<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:webfeeds="http://webfeeds.org/rss/1.0" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
  <channel>
    <title>Le flux rss de camer.be : ECONOMIE</title>
    <link>https://www.camer.be/economie</link>
    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
    <atom:link href="https://www.camer.be/economie" rel="self" type="application/rss+xml" />
                        <webfeeds:logo>https://www.camer.be/images/logo.png</webfeeds:logo>
    <image>
      <url>https://www.camer.be/images/logo.png</url>
      <title>Le flux rss de camer.be : ECONOMIE</title>
      <link>https://www.camer.be/economie</link>
    </image>
                <language>fr</language>
    <lastBuildDate>Tue, 21 Jul 2026 03:56:30 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[Cacao : le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria s’allient :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93985/12:1/cacao-le-cameroun-la-cote-divoire-le-ghana-et-le-nigeria-sallient-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93985/12:1/cacao-le-cameroun-la-cote-divoire-le-ghana-et-le-nigeria-sallient-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le 14 juillet 2026, à Abuja, quatre pays africains ont acté une
rupture historique. Le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le
Nigeria qui assurent à eux seu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 juillet 2026, &agrave; Abuja, quatre pays africains ont act&eacute; une rupture historique. Le Cameroun, la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, le Ghana et le Nigeria qui assurent &agrave; eux seuls pr&egrave;s des trois quarts de la production mondiale de cacao ont sign&eacute; la D&eacute;claration d&rsquo;Abuja, acte de naissance de l&rsquo;Alliance pour la valorisation du cacao.</p>
<p>Pendant un si&egrave;cle, l&rsquo;Afrique a exp&eacute;di&eacute; ses f&egrave;ves par bateaux entiers pour les racheter, transform&eacute;es, sous forme de chocolat. <strong>"For a hundred years, Africa has sent its cocoa to the world in sacks and received it back in wrappers, paying at both ends of the transaction</strong>" , a r&eacute;sum&eacute; le ministre d&rsquo;&Eacute;tat nig&eacute;rian John Ewan Eno. Cette &eacute;poque est r&eacute;volue.</p>
<p>Derri&egrave;re le lancement de cette alliance se cache un enjeu colossal : capter une part &eacute;quitable d&rsquo;un march&eacute; mondial du chocolat estim&eacute; &agrave; plus de 130 milliards de dollars, alors que les pays producteurs n&rsquo;en per&ccedil;oivent actuellement pas 10 % de la valeur. Mais l&rsquo;initiative se heurte &agrave; une r&eacute;alit&eacute; brutale : la chute des cours internationaux et l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur imminente du r&egrave;glement europ&eacute;en contre la d&eacute;forestation (RDUE), pr&eacute;vue le 30 d&eacute;cembre 2026.</p>
<h2>Un cartel du cacao version 2026</h2>
<p>L&rsquo;Alliance pour la valorisation du cacao est n&eacute;e sous l&rsquo;impulsion du Nigeria, qui a convi&eacute; ses voisins &agrave; un sommet historique sur le th&egrave;me "<strong>From Bean to Brand</strong>" (De la f&egrave;ve &agrave; la marque). Cette nouvelle organisation ne se contente pas de coordonner les politiques agricoles. Elle entend <strong>n&eacute;gocier, fixer des normes et aborder les march&eacute;s mondiaux en un seul bloc</strong>.</p>
<p>"Pendant trop longtemps, les pays qui produisent les deux tiers du cacao mondial se sont pr&eacute;sent&eacute;s aux tables de n&eacute;gociation internationales un par un, chacun d&eacute;fendant ses propres int&eacute;r&ecirc;ts et risquant d&rsquo;&ecirc;tre mis en balance avec ses voisins. (...) La plus vieille strat&eacute;gie du monde nous a &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e, marquant la fin &agrave; Abuja de l&rsquo;&egrave;re du partage au rabais", a martel&eacute; John Ewan Eno.</p>
<p>Cette unit&eacute; retrouv&eacute;e intervient dans un contexte de grande volatilit&eacute;. Apr&egrave;s avoir atteint des sommets historiques au-dessus de 11 000 dollars la tonne fin 2024, les cours du cacao se sont effondr&eacute;s, contraignant le Ghana et la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire &agrave; r&eacute;duire les prix garantis aux producteurs. En mars 2026, le prix &eacute;tait tomb&eacute; &agrave; environ 3 100 dollars avant de remonter vers 5 000 dollars. Une instabilit&eacute; qui p&eacute;nalise directement les 300 000 familles de planteurs que compte &agrave; elle seule la fili&egrave;re nig&eacute;riane.</p>
<h2>La grande mue : "Nous m&eacute;ritons l&rsquo;&eacute;quit&eacute;"</h2>
<p>Au-del&agrave; du discours politique, l&rsquo;Alliance repose sur un constat math&eacute;matique implacable. L&rsquo;Afrique fournit entre 75 % et 77 % du cacao mondial, mais capte <strong>moins de 10 %</strong> de la valeur g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par l&rsquo;industrie du chocolat. "Nous n&rsquo;avons pas besoin de charit&eacute;. <strong>Nous m&eacute;ritons l&rsquo;&eacute;quit&eacute;</strong>. Le moment est venu pour l&rsquo;Afrique de valoriser ses propres richesses, de prot&eacute;ger ses agriculteurs et de n&eacute;gocier d&rsquo;une seule voix sur le march&eacute; mondial du cacao", a d&eacute;clar&eacute; Ransford Abbey, directeur g&eacute;n&eacute;ral du Conseil ghan&eacute;en du cacao (COCOBOD).</p>
<p>Pour inverser la tendance, les quatre pays misent sur la <strong>transformation locale</strong>. Le Ghana a ouvert la voie en exigeant qu&rsquo;au moins 50 % de ses f&egrave;ves soient transform&eacute;es localement &agrave; partir de la campagne 2026/2027. Le Nigeria embo&icirc;te le pas, avec une strat&eacute;gie nationale qui lie le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral, les gouverneurs des &Eacute;tats producteurs et les organisations agricoles &agrave; des objectifs chiffr&eacute;s. Des investissements concrets sont d&eacute;j&agrave; en cours : une usine de transformation de 70 000 tonnes est en construction &agrave; Sagamu, au Nigeria, et la Banque de l&rsquo;Industrie (BOI) a d&eacute;bloqu&eacute; plus de 164 milliards de nairas pour l&rsquo;agroalimentaire en 2025.</p>
<h2>L&rsquo;&eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s europ&eacute;enne</h2>
<p>Mais le v&eacute;ritable test de l&rsquo;Alliance r&eacute;side dans sa capacit&eacute; &agrave; r&eacute;pondre &agrave; la r&eacute;glementation europ&eacute;enne. Le <strong>R&egrave;glement de l&rsquo;UE sur la d&eacute;forestation (RDUE)</strong> , qui entre en application le 30 d&eacute;cembre 2026, impose une tra&ccedil;abilit&eacute; g&eacute;olocalis&eacute;e des f&egrave;ves jusqu&rsquo;&agrave; la parcelle cultiv&eacute;e, sous peine d&rsquo;exclusion du march&eacute; europ&eacute;en. Or, l&rsquo;Union europ&eacute;enne absorbe environ 60 % des importations mondiales de cacao.</p>
<p>Face &agrave; ce d&eacute;fi, les quatre pays ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;adopter une <strong>position commune</strong>. Ils demandent la reconnaissance de leurs syst&egrave;mes nationaux de tra&ccedil;abilit&eacute; et s&rsquo;opposent fermement &agrave; ce que le co&ucirc;t de la mise en conformit&eacute; soit r&eacute;percut&eacute; sur les petits producteurs. John Ewan Eno voit dans cette contrainte une opportunit&eacute; : &agrave; condition que les investissements r&eacute;alis&eacute;s profitent directement aux fili&egrave;res africaines, cette r&eacute;glementation peut renforcer leur comp&eacute;titivit&eacute;.</p>
<h2>Un d&eacute;fi de taille : industrialiser sans exclure</h2>
<p>Si l&rsquo;Alliance d&rsquo;Abuja est salu&eacute;e comme une avanc&eacute;e majeure, elle soul&egrave;ve des questions cruciales. Comment financer la transformation locale alors que les cours mondiaux restent volatils ? La r&eacute;ponse passe par des m&eacute;canismes innovants. Le Ghana a d&eacute;j&agrave; amorc&eacute; une rupture en finan&ccedil;ant ses achats de cacao en monnaie locale plut&ocirc;t que par des emprunts syndiqu&eacute;s en devises, ce qui lib&egrave;re jusqu&rsquo;&agrave; 400 000 tonnes pour les transformateurs locaux.</p>
<p>Autre enjeu : <strong>la justice sociale</strong>. La m&eacute;canisation de la fili&egrave;re et l&rsquo;industrialisation ne doivent pas se faire au d&eacute;triment des 6 &agrave; 7 millions de petits planteurs qui vivent de cette culture en Afrique de l&rsquo;Ouest et du Centre. L&rsquo;Alliance insiste sur le principe selon lequel les revenus de la transformation doivent b&eacute;n&eacute;ficier en premier lieu aux agriculteurs. C&rsquo;est la condition sine qua non pour que ce tournant historique ne soit pas per&ccedil;u comme une confiscation de la richesse par les &eacute;lites.</p>
<p>La naissance de l&rsquo;Alliance pour la valorisation du cacao marque un tournant d&eacute;cisif dans l&rsquo;histoire &eacute;conomique du continent. Pour la premi&egrave;re fois, les quatre g&eacute;ants africains du cacao parlent d&rsquo;une seule voix. Leur pari est audacieux : transformer localement ce qu&rsquo;ils produisent, pour ne plus subir les lois d&rsquo;un march&eacute; qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais ma&icirc;tris&eacute;.</p>
<p>Mais ce sursaut d&rsquo;orgueil et de pragmatisme devra surmonter des obstacles de taille : la volatilit&eacute; des prix, les exigences environnementales europ&eacute;ennes et la lourdeur des investissements n&eacute;cessaires. <strong>L&rsquo;Alliance d&rsquo;Abuja n&rsquo;est pas une fin, c&rsquo;est un d&eacute;but.</strong> Le d&eacute;but de la fin de l&rsquo;&egrave;re o&ugrave; l&rsquo;Afrique exportait ses richesses brutes pour les racheter transform&eacute;es. Ou, comme l&rsquo;a si bien dit le pr&eacute;sident Tinubu : "We will grind our beans at home, we will press our butter at home, we will make our chocolate at home, brand it at home and sell it to the world on our own terms."</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-17 00:31:40</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Cacao170726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="16909" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[Or fantôme : comment le Cameroun se fait piller :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93982/12:1/or-fantome-comment-le-cameroun-se-fait-piller-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93982/12:1/or-fantome-comment-le-cameroun-se-fait-piller-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Entre 2021 et 2025, le Cameroun n'a officiellement déclaré que 148
kg d'or exportés. Pendant ce temps, Dubaï enregistrait 44 tonnes en
provenance du pays. L'enq...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Entre 2021 et 2025, le Cameroun n'a officiellement d&eacute;clar&eacute; que 148 kg d'or export&eacute;s. Pendant ce temps, Duba&iuml; enregistrait 44 tonnes en provenance du pays. L'enqu&ecirc;te de Jeune Afrique r&eacute;v&egrave;le un syst&egrave;me criminel organis&eacute; qui prive l'&Eacute;tat de 2 000 milliards FCFA.</p>
<p>Un r&eacute;seau criminel structur&eacute; impliquant des agents de l'&Eacute;tat, des promoteurs chinois et des contrebandiers.&nbsp; Une contrebande massive d'or camerounais vers Duba&iuml;.&nbsp; Entre 2021 et 2025. Du Cameroun, via ses a&eacute;roports internationaux jusqu'aux comptoirs de Duba&iuml;. Pourquoi ? Pour blanchir l'or et priver l'&Eacute;tat de recettes fiscales essentielles.</p>
<p>Ce n'est pas une simple fraude douani&egrave;re. C'est <strong>une architecture criminelle</strong>. Un syst&egrave;me d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment construit pour extraire, raffiner, exporter et blanchir l'or camerounais hors de tout circuit l&eacute;gal. Avec la complicit&eacute; active d'agents de l'&Eacute;tat &agrave; tous les &eacute;chelons de la cha&icirc;ne.</p>
<h2>44 tonnes contre 148 kg : l'&eacute;cart qui donne le vertige</h2>
<p>Entre 2021 et 2025, les douanes camerounaises n'ont enregistr&eacute; que <strong>148 kilogrammes</strong> d'or l&eacute;galement export&eacute;. Pendant la m&ecirc;me p&eacute;riode, les autorit&eacute;s de Duba&iuml; ont enregistr&eacute; l'entr&eacute;e de <strong>44 tonnes</strong> d'or en provenance du Cameroun.</p>
<p>44 tonnes. Soit <strong>297 fois plus</strong> que ce que le Cameroun d&eacute;clare officiellement exporter. La valeur de cet or est estim&eacute;e &agrave; 3,4 milliards de dollars, soit pr&egrave;s de 2 000 milliards de FCFA.</p>
<p>&laquo; Ce n'est pas une fraude fiscale. C'est un vol. &raquo;</p>
<h2>Duba&iuml;, plaque tournante de l'or de contrebande</h2>
<p>Duba&iuml; est devenu l'un des principaux centres mondiaux du n&eacute;goce de l'or. Sa r&eacute;glementation favorable et son r&ocirc;le de plateforme internationale attirent aussi bien les op&eacute;rateurs l&eacute;gaux que les r&eacute;seaux de contrebande.</p>
<p>C'est l&agrave; que se concentre une partie importante de l'or extrait en Afrique. L'or camerounais, une fois arriv&eacute; &agrave; Duba&iuml;, entre dans le circuit l&eacute;gal international, blanchis&eacute; et valoris&eacute; pendant que l'&Eacute;tat camerounais ne per&ccedil;oit rien.</p>
<p>Une corruption syst&eacute;mique au sommet de l'&Eacute;tat</p>
<p>L'enqu&ecirc;te de Jeune Afrique, intitul&eacute;e &laquo; Les passoires du Cameroun : comment l'or et ses milliards s'envolent vers Duba&iuml; &raquo;, r&eacute;v&egrave;le que ce pillage n'est pas le fruit de simples contrebandiers. C'est un <strong>syst&egrave;me organis&eacute;</strong>.</p>
<p>Faux certificats d'origine, agents publics corrompus, promoteurs chinois bien introduits : les rouages de ce syst&egrave;me criminel sont d&eacute;sormais expos&eacute;s.</p>
<p>Sur le papier, le dispositif l&eacute;gal camerounais semble rigoureux. Tout op&eacute;rateur souhaitant exporter de l'or doit obtenir une autorisation, faire expertiser son produit dans un laboratoire agr&eacute;&eacute; et recevoir un certificat d'origine. Dans la r&eacute;alit&eacute; document&eacute;e par Jeune Afrique, ce dispositif est <strong>syst&eacute;matiquement contourn&eacute;</strong>.</p>
<h2>Le conflit d'int&eacute;r&ecirc;ts de la Sonamines</h2>
<p>Le code minier de 2023 a accord&eacute; &agrave; la <strong>Sonamines</strong> (Soci&eacute;t&eacute; nationale des mines) l'exclusivit&eacute; de la commercialisation des m&eacute;taux pr&eacute;cieux. Mais comme le r&eacute;v&egrave;le Jeune Afrique, cette mesure a cr&eacute;&eacute; un nouveau probl&egrave;me :</p>
<p>&laquo; La Sonamines se retrouve simultan&eacute;ment actrice et r&eacute;gulatrice du secteur, un conflit d'int&eacute;r&ecirc;ts structurel que d&eacute;noncent les op&eacute;rateurs. &raquo;</p>
<p>Un op&eacute;rateur s'indigne aupr&egrave;s de Jeune Afrique : &laquo; Il n'est donc pas &eacute;tonnant qu'elle complique la d&eacute;livrance des agr&eacute;ments. &raquo;</p>
<h2>Les complicit&eacute;s au plus haut niveau</h2>
<p>L'enqu&ecirc;te met en cause des personnalit&eacute;s proches du pouvoir. <strong>Oswald Baboke</strong>, directeur adjoint du cabinet civil du pr&eacute;sident Paul Biya, a &eacute;t&eacute; entendu &agrave; plusieurs reprises par le Tribunal criminel sp&eacute;cial (TCS). Des agents des renseignements doivent &ecirc;tre envoy&eacute;s &agrave; Duba&iuml; pour remonter la piste d'un pr&eacute;sum&eacute; trafic d'or camerounais.</p>
<p><strong>Steven Nbienou Kouadjo</strong>, head of NBIKO Group, a d&eacute;menti les accusations le liant au scandale. Mais les investigations se poursuivent.</p>
<h2>&Agrave; peine 5 % de la production passent par les circuits l&eacute;gaux</h2>
<p>L'ampleur du ph&eacute;nom&egrave;ne est vertigineuse. Selon Jeune Afrique, <strong>&agrave; peine 5 % de la production nationale d'or</strong> serait &eacute;coul&eacute;e via des circuits l&eacute;gaux. Le reste quitte pourtant le pays, en grande partie par ses a&eacute;roports internationaux.</p>
<p>L'exploitation aurif&egrave;re ne repr&eacute;sente toujours qu'&agrave; peine <strong>1 % du PIB</strong> camerounais, alors que le pays regorge de ressources.</p>
<h2>Les failles du secteur minier</h2>
<p>L'enqu&ecirc;te souligne plusieurs facteurs favorisant la fraude :</p>
<p>- L'exploitation artisanale, difficile &agrave; contr&ocirc;ler<br />- Des circuits d'achat informels<br />- Des exportations clandestines<br />- Des soup&ccedil;ons de complicit&eacute;s au sein de certains r&eacute;seaux</p>
<p><strong>L'absence totale de tra&ccedil;abilit&eacute;</strong> &agrave; chaque maillon de la cha&icirc;ne est le nerf de la guerre. Un interlocuteur confie &agrave; Jeune Afrique :</p>
<p>&laquo; Lorsqu'un orpailleur c&egrave;de sa production &agrave; un collecteur, aucun papier n'est sign&eacute;. Pareillement, du collecteur jusqu'au bureau d'achat, rien n'est &eacute;crit. &raquo;</p>
<p>Cette opacit&eacute; n'est pas accidentelle. Elle est fonctionnelle : sans document, pas de tra&ccedil;abilit&eacute; ; sans tra&ccedil;abilit&eacute;, pas de responsabilit&eacute; ; sans responsabilit&eacute;, pas de sanction possible.</p>
<h2>Les ripostes de l'&Eacute;tat</h2>
<p>Face &agrave; ces r&eacute;v&eacute;lations, les autorit&eacute;s camerounaises ont lanc&eacute; des investigations. En d&eacute;cembre 2025, le gouvernement a ordonn&eacute; la suspension totale de toutes les activit&eacute;s d'extraction aurif&egrave;re.</p>
<p>Une commission d'enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; mise en place, et <strong>53 permis</strong> ont &eacute;t&eacute; retir&eacute;s. Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Sonamines, Serge Herv&eacute; Boyogueno, a pr&eacute;cis&eacute; que l'entreprise est en droit d'engager des poursuites judiciaires une fois les responsabilit&eacute;s &eacute;tablies.</p>
