag&eacute;e. Trois sc&eacute;narios sont sur la table. Le gel total des prix. La transmission partielle. La transmission totale. Avec des cons&eacute;quences tr&egrave;s diff&eacute;rentes pour l'&Eacute;tat, les m&eacute;nages et l'investissement.</p>
<p>Lequel sera choisi ? La r&eacute;ponse engagera l'avenir &eacute;conomique du pays.</p>
<h2>Un baril &agrave; 100 dollars : le retour de la facture sal&eacute;e</h2>
<p>Les prix des carburants au Cameroun sont fix&eacute;s par l'&Eacute;tat. Les variations des cours internationaux ne sont pas automatiquement r&eacute;percut&eacute;es &agrave; la pompe. Lorsque le p&eacute;trole import&eacute; co&ucirc;te plus cher, l'&Eacute;tat prend en charge une partie de l'&eacute;cart pour maintenir les prix.</p>
<p>C'est cette prise en charge qui constitue la <strong>subvention aux carburants</strong>.</p>
<p>Le MINEPAT estime que cette subvention devient particuli&egrave;rement co&ucirc;teuse lorsque le prix du baril d&eacute;passe 75 dollars. Or, les pr&eacute;visions tablent sur un baril <strong>compris entre 100 et 110 dollars</strong> des niveaux proches de ceux observ&eacute;s en 2023 et 2024.</p>
<p>&Agrave; l'&eacute;poque, la subvention avait atteint <strong>460 milliards de FCFA en 2023</strong>, soit pr&egrave;s de 1,5 % du PIB. Un chiffre vertigineux. En 2024, avec le reflux des cours internationaux, elle &eacute;tait retomb&eacute;e &agrave; 231 milliards, soit 0,7 % du PIB.</p>
<p>Mais le baril remonte. Et la facture avec.</p>
<h2>Trois sc&eacute;narios pour trois trajectoires &eacute;conomiques</h2>
<p>Le rapport du MINEPAT part d'une hypoth&egrave;se simple : une hausse de 20 % du co&ucirc;t des carburants import&eacute;s en 2026, suivie de 10,8 % en 2027 et de 2,5 % en 2028. Sur cette base, trois sc&eacute;narios sont envisag&eacute;s.</p>
<p><strong>Premier sc&eacute;nario : le gel des prix.</strong> Les prix &agrave; la pompe restent inchang&eacute;s. L'&Eacute;tat absorbe toute la hausse. L'option la plus protectrice pour les consommateurs &agrave; court terme, mais aussi la plus co&ucirc;teuse pour les finances publiques. La subvention atteindrait 0,70 % du PIB en 2026, 0,52 % en 2027 et 0,38 % en 2028. Soit 1,60 % du PIB cumul&eacute; sur trois ans.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me sc&eacute;nario : une hausse partielle.</strong> C'est l'option privil&eacute;gi&eacute;e par le MINEPAT. La moiti&eacute; de la hausse est r&eacute;percut&eacute;e progressivement sur les consommateurs. L'&Eacute;tat continue de prendre en charge l'autre moiti&eacute;. La subvention passerait de 0,35 % du PIB en 2026 &agrave; 0,07 % en 2027, avant de devenir quasiment nulle en 2028. Sur trois ans, elle repr&eacute;senterait 0,40 % du PIB.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;me sc&eacute;nario : une hausse totale.</strong> L'int&eacute;gralit&eacute; de la hausse est r&eacute;percut&eacute;e sur les prix &agrave; la pompe. L'&Eacute;tat ne supporterait plus aucune subvention. L'option la plus favorable aux finances publiques, mais aussi la plus brutale pour les m&eacute;nages et les entreprises.</p>
<h2>Le co&ucirc;t cach&eacute; du gel des prix</h2>
<p>Le rapport du MINEPAT souligne un point crucial : le co&ucirc;t du maintien des prix ne se limite pas aux sommes directement vers&eacute;es par l'&Eacute;tat.</p>
<p>Avec un gel total des prix, les comptes publics se d&eacute;graderaient de 0,95 point de PIB sur trois ans. L'investissement total reculerait de 20,10 % sur la p&eacute;riode 2026-2028.</p>
<p>Avec une hausse partielle, ce recul serait limit&eacute; &agrave; 16,67 %. Avec une transmission totale, il atteindrait 15,17 %.</p>
<p><strong>Premi&egrave;re le&ccedil;on :</strong> le gel des prix n'est pas neutre. Il p&egrave;se sur l'investissement, et donc sur la croissance &agrave; long terme.</p>
<h2>M&eacute;nages : le gel prot&egrave;ge&hellip; mais temporairement</h2>
<p>Le gel des prix prot&egrave;ge davantage les m&eacute;nages dans un premier temps. En 2026, leur consommation progresserait de 0,86 % contre 0,59 % avec une hausse partielle et 0,32 % avec une hausse totale.</p>
<p>Mais l'avantage est de courte dur&eacute;e. D&egrave;s 2027, la consommation reculerait de 3,15 % avec le gel, de 3,48 % avec une hausse partielle et de 3,53 % avec une hausse totale.</p>
<p>En 2028, les baisses atteindraient respectivement 2,05 %, 2,38 % et 2,40 %.</p>
<p>Sur l'ensemble de la p&eacute;riode, la consommation reculerait ainsi de 4,34 % avec le gel, contre 5,27 % avec une transmission partielle et 5,61 % avec une transmission totale.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me le&ccedil;on :</strong> le gel retarde le choc, mais ne l'&eacute;vite pas. &Agrave; moyen terme, il pr&eacute;pare m&ecirc;me un atterrissage plus dur.</p>
<h2>Cibler les aides pour prot&eacute;ger les plus vuln&eacute;rables</h2>
<p>Le rapport examine &eacute;galement d'autres options : le rationnement et le ciblage des aides.</p>
<p>Le rationnement permettrait de r&eacute;duire la d&eacute;pense publique. Mais il pourrait provoquer des p&eacute;nuries, des files d'attente et le d&eacute;veloppement de march&eacute;s parall&egrave;les. Une solution risqu&eacute;e.</p>
