Bamenda : «Villes mortes» à double vitesse
© Mutations : Didier Kamdem | 15 mars 2017 05:14:00 | 8188Les boutiques sont restées fermées, au moment où la circulation routière était dense.
Le carrefour dit Total-Nkwen à Bamenda n’a pas l’air d’un endroit mort, ce lundi 13 mars 2017. Un jour pourtant «retenu» par des commanditaires de l’opération «villes mortes» pour traduire le mécontentement des populations dans le cadre de ce qu’on a qualifié de crise anglophone. Total-Nkwen a presque renoué avec son ambiance d’antan. A en juger par des nombreux taxis de ville qui montent et descendent, sans interruption, transperçant quelquefois le ciel par leurs coups de klaxon.
Un déploiement qui s’étend aux motos-taxi, plus nombreux que jamais. Les voitures dites personnelles sont aussi visibles dans les rues, régulièrement mortes le lundi, depuis le début des revendications en novembre dernier. Si les rues sont encombrées, les boutiques n’ont pas ouvert dans les principaux marchés à Bamenda. «Comme vous le voyez, les grilles du marché sont ouvertes, mais nous avons peur d’ouvrir nos boutiques», explique une commerçante au marché central à Bamenda. Elle redoute, comme la plupart de ses collègues, des attaques de vandales. Le phénomène se vit au niveau du marché à Ntarinkon et à Nkwen.
Sur le chemin de l’école, des nombreux établissements scolaires privés laïcs et confessionnels ne sont pas fonctionnels, malgré les multiples appels lancés par le Premier ministre, Philemon Yang, lors de son dernier séjour au Nord-Ouest, du 6 au 10 mars 2017. C’est le cas de Saint Frederic college à Big Mankon, Progressive Comprehensive High School à Vetenary Junction. La liste s’allonge lorsqu’on arrive sur le campus de la National Polytechnic à Bambui où tout est fermé. Même sa section francophone, située à Mile 3 Nkwen n’est pas vivante.
«Nous n’y comprenons rien. Mais, il y a des responsables qui ne veulent pas courir le risque d’ouvrir. Il semble qu’ils ont peur de représailles de la part des commanditaires de la grève», renseigne un riverain à Mile 3. Dans la ville, beaucoup soupçonnent le secrétaire national exécutif de la Cameroon Teachers Trade Union (Cattu), Wilfred Tassang, réfugié au Nigeria, indique-t-on, d’être à l’origine des messages d’intimidation servis par Sms aux abonnés de la téléphonie mobile.
Pendant ce temps, le campus de l’université de Bamenda à Bambili grouille d’étudiants. Sur environ 20 000 cop’s attendus, 16 000 répondent déjà à l’appel.
Commentaires
Lire aussi
Affaire Vision 4 : : Le CNC défie le Mincom et sommes Canal+ de copier le signal
Pmuc : le Banko fait son grand retour !
Akwa : un retraité accusé d’avoir engrossé la fille de sa belle-fille
Me Zeifman à René Sadi : « Vous n'êtes pas un homme d'État »
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
BAZOU EXPO DAYS 10 AU 18 OCTOBRE 2026 : LE PARI FOU DU MAIRE BÂTISSEUR DR FRÉDÉRIC DJEUHON
Presse sportive : Vincent Radureau transmet 34 ans d’expérience
IHS Cameroon Partners with Orange Cameroun to Launch DIGIT4HER, Empowering 200 Young Women
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Église MFD : Deborah Valetudie déchue de toutes ses fonctions
Sacre Akwa : Mbanya s'embrase à 10 jours du couronnement
Dette, détournement, impunité : le triangle camerounais
Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala
Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs
il y a un mois
il y a un an