<h2>Un enjeu &eacute;conomique majeur pour le Cameroun</h2>
<p>Ce dossier montre que la contrebande d'or constitue un <strong>enjeu &eacute;conomique majeur</strong> pour le Cameroun. Si les chiffres avanc&eacute;s sont confirm&eacute;s, les pertes financi&egrave;res seraient consid&eacute;rables et mettent en &eacute;vidence la n&eacute;cessit&eacute; de :</p>
<p>- Renforcer la tra&ccedil;abilit&eacute; de l'or<br />- Contr&ocirc;ler les exportations<br />- Am&eacute;liorer la gouvernance du secteur minier</p>
<h2>Un pr&eacute;c&eacute;dent pour l'Afrique ?</h2>
<p>Au-del&agrave; du Cameroun, cette affaire r&eacute;v&egrave;le les limites de la gouvernance des ressources naturelles en Afrique. L'or, ce m&eacute;tal pr&eacute;cieux qui devrait financer les infrastructures, la sant&eacute; et l'&eacute;ducation, s'envole vers Duba&iuml; et l'&Eacute;tat ne voit rien.</p>
<p>Le Cameroun, avec une administration r&eacute;put&eacute;e plus solide que celle de nombreux voisins, perd des milliers de milliards de francs CFA. Que dire alors des pays aux &Eacute;tats plus fragiles ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-16 12:54:36</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Monde/Or261125500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="80875" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Qui est Claude Owona Ekoto, la nouvelle Directrice régionale de la SFI ? :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93979/12:1/cameroun-qui-est-claude-owona-ekoto-la-nouvelle-directrice-regionale-de-la-sfi-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93979/12:1/cameroun-qui-est-claude-owona-ekoto-la-nouvelle-directrice-regionale-de-la-sfi-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[La Camerounaise Claude Owona Ekoto prend la tête du Groupe des
institutions financières de la SFI pour l'Afrique centrale et
l'Afrique occidentale anglophone un...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La Camerounaise Claude Owona Ekoto prend la t&ecirc;te du Groupe des institutions financi&egrave;res de la SFI pour l'Afrique centrale et l'Afrique occidentale anglophone une cons&eacute;cration pour le leadership f&eacute;minin camerounais.</p>
<p><strong>Qui ?</strong> Claude Owona Ekoto, une experte camerounaise en finance et management. <strong>Quoi ?</strong> Elle a &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e Directrice r&eacute;gionale de l'industrie pour le Groupe des institutions financi&egrave;res (FIG) de la Soci&eacute;t&eacute; financi&egrave;re internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale. <strong>Quand ?</strong> La nomination a &eacute;t&eacute; officialis&eacute;e le mardi 14 juillet 2026. <strong>O&ugrave; ?</strong> Elle sera bas&eacute;e &agrave; Lagos, au Nigeria, et couvrira l'Afrique centrale et l'Afrique occidentale anglophone. <strong>Pourquoi ?</strong> Pour &eacute;largir l'acc&egrave;s au financement des entreprises, agriculteurs et entrepreneurs qui stimulent la croissance et cr&eacute;ent des emplois sur le continent.</p>
<p>Mais au-del&agrave; des faits bruts, cette nomination raconte une histoire bien plus grande. Celle d'une femme camerounaise qui, apr&egrave;s vingt ans de carri&egrave;re dans les couloirs de la finance internationale de HSBC &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale, de l'Afrique de l'Ouest aux &Eacute;tats-Unis s'impose aujourd'hui comme l'une des voix les plus influentes du d&eacute;veloppement &eacute;conomique en Afrique. C'est aussi l'histoire d'un continent qui, face &agrave; un d&eacute;ficit chronique de financement, mise sur ses propres talents pour transformer ses &eacute;conomies.</p>
<h2>Une nomination qui fait date</h2>
<p>Le 14 juillet 2026 restera grav&eacute; dans l'histoire des institutions financi&egrave;res internationales. Ce jour-l&agrave;, la Soci&eacute;t&eacute; financi&egrave;re internationale (IFC International Finance Corporation), filiale du Groupe de la Banque mondiale d&eacute;di&eacute;e au secteur priv&eacute;, a officialis&eacute; la nomination de Claude Owona Ekoto au poste de Directrice r&eacute;gionale de l'industrie pour le Groupe des institutions financi&egrave;res (FIG), en charge de l'Afrique centrale et de l'Afrique occidentale anglophone.</p>
<p>Un poste strat&eacute;gique s'il en est. Bas&eacute;e &agrave; Lagos, au Nigeria, elle supervisera les activit&eacute;s de la SFI aupr&egrave;s des institutions financi&egrave;res de toute la r&eacute;gion. Son objectif ? Travailler aux c&ocirc;t&eacute;s des banques, des fintechs et des partenaires financiers pour &eacute;largir l'acc&egrave;s au financement des entreprises, des agriculteurs et des entrepreneurs qui font tourner les &eacute;conomies locales.</p>
<p>"Dans ses nouvelles fonctions, elle travaillera aux c&ocirc;t&eacute;s d'institutions financi&egrave;res et des partenaires &agrave; travers la r&eacute;gion pour &eacute;largir l'acc&egrave;s au financement pour les entreprises, agriculteurs et entrepreneurs qui stimulent la croissance et cr&eacute;ent des emplois."</p>
<h2>Un parcours d'exception</h2>
<p>Claude Owona Ekoto n'arrive pas &agrave; ce poste par hasard. Cette professionnelle chevronn&eacute;e de la finance cumule plus de vingt ans d'exp&eacute;rience dans la gestion de tr&eacute;sorerie, la banque commerciale et de d&eacute;tail.</p>
<p>Dipl&ocirc;m&eacute;e de l'&Eacute;cole sup&eacute;rieure de commerce Audencia &agrave; Nantes, en France, elle est &eacute;galement titulaire d'un MBA de la Fisher College of Business de l'Ohio State University, aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Son parcours l'a conduite dans les plus grandes institutions bancaires internationales. Elle a notamment travaill&eacute; pour <strong>HSBC</strong> et <strong>Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale</strong>, o&ugrave; elle a occup&eacute; le poste de <strong>Directrice g&eacute;n&eacute;rale adjointe au Burkina Faso</strong>. Une exp&eacute;rience terrain qui lui a permis de comprendre les r&eacute;alit&eacute;s des syst&egrave;mes financiers africains, loin des tours de verre des si&egrave;ges occidentaux.</p>
<p>Depuis 2023, elle officiait comme responsable r&eacute;gionale des Institutions financi&egrave;res pour l'Afrique de l'Ouest au sein de la SFI. Dans ce r&ocirc;le, elle s'est concentr&eacute;e sur les facteurs cl&eacute;s de la cr&eacute;ation d'emplois en Afrique, notamment en am&eacute;liorant l'acc&egrave;s au financement pour les MPME, les femmes entrepreneurs, les cha&icirc;nes de valeur agricoles et les logements abordables.</p>
<h2>Une vision pour l'inclusion financi&egrave;re en Afrique</h2>
<p>Ce que les chiffres ne disent pas, c'est l'ampleur du d&eacute;fi qui attend Claude Owona Ekoto. En Afrique, le d&eacute;ficit de financement ne tient pas seulement au manque de capitaux. Il r&eacute;sulte aussi de la difficult&eacute; &agrave; acheminer les ressources vers les petites entreprises, les agriculteurs, les femmes entrepreneures et les m&eacute;nages encore &eacute;loign&eacute;s des circuits financiers classiques.</p>
<p>C'est sur cette ligne de fracture que la nouvelle Directrice r&eacute;gionale devra d&eacute;sormais agir.</p>
<p>L'IFC a salu&eacute; ses r&eacute;alisations, soulignant qu'elle a construit un solide historique en dirigeant le travail d'investissement de l'institution aupr&egrave;s des institutions financi&egrave;res, approfondissant les relations clients et d&eacute;veloppant la <strong>finance PME</strong>, l'<strong>agrofinance</strong> et la <strong>finance de genre</strong>, tout en pionni&egrave;re des transactions sur les <strong>march&eacute;s de capitaux locaux</strong>.</p>
<p>"Claude a construit un solide historique en dirigeant le travail d'investissement de l'IFC aupr&egrave;s des institutions financi&egrave;res, approfondissant les relations clients et d&eacute;veloppant la finance PME, l'agrofinance et la finance de genre, tout en pionnier des transactions sur les march&eacute;s de capitaux locaux."</p>
<h2>Une fiert&eacute; pour le Cameroun et pour l'Afrique</h2>
<p>Cette nomination intervient dans un contexte de fortes contraintes de financement pour les entreprises locales. Elle illustre &eacute;galement une nouvelle fois la pr&eacute;sence de comp&eacute;tences camerounaises au sein des grandes institutions financi&egrave;res internationales.</p>
<p>Le Cameroun n'est pas &eacute;tranger aux hautes sph&egrave;res de la Banque mondiale. On pense notamment &agrave; <strong>Mercy Tembon</strong>, vice-pr&eacute;sidente et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale de la Banque mondiale, ou &agrave; <strong>Vera Songwe</strong>, &eacute;conomiste camerounaise de renom. Claude Owona Ekoto rejoint d&eacute;sormais ce cercle tr&egrave;s ferm&eacute; des Camerounaises qui fa&ccedil;onnent l'architecture financi&egrave;re mondiale.</p>
<p>Mais au-del&agrave; de la fiert&eacute; nationale, cette nomination envoie un signal fort : les comp&eacute;tences africaines sont d&eacute;sormais incontournables dans la gouvernance &eacute;conomique mondiale. Et plus encore, <strong>les femmes africaines</strong> longtemps cantonn&eacute;es aux marges des institutions internationales occupent aujourd'hui des postes o&ugrave; elles peuvent v&eacute;ritablement influencer les politiques de d&eacute;veloppement.</p>
<p>"Cette nomination t&eacute;moigne une nouvelle fois de la place grandissante des femmes africaines dans les plus hautes responsabilit&eacute;s des institutions financi&egrave;res internationales. &Agrave; travers son parcours, elle d&eacute;montre que comp&eacute;tence, vision strat&eacute;gique et engagement peuvent ouvrir la voie &agrave; un leadership f&eacute;minin capable d'influencer durablement le d&eacute;veloppement &eacute;conomique de l'Afrique."</p>
<h2>Les d&eacute;fis qui l'attendent</h2>
<p>Le chemin ne sera pas sans emb&ucirc;ches. La r&eacute;gion Afrique centrale et Afrique de l'Ouest anglophone qu'elle couvrira pr&eacute;sente des d&eacute;fis &eacute;conomiques majeurs : une faible bancarisation, des infrastructures financi&egrave;res limit&eacute;es, une instabilit&eacute; politique dans certains pays, et un acc&egrave;s au cr&eacute;dit encore trop restreint pour les PME.</p>
<p>Son principal d&eacute;fi sera de faire des banques, des fintechs et des institutions financi&egrave;res de v&eacute;ritables relais de croissance. Cela passe par :</p>
<p>- <strong>Le renforcement des syst&egrave;mes financiers locaux</strong> pour qu'ils puissent absorber des flux de capitaux plus importants.<br />- <strong>Le d&eacute;veloppement de la finance inclusive</strong>, en particulier pour les femmes et les jeunes entrepreneurs.<br />- <strong>La structuration d'op&eacute;rations innovantes sur les march&eacute;s de capitaux locaux</strong>, pour mobiliser l'&eacute;pargne r&eacute;gionale au service du d&eacute;veloppement.<br />- <strong>L'accompagnement des PME</strong> dans leur acc&egrave;s au cr&eacute;dit, v&eacute;ritable moteur de cr&eacute;ation d'emplois sur le continent.</p>
<h2>Une perspective d'avenir</h2>
<p>&Agrave; 20 ans d'exp&eacute;rience, Claude Owona Ekoto incarne une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de dirigeants africains form&eacute;s aux meilleures &eacute;coles, rompus aux exigences de la finance internationale, mais profond&eacute;ment ancr&eacute;s dans les r&eacute;alit&eacute;s de leur continent.</p>
<p>Sa nomination &agrave; ce poste strat&eacute;gique n'est pas un aboutissement c'est un nouveau d&eacute;part. Un d&eacute;part qui pourrait bien red&eacute;finir les contours du financement du d&eacute;veloppement en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest pour les ann&eacute;es &agrave; venir.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-16 10:14:17</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Claude-Owona-Ekoto160726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="20744" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Pourquoi Akere Muna écrit à Nathalie Moudiki :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93971/12:1/cameroun-pourquoi-akere-muna-ecrit-a-nathalie-moudiki-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93971/12:1/cameroun-pourquoi-akere-muna-ecrit-a-nathalie-moudiki-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Akere Muna adresse une lettre ouverte à Nathalie Moudiki, qu'il
accuse de diriger la SNH « de fait ». CSTAR, Glencore, écarts de
prix : plongée dans les secrets...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Akere Muna adresse une lettre ouverte &agrave; Nathalie Moudiki, qu'il accuse de diriger la SNH &laquo; de fait &raquo;. CSTAR, Glencore, &eacute;carts de prix : plong&eacute;e dans les secrets de la compagnie p&eacute;troli&egrave;re.</p>
<p>L'ancien vice-pr&eacute;sident de Transparency International a adress&eacute; une lettre ouverte &agrave; Nathalie Moudiki, &eacute;pouse du directeur g&eacute;n&eacute;ral de la SNH Adolphe Moudiki, absent depuis trois ans. Il d&eacute;nonce une &laquo; vacance d&eacute;guis&eacute;e en direction &raquo; et interroge la gouvernance du premier contributeur au budget de l'&Eacute;tat.</p>
<p>&laquo; Ce n'est pas une succession. Ce n'est pas une d&eacute;l&eacute;gation. C'est une vacance d&eacute;guis&eacute;e en direction. &raquo; La formule est cinglante. Elle est sign&eacute;e d'Akere T. Muna, avocat, ancien vice-pr&eacute;sident de Transparency International et fondateur de sa section camerounaise. Destinataire : Nathalie Moudiki, &eacute;pouse de l'administrateur directeur g&eacute;n&eacute;ral de la SNH, Adolphe Moudiki, 88 ans, absent des radars depuis pr&egrave;s de trois ans.</p>
<p>Comment la premi&egrave;re entreprise publique du Cameroun, premier contributeur au budget de l'&Eacute;tat, peut-elle &ecirc;tre dirig&eacute;e par une signature fant&ocirc;me ?</p>
<p>C'est la question qui traverse la lettre ouverte publi&eacute;e dans <strong>Le Messager</strong> et reprise par plusieurs m&eacute;dias. Une question qui r&eacute;sonne d'autant plus fort que la SNH est au c&oelig;ur de trois dossiers sensibles : le projet CSTAR, les &eacute;carts de prix avec Vitol et Glencore, et l'affaire de corruption Glencore jug&eacute;e au Royaume-Uni.</p>
<h2>L'homme qui n'est plus l&agrave;</h2>
<p>Adolphe Moudiki est &agrave; la t&ecirc;te de la SNH depuis 1993. Trente-trois ans. Un r&egrave;gne sans pr&eacute;c&eacute;dent. Magistrat de formation, proche de Paul Biya, il a construit un empire. Mais depuis pr&egrave;s de trois ans, il a disparu de la sc&egrave;ne publique. Ni conf&eacute;rence de presse. Ni conseil d'administration. Ni forum international.</p>
<p>En octobre 2024, alors que le Cameroun accueillait la session annuelle de l'Organisation des pays africains producteurs de p&eacute;trole (APPO) &agrave; Yaound&eacute;, c'est un ministre qui a d&ucirc; repr&eacute;senter le pays. Le patron de la SNH n'&eacute;tait pas l&agrave;.</p>
<p>&Agrave; sa place, une femme. Son &eacute;pouse.</p>
<h2>Nathalie Moudiki, la dirigeante de fait</h2>
<p>Nathalie Moudiki, n&eacute;e Ada Engamba, est juriste et experte en ing&eacute;nierie d'entreprise. Elle a int&eacute;gr&eacute; la SNH le 18 ao&ucirc;t 1998 et cumule 27 ans d'exp&eacute;rience. Directrice des Affaires juridiques depuis 2019, elle a &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e Conseill&egrave;re n&deg;2 &agrave; la Direction g&eacute;n&eacute;rale en d&eacute;cembre 2025 une premi&egrave;re pour une femme &agrave; ce poste.</p>
<p>Mais ce qui rend cette ascension exceptionnelle, c'est le contexte. Son &eacute;poux, Adolphe Moudiki, 88 ans et affaibli par la maladie, n'est plus qu'une figure symbolique. C'est elle qui repr&eacute;sente la SNH &agrave; l'APPO. Elle qui pr&eacute;side le conseil d'administration de CSTAR &agrave; Duba&iuml;. Elle qui accueille les dignitaires &eacute;trangers. Elle qui, le 26 juin 2026, a lanc&eacute; un avertissement aux employ&eacute;s : &laquo; Ceux qui insultent le pr&eacute;sident Paul Biya ou l'administrateur directeur g&eacute;n&eacute;ral Adolphe Moudiki seront sanctionn&eacute;s &raquo; .</p>
<p>Pour Akere Muna, la situation est claire : &laquo; Vous ne portez pas le titre de Directrice G&eacute;n&eacute;rale de la Soci&eacute;t&eacute; Nationale des Hydrocarbures. Mais depuis plus de trois ans, dans l'absence prolong&eacute;e de M. Adolphe Moudiki, vous en exercez les fonctions dans les faits &raquo; .</p>
<h2>Une lettre qui porte un nom, mais pas un homme</h2>
<p>La publication r&eacute;cente d'un &eacute;ditorial dans &laquo; SNH Infos &raquo;, le magazine officiel de la SNH, a mis le feu aux poudres. Le texte porte le nom d'Adolphe Moudiki. Mais, comme le souligne la lettre ouverte, &laquo; il ne porte pas l'homme &raquo; .</p>
<p>&laquo; Les documents portant la signature d'Adolphe Moudiki seraient en r&eacute;alit&eacute; sign&eacute;s via une image scann&eacute;e &raquo; , affirme Me Muna. Une accusation grave qui, si elle &eacute;tait confirm&eacute;e, signifierait que la SNH est dirig&eacute;e par une signature sans visage, une administration &laquo; par procuration &raquo;.</p>
<h2>CSTAR : 215 millions de dollars dans l'opacit&eacute;</h2>
<p>Parmi les dossiers sensibles soulev&eacute;s par la lettre ouverte figure le projet CSTAR. CSTAR est un Special Purpose Vehicle (SPV) cr&eacute;&eacute; pour la construction d'un d&eacute;p&ocirc;t de s&eacute;curit&eacute; strat&eacute;gique de carburants &agrave; Kribi. Sa propri&eacute;t&eacute; est r&eacute;partie entre Ariana Energy (49 %), Tradex (31 %) et la SNH (20 %).</p>