<p>Le ciblage consisterait &agrave; r&eacute;server les aides aux cat&eacute;gories les plus expos&eacute;es : transports publics, agriculteurs, petites industries et m&eacute;nages vuln&eacute;rables. Une solution plus juste.</p>
<p>Mais sa mise en &oelig;uvre reste compliqu&eacute;e par l'insuffisance des registres sociaux et des capacit&eacute;s administratives.</p>
<p>Le MINEPAT pr&eacute;conise &eacute;galement de remplacer une partie des subventions g&eacute;n&eacute;rales par des aides cibl&eacute;es : transferts d'argent, aides en nature ou compensations des co&ucirc;ts de transport dans les zones rurales et p&eacute;riurbaines.</p>
<p>Une autre piste : utiliser temporairement les recettes suppl&eacute;mentaires attendues d'une hausse de 15 % du prix du p&eacute;trole brut export&eacute; en 2026 pour alimenter un m&eacute;canisme de stabilisation. Une boucle vertueuse possible, si la volont&eacute; politique suit.</p>
<h2>Le compromis du MINEPAT : l'option interm&eacute;diaire</h2>
<p>Face &agrave; ces donn&eacute;es, le MINEPAT privil&eacute;gie donc la deuxi&egrave;me option : une hausse partielle, &eacute;tal&eacute;e dans le temps.</p>
<p>Un compromis entre :<br />- la r&eacute;duction du co&ucirc;t de la subvention,<br />- la protection des consommateurs contre un choc brutal.</p>
<p>Ce sc&eacute;nario permet de r&eacute;duire la facture publique de mani&egrave;re significative 0,40 % du PIB cumul&eacute; contre 1,60 % pour le gel tout en limitant l'impact sur les m&eacute;nages.</p>
<p>Reste &agrave; savoir si le gouvernement suivra cette recommandation. Ou s'il privil&eacute;giera le gel, plus populaire &agrave; court terme mais plus co&ucirc;teux &agrave; long terme. Ou s'il choisira la hausse totale, plus rigoureuse mais plus impopulaire.</p>
<h2>L'avenir des prix &agrave; la pompe</h2>
<p>Le rapport du MINEPAT ne tranche pas. Il propose des sc&eacute;narios, chiffre leurs impacts, &eacute;claire les choix. La d&eacute;cision revient au gouvernement.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le Cameroun ne pourra pas &eacute;ternellement maintenir des prix artificiellement bas alors que le baril flambe. La subvention co&ucirc;te cher. Tr&egrave;s cher. Et elle gr&egrave;ve les capacit&eacute;s d'investissement du pays.</p>
<p>La question n'est plus de savoir s'il faut augmenter les prix, mais <strong>quand, comment et &agrave; quel rythme</strong>.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-27 12:26:37</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - APE Cameroun-UE : 109 milliards FCFA de pertes]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/94504/12:1/ape-cameroun-ue-109-milliards-fcfa-de-pertes.html</link>
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      <description><![CDATA[APE Cameroun-UE : 109 milliards FCFA de recettes douanières perdues
en 15 ans. Qui profite vraiment de ce démantèlement tarifaire ? 

Depuis 2016, le Cameroun a...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>APE Cameroun-UE : 109 milliards FCFA de recettes douani&egrave;res perdues en 15 ans. Qui profite vraiment de ce d&eacute;mant&egrave;lement tarifaire ?&nbsp;</p>
<p>Depuis 2016, le Cameroun a renonc&eacute; &agrave; 109 milliards FCFA de recettes douani&egrave;res dans le cadre des accords de partenariat &eacute;conomique avec l'UE et le Royaume-Uni pendant que moins de 5 % des entreprises captent 75 % des gains.</p>
<p>109 milliards de francs CFA. C'est le montant auquel le Cameroun a renonc&eacute; depuis 2016 en appliquant les accords de partenariat &eacute;conomique (APE) avec l'Union europ&eacute;enne et le Royaume-Uni. Un manque &agrave; gagner &eacute;quivalent &agrave; pr&egrave;s de deux fois le budget annuel du minist&egrave;re de la Sant&eacute;.</p>
<p>Pr&eacute;sent&eacute; le 25 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Yaound&eacute;, le rapport sur l'&eacute;conomie camerounaise en 2025 dresse un bilan sans appel : la moins-value cumul&eacute;e li&eacute;e &agrave; l'APE avec l'UE atteint d&eacute;sormais 108 milliards FCFA, tandis que celle avec le Royaume-Uni s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; <strong>908,8 millions FCFA</strong>.</p>
<p>Mais ces chiffres ne disent pas tout. Car si l'&Eacute;tat perd des recettes, certaines entreprises en profitent. Et pas n'importe lesquelles. Moins de 5 % des b&eacute;n&eacute;ficiaires captent &agrave; elles seules 75 % des avantages fiscaux.</p>
<p><strong>Alors, l'APE est-il un levier de d&eacute;veloppement ou un cadeau empoisonn&eacute; ?</strong></p>
<h2>108 milliards FCFA de moins-value avec l'UE</h2>
<p>L'accord d'&eacute;tape vers un APE a &eacute;t&eacute; sign&eacute; le 28 juillet 2014, avant d'entrer en application en ao&ucirc;t de la m&ecirc;me ann&eacute;e. Le v&eacute;ritable d&eacute;mant&egrave;lement tarifaire a d&eacute;but&eacute; le <strong>4 ao&ucirc;t 2016</strong>, pour s'&eacute;taler sur quinze ans.</p>
<p>Les produits concern&eacute;s sont r&eacute;partis en trois groupes :<br />- <strong>Groupe 1</strong> : m&eacute;dicaments, engrais et intrants prioritaires <strong>100 % d&eacute;mantel&eacute;s</strong>.<br />- <strong>Groupe 2</strong> : &eacute;quipements et mat&eacute;riels de production <strong>100 % d&eacute;mantel&eacute;s</strong>.<br />- <strong>Groupe 3</strong> : biens &agrave; fort rendement fiscal (v&eacute;hicules, ciment, carburants, c&eacute;r&eacute;ales) <strong>70 % d&eacute;mantel&eacute;s</strong> depuis le 4 ao&ucirc;t 2026.</p>
