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    <title>Le flux rss de camer.be : ECONOMIE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : ECONOMIE</title>
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    <lastBuildDate>Fri, 19 Jun 2026 11:14:57 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[ :: Dédouaner sa marchandise au Cameroun : le guide complet en 5 étapes]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93677/12:1/dedouaner-sa-marchandise-au-cameroun-le-guide-complet-en-5-etapes-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Du dépôt du manifeste à la sortie effective des conteneurs, le
dédouanement d'une marchandise commerciale au Cameroun suit un
parcours précis, désormais largeme...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Du d&eacute;p&ocirc;t du manifeste &agrave; la sortie effective des conteneurs, le d&eacute;douanement d'une marchandise commerciale au Cameroun suit un parcours pr&eacute;cis, d&eacute;sormais largement num&eacute;ris&eacute; via CAMCIS et le GUCE.</p>
<p>Un conteneur arrive au port de Douala. Sur le papier, tout semble simple : payer, r&eacute;cup&eacute;rer, partir. Dans la r&eacute;alit&eacute;, entre cinq et sept &eacute;tapes administratives s&eacute;parent l'arriv&eacute;e du navire de la sortie physique de la marchandise. Une seule pi&egrave;ce manquante, et tout le circuit peut se bloquer. Voici comment fonctionne r&eacute;ellement le d&eacute;douanement au Cameroun, du premier document exig&eacute; jusqu'au dernier tampon.</p>
<h2>D&eacute;douanement au Cameroun : comprendre un syst&egrave;me d&eacute;sormais largement num&eacute;ris&eacute;</h2>
<p>Le d&eacute;douanement des marchandises commerciales &agrave; l'importation au Cameroun s'est fortement modernis&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es, notamment gr&acirc;ce au syst&egrave;me CAMCIS (Cameroon Customs Information System) et &agrave; la centralisation des op&eacute;rations via le GUCE (Guichet Unique du Commerce Ext&eacute;rieur). Ce qui &eacute;tait autrefois un parcours largement manuel repose aujourd'hui sur une cha&icirc;ne num&eacute;rique pr&eacute;cise, structur&eacute;e en trois grandes phases.</p>
<h2>Phase 1 : Les formalit&eacute;s pr&eacute;alables, avant m&ecirc;me l'arriv&eacute;e du navire</h2>
<p>Avant que la marchandise ne touche le sol camerounais, l'importateur g&eacute;n&eacute;ralement repr&eacute;sent&eacute; par un Commissionnaire Agr&eacute;&eacute; en Douane (CAD), couramment appel&eacute; "transitaire" doit r&eacute;unir plusieurs documents :</p>
<p>La D&eacute;claration Pr&eacute;alable d'Importation (DI) est obligatoire d&egrave;s lors que la valeur FOB de la marchandise atteint ou d&eacute;passe 1 000 000 FCFA. L'Attestation de V&eacute;rification &agrave; l'Importation (AVI/RVC), d&eacute;livr&eacute;e par la SGS apr&egrave;s inspection de la valeur et de la conformit&eacute;, devient obligatoire &agrave; partir de 2 000 000 FCFA de valeur FOB. S'ajoutent le BESC (Bordereau &Eacute;lectronique de Suivi des Cargaisons), d&eacute;livr&eacute; par le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), ainsi qu'une attestation d'assurance transport souscrite localement.</p>
<h2>Phase 2 : La proc&eacute;dure douani&egrave;re &agrave; l'arriv&eacute;e</h2>
<p>Une fois ces documents r&eacute;unis, le c&oelig;ur du processus se d&eacute;roule en cinq &eacute;tapes chronologiques.</p>
<p><strong>1. La conduite et mise en douane.</strong> D&egrave;s l'arriv&eacute;e du navire ou de l'avion, le transporteur d&eacute;pose le manifeste de cargaison le connaissement, ou Bill of Lading. Les marchandises sont alors transf&eacute;r&eacute;es temporairement dans un Magasin ou Aire de D&eacute;douanement (MAD).</p>
<p><strong>2. L'enregistrement de la d&eacute;claration en d&eacute;tail.</strong> Le transitaire saisit la d&eacute;claration directement dans CAMCIS, en y joignant les versions num&eacute;ris&eacute;es de la facture fournisseur, du BL, du RVC d&eacute;livr&eacute; par la SGS, et des autres justificatifs requis.</p>
<p><strong>3. La v&eacute;rification et la liquidation.</strong> Le syst&egrave;me oriente automatiquement le dossier vers un circuit de contr&ocirc;le : vert, jaune, rouge ou bleu. Selon le circuit attribu&eacute;, l'inspecteur des douanes proc&egrave;de &agrave; un simple contr&ocirc;le documentaire ou &agrave; une visite physique de la marchandise, avant de liquider c'est-&agrave;-dire calculer et valider le montant des droits et taxes dus.</p>
<p><strong>4. Le paiement des droits de douane.</strong> L'importateur ou son transitaire r&egrave;gle ce montant aupr&egrave;s d'une banque partenaire connect&eacute;e au GUCE. Une fois l'encaissement confirm&eacute;, le syst&egrave;me g&eacute;n&egrave;re automatiquement une quittance de paiement douani&egrave;re.</p>
<p><strong>5. L'obtention du BAE</strong>. Sur pr&eacute;sentation de cette quittance et apr&egrave;s une derni&egrave;re v&eacute;rification, le Chef de Bureau des douanes valide l'&eacute;dition du Bon &Agrave; Enlever (BAE) dans CAMCIS le document qui atteste que la marchandise est en r&egrave;gle vis-&agrave;-vis de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>Phase 3 : L'enl&egrave;vement physique, l'&eacute;tape souvent sous-estim&eacute;e</h2>
<p>Obtenir le BAE ne signifie pas pouvoir repartir imm&eacute;diatement avec ses conteneurs. Il reste &agrave; r&eacute;gler les prestataires logistiques de la place portuaire, qu'il s'agisse du Port Autonome de Douala ou de celui de Kribi.</p>
<p>L'importateur doit d'abord r&eacute;gler l'acconier ou le terminal par exemple la RTC au titre des frais de manutention et de stationnement, ce qui lui permet d'obtenir le Delivery Order. Viennent ensuite les redevances portuaires (PAD ou PAK), factur&eacute;es au titre de l'usage des installations. La gestion de la caution conteneur intervient &eacute;galement &agrave; ce stade : si le d&eacute;lai de franchise accord&eacute; par l'armateur pour la conservation des conteneurs a &eacute;t&eacute; d&eacute;pass&eacute;, des frais de surestaries s'appliquent. Enfin, l'ensemble des bons obtenus bon RTC, BAE et autres doit &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la brigade commerciale pour constater mat&eacute;riellement la sortie de la marchandise.</p>
<h2>Combien cela co&ucirc;te-t-il r&eacute;ellement ?</h2>
<p>La base de taxation douani&egrave;re au Cameroun repose sur la Valeur CAF (Co&ucirc;t, Assurance, Fret), et non sur le seul prix d'achat. Les taux de droits de douane de base, fix&eacute;s par le Tarif Ext&eacute;rieur Commun de la CEMAC, varient de 5 % pour les mati&egrave;res premi&egrave;res essentielles &agrave; 30 % pour les produits finis de consommation courante. &Agrave; ces droits s'ajoutent la TVA, fix&eacute;e &agrave; 19,25 %, ainsi que des centimes additionnels et diverses taxes communautaires.</p>
<h2>Pourquoi cette num&eacute;risation change la donne</h2>
<p>En centralisant les &eacute;changes documentaires et en automatisant l'orientation des dossiers vers les circuits de contr&ocirc;le, CAMCIS et le GUCE ont r&eacute;duit certains d&eacute;lais et limit&eacute; les marges d'erreur manuelle. Le syst&egrave;me reste n&eacute;anmoins exigeant : la moindre pi&egrave;ce manquante ou mal renseign&eacute;e peut bloquer un dossier &agrave; n'importe quelle &eacute;tape, d'o&ugrave; l'int&eacute;r&ecirc;t de bien anticiper les formalit&eacute;s pr&eacute;alables avant m&ecirc;me l'arriv&eacute;e de la marchandise.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-18 00:36:46</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Crise ou opportunité ? La chute vertigineuse du pétrole camerounais]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA["Les revenus pétroliers du Cameroun se contractent brutalement, mais
le pays n'abandonne pas : il diversifie, il s'adapte, et il prépare
son avenir au-delà des...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>"Les revenus p&eacute;troliers du Cameroun se contractent brutalement, mais le pays n'abandonne pas : il diversifie, il s'adapte, et il pr&eacute;pare son avenir au-del&agrave; des hydrocarbures."</p>
<p>Imaginez soudainement perdre 151 milliards de francs CFA en un an.</p>
<p>C'est exactement ce que le Cameroun vient de vivre.</p>
<p>La Soci&eacute;t&eacute; Nationale des Hydrocarbures (SNH) vient de r&eacute;v&eacute;ler ses chiffres 2025, et le tableau est cru : <strong>364,58 milliards de FCFA revers&eacute;s &agrave; l'&Eacute;tat</strong>, contre <strong>515 milliards l'ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente</strong>. Une chute de 29 % qui aurait pu faire paniquer une nation.</p>
<p>Mais voil&agrave;. Le Cameroun ne panique pas.</p>
<p>Tandis que la production de brut s'effondre de 9,37 % pour atteindre 19,37 millions de barils, et que les gisements nationaux s'&eacute;puisent in&eacute;luctablement, quelque chose de fondamental est en train de se passer : <strong>le Cameroun est en train de muter</strong>. Pas d'urgence, pas d'improvisation. Une transformation strat&eacute;gique.</p>
<p>C'est l'histoire de la r&eacute;silience face &agrave; la fatalit&eacute;. Et elle m&eacute;rite d'&ecirc;tre cont&eacute;e.</p>
<h2>Le choc de la r&eacute;alit&eacute;</h2>
<p>Les chiffres ne mentent jamais. En d&eacute;cembre 2025, la SNH a livr&eacute; un diagnostic sans d&eacute;tours aux d&eacute;cideurs camerounais : <strong>la rente p&eacute;troli&egrave;re n'est plus la poule aux &oelig;ufs d'or qu'elle semblait &ecirc;tre</strong>.</p>
<p>364,58 milliards de FCFA. C'est moins qu'hier, moins que demain ne sera n&eacute;cessaire pour financer les r&ecirc;ves de d&eacute;veloppement d'une nation de 28 millions d'habitants.</p>
<p>Mais regardez le contexte. Cette d&eacute;gringolade ne sort pas de nulle part. La production nationale a chut&eacute; de 9,37 %, marquant la <strong>deuxi&egrave;me baisse cons&eacute;cutive</strong> apr&egrave;s une h&eacute;morragie de 10,49 % entre 2023 et 2024. Les gisements camerounais, d&eacute;couverts dans les ann&eacute;es 1970-1980, sont dans une phase d'&eacute;puisement naturel et inexorable.</p>
<p>C'est la loi immuable de l'or noir : ce qui remonte s'&eacute;puise.</p>
<h2>Quand la crise devient laboratoire</h2>
<p>En macro-&eacute;conomie, il existe un moment critique : celui o&ugrave; une nation r&eacute;alise que sa d&eacute;pendance monoculture ne tiendra plus.</p>
<p>Pour le Cameroun, ce moment arrive t&ocirc;t.</p>
<p>Au lieu de pleurer sur les revenus perdus, la capitale &eacute;conomique lance un message diff&eacute;rent : <strong>c'est maintenant que nous devons nous transformer</strong>. Les experts ne cachent pas l'enjeu : la diversification budg&eacute;taire n'est plus une option, c'est un imp&eacute;ratif.</p>
<p>Trois axes &eacute;mergent :</p>
<p><strong>1. Muscler la fiscalit&eacute; interne</strong><br />Le Cameroun doit doubler ses efforts de recouvrement fiscal, notamment dans le secteur tertiaire et les PME, un r&eacute;servoir de revenus largement sous-exploit&eacute;.</p>
<p><strong>2. Redynamiser l'agro-industrie</strong><br />Avec des terres fertiles, un climat diversifi&eacute; et une main-d'&oelig;uvre disponible, le Cameroun dispose de tous les atouts pour devenir un g&eacute;ant agroalimentaire r&eacute;gional.</p>
<p><strong>3. Investir dans les infrastructures logistiques</strong><br />Les ports, les routes, les chemins de fer : des &eacute;quipements qui g&eacute;n&egrave;rent des revenus durables et attirent l'investissement priv&eacute;.</p>
<h2>Le test de la souverainet&eacute; &eacute;conomique</h2>
<p>Ce qui se joue au Cameroun en 2025, c'est une question plus large : <strong>une nation africaine peut-elle sortir de la d&eacute;pendance aux mati&egrave;res premi&egrave;res sans crise majeure ?</strong></p>
<p>Les &eacute;conomistes regardent attentivement. Jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, la majorit&eacute; des &Eacute;tats africains producteurs de p&eacute;trole ont paniqu&eacute;, accumul&eacute; les dettes externes, creus&eacute; les d&eacute;ficits. Quelques-uns ont choisi la voie de l'adaptation.</p>
<p>Le Cameroun semble vouloir emprunter cette deuxi&egrave;me voie.</p>
<p>Cela signifie : <strong>r&eacute;orienter les investissements publics vers des secteurs porteurs</strong>, former les ressources humaines, cr&eacute;er un &eacute;cosyst&egrave;me attractif pour les entrepreneurs locaux, n&eacute;gocier des partenariats r&eacute;gionaux strat&eacute;giques.</p>
<h2>Les vrais enjeux et les vraies opportunit&eacute;s</h2>
<p>Bien s&ucirc;r, il y a des risques. La transition n'est jamais douce. Les revenus p&eacute;troliers, m&ecirc;me d&eacute;clinants, financent encore les fonctionnaires, les infrastructures, les programmes sociaux. Les r&eacute;duire rapidement peut cr&eacute;er des tensions budg&eacute;taires.</p>
<p>Mais il y a aussi une fen&ecirc;tre d'opportunit&eacute;.</p>
<p>Contrairement &agrave; la Russie ou au Venezuela, qui se sont enferm&eacute;es dans la d&eacute;pendance, le Cameroun peut encore changer de trajectoire. Le pays dispose :</p>
<p>- D'une <strong>agriculture potentiellement tr&egrave;s productrice</strong> (cacao, caf&eacute;, banane, huile de palme)<br />- D'une <strong>population jeune</strong> (60 % a moins de 25 ans)<br />- De <strong>ressources mini&egrave;res</strong> (notamment bauxite et or) encore peu exploit&eacute;es<br />- D'une <strong>position g&eacute;ographique</strong> strat&eacute;gique en Afrique centrale<br />- D'une <strong>base industrielle l&eacute;g&egrave;re</strong> d&eacute;j&agrave; existante</p>
<h2>Les prochains chapitres</h2>
<p>2026 sera d&eacute;cisif. Les d&eacute;cisions d'investissement prises maintenant d&eacute;termineront si le Cameroun arrive &agrave; <strong>absorber le choc sans crise sociale</strong>, ou si les tensions budg&eacute;taires cr&eacute;ent des ruptures politiques.</p>
<p>Ce qu'on peut affirmer : <strong>la rente p&eacute;troli&egrave;re ne sauverait plus l'&eacute;conomie camerounaise m&ecirc;me si elle ne s'effondrait pas</strong>. &Agrave; 364 milliards de FCFA annuels, elle repr&eacute;sente une fraction de plus en plus faible du PIB.</p>
<p>Le vrai pouvoir &eacute;conomique futur du Cameroun ne sera pas sous terre.</p>
