Temps et Châtiments cruels et inhabituels au Cameroun
© Correspondance : Cl2p | 11 août 2020 08:50:00 | 2705Au moment où le « Nnôm Ngui » tient un Conseil purement figuratif de la magistrature suprême qui consacre sa position de de facto de magistrat suprême, dans le processus, abolissant la séparation des pouvoirs et affinant l’état de surveillance de haute technologie avec zéro espoir d’une réforme massive, nous militons plus que jamais contre un dictateur qui ne voit aucune valeur dans la séparation des pouvoir. Nous sommes en réalité au Cameroun face à des personnages qui ne peuvent simplement pas comprendre l’idée de la séparation des pouvoirs.
Au CL2P, nous savons toujours que la concentration des pouvoirs autour de l’exécutif et du gouvernement est une mauvaise habitude qui n’augure rien de productif. En conséquence, les prisonniers politiques reconnus par notre organisation ont toutes de longues peines de prison dites préventives ou définitives qui équivalent de facto à la prison à vie avec récemment le cas emblématique d’un prisonnier politique anglophone décédé enchaîné à son lit d’hôpital sans même avoir eu à comparaître en quatre (04) ans un seul jour au tribunal.
Sur ce point, le CL2P doit dire que de nombreux pays civilisés décomptent le temps d’incarcération différemment de la dystopie des satrapes Africaines. Aux États-Unis, par exemple, pays qui compte pourtant le plus grand nombre de personnes incarcérées, un an de prison compte pour 8 mois, plus 5 jours par mois de crédit pour bonne conduite et contribution productive.
Toujours aux Etats-Unis, la plupart des détenus ne purgent que la moitié de leur peine avant d’être transférés dans des maisons de transition ou sous probation. En pratique, une personne condamnée à 5 ans de prison purge en fait 2,5 ans. Dans ce contexte, des prisonniers politiques comme Jean-Marie Atangana Mebara doivent avoir été libérés depuis longtemps.
Bien entendu, au Cameroun, il n’y a pas de maison de transition ni de probation. Nos prisonniers politiques n’ont d’office aucun mérite pour leur bon comportement et leur contribution positive.
En effet, la relation entre le “Nnôm Ngui” ‘Chef des chefs) et nos prisonniers politiques est purement anthropophagique et profondément troublante. Ils servent d’abord d’outils de propagande pour les 4 décennies de chaos et d’arme de dissuasion pour la domination psychologique des masses dans un contexte politique où la plupart des gens sont faits pour être dociles, abrutis au quotidien par des ethnofascistes cupides et véreux, se complaisant dans une victimisation de laissés pour compte de la mondialisation et des théories du complot frauduleuses sur la communauté internationale. C’est cela l’armature idéologique de ces idéologues et charlatans enthousiastes du régime en place au Cameroun depuis 1982.
Il va sans dire que dans un tel processus, ils sont naturellement insensibles à l’absurdité et à la criminalité du régime de Yaoundé, y compris quand ce dernier prive cyniquement à des innocents leurs droits humains élémentaires, tel que pouvoir se soigner sans être menotté sur un lit d’hospitalisation.
Au CL2P, nous disons que ça suffit!!!
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P
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