<p>En 2025, la moins-value li&eacute;e &agrave; l'APE avec l'UE a atteint <strong>19,6 milliards FCFA</strong>, en hausse de 2,9 % par rapport &agrave; 2024. Cette progression s'explique notamment par l'augmentation des importations du groupe 3, dont la moins-value a bondi de 9 %.</p>
<p><strong>Cinq pays europ&eacute;ens concentrent l'essentiel de ce manque &agrave; gagner</strong> :<br />- France : 21,3 %<br />- Espagne : 13,1 %<br />- Italie : 12,9 %<br />- Allemagne : 10,8 %<br />- Belgique : 8,7 %</p>
<p>&Agrave; eux cinq, ces pays repr&eacute;sentent pr&egrave;s des <strong>deux tiers du total</strong> des pertes fiscales.</p>
<h2>Le Royaume-Uni, un poids marginal</h2>
<p>L'accord avec le Royaume-Uni, sign&eacute; le <strong>9 mars 2021</strong> apr&egrave;s le Brexit, reprend une architecture similaire. Mais son impact est bien moindre.</p>
<p>En 2025, la moins-value s'est &eacute;tablie &agrave; <strong>128,1 millions FCFA</strong>, contre 94 millions FCFA un an plus t&ocirc;t. Le cumul depuis 2021 atteint <strong>908,8 millions FCFA</strong> un montant <strong>153 fois inf&eacute;rieur</strong> &agrave; la moins-value enregistr&eacute;e avec l'UE sur la seule ann&eacute;e 2025.</p>
<p>Le groupe 2 (&eacute;quipements) concentre l'essentiel du manque &agrave; gagner, avec 71 % du total.</p>
<h2>Des perdants et des gagnants</h2>
<p>Ces 109 milliards FCFA de moins-value ne sont pas une perte s&egrave;che pour l'&eacute;conomie dans son ensemble. Ils repr&eacute;sentent aussi des <strong>&eacute;conomies r&eacute;alis&eacute;es par les entreprises</strong> qui importent des produits europ&eacute;ens et britanniques.</p>
<p>Mais la r&eacute;partition de ces gains est <strong>profond&eacute;ment in&eacute;gale</strong>.</p>
<p>Selon les donn&eacute;es de la Douane camerounaise, <strong>80 % des 14 580 op&eacute;rations d'importation</strong> r&eacute;alis&eacute;es en 2024 dans le cadre des APE ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es par de <strong>grandes entreprises</strong>. Les PME n'en ont capt&eacute; que 20 %.</p>
<p>Plus frappant encore : <strong>moins de 5 % des entreprises b&eacute;n&eacute;ficiaires</strong> (50 entreprises sur 1 021) raflent 75 % des avantages fiscaux.</p>
<p>Les secteurs les plus avantag&eacute;s sont :<br />- Commerce de gros/d&eacute;tail : 12 entreprises 14,7 milliards FCFA (27,9 %)<br />- Industrie des boissons : 5 entreprises 9,3 milliards FCFA (17,7 %)<br />- Industrie des min&eacute;raux : 4 entreprises 8,3 milliards FCFA (15,7 %)<br />- Papier, carton : 8 entreprises 5,1 milliards FCFA (9,7 %)</p>
<p>&Agrave; eux seuls, ces quatre segments absorbent <strong>plus de 70 % de tous les gains</strong>.</p>
<h2>La question de la compensation</h2>
<p>Reste la question centrale : <strong>la baisse des recettes douani&egrave;res est-elle compens&eacute;e</strong> par une am&eacute;lioration de la comp&eacute;titivit&eacute; des entreprises camerounaises, une progression des exportations vers l'Europe ou des investissements cr&eacute;ateurs de valeur locale ?</p>
<p>La Commission europ&eacute;enne se veut rassurante. Miranda Gonzales, cheffe de l'unit&eacute; ACP &agrave; la direction g&eacute;n&eacute;rale du commerce de la Commission, &eacute;voque &laquo; une augmentation de 33 % des exportations du Cameroun vers l'UE, la cr&eacute;ation d'emplois et des exon&eacute;rations de droits de pr&egrave;s de 250 milliards de FCFA accord&eacute;es aux entreprises camerounaises &raquo;.</p>
<p>Mais du c&ocirc;t&eacute; camerounais, le constat est plus nuanc&eacute;. Jean Tchoffo, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du minist&egrave;re de l'&Eacute;conomie (MINEPAT), s'interroge sur &laquo; l'absence d'attractivit&eacute; de l'Accord pour les autres pays d'Afrique centrale &raquo; et &eacute;voque &laquo; la non-concr&eacute;tisation du volet d&eacute;veloppement de l'Accord, cens&eacute; compenser les effets n&eacute;gatifs du d&eacute;mant&egrave;lement tarifaire sur les recettes publiques &raquo;.</p>
<h2>2026-2029 : une pression qui va s'accentuer</h2>
<p>Depuis le <strong>4 ao&ucirc;t 2026</strong>, l'accord avec l'UE est entr&eacute; dans sa onzi&egrave;me phase de d&eacute;mant&egrave;lement tarifaire, portant la r&eacute;duction appliqu&eacute;e au groupe 3 de 60 % &agrave; 70 %. Le rythme est de 10 % par an.</p>
<p>La pression sur les recettes douani&egrave;res camerounaises va donc continuer de s'accentuer. Le d&eacute;mant&egrave;lement doit atteindre <strong>100 % en 2029</strong> pour le groupe 3.</p>
<p>&Agrave; cette date, <strong>tous les produits europ&eacute;ens</strong> entreront au Cameroun en franchise de droits de douane. Une perspective qui fait fr&eacute;mir les d&eacute;fenseurs de la souverainet&eacute; industrielle camerounaise.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-26 13:43:26</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - Cameroun-FMI : des négociations qui s'enlisent et un budget en danger]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Le Cameroun table sur 300 milliards FCFA d'appuis du FMI pour boucler
son budget 2027. Mais les négociations traînent et Moody's
s'inquiète. 