<p>Mais pour Akere Muna, ce projet est une &laquo; nouvelle man&oelig;uvre de spoliation des ressources &eacute;nerg&eacute;tiques camerounaises &raquo; . Il d&eacute;nonce :<br />- L'absence de transparence dans la propri&eacute;t&eacute; et le financement du projet<br />- Le conflit d'int&eacute;r&ecirc;ts et le n&eacute;potisme<br />- L'engagement de <strong>215 millions de dollars de fonds publics</strong> sans approbation du conseil d'administration, sans autorisation gouvernementale, et sans &eacute;tude de faisabilit&eacute; publi&eacute;e</p>
<p>&laquo; L'origine et les b&eacute;n&eacute;ficiaires de ces entit&eacute;s restent flous &raquo; , souligne Actu Cameroun. La nomination de Nathalie Moudiki &agrave; la t&ecirc;te de ce projet, alors qu'elle est l'&eacute;pouse du DG de la SNH, pose la question d'un conflit d'int&eacute;r&ecirc;ts majeur.</p>
<h2>L'affaire Glencore : 7 milliards de FCFA de pots-de-vin</h2>
<p>Autre dossier br&ucirc;lant : l'affaire Glencore. La filiale britannique du g&eacute;ant anglo-suisse a admis avoir vers&eacute; <strong>7 milliards de FCFA (11 millions de dollars) de pots-de-vin</strong> &agrave; des responsables de la SNH et de la Sonara entre 2011 et 2016, pour obtenir un acc&egrave;s pr&eacute;f&eacute;rentiel au p&eacute;trole camerounais.</p>
<p>Glencore aurait rachet&eacute; le p&eacute;trole camerounais environ <strong>30 % en dessous du prix du march&eacute;</strong> en &eacute;change de ces pots-de-vin. Les pertes sont consid&eacute;rables. Pourtant, &agrave; ce jour, aucune poursuite n'a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e au Cameroun contre les destinataires de cette corruption av&eacute;r&eacute;e.</p>
<p>Akere Muna a appel&eacute; la SNH &agrave; &laquo; divulguer l'identit&eacute; des personnes impliqu&eacute;es et suspendre toute relation avec Glencore &raquo; . Il s'interroge &eacute;galement sur une plainte que la SNH aurait d&eacute;pos&eacute;e, sans en pr&eacute;ciser la cible exacte.</p>
<h2>Les &eacute;carts de prix avec Vitol et Glencore</h2>
<p>La lettre ouverte &eacute;voque &eacute;galement les &eacute;carts persistants entre les prix publi&eacute;s par la SNH et ceux d&eacute;clar&eacute;s par des partenaires comme Vitol et Glencore. En ao&ucirc;t 2024, la SNH a justifi&eacute; la vente &agrave; taux r&eacute;duit de 400 000 barils de brut &agrave; Vitol, un trader suisse jug&eacute; opaque.</p>
<p>Pour Akere Muna, ces &eacute;carts sont le sympt&ocirc;me d'un syst&egrave;me de corruption g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e. &laquo; La gestion pr&eacute;datrice de nos ressources, au d&eacute;triment du peuple camerounais &raquo; , d&eacute;nonce-t-il.</p>
<h2>Le silence des institutions</h2>
<p>Ce qui frappe dans cette affaire, c'est le silence des institutions qui devraient contr&ocirc;ler la SNH. &laquo; Ni l'Assembl&eacute;e Nationale ni le S&eacute;nat n'ont convoqu&eacute; la SNH pour rendre compte du projet CSTAR, des 215 millions de dollars de fonds publics qui y ont &eacute;t&eacute; engag&eacute;s, ou de l'absence de son Directeur G&eacute;n&eacute;ral nominal de la vie publique &raquo; , &eacute;crit Me Muna.</p>
<p>Le conseil d'administration de la SNH, pr&eacute;sid&eacute; par Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, est lui-m&ecirc;me paralys&eacute;. Selon des sources concordantes, ce conseil aurait &eacute;t&eacute; emp&ecirc;ch&eacute; d'acc&eacute;der aux locaux de la SNH lorsqu'il a tent&eacute; de se r&eacute;unir.</p>
<p>&laquo; Le silence parlementaire et la paralysie du conseil d'administration ne sont pas de la reddition de comptes. Ils en sont l'absence &raquo; , tranche Akere Muna.</p>
<h2>Les enjeux pour le Cameroun</h2>
<p>La SNH est le premier contributeur au budget de l'&Eacute;tat camerounais. Sa gouvernance n'est pas une affaire priv&eacute;e. C'est une question de souverainet&eacute; nationale.</p>
<p>Les cons&eacute;quences de cette situation sont d&eacute;j&agrave; tangibles. Les recettes d'exportation de gaz naturel liqu&eacute;fi&eacute; ont chut&eacute; de 30,6 milliards de FCFA en 2025, apr&egrave;s une baisse d&eacute;j&agrave; de 210 milliards en 2023. Des projets structurants accumulent retards et incertitudes.</p>
<p>&laquo; Le Cameroun m&eacute;rite une SNH dirig&eacute;e par une personne visible, responsable et redevable, non une administration par procuration &raquo; , mart&egrave;le Akere Muna.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-15 20:28:04</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Akere-Muna170724500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="48934" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[Pourquoi la BAD menace de quitter le Cameroun :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93968/12:1/pourquoi-la-bad-menace-de-quitter-le-cameroun-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93968/12:1/pourquoi-la-bad-menace-de-quitter-le-cameroun-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Sept projets de développement, dont l'ambitieuse route
Ngoura-Yokadouma dans l'Est, sont au bord de l'annulation. La Banque
africaine de développement fustige l...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Sept projets de d&eacute;veloppement, dont l'ambitieuse route Ngoura-Yokadouma dans l'Est, sont au bord de l'annulation. La Banque africaine de d&eacute;veloppement fustige les lenteurs administratives de Yaound&eacute;.</p>
<p>Le Cameroun est &agrave; 48 heures d'une sanction financi&egrave;re sans pr&eacute;c&eacute;dent. La Banque africaine de d&eacute;veloppement (BAD) menace de retirer <strong>292 milliards de FCFA</strong> de financements d&eacute;j&agrave; approuv&eacute;s faute de signature des accords et d'absence de d&eacute;caissements. Sept projets structurants, dont le programme de d&eacute;senclavement de la route Ngoura-Yokadouma (207 milliards FCFA), sont suspendus &agrave; un simple acte administratif que Yaound&eacute; n'arrive pas &agrave; produire.</p>
<p>Comment un pays qui emprunte chaque ann&eacute;e des milliers de milliards peut-il laisser dormir 292 milliards dans les tiroirs de la BAD ?</p>
<p>C'est la question qui taraude les observateurs, alors que la dette publique camerounaise a d&eacute;j&agrave; atteint <strong>14 591 milliards de FCFA</strong> au 30 septembre 2025. Et pendant ce temps, la Boucle de la L&eacute;ki&eacute;, autre chantier strat&eacute;gique, accumule les retards avec seulement 57 % des travaux r&eacute;alis&eacute;s.</p>
<h2>292 milliards FCFA sur le fil : le d&eacute;tail des projets menac&eacute;s</h2>
<p>Le 14 juillet 2026, &agrave; Yaound&eacute;, lors de la revue conjointe du portefeuille entre le gouvernement camerounais et la <a title="Rapport FMI" href="https://www.financialafrik.com/2026/03/10/cameroun-360-millions-usd-de-la-bad-pour-desenclaver-lest-du-pays/" target="_blank" rel="noopener">BAD</a>, les documents pr&eacute;sent&eacute;s ont livr&eacute; un constat accablant. Sept op&eacute;rations, repr&eacute;sentant <strong>373,419 millions d'unit&eacute;s de compte (UC)</strong> soit environ 292 milliards de FCFA sont d&eacute;sormais &eacute;ligibles &agrave; une annulation.</p>
<p>Il ne s'agit pas d'argent d&eacute;j&agrave; vers&eacute;. Ce sont des <strong>pr&ecirc;ts et des dons approuv&eacute;s</strong> par les instances de la Banque, mais qui n'ont jamais &eacute;t&eacute; formalis&eacute;s par la signature des accords ou n'ont donn&eacute; lieu &agrave; aucun d&eacute;caissement. Six projets sont dans le premier cas ; un septi&egrave;me, le <strong>PARZIK2</strong> (Projet d'am&eacute;nagement des routes de d&eacute;senclavement de la zone industrielle et portuaire de Kribi, phase 2), a vu son accord sign&eacute; mais n'a enregistr&eacute; aucun d&eacute;caissement depuis plus de quinze mois.</p>
<h2>La route Ngoura-Yokadouma, symbole d'un blocage &agrave; 207 milliards</h2>
<p>Le projet le plus expos&eacute; concentre &agrave; lui seul <strong>71 % du montant total menac&eacute;</strong>. Le Programme de d&eacute;senclavement et de connectivit&eacute; des bassins &eacute;conomiques transfrontaliers (PDCBET), qui pr&eacute;voit l'am&eacute;nagement et le bitumage de la <strong>route Ngoura&ndash;Yokadouma</strong> (156 km) dans la r&eacute;gion de l'Est, repr&eacute;sente 265,4 millions d'UC, soit <strong>207 milliards de FCFA</strong>.</p>
<p>Pourtant approuv&eacute; le <strong>18 f&eacute;vrier 2026</strong> par le Conseil d'administration de la BAD, ce financement qualifi&eacute; de &laquo; levier de coh&eacute;sion sociale et de r&eacute;duction des disparit&eacute;s territoriales &raquo; par le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la BAD pour l'Afrique centrale, L&eacute;andre Bassol&eacute; attend toujours la signature de l'accord de pr&ecirc;t.</p>
<p>La r&eacute;gion de l'Est, la plus vaste du Cameroun avec <strong>109 000 km&sup2;</strong> (23 % du territoire), ne dispose que de <strong>6,25 % de routes bitum&eacute;es</strong> et d'une densit&eacute; routi&egrave;re de 0,70 km pour 1 000 habitants. Ce projet devait cr&eacute;er <strong>2 500 emplois directs et indirects</strong> et d&eacute;senclaver une zone strat&eacute;gique &agrave; la fronti&egrave;re du Congo. Aujourd'hui, tout est suspendu.</p>
<h2>Cinq autres projets dans l'impasse</h2>
<p>Outre la route Ngoura-Yokadouma, cinq op&eacute;rations attendent encore la signature de leurs accords de financement:</p>
<p>- <strong>Projet d'appui &agrave; l'Universit&eacute; panafricaine (phase 2)</strong> 3,64 millions d'UC (FAD), approuv&eacute; le 19 d&eacute;cembre 2024.<br />- <strong>&Eacute;tude d'am&eacute;nagement hydro&eacute;lectrique de Minkouma</strong> (fleuve Sanaga) 2,994 millions d'UC, approuv&eacute;e le 17 f&eacute;vrier 2026.<br />- <strong>Projet d'&eacute;tudes de la cit&eacute; universitaire CUA-Y2</strong> 2,320 millions d'UC, approuv&eacute; le 24 f&eacute;vrier 2026.<br />- <strong>PROSTABLT</strong> (pr&eacute;vention des risques par la stabilisation au lac Tchad) 5,095 millions d'UC.<br />- <strong>Projet de facilitation du transport et du commerce</strong> (pont sur le fleuve Ntem, fronti&egrave;re Guin&eacute;e &eacute;quatoriale) 59,97 millions d'UC (pr&ecirc;t BAD + pr&ecirc;t FAD), approuv&eacute; le 29 novembre 2023.</p>
<h2>La Boucle de la L&eacute;ki&eacute; : un autre retard embl&eacute;matique</h2>
<p>Pendant que la BAD serre la vis sur les 292 milliards, <strong>la Boucle de la L&eacute;ki&eacute;</strong> cet axe routier strat&eacute;gique dans la r&eacute;gion du Centre accumule les reports. Avec seulement <strong>57 % des travaux r&eacute;alis&eacute;s</strong>, sa livraison est d&eacute;sormais annonc&eacute;e pour <strong>novembre 2026</strong>, soit pr&egrave;s de deux ans de retard sur le calendrier initial.</p>
<p>Ce chantier, qui devait d&eacute;senclaver des zones agricoles vitales, illustre une pathologie r&eacute;currente : les grands projets camerounais avancent au ralenti, quand ils n'avancent pas du tout.</p>
<h2>Le paradoxe de l'endettement camerounais</h2>
<p>L'ironie est cruelle. <strong>Le Cameroun emprunte massivement</strong> le gouvernement pr&eacute;voit de mobiliser <strong>3 104,2 milliards de FCFA</strong> en 2026 via divers m&eacute;canismes d'endettement mais peine &agrave; utiliser les fonds d&eacute;j&agrave; obtenus.</p>
<p>Au 30 juin 2026, les 21 projets financ&eacute;s par la Banque mondiale affichaient un <strong>taux global de d&eacute;caissement de seulement 18,7 %</strong>. Certains projets r&eacute;gionaux stagnent &agrave; des niveaux pr&eacute;occupants : le Sewash &agrave; 1 %, le PCDN &agrave; 0,8 %, le PMUD (mobilit&eacute; urbaine de Douala) &agrave; 0,3 %.</p>
<p>&laquo; Quand on frappe &agrave; toutes les portes et qu'aucune ne s'ouvre, il est peut-&ecirc;tre temps de se remettre soi-m&ecirc;me en question &raquo;, &eacute;crivait r&eacute;cemment un analyste &agrave; propos de la situation camerounaise.</p>
<p>Le <a title="Rapport FMI" href="/93947/30:27/pourquoi-le-cameroun-navance-pas-cameroon.html" target="_blank" rel="noopener">FMI</a>, dans son rapport des consultations de 2026 au titre de l'article IV, a soulign&eacute; que &laquo; les retards dans les projets publics au Cameroun gonflent les co&ucirc;ts de plus de 25 % et freinent les b&eacute;n&eacute;fices attendus &raquo;.</p>
<h2>La dette publique : un fardeau qui alourdit l'avenir</h2>
<p>Le Cameroun paie aujourd'hui le prix de <strong>d&eacute;cennies de gestion erratique</strong>. La dette publique a atteint 14 591 milliards de FCFA au 30 septembre 2025. Le service de la dette devait absorber pr&egrave;s de 37 % des recettes budg&eacute;taires en 2025, soit 2 065,5 milliards de FCFA. Le d&eacute;ficit budg&eacute;taire s'est creus&eacute;, passant d'environ 1,5 % du PIB en 2024 &agrave; environ 2 % en 2025.</p>
<p>La BAD et le FMI classent le Cameroun parmi les pays pr&eacute;sentant un <strong>risque &eacute;lev&eacute; de surendettement</strong>.</p>
<h2>Que risque le Cameroun ?</h2>
<p>Si les accords ne sont pas sign&eacute;s dans les d&eacute;lais impartis et la directive pr&eacute;sidentielle de la BAD expose &agrave; l'annulation tout projet dont le d&eacute;lai de signature d&eacute;passe trois mois les 292 milliards FCFA seront d&eacute;finitivement perdus.</p>
<p>Ces financements ne seront pas remplac&eacute;s. Ils ne seront pas r&eacute;allou&eacute;s. Ils dispara&icirc;tront des perspectives de d&eacute;veloppement du Cameroun.</p>
<p>La route Ngoura-Yokadouma restera un r&ecirc;ve. L'Universit&eacute; panafricaine devra trouver d'autres bailleurs. L'hydro&eacute;lectricit&eacute; de Minkouma attendra. Et la r&eacute;gion de l'Est continuera de subir son enclavement chronique.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-15 15:23:18</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Batchenga13112024.jpeg" 
            type="image/jpeg" 
            length="89520" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: 700 millions de l'État, revendue 15 millions : le gâchis Telesud :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93948/12:1/cameroun-700-millions-de-letat-revendue-15-millions-le-gachis-telesud-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93948/12:1/cameroun-700-millions-de-letat-revendue-15-millions-le-gachis-telesud-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[De plusieurs milliards de francs CFA à 15 millions : comment une
télévision « achetée chez les Blancs » avec l'argent du
contribuable camerounais s'est retrouvé...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>De plusieurs milliards de francs CFA &agrave; 15 millions : comment une t&eacute;l&eacute;vision &laquo; achet&eacute;e chez les Blancs &raquo; avec l'argent du contribuable camerounais s'est retrouv&eacute;e brad&eacute;e comme une vulgaire coque &agrave; la casse.</p>
<p>Le 12 juillet 2026, sur le plateau de <strong>Libre Expression</strong> diffus&eacute; sur Info Tv, Val&egrave;re Bessala, guide du parti Jouvence, a relanc&eacute; une affaire qui couve depuis trois ans. Une t&eacute;l&eacute;vision. Achet&eacute;e plusieurs milliards de francs CFA, gr&acirc;ce &agrave; un soutien public de pr&egrave;s de 700 millions. Revendue &agrave; 15 millions. &Agrave; un Fran&ccedil;ais. Et le ministre des Finances, Louis-Paul Motaz&eacute;, n'a toujours pas r&eacute;pondu devant l'Assembl&eacute;e nationale. Voici l'histoire d'un bradage qui interroge la gestion des deniers publics au Cameroun.</p>
<h2>Une t&eacute;l&eacute;vision &laquo; achet&eacute;e chez les Blancs &raquo;</h2>
<p>&laquo; Commen&ccedil;ons par interroger le ministre des Finances lui-m&ecirc;me &raquo;, a lanc&eacute; Val&egrave;re Bessala sur Info Tv. Il a rappel&eacute; qu'il y a trois ans, le d&eacute;put&eacute; Jean-Michel Nintcheu avait interpell&eacute; Louis-Paul Motaz&eacute; &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale sur le sort d'une t&eacute;l&eacute;vision dont l'&Eacute;tat avait facilit&eacute; l'acquisition.</p>
<p>La r&eacute;ponse du ministre, &agrave; l'&eacute;poque, avait &eacute;t&eacute; pour le moins sentencieuse. &laquo; R&eacute;jouissez-vous que l'&Eacute;tat du Cameroun ait aid&eacute; un Camerounais &agrave; &ecirc;tre le premier Camerounais &agrave; acqu&eacute;rir une t&eacute;l&eacute;vision priv&eacute;e chez les Blancs &raquo;, aurait d&eacute;clar&eacute; Motaz&eacute;, selon le r&eacute;cit de Bessala, qui &eacute;voque un ton &laquo; sentencieux et moqueur &raquo; vis-&agrave;-vis du d&eacute;put&eacute; Nintcheu.</p>
<p>Ce Camerounais, c'est Jean Pierre Amougou Belinga, homme d'affaires, patron du Groupe L'Anecdote et propri&eacute;taire de Vision 4. En f&eacute;vrier 2020, il rach&egrave;te Telesud, une cha&icirc;ne panafricaine bas&eacute;e &agrave; Paris. Une op&eacute;ration qui ne se fait pas sans l'appui de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>700 millions de francs CFA de soutien public</h2>
<p>Selon les informations recueillies par Africa Intelligence , l'op&eacute;ration a co&ucirc;t&eacute; au contribuable camerounais pr&egrave;s d'un million d'euros, soit environ 700 millions de francs CFA, via le minist&egrave;re des Finances. Interrog&eacute; en novembre 2021 au S&eacute;nat sur la &laquo; ligne 94 &raquo; une ligne budg&eacute;taire d&eacute;di&eacute;e aux interventions de l'&Eacute;tat , Louis-Paul Motaz&eacute; avait d&eacute;fendu son soutien &agrave; l'homme d'affaires. &laquo; Celui que vous citez, est-ce que vous savez qu'il a pris la d&eacute;cision de racheter une t&eacute;l&eacute;vision europ&eacute;enne ? (...) vous devriez applaudir lorsque vous apprenez que m&ecirc;me les Camerounais ont achet&eacute; chez les Blancs &raquo;, avait-il argument&eacute;.</p>
