Au pays de la gesticulation politique et du « bruit »​ médiatique…
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CAMEROUN :: Au pays de la gesticulation politique et du « bruit »​ médiatique… :: CAMEROON

L’opposition alimentaire aime à se targuer, après 40 ans d’imposture parlementaire au Cameroun, de tenir sa « légitimité » de façade de la petite poignée de députés (05) qu’a toujours bien voulu lui attribuer le parti-État RDPC du dictateur Paul Biya (89 ans) pour faire diversion de pluralisme…au terme des parodies d’élections successives.

Combien de fois allons-nous rappeler à nos chers compatriotes camerounais que rien des combines et manipulations institutionnelles du régime de Paul Biya n’est ignoré du reste du monde…grâce notamment à la circulation mondialisée des informations.

Alors M. Le Député et président du PCRN, ayez la représentativité modeste, notamment face à un parti réellement d’opposition qui jouit d’une incontestable assise populaire au Cameroun et dans les diasporas…qui a surtout eu le courage de refuser de donner une caution démocratique à une dictature crasse.

Cela mérite d’être dit et respecté dans cet environnement totalitaire.

En effet pour alimenter le triste spectacle des débats télévisés insipides avec une proposition déplacée de débat politique avec le Pr. Kamto, M. Libii ne fait rien de particulièrement original, juste une médiocrité de plus dans la politique camerounaise qui sert à leur faire croire, comme toujours, qu’ils ont découvert un point de vue incroyablement innovant sur la politique (comme il le prétend) dans un océan de verbiage.

Cependant, il ne faut pas le plus grand esprit d’une génération pour remarquer que la rhétorique vide est devenue centrale dans la politique camerounaise. C’est un pays où le spectacle politique ne génère qu’un sentiment d’irréalité, se traduisant toujours et malheureusement par des incertitudes et des incohérences chroniques devenues monnaie courante dans le paysage politique camerounais.

Aussi, il s’agit d’une autre distraction que les politiciens camerounais utilisent pour se distraire de leur propre insignifiance et paralysie d’être devenus des créatures zombifiées du Nnôm Ngui (le Chef des chefs).

Force est de constater malheureusement que celui qu’on surnommait autrefois le « Macron africain » attendait plus de la politique, surtout après la brillante réélection de son homonyme, mais incarne aujourd’hui toute déception envers un politicien ordinaire rattrapé par la machine crapuleuse du régime Biya qui excelle pour en faire des rouages insignifiants dans son formidable système de terreur.

La vraie question devrait en réalité être pourquoi ainsi vendre systématiquement son âme au diable? Comment éviter de subordonner notre propre recherche de sens au désir de pouvoir???

Institut du Comité de Libération des Prisonniers Politiques ICL2P / CL2P

http://www.cl2p.org 

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