Le gouvernement c...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun table sur 300 milliards FCFA d'appuis du FMI pour boucler son budget 2027. Mais les n&eacute;gociations tra&icirc;nent et Moody's s'inqui&egrave;te.&nbsp;</p>
<p>Le gouvernement camerounais a fait de la conclusion d'un nouvel accord avec le Fonds mon&eacute;taire international l'une des hypoth&egrave;ses centrales de son cadrage financier 2027-2029. Mais les n&eacute;gociations avancent lentement, dans un contexte d'incertitude politique qui inqui&egrave;te jusqu'&agrave; Moody's.</p>
<p>300 milliards de FCFA. C'est le montant que le Cameroun esp&egrave;re obtenir du Fonds mon&eacute;taire international en 2027 dans le cadre d'un nouveau programme &eacute;conomique et financier. Une somme qui repr&eacute;sente pr&egrave;s de 30 % du d&eacute;ficit budg&eacute;taire projet&eacute; pour cette ann&eacute;e-l&agrave;.</p>
<p>Mais l'horizon se trouble. Les n&eacute;gociations avec l'institution de Bretton Woods pi&eacute;tinent. L'incertitude politique et les retards dans la prise de d&eacute;cision gouvernementale ont ralenti l'ex&eacute;cution du budget ainsi que les progr&egrave;s des discussions.Moody's a d'ailleurs ramen&eacute; sa pr&eacute;vision de croissance &agrave; 3,4 % pour 2026, pointant du doigt ces m&ecirc;mes lenteurs.</p>
<p>Alors que le pr&eacute;c&eacute;dent programme FMI, conclu en 2021, s'est achev&eacute; en juillet 2025, le Cameroun se trouve d&eacute;sormais dans une course contre la montre.Sans accord, c'est tout l'&eacute;difice budg&eacute;taire 2027-2029 qui menace de s'effondrer.</p>
<h2>300 milliards de FCFA : une hypoth&egrave;se devenue centrale</h2>
<p>Le Document de programmation &eacute;conomique et budg&eacute;taire &agrave; moyen terme (DPEB) 2027-2029, pr&eacute;par&eacute; par le minist&egrave;re des Finances et soumis au Parlement dans le cadre du d&eacute;bat d'orientation budg&eacute;taire, ne laisse aucune place au doute.Le bouclage financier des budgets 2027 &agrave; 2029 repose sur des appuis budg&eacute;taires attendus de la conclusion d'un nouveau programme &eacute;conomique et financier avec le FMI.</p>
<p>Le gouvernement &eacute;value ses besoins globaux de financement pour 2027 &agrave; <strong>3 161,5 milliards de FCFA</strong>.Les 300 milliards d'appuis FMI repr&eacute;sentent ainsi <strong>9,5 %</strong> de ces besoins.</p>
<p>L'enjeu est d'autant plus crucial que le d&eacute;ficit budg&eacute;taire global devrait s'&eacute;tablir &agrave; <strong>1 018 milliards de FCFA</strong> en 2027, contre 808,5 milliards en 2026.Les 300 milliards d'appuis FMI couvriraient donc pr&egrave;s de 30 % de ce d&eacute;ficit.</p>
<h2>Des n&eacute;gociations qui s'enlisent</h2>
<p>Le pr&eacute;c&eacute;dent programme, conclu en 2021 puis prolong&eacute; d'une ann&eacute;e, s'est achev&eacute; en juillet 2025.Depuis, le ministre des Finances, Louis Paul Motaz&eacute;, plaide ouvertement pour la conclusion d'un nouvel accord, comme lors du Conseil de cabinet du 30 octobre 2025.</p>
<p>Mais les discussions avec le FMI avancent lentement. Le Premier ministre a renvoy&eacute; la d&eacute;cision d'ouvrir formellement les n&eacute;gociations &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique.Un arbitrage politique qui retarde le processus.</p>
<p>Surtout, le Cameroun doit &eacute;galement obtenir des assurances au niveau de la CEMAC. Tout programme soutenu par le FMI dans la r&eacute;gion n&eacute;cessite des garanties r&eacute;gionales sur la politique mon&eacute;taire, la reconstitution des r&eacute;serves de change et l'alignement des trajectoires budg&eacute;taires des &Eacute;tats membres.L'examen des politiques communes de la CEMAC, initialement pr&eacute;vu pour d&eacute;cembre 2025, a &eacute;t&eacute; report&eacute;.</p>
<h2>Moody's tire la sonnette d'alarme</h2>
<p>L'incertitude politique et les retards dans la prise de d&eacute;cision gouvernementale ont des cons&eacute;quences concr&egrave;tes. Moody's a ramen&eacute; sa pr&eacute;vision de croissance pour 2026 &agrave; <strong>3,4 %</strong>, une d&eacute;cision fond&eacute;e sur &laquo; des retards dans l'ex&eacute;cution budg&eacute;taire et dans les n&eacute;gociations avec le FMI pour un nouveau programme &raquo;.</p>
<p>Le 21 ao&ucirc;t 2026, l'agence a confirm&eacute; la note souveraine du Cameroun &agrave; &laquo; Caa1 &raquo; une note qui correspond &agrave; une qualit&eacute; de cr&eacute;dit jug&eacute;e &agrave; &laquo; haut risque &raquo;, en &laquo; quasi-d&eacute;faut &raquo;.Derri&egrave;re cette stabilit&eacute; de fa&ccedil;ade, Moody's dresse le portrait d'un pays sous tension : liquidit&eacute;s tendues, dette publique en hausse (45 % du PIB en 2026) et risque politique persistant.</p>
<h2>2 600 milliards d&eacute;j&agrave; mobilis&eacute;s entre 2017 et 2025</h2>
<p>L'importance de l'accord FMI d&eacute;passe les seuls 300 milliards attendus pour 2027. Selon les donn&eacute;es avanc&eacute;es par Louis Paul Motaz&eacute;, les deux programmes mis en &oelig;uvre entre 2017 et 2025 ont permis au Cameroun de mobiliser environ <strong>2 600 milliards de FCFA</strong> d'appuis budg&eacute;taires aupr&egrave;s du FMI et d'autres partenaires au d&eacute;veloppement.</p>