<p>Il sera dans les champs, dans les usines, dans les ports, dans l'innovation, dans l'ing&eacute;niosit&eacute; de ses 28 millions d'habitants.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-16 15:31:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Biya tranche : 4 000 milliards pour le train qui va changer le nord du Cameroun]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93637/12:1/biya-tranche-4-000-milliards-pour-le-train-qui-va-changer-le-nord-du-cameroun-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Paul Biya a tranché en faveur du corridor occidental pour la future
ligne ferroviaire Cameroun-Tchad, un chantier estimé à près de 4
829 milliards FCFA qui prom...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Biya a tranch&eacute; en faveur du corridor occidental pour la future ligne ferroviaire Cameroun-Tchad, un chantier estim&eacute; &agrave; pr&egrave;s de 4 829 milliards FCFA qui promet de relier Ngaound&eacute;r&eacute; &agrave; N'Djamena et de d&eacute;senclaver durablement le Grand Nord.</p>
<p>Le dossier &eacute;tait sur la table depuis des ann&eacute;es. Trois trac&eacute;s s'affrontaient. Des milliards en jeu. Et le destin &eacute;conomique de tout un arc septentrional suspendu &agrave; une signature.</p>
<p>Le 5 juin 2026, la d&eacute;cision est tomb&eacute;e.</p>
<p>Paul Biya a choisi. Le corridor occidental. Une ligne de chemin de fer qui reliera Ngaound&eacute;r&eacute;, Garoua, Maroua et Kousseri avant de p&eacute;n&eacute;trer sur le territoire tchadien pour atteindre N'Djamena. Un projet &agrave; pr&egrave;s de 4 829 milliards FCFA. Le plus structurant de la d&eacute;cennie pour le Cameroun septentrional.</p>
<p>Ce n'est pas seulement un projet d'infrastructure. C'est un choix g&eacute;opolitique. Et il va tout changer.</p>
<h2>Le grand rail du Nord : Biya signe le projet ferroviaire qui va redessiner l'Afrique centrale</h2>
<p>L'arbitrage &eacute;tait attendu. Il est d&eacute;sormais officiel. Le Pr&eacute;sident Paul Biya a rendu sa d&eacute;cision concernant le trac&eacute; de la future ligne ferroviaire devant relier le Cameroun au Tchad, et c'est le corridor occidental qui a &eacute;t&eacute; retenu. La notification formelle a &eacute;t&eacute; transmise au Ministre des Transports, Jean Ernest Mass&eacute;na Ngall&egrave; Bib&eacute;h&eacute;, par le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, le 5 juin 2026.</p>
<p>Un choix qui cl&ocirc;t des mois de d&eacute;lib&eacute;rations techniques intenses et qui engage le Cameroun sur un chantier d'une ampleur historique.</p>
<h2>Trois variantes, une d&eacute;cision</h2>
<p>Les experts avaient soumis trois options distinctes aux d&eacute;cideurs. Le corridor central, qui pr&eacute;voyait un trac&eacute; via Figuil et Pala. Le corridor m&eacute;ridional tchadien, passant par Moundou et Bongor. Et le corridor occidental, d&eacute;sormais valid&eacute;.</p>
<p>Sur le plan financier, la logique aurait pu pencher ailleurs. Le corridor tchadien repr&eacute;sentait l'option la moins co&ucirc;teuse, avec une enveloppe estim&eacute;e &agrave; 2 988 milliards FCFA. Le trac&eacute; occidental, lui, p&egrave;se 4 079 milliards FCFA pour la seule section camerounaise et grimpe &agrave; 4 829 milliards FCFA en int&eacute;grant la portion internationale jusqu'&agrave; N'Djamena. Soit un surco&ucirc;t assum&eacute; de plus de 1 000 milliards FCFA par rapport &agrave; la variante la plus &eacute;conomique.</p>
<p>Pourquoi ce choix ? La r&eacute;ponse est dans la carte.</p>
<h2>D&eacute;senclaver le Grand Nord, enfin</h2>
<p>Le trac&eacute; occidental n'est pas seulement une ligne ferroviaire. C'est une &eacute;pine dorsale pour trois r&eacute;gions enti&egrave;res. La future infrastructure reliera de fa&ccedil;on s&eacute;quentielle Ngaound&eacute;r&eacute;, chef-lieu de l'Adamaoua, puis Garoua, capitale du Nord, puis Maroua, m&eacute;tropole de l'Extr&ecirc;me-Nord, avant d'atteindre Kousseri, ville fronti&egrave;re strat&eacute;gique, point de jonction avec le Tchad.</p>
<p>Ces trois r&eacute;gions septentrionales cumulent des d&eacute;fis structurels anciens : enclavement g&eacute;ographique, faible densit&eacute; d'infrastructures, d&eacute;pendance logistique vis-&agrave;-vis du reste du territoire. Le chemin de fer est cens&eacute; y r&eacute;pondre directement en facilitant la circulation des personnes, le transport des marchandises agricoles et mini&egrave;res, et l'int&eacute;gration &eacute;conomique de zones longtemps &agrave; l'&eacute;cart des grands flux commerciaux nationaux.</p>
<h2>Le Tchad au bout des rails</h2>
<p>L'enjeu g&eacute;opolitique est tout aussi consid&eacute;rable. Le Tchad est un pays enclav&eacute;, d&eacute;pourvu d'acc&egrave;s &agrave; la mer, dont les importations et exportations transitent en grande partie par les ports et corridors camerounais. Une ligne ferroviaire directe entre les deux capitales &eacute;conomiques ouvrirait une art&egrave;re de transit majeure pour l'hinterland sah&eacute;lien et consoliderait le r&ocirc;le pivot du Cameroun comme poumon logistique de l'Afrique centrale.</p>
<p>Kousseri, ville camerounaise &agrave; la fronti&egrave;re tchadienne, est appel&eacute;e &agrave; devenir le hub de jonction avant que la ligne ne s'&eacute;lance vers N'Djamena. C'est ce verrou g&eacute;ographique que le corridor occidental franchit avec le plus d'efficacit&eacute;.</p>
<h2>Un financement &agrave; l'&eacute;chelle du projet</h2>
<p>Face &agrave; des montants aussi consid&eacute;rables, l'&Eacute;tat camerounais a d'embl&eacute;e positionn&eacute; ce chantier sous le r&eacute;gime du Partenariat Public-Priv&eacute;. L'&eacute;quation financi&egrave;re ne saurait reposer sur les seules ressources budg&eacute;taires nationales.</p>
<p>Deux partenaires de premier plan ont d&eacute;j&agrave; manifest&eacute; leur int&eacute;r&ecirc;t. La Banque Africaine de D&eacute;veloppement se positionne sur le dossier, apportant sa l&eacute;gitimit&eacute; institutionnelle et sa capacit&eacute; d'ing&eacute;nierie financi&egrave;re. Les &Eacute;mirats arabes unis, de leur c&ocirc;t&eacute;, ont exprim&eacute; une ambition concr&egrave;te d'implication &agrave; travers Etihad Rail, la compagnie ferroviaire nationale &eacute;miratie d&eacute;j&agrave; op&eacute;rateur d'un r&eacute;seau de fret de classe mondiale dans le Golfe. Leur entr&eacute;e dans ce projet apporterait non seulement des capitaux, mais une expertise technique d&eacute;terminante pour un chantier de cette complexit&eacute;.</p>
<h2>Un signal au-del&agrave; du fer</h2>
<p>Ce projet ne s'inscrit pas dans le vide. Il s'ins&egrave;re dans une dynamique continentale plus large : celle du d&eacute;veloppement des corridors de transport transfrontaliers en Afrique, port&eacute;e par l'Union africaine et les institutions r&eacute;gionales comme la CEMAC. La ligne Cameroun-Tchad, si elle se concr&eacute;tise selon le calendrier esp&eacute;r&eacute;, serait l'un des maillons d'un r&eacute;seau ferroviaire d'Afrique centrale longtemps rest&eacute; &agrave; l'&eacute;tat de projet.</p>
<p>La d&eacute;cision est prise. Les &eacute;tudes sont valid&eacute;es. Les partenaires se positionnent. Reste l'&eacute;tape la plus d&eacute;cisive et la plus longue : transformer ces milliards projet&eacute;s en kilom&egrave;tres de rails pos&eacute;s sur le terrain.</p>
<p>Le chantier du si&egrave;cle commence officiellement. Le Nord camerounais attend son train.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-06-14 21:59:54</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Épouse de Moudiki : les coulisses d’une prise de pouvoir discrète]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Alors qu’Adolphe Moudiki, patron historique de la SNH, est
grabataire et ne peut plus exercer, c’est son épouse Nathalie
Moudiki qui assume les fonctions en cou...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu&rsquo;Adolphe Moudiki, patron historique de la SNH, est grabataire et ne peut plus exercer, c&rsquo;est son &eacute;pouse Nathalie Moudiki qui assume les fonctions en coulisses &ndash; et qui serait aujourd&rsquo;hui au c&oelig;ur d&rsquo;un conflit avec le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Tradex, menac&eacute; d&rsquo;&eacute;viction le 18 juin.</p>
<p>Il y a des v&eacute;rit&eacute;s qui d&eacute;rangent. Des r&eacute;alit&eacute;s que personne ne veut voir. Des noms sur des organigrammes qui ne correspondent plus &agrave; la r&eacute;alit&eacute;.</p>
<p>Adolphe Moudiki est officiellement le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la SNH, la Soci&eacute;t&eacute; nationale des hydrocarbures du Cameroun. Il occupe ce poste depuis des d&eacute;cennies. Mais voil&agrave; : Adolphe Moudiki est grabataire. Il ne se d&eacute;place plus. Il ne pr&eacute;side plus les r&eacute;unions. Il ne signe plus les documents importants.</p>
<p>&Agrave; sa place, c&rsquo;est son &eacute;pouse, Nathalie Moudiki, qui assume les fonctions.</p>
<p>Une suppl&eacute;ance de fait. Jamais officialis&eacute;e. Jamais vot&eacute;e. Jamais transparente.</p>
<p>Et c&rsquo;est cette m&ecirc;me Nathalie Moudiki qui, selon nos recoupements, est en conflit ouvert avec Emmanuel Patrick Mvondo, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Tradex, la filiale trading de la SNH. Le sujet : le financement d&rsquo;un projet de raffinerie. La m&eacute;thode : un conseil d&rsquo;administration pr&eacute;vu le 18 juin pour remplacer Mvondo par un homme plus docile, Jean No&euml;l Mbida Ntsama.</p>
<p>Le Cameroun est-il gouvern&eacute;, dans le secteur le plus strat&eacute;gique de son &eacute;conomie, par une &eacute;pouse suppl&eacute;ante sans mandat ? Enqu&ecirc;te.</p>
<h2>LE PATRON QUI N&rsquo;EST PLUS PATRON</h2>
<p>Adolphe Moudiki est un personnage cl&eacute; du r&eacute;gime de Paul Biya. Nomm&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de la SNH depuis des d&eacute;c&eacute;nies, il a accumul&eacute; un pouvoir consid&eacute;rable. Sous sa direction, la SNH est devenue une entit&eacute; &agrave; la fois &eacute;conomique et politique, souvent critiqu&eacute;e pour son opacit&eacute;.</p>
<p>Sauf que, depuis plusieurs ann&eacute;es, son &eacute;tat de sant&eacute; s&rsquo;est gravement d&eacute;grad&eacute;.</p>
<p>Selon plusieurs sources concordantes, Adolphe Moudiki est aujourd&rsquo;hui grabataire. Il ne peut plus se d&eacute;placer. Il ne peut plus assumer ses fonctions. Officiellement, il est toujours le directeur g&eacute;n&eacute;ral. Officieusement, il a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par son &eacute;pouse.</p>
<h2>NATHALIE MOUDIKI, LA &laquo; PATRONNE INOFFICIELLE &raquo;</h2>
<p>Qui est Nathalie Moudiki ? Longtemps rest&eacute;e dans l&rsquo;ombre de son mari, elle est aujourd&rsquo;hui en premi&egrave;re ligne. Elle re&ccedil;oit les directeurs. Elle arbitre les conflits. Elle menace. Elle nomme. Elle r&eacute;voque.</p>
<p>C&rsquo;est elle qui serait &agrave; l&rsquo;origine de la tentative d&rsquo;&eacute;viction d&rsquo;Emmanuel Mvondo chez Tradex.</p>
<p>Pourquoi ? Parce que Mvondo, technocrate exp&eacute;riment&eacute;, aurait refus&eacute; de valider des montages financiers jug&eacute;s opaques pour financer un projet de raffinerie. Il aurait demand&eacute; des comptes. Pos&eacute; des questions g&ecirc;nantes.</p>
<p>Dans tout syst&egrave;me o&ugrave; le pouvoir est exerc&eacute; sans mandat clair, les questions sont per&ccedil;ues comme des d&eacute;fis personnels.</p>
<blockquote>
<p>Selon un proche du dossier : &laquo; Nathalie n&rsquo;a pas support&eacute; qu&rsquo;on lui dise non. Elle a appel&eacute; les administrateurs de Tradex un par un. Le message &eacute;tait clair : Mvondo doit partir. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Aucune de ces pressions n&rsquo;est officiellement documentable. Mais le r&eacute;sultat est concret : un conseil d&rsquo;administration est convoqu&eacute; pour le 18 juin, avec un ordre du jour qui inclut la &laquo; situation de la direction g&eacute;n&eacute;rale &raquo;. Et un nom circule pour remplacer Mvondo : Jean No&euml;l Mbida Ntsama, pr&eacute;sent&eacute; comme plus accommodant.</p>
<h2>QUE DIT LA LOI CAMEROUNAISE ?</h2>
<p>Le code camerounais du travail et les statuts des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&Eacute;tat ne pr&eacute;voient pas de &laquo; suppl&eacute;ance automatique &raquo; par un conjoint en cas d&rsquo;incapacit&eacute; du dirigeant.</p>
<p>Si le directeur g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;une entreprise publique est emp&ecirc;ch&eacute;, la proc&eacute;dure normale est :</p>
<p>- Une int&eacute;rim assur&eacute;e par un cadre sup&eacute;rieur nomm&eacute; par le conseil d&rsquo;administration, ou<br />- La nomination d&rsquo;un nouveau DG par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel, apr&egrave;s avis du conseil.</p>
<p>Dans aucun cas, l&rsquo;&eacute;pouse du DG ne peut l&eacute;galement assumer les fonctions sans titre officiel.</p>
<p>Pourtant, c&rsquo;est exactement ce qui se passe &agrave; la SNH, selon nos informations.</p>
<h2>TRADEX, LE THERMOM&Egrave;TRE DE LA GOUVERNANCE</h2>
<p>L&rsquo;affaire Tradex n&rsquo;est qu&rsquo;un sympt&ocirc;me. Un r&eacute;v&eacute;lateur.</p>
<p>Si une &eacute;pouse sans mandat peut faire pression sur le conseil d&rsquo;administration d&rsquo;une filiale strat&eacute;gique pour &eacute;vincer un directeur g&eacute;n&eacute;ral qui pose des questions, alors c&rsquo;est tout le syst&egrave;me de gouvernance du secteur p&eacute;trolier qui est malade.</p>
<p>Rappelons que Tradex g&egrave;re les ventes de brut camerounais et les approvisionnements en produits raffin&eacute;s. Des milliards de francs CFA transitent par cette filiale. La probit&eacute; de sa direction n&rsquo;est pas une option : c&rsquo;est une n&eacute;cessit&eacute; pour la souverainet&eacute; &eacute;conomique du pays.</p>
<h2>CE QUE LE R&Eacute;GIME RISQUE</h2>
<p>Le pouvoir camerounais, sous Paul Biya, a toujours privil&eacute;gi&eacute; la stabilit&eacute; des r&eacute;seaux plut&ocirc;t que la transparence des institutions. Adolphe Moudiki a &eacute;t&eacute; un pilier. Le maintenir officiellement &agrave; la t&ecirc;te de la SNH alors qu&rsquo;il est grabataire permet d&rsquo;&eacute;viter une nomination controvers&eacute;e ou un combat de succession.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-12 15:30:18</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Souveraineté sucrière : le test Sosucam pour le Cameroun]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Somdiaa met en vente ses 82% dans Sosucam : un dossier qui touche à
l'emploi, aux importations et aux finances publiques du Cameroun.

