Cameroun, Faits divers : Ces voleuses de maris du carrefour Ange Raphael de Douala :: CAMEROON
© Camer.be : Yolande Tankeu , Envoyée Spéciale Au Carrefour Ange Raphael, Douala | 14 Jul 2017 16:00:42 | 43670Ange-Raphael, le carrefour de l’université de Douala, depuis quelques années , n'est plus seulement célèbre pour ses multiples stands de photocopieuses, ses mini-cités, ses marées humaines d’étudiants, ses mototaxis…il est dorénavant aussi célèbre pour ses snack-bars, hébergements et des aventures chaudes, épicées voire édulcorées.
Il y a de cela quelques années, pour un touriste rendu à Douala et qui voulait "se rincer les yeux" , même un riverain aveugle de son état vous indiquait le fameux quartier Deido et sa célèbre Rue de la Joie. Depuis que cette rue de la joie a disparue du fait des autorités locales, c'est le carrefour Ange-Raphael qui a pris le relaie et a été carrément rebaptisé « La nouvelle Rue de la Joie. »
Le carrefour Ange-Raphael change de mine en soirée. En dehors des étudiants qui peuplent en majorité ce lieu, il y a aussi une autre catégorie d'étudiantes dont les facultés se trouvent entre leurs jambes. On les appellent ici les voleuses de maris. C'est ici que les maris à qui leur épouse leur tourne le dos fréquemment viennent se "soulager" nous confie un mari volé, qui venait de conjuguer son verbe avec la doyenne de la faculté "jambière" du coin et qui nous a conté son exploit.
Selon cette doyenne, c’est la rareté des emplois, ou la nécessité de faire vivre des enfants abandonnés par leurs pères qui amènent les filles à se prostituer. Un des problèmes de l’urbanisation, car la prostitution sévit à Douala où la morale traditionnelle et familiale ne guide plus les gens, des filles se prostituent loin de leur famille.
Il suffit de faire un tour la nuit tombée au (Rectorat), un bar réputé être le plus dense à Ange raphael pour découvrir ces filles. Si les unes sont allées à l’école, les autres comme S.N et M.E. n’ont pas eu cette chance.
Personne ne les aide, disent-elles, avant d’ajouter qu’elles ne résistent pas à la tentation de gagner de l’argent en vendant ce qu’elles ont de plus précieux. Elles ont entre vingt et trente ans.
Le noctambule qui franchit pour la première fois le seuil du bar est secoué par l’attroupement de ces jeunes filles. Habituées des lieux, Bimbia, Iria, soutiennent : « les employés de bar nous servent d’intermédiaire, autrement dit, il y a quelques-uns qui sont en contact avec nos clients ».
Nous trouvons sur place de jeunes prostituées qui commencent leur travail l’après-midi, et ça pousse jusqu’au petit matin. Certaines d’entre elles très discrètes, sont des vraies étudiantes. Le plus souvent, on y découvre des mariées qui déclarent aller au travail quand elles quittent leur domicile, nous apprend une prostituée.
Des jeunes filles à la poitrine pleine, aux hanches bien fournies. Elles s’habillent légèrement, presque nues avec leurs « DVD » ( Dos et ventre dehors).
Aujourd’hui, l’urgence est de diminuer ces nombreux bars à Ange raphael. Dans tous les coins, on rencontre un bar, pire certains sont à côté de l'université. De l’autre côté, certaines maisons sont transformées en clando-bar.
Pour preuve, au Carrefour Ange Raphael, une vieille dame âgée de plus d’une soixantaine d’années loue sa chambre aux prostituées qui désirent vendre ce qu’elles ont. Sans gêne, tous les jours c’est une file indienne au domicile de cette dame, avec des prostituées qui attendent des clients.
Malgré la mesure prise en 2012 par le préfet du Wouri, interdisant les snack bars autour de l'université de Douala, rien n’a vraiment changé au Carrefour Ange-Raphael.
L’ambiance et le divertissement ont vraiment colonisés ce carrefour de telle sorte que certaines femmes ont même interdit à leur époux de passer par là. Désormais à Douala, si le mari ne rentre pas avant 20h, il faudra faire un tour par là pour voir si les voleuses de maris ne l'ont pas séquestré pour la « bonne cause » nous confie une habituée du coin. Alors, chères femmes au foyer, soyez prudentes. Bon vendredi et à vendredi prochain
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