<p>&laquo; Nous ne recevrions plus ces ressources si nous &eacute;chouions &agrave; conclure un nouveau programme avec le FMI &raquo;, avait averti le ministre.</p>
<p>Au-del&agrave; des d&eacute;caissements directs du FMI, un nouvel accord agit comme un <strong>effet de levier</strong> aupr&egrave;s des autres bailleurs. La Banque mondiale, la Banque africaine de d&eacute;veloppement, l'Union europ&eacute;enne et les partenaires bilat&eacute;raux conditionnent en effet certains de leurs appuis &agrave; la mise en &oelig;uvre de r&eacute;formes et au respect d'objectifs macro&eacute;conomiques d&eacute;finis dans le cadre du programme FMI.</p>
<h2>Le casse-t&ecirc;te du financement alternatif</h2>
<p>Que se passerait-il si le Cameroun n'obtenait pas d'accord avec le FMI ? Le gouvernement devrait trouver une solution de remplacement pour les 300 milliards de FCFA pr&eacute;vus dans son plan de financement.</p>
<p>Plusieurs options s'offrent &agrave; lui, mais aucune n'est ais&eacute;e :<br />- Un recours accru &agrave; l'endettement, dans un contexte de rench&eacute;rissement des co&ucirc;ts d'emprunt sur le march&eacute; int&eacute;rieur<br />- Une mobilisation suppl&eacute;mentaire des ressources int&eacute;rieures, alors que la capacit&eacute; fiscale reste limit&eacute;e<br />- Une utilisation plus importante de la tr&eacute;sorerie, avec le risque d'amputer les r&eacute;serves de l'&Eacute;tat<br />- Une r&eacute;duction de certaines d&eacute;penses, dans un pays o&ugrave; les besoins sociaux sont immenses</p>
<p>Le minist&egrave;re des Finances lui-m&ecirc;me rel&egrave;ve le rench&eacute;rissement des ressources sur le march&eacute; int&eacute;rieur, la fermet&eacute; des taux et la profondeur encore limit&eacute;e du march&eacute; financier domestique de la CEMAC.Autant de contraintes qui restreignent la possibilit&eacute; de substituer ais&eacute;ment une dette commerciale &agrave; des appuis concessionnels.</p>
<h2>Les sc&eacute;narios possibles</h2>
<p>Un accord est trouv&eacute; avec le FMI avant la fin de l'ann&eacute;e. Les 300 milliards de FCFA sont d&eacute;bloqu&eacute;s, le budget 2027 est boucl&eacute;, et l'effet de levier permet de mobiliser des financements suppl&eacute;mentaires aupr&egrave;s des autres bailleurs. La croissance, soutenue par les r&eacute;formes, repart &agrave; la hausse.</p>
<p>Les n&eacute;gociations &eacute;chouent ou s'enlisent durablement. Le Cameroun doit trouver 300 milliards de FCFA sur des march&eacute;s financiers tendus, &agrave; des co&ucirc;ts &eacute;lev&eacute;s. Le d&eacute;ficit se creuse, la dette augmente, et Moody's pourrait d&eacute;grader davantage la note du pays.</p>
<p>Un accord est trouv&eacute;, mais tardivement et avec des conditions plus strictes que pr&eacute;vu. Les r&eacute;formes exig&eacute;es par le FMI sont douloureuses politiquement et socialement, mais le pays &eacute;vite le pire sur le plan financier.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-25 01:33:04</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ - SOSUCAM : au-delà de la polémique, le vrai défi du Cameroun]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Reprise de SOSUCAM par un consortium camerounais : 138 milliards FCFA
d'investissement. Mais au-delà du propriétaire, c'est tout un
modèle économique qui se jou...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Reprise de SOSUCAM par un consortium camerounais : 138 milliards FCFA d'investissement. Mais au-del&agrave; du propri&eacute;taire, c'est tout un mod&egrave;le &eacute;conomique qui se joue.&nbsp;</p>
<p>La pol&eacute;mique autour de la reprise de SOSUCAM ne doit pas nous enfermer dans un d&eacute;bat identitaire. Elle doit nous pousser &agrave; regarder plus loin : le Cameroun est-il enfin capable d'organiser son propre capital pour reprendre, d&eacute;velopper et transformer ses actifs productifs ?</p>
<p>Le 13 ao&ucirc;t 2026, Somdiaa, filiale du groupe fran&ccedil;ais Castel, a sign&eacute; un accord pour c&eacute;der ses 82 % dans la Soci&eacute;t&eacute; Sucri&egrave;re du Cameroun (SOSUCAM) &agrave; un consortium de cinq investisseurs camerounais. Trois jours plus tard, le gouvernement camerounais suspendait l'op&eacute;ration.</p>
<p>Derri&egrave;re ce feuilleton &eacute;conomique, une question plus vaste &eacute;merge. SOSUCAM, c'est 25 000 hectares de terres cultivables, environ 8 000 emplois directs et indirects, et une place centrale dans l'approvisionnement national en sucre. C'est un &eacute;cosyst&egrave;me productif, un territoire &eacute;conomique &agrave; part enti&egrave;re.</p>
<p>Alors que le consortium men&eacute; par Joseph Pagop Noupou&eacute; propose un programme d'investissement de pr&egrave;s de 138 milliards de FCFA, le d&eacute;bat ne devrait pas se limiter &agrave; savoir qui sera le prochain propri&eacute;taire. Il devrait porter sur une question autrement plus strat&eacute;gique : comment le Cameroun peut-il organiser son capital pour transformer ses actifs productifs en richesse durable ?</p>
<h2>SOSUCAM, un fleuron national en jeu</h2>