<p>Un soutien public de 700 millions pour permettre &agrave; un op&eacute;rateur priv&eacute; de s'offrir un m&eacute;dia europ&eacute;en. Un investissement strat&eacute;gique, selon le ministre. Mais trois ans plus tard, la r&eacute;alit&eacute; est tout autre.</p>
<h2>15 millions : le bradage</h2>
<p>&laquo; Cette t&eacute;l&eacute;vision a &eacute;t&eacute; brad&eacute;e &agrave; 15 ou 20 millions de francs, comme une vulgaire coque &agrave; la casse &raquo;, a d&eacute;nonc&eacute; Val&egrave;re Bessala. En janvier 2024, l'homme d'affaires fran&ccedil;ais Andr&eacute; Agid, ex-employ&eacute; de Jean Pierre Amougou Belinga, a acquis les actifs de Telesud pour environ 15 millions de FCFA.</p>
<p>Le montant est symbolique. Dans le cadre d'une liquidation judiciaire, la reprise des actifs et des passifs de la cha&icirc;ne s'est faite &agrave; ce prix. Mais pour les observateurs, le symbole est lourd. Une t&eacute;l&eacute;vision acquise avec l'argent du contribuable, revendue au prix d'une voiture d'occasion. &laquo; Quelle perte pour le pauvre contribuable camerounais ! &raquo;</p>
<h2>Le d&eacute;put&eacute; Nintcheu, seul &agrave; avoir pos&eacute; la question</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala a tenu &agrave; saluer le travail du d&eacute;put&eacute; Jean-Michel Nintcheu, qui, seul, avait os&eacute; interpeller le ministre des Finances sur ce dossier il y a trois ans. &laquo; Ce m&ecirc;me ministre, personne ne lui a pos&eacute; la question encore aujourd'hui &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale &raquo;, a d&eacute;plor&eacute; Bessala.</p>
<p>Jean-Michel Nintcheu est un homme politique camerounais, d&eacute;put&eacute; du Littoral, ancien cadre du Social Democratic Front (SDF) et leader du parti FCC. Figure de l'opposition, il n'a cess&eacute; de d&eacute;noncer ce qu'il consid&egrave;re comme des d&eacute;rives de la gouvernance.</p>
<p>&laquo; Il faut encore qu'on attende Nintcheu pour venir lui poser la question de savoir : monsieur le ministre, la t&eacute;l&eacute;vision l&agrave; est o&ugrave; ? On ne la voit m&ecirc;me plus. Est-ce qu'elle sert encore les int&eacute;r&ecirc;ts du Cameroun ? O&ugrave; en est-on aujourd'hui ? &raquo;, a interrog&eacute; Bessala.</p>
<h2>Le propri&eacute;taire en prison, la cha&icirc;ne dispara&icirc;t</h2>
<p>L'affaire prend une tournure judiciaire. Jean Pierre Amougou Belinga est aujourd'hui incarc&eacute;r&eacute; &agrave; la prison centrale de Kondengui dans le cadre de l'affaire Martinez Zogo. Ses comptes bancaires sont gel&eacute;s, le contraignant &agrave; d&eacute;lester ses actifs pour subvenir &agrave; ses besoins et constituer sa d&eacute;fense.</p>
<p>C'est dans ce contexte qu'Andr&eacute; Agid a pu rafler Telesud &agrave; vil prix. Une aubaine pour l'homme d'affaires fran&ccedil;ais, qui met la main sur un m&eacute;dia d'envergure internationale pour une bouch&eacute;e de pain. &laquo; Une transaction rondement men&eacute;e qui permet au Fran&ccedil;ais de mettre la main sur un m&eacute;dia camerounais d'envergure internationale &agrave; moindre frais &raquo;.</p>
<h2>Un scandale qui interpelle la gouvernance</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'anecdote, c'est tout un syst&egrave;me qui est point&eacute; du doigt. Comment une t&eacute;l&eacute;vision achet&eacute;e plusieurs milliards, avec un soutien public massif, a-t-elle pu &ecirc;tre revendue &agrave; un prix d&eacute;risoire sans qu'aucun contr&ocirc;le parlementaire ne soit effectu&eacute; ?</p>
<p>Val&egrave;re Bessala, connu pour ses positions critiques envers le r&eacute;gime, a d&eacute;j&agrave; d&eacute;nonc&eacute; &agrave; plusieurs reprises l'absence de v&eacute;ritable redevabilit&eacute; des dirigeants camerounais. Cette sortie s'inscrit dans un contexte de d&eacute;bats r&eacute;currents sur la transparence des transactions impliquant des entreprises publiques ou parapubliques.</p>
<p>Le ministre des Finances, Louis-Paul Motaz&eacute;, nomm&eacute; &agrave; ce poste en mars 2018, est r&eacute;guli&egrave;rement interpell&eacute; sur la gestion des deniers publics. Mais sur ce dossier pr&eacute;cis, il reste silencieux. Aucune question parlementaire n'a &eacute;t&eacute; pos&eacute;e depuis l'interpellation de Nintcheu, il y a trois ans.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>L'interpellation de Val&egrave;re Bessala sur Info Tv relance le d&eacute;bat. Le d&eacute;put&eacute; Nintcheu saisira-t-il &agrave; nouveau l'Assembl&eacute;e nationale ? Le ministre Motaz&eacute; r&eacute;pondra-t-il enfin aux questions sur la tra&ccedil;abilit&eacute; de cette transaction ?</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : l'affaire Telesud est devenue le symbole d'une gouvernance opaque, o&ugrave; l'argent public sert &agrave; financer des op&eacute;rations priv&eacute;es qui finissent dans les mains d'&eacute;trangers, sans que le contribuable camerounais n'ait jamais de comptes &agrave; se faire rendre.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 15:01:08</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Louis-Paul-Motaze180324500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="78585" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Collision au  port de Douala : MV SEA HONOR et BLACK RHINO percutés :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93939/12:1/cameroun-collision-au-port-de-douala-mv-sea-honor-et-black-rhino-percutes-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93939/12:1/cameroun-collision-au-port-de-douala-mv-sea-honor-et-black-rhino-percutes-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Une collision entre deux navires marchands a secoué le port de
Douala-Bonabéri dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026. Vers 3 heures
du matin, le MV SEA HONOR, q...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une collision entre deux navires marchands a secou&eacute; le port de Douala-Bonab&eacute;ri dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026. Vers 3 heures du matin, le MV SEA HONOR, qui quittait le port, et le MV BLACK RHINO, qui s'appr&ecirc;tait &agrave; y entrer, se sont percut&eacute;s au niveau de la bou&eacute;e n&deg;20. Si le choc a &eacute;t&eacute; violent et a caus&eacute; d'importants d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels, aucune perte de vie humaine n'est &agrave; d&eacute;plorer. Les 15 membres d'&eacute;quipage du MV BLACK RHINO ont &eacute;t&eacute; &eacute;vacu&eacute;s sains et saufs.</p>
<p>Le Port Autonome de Douala (PAD) a imm&eacute;diatement r&eacute;agi en mobilisant ses &eacute;quipes techniques et op&eacute;rationnelles. Une cellule de crise a &eacute;t&eacute; mise en place et d'importants moyens nautiques ont &eacute;t&eacute; d&eacute;ploy&eacute;s pour s&eacute;curiser la zone et r&eacute;tablir la circulation maritime dans les meilleurs d&eacute;lais.</p>
<h2>Une collision en pleine nuit</h2>
<p>L'accident s'est produit &agrave; un moment critique : le MV SEA HONOR &eacute;tait en phase de sortie du port, tandis que le MV BLACK RHINO &eacute;tait en phase d'entr&eacute;e. La collision, survenue au niveau de la bou&eacute;e n&deg;20, a temporairement obstru&eacute; le chenal de navigation.</p>
<p>Selon les premi&egrave;res constatations, une <strong>perte de contr&ocirc;le de la barre du MV BLACK RHINO</strong> serait &agrave; l'origine de la collision. Une enqu&ecirc;te technique approfondie a &eacute;t&eacute; ouverte pour &eacute;tablir les circonstances exactes de l'accident et d&eacute;terminer les responsabilit&eacute;s, conform&eacute;ment &agrave; la r&eacute;glementation maritime internationale et nationale.</p>
<h2>Des op&eacute;rations de secours men&eacute;es avec succ&egrave;s</h2>
<p>D&egrave;s la confirmation de l'incident, le PAD a activ&eacute; ses proc&eacute;dures d'urgence. Les &eacute;quipes de sauvetage ont travaill&eacute; sans rel&acirc;che pour d&eacute;sengager les deux navires.</p>
<p>&Agrave; l'issue des op&eacute;rations :<br />- Le <strong>MV SEA HONOR</strong> a &eacute;t&eacute; remorqu&eacute; vers une zone de mouillage en toute s&eacute;curit&eacute;.<br />- Le <strong>MV BLACK RHINO</strong>, plus endommag&eacute;, a &eacute;t&eacute; &eacute;chou&eacute; de mani&egrave;re contr&ocirc;l&eacute;e le long de l'alignement des bou&eacute;es rouges afin de garantir la s&eacute;curit&eacute; de la navigation.<br />- Les <strong>15 membres d'&eacute;quipage</strong> du MV BLACK RHINO ont &eacute;t&eacute; d&eacute;barqu&eacute;s sains et saufs et pris en charge conform&eacute;ment aux proc&eacute;dures en vigueur.</p>
<p>Les op&eacute;rations de lib&eacute;ration du chenal ont &eacute;t&eacute; men&eacute;es avec succ&egrave;s. La navigation a ainsi pu reprendre dans des conditions normales de s&eacute;curit&eacute; d&egrave;s le dimanche 12 juillet.</p>
<h2>Un port strat&eacute;gique pour le Cameroun et la sous-r&eacute;gion</h2>
<p>Le port de Douala-Bonab&eacute;ri est bien plus qu'une simple infrastructure portuaire. Il est le <strong>principal d&eacute;bouch&eacute; maritime du Cameroun</strong>, assurant plus de 70 % du fret maritime du pays. Il repr&eacute;sente &eacute;galement l'une des principales plateformes de transit pour les pays enclav&eacute;s de la sous-r&eacute;gion, notamment le Tchad et la R&eacute;publique centrafricaine.</p>
<p>Toute interruption du trafic dans ce couloir strat&eacute;gique a des cons&eacute;quences &eacute;conomiques majeures. D'o&ugrave; la r&eacute;activit&eacute; du PAD, salu&eacute;e par son directeur g&eacute;n&eacute;ral, qui a tenu &agrave; &laquo; saluer le professionnalisme et la r&eacute;activit&eacute; de l'ensemble des &eacute;quipes mobilis&eacute;es, ainsi que la collaboration des diff&eacute;rents acteurs intervenus dans la gestion de cet incident &raquo;.</p>
<h2>Une s&eacute;rie d'incidents qui interroge</h2>
<p>Cet accident maritime survient dans un contexte de tensions et de d&eacute;fis pour le port de Douala. Ces derniers mois, le PAD a &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur de plusieurs crises :</p>
<p>- La <strong>crise du scanning</strong> des conteneurs, qui oppose le directeur g&eacute;n&eacute;ral du PAD, Cyrus Ngo'o, au ministre des Finances, Louis Paul Motaz&eacute;, sur la l&eacute;galit&eacute; du contrat de concession.<br />- L'<strong>&eacute;pave du dragueur &laquo; Chantal Biya &raquo;</strong>, nomm&eacute; d'apr&egrave;s la premi&egrave;re dame du Cameroun, qui reste inop&eacute;rant plus de trois mois apr&egrave;s son retour au port.<br />- Les <strong>accidents routiers meurtriers</strong> &agrave; Douala-Bonab&eacute;ri, comme la chute d'un camion-conteneur en juin 2026 qui a fait plusieurs victimes.</p>
<p>Cette collision entre le MV SEA HONOR et le MV BLACK RHINO ajoute une nouvelle ligne &agrave; une actualit&eacute; portuaire d&eacute;j&agrave; charg&eacute;e. Si le bilan humain est miraculeusement nul, l'incident soul&egrave;ve des questions sur la s&eacute;curit&eacute; maritime dans l'estuaire du Wouri, une zone tr&egrave;s fr&eacute;quent&eacute;e.</p>
<h2>Les enseignements de l'accident</h2>
<p>Plusieurs le&ccedil;ons peuvent &ecirc;tre tir&eacute;es de cet &eacute;v&eacute;nement :</p>
<p>1. <strong>La r&eacute;activit&eacute; des secours</strong> : la mobilisation rapide des &eacute;quipes du PAD et la mise en place d'une cellule de crise ont permis d'&eacute;viter le pire et de r&eacute;tablir le trafic en quelques heures.</p>
<p>2. <strong>L'importance de la maintenance</strong> : la perte de contr&ocirc;le de la barre du MV BLACK RHINO, si elle est confirm&eacute;e, pointe du doigt l'importance des inspections techniques et de la maintenance des navires.</p>
<p>3. <strong>La n&eacute;cessit&eacute; d'une enqu&ecirc;te approfondie</strong> : l'enqu&ecirc;te technique en cours devra d&eacute;terminer si des n&eacute;gligences humaines ou des d&eacute;faillances mat&eacute;rielles sont &agrave; l'origine de l'accident.</p>
<h2>Que va-t-il se passer maintenant ?</h2>
<p>L'enqu&ecirc;te technique se poursuit. Les autorit&eacute;s portuaires travaillent en collaboration avec les armateurs pour d&eacute;terminer les circonstances exactes de l'accident et &eacute;tablir les &eacute;ventuelles responsabilit&eacute;s.</p>
<p>Le MV BLACK RHINO, actuellement &eacute;chou&eacute;, devra &ecirc;tre remorqu&eacute; et r&eacute;par&eacute;. Le MV SEA HONOR, quant &agrave; lui, est &agrave; quai en zone de mouillage en attendant les conclusions de l'enqu&ecirc;te.</p>
<p>Le Port Autonome de Douala a r&eacute;affirm&eacute; son engagement &agrave; &laquo; garantir la s&eacute;curit&eacute; de la navigation, la continuit&eacute; des op&eacute;rations portuaires ainsi que la protection des personnes, des biens et de l'environnement &raquo;.</p>
<h2>Une alerte pour la s&eacute;curit&eacute; maritime au Cameroun</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'incident lui-m&ecirc;me, cette collision est un signal d'alarme. Avec plus de 70 % du fret national transitant par Douala, la s&eacute;curit&eacute; du chenal est une question de souverainet&eacute; &eacute;conomique.</p>
<p>Les autorit&eacute;s camerounaises et le PAD devront tirer les enseignements de cet accident pour renforcer les dispositifs de s&eacute;curit&eacute; et pr&eacute;venir de futures collisions dans l'estuaire du Wouri, o&ugrave; le trafic maritime ne cesse de cro&icirc;tre.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 03:10:29</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Remorqueur220325500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="18112" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Entreprises publiques : le scandale des dirigeants à vie :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93937/12:1/cameroun-entreprises-publiques-le-scandale-des-dirigeants-a-vie-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93937/12:1/cameroun-entreprises-publiques-le-scandale-des-dirigeants-a-vie-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[L’experte en gouvernance Viviane Madeleine Ondoua Biwolé a livré
une charge sans précédent contre la gestion des entreprises
publiques camerounaises, dénonçant...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;experte en gouvernance Viviane Madeleine Ondoua Biwol&eacute; a livr&eacute; une charge sans pr&eacute;c&eacute;dent contre la gestion des entreprises publiques camerounaises, d&eacute;non&ccedil;ant un syst&egrave;me o&ugrave; des dirigeants restent en poste des d&eacute;cennies, verrouillant l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; certaines communaut&eacute;s et au parti au pouvoir.</p>
<h2>Viviane Ondoua Biwol&eacute; : le syst&egrave;me des &laquo; entreprises familiales &raquo; au Cameroun d&eacute;nonc&eacute;</h2>
<p>Sur le plateau d&rsquo;A1 TV (Actualit&eacute; 1), la Pr Viviane Madeleine Ondoua Biwol&eacute;, experte en gouvernance publique, a d&eacute;nonc&eacute; un syst&egrave;me de gestion des entreprises publiques camerounaises qu&rsquo;elle qualifie d&rsquo;&laquo; entreprises familiales &raquo;. Sur 89 soci&eacute;t&eacute;s &eacute;tudi&eacute;es, 12 fonctionnent comme des fiefs communautaires et politiques, avec des dirigeants en poste depuis 25, 34, voire 48 ans tous membres du RDPC, &agrave; une exception pr&egrave;s.</p>
<p>L&rsquo;universitaire, sp&eacute;cialiste reconnue des questions de gouvernance et de d&eacute;veloppement, a pr&eacute;sent&eacute; des cas concrets : la SODECOTON et l&rsquo;ANAFOR, g&eacute;r&eacute;es depuis 25 ans par des personnes de la m&ecirc;me communaut&eacute; originaire de l&rsquo;Est; la MAGZI, dont le pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration, nomm&eacute; en 1974 par Ahmadou Ahidjo, est rest&eacute; en poste jusqu&rsquo;&agrave; sa mort en 2022, soit <strong>48 ans</strong>. Des directions g&eacute;n&eacute;rales qui s&rsquo;&eacute;tendent sur 32, 34 ans, sans renouvellement ni &eacute;valuation de la performance.</p>
<h2>Une r&eacute;v&eacute;lation qui secoue le paysage &eacute;conomique</h2>
<p>L&rsquo;intervention de la Pr Ondoua Biwol&eacute;, diffus&eacute;e sur A1 TV, a rapidement fait le tour des r&eacute;seaux sociaux. Les chiffres qu&rsquo;elle avance sont &eacute;difiants : sur <strong>89 entreprises publiques &eacute;tudi&eacute;es</strong>, <strong>seules 12</strong> &eacute;chappent &agrave; ce qu&rsquo;elle appelle le &laquo; fonctionnement familial &raquo;. Le constat est sans appel :</p>
<p>- <strong>SODECOTON</strong> et <strong>ANAFOR</strong> : dirig&eacute;es par des personnes de la m&ecirc;me communaut&eacute; depuis 25 ans.<br />- <strong>Des DG en poste depuis 32 ou 34 ans</strong>.<br />- <strong>MAGZI</strong> : un PCA nomm&eacute; en 1974, mort en fonction en 2022 apr&egrave;s 48 ans &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;organisme.<br />- <strong>Tous les PCA, DG et DGA sont membres du RDPC, sauf un</strong>.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Vous avez dans le portefeuille des entreprises, des 89 que nous avons &eacute;tudi&eacute;, 12 entreprises fonctionnent comme des entreprises familiales, c&rsquo;est-&agrave;-dire que vous avez des entreprises qui depuis la cr&eacute;ation sont g&eacute;r&eacute;es par des personnes de la m&ecirc;me communaut&eacute; et m&ecirc;me le renouvellement du personnel c&rsquo;est toujours dans la m&ecirc;me communaut&eacute; &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute;.</p>
