Cameroun : Acharnement judiciaire contre 29 sympathisants du MRC condamnés à 12 mois de prison ferme
© Correspondance : REDHAC | 15 mars 2019 13:06:00 | 4653Douala-Cameroun 13/03/2019, 29 personnes parmi celles qui ont été interpellées suite aux marches pacifiques organisées par le MRC le 26 janvier 2019, ont été condamnées à 12 mois de prison ferme. Arrêtées dans les conditions illégales, elles sont détenues arbitrairement à la Prison Centrale de Kondengui.
Rappel des faits :
Le 26 Janvier 2019, La « marche blanche » du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a été interrompue par les forces de l’ordre. Cette marche a été dispersée par un impressionnant déploiement des forces de police lourdement armées.
Selon des sources, les unités de la police anti-émeutes ont fait abondamment usage des gaz lacrymogènes et de tirs à balles réelles sur ces manifestants aux mains nues, blessant certains parmi lesquels Me Michelle Ndoki et Celestin Njamen, tous les deux cadres du MRC.
D’autres ont été interpellés et détenus illégalement dan les locaux de la police.
Dans la nuit du 28 janvier 2019, autour de 20 heures, la police a fait irruption au domicile d’Albert Dzongang, pour prendre de force le Pr.Maurice Kamto, Président National du MRC ainsi que le maître des lieux, et des cadres et collaborateurs du MRC à savoir : Pr. Alain Fogue Tedom et Christian Penda Ekoka.
Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale
Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) a signalé 3 cas flagrants notamment :
1) Donald Djatcho, enseignant à l’université de Yaoundé II SOA arrêté alors qu’il transmettait le savoir aux jeunes étudiants, ceci avec la complicité du Recteur qui a ignoré la franchise universitaire ;
2) Salekreo NDOUM EYANG et Ismael MUONDO MUONDO, deux étudiants de l’université de Yaoundé I, arrêtés au Jardin Charles Atangana le 26 février 2019, alors qu’ils révisaient leurs cours. Ils ne sont pas des Militants du MRC. Ils croupissent à la prison Centrale de Kondengui. De sources concordantes, l’un des deux est malade et privé de soins ;
3) s’ajoute à cette barbarie la récente grotesque arrestation de Me NDOKI Michelle, Vice-présidente du directoire des femmes du MRC alors qu’elle exerçait son droit d’aller et venir avec son conjoint un Canadien d’origine Camerounaise.
Par conséquent le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique centrale réitère que ces arrestations, détentions sont non seulement illégales et arbitraires donc NULLE ET DE NUL EFFET.
Par ailleurs, Maurice Kamto et les autres sont traduits devant le Tribunal militaire de Yaoundé.
C’EST POURQUOI, le REDHAC demande : Au Tribunal Militaire de Yaoundé dans l’affaire Maurice Kamto et autres :
De se déclarer incompétent dans cette l’affaire.
Au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi à Yaoundé
- D’arrêter les poursuites judiciaires et de libérer toutes les autres personnes ;
- d’ouvrir une enquête contre les agents de sécurité qui ont tiré sur les manifestants afin qu’ils répondent de leurs actes devant un tribunal compétent et impartial.
Aux juges du Tribunal militaire de Yaoundé, le REDHAC
- Demande qu’il se dessaisisse du dossier en se déclarant incompétent conformément aux normes régionales et internationales que le Cameroun a librement signées et ratifiées.
Le REDHAC demande au Gouvernement Camerounais :
- De libérer sans condition des personnes jugées et condamnées par le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi à Yaoundé.
Au Gouvernement du Cameroun le REDHAC rappelle que l’Etat du Cameroun :
- Est signataire de la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples ;
- siège depuis 2018 au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies qui ne compte que 10 Etats,
- Est donc tenu à respecter tous les conventions, traités et instruments relatifs aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales ;
Aussi, le REDHAC :
Encourage le gouvernement du Cameroun d’accepter une mission indépendante et conjointe d’établissements des faits par les Nations Unies et l’Union Africaine.
A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) et aux Nations Unies, Le REDHAC Recommande :
- particulièrement au Rapporteur sur le Cameroun, le Commissaire Pr. Rémy NGOY LUMBU de demander au gouvernement Camerounais de libérer sans condition le Pr. Kamto, et les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette manifestation, ainsi que toutes les personnes et activistes arrêtées précédemment dans le cadre de la crise dite anglophone et de la lutte contre la secte téroriste Boko Haram.
Commentaires
Lire aussi
Affaire Vision 4 : : Le CNC défie le Mincom et sommes Canal+ de copier le signal
Akwa : un retraité accusé d’avoir engrossé la fille de sa belle-fille
Me Zeifman à René Sadi : « Vous n'êtes pas un homme d'État »
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
BAZOU EXPO DAYS 10 AU 18 OCTOBRE 2026 : LE PARI FOU DU MAIRE BÂTISSEUR DR FRÉDÉRIC DJEUHON
Presse sportive : Vincent Radureau transmet 34 ans d’expérience
IHS Cameroon Partners with Orange Cameroun to Launch DIGIT4HER, Empowering 200 Young Women
Trois jeunes hommes retrouvés morts à Muea, près de Buea
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Église MFD : Deborah Valetudie déchue de toutes ses fonctions
Sacre Akwa : Mbanya s'embrase à 10 jours du couronnement
Dette, détournement, impunité : le triangle camerounais
Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala
Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs
il y a un mois
il y a un an