Université de Yaoundé II: On cogite sur une meilleure protection des réfugiés
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C'est le sujet de la 3 ème édition des Grades conférences de l'Université de Yaoundé II - Soa. La rencontre  de mardi dernier à la salle des thèses de  l'institution académique d'État, a vu le représentant du Haut commissariat des Nations-Unies aux réfugiés  au Cameroun ( UNHCR), Olivier Guillaume BEER, échangé avec les doctorants. C'était sous le thème  << La protection des réfugiés en Afrique>>. Une initiative de l'Université de Yaoundé II.

Dans une salle des thèses qui s'est avérée plus qu'etroite, les doctorants de l'Université d'État de Yaoundé II, ont écouté Olivier Guillaume BEER, exposé sur la Convention de Kampala ( Ouganda), relativement à la protection, à l'assistance aux réfugiés et aux déplacés internes. Le représentant du UNHCR a aussi structuré son exposé par la Convention de l'OUA de 1969. Cette dernière régit les spécificités des réfugiés en Afrique. Selon le haut fonctionnaire onusien, il s'agit certes de l'instrument juridique régional et continental, mais ce dernier nécessite une appropriation totale par l'État du Cameroun, pour ce qui est de son application, étant donné que le Cameroun est reconnu pour son hospitalité proverbiale. Un pays qui aux dires de Monsieur BEER, abrite de millions de réfugiés auxquels il faut ajouter des déplacés internes nés de la guerre contre la secte islamique nigériane Boko Haram, mais aussi  de la crise politico- militaire dans les deux régions anglophones du  Cameroun que sont le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Olivier Guillaume BEER a cependant regretté les défaillances  des acteurs, pour ce qui est de la protection des réfugiés et des déplacés internes. 

<< Les premiers humanitaires ne sont pas les ONG internationales, mais les communautés d'accueil. Il importe donc que nous réfléchissions ensemble pour leur protection>>, a fait savoir le représentant du UNHCR, Olivier Guillaume BEER.

Dans son allocution d'ouverture, le recteur de l'Université de Yaoundé II, le Prof. Adolphe Minkoa She  a émis le vœu de voir institutionnaliser,  le  partenariat entre son institution et le UNHCR, pour que les doctorants de l'Université de Yaoundé II  en profitent pour leurs travaux de recherche. Le Professeur agrégé des facultés de droit ayant été, selon ses propres confessions,  encouragé par l'engouement manifesté par les doctorants de son université. Une initiative qu'il juge en adéquation avec l'ambition de l'Université de Yaoundé II, de devenir technopole des sciences sociales dans la sous-région. Pour le Prof. Adolphe Minkoa She, la question des réfugiés et des déplacés internes une << question qui interpelle notre université, le gouvernement et la société civile.>>

Pour le vice-recteur en charge de la Recherche, de la Coopération et des Relations avec le monde des entreprises,  Prof. Nadine Machikou Ndzezop, les Grandes conférences sont vitales pour les doctorants. << Il faut souligner l'importance des Grandes conférences pour la recherche. Comme vous avez pu le noter, l'université est dans sa mission de produire du savoir, produire des recherches parce que parfois, elle est enclavée, elle est fermée. Et cette conférence permet d'ouvrir l'université sur la société, par rapport aux défis qui sont ceux de notre monde, de notre société. >> La professeure titulaire de science politique, argue  qu'il est question pour l'université de Yaoundé II, de s'alimenter à ce qui se fait ailleurs, et de ne pas rester renfermée sur elle-même. Des communications qui à l'en croire, sont d'une importance capitale pour les doctorants, qui apprennent alors en dehors des savoirs académiques, ce que font les autres.

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