LE 20 MAI AU CAMEROUN, LE TRIOMPHE DE L’UNITE NATIONALE
© AFRIKSURSEINE : Ecrivain,Romancier Calvin DJOUARI | 23 mai 2025 16:24:27 | 4345En ce 20 mai, le Cameroun s’est paré de ses plus beaux atours pour célébrer, avec éclat et ferveur, le 53ᵉ anniversaire de l’unité nationale. Une fête d’une beauté rare, vécue intensément aussi bien sur le sol camerounais qu’au sein de sa vaste diaspora, connectée en masse aux chaînes nationales pour ne rien perdre de cette communion nationale. En regardant défiler les images du boulevard du 20 mai, c’était un spectacle admirable : c’est le Cameroun lui-même, dans toute sa diversité, son énergie, sa beauté humaine. Regarder la fête du 20 mai, c’est contempler une nation : ses dirigeants, ses enfants, ses artistes, ses militaires, ses souvenirs partagés. Pour beaucoup de ceux qui vivent à l’étranger, cette date devient l’occasion précieuse de retrouver à l’écran un visage familier, un ami d’enfance, un voisin, une silhouette connue d’un carrefour de jeunesse. L’émotion est souvent vive, les souvenirs affleurent. Le Président de la République, Son Excellence Paul Biya, a une fois de plus marqué l’événement de sa présence.
Malgré le poids des années, il se dresse toujours, imperturbable, animé d’une volonté inflexible de servir son peuple. Ce geste, pourtant si discret, est d’une éloquence inouïe. Car il aurait pu se retirer, se taire, se reposer. Mais non, il persiste. Et pour cela, notre respect s’impose. C’est un amour de la patrie qui force l’admiration et commande l’humilité. À ses côtés, la Première Dame, Chantal Biya, douce et vigilante, incarne cette chaleur maternelle, cette élégance bienveillante qui rassure. Elle veille, avec grâce, telle une mère attentive aux moindres détails, offrant au peuple l’image d’un couple présidentiel uni et engagé.
Cette édition a également vu la participation des grandes figures de la scène politique, comme Cabral Libii, et des personnalités emblématiques du sport et de la culture, à l’instar de Samuel Eto’o Fils, fierté de tout un continent. Le défilé, toujours spectaculaire, a atteint des sommets cette année avec la parade remarquable des soldats nigérians, venus fraterniser par les armes et les gestes. Il ne faut pas oublier le corps diplomatique, venu en grand nombre, ces diplomates rehaussent par leur présence l’importance et le rayonnement de cet événement.
Tous réunis sur le boulevard mythique du 20 mai, ils ont symbolisé cette ouverture du Cameroun au monde, cette volonté de bâtir la paix par la coopération et l’estime mutuelle. De Suisse, d’Allemagne, de France, des États-Unis et d’ailleurs, la diaspora camerounaise a vibré au rythme de la fête, souvent un verre de vin à la main, des étoiles dans les yeux. Grâce à la CRTV, la magie du direct a opéré avec brio, rendant l’événement accessible dans chaque recoin du globe.
Un grand bravo à cette équipe technique, souvent dans l’ombre, mais essentielle au lien entre le pays et ses enfants éloignés. Et puis, il y a ce sentiment indescriptible, cette fierté sourde mais puissante : être Camerounais. On ne saurait toujours expliquer d’où elle vient, mais elle palpite dans nos cœurs chaque 20 mai. Elle vibre dans les fanfares, s’élève dans les chants, s’illumine dans les yeux des enfants.
Bien sûr, les défilés ont aussi leur lot de tensions et de démonstrations de force politique, comme le passage remarqué du RDPC, un moment fort mais aussi clivant, selon les sensibilités. Pourtant, même là, la vitalité démocratique du pays se manifeste – dans le contraste des idées, dans l’expression des convictions. Enfin, un mot pour la jeunesse camerounaise : audacieuse, brillante, persévérante. Elle est là, chaque année plus visible, plus active, plus consciente. C’est elle, l’espoir et la promesse. C’est pour elle que la nation se rassemble, se réforme et rêve plus grand.
Le soir venu, le Palais de l’Unité s’est transformé en un véritable écrin de lumière et de célébration. Plus de douze mille invités, émerveillés, ont partagé un moment d’exception. Tous étaient aux anges, grisés par la splendeur du décor, mais surtout émus de se retrouver si près du Président de la République. Impressionnant de présence et de vivacité, il a une fois encore démontré sa force tranquille et sa marche toujours alerte, tel un guide indéfectible au service de la Nation. Le 20 mai est une très belle et grande fête : c’est un miroir tendu à nous-mêmes, Camerounais de l’intérieur et de l’extérieur. C’est un hymne à l’unité dans la diversité, une célébration de ce que nous sommes, de ce que nous partageons, de ce que nous espérons. Bonne fête de l’unité à tous. Vive le Cameroun uni, fort et fier.
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