Ces familles toujours sans nouvelles de leurs enfants volés
© Source : L'Oeil du Sahel | 06 avr. 2015 02:20:05 | 4763Zainabou, Fadimatou et Judith ont un point en commun. Leurs enfants de deux ans (Hadiza pour Zenabou et Fadimatou Aboubacar pour Fadimatou) et trois ans et demi (Lucas pour Judith) ont été enlevés au quartier briqueterie, il y a neuf mois.
Les trois femmes commencent à perdre espoir de les revoir un jour. En effet, en juillet 2014, neufs enfants ont été volés dans ce quartier de la capitale politique, réputé L’enquête dangereux.
ouverte à la Drpj de Yaoundé, n’a abouti à rien jusqu’à ce jour. Une source proche du dossier informe d’ailleurs que «deux commissariats ont travaillé conjointement dans cette affaire et les conclusions ont été transmises au parquet. Donc, ça ne relève plus de notre ressort». C’est ce qu’ils ont tenus à communiquer aux victimes il y a quelques mois. «Il y a deux ou trois mois, ils nous ont appelé là-bas pour nous dire qu’ils n’ont rien. Donc, j’ai perdu tout espoir de revoir mon enfant un jour », déclare Fadimatou Chatima. Cette dernière attend son troisième enfant. Malgré tout la vie continue pour ces femmes. Chacune essaye, à sa manière, de tourner la page de cette étape qui a irrémédiablement changé leur vie. Judith Bassa elle, a déménagé de sa maison, tant celle-ci lui rappelait son petit pénible.
«C’était Lucas. Surtout que la police ne nous disait toujours rien. On nous fait seulement venir pour des réunions chaque vendredi, mais je n’y vais plus. Je veux tout oublier, faire comme si cela ne s’est jamais produit, même si je sais aussi que ce sera difficile», confie-t-elle.
Zainabou Ali, la maman de la petite Hadiza, elle, est retournée vivre au Gabon, lasser d’attendre un dénouement heureux de cette affaire qui a secoué ce quartier et au risque de perdre à nouveau un autre enfant. En effet, les enlèvements sont monnaie courante à la Briqueterie.
Voilà deux mois qu’un enfant de deux ans de sexe masculin agé de deux ans a encore été enlevé à la mission catholique de la Briqueterie. Une messe oeucuménique a été dite pour cet enlèvement, mais aussi pour les autres cas. En l’espace de neuf mois, neuf enfants y ont été enlevés. Des sources estiment à 15 le nombre de ces cas, entre août 2013 et juillet 2014. Au ministère des Affaires sociales, les statistiques sur les cas déclarés de vols et enlèvements d’enfants sont inexistantes.
«On a rien ici. Allez plutôt à l’Ins» (Institut national de la statistique : Ndlr), déclare-t-on à la Direction sociale de la protection de l’enfance. A l’Ins, «Nous sommes en travaux jusqu’en mai», informet-on. A la délégation régionale du Minas pour le Centre, «les chefs sont en séminaire». Seul un inspecteur principal des Affaires social sous anonymat, s’est montré disposé à expliquer la procédure en cas de vol ou d’enlèvement d’un enfant.
PROCÉDURES
« Les preocédure. Si c’est un cas d’enlèvement ou de vol, la famille le déclare et saisit la police judiciaire qui est chargée de mener des recherches. Laquelle ouvre une enquête sur les circonstances de la disparition. Ce sont donc les enquêtes qui vont déterminer ce qui est arrivé à l’enfant», précise-t-il. Il ajoute aussi que «la famille peut faire un signalement dans toute structure administrative et on ouvre le plus large champ possible. Ça peut se faire, soit à la radio par un communiqué, soit ailleurs. Lorsque les Affaires sociales sont informées, elles prennent le relais, mais elles ne prennent pas en charge les enquêtes qui relèvent de la police. Elles le font au niveau de la radio et assistent la famille en détresse pour voir si celle-ci peut faire quelque chose pour retrouver l’enfant». Et au cas où l’enlèvement se passe dans un établissement hospitalier, «l’hôpital est tenu d’ouvrir une enquête, car il a sa part de responsabilité dans l’affaire», soutient notre source.
Lire aussi
Cambriolage RDPC Kribi : le toit démonté avant le 6 novembre
Martinez Zogo : Ayissi Nanga dit détenir les preuves, mais n’a rien dit
Obala : une élève de 15 ans retrouvée chez un homme, puis boit de l’eau de javel
Cameroun :: Coopération bilatérale : Le Prince Albert II de Monaco en visité officielle à Yaoundé
Edéa : Guyzo tué après avoir surpris un intrus chez lui
Serpent à Bonapriso : panique dans un restaurant chic de Douala
Gouache IV, 7 ans après : 43 morts et aucune leçon tirée
460 dossiers de corruption : et 250 qui s'évaporent
Ebolowa : Samuel, 8 ans, retrouvé mort dans la rivière Lo'o
« Un seul coup de poing, je te mets KO » : la vidéo qui enflamme Douala
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Univers carcéral: Mbombog Mbog Matip Emmanuel détenu arbitrairement à la prison centrale de Bertoua
Biya 2026 : le Cameroun à l'heure du successeur introuvable
Mbvoum à Kondengui : le Cameroun détient un homme sans l’inculper
Mon regard furtif et superstitieux sur les évènements du Lycée Technique Bilingue de Nsam (Yaoundé)
Ecobank Cameroun: Après 25 ans d’inclusion financière, un nouvel engagement pour la croissance
il y a un mois
Ukraine : 20 millions de réfugiés, le scénario qui glace l'Europe
Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s'enflamme
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Jorge Jesus recadre Cristiano Ronaldo : « C'est moi qui décide »
Affaire ex-Regifercam:Vente du Giratoire Joss à 5,5 milliards, l'État s'engage à payer la démolition
il y a un an