</blockquote>
<h2>Des mandats qui d&eacute;fient les lois</h2>
<p>L&rsquo;experte en gouvernance publique pointe du doigt le non-respect des textes. La loi de 2017 sur les entreprises publiques fixe la dur&eacute;e des mandats des PCA et des DG. Pourtant, des dirigeants restent en place bien au-del&agrave; des limites l&eacute;gales.</p>
<p>&laquo; Il convient alors d&rsquo;&eacute;viter une long&eacute;vit&eacute; au poste de directeur g&eacute;n&eacute;ral au-del&agrave; de ce que pr&eacute;voit la loi, soit 9 ans (trois ans renouvelables deux fois). Il convient &eacute;galement de renouveler le mandat que si les performances sont bonnes &raquo;, &eacute;crit-elle dans son ouvrage.</p>
<p>L&rsquo;experte d&eacute;nonce &eacute;galement le verrouillage politique : &laquo; Ils sont par ailleurs tous membres du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir &raquo;. Une mainmise qui, selon elle, bride toute r&eacute;forme et toute &eacute;valuation objective des performances.</p>
<h2>Le cas embl&eacute;matique de la MAGZI</h2>
<p>La Mission d&rsquo;am&eacute;nagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI) illustre parfaitement le syst&egrave;me d&eacute;nonc&eacute;. Cr&eacute;&eacute;e en 1971, elle n&rsquo;a connu qu&rsquo;un seul pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration en 48 ans : Jean Madou Ndengue, nomm&eacute; en 1974 par le pr&eacute;sident Ahmadou Ahidjo. Il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; en poste en 2022.</p>
<p>Sous sa pr&eacute;sidence, le budget de la MAGZI pour l&rsquo;exercice 2022 s&rsquo;&eacute;levait &agrave; <strong>7,958 milliards de FCFA</strong>. Pendant pr&egrave;s d&rsquo;un demi-si&egrave;cle, un seul homme a dirig&eacute; cette institution strat&eacute;gique, sans r&eacute;elle &eacute;valuation ni renouvellement.</p>
<h2>SODECOTON et ANAFOR : l&rsquo;ancrage communautaire</h2>
<p>La SODECOTON, soci&eacute;t&eacute; de d&eacute;veloppement du coton, et l&rsquo;ANAFOR, agence nationale d&rsquo;appui au d&eacute;veloppement forestier, sont cit&eacute;es comme des exemples d&rsquo;entreprises &laquo; familiales &raquo; o&ugrave; le recrutement et le renouvellement du personnel restent cantonn&eacute;s &agrave; une m&ecirc;me communaut&eacute;.</p>
<p>La SODECOTON, qui emploie plus de 1 900 agents permanents et 3 000 saisonniers, est un acteur majeur de l&rsquo;&eacute;conomie du Nord Cameroun. Sa gouvernance, selon l&rsquo;experte, est verrouill&eacute;e par des logiques communautaires qui entravent le renouvellement des comp&eacute;tences.</p>
<h2>Une performance &eacute;conomique en berne</h2>
<p>L&rsquo;experte rappelle que ces entreprises, malgr&eacute; les importants investissements de l&rsquo;&Eacute;tat, affichent un rendement limit&eacute; &agrave; <strong>2,92 %</strong>. La Chambre des comptes a r&eacute;guli&egrave;rement relev&eacute; des faiblesses de gouvernance.</p>
<p>Le syst&egrave;me d&eacute;nonc&eacute; par la Pr Ondoua Biwol&eacute; n&rsquo;est pas seulement un probl&egrave;me politique ou &eacute;thique : il a des cons&eacute;quences &eacute;conomiques directes. Des entreprises strat&eacute;giques, cens&eacute;es contribuer au d&eacute;veloppement du Cameroun, sont asphyxi&eacute;es par des dirigeants install&eacute;s &agrave; vie, sans &eacute;valuation ni renouvellement.</p>
<h2>Quelles solutions ?</h2>
<p>Pour l&rsquo;experte, la solution passe par le respect strict des textes : limitation des mandats &agrave; 9 ans, renouvellement conditionn&eacute; &agrave; la performance, fin du client&eacute;lisme et ouverture &agrave; la diversit&eacute;.</p>
<p>Elle appelle &eacute;galement &agrave; une plus grande transparence dans la nomination des dirigeants et &agrave; un contr&ocirc;le renforc&eacute; par la Chambre des comptes et le Parlement.</p>
<h2>Une d&eacute;claration qui fait d&eacute;bat</h2>
<p>L&rsquo;intervention de la Pr Ondoua Biwol&eacute; a suscit&eacute; de vives r&eacute;actions. Ses partisans saluent son courage et sa rigueur scientifique. Ses d&eacute;tracteurs l&rsquo;accusent de jeter l&rsquo;opprobre sur des institutions et des dirigeants respect&eacute;s.</p>
<p>Mais une chose est s&ucirc;re : elle a mis le doigt sur un syst&egrave;me que beaucoup connaissaient mais que peu osaient d&eacute;noncer publiquement. Le d&eacute;bat est d&eacute;sormais lanc&eacute;.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-13 01:30:42</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Viviane-Ondoua-Biwole170925500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="46293" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[Le navire-usine quitte le Cameroun, le gaz s'arrête :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93911/12:1/le-navire-usine-quitte-le-cameroun-le-gaz-sarrete-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93911/12:1/le-navire-usine-quitte-le-cameroun-le-gaz-sarrete-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029 du
ministère des Finances anticipe une chute de 24,6 % de l'activité
pétrolière et gazière en 20...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Document de programmation &eacute;conomique et budg&eacute;taire 2027-2029 du minist&egrave;re des Finances anticipe une chute de 24,6 % de l'activit&eacute; p&eacute;troli&egrave;re et gazi&egrave;re en 2027 le d&eacute;part du navire-usine Hilli Episeyo en juillet 2026 prive le Cameroun de sa seule capacit&eacute; de liqu&eacute;faction de gaz, tandis que la rel&egrave;ve, attendue pour 2028-2029, repose sur des blocs d'exploration qui n'ont pas encore franchi la phase contractuelle.</p>
<p>Juillet 2026. Au large de Kribi, une ombre blanche quitte les eaux camerounaises pour la derni&egrave;re fois.</p>
<p>Le Hilli Episeyo, ce navire-usine long comme trois terrains de football, s'&eacute;loigne lentement. &Agrave; son bord, 1,4 million de tonnes de capacit&eacute; de liqu&eacute;faction de gaz naturel par an. &Agrave; son bord, l'essentiel des recettes gazi&egrave;res du Cameroun. &Agrave; son bord, une page qui se tourne.</p>
<p>Huit ans plus t&ocirc;t, en 2018, son arriv&eacute;e avait fait du Cameroun un exportateur de gaz naturel liqu&eacute;fi&eacute;. Un statut rare en Afrique. Une fiert&eacute; nationale. Une promesse de diversification &eacute;conomique.</p>
<p><strong>Huit ans plus tard, le Cameroun se retrouve sans la moindre infrastructure de liqu&eacute;faction de gaz.</strong></p>
<p>La catastrophe est programm&eacute;e dans les chiffres officiels. Le Document de programmation &eacute;conomique et budg&eacute;taire 2027-2029, pr&eacute;par&eacute; par le minist&egrave;re des Finances, anticipe une chute de 24,6 % de l'activit&eacute; p&eacute;troli&egrave;re et gazi&egrave;re en 2027. Les recettes p&eacute;troli&egrave;res sont projet&eacute;es &agrave; 425,8 milliards de FCFA, en baisse de 35,6 % par rapport &agrave; 2026. La redevance p&eacute;troli&egrave;re et gazi&egrave;re reculerait de 579,8 milliards en 2026 &agrave; 344,8 milliards en 2027.</p>
<p>Le gouvernement table sur un rebond en 2028 et 2029. Mais ce rebond repose sur des blocs d'exploration qui n'ont pas encore sign&eacute; de contrat de partage de production un pari fragile, adoss&eacute; &agrave; une &eacute;quation d&eacute;sormais famili&egrave;re aux producteurs matures du golfe de Guin&eacute;e : les champs historiques d&eacute;clinent plus vite que les nouveaux p&eacute;rim&egrave;tres ne se d&eacute;veloppent.</p>
<p>Pour les investisseurs, les &eacute;pargnants de la zone CEMAC et les contribuables camerounais, la question est simple : <strong>le Cameroun a-t-il vraiment anticip&eacute; ce trou d'air ? Ou va-t-il le subir, les yeux grands ouverts ?</strong></p>
<h2>Le Hilli Episeyo : la fin d'une &eacute;poque</h2>
<p>Le Hilli Episeyo n'&eacute;tait pas un navire ordinaire.</p>
<p>Arriv&eacute; en 2018 au large de Kribi, ce m&eacute;thanier converti en usine flottante de liqu&eacute;faction a permis au Cameroun de rejoindre le club restreint des exportateurs africains de gaz naturel liqu&eacute;fi&eacute;. D'une capacit&eacute; initiale de 1,2 million de tonnes par an, il avait &eacute;t&eacute; port&eacute; &agrave; 1,4 million de tonnes en 2022.</p>
<p>Il &eacute;tait le fruit d'une coop&eacute;ration tripartite associant l'armateur norv&eacute;gien Golar LNG, la Soci&eacute;t&eacute; nationale des hydrocarbures (SNH) et le groupe fran&ccedil;ais Perenco, premier producteur p&eacute;trolier du pays.</p>
<p><strong>Mais le contrat d'exploitation arrive &agrave; son terme en juillet 2026</strong>. Et Golar LNG a trouv&eacute; plus int&eacute;ressant de rediriger son navire vers l'Am&eacute;rique latine.</p>
<p>&laquo; J'ai m&ecirc;me eu &agrave; faire des notes dans ce sens : attention, Golar va partir, il faut trouver des compensations. Sinon l'&Eacute;tat va perdre tous les revenus qui venaient de la liqu&eacute;faction du gaz. &Eacute;videmment, il y en a qui l'ont pris au s&eacute;rieux et d'autres non. Mais nous autres qui sommes dans le milieu p&eacute;trolier, cela fait deux ans qu'on le savait d&eacute;j&agrave; &raquo;, explique Robert Mouthe Ambassa, consultant.</p>
<p><strong>Le d&eacute;part &eacute;tait annonc&eacute;. Il n'a pas &eacute;t&eacute; anticip&eacute;.</strong></p>
<h2>Une catastrophe pour les finances publiques</h2>
<p>Les chiffres sont implacables.</p>
<p>Le gaz repr&eacute;sentait ces derni&egrave;res ann&eacute;es <strong>la moiti&eacute; des revenus de la SNH</strong>, soit entre 250 et 300 milliards de francs CFA par an. La loi de finances 2026 a &eacute;t&eacute; construite sur l'hypoth&egrave;se que ce business continuait qu'environ 250 milliards viendraient de la branche gazi&egrave;re.</p>
<p><strong>Ces revenus ne seront plus disponibles. Pas seulement pour 2026. Pour les ann&eacute;es &agrave; venir</strong>.</p>
<p>&laquo; C'est une catastrophe pour les finances publiques du Cameroun, dans un contexte de contraintes, tant d'endettement que de difficult&eacute;s de collecte des ressources internes par la fiscalit&eacute; &raquo;, alerte Serge Alain Godong, &eacute;conomiste.</p>
<p>Le Document de programmation &eacute;conomique et budg&eacute;taire 2027-2029 confirme l'ampleur du choc. Les recettes tir&eacute;es des hydrocarbures sont projet&eacute;es &agrave; 425,8 milliards FCFA en 2027, en baisse de 35,6 % par rapport &agrave; 2026. La redevance p&eacute;troli&egrave;re et gazi&egrave;re reculerait de 579,8 milliards FCFA en 2026 &agrave; 344,8 milliards FCFA en 2027.</p>
<p><strong>Soit une perte de 235 milliards de FCFA en un an.</strong></p>
<h2>Le d&eacute;clin structurel : une trajectoire engag&eacute;e depuis des d&eacute;cennies</h2>
<p>La chute de 2027 n'est pas un accident. Elle est l'aboutissement d'une trajectoire de d&eacute;clin entam&eacute;e depuis plusieurs d&eacute;cennies.</p>
<p>La production p&eacute;troli&egrave;re camerounaise, qui s'&eacute;levait &agrave; pr&egrave;s de 180 000 barils par jour en 1985, s'est r&eacute;duite &agrave; environ 65 000 barils par jour en 2023. La part des hydrocarbures dans le PIB est pass&eacute;e de 6,7 % en 2015 &agrave; environ 4 % en 2023.</p>
<p>En 2025, les revenus du p&eacute;trole brut se sont effondr&eacute;s de 29,6 % &agrave; 705,6 milliards de FCFA, sous l'effet conjugu&eacute; d'une baisse des volumes d'exportation de 15,6 % et d'un recul des prix &agrave; l'export de 16,7 %. Le gaz naturel liqu&eacute;fi&eacute; n'a pas &eacute;t&eacute; &eacute;pargn&eacute;, avec des recettes en repli de 8,1 % &agrave; 350,2 milliards de FCFA.</p>
<p><strong>Le Cameroun est entr&eacute; dans une zone de turbulence assum&eacute;e par les pouvoirs publics</strong>. Mais l'assumer ne suffit pas &agrave; la conjurer.</p>
<h2>Le pari de la rel&egrave;ve : cinq blocs, z&eacute;ro contrat sign&eacute;</h2>
<p>Le gouvernement n'entend pas s'accommoder durablement de cette contraction. Le DPEB projette un rebond de <strong>14,9 % en 2028, puis de 18,1 % en 2029</strong>, adoss&eacute; &agrave; l'entr&eacute;e en production de nouveaux champs p&eacute;troliers et gaziers.</p>
<p>Concr&egrave;tement, l'ex&eacute;cutif mise sur le renouvellement du portefeuille amont pour compenser l'&eacute;puisement des gisements historiques du bassin de Rio del Rey et de la zone Douala/Kribi-Campo.</p>
<p>D&egrave;s le 1er ao&ucirc;t 2025, la SNH a lanc&eacute; un appel &agrave; manifestation d'int&eacute;r&ecirc;t international portant sur neuf blocs d'exploration et de production. Le 24 avril 2026, la SNH a indiqu&eacute; que cinq d'entre eux ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;s en vue de la n&eacute;gociation de contrats de partage de production.</p>
<p><strong>Les blocs attribu&eacute;s sont les suivants</strong> :</p>
<table style="border-collapse: collapse; width: 100%; height: 132px;" border="1">
<tbody>
<tr style="height: 22px;">
<td style="width: 31.295%; height: 22px;"><strong>Bloc</strong></td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;"><strong>Bassin</strong></td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;"><strong>Bassin</strong></td>
</tr>
<tr style="height: 22px;">
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Bolongo Exploration</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Rio del Rey</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Octavia Energy Corporation</td>
</tr>
<tr style="height: 22px;">
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Etinde Exploration&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Douala/Kribi-Campo</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Murphy West Africa Ltd</td>
</tr>
<tr style="height: 22px;">
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Tilapia&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Douala/Kribi-Campo</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Murphy West Africa Ltd</td>
</tr>
<tr style="height: 22px;">
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Elombo&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Douala/Kribi-Campo</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Murphy West Africa Ltd</td>
</tr>
<tr style="height: 22px;">
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Ntem&nbsp;</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Douala/Kribi-Campo</td>
<td style="width: 31.295%; height: 22px;">Murphy West Africa Ltd</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Mais une ombre plane sur ce tableau.</strong> Ces blocs attribu&eacute;s se trouvent encore au stade pr&eacute;liminaire de la n&eacute;gociation contractuelle. Il faudra ensuite s&eacute;curiser les enveloppes d'investissement, mener les travaux de d&eacute;veloppement et parvenir &agrave; une mise en production effective dans les d&eacute;lais retenus par le calendrier gouvernemental.</p>
<p>Autant d'&eacute;tapes dont l'exp&eacute;rience du secteur montre qu'elles se d&eacute;roulent rarement sans glissements.</p>
<p><strong>Le pari camerounais est risqu&eacute;.</strong> Et le calendrier est serr&eacute;.</p>
<h2>Ce que cela signifie pour les investisseurs et &eacute;pargnants de la CEMAC</h2>
<p>Pour les investisseurs et &eacute;pargnants de la zone CEMAC, ce creux programm&eacute; p&egrave;sera sur les recettes budg&eacute;taires camerounaises et sur les titres souverains &eacute;mis sur le march&eacute; r&eacute;gional.</p>
<p>Le gouvernement pr&eacute;voit de porter les recettes budg&eacute;taires &agrave; une moyenne de pr&egrave;s de 6 500 milliards FCFA &agrave; l'horizon 2029. Mais cette trajectoire repose sur une mont&eacute;e en puissance des recettes non p&eacute;troli&egrave;res, qui devraient atteindre 5 181,8 milliards FCFA d&egrave;s 2027.</p>
<p>Autrement dit : le Cameroun parie sa relance extractive sur des projets qui n'ont pas encore franchi la phase contractuelle, tout en esp&eacute;rant que la fiscalit&eacute; non p&eacute;troli&egrave;re compensera le manque &agrave; gagner.</p>
<p>Une &eacute;quation d&eacute;licate, dans un contexte o&ugrave; les d&eacute;penses sont projet&eacute;es &agrave; 6 586,2 milliards FCFA en 2027. Le d&eacute;ficit budg&eacute;taire est inscrit dans les chiffres.</p>
<h2>Une question de strat&eacute;gie nationale</h2>
<p>&laquo; <strong>Une question plus que strat&eacute;gique dont personne ne parle dans le d&eacute;bat public</strong> &raquo;, d&eacute;plore Louis-Marie Kakdeu, vice-pr&eacute;sident du Social Democratic Front.</p>
<p>Il souligne que m&ecirc;me au Parlement, pourtant en pleine session depuis d&eacute;but juin, le sujet n'a toujours pas &eacute;t&eacute; abord&eacute;, ni par les &eacute;lus, ni par le gouvernement.</p>
<p><strong>Le silence est assourdissant.</strong></p>
<p>Car derri&egrave;re les chiffres, il y a une question qui engage l'avenir du pays : le Cameroun a-t-il une strat&eacute;gie pour la p&eacute;riode de transition &eacute;nerg&eacute;tique qui s'ouvre ? Ou se contente-t-il de subir, exercice apr&egrave;s exercice, un d&eacute;clin qu'il n'anticipe pas ?</p>
<p>Le d&eacute;part du Hilli Episeyo n'est pas une fatalit&eacute;. C'est une cons&eacute;quence. La cons&eacute;quence d'une absence de vision, d'un manque d'anticipation, d'une gouvernance qui regarde passer les navires parfois au sens propre.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-09 13:05:43</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Hilli-Episeyo090726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="91442" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[Endettement record : le Cameroun emprunte 87 % de son budget :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93896/12:1/endettement-record-le-cameroun-emprunte-87-de-son-budget-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93896/12:1/endettement-record-le-cameroun-emprunte-87-de-son-budget-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Selon les projections de la Caisse Autonome d'Amortissement (CAA), le