Et si demain, le sucre ve...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Somdiaa met en vente ses 82% dans Sosucam : un dossier qui touche &agrave; l'emploi, aux importations et aux finances publiques du Cameroun.</p>
<p>Et si demain, le sucre venait &agrave; manquer dans les rayons camerounais ? La question n'est pas anodine. Le groupe fran&ccedil;ais Somdiaa, actionnaire historique de Sosucam, a annonc&eacute; son retrait. 82% du capital de la principale sucrerie du pays sont d&eacute;sormais &agrave; vendre. Derri&egrave;re cette op&eacute;ration financi&egrave;re se cache un enjeu bien plus vaste : la capacit&eacute; du Cameroun &agrave; nourrir sa population sans d&eacute;pendre massivement de l'&eacute;tranger.</p>
<h2>Un acteur historique tire sa r&eacute;v&eacute;rence</h2>
<p>Le groupe Somdiaa a officiellement mis en vente ses 82% de participation dans Sosucam, premier producteur de sucre du Cameroun. Cette annonce place l'&Eacute;tat camerounais face &agrave; une d&eacute;cision strat&eacute;gique : trouver un repreneur capable de maintenir, voire de renforcer, une production essentielle &agrave; l'approvisionnement national.</p>
<h2>Un d&eacute;ficit de production d&eacute;j&agrave; chronique</h2>
<p>Le Cameroun consomme environ 300 000 tonnes de sucre par an, mais sa production nationale ne couvre qu'entre 120 000 et 160 000 tonnes, selon les chiffres avanc&eacute;s. Pour combler cet &eacute;cart, le pays a d&ucirc; importer 208 000 tonnes en 2025, pour une facture de 69,3 milliards FCFA. Un changement d'actionnaire mal n&eacute;goci&eacute; pourrait fragiliser davantage cette production d&eacute;j&agrave; sous tension, avec un risque de p&eacute;nurie dans les mois &agrave; venir.</p>
<h2>Un climat social sous surveillance</h2>
<p>Sosucam repr&eacute;sente environ 8 000 emplois directs et indirects, concentr&eacute;s essentiellement autour de Nkoteng et Mbandjock. La m&eacute;moire de la gr&egrave;ve de f&eacute;vrier 2025, marqu&eacute;e par la destruction d'hectares de plantations de canne &agrave; sucre, reste vive. Dans ce contexte, une transition d'actionnariat mal g&eacute;r&eacute;e pourrait raviver des tensions sociales d&eacute;j&agrave; identifi&eacute;es comme un point sensible par les autorit&eacute;s.</p>
<h2>Des recettes fiscales non n&eacute;gligeables</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'emploi, Sosucam p&egrave;se aussi dans les comptes publics : l'entreprise g&eacute;n&egrave;re un chiffre d'affaires annuel d'environ 60 milliards FCFA et verse environ 12 milliards FCFA d'imp&ocirc;ts chaque ann&eacute;e. Une baisse d'activit&eacute; aurait donc un impact direct sur les recettes de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>La r&eacute;ponse des autorit&eacute;s : un comit&eacute; strat&eacute;gique</h2>
<p>Face &agrave; ces enjeux, le Premier ministre a mis en place un comit&eacute; strat&eacute;gique disposant de six mois pour encadrer la cession. Une condition a &eacute;t&eacute; pos&eacute;e : Somdiaa devra continuer &agrave; g&eacute;rer la campagne sucri&egrave;re jusqu'en mai 2027, afin d'assurer la continuit&eacute; de la production pendant la p&eacute;riode de transition.</p>
<h2>Un outil industriel r&eacute;cemment modernis&eacute;</h2>
<p>Signe que l'outil de production reste attractif : en avril 2026, Sosucam a inaugur&eacute; &agrave; Nkoteng une nouvelle unit&eacute; de sucre en morceaux, pour un investissement de 2,5 milliards FCFA. L'enjeu pour les autorit&eacute;s sera d&eacute;sormais de trouver un repreneur dispos&eacute; &agrave; investir davantage pour augmenter la production et r&eacute;duire la d&eacute;pendance du pays aux importations.</p>
<h2>Un dossier encore ouvert</h2>
<p>&Agrave; ce stade, ni le prix de cession ni l'identit&eacute; d'&eacute;ventuels repreneurs ne sont connus. Mais l'issue de ce dossier sera scrut&eacute;e de pr&egrave;s : elle dira beaucoup de la capacit&eacute; du Cameroun &agrave; s&eacute;curiser une fili&egrave;re strat&eacute;gique pour sa souverainet&eacute; alimentaire.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-12 13:08:16</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Motaze sort du silence : les téléphones frauduleux doivent être bloqués maintenant]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Dans une lettre datée du 4 juin 2026, le ministre des Finances Louis
Paul Motaze met en demeure MTN et Orange de bloquer automatiquement
tout terminal mobile im...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans une lettre dat&eacute;e du 4 juin 2026, le ministre des Finances Louis Paul Motaze met en demeure MTN et Orange de bloquer automatiquement tout terminal mobile import&eacute; frauduleusement d&egrave;s sa connexion au r&eacute;seau deux mois apr&egrave;s une concertation rest&eacute;e sans suite.</p>
<p>Il existe au Cameroun des milliers de t&eacute;l&eacute;phones qui sonnent, qui scrollent, qui filment et qui, selon l'&Eacute;tat, n'auraient jamais d&ucirc; franchir la fronti&egrave;re.</p>
<p>Achet&eacute;s dans les march&eacute;s informels de Douala ou de Yaound&eacute;, import&eacute;s en contrebande, jamais d&eacute;clar&eacute;s en douane, ces terminaux circulent librement sur les r&eacute;seaux MTN et Orange comme si de rien n'&eacute;tait. Jusqu'&agrave; pr&eacute;sent.</p>
<p>Le 4 juin 2026, le ministre des Finances Louis Paul Motaze a franchi un cap d&eacute;cisif : il exige des deux op&eacute;rateurs qu'ils les coupent. Automatiquement. D&egrave;s la connexion au r&eacute;seau.</p>
<p>La question n'est plus de savoir si le blocage aura lieu. La question est : combien de Camerounais vont se retrouver sans r&eacute;seau ?</p>
<h2>Le Minfi passe &agrave; l'action contre les t&eacute;l&eacute;phones frauduleux : MTN et Orange en ligne de mire</h2>
<p>Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a adress&eacute; le 4 juin 2026 une correspondance officielle aux op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile MTN Cameroun et Orange Cameroun, les sommant de proc&eacute;der sans d&eacute;lai au blocage automatique des t&eacute;l&eacute;phones et tablettes import&eacute;s frauduleusement sur le territoire national.</p>
<p>Cette directive intervient deux mois apr&egrave;s la concertation du 22 mai 2026, r&eacute;union tripartite entre le Minfi, la Direction g&eacute;n&eacute;rale des Douanes et les op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;com, au cours de laquelle des mesures concr&egrave;tes avaient &eacute;t&eacute; act&eacute;es. Parmi elles : le blocage, &agrave; compter du 1er avril 2026, de tout terminal mobile non d&eacute;clar&eacute; en douane, d&egrave;s lors qu'il tente de se connecter &agrave; un r&eacute;seau local.</p>
<h2>Un accord sans lendemain</h2>
<p>Deux mois se sont &eacute;coul&eacute;s. Rien n'a boug&eacute;. Dans sa lettre, le Minfi le note avec une certaine s&eacute;cheresse : les op&eacute;rateurs et la Douane n'ont "pas suivi &agrave; ce jour" les diligences convenues. La date butoir du 1er avril 2026 est pass&eacute;e dans l'indiff&eacute;rence g&eacute;n&eacute;rale du moins dans l'indiff&eacute;rence des acteurs cens&eacute;s l'appliquer.</p>
<p>La correspondance de Motaze ne laisse plus de place &agrave; l'ambigu&iuml;t&eacute; : le dispositif technique de blocage automatique doit &ecirc;tre activ&eacute;.</p>
<h2>Deux enjeux majeurs invoqu&eacute;s</h2>
<p>Pour justifier l'urgence de la mesure, le ministre articule sa directive autour de deux risques distincts.</p>
<p>Le premier est fiscal. L'importation massive de terminaux non d&eacute;clar&eacute;s repr&eacute;sente un manque &agrave; gagner direct pour l'&Eacute;tat camerounais sur les droits et taxes douaniers. Dans un contexte de pression budg&eacute;taire, chaque t&eacute;l&eacute;phone de contrebande est une recette perdue pour le Tr&eacute;sor public.</p>
<p>Le second rel&egrave;ve de la s&eacute;curit&eacute; nationale. Des terminaux non enregistr&eacute;s, dont l'identit&eacute; est inconnue des services de l'&Eacute;tat, peuvent constituer un vecteur de communications non tra&ccedil;ables une pr&eacute;occupation s&eacute;curitaire que les autorit&eacute;s camerounaises prennent de plus en plus au s&eacute;rieux, notamment dans le contexte des crises en cours dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l'Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<h2>Comment fonctionne le dispositif ?</h2>
<p>Techniquement, le m&eacute;canisme repose sur le syst&egrave;me IMEI le num&eacute;ro d'identification unique de chaque terminal mobile. Tout t&eacute;l&eacute;phone dont l'IMEI n'est pas enregistr&eacute; dans la base de donn&eacute;es douani&egrave;re camerounaise serait automatiquement d&eacute;tect&eacute; et bloqu&eacute; d&egrave;s sa tentative de connexion au r&eacute;seau.</p>
<p>Ce type de syst&egrave;me existe dans plusieurs pays africains, dont le Rwanda, le Ghana et la Tanzanie, avec des r&eacute;sultats variables selon la robustesse de la coordination entre op&eacute;rateurs, douanes et r&eacute;gulateur t&eacute;l&eacute;com.</p>
<p>Au Cameroun, c'est l'Agence de R&eacute;gulation des T&eacute;l&eacute;communications (ART) qui joue en th&eacute;orie le r&ocirc;le de coordination technique m&ecirc;me si son positionnement dans cette nouvelle directive reste, pour l'heure, peu visible.</p>
<h2>Le march&eacute; informel sous pression</h2>
<p>La mesure, si elle est effectivement mise en &oelig;uvre, pourrait bouleverser un pan entier du commerce informel camerounais. Les march&eacute;s de t&eacute;l&eacute;phones d'occasion de Yaound&eacute; et Douala sont largement aliment&eacute;s par des terminaux import&eacute;s hors circuits officiels depuis la Chine, le Nigeria ou les pays de la sous-r&eacute;gion &agrave; des prix tr&egrave;s inf&eacute;rieurs &agrave; ceux des enseignes agr&eacute;&eacute;es.</p>
<p>Des centaines de revendeurs, mais aussi des millions d'utilisateurs qui ont achet&eacute; ces appareils de bonne foi, pourraient se retrouver avec un t&eacute;l&eacute;phone devenu inutilisable du jour au lendemain.</p>
<p>La question de la communication publique pr&eacute;alable et d'une &eacute;ventuelle p&eacute;riode de r&eacute;gularisation reste enti&egrave;re.</p>
<h2>Les op&eacute;rateurs face &agrave; leurs responsabilit&eacute;s</h2>
<p>Pour MTN et Orange, l'&eacute;quation est d&eacute;licate. En tant que concessionnaires de service public, ils ont l'obligation de se conformer aux injonctions de l'&Eacute;tat. Mais la mise en &oelig;uvre technique d'un tel blocage de masse exige une infrastructure robuste et une coordination pr&eacute;cise avec les bases de donn&eacute;es douani&egrave;res.</p>
<p>Contact&eacute;s par plusieurs m&eacute;dias ces derniers jours, les deux op&eacute;rateurs n'ont pas encore fait de d&eacute;claration publique sur le sujet.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>La balle est d&eacute;sormais dans le camp des op&eacute;rateurs et de la Douane. La lettre du 4 juin marque un tournant dans le rapport de force entre l'&Eacute;tat camerounais et les acteurs de la cha&icirc;ne t&eacute;l&eacute;com informelle. Elle est aussi un test de cr&eacute;dibilit&eacute; pour l'&Eacute;tat lui-m&ecirc;me : apr&egrave;s un premier engagement non respect&eacute;, une deuxi&egrave;me injonction sans suite serait un signal difficile &agrave; ignorer.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-05 14:48:04</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Faux enfants à charge : le gouvernement sort les griffes contre les fraudeurs]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93543/12:1/cameroun-faux-enfants-a-charge-le-gouvernement-sort-les-griffes-contre-les-fraudeurs-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Face à une explosion de 55% des enfants déclarés en seulement 21
mois, le gouvernement camerounais engage une opération sans
précédent pour débusquer les fraude...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Face &agrave; une explosion de 55% des enfants d&eacute;clar&eacute;s en seulement 21 mois, le gouvernement camerounais engage une op&eacute;ration sans pr&eacute;c&eacute;dent pour d&eacute;busquer les fraudes aux allocations familiales et r&eacute;cup&eacute;rer les sommes ind&ucirc;ment vers&eacute;es aux agents de la Fonction publique.</p>
<p>Ils s'appellent Paul, Marie ou Junior. Ils figurent dans les fichiers de l'&Eacute;tat, ouvrent droit &agrave; des allocations familiales, font gonfler des bulletins de salaire depuis des mois, parfois des ann&eacute;es. Sauf qu'ils n'existent peut-&ecirc;tre pas.</p>
