DOUALA : 33 quartiers précaires occupent 70% de l'espace urbain
© Repères : Georges Yabada | 29 déc. 2017 11:25:53 | 17474Une récente visite des sites effectuée par le ministère de l'Habitat et du Développement urbain (MINDHU) a permis de se rendre compte que 6 millions de personnes y vivent, soit 50% de la population citadine du Cameroun.
Le Cameroun figure parmi les pays africains dotés de grands espaces à habitat non-structurés. Pour inverser cette disparité, le gouvernement s'est engagé dans un projet de réalisation des opérations d'aménagement concerté, de restructuration et de rénovation urbaine du Cameroun. Projet qui tire sa base légale de la Convention cadre du 6 juillet 2006, signée entre le ministère de l'Habitat et du Développement urbain (MINDHU) et des responsables de la MAETUR, la Mission d'aménagement d'équipement des terrains urbains et ruraux.
Après Garoua et Bafoussam en 2016, Yaoundé depuis septembre 2017, Douala retrouve une fois de plus le cercle des villes camerounaises bénéficiant de la restructuration et de la rénovation de ses quartiers sous structurés au sein de la communauté urbaine, après les études menées à la cité Berge et Bonaloka-Nylon, pour respectivement 219 et 52 hectares.
Le lancement de ce nouveau round d'études s'est déroulé le 6 décembre 2017, sous la présidence de Jean Claude Mbwentchou, le ministre de l'Habitat et du Développement urbain. «L'étude lancée entre dans le cadre du plan d'action du programme de développement de l'habitat, sous-secteur stratégique urbain du DSCE, pour les années 2016, 2017 et 2018», précise le ministre. 33 quartiers nonstructurés et sous-équipés ont ainsi été identifiés dans les arrondissements de Douala 3, 4 et 5, soit un total de 692 hectares.
Les quartiers bidonvilles de Makepe Missoke, Makepe Maturité dans l'arrondissement de Douala V, Grand hangar ou Nkomba à Douala IV font également partie de la liste, etc. En présence des magistrats municipaux, urbanistes, topographes, chefs traditionnels et de quartiers, Jean Claude Mbwentchou rassure à propos de l'impact social négatif redouté par certains: «les services sociaux de base, le foncier et les habitats seront sécurisés». Mais prévient : «sauf ceux qui occupent les drains et les zones non-constructibles». Louis Roger Manga, le Directeur général de la MAETUR, abonde dans le même sens:
«Nous avons à coeur d'intégrer toutes les populations dans ce projet de restructuration et de rénovation. C'est-à-dire, le respect du droit à la vie, les relocalisations et indemnisations. Ces exigences sont une réponse aux exigences des organisations internationales, ONU habitat, notamment».
Le lancement de l'étude en vue de la restructuration et de la rénovation de certains quartiers sous-structurés de la ville de Douala a eu lieu en marge d’un atelier de renforcement de capacité du personnel multiservices en charge de conduire cette opération.
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