De la migration estudiantine à la découverte d'une nouvelle vie in "La nouvelle école"d'Hugues SEUMO
© Camer.be : Olivier Berhuse | 29 août 2020 18:17:00 | 8858Inventer une nouvelle écriture, vivace et inventive, pour raconter les aventures d’un jeune,entre pensées obsessionnelles sur l'Afrique, les mœurs de ses habitants, plénipotentiaires et autres sujets remarquables... Tout y passe...
"La nouvelle école" est un récit en style parlé très drôle qui a la forme et la verve d’une histoire contée, truffée de formules truculentes, d’ironie envers les lecteurs et bourré d'anecdotes.
Dans cette nouvelle de Hugues SEUMO, les personnages mis en scènes sont des gueux solitaires condamnés à apprendre. L’histoire racontée par l'auteur relate la vie d’un gosse Africain qui se rend dans une ville autre que celle dans laquelle il vit avec ses parents, pour poursuivre ses études secondaires ...Un récit qui célèbre l’écrit en même temps qu’une culture populaire orale et vivante, un grand plaisir de lecture.
Au fil de la narration, le lecteur découvre dans leurs soucis quotidiens, les us et coutumes des contemporains, les aventures pittoresques des différents protagonistes qui constituent le décor de la structure de l'oeuvre.
A travers "La nouvelle école" sorte de Gavroche africain, l’auteur nous plongent dans les années quatre-vingts. Il nous entraîne dans les rues de sa ville natale à la rencontre de personnages divers . Une écriture vivante et imagée pour faire vivre un Cameroun riche et joyeux.
L’Œuvre est très intéressante car le personnage principal, nous raconte son histoire ainsi que celle des autres qu’il a lui-même rencontrés et cotôyés. L’ouvrage donne une vue d’ensemble sur les préparatives de la rentrée scolaire au Cameroun et tout ce qui l'accompagne.
Il y a aussi dans cette nouvelle, de multiples passages qui sont pourvus de titres à profusion à tel point que l'oeuvre finit par apparaître comme un souvenir d'enfance de son auteur. L’un des plus bels exemples illustratifs de ce phénomène se perçoit vers la fin du récit.
Il permet un retour sur ses textes narratifs, ses principaux auteurs, ses thématiques et ses objectifs.
Il se lit aussi comme un appel à l’avènement de la littérature moderne qui met en perspective l’Afrique dans ses rapports avec elle-même et avec le reste du monde.
Si le ton est critique et les réalités décrites souvent tragiques, les textes sont plein d’optimisme pour le continent, car penser l’Afrique, c’est préparer l’avènement d'une nouvelle afrique, débarrassée de tous ses carcans. Une manière de parler d'une nouvelle école, c'elle de l'apprentissage pour une nouvelle vie.
En attendant, grouillez vous sur ce lien sans oublier de faire un tour en librairie
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