<p><em>Ou plus exactement : ils existent, mais pas l&agrave; o&ugrave; on les d&eacute;clare.</em></p>
<p>En 21 mois, le nombre d'enfants d&eacute;clar&eacute;s &agrave; charge dans la Fonction publique camerounaise a bondi de 55%. Un chiffre que le gouvernement juge impossible &agrave; expliquer par la seule d&eacute;mographie. Un chiffre qui sent la fraude.</p>
<p>Ce lundi &agrave; Yaound&eacute;, l'&Eacute;tat a d&eacute;cid&eacute; d'en finir.</p>
<h2>L'&Eacute;tat sonne l'alerte</h2>
<p>Le signal &eacute;tait l&agrave; depuis plusieurs trimestres, discret mais implacable dans les tableaux de bord du minist&egrave;re des Finances : une courbe qui grimpe, r&eacute;guli&egrave;re, anormale. En l'espace de vingt et un mois, le nombre d'enfants d&eacute;clar&eacute;s &agrave; charge par les agents de la Fonction publique camerounaise a augment&eacute; de 55%.</p>
<p><em>Cinquante-cinq pour cent. En moins de deux ans.</em></p>
<p>Pour un gouvernement dont la masse salariale repr&eacute;sente l'un des plus lourds postes budg&eacute;taires, l'anomalie ne pouvait plus &ecirc;tre ignor&eacute;e.</p>
<p>Ce lundi, r&eacute;uni en s&eacute;ance inaugurale &agrave; Yaound&eacute;, le Comit&eacute; de pilotage de l'Op&eacute;ration d'Audit des Allocations Familiales baptis&eacute;e AALFA a officiellement lanc&eacute; ses travaux. Une initiative port&eacute;e au plus haut niveau de l'ex&eacute;cutif, sous la pr&eacute;sidence du ministre des Finances.</p>
<h2>Ce que l'op&eacute;ration veut faire</h2>
<p>La mission de l'AALFA est clairement d&eacute;finie : v&eacute;rifier l'authenticit&eacute; de chaque d&eacute;claration ouvrant droit aux allocations familiales vers&eacute;es aux agents de l'&Eacute;tat. Chaque enfant d&eacute;clar&eacute; &agrave; charge sera soumis &agrave; un contr&ocirc;le rigoureux. Chaque dossier sera &eacute;pluch&eacute;.</p>
<p>L'objectif est quadruple :<br />- D&eacute;busquer et &eacute;liminer du fichier solde les enfants align&eacute;s frauduleusement.<br />- Assainir durablement le fichier de paie de l'&Eacute;tat.<br />- Garantir l'&eacute;quit&eacute; entre tous les agents publics.<br />- Recouvrer les sommes ind&ucirc;ment vers&eacute;es aux fraudeurs.</p>
<p>Le ministre des Finances a &eacute;t&eacute; sans ambigu&iuml;t&eacute; lors de la c&eacute;r&eacute;monie de lancement : "L'objectif est d'extirper du fichier solde tous les enfants align&eacute;s frauduleusement et de recouvrer les sommes ind&ucirc;ment pay&eacute;es."</p>
<p><em>Un message direct, sans fioritures, adress&eacute; &agrave; l'ensemble des agents de l'&Eacute;tat.</em></p>
<h2>Comment fonctionne la fraude aux allocations ?</h2>
<p>Dans la Fonction publique camerounaise, les allocations familiales constituent une composante du salaire. Plus un agent d&eacute;clare d'enfants &agrave; charge, plus ses &eacute;moluments mensuels sont &eacute;lev&eacute;s. Le m&eacute;canisme, con&ccedil;u pour soutenir les familles nombreuses, est devenu, pour certains, une opportunit&eacute; de gonfler artificiellement leur r&eacute;mun&eacute;ration.</p>
<p>Les proc&eacute;d&eacute;s sont vari&eacute;s : d&eacute;claration d'enfants d&eacute;c&eacute;d&eacute;s toujours inscrits au fichier, enfants d'autres membres de la famille d&eacute;clar&eacute;s comme enfants biologiques, ou encore d&eacute;clarations multiples du m&ecirc;me enfant par deux agents diff&eacute;rents.</p>
<p>Le r&eacute;sultat est le m&ecirc;me : l'&Eacute;tat paie pour des ayants droit fictifs, et les caisses publiques saignent silencieusement.</p>
<h2>L'enjeu financier : des milliards en jeu</h2>
<p>Si l'ex&eacute;cutif n'a pas encore communiqu&eacute; de chiffre global sur les sommes en jeu, la tendance observ&eacute;e parle d'elle-m&ecirc;me. Une hausse de 55% des d&eacute;clarations en 21 mois, si elle est en partie frauduleuse, repr&eacute;sente des dizaines voire des centaines de millions de francs CFA vers&eacute;s ind&ucirc;ment chaque mois.</p>
<p>&Agrave; l'&eacute;chelle d'une ann&eacute;e, et sur plusieurs ann&eacute;es de pratique, le manque &agrave; gagner pour les finances publiques pourrait atteindre des montants significatifs. Le recouvrement des sommes ind&ucirc;ment vers&eacute;es constitue donc un enjeu budg&eacute;taire autant qu'un enjeu de justice sociale.</p>
<h2>Un signal fort envoy&eacute; &agrave; la Fonction publique</h2>
<p>Au-del&agrave; des chiffres, l'op&eacute;ration AALFA envoie un message clair &agrave; l'ensemble du corps de la Fonction publique : l'&egrave;re de la permissivit&eacute; est r&eacute;volue.</p>
<p>Plusieurs observateurs des finances publiques camerounaises notent que cette initiative s'inscrit dans un effort plus global de rationalisation et d'assainissement de la masse salariale de l'&Eacute;tat, un chantier r&eacute;current mais souvent entrav&eacute; par des r&eacute;sistances institutionnelles et administratives.</p>
<blockquote>
<p>"C'est une op&eacute;ration de v&eacute;rit&eacute;", r&eacute;sume un expert en gouvernance financi&egrave;re sous couvert d'anonymat. "Elle permettra non seulement de r&eacute;cup&eacute;rer des fonds, mais surtout d'envoyer un signal dissuasif pour l'avenir."</p>
</blockquote>
<h2>Ce qui attend les agents fraudeurs</h2>
<p>Si les travaux de l'AALFA confirment les soup&ccedil;ons de l'ex&eacute;cutif, les agents reconnus coupables de fraudes pourraient faire face &agrave; plusieurs types de sanctions : radiation du fichier des &eacute;l&eacute;ments frauduleux, obligation de remboursement des sommes per&ccedil;ues ind&ucirc;ment, et potentiellement des poursuites disciplinaires, voire judiciaires, selon la nature et l'ampleur des irr&eacute;gularit&eacute;s constat&eacute;es.</p>
<p>Le Comit&eacute; de pilotage n'a pas encore pr&eacute;cis&eacute; les modalit&eacute;s exactes du recouvrement ni le calendrier de l'op&eacute;ration. Ces d&eacute;tails devraient &ecirc;tre communiqu&eacute;s au fil de l'avancement des travaux.</p>
<h2>Un test pour la gouvernance camerounaise</h2>
<p>L'op&eacute;ration AALFA sera observ&eacute;e de pr&egrave;s, tant par les partenaires techniques et financiers du Cameroun que par la soci&eacute;t&eacute; civile et les syndicats de fonctionnaires. Son issue dira beaucoup sur la capacit&eacute; r&eacute;elle de l'&Eacute;tat &agrave; se r&eacute;former de l'int&eacute;rieur, &agrave; sanctionner ses propres agents et &agrave; prot&eacute;ger les ressources publiques face aux pratiques frauduleuses.</p>
<p>Une chose est certaine : la chasse aux enfants fant&ocirc;mes a officiellement commenc&eacute;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-04 12:00:54</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Délestage massif au Cameroun : quand l'État étouffe l'électricité qu'il est censé financer]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Pris en étau entre les impayés chroniques d'SOCADEL et le blocage
fiscal de l'État, le producteur britannique Globeleq a débranché
304 MW du réseau entraînant u...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Pris en &eacute;tau entre les impay&eacute;s chroniques d'SOCADEL et le blocage fiscal de l'&Eacute;tat, le producteur britannique Globeleq a d&eacute;branch&eacute; 304 MW du r&eacute;seau entra&icirc;nant un d&eacute;lestage massif qui expose les fractures profondes du syst&egrave;me &eacute;nerg&eacute;tique camerounais.</p>
<p><em>Ce n'est pas une panne. Ce n'est pas un accident technique. C'est une d&eacute;cision.</em></p>
<p>Du jour au lendemain, 304 m&eacute;gawatts ont disparu du R&eacute;seau interconnect&eacute; Sud du Cameroun. Derri&egrave;re ce chiffre froid se cache une r&eacute;alit&eacute; br&ucirc;lante : des quartiers entiers de Douala plong&eacute;s dans le noir, des usines &agrave; l'arr&ecirc;t, des entrepreneurs qui regardent leurs machines s'&eacute;teindre sans comprendre pourquoi.</p>
<p>La r&eacute;ponse, elle, est d'une logique implacable et d'une absurdit&eacute; totale.</p>
<h2>Globeleq coupe le courant : quand la dette crois&eacute;e paralyse le moteur &eacute;conomique du Cameroun</h2>
<p>Il a suffi d'une d&eacute;cision administrative pour d&eacute;clencher une crise en cha&icirc;ne. Les filiales du producteur britannique Globeleq ont d&eacute;branch&eacute; 304 MW du R&eacute;seau interconnect&eacute; Sud (RIS). Cons&eacute;quence imm&eacute;diate : 40 % des abonn&eacute;s du Littoral et de l'Ouest se retrouvent en d&eacute;lestage. Le bassin industriel de Douala, poumon &eacute;conomique du pays, vacille.</p>
<p>Mais pour comprendre ce qui s'est pass&eacute;, il faut remonter le fil d'une dette qui s'est nou&eacute;e sur plusieurs ann&eacute;es.</p>
<h2>Le fisc serre la vis Globeleq coupe le courant</h2>
<p>L'administration fiscale camerounaise a bloqu&eacute; les comptes bancaires de Globeleq afin de forcer le recouvrement de cr&eacute;ances fiscales. Face &agrave; cette paralysie de tr&eacute;sorerie, l'entreprise a pris une d&eacute;cision radicale : suspendre la livraison d'&eacute;lectricit&eacute; au r&eacute;seau national.</p>
<p><em>C'est techniquement l&eacute;gal. C'est &eacute;conomiquement d&eacute;vastateur.</em></p>
<p>En quelques heures, des quartiers r&eacute;sidentiels, des PME, des unit&eacute;s industrielles se sont retrouv&eacute;s priv&eacute;s d'alimentation &eacute;lectrique stable. Les g&eacute;n&eacute;rateurs sont repartis. Les pertes de production ont commenc&eacute; &agrave; s'accumuler.</p>
<h2>La m&eacute;canique d'un cercle vicieux</h2>
<p>Ce que ce conflit met en lumi&egrave;re d&eacute;passe largement la querelle entre un producteur &eacute;tranger et l'administration fiscale. Il r&eacute;v&egrave;le une architecture financi&egrave;re profond&eacute;ment dysfonctionnelle.</p>
<p>Globeleq produit et injecte de l'&eacute;lectricit&eacute; dans le r&eacute;seau. Son unique client est SOCADEL, le distributeur national. Or, SOCADEL accumule des impay&eacute;s chroniques envers Globeleq. R&eacute;sultat : la tr&eacute;sorerie du producteur est fragilis&eacute;e, sa capacit&eacute; &agrave; honorer ses obligations fiscales compromise.</p>
<p>L'&Eacute;tat, via le fisc, r&eacute;clame alors ce que Globeleq ne peut pas payer pr&eacute;cis&eacute;ment parce qu'une entit&eacute; largement li&eacute;e &agrave; l'&Eacute;tat, SOCADEL, ne l'a pas pay&eacute;.</p>
<p>Le cercle est parfait. Et parfaitement destructeur.</p>
<h2>Un risque syst&eacute;mique, pas un incident isol&eacute;</h2>
<p>Les &eacute;conomistes ont un nom pour ce ph&eacute;nom&egrave;ne : le risque de contrepartie. Lorsqu'un acteur central d'une cha&icirc;ne de valeur fait d&eacute;faut, la contagion se propage vers l'amont et l'aval simultan&eacute;ment.</p>
<p>Ici, SOCADEL est cet acteur central. Distributeur en situation de quasi-monopole, il est le seul acheteur de l'&eacute;lectricit&eacute; produite par les ind&eacute;pendants comme Globeleq. Si SOCADEL ne paie pas, les producteurs s'asphyxient. Si les producteurs s'asphyxient, ils ne peuvent plus ni investir, ni honorer leurs charges, ni continuer &agrave; produire dans les m&ecirc;mes conditions.</p>
<p>L'&Eacute;tat se retrouve alors dans une position paradoxale : en cherchant &agrave; r&eacute;cup&eacute;rer des imp&ocirc;ts d'un c&ocirc;t&eacute;, il aggrave une p&eacute;nurie d'&eacute;lectricit&eacute; qui freine la croissance &eacute;conomique et r&eacute;duit m&eacute;caniquement les recettes fiscales futures.</p>
<h2>Douala paye la facture</h2>
<p>Pour les habitants et les entreprises du Littoral et de l'Ouest, le calcul est plus simple et plus brutal. Des heures sans courant. Des frigos qui d&eacute;g&egrave;lent. Des lignes de production stopp&eacute;es. Des contrats perdus.</p>
<p>Le co&ucirc;t &eacute;conomique d'une heure de d&eacute;lestage dans le bassin industriel de Douala se mesure en dizaines de millions de francs CFA. Multipli&eacute; par la dur&eacute;e de la crise, le pr&eacute;judice devient consid&eacute;rable.</p>
<p>Pour les petits commer&ccedil;ants, les artisans, les micro-entrepreneurs qui ne peuvent pas se payer un groupe &eacute;lectrog&egrave;ne, c'est une journ&eacute;e de revenus &eacute;vapor&eacute;e. Sans compensation. Sans recours.</p>
<h2>Que peut-on attendre maintenant ?</h2>
<p>La r&eacute;solution imm&eacute;diate de ce type de crise passe g&eacute;n&eacute;ralement par une intervention politique directe : n&eacute;gociation d'un &eacute;chelonnement fiscal, d&eacute;blocage partiel des comptes, accord de paiement entre SOCADEL et Globeleq sous supervision gouvernementale.</p>