Cameroun devrait emprunter 7 689 milliards de FCFA entre 2026 et 2028,
dont 1 000 milliard...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Selon les projections de la Caisse Autonome d'Amortissement (CAA), le Cameroun devrait emprunter 7 689 milliards de FCFA entre 2026 et 2028, dont 1 000 milliards sur les march&eacute;s internationaux en 2027, une trajectoire qui suscite l'inqui&eacute;tude du FMI et de la Banque africaine de d&eacute;veloppement.</p>
<p>Les chiffres donnent le vertige. 7 689 milliards de FCFA. C'est le montant que le Cameroun pourrait emprunter d'ici 2028. Pour mettre cette somme en perspective : elle repr&eacute;sente 87,2 % du budget de l'&Eacute;tat pour 2026. Elle &eacute;quivaut &agrave; pr&egrave;s de la moiti&eacute; de l'encours total de la dette publique camerounaise, estim&eacute; &agrave; 15 416 milliards &agrave; fin mars 2026.</p>
<p>Mais ce n'est pas tout. Pour la seule ann&eacute;e 2027, le gouvernement pr&eacute;voit un emprunt international de <strong>1 000 milliards de FCFA</strong>, soit pr&egrave;s du tiers de ses besoins de financement annuels. Une exposition massive au risque de change et aux taux d'int&eacute;r&ecirc;t dict&eacute;s par les banques centrales occidentales.</p>
<p>Et si ces chiffres &eacute;taient le sympt&ocirc;me d'une addiction structurelle &agrave; la dette ? D'une incapacit&eacute; chronique &agrave; g&eacute;n&eacute;rer suffisamment de recettes fiscales pour faire tourner la machine ? D'une "cavalerie financi&egrave;re" o&ugrave; l'on emprunte pour rembourser les anciennes dettes ?</p>
<p>Plong&eacute;e dans une spirale qui engage l'avenir du pays et de ses g&eacute;n&eacute;rations futures.</p>
<h2>Des besoins de financement colossaux</h2>
<p>La Caisse Autonome d'Amortissement (CAA), l'organisme public charg&eacute; de la gestion de la dette du Cameroun, a publi&eacute; sa note de conjoncture sur la dette publique &agrave; fin mars 2026. Le constat est sans appel : les besoins de financement de l'&Eacute;tat entre 2026 et 2028 atteindraient 7 689 milliards de FCFA.</p>
<p>Ce montant repr&eacute;sente :</p>
<p>- <strong>87,2 % du budget de l'&Eacute;tat pour 2026</strong> (8 816,4 milliards de FCFA)<br />- <strong>49,87 % de l'encours total de la dette publique</strong> &agrave; fin mars 2026 (15 416 milliards)<br />- <strong>Pr&egrave;s de 8,8 % du PIB</strong> pour la seule ann&eacute;e 2026</p>
<p>Une premi&egrave;re tranche de <strong>3 197 milliards de FCFA</strong> devrait &ecirc;tre mobilis&eacute;e d&egrave;s 2026, conform&eacute;ment &agrave; la loi de finances. Les 4 500 milliards restants seront emprunt&eacute;s en 2027 et 2028.</p>
<h2>L'emprunt international de 2027 : un pari risqu&eacute;</h2>
<p>Pour 2027, le gouvernement pr&eacute;voit un emprunt international de <strong>1 000 milliards de FCFA</strong>. Ce montant repr&eacute;sente pr&egrave;s du tiers des besoins globaux de financement projet&eacute;s pour l'ann&eacute;e, estim&eacute;s &agrave; 3 161,5 milliards.</p>
<p>Cette projection figure dans le document de programmation &eacute;conomique et budg&eacute;taire &agrave; moyen terme 2027-2029. Le Cameroun avait d&eacute;j&agrave; lev&eacute; <strong>750 millions de dollars</strong> (environ 415 milliards de FCFA) en f&eacute;vrier 2026 via une &eacute;mission d'euro-obligations.</p>
<p>Le risque ? Emprunter "&agrave; l'international" signifie contracter de la dette en devises fortes (Euro ou Dollar). Le Cameroun s'expose ainsi massivement au <strong>risque de change</strong> et aux taux d'int&eacute;r&ecirc;t dict&eacute;s par les banques centrales occidentales. Une d&eacute;pr&eacute;ciation du FCFA par rapport &agrave; ces devises pourrait alourdir consid&eacute;rablement le fardeau de la dette.</p>
<h2>Un endettement qui ne cesse de cro&icirc;tre</h2>
<p>Au 31 mars 2026, l'encours total de la dette publique du Cameroun s'&eacute;tablissait &agrave; <strong>15 416 milliards de FCFA</strong> (environ 27,5 milliards USD), en hausse de 6 % par rapport &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode en 2025.</p>
<p>Le ratio dette/PIB atteint <strong>44,3 %</strong>, un niveau conforme au plafond de 50 % fix&eacute; par la Strat&eacute;gie d'endettement &agrave; moyen terme 2025-2027, et bien en de&ccedil;&agrave; du seuil communautaire de 70 % retenu par la CEMAC.</p>
<p>Mais cette apparente ma&icirc;trise cache une r&eacute;alit&eacute; plus pr&eacute;occupante :</p>
<p>- <strong>La dette ext&eacute;rieure</strong> repr&eacute;sente 64,5 % de l'encours total<br />- <strong>L'administration centrale</strong> concentre 93,6 % de la dette publique<br />- Le service de la dette passerait de <strong>7 % du PIB en 2025 &agrave; 8,8 % en 2026</strong>, soit une hausse de pr&egrave;s de 26 % en un an<br />- Les <strong>restes &agrave; payer</strong> de l'&Eacute;tat d&eacute;passent 1 000 milliards de FCFA<br />- Les <strong>engagements non d&eacute;caiss&eacute;s</strong> (SEND) sont estim&eacute;s &agrave; 5 044,6 milliards de FCFA</p>
<h2>La cavalerie financi&egrave;re : emprunter pour rembourser</h2>
<p>L'analyse critique de cette trajectoire r&eacute;v&egrave;le un m&eacute;canisme pervers : une grande partie de ces nouveaux pr&ecirc;ts ne sert plus &agrave; construire des infrastructures g&eacute;n&eacute;ratrices de richesse, mais simplement &agrave; rembourser le capital et les int&eacute;r&ecirc;ts des anciennes dettes arriv&eacute;es &agrave; &eacute;ch&eacute;ance &ndash; le fameux <strong>roll-over</strong>.</p>
<p>C'est le principe m&ecirc;me de la cavalerie financi&egrave;re. Un &Eacute;tat qui a besoin de 7 689 milliards sur 3 ans avoue son incapacit&eacute; chronique &agrave; g&eacute;n&eacute;rer suffisamment de recettes fiscales internes pour faire tourner la machine.</p>
<h2>Les avertissements du FMI et de la BAD</h2>
<p>Les autorit&eacute;s camerounaises se veulent rassurantes. La CAA estime que la trajectoire actuelle demeure compatible avec la viabilit&eacute; de la dette et que le risque de surendettement reste &laquo; mod&eacute;r&eacute; &raquo;.</p>
<p>Mais cette appr&eacute;ciation <strong>contraste radicalement</strong> avec les analyses du <strong>Fonds mon&eacute;taire international (FMI)</strong> et de la Banque africaine de d&eacute;veloppement (BAD) . Depuis plusieurs ann&eacute;es, ces institutions classent le Cameroun parmi les pays expos&eacute;s &agrave; un risque de surendettement <strong>&laquo; tr&egrave;s &eacute;lev&eacute; &raquo;</strong>.</p>
<p>Cette inqui&eacute;tude s'explique par <strong>l'acc&eacute;l&eacute;ration du rythme des emprunts publics</strong> observ&eacute;e depuis la p&eacute;riode post&eacute;rieure &agrave; l'Initiative Pays Pauvres Tr&egrave;s Endett&eacute;s (PPTE), dont le Cameroun avait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; apr&egrave;s 2006.</p>
<p>Dans son rapport de consultation au titre de l'article IV de 2026, le FMI projette une croissance de 3,3 % en 2026, soutenue par l'investissement public, mais souligne que les efforts pour accro&icirc;tre les d&eacute;penses d'investissement sont limit&eacute;s par des contraintes de liquidit&eacute; et des risques &eacute;lev&eacute;s de surendettement.</p>
<h2>Les v&eacute;ritables d&eacute;fis : au-del&agrave; des ratios</h2>
<p>Au-del&agrave; des ratios macro&eacute;conomiques, plusieurs sp&eacute;cialistes des finances publiques estiment que le v&eacute;ritable d&eacute;fi r&eacute;side d&eacute;sormais dans la capacit&eacute; du gouvernement &agrave; transformer la dette en actifs &eacute;conomiques productifs.</p>
<p>Les pr&eacute;occupations se concentrent sur :</p>
<p>1. <strong>L'accumulation des arri&eacute;r&eacute;s de paiement</strong> : plus de 1 000 milliards de FCFA &agrave; fin mars 2026<br />2. <strong>La faible absorption des financements ext&eacute;rieurs</strong> : 5 044 milliards de FCFA engag&eacute;s mais non d&eacute;caiss&eacute;s<br />3. <strong>Le resserrement des conditions sur les march&eacute;s de capitaux</strong><br />4. <strong>La capacit&eacute; &agrave; transformer la dette en actifs productifs</strong></p>
<h2>Le fardeau g&eacute;n&eacute;rationnel</h2>
<p>Confier la couverture de <strong>32 % de ses besoins annuels</strong> &agrave; des cr&eacute;anciers ext&eacute;rieurs, c'est hypoth&eacute;quer l'avenir. Chaque FCFA emprunt&eacute; aujourd'hui devra &ecirc;tre rembours&eacute; demain, avec des int&eacute;r&ecirc;ts. Ce sont les g&eacute;n&eacute;rations futures qui paieront la facture.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-08 13:33:46</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Louis-Paul-Motaze180324500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="79681" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: SNH : huit ans de location, zéro infrastructure :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93883/12:1/cameroun-snh-huit-ans-de-location-zero-infrastructure-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93883/12:1/cameroun-snh-huit-ans-de-location-zero-infrastructure-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le retrait du navire-usine Hilli Episeyo par Golar LNG en juillet
2026, après huit ans d'exploitation au large de Kribi, prive le
Cameroun de son unique outil d...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le retrait du navire-usine Hilli Episeyo par Golar LNG en juillet 2026, apr&egrave;s huit ans d'exploitation au large de Kribi, prive le Cameroun de son unique outil de liqu&eacute;faction du gaz naturel une catastrophe &eacute;conomique estim&eacute;e entre 250 et 300 milliards FCFA par an qui r&eacute;v&egrave;le l'&eacute;chec de la strat&eacute;gie gazi&egrave;re de la SNH, privil&eacute;giant la location d'infrastructures &eacute;trang&egrave;res sans jamais investir dans des solutions durables.</p>
<p>Il est arriv&eacute; en 2018. Un g&eacute;ant de m&eacute;tal, plus long qu'un terrain de football, amarr&eacute; au large de Kribi. Le Hilli Episeyo, premier navire-usine de liqu&eacute;faction de gaz naturel au monde converti &agrave; cet usage, faisait la fiert&eacute; du Cameroun. Le pays venait de rejoindre le club tr&egrave;s ferm&eacute; des exportateurs de gaz naturel liqu&eacute;fi&eacute;.</p>
<p><strong>Huit ans plus tard, il repart. Silencieusement. Sans c&eacute;r&eacute;monie. Sans successeur</strong>.</p>
<p>Ce mardi de juillet 2026, l'armateur norv&eacute;gien Golar LNG a retir&eacute; le navire des eaux camerounaises, direction l'Am&eacute;rique latine, o&ugrave; des contrats plus rentables l'attendent. Avec lui, il emporte son personnel hautement qualifi&eacute;, son expertise technologique et surtout la seule capacit&eacute; de liqu&eacute;faction du pays.</p>
<p>Le Cameroun se retrouve brutalement priv&eacute; de son unique outil d'exportation gazi&egrave;re. Les cons&eacute;quences budg&eacute;taires sont imm&eacute;diates : entre 250 et 300 milliards de francs CFA par an s'envolent.</p>
<p>Comment un pays peut-il, en huit ans, ne jamais anticiper la fin d'un contrat dont l'&eacute;ch&eacute;ance &eacute;tait connue de tous ?</p>
<h2>Un g&eacute;ant de m&eacute;tal qui s'en va</h2>
<p>Le Hilli Episeyo n'&eacute;tait pas un simple navire. C'&eacute;tait une infrastructure compl&egrave;te de production, une usine flottante capable d'extraire le gaz naturel, de le purifier, de le refroidir &agrave; moins 163 degr&eacute;s Celsius pour le liqu&eacute;fier, puis de le charger sur des m&eacute;thaniers &agrave; destination des march&eacute;s internationaux.</p>
<p>Mise en service en 2018 pour une dur&eacute;e pr&eacute;vue de huit ans, cette unit&eacute; d'une capacit&eacute; annuelle de 1,2 million de tonnes de GNL faisait du Cameroun le 20e pays exportateur de gaz au monde.</p>
<p>Mais le contrat arrivait &agrave; &eacute;ch&eacute;ance en juillet 2026. Et l'armateur Golar LNG, dont le navire est sous contrat jusqu'&agrave; cette date, a choisi de ne pas prolonger l'aventure. Le navire doit rejoindre Singapour pour une r&eacute;novation, avant de commencer un contrat de 20 ans au large de l'Argentine.</p>
<p>&laquo; Il y a des d&eacute;parts qui ressemblent &agrave; des abandons. En juillet 2026, un navire-usine de plusieurs centaines de m&egrave;tres quittera silencieusement les eaux de Kribi. Il emportera avec lui une part significative des ambitions gazi&egrave;res du Cameroun &raquo;.</p>
<h2>Une catastrophe annonc&eacute;e</h2>
<p>Le retrait n'est une surprise pour personne dans le secteur. Le consultant Robert Mouthe Ambassa affirme avoir alert&eacute; les autorit&eacute;s : &laquo; J'ai m&ecirc;me eu &agrave; faire des notes dans ce sens : "attention, Golar va partir, il faut trouver des compensations. Sinon l'&Eacute;tat va perdre tous les revenus qui venaient de la liqu&eacute;faction du gaz". &Eacute;videmment, il y en a qui l'ont pris au s&eacute;rieux et d'autres non. Mais nous autres qui sommes dans le milieu p&eacute;trolier, cela fait deux ans qu'on le savait d&eacute;j&agrave; &raquo;.</p>
<p>Malgr&eacute; ces alertes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, aucune solution alternative n'a &eacute;t&eacute; mise en place. Pas d'usine de liqu&eacute;faction terrestre &agrave; Kribi, pas de nouvelle unit&eacute; flottante, pas de transfert de technologie, pas de mont&eacute;e en comp&eacute;tence nationale.</p>
<p>&laquo; Depuis 2018, le Cameroun s'enorgueillissait d'avoir int&eacute;gr&eacute; le cercle des exportateurs de gaz naturel liqu&eacute;fi&eacute; sans avoir investi dans une usine terrestre. La formule &eacute;tait s&eacute;duisante : s'associer &agrave; Perenco, louer le navire-usine de Golar LNG, et exporter. Z&eacute;ro infrastructure nationale. Z&eacute;ro comp&eacute;tence interne d&eacute;velopp&eacute;e. Z&eacute;ro risque de construction. Et z&eacute;ro p&eacute;rennit&eacute; &raquo;.</p>
<h2>300 milliards de francs CFA envol&eacute;s chaque ann&eacute;e</h2>
<p>L'impact budg&eacute;taire est s&eacute;v&egrave;re. L'&eacute;conomiste Serge Alain Godong qualifie la situation de &laquo; catastrophe pour les finances publiques du Cameroun, dans un contexte de contraintes, tant d'endettement que de difficult&eacute;s de collecte des ressources internes par la fiscalit&eacute; &raquo;.</p>
<p>Il rappelle que la branche gazi&egrave;re repr&eacute;sentait, ces derni&egrave;res ann&eacute;es, pr&egrave;s de la moiti&eacute; des revenus de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des hydrocarbures (SNH), soit entre 250 et 300 milliards de francs CFA par an.</p>
<p>Plus grave encore : la Loi de finances 2026 a &eacute;t&eacute; b&acirc;tie sur l'hypoth&egrave;se que cette activit&eacute; se poursuivrait normalement, int&eacute;grant environ 250 milliards de recettes gazi&egrave;res attendues. Ces sommes ne rentreront pas dans les caisses de l'&Eacute;tat ni cette ann&eacute;e, ni les suivantes.</p>
<p>&laquo; Ce sont des revenus qui ne seront plus disponibles et pas que pour l'ann&eacute;e 2026 &raquo;, pr&eacute;vient Serge Alain Godong.</p>
<h2>Le silence du Parlement</h2>
<p>Alors que le pays subit un choc &eacute;conomique majeur, le d&eacute;bat public brille par son absence. Louis-Marie Kakdeu, vice-pr&eacute;sident du Social Democratic Front (SDF), d&eacute;nonce ce silence : &laquo; Une question plus que strat&eacute;gique dont personne ne parle dans le d&eacute;bat public &raquo;. Il souligne qu'au Parlement, pourtant en pleine session ordinaire depuis d&eacute;but juin, le sujet n'a toujours pas &eacute;t&eacute; abord&eacute;, ni par les &eacute;lus, ni par le gouvernement.</p>
<p>Ce vide m&eacute;diatique et politique contraste avec l'urgence &eacute;conomique, et interroge sur la capacit&eacute; des institutions &agrave; anticiper et &agrave; g&eacute;rer les crises.</p>
<h2>La SNH : une d&eacute;fense en demi-teinte</h2>
<p>Face aux critiques, la SNH a tent&eacute; de rassurer. L'entreprise publique affirme que le succ&egrave;s d'une strat&eacute;gie &eacute;nerg&eacute;tique nationale &laquo; ne se mesure jamais &agrave; l'aune du d&eacute;part d'une seule plateforme, mais &agrave; la fluidit&eacute; de la rel&egrave;ve des ressources &raquo;.</p>
<p>Elle &eacute;voque une &laquo; transition structurelle planifi&eacute;e et volontaire &raquo; vers un portefeuille de ressources diversifi&eacute;, et annonce l'arriv&eacute;e de nouveaux op&eacute;rateurs comme Chevron et Murphy.</p>
<p>Mais ces annonces ne compensent pas le vide imm&eacute;diat. La reconstruction d'une fili&egrave;re de liqu&eacute;faction n&eacute;cessitera plusieurs ann&eacute;es et des investissements colossaux. En attendant, le Cameroun a perdu son statut de pays exportateur de gaz.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-07 19:22:32</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Nathalie-Moudiki190626500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="36918" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[AFRIQUE :: Tony O. Elumelu prend sa retraite DU GROUPE UNITED BANK FOR AFRICA]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93872/12:1/afrique-tony-o-elumelu-prend-sa-retraite-du-groupe-united-bank-for-africa.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93872/12:1/afrique-tony-o-elumelu-prend-sa-retraite-du-groupe-united-bank-for-africa.html</guid>
      <description><![CDATA[DÉPART À LA RETRAITE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION RICA
DU GROUPE UNITED BANK FOR AF RICA ET NOMINATION DE SON SUCCESSEUR.

