Incendie au marché Sandaga de Douala : des commerces ravagés
© Camer.be : Toto Jacques | 31 août 2026 00:38:49 | 3368Incendie au marché Sandaga de Douala ce dimanche : plusieurs commerces ravagés par les flammes. Le bilan humain et matériel reste incertain. Les pompiers sont-ils intervenus à temps ?
Un violent incendie a frappé le marché Sandaga de Douala, l'un des plus importants marchés de produits frais de la capitale économique camerounaise, plongeant des dizaines de commerçants dans l'incertitude.
Et tandis que les flammes dévoraient boutiques et marchandises, une question brûlante restait sans réponse : pourquoi les sapeurs-pompiers n'étaient-ils toujours pas sur place alors que les vidéos de l'incendie inondaient déjà les réseaux sociaux ?
Un sinistre qui ravive les peurs
Le marché Sandaga de Douala, poumon commercial de la ville réputé pour ses étals de fruits et légumes frais, a été la proie des flammes ce dimanche soir. Selon les témoignages recueillis auprès des commerçants présents sur les lieux, le feu s'est déclaré en début de soirée, dans des circonstances encore floues, et a rapidement consumé plusieurs boutiques.
L'étendue exacte des dégâts reste à ce stade inconnue. Aucun bilan officiel n'a été communiqué dans l'immédiat, ni sur le nombre de commerces détruits, ni sur d'éventuelles victimes. Les premières images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent un brasier impressionnant, des flammes s'élevant au-dessus des structures du marché, et des commerçants impuissants assistant à la destruction de leur gagne-pain.
Les pompiers attendus, une intervention tardive ?
L'un des éléments les plus préoccupants rapportés par les témoins et confirmés par plusieurs vidéos en circulation est l'absence de réponse rapide des sapeurs-pompiers. À l'heure où les flammes gagnaient du terrain, les secours n'avaient toujours pas été dépêchés sur place, selon les récits concordants de plusieurs sources.
Cette situation, si elle se confirme, soulèverait une fois de plus la question des moyens alloués à la sécurité civile à Douala, où les incendies dans les marchés sont hélas une triste récurrence.
Un marché historique, une vulnérabilité chronique
Le marché Sandaga n'en est pas à son premier sinistre. Ce haut lieu du commerce urbain, qui existe depuis l'époque coloniale, a déjà connu des épisodes similaires par le passé. Spécialisé dans les produits maraîchers, il est un maillon essentiel de la chaîne d'approvisionnement alimentaire de Douala et de sa région.
Mais comme beaucoup de marchés africains, Sandaga cumule les fragilités : infrastructures vieillissantes, installations électriques souvent précaires, densité élevée de commerces et de marchandises inflammables. Autant de facteurs qui transforment chaque court-circuit en potentiel désastre.
Les commerçants, premières victimes d'une tragédie annoncée
Pour les commerçants du marché Sandaga, le drame est avant tout humain. Nombre d'entre eux ont investi des années d'épargne dans leurs étals, leurs stocks de marchandises. En quelques heures, ce travail d'une vie peut s'envoler en fumée.
« On a tout perdu. Les marchandises, les comptoirs, tout est parti. On ne sait pas par quoi recommencer », confie un commerçant présent sur les lieux, sous couvert d'anonymat.
La disparition de ces moyens de subsistance, dans un contexte économique déjà difficile, plonge des dizaines de familles dans l'incertitude la plus totale.
Une enquête nécessaire, des questions en suspens
Si les causes exactes de l'incendie ne sont pas encore établies, plusieurs hypothèses sont d'ores et déjà évoquées par les observateurs court-circuit, négligence, ou défaillance des équipements de sécurité.
Une enquête devra déterminer les responsabilités et, surtout, identifier les mesures à prendre pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise. Car au-delà du marché Sandaga, c'est l'ensemble des marchés de Douala qui est concerné par cette question de sécurité.
L'actualité des incendies à Douala : une série noire
Cet incendie au marché Sandaga s'inscrit dans une série d'incendies qui frappent les marchés de Douala depuis plusieurs mois. En août 2026, le marché Foumi a également été ravagé par les flammes. En juin 2026, c'est le marché de PK14 qui a subi le même sort. Et en avril 2026, un incendie avait déjà touché une fabrique artisanale.
Cette répétition des sinistres interroge : les autorités locales prennent-elles la mesure de l'urgence ? Des mesures de prévention sont-elles mises en œuvre ? Les marchés de Douala sont-ils condamnés à brûler les uns après les autres ?
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