Nations unies : L’avocat de M. T. Atangana remercie Paul Biya
© Le Jour : Jules Romuald Nkonlak | 17 oct. 2016 07:52:33 | 5478Il s’est exprimé mercredi dernier à New York, en présence de l’ex-détenu.
Le Groupe de travail de L'Onu sur la Détention Arbitraire s’est à nouveau prononcé sur le cas Mchel Thierry Atangana. L’exdétenu, ainsi que l'Association Atangana Contre l'Oppression et l'Arbitraire (Aacoa) qu’il a fondée, ont été invités à participer à la Semaine de l’Afrique qui se tient au siège des Nations unies à New York depuis le 10 octobre.
Au cours de ces travaux, Bryan Sillaman, l’avocat américain de Michel Thierry Atangana, a tenu à remercier les Nations Unies, ainsi que le Président du Cameroun Paul Biya, le Président français François Hollande, le Département d'État américain et les organisations de droits de l'homme, précise le communiqué de presse publié à l’issue de la réunion de haut niveau sur "un Partenariat Mondial Renouvelé pour Consolider la Bonne Gouvernance et l'État de droit en Afrique" qui s’est tenue au cours de cette semaine de l’Afrique.
Ce n’est pas la première fois que le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire se prononce sur le cas Michel Thierry Atangana. « Dans une décision 2013 (Numéro 38/2013), le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire a constaté que M. Atangana avait été arbitrairement détenu au Cameroun pendant près de 17 ans. Il a recommandé : (i) sa libération immédiate ; (ii) une enquête pour appréhender les personnes responsables de sa privation de liberté; et (iii) une indemnisation pour les préjudices causés. M. Atangana a été libéré en février 2014, à la faveur d’une grâce du Président Camerounais Paul Biya. Les deux autres recommandations demeurent en suspens », rappelle le communiqué de presse.
La nouveauté ici est que l’ex-détenu français d’origine camerounaise, à travers la sortie de son avocat, a adopté un ton qui va dans le sens de l’apaisement, en indiquant notamment que le président camerounais a initié « un processus qui pourrait déboucher sur l’application des recommandations du Groupe de Travail en mettant en place une commission interministérielle chargée de proposer une solution sur les enjeux financiers des problématiques ayant conduit à la détention de M. Atangana ».
Libéré en février 2014 à la suite d’une grâce présidentielle, Michel Thierry Atangana attend toujours des réparations financières à la suite de cette détention. Pour son avocat américain, « la réparation intégrale de cette injustice enverra un message positif et constructif au futur pour que des lendemains meilleurs puissent voir le jour en Afrique ».
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