Burkina: une commission parlementaire recommande des poursuites contre le frère de Compaoré
© Source : VOA Avec AFP | 26 oct. 2016 13:36:32 | 6811Une commission d'enquête parlementaire consacrée à la gestion des titres miniers au Burkina a recommandé mardi des poursuites judiciaires pour corruption contre François Compaoré, le frère cadet du président Blaise Compaoré chassé du pouvoir fin octobre 2014 après 27 ans de règne.
"La commission est convaincue que les faits de corruption ont existé à l'octroi des permis" (de la mine de manganèse de Tambao, dans le nord du Burkina, ndlr), a indiqué le député Ousseini Tamboura, en présentant devant les députés réunis en séance plénière le rapport de la commission d'enquête sur le sujet.
"Cette gestion calamiteuse du dossier Tambao a fait perdre à notre pays des milliards (de francs CFA) et terni surtout son image et elle ne peut se justifier que par des actes de corruption et d'interférences mus par des intérêts personnels contre ceux du peuple et de l'Etat", a accusé l'élu.
La Commission a recommandé au gouvernement l'ouverture "d'une information judiciaire contre l'ex-conseiller spécial du président du Burkina Faso, également son frère cadet, François Compaoré, ainsi que d'anciens ministres du régime de M. Compaoré.
C'est la première fois que François Compaoré, soupçonné d'être impliqué dans le dossier de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo , est cité pour être poursuivi devant les tribunaux burkinabé. Ce dossier Zongo est toujours en instruction.
Ces projets de mises en accusation et de poursuites sont tous liés à l'octroi de la mine de manganèse de Tambao, d'une capacité de 100 tonnes de minerai, à la société Pan african Minerals de l'homme d'affaires franco-roumain Franck Timis en 2012.
M. Timis est également visé par les recommandations des parlementaires qui demandent qu'on lui retire le permis d'exploitation de la mine de Tambao et qu'il fasse l'objet de poursuites judiciaires.
Blaise Compaoré, qui a dirigé le Burkina Faso pendant 27 ans, a été chassé par la rue le 31 octobre 2014 pour avoir tenté de modifier la Constitution afin de se maintenir au pouvoir. Il s'est depuis réfugié en Côte d'Ivoire avec son frère cadet François Compaoré, qui fait des navettes entre Abidjan, Paris et Cotonou au Bénin.
Commentaires
Lire aussi
Transition au Cameroun : l'appel solennel de 11 personnalités
Christian Ndjock : « Les prémices d’une confrontation ethnique »
MRC : Mengue promet de ne pas troubler le 17 octobre
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Willy Mengue veut interdire la convention du MRC
Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?
PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »
Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii
Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Église MFD : Deborah Valetudie déchue de toutes ses fonctions
Sacre Akwa : Mbanya s'embrase à 10 jours du couronnement
Dette, détournement, impunité : le triangle camerounais
Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala
Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs
il y a un mois
il y a un an