Ouattara veut modifier l'article 35 de la Constitution
© Source : news.africahotnews.com | 24 févr. 2015 15:58:10 | 42552Lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale qui débute ce matin, le gouvernement ivoirien entend introduire une loi portant modification de l'article 35 de la Constitution ivoirienne. Cet article traite de l'éligibilité à la magistrature suprême.
Le Parlement ivoirien a été convoqué pour une session extraordinaire de 15 jours qui s'ouvre ce matin. Au cours de cette période et en prélude à l'élection présidentielle qui s'annonce, les députés devront plancher sur plusieurs dossiers dont un projet d'une loi électorale.
Il s'agit de l'article 35 de la Constitution ivoirienne qui porte sur l'éligibilité à la présidence de la République. Ainsi, "l'article 35 de la Constitution ivoirienne sera retouché", a déclaré l'honorable Zadi Doméné.
Pour rappel, Alassane Ouattara avait promis lorsqu'il était encore dans l'opposition, qu'une fois à la tête du pays, il modifiera l'article 35 sur la base duquel il a été éliminé de la course électorale en 2000. A 8 mois de la présidentielle, le chef de l’État entend tenir sa promesse.
Voici ce que stipule l'article 35 de la Constitution ivoirienne du 23 juillet 2000.
Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois.
Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de 40 ans au moins et de 75 ans au plus.
Il doit être Ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens d'origine.
Il doit n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne.
Il ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité.
Il doit avoir résidé en Côte d'Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective. L'obligation de résidence indiquée au présent article ne s'applique pas aux membres des représentations diplomatiques et consulaires, aux personnes désignées par l'État pour occuper un poste ou accomplir une mission à l'étranger, aux fonctionnaires internationaux et aux exilés politiques.
Le candidat à la Présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le Conseil de l'Ordre des Médecins. Ces trois médecins doivent prêter serment devant le Conseil constitutionnel.
Il doit être de bonne moralité et d'une grande probité. Il doit déclarer son patrimoine et en justifier l'origine.
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