Gabon : 820 000 FCFA la carte de séjour pour Africains, contre 150 000 pour les Français
© Camer.be : La rédaction | 16 août 2025 13:52:43 | 9255La politique migratoire gabonaise fait polémique avec une différence de tarifs frappante pour la carte de séjour. Alors que les ressortissants français déboursent 150 000 FCFA pour un titre de séjour de 24 mois, les autres citoyens africains doivent s’acquitter de 820 000 FCFA – soit près de 5,5 fois plus. Cette disparité interroge sur les principes de solidarité panafricaine et les accords bilatéraux hérités de l’histoire.
Le Gabon, pays pétrolier d’Afrique centrale, attire une main-d’œuvre étrangère significative. Pourtant, sa grille tarifaire révèle une discrimination économique fondée sur l’origine. Si les autorités invoquent des "accords de réciprocité" avec la France, cette justification peine à convaincre les communautés africaines concernées. Des ressortissants ouest-africains dénoncent un "impôt déguisé" qui entrave leur intégration.
Cette tarification différenciée s’inscrit dans un contexte géopolitique complexe. Historiquement, la France bénéficie de relations privilégiées avec ses anciennes colonies, via des conventions couvrant divers domaines administratifs. Néanmoins, l’écart abyssal des coûts soulève des questions éthiques. L’Union Africaine, promotrice de la libre circulation, voit ici un frein à ses ambitions. Des voix s’élèvent pour réclamer une harmonisation régionale des frais consulaires.
Les conséquences socio-économiques sont tangibles. Pour beaucoup d’Africains expatriés, ce coût prohibitif représente plusieurs mois de salaire, accentuant la précarité. Certains optent pour la clandestinité, risquant l’expulsion. Les employeurs gabonais déplorent aussi les complications administratives, qui découragent les talents continentaux. Pourtant, Libreville défend sa souveraineté migratoire, arguant de besoins sécuritaires et de contrôle des flux.
L’évolution de ce système dépendra des pressions diplomatiques. Alors que le Maroc ou le Rwanda optent pour une approche inclusive, le Gabon résiste. La révision des accords France-Gabon pourrait atténuer les critiques, mais rien n’indique un changement imminent. Dans l’attente, la fracture entre discours panafricains et réalités administratives persiste.
Lire aussi
Route Douala-Yaoundé : 7 heures pour 230 km, la colère monte
COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Le CAREF invite les couples de Douala à une conférence gratuite
Plaidoyer de Shanda Tonme pour l’adoption d’une loi reconnaissant la double nationalité
Concours Vanessa Chrystelle Ngollo:la jeunesse invitée à cultiver la bienveillance
Il y a 18 ans, l'assassinat du chanteur de reggae révolutionnaire Lucky Dube
Bangangté:la Fondation Motana Académie mise sur la formation professionnelle pour l’avenir de tous
Cameroun: 18 octobre 2016 - 18 octobre 2026; 10 ans déjà que Célestin Lingo nous a quittés
Mayo-Rey : la gendarmerie intercepte un trafic de drogue
CHRISTIAN DIN DIKA : Une distinction du LEADERSHIP ET de l’excellence économique 2025.
QR code obligatoire : Yaoundé ne trouve plus ses taxis
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Kabila président du FRN : l'ancien chef d'État rejoint officiellement les rebelles
HRW : « Le Cameroun n'est pas un pays sûr » pour les expulsés
Tchiroma depuis l'exil : « Je suis le président élu »
Dschang : nouvelle sortie de route sur l'axe Douala-Bamenda
Douala-Yaoundé : enquête sur les blocages du fret aérien
il y a un mois
Trump refuse deux fois de frapper les Houthis pour MBS
Miss Cameroun 2026 : Maëllys Ngo Mboui, la diaspora couronnée
Coût de la guerre : 190 millions $ par jour pour l'Ukraine
MISS CAMEROUN 2026 : LA CANDIDATE DE LA DIASPORA S’EMPARE DE LA COURONNE FACE AUX PLUS BELLES CAMERO
TIMES TELEVISION : LE TEMPS D’UNE NOUVELLE AMBITION AUDIOVISUELLE AU CAMEROUN
il y a un an