<p>Mais la solution structurelle est autrement plus complexe. Elle suppose une r&eacute;forme en profondeur de la cha&icirc;ne de paiement du secteur &eacute;lectrique : m&eacute;canismes de garantie, fonds de r&eacute;gulation, discipline budg&eacute;taire des distributeurs, transparence des flux financiers entre acteurs publics et priv&eacute;s.</p>
<p>Sans cela, cette crise ne sera pas la derni&egrave;re. Elle sera simplement la plus r&eacute;cente d'une s&eacute;rie qui s'allonge.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-03 14:54:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Atepa : « J'ai refusé 400 millions et j'ai obtenu 1 milliard pour le Sénégal »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Pierre Goudiaby Atepa, architecte et figure publique sénégalaise,
révèle comment un contrat d'exploitation du zircon, initialement
signé pour 80 millions de dol...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Pierre Goudiaby Atepa, architecte et figure publique s&eacute;n&eacute;galaise, r&eacute;v&egrave;le comment un contrat d'exploitation du zircon, initialement sign&eacute; pour 80 millions de dollars sur 50 ans, a &eacute;t&eacute; ren&eacute;goci&eacute; &agrave; plus d'un milliard et d&eacute;nonce la m&eacute;canique de la corruption qui vide l'Afrique de ses richesses.</p>
<p>Le pr&eacute;sident l'appelle. Il pose une seule question. Et tout bascule.</p>
<p><em>"Le S&eacute;n&eacute;gal gagne combien dans ce contrat ?"</em></p>
<p>La r&eacute;ponse du ministre tombe comme un couperet : 80 millions de dollars. Pour 50 ans d'exploitation.</p>
<p>Pierre Goudiaby Atepa, lui, n'en croit pas ses oreilles. Un demi-si&egrave;cle de ressources naturelles s&eacute;n&eacute;galaises. Brad&eacute;es. Pour une somme que certaines multinationales d&eacute;pensent en frais de communication annuels.</p>
<p>Ce jour-l&agrave;, l'architecte le plus c&eacute;l&egrave;bre du S&eacute;n&eacute;gal va entrer dans une salle de n&eacute;gociation avec une seule certitude : <strong>il repartira avec un milliard ou il repartira sans rien.</strong></p>
<h2>Un contrat qui n'aurait jamais d&ucirc; exister tel quel</h2>
<p>L'affaire commence par un coup de t&eacute;l&eacute;phone pr&eacute;sidentiel. Pierre Goudiaby Atepa architecte de renomm&eacute;e internationale, conseiller informel des cercles du pouvoir est sollicit&eacute; pour examiner un contrat d'exploitation du zircon, minerai strat&eacute;gique pr&eacute;sent en quantit&eacute;s significatives sur le territoire s&eacute;n&eacute;galais.</p>
<p><em>Ce que le pr&eacute;sident lui soumet le laisse sans voix.</em></p>
<p>Le contrat, d&eacute;j&agrave; sign&eacute;, pr&eacute;voit 50 ann&eacute;es d'exploitation pour une contrepartie de 80 millions de dollars. Une dur&eacute;e extraordinairement longue. Une somme extraordinairement basse.</p>
<p>"Monsieur le Pr&eacute;sident, il y a un probl&egrave;me", dit-il simplement.</p>
<p>Il demande alors la permission de ren&eacute;gocier. Elle lui est accord&eacute;e.</p>
<h2>La m&eacute;canique de la spoliation</h2>
<p>Avant d'entrer dans le vif du sujet, Atepa prend le soin de poser le d&eacute;cor. Car ce contrat n'est pas une exception. C'est, selon lui, un sympt&ocirc;me.</p>
<p>"Le probl&egrave;me de l'Afrique, c'est la corruption", affirme-t-il. "Certains responsables peuvent brader et attribuer un march&eacute; de 1 milliard de dollars en &eacute;change d'un simple pot-de-vin de 50 000 dollars."</p>
<p>Le calcul est vertigineux. Un fonctionnaire re&ccedil;oit 50 000 dollars. Son pays perd, lui, des centaines de millions parfois des milliards en revenus sur des d&eacute;cennies. Ce n'est pas de la n&eacute;gligence. C'est un syst&egrave;me.</p>
<p>Un syst&egrave;me que des g&eacute;n&eacute;rations d'&eacute;conomistes africains, de journalistes d'investigation et d'organisations comme Global Financial Integrity documentent depuis des ann&eacute;es : selon diverses estimations, le continent africain perd chaque ann&eacute;e des dizaines de milliards de dollars via les flux financiers illicites li&eacute;s &agrave; l'exploitation des ressources naturelles.</p>
<h2>Face &agrave; la multinationale : le bras de fer</h2>
<p>Atepa entre en n&eacute;gociation avec la soci&eacute;t&eacute; exploitante. Il annonce sa position d'embl&eacute;e : <strong>1 milliard de dollars.</strong></p>
<p>La r&eacute;action de l'entreprise est imm&eacute;diate. Elle contre-propose 400 millions. Un montant qui, en lui-m&ecirc;me, r&eacute;v&egrave;le l'&eacute;tendue du d&eacute;s&eacute;quilibre initial : si la soci&eacute;t&eacute; accepte sans sourciller de passer de 80 &agrave; 400 millions, c'est que la marge &eacute;tait colossale.</p>
<p><em>Atepa refuse.</em></p>
<p>"Je leur ai dit : vous ne pouvez pas me payer. Il n'y a que Dieu qui puisse me payer."</p>
<p>Cette phrase n'est pas une posture rh&eacute;torique. C'est un signal clair envoy&eacute; &agrave; la table de n&eacute;gociation : cet homme n'est pas l&agrave; pour s'enrichir. Il n'a pas de prix. Et c'est pr&eacute;cis&eacute;ment pour cela qu'il est dangereux &agrave; affronter.</p>
<p>Trois jours plus tard, la multinationale capitule. Le contrat est sign&eacute; &agrave; plus d'un milliard de dollars.</p>
<h2>Ce que r&eacute;v&egrave;le cette histoire</h2>
<p>L'anecdote racont&eacute;e par Atepa soul&egrave;ve plusieurs questions fondamentales, au-del&agrave; du cas s&eacute;n&eacute;galais.</p>
<p><strong>Premi&egrave;re question </strong>: comment un contrat aussi d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute; a-t-il pu &ecirc;tre sign&eacute; en premier lieu ? Qui l'a n&eacute;goci&eacute; ? Avec quelles garanties ? Ces interrogations restent, &agrave; ce stade, sans r&eacute;ponse publique document&eacute;e.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me question</strong> : combien de contrats similaires n'ont pas eu d'Atepa pour les ren&eacute;gocier ? Le S&eacute;n&eacute;gal n'est pas un cas isol&eacute;. Des dizaines de pays africains ont sign&eacute;, au fil des d&eacute;cennies, des accords d'exploitation mini&egrave;re, p&eacute;troli&egrave;re ou gazi&egrave;re dont les clauses ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;es ult&eacute;rieurement d&eacute;favorables par des &eacute;conomistes ind&eacute;pendants.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;me question</strong> : quelle est la port&eacute;e syst&eacute;mique de ce t&eacute;moignage ? Atepa ne d&eacute;nonce pas un individu. Il d&eacute;crit un m&eacute;canisme. Et c'est l&agrave; que r&eacute;side la force et la limite de son r&eacute;cit : il offre un exemple concret, mais ne nomme ni les signataires du contrat initial, ni la soci&eacute;t&eacute; concern&eacute;e, ni les &eacute;ventuels interm&eacute;diaires.</p>
<h2>Un signal fort, &agrave; l'heure des transitions politiques</h2>
<p>Le t&eacute;moignage d'Atepa intervient dans un contexte africain en mutation. Au S&eacute;n&eacute;gal, comme dans plusieurs pays de la r&eacute;gion, les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations politiques revendiquent une souverainet&eacute; &eacute;conomique renforc&eacute;e sur les ressources naturelles. La ren&eacute;gociation de contrats miniers et p&eacute;troliers est devenue un enjeu &eacute;lectoral majeur.</p>
<p>Dans ce climat, la parole d'un homme qui dit avoir refus&eacute; 400 millions pour en obtenir un milliard r&eacute;sonne comme un symbole celui d'une Afrique qui commence, lentement, &agrave; valoriser ce qu'elle poss&egrave;de.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-02 14:05:44</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Les dessous troubles du recensement au Cameroun]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93513/12:1/les-dessous-troubles-du-recensement-au-cameroun-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Prolongé jusqu’en juillet 2026, le quatrième recensement général
camerounais vacille entre retards de paiement des agents, résistances
populaires et craintes su...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Prolong&eacute; jusqu&rsquo;en juillet 2026, le quatri&egrave;me recensement g&eacute;n&eacute;ral camerounais vacille entre retards de paiement des agents, r&eacute;sistances populaires et craintes sur la fiabilit&eacute; des donn&eacute;es . Une op&eacute;ration cruciale pour l&rsquo;avenir du pays.</p>
<p><em>Il devait compter chaque Camerounain. Il finit par compter ses bless&eacute;s.</em></p>
<p>Le 29 mai 2026 restera comme une date avort&eacute;e. Celle o&ugrave; le recensement devait s&rsquo;achever. Mais les agents de terrain, eux, n&rsquo;ont pas vu la couleur de leur salaire. Certains ont tout simplement rang&eacute; leurs tablettes. Dans plusieurs localit&eacute;s, les enqu&ecirc;teurs n&rsquo;ont jamais pos&eacute; le premier pied chez l&rsquo;habitant.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le Premier ministre Joseph Dion Ngute annonce une prolongation jusqu&rsquo;au 31 juillet. Officiellement pour &laquo; achever le travail &raquo;. Officieusement, parce que le terrain a dit non.</p>
<p>Et si cette crise silencieuse rendait caduques toutes les donn&eacute;es &agrave; venir ?</p>
<h2>Un d&eacute;lai, trois probl&egrave;mes</h2>
<p>Le Cameroun n&rsquo;avait plus r&eacute;alis&eacute; de recensement g&eacute;n&eacute;ral de la population et de l&rsquo;habitat depuis 2005. Vingt et un ans de silence d&eacute;mographique. Un si&egrave;cle en mati&egrave;re de planification publique.</p>
<p>L&rsquo;op&eacute;ration de 2026 devait &ecirc;tre La grande remise &agrave; jour. Mais sur le terrain, trois verrous ont saut&eacute; :</p>
<p>1. <strong>Des paiements en retard</strong>. Des agents recenseurs, r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s &agrave; la t&acirc;che, menacent de suspendre le travail faute de fonds. Certains ont d&eacute;j&agrave; cess&eacute;.<br />2. <strong>Des r&eacute;sistances locales.</strong> Dans plusieurs zones, une partie de la population refuse de r&eacute;pondre, aliment&eacute;e par m&eacute;fiance envers l&rsquo;administration ou rumeurs.<br />3. <strong>Des traitements inacceptables.</strong> Des enqu&ecirc;teurs auraient &eacute;t&eacute; victimes d&rsquo;agressions verbales et physiques, selon des sources de terrain non officielles.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; On nous a promis 500 francs par foyer. Apr&egrave;s trois semaines, toujours rien. Comment voulez-vous qu&rsquo;on continue ? &raquo; t&eacute;moignage recueilli aupr&egrave;s d&rsquo;un agent de Douala.</p>
</blockquote>
<h2>Une fiabilit&eacute; d&eacute;j&agrave; en question</h2>
<p>Des observateurs, sous couvert d&rsquo;anonymat, s&rsquo;interrogent &agrave; voix haute :</p>
<p><strong>Des donn&eacute;es partielles.</strong> Si des zones enti&egrave;res n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; couvertes, les extrapolations deviennent hasardeuses.</p>
<p><strong>Des r&eacute;ponses biais&eacute;es.</strong> Une population m&eacute;fiante peut d&eacute;clarer moins d&rsquo;enfants, sous-estimer ses revenus, ou refuser toute information.</p>
<p><strong>Des agents pressuris&eacute;s.</strong> Une course contre la montre en juillet (mois de pluies) risque de favoriser la rapidit&eacute; sur l&rsquo;exactitude.</p>
<p>&Agrave; titre de comparaison, le recensement agricole et du cheptel camerounais n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; mis &agrave; jour depuis plusieurs d&eacute;cennies. Un trou noir statistique qui fragilise encore l&rsquo;image globale.</p>
<h2>Pourquoi c&rsquo;est grave</h2>
<p>Un recensement n&rsquo;est pas qu&rsquo;un empilement de chiffres. C&rsquo;est la cl&eacute; qui ouvre :</p>
<p>- le d&eacute;coupage &eacute;lectoral,<br />- la r&eacute;partition des subventions aux communes,<br />- le nombre d&rsquo;&eacute;coles, d&rsquo;h&ocirc;pitaux, de routes,<br />- l&rsquo;acc&egrave;s aux financements internationaux (FMI, Banque mondiale),<br />- et jusqu&rsquo;&agrave; la repr&eacute;sentation parlementaire.</p>
<p>Si les donn&eacute;es sont fauss&eacute;es, ce sont des millions de Camerounains qui pourraient &ecirc;tre invisiblement exclus des d&eacute;cisions publiques.</p>
<h2>Que faire ?</h2>
<p>L&rsquo;ex&eacute;cutif camerounais assure que les retards de paiement seront r&eacute;gularis&eacute;s &laquo; rapidement &raquo;. Une cellule de crise aurait &eacute;t&eacute; activ&eacute;e au sein de l&rsquo;Institut national de la statistique (INS). Mais aucune communication officielle chiffr&eacute;e n&rsquo;a encore filtr&eacute; sur le taux de couverture r&eacute;el.</p>