United Bank for Africa Pl...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>D&Eacute;PART &Agrave; LA RETRAITE DU PR&Eacute;SIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION RICA DU GROUPE UNITED BANK FOR AF RICA ET NOMINATION DE SON SUCCESSEUR.</p>
<p>United Bank for Africa Plc annonce que M. Tony O. Elumelu, CFR, pr&eacute;sident du Conseil d'administration du Groupe UBA, prendra sa retraite du Conseil d'administration de UBA le 21 ao&ucirc;t 2026, &agrave; l'issue de la dur&eacute;e maximale de mandat de douze 12 ans pr&eacute;vue pour les administrateurs non ex&eacute;cutifs des banques par la Banque centrale du Nigeria.</p>
<p>Lors de sa r&eacute;union tenue le 6 juillet 2026, le Conseil d'administration a accept&eacute; le d&eacute;part &agrave; la retraite de M. Elumelu et a &eacute;lu M. Emmanuel N. Nnorom, administrateur non ex&eacute;cutif de la Banque, pour lui succ&eacute;der, avec effet au 21 ao&ucirc;t 2026.</p>
<p>Le Conseil d'administration tient &agrave; exprimer sa profonde gratitude &agrave; M. Elumelu pour son leadership visionnaire et sa contribution exceptionnelle &agrave; la vision strat&eacute;gique ainsi qu'au renforcement institutionnel du Groupe UBA.</p>
<p>Le mandat de M. Elumelu constitue un chapitre d&eacute;terminant de l'histoire du Groupe. Sous sa direction, UBA s'est transform&eacute;e en une institution panafricaine pr&eacute;sente dans 20 pays africains et 4 centres financiers internationaux, au service de plus de 50 millions de clients.</p>
<p>M. Nnorom est expert-comptable agr&eacute;&eacute; et justifie de plus de quarante ann&eacute;es d'exp&eacute;rience dans les domaines de la banque, de la finance et de l'audit. Il apporte &agrave; cette fonction une solide exp&eacute;rience de leadership ainsi qu'une connaissance approfondie de l'institution UBA.</p>
<p>&Agrave; l'occasion de son d&eacute;part &agrave; la retraite, M. Tony O. Elumelu, CFR, a d&eacute;clar&eacute; : <em>&laquo; Servir United Bank for Africa a &eacute;t&eacute; l'un des plus grands privil&egrave;ges de ma carri&egrave;re. UBA a su b&acirc;tir une position concurrentielle unique, tant en Afrique qu'&agrave; l'&eacute;chelle mondiale, et je quitte le Conseil d'administration avec une grande confiance dans l'avenir de la Banque. Emmanuel Nnorom est un dirigeant int&egrave;gre, exp&eacute;riment&eacute; et dot&eacute; d'un excellent jugement. Je suis convaincu que la Banque continuera &agrave; prosp&eacute;rer sous sa direction. &raquo;</em></p>
<p>&Agrave; la suite de sa nomination, M. Emmanuel N. Nnorom a d&eacute;clar&eacute; : <em>&laquo; Je suis honor&eacute; de la confiance que le Conseil d'administration m'accorde et pleinement conscient de l'h&eacute;ritage que je re&ccedil;ois. Je me r&eacute;jouis de travailler avec mes coll&egrave;gues du Conseil, l'&eacute;quipe de direction et l'ensemble de nos collaborateurs pr&eacute;sents sur tous nos march&eacute;s afin de maintenir la dynamique de croissance de UBA et de continuer &agrave; cr&eacute;er de la valeur durable pour nos actionnaires, nos clients et l'ensemble de nos parties prenantes. &raquo;</em></p>
<p>United Bank for Africa Plc est la banque d&rsquo;envergure mondiale de l'Afrique. Pr&eacute;sente dans vingt pays africains ainsi qu'au Royaume-Uni, aux &Eacute;tats-Unis, en France et aux &Eacute;mirats arabes unis, UBA propose des services bancaires de d&eacute;tail, commerciaux et institutionnels. La Banque est un acteur majeur de l'inclusion financi&egrave;re et met en &oelig;uvre des technologies de pointe. UBA figure parmi les plus importants employeurs du secteur financier en Afrique, avec 25 000 collaborateurs &agrave; l'&eacute;chelle du Groupe et plus de 50 millions de clients dans le monde.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">FRANCK BAFELI</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-07 11:33:00</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Tony_07072027.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="48558" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[Le Gabon claque la porte à l'UE : les thoniers européens virés des eaux gabonaises]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93865/12:1/le-gabon-claque-la-porte-a-lue-les-thoniers-europeens-vires-des-eaux-gabonaises.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93865/12:1/le-gabon-claque-la-porte-a-lue-les-thoniers-europeens-vires-des-eaux-gabonaises.html</guid>
      <description><![CDATA[Le 28 juin 2026, le Gabon n'a pas renouvelé l'accord de pêche qui le
liait à l'Union européenne depuis près de quarante ans, fermant
ainsi ses eaux aux 33 navir...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 juin 2026, le Gabon n'a pas renouvel&eacute; l'accord de p&ecirc;che qui le liait &agrave; l'Union europ&eacute;enne depuis pr&egrave;s de quarante ans, fermant ainsi ses eaux aux 33 navires thoniers europ&eacute;ens pour b&acirc;tir une fili&egrave;re nationale de transformation, mettant fin &agrave; un syst&egrave;me que Libreville juge &laquo; profond&eacute;ment d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute; &raquo; et privant le pays de valeur ajout&eacute;e et d'emplois.</p>
<p>Dimanche 28 juin 2026. Une date qui marque un tournant pour le Gabon. Ce jour-l&agrave;, le protocole de p&ecirc;che sign&eacute; avec l'Union europ&eacute;enne est arriv&eacute; &agrave; &eacute;ch&eacute;ance. Et Libreville a d&eacute;cid&eacute; de ne pas le renouveler.</p>
<p>Apr&egrave;s pr&egrave;s de quarante ans de partenariat, les eaux gabonaises sont d&eacute;sormais ferm&eacute;es aux navires europ&eacute;ens. Plus de 33 thoniers espagnols et fran&ccedil;ais, qui venaient traquer le thon au large des c&ocirc;tes, doivent plier bagage.</p>
<p>La raison ? Un constat amer. Le poisson p&ecirc;ch&eacute; n'est jamais d&eacute;barqu&eacute; au Gabon. Il n'atterrit pas dans l'assiette des Gabonais. Il est export&eacute; brut, sans aucune transformation locale, sans cr&eacute;ation d'emplois pour la jeunesse du pays. &laquo; Nous ne pouvons plus accepter un mod&egrave;le o&ugrave; nos ressources sont simplement captur&eacute;es, export&eacute;es brutes sans aucune valeur ajout&eacute;e cr&eacute;&eacute;e sur le sol gabonais &raquo;, a martel&eacute; Aim&eacute; Martial Massamba, ministre de la Mer, des P&ecirc;ches et de l'&Eacute;conomie bleue.</p>
<p>Le Gabon, deuxi&egrave;me stock de thon le plus important de la fa&ccedil;ade est de l'oc&eacute;an Atlantique, a d&eacute;cid&eacute; de transformer son &laquo; or bleu &raquo; en levier de souverainet&eacute; industrielle. Fini l'exportation de la mati&egrave;re premi&egrave;re. Place aux usines, aux emplois et &agrave; la valeur ajout&eacute;e.&nbsp;</p>
<h2>Un accord vieux de 40 ans qui arrive &agrave; expiration</h2>
<p>Les premiers accords de p&ecirc;che entre l'Union europ&eacute;enne et le Gabon remontent &agrave; 1988. Renouvel&eacute; &agrave; plusieurs reprises, le dernier protocole en date couvrait la p&eacute;riode du 29 juin 2021 au 28 juin 2026. Il permettait &agrave; un maximum de 33 navires europ&eacute;ens essentiellement espagnols et fran&ccedil;ais d'acc&eacute;der aux eaux gabonaises pour y p&ecirc;cher des esp&egrave;ces thoni&egrave;res.</p>
<p>En &eacute;change, l'Union europ&eacute;enne versait une contribution financi&egrave;re annuelle d'environ 2,6 millions d'euros (1,6 million pour l'acc&egrave;s et 1 million pour le soutien au secteur local), auxquels s'ajoutaient les redevances vers&eacute;es directement par les armateurs. Sur cinq ans, l'accord aurait rapport&eacute; environ 17 milliards de francs CFA &agrave; l'&Eacute;tat gabonais.</p>
<p>Mais en juin 2025, le pr&eacute;sident Brice Clotaire Oligui Nguema a annonc&eacute; une &laquo; proc&eacute;dure de d&eacute;nonciation unilat&eacute;rale &raquo; de l'accord, jugeant le partenariat &laquo; profond&eacute;ment d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute; &raquo;. Un an plus tard, la d&eacute;cision est devenue effective.</p>
<h2>Un &laquo; or bleu &raquo; qui ne profite pas au Gabon</h2>
<p>Le rapport technique consult&eacute; par LSI Africa dresse un bilan sans appel. Le Gabon dispose du deuxi&egrave;me stock de thon le plus important de la fa&ccedil;ade est de l'Atlantique, derri&egrave;re la Mauritanie. Le potentiel thonier est estim&eacute; &agrave; 250 000 tonnes. Les thons s&eacute;journent dans les eaux gabonaises la moiti&eacute; de l'ann&eacute;e.</p>
<p>Pourtant, les retomb&eacute;es pour le pays sont quasi nulles. Le rapport recense plusieurs limites du pr&eacute;c&eacute;dent dispositif:</p>
<p>- <strong>Absence de d&eacute;barquement</strong> des captures dans les ports gabonais.<br />- <strong>Manque d'unit&eacute;s de transformation</strong> locale.<br />- <strong>Faible cr&eacute;ation d'emplois</strong> directs et indirects.<br />- <strong>Place limit&eacute;e</strong> des op&eacute;rateurs nationaux dans la cha&icirc;ne de valeur.<br />- <strong>Compensation financi&egrave;re jug&eacute;e insuffisante</strong> au regard des volumes p&ecirc;ch&eacute;s.</p>
<p>En 2015, les captures avaient atteint pr&egrave;s de 50 000 tonnes, sans g&eacute;n&eacute;rer de retomb&eacute;es &eacute;conomiques durables pour le pays. Une partie des navires op&egrave;re m&ecirc;me au large sans jamais mettre le pied dans un port gabonais. En clair : le thon est pr&eacute;lev&eacute;, export&eacute; brut, et le Gabon ne touche qu'une miette.</p>
<h2>La souverainet&eacute; &eacute;conomique comme nouveau cap</h2>
<p>Libreville ne tourne pas le dos aux partenariats internationaux, mais entend d&eacute;sormais les r&eacute;&eacute;quilibrer. &laquo; L'objectif est de d&eacute;velopper une fili&egrave;re thoni&egrave;re performante, durable et cr&eacute;atrice de valeur &raquo;, explique le Pr Celse Koumba Mabert, directeur g&eacute;n&eacute;ral des P&ecirc;ches et de l'Aquaculture.</p>
<p>Le gouvernement souhaite privil&eacute;gier un mod&egrave;le reposant sur la transformation locale du thon afin d'accro&icirc;tre la valeur ajout&eacute;e cr&eacute;&eacute;e sur le territoire. L'industrialisation de la fili&egrave;re thoni&egrave;re figure comme deuxi&egrave;me pilier du Plan national de d&eacute;veloppement 2024-2026.</p>
<p>Concr&egrave;tement, le Gabon veut :</p>
<p>- <strong>Imposer le d&eacute;barquement</strong> de toutes les captures dans ses ports.<br />- <strong>D&eacute;velopper des unit&eacute;s de transformation</strong> (conserves, filets, farine de poisson).<br />- <strong>Cr&eacute;er des emplois nationaux</strong> et renforcer le contr&ocirc;le de ses richesses maritimes.<br />- <strong>Encourager la commercialisation locale</strong> des produits de la mer.</p>
<h2>L'UE pr&ecirc;te &agrave; n&eacute;gocier, mais &agrave; ses conditions</h2>
<p>L'Union europ&eacute;enne, pour sa part, se dit ouverte &agrave; la n&eacute;gociation. &laquo; L'Union europ&eacute;enne est dispos&eacute;e &agrave; aborder les pr&eacute;occupations exprim&eacute;es ces derniers mois de fa&ccedil;on constructive et transparente &raquo;, a assur&eacute; le si&egrave;ge de l'organisation au Gabon.</p>
<p>Bruxelles revendique une approche tourn&eacute;e vers l'avenir pour &laquo; un cadre r&eacute;nov&eacute;, &eacute;quilibr&eacute; et efficace &raquo;. Les Europ&eacute;ens rappellent &eacute;galement que leurs navires ne p&ecirc;chent que les esp&egrave;ces que le Gabon ne cible pas, comme le thon tropical, et qu'ils ne font pas concurrence aux p&ecirc;cheurs locaux.</p>
<p>Mais le Gabon est d&eacute;sormais sur une ligne rouge : il ne signera pas de nouvel accord sans transformation locale. &laquo; Jusqu'&agrave; nouvel ordre, aucun navire du Vieux Continent ne sera autoris&eacute; &agrave; p&ecirc;cher dans les eaux gabonaises &raquo;, a indiqu&eacute; un conseiller technique au minist&egrave;re des P&ecirc;ches.</p>
<h2>Un signal fort pour l'Afrique</h2>
<p>Cette d&eacute;cision du Gabon s'inscrit dans une tendance plus large de souverainet&eacute; &eacute;conomique sur le continent. Apr&egrave;s les secteurs minier et forestier, la p&ecirc;che appara&icirc;t d&eacute;sormais comme l'un des domaines dans lesquels les pays africains entendent renforcer leurs exigences.</p>
<p>Le thon est consid&eacute;r&eacute; comme &laquo; l'or bleu &raquo; du Gabon. En le transformant localement au lieu de l'exporter brut, le pays peut cr&eacute;er des usines, des emplois et capter davantage de valeur ajout&eacute;e. Un pari ambitieux, mais risqu&eacute; : le Gabon devra attirer des investisseurs, former de la main-d'&oelig;uvre et construire une fili&egrave;re industrielle comp&eacute;titive en quelques ann&eacute;es.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-07 03:29:08</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Poissons250425500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="78618" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Whisky en sachet : l'ultimatum qui va faire trembler l'économie informelle :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93837/12:1/cameroun-whisky-en-sachet-lultimatum-qui-va-faire-trembler-leconomie-informelle-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93837/12:1/cameroun-whisky-en-sachet-lultimatum-qui-va-faire-trembler-leconomie-informelle-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le gouvernement camerounais a fixé au 18 décembre 2026 un ultimatum
impératif à toutes les unités de production de whisky en sachet
après des décès en série et...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement camerounais a fix&eacute; au 18 d&eacute;cembre 2026 un ultimatum imp&eacute;ratif &agrave; toutes les unit&eacute;s de production de whisky en sachet apr&egrave;s des d&eacute;c&egrave;s en s&eacute;rie et le d&eacute;mant&egrave;lement d'usines clandestines &agrave; Douala, les autorit&eacute;s promettent des sanctions &laquo; sans appel &raquo; pour les contrevenants.</p>
<p>Au March&eacute; Mboppi de Douala, dans une ruelle &eacute;troite o&ugrave; l'odeur de l'alcool bon march&eacute; se m&ecirc;le &agrave; celle des ordures, un sachet de whisky se vend encore &agrave; 100 francs CFA. Dans les bars de Nkongsamba, des jeunes hommes parient sur leur capacit&eacute; &agrave; ingurgiter des dizaines de ces sachets.</p>
<p>Le 8 mars 2025, l'un d'eux a perdu ce pari. Mort. Le whisky en sachet, fabriqu&eacute; dans des conditions effroyables, m&eacute;lang&eacute; &agrave; du m&eacute;thanol, a emport&eacute; sa vie.</p>
<p>Ce 3 juillet 2026, le gouvernement camerounais a dit &laquo; stop &raquo;.</p>
<p>Il ne s'agit pas d'une &eacute;ni&egrave;me promesse. Pas d'une &eacute;ni&egrave;me prorogation. Cette fois, les autorit&eacute;s ont fix&eacute; une date butoir le 18 d&eacute;cembre 2026 et promis des sanctions &laquo; sans appel &raquo;. Vingt-deux entreprises sans autorisation ont &eacute;t&eacute; identifi&eacute;es. Des scell&eacute;s ont &eacute;t&eacute; pos&eacute;s. Et le message est clair : la p&eacute;riode transitoire ne sera pas prolong&eacute;e.</p>
