Affrontements de New Bell : Les autorités calment le jeu
© Cameroon Tribune : Rita DIBA | 17 mars 2017 12:26:08 | 4337Une réunion de sécurité tenue hier à la mairie de Douala II pour faire le point de la situation.
Un appel au calme. C’est ce qu’a lancé Denise Fampou, maire de Douala II, lors de la réunion de sécurité organisée hier, 16 mars 2017, dans ses services à New Bell, sous la présidence du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Une réunion qui a regroupé les autorités administratives, les élus locaux, les chefs de quartier, chefs traditionnels, leaders religieux, représentants des communautés, etc.
afin de prendre des mesures fermes contre ces gangs qui envahissent les quartiers de Douala et terrorisent les habitants. Un fait récurrent entre jeunes des quartiers KDD, Monkam, Nganguè, Babylone et autres, selon le sous-préfet de Douala II, Garba Bakari et d’autres intervenants. La rencontre faisait suite à des incidents ayant secoué plusieurs quartiers de l’arrondissement pendant deux jours. Avec pour apogée des affrontements qui ont créé une atmosphère de guérilla urbaine, faisant vivre une nuit du mercredi 15 mars 2017 mouvementée aux habitants de New Bell, Nganguè et même d’une petite partie de Bonapriso, frontalière avec les deux premiers quartiers cités.
Comme l’explique Charles A., vivant dans la zone située derrière l’Ecole des garçons : « Tout le monde courait dans tous les sens. Une rumeur a circulé disant que les gars de KDD et Monkam avaient des cocktails Molotov, qu’ils allaient s’attaquer à nos maisons. Alors chacun a cherché n’importe quoi pour sortir et les attendre de pied ferme. On a laissé les femmes et les enfants dans les maisons. Moi, j’avais un gourdin. »
Les forces de maintien de l’ordre et de sécurité ont elles aussi investi les quartiers concernés dans la nuit d’avant-hier pour mettre fin aux heurts. Et même jusqu’à hier, leurs véhicules continuaient à sillonner les rues. Quant aux habitants, si du côté de Babylone on a levé les barricades qui y étaient, des individus sont eux restés aux aguets pour prolonger une décision prise officieusement mercredi : les motos ne passent pas.
Les autorités ont donc promis de redoubler d’efforts pour mettre fin à tous ces agissements. En prenant des mesures qui ne s’arrêteront pas au seul arrondissement de Douala II. Mais déjà dans cette commune, on assure que les lois de la République seront appliquées. Il s’agira donc, entre autres, de détruire les différents foyers de banditisme, d’organiser le secteur des mototaxis, avec l’appui des forces de maintien de l’ordre .
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