Ambiance au Sed : Quatre avocats au secours des sécessionnistes
© Le Jour : Prince Nguimbous | 30 janv. 2018 01:30:58 | 9538Une délégation conduite hier par le bâtonnier Bernard Muna n’a pas pu rencontrer Ayuk Tabe et ses 46 camarades hier au Secrétariat d’Etat à la défense.
Ce 29 janvier 2018 vers 14h, c’est une ambiance ordinaire qui règne dans les locaux du Secrétariat d’Etat à la défense. Aucun dispositif sécuritaire particulier n’est visible à l’intérieur comme à l’extérieur de ce service de sécurité. Comme d’habitude des éléments du groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign), munis d’armes de guerre sont postés à l’entrée principale. Une source approchée pour savoir si les leaders sécessionnistes interpellés depuis le 5 janvier dernier au Nigéria sont détenus au Sed, nous répond : « C’est le patron de la gendarmerie qui peut vous donner la bonne information à ce sujet et pour l’instant il n’est pas là. Je ne peux rien pour dire de plus».
Une autre source rencontrée dans un restaurant situé à quelques mètres du Sed, déclare : « Ils sont bien là depuis vendredi au moins». A l’heure où le reportage se déroule, la présence au Cameroun du président par intérim de l’Etat imaginaire de l’Ambazonie n’est pas encore confirmée par les autorités camerounaises.
Hier matin aux environs de 10h30 un collectif d’avocat conduit par le bâtonnier Bernard Muna est allé au Sed pour s’enquérir des nouvelles des leaders sécessionnistes. Me Felix Agbor Khongho, Me Claude Assira et Me Yolande Ngo Minyogog sont repartis du Sed sans voir les leaders sécessionnistes.
Joint au téléphone Me Claude Assira déclare : « Nous sommes allés au Sed mais nous n’avons pas pu rencontrer Ayuk Tabe et ses camarades. Lorsque nous sommes arrivés au Sed, les responsables n’étaient pas surpris de nous voir. Le colonel qui nous a reçus, nous a dit qu’il ne pouvait pas nous confirmer si Ayuk Tabe et ses camarades étaient là ».
Contacté une seconde fois hier après la confirmation de la présence des leaders sécessionnistes entre les mains des forces de défense camerounaises, Me Claude Assira affirme que : « Maintenant que le gouvernement vient de confirmer qu’ils sont au Cameroun, nous allons aller aujourd’hui chez le commissaire du gouvernement pour qu’il nous autorise à rencontrer toutes les personnes interpellées. Lorsque nous allons entrer en contact avec ces personnes, nous verrons par la suite ce qu’il faudra faire »
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