<p>Prochaine &eacute;ch&eacute;ance : le rapport pr&eacute;liminaire, attendu pour septembre 2026. Les experts craignent d&eacute;j&agrave; qu&rsquo;il ne mentionne un &laquo; taux d&rsquo;omission &eacute;lev&eacute; &raquo; sans le quantifier.</p>
<p>En attendant, la prolongation jusqu&rsquo;au 31 juillet est autant une bou&eacute;e qu&rsquo;un aveu : le terrain n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; ma&icirc;tris&eacute;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-02 09:44:32</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Coupures de courant, ports saturés, fiscalité instable : l'industrie camerounaise à l'arrêt]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93508/12:1/coupures-de-courant-ports-satures-fiscalite-instable-lindustrie-camerounaise-a-larret-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Malgré un PIB de 53 milliards de dollars, le plus élevé d'Afrique
centrale, le Cameroun se retrouve en queue de peloton sur l'indice
d'industrialisation de la B...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Malgr&eacute; un PIB de 53 milliards de dollars, le plus &eacute;lev&eacute; d'Afrique centrale, le Cameroun se retrouve en queue de peloton sur l'indice d'industrialisation de la BAD, d&eacute;pass&eacute; par le Gabon et la Guin&eacute;e &Eacute;quatoriale. Un paradoxe r&eacute;v&eacute;lateur d'un mod&egrave;le &eacute;conomique qui produit de la masse sans cr&eacute;er de la valeur pour ses citoyens.</p>
<p><em>53 milliards de dollars.</em></p>
<p>C'est le PIB du Cameroun. Le plus grand de toute l'Afrique centrale. Le chiffre qui fait de lui, sur le papier, le moteur incontest&eacute; de la sous-r&eacute;gion.</p>
<p>Maintenant, divisez ce chiffre par la population.</p>
<p>R&eacute;sultat : <strong>1 984 dollars par habitant et par an</strong>. Moins de 170 dollars par mois.</p>
<p>Pendant ce temps, un Gabonais vit avec plus de <strong>6 600 dollars</strong>. Un &Eacute;quato-Guin&eacute;en, avec <strong>6 700 </strong>dollars.</p>
<p>Et selon la Banque Africaine de D&eacute;veloppement, c'est le Gabon et la Guin&eacute;e &Eacute;quatoriale pas le Cameroun qui dominent le classement de l'industrialisation en Afrique centrale.</p>
<p>Comment un g&eacute;ant d&eacute;mographique avec autant de ressources peut-il &ecirc;tre devanc&eacute; par deux pays dont la population totale ne d&eacute;passe pas celle d'une grande ville camerounaise ?</p>
<p>La r&eacute;ponse est &agrave; la fois simple et vertigineuse.</p>
<h2>Industrialisation : le Cameroun, g&eacute;ant &eacute;conomique aux pieds d'argile</h2>
<p>Le paradoxe camerounais m&eacute;rite d'&ecirc;tre nomm&eacute; clairement. Le pays dispose du <strong>PIB le plus &eacute;lev&eacute; d'Afrique centrale</strong> environ <strong>53 milliards de dollars</strong>. Il produit du cacao, du caf&eacute;, du coton, du bois, du p&eacute;trole, du gaz. Il poss&egrave;de deux ports majeurs, des barrages hydro&eacute;lectriques, une fa&ccedil;ade atlantique strat&eacute;gique.</p>
<p>Et pourtant, selon les donn&eacute;es de la <strong>Banque Africaine de D&eacute;veloppement (BAD)</strong>, il se classe <strong>dernier en industrialisation</strong> dans sa sous-r&eacute;gion, derri&egrave;re le <strong>Gabon</strong> et la <strong>Guin&eacute;e &Eacute;quatoriale</strong>.</p>
<h2>Le mirage du PIB</h2>
<p>Tout commence par une &eacute;quation d&eacute;mographique brutale. Le Cameroun compte environ <strong>28 millions d'habitants</strong>. Ramen&eacute; &agrave; cette r&eacute;alit&eacute;, son PIB spectaculaire s'effondre : <strong>1 984 dollars par habitant par an</strong>. Soit trois fois moins que le Gabon (<strong>plus de 6 600 dollars</strong>) et la Guin&eacute;e &Eacute;quatoriale (<strong>plus de 6 700 dollars</strong>).</p>
<p>Cette comparaison est, certes, partiellement biais&eacute;e par la nature des &eacute;conomies voisines : le Gabon et la Guin&eacute;e &Eacute;quatoriale sont des &Eacute;tats-rentes p&eacute;troli&egrave;res &agrave; faible d&eacute;mographie, ce qui gonfle m&eacute;caniquement leur revenu par t&ecirc;te. Mais ce contexte n'explique pas tout.</p>
<p>Car ce que r&eacute;v&egrave;le surtout cet &eacute;cart, c'est l'incapacit&eacute; du mod&egrave;le camerounais &agrave; transformer sa population nombreuse et ses ressources abondantes en puissance industrielle &agrave; haute valeur ajout&eacute;e.</p>
<h2>Une industrie de surface, sans champions nationaux</h2>
<p>Dans les zones industrielles de <strong>Douala</strong> ou dans l'espace industrialo-portuaire de <strong>Kribi</strong>, le diagnostic est pos&eacute;. Le tissu manufacturier camerounais excelle dans la <strong>petite industrie</strong> : agro-alimentaire de premi&egrave;re transformation, plasturgie l&eacute;g&egrave;re, cimenteries d'assemblage, traitement du bois &agrave; faible technologie.</p>
<p>La BAD le souligne sans ambigu&iuml;t&eacute; : le Cameroun aligne une multitude de <strong>Petites et Moyennes Industries (PMI) l&eacute;g&egrave;res</strong>, mais manque de <strong>champions industriels lourds</strong> capables de rivaliser sur les march&eacute;s internationaux ou de s'imposer dans la <strong>Zone de Libre-&Eacute;change Continentale Africaine (ZLECAF)</strong>.</p>
<p>Le contraste avec ses voisins est saisissant. Le <strong>Gabon</strong> a impos&eacute; sa <strong>Zone &Eacute;conomique Sp&eacute;ciale de Nkok</strong> comme un hub mondial d'exportation de bois transform&eacute; en interdisant purement et simplement l'exportation de grumes brutes, for&ccedil;ant ainsi l'industrialisation locale. La <strong>Guin&eacute;e &Eacute;quatoriale</strong> a d&eacute;velopp&eacute; des infrastructures p&eacute;trochimiques massives.</p>
<p>Pendant ce temps, le Cameroun peine &agrave; faire &eacute;merger sa sid&eacute;rurgie, sa grande chimie ou une transformation avanc&eacute;e de ses mati&egrave;res premi&egrave;res.</p>
<h2>Trois verrous qui bloquent le moteur</h2>
<p>Pourquoi cet enlisement ? La BAD et les analystes du secteur identifient trois facteurs structurels.</p>
<p><strong>Premier verrou : l'&eacute;nergie.</strong> L'industrie lourde est une d&eacute;voreuse de m&eacute;gawatts. Malgr&eacute; la mise en service de barrages hydro&eacute;lectriques majeurs, le r&eacute;seau de transport d'&eacute;lectricit&eacute; reste v&eacute;tuste. Les coupures de courant sont chroniques. La quasi-totalit&eacute; des usines maintient des g&eacute;n&eacute;rateurs de secours un investissement colossal qui <strong>plombe directement la comp&eacute;titivit&eacute;-prix</strong> des produits camerounais &agrave; l'export.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me verrou : la logistique.</strong> Le port de Douala souffre d'un <strong>tirant d'eau limit&eacute;</strong>, n&eacute;cessitant un dragage permanent qui alourdit les co&ucirc;ts de passage portuaire. Le port en eau profonde de Kribi offre une alternative moderne, mais la <strong>connectivit&eacute; routi&egrave;re et ferroviaire avec l'arri&egrave;re-pays industriel</strong> reste insuffisante pour fluidifier les flux de marchandises lourdes.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;me verrou : le climat des affaires.</strong> L'industrie lourde exige des investissements &agrave; tr&egrave;s long terme. Or, la fiscalit&eacute; camerounaise souvent jug&eacute;e instable par le patronat et les investisseurs &eacute;trangers et les tracasseries administratives <strong>dissuadent les capitaux technologiques d'envergure</strong>. Le secteur priv&eacute; national se replie ainsi sur le commerce de court terme ou l'industrie l&eacute;g&egrave;re, moins risqu&eacute;e, moins transformatrice.</p>
<h2>Un signal d'alarme que l'on ne peut plus ignorer</h2>
<p>&Ecirc;tre class&eacute; dernier en industrialisation dans sa propre sous-r&eacute;gion, alors que l'on en est le plus grand PIB, n'est pas une mauvaise performance conjoncturelle. C'est un <strong>avertissement structurel</strong>.</p>
<p>Le Cameroun ne pourra pas ind&eacute;finiment s'appuyer sur la taille de sa population et la diversit&eacute; de son agriculture pour revendiquer son leadership sous-r&eacute;gional. Dans le cadre de la ZLECAF, les pays qui exporteront de la valeur transform&eacute;e et non des mati&egrave;res premi&egrave;res brutes seront ceux qui capteront les emplois, les investissements et la croissance de demain.</p>
<p>La question n'est plus de savoir si le Cameroun peut devenir une puissance industrielle. C'est de savoir <strong>s'il en a encore la volont&eacute; politique et le temps</strong>.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-01 14:28:43</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: SNH : huit ans de location, zéro infrastructure — le réveil brutal]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Golar LNG retire son navire-usine Hilli Episeyo des eaux camerounaises
dès juillet 2026, mettant fin à l'aventure du projet Cameroon FLNG
après huit ans. La SNH...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Golar LNG retire son navire-usine Hilli Episeyo des eaux camerounaises d&egrave;s juillet 2026, mettant fin &agrave; l'aventure du projet Cameroon FLNG apr&egrave;s huit ans. La SNH, qui n'a jamais b&acirc;ti d'infrastructure propre, se retrouve sans outil de production, sans partenaire de secours et face &agrave; un vide financier qui menace directement les recettes gazi&egrave;res de l'&Eacute;tat.</p>
<p><em>Il y a des d&eacute;parts qui ressemblent &agrave; des abandons.</em></p>
<p>En juillet 2026, un navire-usine de plusieurs centaines de m&egrave;tres quittera silencieusement les eaux de Kribi. Il s'appellera encore le <strong>Hilli Episeyo</strong>. Il appartient &agrave; Golar LNG, une soci&eacute;t&eacute; bas&eacute;e aux Bermudes. Et il emportera avec lui une part significative des ambitions gazi&egrave;res du Cameroun.</p>
<p>Pendant huit ans, ce navire a fait la fiert&eacute; de la Soci&eacute;t&eacute; Nationale des Hydrocarbures. On se f&eacute;licitait d'avoir rejoint le club des exportateurs de GNL sans construire la moindre usine &agrave; terre.</p>
<p><em>Aujourd'hui, le club ferme ses portes.</em></p>
<p>Et la SNH regarde partir. Sans plan B. Sans infrastructure propre. Sans solution.</p>
<h2>Cameroun FLNG : le Hilli Episeyo prend le large, la SNH reste &agrave; quai</h2>
<p>Le rapport financier du premier trimestre 2026, publi&eacute; le <strong>19 mai 2026</strong> par <strong>Golar LNG</strong>, a la s&eacute;cheresse d'un document comptable. Mais pour le Cameroun, il sonne comme un coup de tonnerre.</p>
<p>Le groupe bermud&eacute;en y confirme le retrait <strong>irr&eacute;versible</strong> de son navire-usine, le <strong>Hilli Episeyo</strong>, actuellement positionn&eacute; au large de Kribi dans le cadre du projet <strong>Cameroon FLNG</strong>. Le d&eacute;part est programm&eacute; pour <strong>juillet 2026</strong>. Les remorqueurs sont contract&eacute;s. L'ing&eacute;nierie est boucl&eacute;e. Une &eacute;quipe de supervision est d&eacute;j&agrave; sur place. Le navire rejoindra <strong>Singapour</strong>, puis <strong>l'Argentine</strong>.</p>
<p><em>La <strong>Soci&eacute;t&eacute; Nationale des Hydrocarbures (SNH)</strong>, elle, n'a qu'&agrave; regarder.</em></p>
<h2>Une strat&eacute;gie de facilit&eacute; qui se referme comme un pi&egrave;ge</h2>
<p>Depuis 2018, le Cameroun s'enorgueillissait d'avoir int&eacute;gr&eacute; le cercle des exportateurs de gaz naturel liqu&eacute;fi&eacute; (GNL) sans avoir investi dans une usine terrestre. La formule &eacute;tait s&eacute;duisante : s'associer &agrave; <strong>Perenco</strong> pour exploiter le champ <strong>Sanaga Sud</strong>, louer le navire-usine de Golar LNG pour &eacute;purer et liqu&eacute;fier le gaz &agrave; <strong>-162&deg;C</strong>, et exporter.</p>
<p>Z&eacute;ro infrastructure nationale. Z&eacute;ro comp&eacute;tence interne d&eacute;velopp&eacute;e. Z&eacute;ro risque de construction.</p>
<p><em>Et z&eacute;ro p&eacute;rennit&eacute;, comme le r&eacute;v&egrave;le aujourd'hui ce d&eacute;part.</em></p>
<p>Car pendant huit ans d'activit&eacute;, la SNH n'a pas b&acirc;ti d'alternative. Pas d'usine de liqu&eacute;faction &agrave; terre. Pas de capacit&eacute; propre de traitement. Pas de strat&eacute;gie de sortie. L'enti&egrave;ret&eacute; du processus technologique &eacute;puration, refroidissement, liqu&eacute;faction reposait sur un navire dont le Cameroun n'&eacute;tait pas propri&eacute;taire.</p>
