Audience de citation Cabinet Atou: Les inspecteurs du Consupe paniquent et désertent le parquet
© Camer.be : Isaac Ekwalla | 15 mars 2024 06:57:35 | 5380Douala, jeudi 14 mars 2024. La salle d’audience correctionnelle du Tribunal de première instance de Bonanjo a fait son plein d'oeuf hier matin, dès les premiers heures de la matinée.
De nombreux habitants de la capitale économique du Cameroun, ont, pour certains, bravé la pluie pour venir assister à cette première audience correctionnelle dans l’affaire du Conseil de Discipline Budgétaire et Financiere du ministère du Contrôle Supérieur de l'État ( Consupe ) suite à la citation directe initiée par le Cabinet Conseil ATOU.
Pour plusieurs observateurs avertis, c'est le clap de fin de ces juges non magistrats, qui avant la loi de 2018 faisaient la pluie et le beau temps, bisant des carrières et de destins. Pour leurs actes illicites, ils sont attraits en justice par le Cabinet Conseil ATOU, dans le cadre de la gestion des actifs résiduels des ex- sociétés d'État liquidées.
Les prévenus, WAMBANG Nyamalum ( SP CDBF), ELA FOÉ (CM/SGPRC), PEKASSA NDAM ( CT/ SPM), YOUMBISSI TCHUENTE, BANLA NDZEGHA, WAFO KAPTUE, EKOBY SAMDA Jean du CONSUPE, TABOD Jacqueline MAH Epse MEJANG ( IG/ MINFOPRA) et Dame ITIKATOU ALHADJI ( MINDEVEL) ont déserté la salle d’audience, se faisant représenter par leurs avocats. De ce fait, l'affaire a été renvoyée au 11 avril 2024 pour comparution des prévenus et débats.
Une absence éventuelle des prévenus à la prochaine audience, selon des confidences glanées ça et là, pourrait donner lieu résoudre le juge à émettre des mandats d'amener, au regard du caractère flagrant de infractions commises à l’encontre de la partie civile, le Cabinet Conseil ATOU.
Les prévenus, tous membres du CDBF CONSUPE, nous explique un juriste, sont mal embarqués dans cette affaire où, conscients de ce que cette institution avait perdu sa raison d’être depuis 2018, ceux-ci ont néanmoins continué à siéger au lieu de transmettre les affaires en cours à la Chambre des comptes de la Cour suprême, désormais, seule compétente pour connaître des fautes de gestion.
Pour ce qui le concerne, le Cabinet Conseil ATOU espère voir la justice condamner les prévenus au paiement de la rondelette somme de 13 milliards de FCFA que ceux-ci avaient voulu lui imputer de manière indue, en évoquant un préjudice théorique fabriqué par des experts immobiliers recrutés par les prévenus pour la salle besogne. Une parodie d'audit qu'on dit commanditée par le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh dans sa guerre obsessionnelle contre le Cabinet Conseil ATOU dont la vigilance et l'expertise ont empêché la main mise de nombreux prédateurs tapis même dans les hautes sphères de la République, sur un important patrimoine immobilier du Cameroun, vestiges des ex- sociétés d'Etat liquidées.
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