Zone de crise: Ces droits des enfants en souffrance
© Le Messager : Rostand TCHAMI | 20 nov. 2020 16:00:00 | 1567Depuis l’éclatement de la crise anglophone et des affres de la secte islamis- te Boko Haram, les enfants résidants dans les régions du Nord-ouest, du Sud-ouest et de l’Extrême-nord, sont entre autres, privés de leurs droits à l’éducation, à la vie et à la dignité.
Ce 20 novembre 2020, se célèbre la journée de la Convention internationale relative aux droits des enfants (Cide) adoptée en 1989 par l’Assemblée générale des nations- unies, au lendemain du massacre des enfants de Soweto de 1976 par le régime de l’apartheid en Afrique du Sud. Constituée d’un certain nombre d’articles qui énumèrent les différents droits des enfants et fixent leur mode de traitement applicable par chaque Etat signataire, la Cide est très claire sur les principes d’inviolabilité des droits des enfants. Mais au Cameroun, ces principes peinent à être appliqués à cause des différentes crises qui secouent certaines régions du pays.
C’est le cas par exemple des articles 3-1, 6-1 et 19-1 de la Cide qui, s’adressant aux enfants, stipulent respectivement que « les pays doivent te protéger et assurer ton bien être si tes parents ne peuvent pas le faire pour toi » et « comme tous les enfants, tu as le droit à la vie et de ne pas être tué », par conséquent, « les pays doivent te protéger contre toutes les formes de mauvais traitements, que tu sois sous la garde de tes parents ou de toute autre personne. Tu as le droit d’être protégé contre la violence, l’abandon, la négligence, l’exploi- tation et la violence sexuelle ».
Contrairement à ces recomman- dations et en violation des droits des enfants, l’on constate depuis le début des crises dans les régions du Nord-ouest, du Sud-ouest et de l’Extrême-nord, que ces droits des enfants sont carrément bafoués par des hommes sans foi ni loi, et sous le regard impuissant du gouverne- ment qui, au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant, est pourtant censé proté- ger ces enfants en période de conflits. L’on se souvient encore par exemple de la fameuse vidéo qui a fait le tour de la toile montrant des militaires de l’armée camerounaise tirer à bout portant sur des femmes et leurs enfants dans la région de l’Extrême-nord en 2018. Bien que l’enquête qui a été ouverte sous instruction du président de la République a permis de déterminer les auteurs de ces exactions, cela n'exclut pas le fait que des enfants innocents ont perdu leur droit à vie d’une façon inacceptable.
Tout comme le carnage des enfants à Kumba du 24 octobre dernier dans la région du Sud-ouest ou le mas- sacre de Ngarbuh qui s’est produit quelques temps avant. Normal qu’au sein de l’opinion publique, l’on se demande comment des actes aussi crapuleux peuvent se produire dans un pays qui se dit être un Etat de droit ?
Intégrité physique Comment ne pas également par- ler de ces enfants qui sont privés de leur droit à l’éducation ? Tout récemment, bravant tout ordre d’intimidation, les élèves de l'École presbytérienne de Kumbo se sont rendus à l’école après 4 années blanches. Mais ces derniers ne savaient pas qu’ils devaient subir la plus grosse humiliation de leur vie, causant ainsi une atteinte grave à leur intégrité physique et à leur dignité.
Des individus non encore identifiés ont fait irruption dans des salles de classe, ont mis à nu les élèves avant de les chasser comme des rats d’égouts.
Même si le gouvernement par la voix du ministre de la Communication s’est voulu rassurant en demandant à la com- munauté éducative de ne pas céder à l’intimidation des instigateurs de troubles, il demeure qu’il a du mal et de la peine à protéger valable- ment les enfants dans ces régions en crise. Toutes choses qui rament à contre-courant de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Commentaires
Lire aussi
Victory University : Pierre Nkou Abina voit sa thèse annulée
Yaoundé : deux morts dans un accident de convoi ministériel
Manjo : trois enfants morts dans un incendie
Affaire Vision 4 : : Le CNC défie le Mincom et sommes Canal+ de copier le signal
Pmuc : le Banko fait son grand retour !
Akwa : un retraité accusé d’avoir engrossé la fille de sa belle-fille
Me Zeifman à René Sadi : « Vous n'êtes pas un homme d'État »
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s'enflamme
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Ukraine : 20 millions de réfugiés, le scénario qui glace l'Europe
Jorge Jesus recadre Cristiano Ronaldo : « C'est moi qui décide »
Affaire ex-Regifercam:Vente du Giratoire Joss à 5,5 milliards, l'État s'engage à payer la démolition
il y a un mois
il y a un an