<h2>Golar LNG n'a pas attendu</h2>
<p>Le partenaire &eacute;tranger, lui, a agi avec une rigueur que l'on pourrait presque saluer pour sa clart&eacute;. D&egrave;s que l'opportunit&eacute; argentine s'est pr&eacute;sent&eacute;e plus lucrative, plus attractive Golar n'a pas h&eacute;sit&eacute;. La soci&eacute;t&eacute; investit <strong>350 millions de dollars</strong> dans ce repositionnement, dont <strong>50 millions d&eacute;j&agrave; d&eacute;caiss&eacute;s</strong> au 31 mars 2026.</p>
<p>Ce montant colossal dit tout : Golar LNG ne part pas &agrave; contrec&oelig;ur. Il fuit vers des cieux plus rentables, confirmant au passage le <strong>manque d'attractivit&eacute; contractuelle</strong> de la partie camerounaise, incapable d'aligner une contre-offre ou de retenir l'op&eacute;rateur.</p>
<h2>Des recettes d'&Eacute;tat directement menac&eacute;es</h2>
<p>Les cons&eacute;quences financi&egrave;res pour le Cameroun sont concr&egrave;tes et imm&eacute;diates. Le projet Cameroon FLNG repr&eacute;sentait une source de revenus gaziers pour l'&Eacute;tat. Avec l'arr&ecirc;t de la production de GNL, c'est une partie des recettes publiques qui s'&eacute;vapore dans un contexte o&ugrave; les finances nationales sont d&eacute;j&agrave; sous pression.</p>
<p>Sans nouveau partenaire technique d'envergure pr&ecirc;t &agrave; intervenir avant juillet, la SNH entre dans une zone d'incertitude industrielle et fiscale dont nul ne conna&icirc;t encore la profondeur.</p>
<h2>Un aveu d'&eacute;chec strat&eacute;gique</h2>
<p>Ce qui frappe dans cette affaire, c'est moins le d&eacute;part de Golar que ce qu'il r&eacute;v&egrave;le : <strong>huit ann&eacute;es d'occasion manqu&eacute;e</strong>. Huit ans pendant lesquels la SNH aurait pu d&eacute;velopper des comp&eacute;tences, construire des infrastructures, n&eacute;gocier des garanties de continuit&eacute;.</p>
<p><em>Elle ne l'a pas fait.</em></p>
<p>Et aujourd'hui, la souverainet&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique camerounaise se retrouve suspendue aux d&eacute;cisions d'un armateur priv&eacute; bas&eacute; aux Bermudes, qui a pli&eacute; bagage au premier signal opportuniste.</p>
<p>La question qui s'impose : la SNH avait-elle un plan pour l'apr&egrave;s-Golar ? &Agrave; ce stade, rien n'indique qu'une r&eacute;ponse s&eacute;rieuse soit en cours.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-06-01 11:24:09</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Rachat du capital de la sgc: le rôle trouble du ministre des finances.]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93478/12:1/cameroun-rachat-du-capital-de-la-sgc-le-role-trouble-du-ministre-des-finances-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le 12 mai 2026, dans les salons de l'hôtel Hilton de Yaoundé, le
ministre des Finances Louis Paul Motaze a présidé la cérémonie de
clôture d'une transaction iné...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 12 mai 2026, dans les salons de l'h&ocirc;tel Hilton de Yaound&eacute;, le ministre des Finances Louis Paul Motaze a pr&eacute;sid&eacute; la c&eacute;r&eacute;monie de cl&ocirc;ture d'une transaction in&eacute;dite dans l'histoire bancaire camerounaise.</p>
<p>L'acquisition par l'&Eacute;tat du<strong> Cameroun</strong> de 58,08 % du capital de Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale Cameroun (SGC), pour un montant de 129 milliards de FCFA toutes taxes comprises. La banque, active dans le pays depuis plus de soixante ans, a &eacute;t&eacute; rebaptis&eacute;e General Bank of Cameroon (GBC). Ce faisant, l'&Eacute;tat porte sa participation au capital &agrave; 83,68 %, faisant de cet &eacute;tablissement la deuxi&egrave;me plus grande banque publique du pays.</p>
<p><strong>Le d&eacute;part De la SGC et les op&eacute;rations de rachat.</strong></p>
<p>La d&eacute;cision de Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale de quitter le continent africain date de 2023. &nbsp;En ce qui concerne le Cameroun, la banque amorce des discussions avec plusieurs repreneurs potentiels, parmi lesquels Coris Bank International, groupe financier burkinab&eacute;, avec lequel un accord de principe est conclu. Des acteurs comme Zenith Bank, Access Holding, UBA, le groupe nig&eacute;rian Guaranty Trust Holding, ou encore BGFIBank du Gabon, manifestent &eacute;galement leur int&eacute;r&ecirc;t. Au d&eacute;part, si Les contours officiels de l'op&eacute;ration de rachat sont clairs, des &eacute;l&eacute;ments recueillis indiquent que le montage financier retenu par le ministre des Finances diverge avec les instructions de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique..</p>
<p><strong>L&rsquo;instruction de la Pr&eacute;sidence</strong></p>
<p>&nbsp;&Agrave; la mi-2024, des sources gouvernementales confirment que la pr&eacute;sidence a mandat&eacute; la Caisse nationale de pr&eacute;voyance sociale (CNPS) pour &eacute;tudier la possibilit&eacute; d'une acquisition de ces actifs. La CNPS est alors pr&eacute;sent&eacute;e comme le v&eacute;hicule financier d&eacute;sign&eacute; par les hautes autorit&eacute;s pour conduire cette op&eacute;ration. Le groupe bancaire NSIA, d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent au Cameroun dans le secteur des assurances, est &eacute;galement mentionn&eacute; comme partenaire potentiel de ce consortium. Aussi, Une correspondance dat&eacute;e du 27 avril 2026 et sign&eacute;e de Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, adress&eacute;e au ministre des Finances prescrit la conclusion d'un partenariat avec le consortium CNPS/NSIA-Bank en vue de la gestion de la phase de transition (TSA) cons&eacute;cutive &agrave; l'acquisition des actions de Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale.</p>
<p><strong>Le r&ocirc;le trouble du ministre des Finances</strong></p>
<p>Le 16 janvier 2025, le ministre Louis Paul Motaze adresse au conseil d'administration de Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale Cameroun une correspondance officielle dans laquelle il notifie l'exercice par l'&Eacute;tat camerounais de son droit de pr&eacute;emption, tel que pr&eacute;vu par l'article 10.2 des statuts de la soci&eacute;t&eacute;. Cette lettre rend caduc l'accord de principe conclu avec Coris Bank International. L'&Eacute;tat se positionne alors comme acheteur exclusif des 58,08 % d&eacute;tenus par le groupe fran&ccedil;ais.</p>
<p><strong>Ecart entre prescription et l&rsquo;ex&eacute;cution&nbsp;</strong></p>
<p>C'est &agrave; ce stade que l'information exclusive recueillie par notre r&eacute;daction prend tout son relief. Selon une source interne au processus, dont les propos ont pu &ecirc;tre recoup&eacute;s avec d'autres &eacute;l&eacute;ments disponibles, le ministre des Finances aurait, dans la conduite du financement, contourn&eacute; le sch&eacute;ma prescrit par la pr&eacute;sidence. Au lieu de mobiliser les fonds aupr&egrave;s du consortium CNPS/NSIA-Bank tel qu'instruit par &Eacute;toudi, le minist&egrave;re, selon nos informations, aurait eu recours &agrave; BGFIBank pour assurer le financement de l'acquisition.</p>
<p><strong>La CNPS hors course</strong></p>
<p>La trajectoire de la CNPS dans ce dossier m&eacute;rite attention. En juin 2024, la pr&eacute;sidence la d&eacute;signe comme acteur central du montage. Quelques mois plus tard, en d&eacute;but 2025, plusieurs sources font &eacute;tat de ce que le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la CNPS, No&euml;l Olivier Mekulu Mvondo, s'est alli&eacute; &agrave; des chefs d'entreprises locales pour formuler une offre de rachat. Cette offre, de sources concordantes, est rest&eacute;e sans suite. Fin janvier 2025, un m&eacute;dia sp&eacute;cialis&eacute; rapporte que l'option CNPS n'est plus &agrave; l'ordre du jour. La caisse de pension, dont la vocation premi&egrave;re est de g&eacute;rer les cotisations retraite des salari&eacute;s du secteur formel, se voit ainsi &eacute;cart&eacute;e d'une op&eacute;ration pour laquelle elle avait re&ccedil;u mandat.</p>
<p><strong>NSIA Bank, maintenue &agrave; distance</strong></p>
<p>Quant &agrave; NSIA-Bank, groupe de bancassurance ivoirien pr&eacute;sent au Cameroun via ses activit&eacute;s d'assurance, ses intentions sur le march&eacute; bancaire camerounais sont claires depuis 2024. Son directeur g&eacute;n&eacute;ral, L&eacute;once Yac&eacute;, avait annonc&eacute; un d&eacute;nouement attendu pour le premier semestre 2025. Jean Kacou Diagou, PDG du groupe, a &eacute;t&eacute; re&ccedil;u en audience au minist&egrave;re des Finances le 5 juin 2025, o&ugrave; il a affich&eacute; l'int&eacute;r&ecirc;t de son groupe pour reprendre le r&eacute;seau de SGC. NSIA figure aujourd'hui, aux c&ocirc;t&eacute;s de BGFIBank et Zenith Bank, parmi les trois groupes panafricains positionn&eacute;s pour entrer dans le capital de la nouvelle General Bank of Cameroon. Mais elle n'a pas particip&eacute; au financement initial du rachat.</p>
<p><strong>Les enjeux d&rsquo;un montage financier peu ordinaire &nbsp;</strong></p>
<p>L&rsquo;opacit&eacute; qui entoure le montage financier de cette acquisition fragilise sa port&eacute;e politique. Lorsque les instructions pr&eacute;sidentielles prescrivent un financement par le consortium CNPS/NSIA-Bank, et que le minist&egrave;re de tutelle recourt &agrave; un autre m&eacute;canisme- en l'esp&egrave;ce un acteur bancaire priv&eacute; qui postule simultan&eacute;ment &agrave; une entr&eacute;e dans le capital de la banque rachet&eacute;e- la question de la gouvernance se pose avec acuit&eacute;. Les 129 milliards de FCFA engag&eacute;s dans cette op&eacute;ration sont des fonds publics, ou mobilis&eacute;s pour le compte de l'&Eacute;tat. Leur origine m&eacute;rite d'&ecirc;tre document&eacute;e publiquement. L'absence de communication sur ce point, &agrave; l'heure o&ugrave; la General Bank of Cameroon prend ses marques sur le march&eacute;, est une lacune que les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes ont l'obligation de combler.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Franck Bafeli</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-29 07:15:15</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: SCB Cameroun: le crédit n’est plus une réponse ponctuelle, mais un outil d’accompagnement continu]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[La Societe Commerciale de Banque Cameroun SCB vient de mettre sur pied
SCB FAN 2026. Un programme qui sort des sentiers battus de credit des
saisons pour l’adap...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La Societe Commerciale de Banque Cameroun SCB vient de mettre sur pied SCB FAN 2026. Un programme qui sort des sentiers battus de credit des saisons pour l&rsquo;adapter au rythme de la vie des fonctionnaires. Une capacit&eacute; pouvant aller jusqu&rsquo;&agrave; 25 millionS pour un delai de remboursement pouvant s&rsquo;&eacute;taller &agrave; 84 mois.</p>
<p>&nbsp;Une revolution qui vient bousculer les habitudes et donner une visibilit&eacute; aux clients de la banque.</p>
<p>Avec SCB FAN, <strong>SCB</strong> <strong>Cameroun</strong> propose une lecture renouvel&eacute;e du cr&eacute;dit : non plus comme une limite impos&eacute;e par le revenu, mais comme un prolongement de celui-ci.Dans cette &nbsp;cette logique SCB Cameroun veut romper avec un rythme de plus en plus dessuet pour adopter une mesure reactive et adapt&eacute;e aux exigences de gestion moderne. &Agrave;ussi, &agrave; travers son initiative SCB FAN pour Fonctionnaires No Stress, la banque introduit une approche diff&eacute;rente : celle d&rsquo;un cr&eacute;dit permanent, disponible au fil des besoins, plut&ocirc;t qu&rsquo;un cr&eacute;dit saisonnier dict&eacute; par le calendrier.</p>
<p>Une reponse &agrave; une preoccupation seculaire chez les clients-fonctionnaires. Comment &laquo; Construire, investir, anticiper&rdquo; ?. Pour de nombreux fonctionnaires camerounais, ces projets structurants s&rsquo;inscrivent souvent dans un calendrier contraint, rythm&eacute; par les p&eacute;riodes jug&eacute;es &ldquo;favorables&rdquo; : rentr&eacute;e scolaire, f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;e, ou opportunit&eacute;s ponctuelles. Entre deux campagnes bancaires, les ambitions sont parfois mises en pause.</p>