<p>Cr&eacute;&eacute;e en 1965, SOSUCAM est le premier producteur de sucre du Cameroun. Avec une capacit&eacute; de production oscillant entre 120 000 et 160 000 tonnes par an, elle couvre une part essentielle des besoins nationaux, estim&eacute;s &agrave; environ 300 000 tonnes annuelles.</p>
<p>L'entreprise, filiale du groupe Somdiaa, est un pilier de l'&eacute;conomie camerounaise. Elle g&eacute;n&egrave;re des milliers d'emplois directs et indirects, soutient des fili&egrave;res agricoles enti&egrave;res et participe &agrave; l'&eacute;quilibre des zones rurales o&ugrave; elle est implant&eacute;e.</p>
<p>Mais Somdiaa, r&eacute;solu &agrave; se retirer en raison de la baisse de la productivit&eacute; et de la chute des performances, a entam&eacute; un processus de cession qui a rapidement pris une tournure politique.</p>
<h2>Le consortium camerounais et son projet ambitieux</h2>
<p>Le 13 ao&ucirc;t 2026, Somdiaa a sign&eacute; un accord de cession avec un consortium de cinq investisseurs camerounais. Men&eacute; par Joseph Pagop Noupou&eacute;, ce groupe d'hommes et de femmes d'affaires avocats, financiers, industriels et experts-comptables a propos&eacute; un programme d'investissement de pr&egrave;s de 138 milliards de FCFA.</p>
<p>Un montant qui t&eacute;moigne d'une capacit&eacute; financi&egrave;re et d'une ambition rarement vues dans le paysage &eacute;conomique camerounais. Pour plusieurs observateurs, cette reprise par des investisseurs locaux pourrait constituer un signal fort en faveur d'une plus grande souverainet&eacute; &eacute;conomique.</p>
<h2>Le gouvernement suspend la vente</h2>
<p>Mais le 16 ao&ucirc;t 2026, le gouvernement camerounais a mis un coup d'arr&ecirc;t au processus. Dans une correspondance dat&eacute;e du 10 ao&ucirc;t, Balungeli Confiance Ebune, directeur de cabinet du Premier ministre, a confirm&eacute; que &laquo; les services du chef du gouvernement ont pris acte de la volont&eacute; du groupe agro-industriel de c&eacute;der sa participation &raquo;.</p>
<p>Un comit&eacute; strat&eacute;gique de pilotage (CSP) a &eacute;t&eacute; institu&eacute; pour examiner l'ensemble des implications de l'op&eacute;ration. Disposant de six mois pour rendre ses conclusions, le comit&eacute; est charg&eacute; de formuler des recommandations permettant au gouvernement d'arr&ecirc;ter sa position.</p>
<p>En attendant, Somdiaa a &eacute;t&eacute; pri&eacute;e de surseoir &agrave; toute d&eacute;marche li&eacute;e au projet de cession. Le gouvernement a rappel&eacute; que &laquo; l'&Eacute;tat camerounais demeure propri&eacute;taire des terres cultivables mises en bail &agrave; Sosucam &raquo; un rappel qui souligne l'ancrage foncier, donc souverain, de l'enjeu.</p>
<h2>La pol&eacute;mique identitaire</h2>
<p>Dans les coulisses, le d&eacute;bat a rapidement pris une tournure communautaire. L'&eacute;tiquette identitaire coll&eacute;e au consortium dont les membres sont majoritairement issus de l'Ouest a servi &agrave; justifier l'&eacute;viction de leur offre.</p>
<p>Certains analystes y voient un dangereux pr&eacute;c&eacute;dent. Comme le souligne Olivier Mbitom dans une analyse publi&eacute;e par Actu Cameroun, &laquo; si l'argument du rejet repose, en coulisses ou en surface, sur l'appartenance communautaire des repreneurs, le Cameroun franchit un cap dangereux o&ugrave; le repli identitaire l'emporte sur la rationalit&eacute; industrielle et la s&eacute;curit&eacute; alimentaire &raquo;.</p>
<p>Pour d'autres, ce blocage confirme que &laquo; pour certains cercles du pouvoir, il vaut mieux voir la SOSUCAM d&eacute;p&eacute;rir ou repasser sous pavillon &eacute;tranger plut&ocirc;t que de voir un groupe d'investisseurs locaux autonomes contr&ocirc;ler un fleuron strat&eacute;gique &raquo;.</p>
<h2>Au-del&agrave; du propri&eacute;taire, le mod&egrave;le</h2>
<p>Mais la v&eacute;ritable question n'est peut-&ecirc;tre pas l&agrave;. Comme le rappelle le texte qui a inspir&eacute; cette r&eacute;flexion, &laquo; SOSUCAM, ce n'est pas seulement une usine. C'est un &eacute;cosyst&egrave;me productif : des terres, des agriculteurs, des milliers de travailleurs, de l'eau, de l'irrigation, des infrastructures, de la logistique, de l'&eacute;nergie, des sous-traitants, des march&eacute;s et des revenus. Autrement dit, SOSUCAM est aussi un territoire &eacute;conomique. &raquo;</p>
<p>Le v&eacute;ritable d&eacute;fi du Cameroun est d&eacute;sormais devant nous : comment organiser une capitalisation massive de nos terres, de notre agriculture, de nos entreprises et de nos territoires ?</p>
<h2>Organiser le capital : le r&ocirc;le du FMBA et du holding territorial</h2>
<p>C'est dans cette perspective que des initiatives comme le SOMILBA (Conseil mondial de la communaut&eacute; bamil&eacute;k&eacute;e), le Fonds mondial bamil&eacute;k&eacute; pour le d&eacute;veloppement et la solidarit&eacute; (FMBA) et le holding territorial solidariste prennent tout leur sens.</p>
<p>Le FMBA peut contribuer &agrave; mobiliser l'&eacute;pargne, les comp&eacute;tences et les capacit&eacute;s d'investissement d'une communaut&eacute;, sans enfermer cette dynamique dans une logique de repli. Le holding territorial, lui, peut donner &agrave; ce capital une force de frappe &eacute;conomique : investir, prendre des participations, d&eacute;velopper des fili&egrave;res, accompagner des entreprises et b&acirc;tir des infrastructures productives.</p>
