Les opposants patriotes gabonais doivent se désolidariser de Jean Ping
© Correspondance : Leon Tuam | 09 oct. 2016 14:00:01 | 10199Les secousses et dégâts survenus au Gabon pendant la campagne et après l’élection présidentielle du 27 août 2016 dénotent bien que dans ce pays il y a de sérieux problèmes qu’il faut absolument résoudre le plus tôt possible.
Nous pouvons évoquer entre autres, les injustices sociales, la confiscation des pouvoirs par les Bongo, les dispositions électorales qui favorisent le pouvoir en place, et le gaspillage des ressources du pays. Les pays tels le Cameroun, le Congo Brazzaville, le Togo, la Côte d’Ivoire … sont logés à la même enseigne.
Ceux qui croient que les Gabonais ne méritent pas mieux que les dirigeants actuels manquent d’honnêteté. Avoir choisi ou préféré Ali Bongo ne veut pas dire qu’il est le leader compétent que recherche le peuple gabonais.
Mais tout se passe comme si, dans le désespoir et dans l’espoir fou de voir le changement politique au Gabon, les Gabonais ont aveuglement mis leur confiance en un politique pyromane et sans patriotisme en la personne de Jean Ping. C’est trop risqué, car ce type est extrêmement dangereux.
Les Gabonais doivent retenir que Ping et Ali n’incarnent pas la rupture courageuse dont le pays encore inféodé a besoin, et que Ping est le Ouattara gabonais, tenu et utilisé pour faire basculer le pays dans le chaos total.
Les appels incendiaires et belliqueux d’après l’élection et jusqu’à ce jour de Jean Ping font voir que ce type n’aime pas le Gabon et veut tout faire pour le mettre en lambeaux. C’est pourquoi les opposants gabonais patriotes et responsables doivent déjà le laisser seul dans ses desseins lucifériens.
L’opposition politique responsable au Gabon doit rester au front, non pas pour revendiquer une certaine victoire passée, mais pour des réformes électorales qui garantissent des élections justes et transparentes, avec une présidentielle à deux tours et une limitation à deux du mandat présidentiel.
Voilà où se trouve le vrai combat au Gabon actuel. Une telle lutte recevra l’onction et la participation des Gabonais et d’autres Africains. Dangereux qu’ils sont, Jean Ping et ses irréductibles amis doivent être vite arrêtés, jugés et jetés en prison au Gabon pour leurs crimes et non à la CPI, qui pourra finir par charger plutôt l’accusateur et non les accusés.
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