<p>Autre point cl&eacute; de cette initiative: la simplification administrative. En limitant les exigences &agrave; trois documents essentiels Pi&egrave;ce d&rsquo;identit&eacute;, Bulletin de paie, Attestation de service de moins de 3 mois.</p>
<p>Il fallait sortir des sentiers battus. Traditionnellement, les offres de cr&eacute;dit sont associ&eacute;es &agrave; des moments pr&eacute;cis de l&rsquo;ann&eacute;e. Avec SCB FAN 2026, la banque propose une lecture plus proche des r&eacute;alit&eacute;s quotidiennes : les besoins ne pr&eacute;viennent pas, et les projets n&rsquo;attendent pas.</p>
<p>Dans cette approche, le cr&eacute;dit n&rsquo;est plus une r&eacute;ponse ponctuelle, mais un outil d&rsquo;accompagnement continu. Une mani&egrave;re pour la banque de s&rsquo;inscrire dans le parcours de vie de ses clients, au-del&agrave; d&rsquo;une simple logique commerciale. Le client n&rsquo;est plus un simple demendeur mais un acteur dans le processus de la banque.</p>
<p>Cependant l&rsquo;offre repose sur des fondamentaux chiffr&eacute;s, pens&eacute;s pour un public pragmatique. C&rsquo;est la raison pour laquelle, le premier marqueur est celui de la capacit&eacute; : jusqu&rsquo;&agrave; 25 millions de FCFA, un montant qui d&eacute;passe largement le cadre d&rsquo;un simple besoin de tr&eacute;sorerie pour s&rsquo;inscrire dans des projets de vie, construction immobili&egrave;re, investissement ou consolidation financi&egrave;re. la dur&eacute;e de remboursement, pouvant aller jusqu&rsquo;&agrave; 84 mois, introduit une dimension de confort. Elle permet d&rsquo;&eacute;taler l&rsquo;effort financier et de pr&eacute;server l&rsquo;&eacute;quilibre du budget du foyer.</p>
<p>Au finish et pour SCB Cameroun, Le choix de la d&eacute;nomination Fonctionnaires No Stress n&rsquo;est pas anodin. Il sugg&egrave;re une logique d&rsquo;appartenance, presque communautaire, o&ugrave; le client n&rsquo;est plus un simple demandeur, mais un acteur accompagn&eacute;. Pour cr&eacute;dibiliser cette promesse, la banque met en avant plusieurs &eacute;l&eacute;ments structurants. Le rachat de cr&eacute;ances figure parmi les plus significatifs. Il offre aux clients d&eacute;j&agrave; engag&eacute;s ailleurs la possibilit&eacute; de regrouper ou d&rsquo;all&eacute;ger leurs engagements, traduisant une capacit&eacute; financi&egrave;re et une volont&eacute; d&rsquo;assainissement.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Franck Bafeli</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-28 09:55:22</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Dette du Cameroun : le FMI dit « élevé », Yaoundé dit « soutenable » — qui ment ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Derrière les chiffres rassurants de la CAA se cache une réalité
brutale : le Cameroun consacre autant d'argent au remboursement de sa
dette extérieure qu'à l'en...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Derri&egrave;re les chiffres rassurants de la CAA se cache une r&eacute;alit&eacute; brutale : le Cameroun consacre autant d'argent au remboursement de sa dette ext&eacute;rieure qu'&agrave; l'ensemble de ses investissements publics et ce sont les citoyens ordinaires qui en absorbent le choc.</p>
<p>Il y a ce que disent les tableaux Excel du minist&egrave;re des Finances. Et il y a ce que ressentent les Camerounais chaque matin au march&eacute;, &agrave; la pompe &agrave; essence, au bureau de transfert Mobile Money.</p>
<p><em>Entre les deux, un gouffre de 15 416 milliards de FCFA.</em></p>
<p>Ce chiffre, c'est la dette publique officielle du Cameroun. Sur le papier, elle est &laquo; soutenable &raquo;. Le ratio reste sous le plafond autoris&eacute; par la CEMAC. Les fonctionnaires de la Caisse Autonome d'Amortissement dorment tranquilles.</p>
<p>Mais le FMI, lui, ne dort pas. Depuis son bureau install&eacute; au c&oelig;ur m&ecirc;me du minist&egrave;re des Finances &agrave; Yaound&eacute;, il classe le risque de surendettement du Cameroun comme <strong>&eacute;lev&eacute;</strong>. Pas mod&eacute;r&eacute;. Pas &agrave; surveiller. &Eacute;lev&eacute;.</p>
<p>Pourquoi cette contradiction ? Et surtout : qui paie, concr&egrave;tement, pour cette dette ?</p>
<p><em>La r&eacute;ponse est inconfortable. Elle s'appelle vous.</em></p>
<h2>Le mirage de la soutenabilit&eacute;</h2>
<p>La Caisse Autonome d'Amortissement (CAA) est formelle : le Cameroun peut techniquement s'endetter jusqu'&agrave; 18 000 milliards de FCFA d'ici 2030 sans franchir le plafond de 70 % du PIB fix&eacute; par la Communaut&eacute; &Eacute;conomique et Mon&eacute;taire de l'Afrique Centrale (CEMAC). Ratio respect&eacute;, cases coch&eacute;es, tableau de bord dans le vert.</p>
<p>Sauf que cette arithm&eacute;tique officielle gomme une r&eacute;alit&eacute; structurelle fondamentale : contrairement &agrave; la France ou au Japon, qui s'endettent massivement aupr&egrave;s de leurs propres citoyens en monnaie nationale, le Cameroun emprunte en devises &eacute;trang&egrave;res: dollars, euros, yuans. Chaque fluctuation du franc CFA alourdit m&eacute;caniquement la facture. Chaque trimestre, les int&eacute;r&ecirc;ts s'accumulent dans une monnaie que le pays ne contr&ocirc;le pas.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment pour cette raison que le Fonds Mon&eacute;taire International, pourtant partenaire institutionnel du gouvernement camerounais, classe le risque de surendettement du pays dans la cat&eacute;gorie &laquo; &eacute;lev&eacute; &raquo;. Pas par pessimisme. Par arithm&eacute;tique.</p>
<h2>Le mur budg&eacute;taire de 2 100 milliards</h2>
<p>Le danger le plus imm&eacute;diat n'est pas abstrait. Il a une date et un montant pr&eacute;cis.</p>
<p>Dans les deux prochaines ann&eacute;es, le Cameroun doit rembourser 2 100 milliards de FCFA &agrave; ses cr&eacute;anciers &eacute;trangers. Une somme qui n'est pas anodine : elle &eacute;quivaut, franc pour franc, &agrave; l'int&eacute;gralit&eacute; du Budget d'Investissement Public (BIP) national. Autrement dit, pour honorer ses traites, l'&Eacute;tat devrait th&eacute;oriquement renoncer &agrave; construire une seule route, un seul h&ocirc;pital, une seule &eacute;cole pendant deux ans.</p>
<p>Et ce n'est pas une anomalie passag&egrave;re. C'est le r&eacute;sultat d'ann&eacute;es d'emprunts dont le rendement n'a pas &eacute;t&eacute; &agrave; la hauteur des promesses.</p>
<h2>Le cimeti&egrave;re des milliards</h2>
<p>Le journaliste &eacute;conomique Albin Michel Njilo pose la question qui d&eacute;range : qu'a-t-on r&eacute;ellement fait de cet argent emprunt&eacute; ?</p>
<p><em>L'inventaire est accablant.</em></p>
<p><strong>Le barrage de Memve'ele</strong>. 410 milliards de FCFA ont &eacute;t&eacute; inject&eacute;s dans cette infrastructure hydro&eacute;lectrique cens&eacute;e illuminer une partie du pays. Pendant des ann&eacute;es, le d&eacute;bit r&eacute;el a stagn&eacute; entre 35 et 80 m&eacute;gawatts loin des 211 MW promis lors de la signature des contrats. Des kilom&egrave;tres de lignes &agrave; haute tension ont &eacute;t&eacute; construits avant m&ecirc;me que la centrale ne soit op&eacute;rationnelle.</p>
<p><strong>L'autoroute Kribi-Lolab&eacute;.</strong> Factur&eacute;e &agrave; pr&egrave;s de 7 millions de FCFA le kilom&egrave;tre, cette infrastructure d&eacute;tient un record peu enviable sur le continent africain. &Agrave; titre de comparaison, des pays voisins construisent des routes &eacute;quivalentes pour deux &agrave; trois fois moins. La diff&eacute;rence ? Elle s'appelle surfacturation.</p>
<p><strong>Les ordinateurs &laquo; PB &raquo;.</strong> 75 milliards de FCFA emprunt&eacute;s &agrave; la Chine pour &eacute;quiper les &eacute;tudiants camerounais en outils informatiques. Aujourd'hui, la grande majorit&eacute; de ces appareils est hors d'usage, victimes d'une maintenance inexistante et d'une logistique d&eacute;faillante. L'argent, lui, reste d&ucirc;.</p>
<p>Ces cas ne sont pas des accidents isol&eacute;s. Ils r&eacute;v&egrave;lent un syst&egrave;me o&ugrave; l'emprunt sert davantage &agrave; financer la rente et la surfacturation qu'&agrave; cr&eacute;er de la valeur &eacute;conomique durable.</p>
<h2>La Chine dans la chambre</h2>
<p>Parmi les cr&eacute;anciers du Cameroun, un acteur domine la sc&egrave;ne : la Chine d&eacute;tient plus de 60 % de la dette bilat&eacute;rale du pays. Cette concentration n'est pas sans cons&eacute;quences.</p>
<p>P&eacute;kin ne pratique pas la rh&eacute;torique de l'aide au d&eacute;veloppement. Il pratique le business. Les remboursements sont trimestriels, sans n&eacute;gociation possible, sans r&eacute;&eacute;chelonnement discr&eacute;tionnaire. Quand l'&Eacute;tat camerounais manque de liquidit&eacute;s, la Chine n'attend pas.</p>
<p>Cette d&eacute;pendance cr&eacute;e une asym&eacute;trie de pouvoir que les manuels d'&eacute;conomie appellent prudemment &laquo; vuln&eacute;rabilit&eacute; structurelle &raquo;. Dans la vie r&eacute;elle, elle se traduit par une marge de man&oelig;uvre budg&eacute;taire r&eacute;duite &agrave; peau de chagrin.</p>
<h2>Vous &ecirc;tes la solution de dernier recours</h2>
<p>Face &agrave; ce mur financier, l'&Eacute;tat a besoin de liquidit&eacute;s. Et le contribuable camerounais est la variable d'ajustement la plus accessible.</p>
<p><em>Plusieurs m&eacute;canismes sont d&eacute;j&agrave; &agrave; l'&oelig;uvre.</em></p>
<p>La traque au secteur informel s'intensifie. Les march&eacute;s, longtemps &eacute;pargn&eacute;s par la fiscalit&eacute; formelle, font face &agrave; des contr&ocirc;les accrus et &agrave; une augmentation des taxes sur les petits commerces. Pour les vendeurs qui survivent avec des marges d&eacute;j&agrave; minces, chaque nouvelle taxe est une ponction directe sur leur subsistance.</p>
<p>La taxe sur les transferts Mobile Money reste en place malgr&eacute; les protestations. Elle touche l'ensemble de la population, y compris les plus pauvres, qui n'ont pas acc&egrave;s aux services bancaires traditionnels. Elle est, par nature, impossible &agrave; &eacute;viter.</p>
<p>La r&eacute;duction des subventions sur le carburant, engag&eacute;e pour satisfaire les conditions du FMI, produit un effet domino imm&eacute;diat : le prix des transports augmente, celui des denr&eacute;es alimentaires suit. La tomate qui co&ucirc;tait cent francs hier en co&ucirc;te cent cinquante aujourd'hui. Pas &agrave; cause du march&eacute; mondial. &Agrave; cause d'un remboursement d'emprunt.</p>
<h2>L'&eacute;quation du d&eacute;veloppement rat&eacute;</h2>
<p>L'endettement n'est pas en soi une pathologie &eacute;conomique. Tous les pays qui se d&eacute;veloppent empruntent. La France est endett&eacute;e &agrave; plus de 110 % de son PIB. Le Japon fr&ocirc;le les 260 %. Mais leur dette finance des infrastructures qui g&eacute;n&egrave;rent de la croissance, des syst&egrave;mes &eacute;ducatifs qui forment du capital humain, des industries qui exportent de la valeur.</p>
<p>La diff&eacute;rence fondamentale est celle-ci : quand on s'endette pour construire une usine qui produit et exporte, la dette se rembourse elle-m&ecirc;me. Quand on s'endette pour construire un barrage qui ne tourne pas &agrave; pleine capacit&eacute;, une route sur&eacute;valu&eacute;e et des ordinateurs qui finissent &agrave; la d&eacute;charge, la dette reste enti&egrave;re et quelqu'un d'autre doit la payer.</p>
<p>Au Cameroun, ce quelqu'un, c'est le citoyen ordinaire. C'est la m&egrave;re de famille qui paie plus cher son transport. C'est l'&eacute;tudiant sans ordinateur fonctionnel. C'est l'entrepreneur du secteur informel que le fisc vient d&eacute;sormais chercher.</p>
<h2>La perspective</h2>
<p>Le Cameroun n'est pas condamn&eacute;. D'autres nations africaines ont r&eacute;ussi &agrave; restructurer leur dette, &agrave; n&eacute;gocier avec leurs cr&eacute;anciers, &agrave; r&eacute;orienter leurs emprunts vers des secteurs r&eacute;ellement productifs. Mais cela exige deux conditions que le pays peine encore &agrave; r&eacute;unir : une gouvernance financi&egrave;re transparente et une volont&eacute; politique de rompre avec les logiques de surfacturation et de corruption qui ont transform&eacute; les emprunts en gouffres.</p>
<p>Tant que ces conditions ne sont pas r&eacute;unies, chaque nouveau milliard emprunt&eacute; sera moins un levier de d&eacute;veloppement qu'une charge suppl&eacute;mentaire pour les g&eacute;n&eacute;rations qui n'ont pas encore eu voix au chapitre.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-05-28 01:20:28</pubDate>
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