<p>Agriculture, industrie, &eacute;nergie, logistique, infrastructures, transformation locale : le capital doit retourner au travail. Et le travail doit produire de la richesse.</p>
<h2>Le solidarisme africain comme mod&egrave;le</h2>
<p>C'est toute la logique du solidarisme africain : mobiliser le capital par la solidarit&eacute;, l'organiser par le territoire et le mettre au service du travail et du d&eacute;veloppement.</p>
<p>&laquo; Nous ne devons pas nous contenter de cr&eacute;er des propri&eacute;taires camerounais, souligne le texte fondateur de cette r&eacute;flexion. Nous devons cr&eacute;er une puissance productive camerounaise. Une puissance capable de poss&eacute;der, d'investir, de produire, de transformer et de transmettre. &raquo;</p>
<p>SOSUCAM pourrait n'&ecirc;tre qu'un commencement. Le temps n'est plus seulement venu de parler de souverainet&eacute; &eacute;conomique. Le temps est venu de l'organiser.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Onana Nestor</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-24 13:47:05</pubDate>
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      <title><![CDATA[ - Téléphones non dédouanés : le blocage arrive le 1er septembre]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;economie&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Blocage des téléphones non dédouanés au Cameroun dès le 1er
septembre 2026. Qui est concerné ? Comment vérifier et régulariser
son appareil ? Le guide complet. ...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Blocage des t&eacute;l&eacute;phones non d&eacute;douan&eacute;s au Cameroun d&egrave;s le 1er septembre 2026. Qui est concern&eacute; ? Comment v&eacute;rifier et r&eacute;gulariser son appareil ? Le guide complet.&nbsp;</p>
<p>&Agrave; partir du 1er septembre 2026, les t&eacute;l&eacute;phones non d&eacute;douan&eacute;s seront bloqu&eacute;s sur les r&eacute;seaux camerounais. Pr&egrave;s de 700 000 appareils sont d&eacute;j&agrave; dans le viseur des autorit&eacute;s. Une mesure qui inqui&egrave;te consommateurs et op&eacute;rateurs.</p>
<p>C'est d&eacute;sormais officiel. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a fix&eacute; au 1er septembre 2026 la date du blocage effectif des t&eacute;l&eacute;phones et terminaux num&eacute;riques non d&eacute;douan&eacute;s sur l'ensemble du territoire camerounais. Pass&eacute; ce d&eacute;lai, tout appareil import&eacute; sans d&eacute;claration douani&egrave;re sera priv&eacute; de r&eacute;seau.</p>
<p>Pr&egrave;s de 700 000 t&eacute;l&eacute;phones ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute;s entre le 1er et le 25 avril 2026. Pour des milliers de Camerounais, le t&eacute;l&eacute;phone achet&eacute; en toute bonne foi pourrait devenir un simple jouet &eacute;lectronique.</p>
<p>Mais derri&egrave;re cette annonce choc, une question br&ucirc;le les l&egrave;vres de tous : comment savoir si mon t&eacute;l&eacute;phone est concern&eacute; ? Et surtout, comment le r&eacute;gulariser avant la date fatidique ?</p>
<h2>Pourquoi cette mesure ?</h2>
<p>L'op&eacute;ration r&eacute;pond &agrave; un double objectif : budg&eacute;taire et s&eacute;curitaire. Sur le plan financier, l'&Eacute;tat camerounais estime qu'il perd chaque ann&eacute;e des centaines de milliards de FCFA en recettes douani&egrave;res &agrave; cause de la contrebande de terminaux num&eacute;riques. Dans les ann&eacute;es 2000, les douanes percevaient environ 2 milliards de FCFA par mois sur ces &eacute;quipements. Aujourd'hui, ce montant serait tomb&eacute; &agrave; pr&egrave;s de 100 millions de FCFA mensuels.</p>
<p>La Direction g&eacute;n&eacute;rale des Douanes ambitionne d&eacute;sormais de g&eacute;n&eacute;rer 25 milliards de FCFA de recettes annuelles gr&acirc;ce &agrave; ce nouveau m&eacute;canisme. &Agrave; terme, les autorit&eacute;s esp&egrave;rent porter les recettes globales des douanes &agrave; plus de 1 200 milliards FCFA en 2026.</p>
<p>Sur le plan s&eacute;curitaire, le dispositif permettra de tracer les &eacute;quipements connect&eacute;s et de lutter contre le march&eacute; parall&egrave;le. Le m&eacute;canisme repose sur l'identifiant unique de chaque t&eacute;l&eacute;phone, appel&eacute; IMEI.</p>
<h2>Comment fonctionne le dispositif ?</h2>
<p>Mis en &oelig;uvre depuis le 1er avril 2026, ce m&eacute;canisme &eacute;lectronique &eacute;tait pr&eacute;vu par la loi de finances 2023. Concr&egrave;tement, seuls les t&eacute;l&eacute;phones r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;douan&eacute;s peuvent acc&eacute;der aux r&eacute;seaux des op&eacute;rateurs (MTN, Orange et Camtel).</p>
<p>Les autorit&eacute;s assurent que ce sont les appareils eux-m&ecirc;mes qui seront vis&eacute;s via leur IMEI, et non les num&eacute;ros de t&eacute;l&eacute;phone ou les cartes SIM des utilisateurs. En clair, un t&eacute;l&eacute;phone non enregistr&eacute; dans la plateforme douani&egrave;re sera rendu inutilisable sur le territoire.</p>
<h2>L'ampleur du ph&eacute;nom&egrave;ne</h2>
