Logement administratif : Ama Tutu Muna expulsée de la villa ministérielle
© Le Jour : Flore Edimo | 17 févr. 2016 00:00:07 | 13577L’ancienne ministre de la culture a été « bousculée », de sa villa, une pratique inhabituelle au Cameroun.
Le tout premier texte signé par Jacqueline Koung à Bessike, en ce début de 2016, est une « attestation d’attribution d’un logement administratif ». Le document, qui porte le numéro 0001/Z6.12/ Mindcaf/ P110, tient en deux phases : « Le ministre des domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières atteste que le logement administratif n° PA CE 035 sis au quartier Hippodrome, précédemment occupé par madame Ama Tutu muna, est à compter de la date de signature de la présente attestation, attribué à son Excellence Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations Extérieures.
L’occupation effective dudit logement sera constatée par une décision ». Traduction, l’ex- Ministre de la Culture, qui, armes, bagages et bibelots campait encore dans la confortable demeure de style colonial située derrière la Cnps, trois mois après son éviction du gouvernement, est priée de plier bagages, avant qu’on ne la jette dehors. Effectivement, elle a été bousculée presque, dimanche dernier.
En fin d’après midi, sûrement mandatés par le nouvel impétrant des lieux, plusieurs ouvriers et tâcherons ont investi la demeure ministérielle encore occupée par l’ex-ministre, qui profitait d’un dimanche calme at home, désormais loin du tohu bohu des artistes et autres emmerdements du ministère. Les intrus sont donc venus, prenant des mesures parci, regardant telle autre coin de la maison, tirant les plans des modifications qui vont être opérées, pour la mettre au goût de son futur occupant, ancien parisien.
Pour légitimer leur présence en ces lieux, ils étaient porteurs du document ci- dessus, dont Ama Tutu Muna prenait connaissance en la circonstance. Ce qui a provoqué une colère homérique de la fille de Solomon Tandeng Muna, qui sur-le-champ, a, racontent les témoins, sorti elle même ses affaires pour les jeter dans la cour.
Selon des informations en provenance de la Direction du Patrimoine de l’Etat, après la fin de ses fonctions, l’occupant d’une propriété administrative a une trentaine de jours pour libérer le logement qu’il occupait, du fait de sa positon. Mais la pratique au Cameroun est beaucoup plus lâche, et on a vu des fonctionnaires rester longtemps dans « la maison de l’Etat », même parfois après la retraite.
La pratique chez nous aussi, c’est qu’on n’a pas l’habitude de bousculer les anciens ministres, comme cela a été le cas avec Ama Tutu Muna. L’emplacement de choix de ce logement ( à quelques pas du bureau de son nouvel habitant) y est-il pour quelque chose ? Ou alors la vie au Mont Febe commence t-elle à lasser Lejeune Mbella Mbella ?
Lire aussi
COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Le CAREF invite les couples de Douala à une conférence gratuite
Plaidoyer de Shanda Tonme pour l’adoption d’une loi reconnaissant la double nationalité
Concours Vanessa Chrystelle Ngollo:la jeunesse invitée à cultiver la bienveillance
Il y a 18 ans, l'assassinat du chanteur de reggae révolutionnaire Lucky Dube
Bangangté:la Fondation Motana Académie mise sur la formation professionnelle pour l’avenir de tous
Mayo-Rey : la gendarmerie intercepte un trafic de drogue
CHRISTIAN DIN DIKA : Une distinction du LEADERSHIP ET de l’excellence économique 2025.
QR code obligatoire : Yaoundé ne trouve plus ses taxis
Le Centre de Formation Professionnelle en Agroécologie de Bangangté à la 9ᵉ édition du CAMBE 2026
DLocal et Western Union élargissent leur partenariat aux paiements de transferts d'argent
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Conseil constitutionnel : l’Assemblée nationale enclenche le remplacement de Bah Oumarou Sanda
Enquêtes sur la délivrance de la carte nationale d’identité: Shanda Tonme écrit à Mbarga Nguélé
L'actualité lue pour vous dans la presse camerounaise de ce 12 octobre 2026
Conseil constitutionnel du Cameroun : l'intérim d'un anthropologue
12 octobre 2006- 12 octobre 2026: 20 ans déjà comme le coupé décalé perdait son «président»
il y a un mois
il y a un an