3 ambazoniens dans les mailles de la justice américaine
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Le département d’Etat américain semble enfin décidé de tordre le cou à l’hydre sécessionniste qui sévit depuis près de 6 ans dans la partie anglophone du Cameroun. Et ceci, en traquant avec la dernière énergie ceux qui soutiennent le terrorisme dans leur territoire. C’est le moins que l’on puisse dire avec cette inculpation de Claude N. Chi, 40 ans, de Lee's Summit, Missouri ; Francis Chenyi, 49 ans, de St. Paul, Minnesota ; et Lah Nestor Langmi, 46 ans, de Buffalo, New York, tous citoyens américains d'origine camerounaise, accusés dans un acte d'accusation à 4 volets rendu sous scellés par un grand jury fédéral à Kansas City, Missouri, le 18 novembre 2022.

A en croire notre source, l'acte d'accusation a été descellé et rendu public la semaine dernière à la suite de leur arrestation et de leur comparution initiale devant le tribunal. A en croire notre même source, l'acte d'accusation fédéral prétend que Chi, Chenyi et Langmi ont soutenu et organisé des levées de fonds pour les combattants séparatistes au Cameroun. Ceci, depuis le 1er janvier 2018. L’acte d’inculpation du département d’Etat américain indique par ailleurs que les concernés ont occupé des postes de haut niveau au sein d'une organisation qui a soutenu et dirigé le groupe séparatiste militant connu sous le nom de Forces de restauration ambazonienne et d'autres combattants séparatistes dans la région du Nord-Ouest du Cameroun.

Chi, Chenyi et Langmi auraient ainsi sollicité et collecté des fonds pour l'achat d'équipements, de fournitures, d'armes et d'explosifs destinés à être utilisés dans des attaques contre le personnel, les forces de sécurité et les biens du gouvernement camerounais, ainsi que contre d'autres civils censés soutenir le gouvernement. Ces fonds ont été collectés par le biais d'applications de chat en ligne et de plateformes de paiement auprès d'individus situés aux Etats-Unis et à l'étranger. Les fonds ont ensuite été transférés dans divers comptes financiers et de cryptomonnaies contrôlés par les défendeurs par le biais d'intermédiaires aux combattants séparatistes pour soutenir des attaques au Cameroun.

Accusations

Plus précis apprend-on en plus des plus de 350 000 dollars que les accusés ont collectés par le biais de dons volontaires, l'acte d'accusation allègue que Chi, Chenyi et Langmi ont conspiré avec d'autres personnes pour enlever des civils au Cameroun et les retenir contre une rançon. Dans certains cas, des citoyens américains se sont vu extorquer des rançons pour obtenir la libération de leurs proches kidnappés vivant au Cameroun. Les rançons étaient ensuite transférées aux combattants séparatistes pour financer leurs opérations croit savoir Klein Reporters. Selon l'acte d'accusation, les accusés ont rédigé un document qui comprenait une liste de dépenses liées à des engins explosifs improvisés (EEI), des armes à feu et des munitions.

Les autres dépenses comprenaient des fonds liés à l'enlèvement du cardinal Christian Tumi et d'un chef traditionnel camerounais nommé Sehm Mbinglo II le 5 novembre 2020. Plus grave encore, Chi, Chenyi et Langmi sont accusés d'un chef d'accusation de complot visant à fournir un soutien matériel ou des ressources destinées à être utilisées pour mener à bien un complot visant à tuer, enlever et mutiler des personnes dans un pays étranger et d'un chef d'accusation de fourniture d'un soutien matériel ou de ressources destinées à être utilisées pour mener à bien un complot visant à utiliser une arme de destruction massive en dehors des Etats-Unis. Ils sont également accusés d'avoir reçu de l'argent provenant d'une demande de rançon et d'avoir participé à une conspiration de blanchiment d'argent.

S'ils sont reconnus coupables, les accusés encourent une peine maximale de 15 ans de prison pour les accusations de soutien matériel, de 3 ans de prison pour l'accusation de réception d'argent provenant d'une demande de rançon et de 20 ans de prison pour l'accusation de complot de blanchiment d'argent. Ces informations ont été communiquées la semaine dernière par le procureur général adjoint Matthew G. Olsen, de la division de la sécurité nationale du ministère de la Justice, par la procureure Teresa A. Moore, du district ouest du Missouri, par le directeur adjoint du Fbi Robert R. Wells et par l'agent spécial responsable Charles A. Dayoub, du bureau local du Fbi à Kansas City.

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