<p>Entre le 1er et le 25 avril 2026, pr&egrave;s de 700 000 t&eacute;l&eacute;phones se sont connect&eacute;s pour la premi&egrave;re fois au r&eacute;seau local sans avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;douan&eacute;s. Un chiffre qui illustre l'ampleur d'un ph&eacute;nom&egrave;ne que Yaound&eacute; consid&egrave;re d&eacute;sormais comme une menace pour les finances publiques.</p>
<p>Lors de la premi&egrave;re phase de transition, le syst&egrave;me n'a pas proc&eacute;d&eacute; au blocage syst&eacute;matique afin de poursuivre la sensibilisation. Mais le ministre des Finances a pr&eacute;venu : pass&eacute; le d&eacute;lai du 1er septembre, &laquo; tous les terminaux ayant &eacute;t&eacute; import&eacute;s en contrebande seront bloqu&eacute;s sans autre pr&eacute;avis &raquo;.</p>
<h2>Les op&eacute;rateurs tirent la sonnette d'alarme</h2>
<p>MTN et Orange ne contestent pas la n&eacute;cessit&eacute; de lutter contre la contrebande et soutiennent les objectifs de la r&eacute;forme. Leur inqui&eacute;tude porte sur la mani&egrave;re et la rapidit&eacute; avec lesquelles le dispositif est d&eacute;ploy&eacute;.</p>
<p>Premier probl&egrave;me : l'application uniforme de la mesure. Certains t&eacute;l&eacute;phones l&eacute;gitimes pourraient &ecirc;tre bloqu&eacute;s par erreur, avec des cons&eacute;quences d&eacute;sastreuses pour les consommateurs. Les op&eacute;rateurs craignent &eacute;galement un afflux massif de r&eacute;clamations et une saturation de leurs services clients.</p>
<h2>Le consommateur face &agrave; la mesure</h2>
<p>La mesure suscite de vives inqui&eacute;tudes parmi les consommateurs. Georges Ngono Edzoa, coordonnateur de la Plateforme des associations de consommateurs, estime que &laquo; la faute ne revient pas &agrave; l'acheteur, mais &agrave; celui qui vend des t&eacute;l&eacute;phones ou des tablettes &raquo;. Il poursuit : &laquo; Le consommateur n'a pas besoin de savoir d'o&ugrave; vient l'appareil. Il doit simplement pouvoir acheter son t&eacute;l&eacute;phone dans une boutique agr&eacute;&eacute;e, avec un re&ccedil;u &raquo;.</p>
<p>Sur le terrain, des milliers d'utilisateurs ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; confront&eacute;s au blocage. Arouna, un homme d'affaires de Yaound&eacute;, raconte : &laquo; C'est un t&eacute;l&eacute;phone qu'on m'a offert quand j'&eacute;tais &agrave; l'&eacute;tranger. En ce moment, il est comme un jouet, il ne me sert plus &agrave; rien. J'ai &eacute;t&eacute; oblig&eacute; d'acheter un autre t&eacute;l&eacute;phone bon march&eacute; &raquo;.</p>
<h2>Comment v&eacute;rifier et r&eacute;gulariser son t&eacute;l&eacute;phone ?</h2>
<p><strong>&Eacute;tape 1 : V&eacute;rifier le statut douanier</strong></p>
<p>Les usagers sont invit&eacute;s &agrave; v&eacute;rifier le statut douanier de leurs t&eacute;l&eacute;phones via la plateforme <strong>mpie.camcis.cm</strong>. En ins&eacute;rant le num&eacute;ro IMEI du terminal (compos&eacute; de 15 chiffres, accessible en composant 06 sur la plupart des t&eacute;l&eacute;phones), ils peuvent savoir si leur appareil est en r&egrave;gle.</p>
<p><strong>&Eacute;tape 2 : R&eacute;gulariser avant le 1er septembre</strong></p>
<p>Si votre t&eacute;l&eacute;phone n'est pas d&eacute;douan&eacute;, vous devez r&eacute;gulariser sa situation avant la date butoir. Les op&eacute;rations de d&eacute;douanement peuvent &ecirc;tre effectu&eacute;es aupr&egrave;s de la Direction g&eacute;n&eacute;rale des Douanes ou via les plateformes agr&eacute;&eacute;es. Le num&eacute;ro vert de la Douane est le 8044.</p>
<p><strong>&Agrave; noter</strong> : tout t&eacute;l&eacute;phone ayant &eacute;t&eacute; connect&eacute; au moins une fois &agrave; un r&eacute;seau camerounais avant le 16 mars 2026 est automatiquement consid&eacute;r&eacute; comme d&eacute;douan&eacute;. Cette disposition pourrait concerner les anciens appareils d&eacute;j&agrave; en circulation.</p>
<h2>Les risques de contournement</h2>
<p>Sur les r&eacute;seaux sociaux et dans certains ateliers de r&eacute;paration, des Camerounais cherchent d&eacute;j&agrave; des moyens de contourner la proc&eacute;dure. Un jeune informaticien explique : &laquo; Ceux qui nous contactent cherchent surtout un moyen de contourner la d&eacute;claration douani&egrave;re. Mais les plus touch&eacute;s restent les importateurs et les vendeurs de t&eacute;l&eacute;phones &raquo;.</p>
<p>Les autorit&eacute;s mettent en garde contre ces tentatives : le syst&egrave;me repose sur le blocage IMEI au niveau des op&eacute;rateurs, rendant tout contournement techniquement complexe et risqu&eacute;.</p>
<h2>Que se passera-t-il apr&egrave;s le 1er septembre ?</h2>
<p>Pass&eacute; la date butoir, tous les t&eacute;l&eacute;phones non d&eacute;douan&eacute;s seront bloqu&eacute;s sans autre pr&eacute;avis. Les utilisateurs concern&eacute;s ne pourront plus &eacute;mettre d'appels ni acc&eacute;der aux services t&eacute;l&eacute;phoniques sur les r&eacute;seaux MTN, Orange et Camtel.</p>
<p>Pour les importateurs, les sanctions pourraient &ecirc;tre plus lourdes : saisie des marchandises, amendes, voire poursuites judiciaires pour fraude douani&egrave;re.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-08-24 11:27:41</pubDate>
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