<p>Le whisky en sachet ce poison bon march&eacute; qui a fait des milliers de victimes vit ses derniers mois.</p>
<h2>Une histoire de plus de dix ans</h2>
<p>L'histoire du whisky en sachet au Cameroun est celle d'un combat perdu d'avance&hellip; jusqu'&agrave; aujourd'hui.</p>
<p>Tout commence en 2014. Face &agrave; la prolif&eacute;ration de boissons alcoolis&eacute;es conditionn&eacute;es en sachets plastiques vendues &agrave; des prix d&eacute;risoires et souvent mortelles les minist&egrave;res de l'Industrie, du Commerce et de la Sant&eacute; adoptent une norme visant &agrave; les retirer progressivement du march&eacute;.</p>
<p>Mais les producteurs obtiennent des d&eacute;lais. Puis d'autres d&eacute;lais. Et encore d'autres. En avril 2023, le gouvernement annonce une nouvelle interdiction. Rien n'y fait. Le whisky en sachet continue de couler dans les march&eacute;s, les boutiques de quartier et les kiosques.</p>
<p>Vingt-deux entreprises op&egrave;rent sans autorisation. Des centaines de revendeurs vivent de ce commerce. Le march&eacute; p&egrave;se des milliards de francs CFA.</p>
<h2>Les drames de Nkongsamba et Bangangt&eacute;</h2>
<p>Si le gouvernement serre la vis aujourd'hui, c'est parce que les chiffres sont devenus insoutenables.</p>
<p><strong>&Agrave; Bangangt&eacute;</strong>, une fillette de 7 ans d&eacute;c&egrave;de apr&egrave;s avoir consomm&eacute; un sachet de whisky achet&eacute; &agrave; 100 FCFA. La Fondation camerounaise des consommateurs (Focaco) saisit le Tribunal administratif de Yaound&eacute;. &laquo; Cette enfant ne devait pas mourir &raquo;, affirme l'organisation.</p>
<p><strong>&Agrave; Nkongsamba</strong>, en mars 2025, un concours de buveurs de whisky en sachet tourne au drame. Le vainqueur, qui avait ingurgit&eacute; une vingtaine de sachets, meurt quelques heures plus tard. Son dauphin, admis dans un &eacute;tat critique, est hospitalis&eacute;.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Quelques heures apr&egrave;s, h&eacute;las, survient le drame. Le vainqueur est d&eacute;clar&eacute; mort apr&egrave;s qu'il se soit plaint de douleurs atroces au ventre. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Ces drames ne sont pas des accidents. Ils sont la cons&eacute;quence logique d'un syst&egrave;me o&ugrave; des substances chimiques industrielles sont m&eacute;lang&eacute;es &agrave; des alcools frelat&eacute;s, conditionn&eacute;s dans des sachets plastiques.</p>
<h2>La r&eacute;pression : descentes &agrave; Douala et ultimatum</h2>
<p>C'est dans ce contexte que Fuh Calistus Gentry, ministre int&eacute;rimaire des Mines, de l'Industrie et du D&eacute;veloppement Technologique, a men&eacute; une descente sur un site clandestin d&eacute;mantel&eacute; &agrave; Douala.</p>
<p>Les images sont effroyables : des conditions de fabrication o&ugrave; tout est hors de contr&ocirc;le, o&ugrave; le m&eacute;thanol un poison mortel m&ecirc;me &agrave; faible dose est utilis&eacute; pour augmenter la puissance &agrave; moindre frais.</p>
<p>Le ministre a fix&eacute; un ultimatum :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Apr&egrave;s avoir identifi&eacute; 22 entreprises sans autorisation pour fabriquer les whiskies en sachet, le Minmidt a sensibilis&eacute; les acteurs &agrave; migrer vers des conditionnements en verre jug&eacute;s conformes aux exigences sanitaires et environnementales, avant le 18 d&eacute;cembre prochain, terme de la p&eacute;riode transitoire. Il n'y aura pas de prorogation. &raquo;</p>
</blockquote>
<h2>Les sanctions : fermeture d&eacute;finitive et poursuites judiciaires</h2>
<p>Pass&eacute; le 18 d&eacute;cembre 2026, les sanctions seront sans appel :</p>
<p>- <strong>Fermeture d&eacute;finitive</strong> de toute structure non conforme<br />- <strong>Pose de scell&eacute;s</strong> sur les sites de production<br />- <strong>Poursuites judiciaires</strong> contre pr&egrave;s de 300 industries<br />- <strong>Amendes</strong> &agrave; infliger aux contrevenants</p>
<p>L'&Eacute;tat envisage &eacute;galement une <strong>cartographie nationale industrielle</strong> pour traquer toutes les formes d'ill&eacute;galit&eacute;.</p>
<h2>L'enjeu &eacute;conomique : un march&eacute; de 200 milliards</h2>
<p>Mais cette d&eacute;cision a un co&ucirc;t. Le march&eacute; des boissons alcoolis&eacute;es &agrave; bas prix repr&eacute;sente une activit&eacute; qui mobilise producteurs, distributeurs, grossistes et d&eacute;taillants. Le manque &agrave; gagner est estim&eacute; &agrave; plus de 200 milliards de francs CFA par an.</p>
<p>Certains revendeurs le disent sans d&eacute;tour :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Moi, je vends parce que je vis de &ccedil;a. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Le gouvernement devra accompagner cette transition, sous peine de voir le whisky en sachet migrer encore plus profond&eacute;ment dans l'&eacute;conomie informelle.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-04 14:08:05</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Whisky-en-sachet040726500.webp" 
            type="image/jpeg" 
            length="70418" 
            />
                                                    </item>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Le BIR débarque à Douala : le port passe sous protection militaire :: CAMEROON]]></title>
            <category>ECONOMIE</category>
            <link>https://www.camer.be/93834/12:1/cameroun-le-bir-debarque-a-douala-le-port-passe-sous-protection-militaire-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/93834/12:1/cameroun-le-bir-debarque-a-douala-le-port-passe-sous-protection-militaire-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Le 2 juillet 2026, le Cameroun a franchi un cap historique en
inaugurant une base ultramoderne du Bataillon d'intervention rapide
(BIR) au cœur du Port autonome...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 juillet 2026, le Cameroun a franchi un cap historique en inaugurant une base ultramoderne du Bataillon d'intervention rapide (BIR) au c&oelig;ur du Port autonome de Douala, soutenue par un investissement de 3 milliards de FCFA une r&eacute;ponse muscl&eacute;e &agrave; la piraterie qui menace le premier hub &eacute;conomique d'Afrique centrale.</p>
<p>Il est 7 heures du matin, quelque part dans le golfe de Guin&eacute;e. Un navire marchand vogue vers les c&ocirc;tes camerounaises, sa cargaison valant des millions d'euros. Soudain, des embarcations rapides surgissent de nulle part. Des hommes arm&eacute;s accostent, braquent l'&eacute;quipage. En quelques minutes, le navire est sous contr&ocirc;le. La marchandise dispara&icirc;t dans l'immensit&eacute; bleue.</p>
<p>Ce sc&eacute;nario, v&eacute;cu des dizaines de fois entre 2010 et 2011, a marqu&eacute; les esprits. Des attaques contre les navires ARGO, NORTH SPIRIT, OLOKUN 4, KULAK 7, SALMA, AMERIGO VESPUCI et MOUNGO 7. Des marins enlev&eacute;s. Des op&eacute;rateurs &eacute;conomiques agress&eacute;s.</p>
<p>Le Cameroun a d&eacute;cid&eacute; que cela ne se reproduirait plus.</p>
<p>Le 2 juillet 2026, le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Pr&eacute;sidence charg&eacute; de la D&eacute;fense, <strong>Joseph Beti Assomo</strong>, a coup&eacute; le ruban inaugural de la nouvelle base op&eacute;rationnelle du Bataillon d'intervention rapide (BIR) au Port autonome de Douala-Bonab&eacute;ri.</p>
<p>Une base ultramoderne. Trois milliards de FCFA d'investissement. Une r&eacute;ponse sans pr&eacute;c&eacute;dent &agrave; la menace pirate. Et un message clair adress&eacute; aux armateurs du monde entier : le port de Douala est d&eacute;sormais une forteresse.</p>
<h2>Un tournant strat&eacute;gique pour le Cameroun</h2>
<p>La c&eacute;r&eacute;monie d'inauguration, pr&eacute;sid&eacute;e par le ministre Beti Assomo, s'est d&eacute;roul&eacute;e en pr&eacute;sence du directeur g&eacute;n&eacute;ral du Port autonome de Douala (PAD), <strong>Cyrus Ngo'o</strong>, du gouverneur de la r&eacute;gion du Littoral, Samuel Dieudonn&eacute; Ivaha Diboua, du maire de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, ainsi que des hauts responsables militaires et des autorit&eacute;s traditionnelles.</p>
<p>Pour Cyrus Ngo'o, cette nouvelle base est "le symbole de la convergence des efforts de l'&Eacute;tat et du Port Autonome de Douala". Il a salu&eacute; la coop&eacute;ration entre le PAD et les Forces de D&eacute;fense et de S&eacute;curit&eacute;, qu'il a qualifi&eacute;e de "facteur essentiel de stabilit&eacute; et de comp&eacute;titivit&eacute;".</p>
<p>Le ministre Beti Assomo, agissant au nom du pr&eacute;sident Paul Biya, Commandant en chef des arm&eacute;es, a r&eacute;affirm&eacute; que la s&eacute;curisation du port de Douala-Bonab&eacute;ri demeure une priorit&eacute; du Gouvernement.</p>
<h2>Pourquoi cette base &eacute;tait indispensable</h2>
<p>L'ancien site du BIR &agrave; Douala ne r&eacute;pondait plus aux exigences op&eacute;rationnelles. Le quai, fortement ensabl&eacute;, limitait les mouvements des embarcations qui ne pouvaient accoster qu'&agrave; mar&eacute;e haute. Les services de soutien &eacute;taient dispers&eacute;s sur diff&eacute;rents sites, r&eacute;duisant l'efficacit&eacute; des interventions.</p>
<p>Le g&eacute;n&eacute;ral de brigade <strong>Fran&ccedil;ois Pelene</strong>, coordonnateur g&eacute;n&eacute;ral du BIR, a rappel&eacute; que ces contraintes logistiques handicaperaient gravement la capacit&eacute; de r&eacute;action face aux menaces en mer.</p>
<p>La nouvelle base regroupe d&eacute;sormais, sur un m&ecirc;me site, les infrastructures administratives, logistiques et techniques n&eacute;cessaires au d&eacute;ploiement des unit&eacute;s. Elle abrite le BIR Zone Douala, l'atelier naval et le Centre alimentaire m&eacute;ridional, am&eacute;liorant ainsi la r&eacute;activit&eacute; op&eacute;rationnelle et la coordination des unit&eacute;s.</p>
<h2>3 milliards de FCFA pour un port forteresse</h2>
<p>Pour concr&eacute;tiser cette ambition, le Port autonome de Douala a mobilis&eacute; une enveloppe de 3 milliards de FCFA (environ 4,6 millions d'euros), sp&eacute;cifiquement d&eacute;di&eacute;e &agrave; la protection, &agrave; la d&eacute;limitation et &agrave; la lib&eacute;ration de ses terrains publics et emprises fonci&egrave;res strat&eacute;giques.</p>
<p>Ce montant s'ajoute aux investissements massifs d&eacute;j&agrave; engag&eacute;s dans le cadre du projet Douala Port Security (DPS), dont la phase 2 a &eacute;t&eacute; livr&eacute;e par la soci&eacute;t&eacute; <strong>PortSec SA</strong>. Cette phase a vu l'installation de syst&egrave;mes de surveillance avanc&eacute;s, de cam&eacute;ras de vid&eacute;osurveillance, de cl&ocirc;tures et de contr&ocirc;les d'acc&egrave;s de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration.</p>
<p>L'articulation entre l'expertise technique priv&eacute;e et le d&eacute;ploiement de la puissance militaire permanente du BIR sur un site industriel civil d&eacute;montre une volont&eacute; de sanctuariser l'infrastructure contre toutes les formes de menaces modernes.</p>
<h2>Le golfe de Guin&eacute;e, zone de tous les dangers</h2>
<p>Cette strat&eacute;gie de militarisation pr&eacute;ventive r&eacute;pond directement aux r&eacute;alit&eacute;s g&eacute;opolitiques r&eacute;gionales. Le golfe de Guin&eacute;e est structurellement expos&eacute; &agrave; la piraterie maritime, aux pillages, aux sabotages et aux trafics illicites en tout genre.</p>
<p>Depuis l'apparition de la piraterie maritime dans le golfe de Guin&eacute;e, plusieurs attaques ont vis&eacute; navires marchands et op&eacute;rateurs &eacute;conomiques, mena&ccedil;ant directement la continuit&eacute; des activit&eacute;s portuaires et la capitale &eacute;conomique. Les attaques enregistr&eacute;es entre 2010 et 2011 ont acc&eacute;l&eacute;r&eacute; la cr&eacute;ation du <strong>BIR Zone Douala</strong> afin d'assurer une r&eacute;ponse op&eacute;rationnelle adapt&eacute;e.</p>
<h2>Un atout &eacute;conomique majeur pour le Cameroun et la r&eacute;gion</h2>
<p>Le port de Douala n'est pas une infrastructure comme les autres. Il traite la grande majorit&eacute; du commerce ext&eacute;rieur du Cameroun et fait office de porte d'entr&eacute;e naturelle pour les pays enclav&eacute;s de la zone CEMAC.</p>
<p>Un port hautement s&eacute;curis&eacute; change radicalement la donne &eacute;conomique :<br />- <strong>Attractivit&eacute;</strong> : il attire prioritairement les grands armateurs internationaux<br />- <strong>Co&ucirc;ts</strong> : il engendre une baisse des primes d'assurance pour risque de guerre<br />- <strong>Efficacit&eacute;</strong> : il raccourcit les d&eacute;lais de transit gr&acirc;ce &agrave; des contr&ocirc;les fiabilis&eacute;s</p>
<p>Pour les investisseurs, les industriels et les entrepreneurs op&eacute;rant dans toute la sous-r&eacute;gion d'Afrique centrale, un port de Douala s&eacute;curis&eacute; est le gage de <strong>co&ucirc;ts logistiques pr&eacute;visibles</strong> et d'une cha&icirc;ne d'approvisionnement r&eacute;siliente face aux crises.</p>
<p><strong>Une capacit&eacute; d'intervention 24h/24</strong></p>
<p>Architecturalement, le nouveau complexe agit comme un hub militaire tout-en-un, consolidant les services op&eacute;rationnels, logistiques et m&eacute;dicaux au sein d'un m&ecirc;me p&eacute;rim&egrave;tre. Cette centralisation am&eacute;liore la communication interne, rationalise la cha&icirc;ne d'approvisionnement et r&eacute;duit les d&eacute;lais de d&eacute;ploiement d'urgence.</p>
<p>Les &eacute;quipes d'intervention peuvent d&eacute;sormais lancer des embarcations en eaux profondes &agrave; toute heure du jour ou de la nuit, ind&eacute;pendamment des contraintes de mar&eacute;e.</p>
<p>Pour le minist&egrave;re de la D&eacute;fense, cette installation est bien plus qu'un simple ensemble de b&acirc;timents c'est un bouclier pour la souverainet&eacute; &eacute;conomique du Cameroun.</p>
<h2>Un message &agrave; la communaut&eacute; internationale</h2>
<p>En accueillant cette nouvelle base sur son domaine, le Port de Douala-Bonab&eacute;ri confirme son r&ocirc;le central dans l'&eacute;cosyst&egrave;me s&eacute;curitaire national et r&eacute;gional. Cette r&eacute;alisation traduit l'ambition du PAD d'offrir aux op&eacute;rateurs &eacute;conomiques un environnement toujours plus s&ucirc;r, performant et r&eacute;silient condition essentielle de la comp&eacute;titivit&eacute; et de l'attractivit&eacute; de la place portuaire camerounaise.</p>
<p>Elle envoie un signal clair aux partenaires r&eacute;gionaux et aux compagnies maritimes : la capitale &eacute;conomique du Cameroun reste une porte d'entr&eacute;e s&ucirc;re et bien d&eacute;fendue pour le commerce international.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-07-04 01:45:34</pubDate>
            <enclosure
            url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/PAD270724500.jpg" 
            type="image/jpeg" 
            length="13475" 
            />
                                                    </item>
      </channel>
</rss>
