Faï Yengo Francis : Tous les repentis seront bien accueillis
© Mutations : Jacques Kaldaoussa | 10 juil. 2019 05:08:00 | 2647Le coordonnateur du comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration fait le point du chantier du centre d’accueil des ex-Boko Haram.
Vous avez effectué une visite de deux jours dans la région de l’Extrême-Nord. Pouvez-vous faire l’économie de cette descente sur le terrain?
Cette décente sur le terrain rentre dans le cadre de l’évaluation du processus de désarmement, de démobilisation et de la réinsertion des ex-combattants et repentis de Boko Haram. Elle nous a conduit les 4 et 5 juillet à Mora à la base numéro 1 de la force multinationale mixte où nous avons rencontré et échangé avec les ex-Boko Haram. Nous sommes également partis à Mémé pour voir les modalités de mise en place du centre d’accueil et de réinsertion de ces repentis de Boko Haram. Le portail des camerounais de Belgique. Ces enfants qui ont déposé les armes ont besoin de reprendre une vie ordinaire après tout ce processus. Je suis heureux de constater que les choses se mettent progressivement en place. Je crois que les choses vont aller rapidement.
Que répondez-vous à la préoccupation des repentis de Boko Haram qui demandent des téléphones portables pour communiquer et convaincre d’autres de revenir ?
Pour l’instant, ce n’est pas possible parce que notre mission est de faire de ces enfants de bons citoyens. Et nous ne pouvons pas les doter de cet outil de communication parce que vous savez les ravages que provoque l’usage des téléphones portables chez les jeunes. Nous ne voulons pas résoudre un problème et en créer d’autres. Pour le moment, il n’est pas nécessaire de les doter de cet outil de communication.
De décembre 2018 à juillet 2019, on est passé de 105 excombattants à 112, ne voyezvous pas que c’est timide ?
Pour nous, ce n’est pas du tout timide parce que c’est un processus qui ne se fait pas en un jour. Cela requiert de l’énergie, du temps et des ressources. Nous avons un comité technique et un groupe de travail qui travaillent sur tous les aspects. Le but de tout ce travail, c’est la réintégration qui est un retour à la vie normale en société.
Avez-vous déjà identifié les activités auxquelles vont se convertir ces repentis une fois qu’ils vont être resocialisés ?
Tout le monde ne va pas pratiquer la même activité. Il y aura des enfants qui vont retourner à l’école, d’autres font pratiquer l’agriculture, l’élevage, le commerce ou tout métier de leur choix. C’est un vaste éventail de formations qu’on va leur offrir afin de leur permettre de redémarrer une vie ordinaire.
Commentaires
Lire aussi
Akwa : un retraité accusé d’avoir engrossé la fille de sa belle-fille
Me Zeifman à René Sadi : « Vous n'êtes pas un homme d'État »
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
BAZOU EXPO DAYS 10 AU 18 OCTOBRE 2026 : LE PARI FOU DU MAIRE BÂTISSEUR DR FRÉDÉRIC DJEUHON
Presse sportive : Vincent Radureau transmet 34 ans d’expérience
IHS Cameroon Partners with Orange Cameroun to Launch DIGIT4HER, Empowering 200 Young Women
Trois jeunes hommes retrouvés morts à Muea, près de Buea
Journée mondiale des enseignants:Le souvenir douloureux de Hamidou, mort après 10 ans sans salaire
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an