Affaire Daniel Tjan vs son Ex copine : ces manquements graves des officiers de gendarmerie
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Trafic d’influence, enlèvement, mise en danger de la vie d’autrui, abus de pouvoir, dénonciation calomnieuse. C’est le moins que l’on puisse dire sur cette scabreuse affaire, ce procès kafkaïen dont Daniel Tjan, basé à Paris et membre de l’église céleste, est le chef d’orchestre. 

C’est une affaire qui aura été abondamment relayée par le journaliste Boris Bertholt sur la toile, avant que notre rédaction ne se rapproche des personnes les plus indiquées pour nous permettre d’ y voir plus clair. 

Résumé de l'affaire : 

Après recoupage des faits sur le récit ayant circulé au sujet de ce qui relève vraisemblablement d’un enlèvement de son ex-copine, par des hommes en tenue, Daniel Tjan, camerounais vivant en Ile de France, a bel et bien déposé une plainte à la légion de gendarmerie de Yaoundé Centre, contre cette dernière, pour détournement selon lui, de l’argent qu’il mettait à sa disposition pour être déposé sur un compte bancaire.
Tout le monde étant autorisé à déposer une plainte lorsqu’il n’est pas content contre un tiers, rien de grave jusque-là dans cette démarche de l’homme d’église. 

Le déroulé du transfert du « colis » de Douala pour Yaoundé et ses manquements graves 

Deux maréchaux de logis vont interpeler la jeune dame non loin de Barnabé à Douala, alors qu’elle cherchait un sandwich, pour démarrer sa première matinée de travail de la semaine.
Elle est sommée de les suivre à la légion de gendarmerie du Littoral, sur la base d’un message porté qu’on ne lui remettra jamais. Elle refuse d’obtempérer. Ils menacent de lui faire porter les menottes. Elle finit par s’exécuter avec l’espoir de pouvoir s’expliquer devant le commandant de la légion de gendarmerie du littoral. 

Elle est loin d’imaginer la machine à broyer en marche contre elle depuis Yaoundé et lancée par son ex compagnon.
Evidemment, elle ne rencontrera aucun commandant à la légion du littoral comme espéré. Elle est forcée de suivre les deux maréchaux de logis à Yaoundé sur un ton très menaçant désormais. Même l’avocat venu au pied levé pour l’assister ne comprend rien aux agissements des deux gendarmes. Elle est jetée dans un BUS pour Yaoundé où l’attendaient des officiers de gendarmerie à la légion du Centre, pour l’auditionner sur une affaire privée. Son tort et crime : avoir décidé d’éconduire son ex-compagnon devenu violent. 

N’acceptant pas la décision de son ex-copine, qui a mis fin à leur relation, il a décidé de la punir de la belle manière.

La première nuit de Brigitte(NDLR) dans les cellules infectes de la légion de gendarmerie de Yaoundé est scellée. La messe est presque dite. Pas même un verre d’eau ni même un repas ne lui auront été proposés de la journée. 

De ce résumé succinct du déroulé de la journée de « l’enlèvement » de la jeune Brigitte, se dégagent plusieurs questionnements. 

Précisons d’emblée qu’elle a été libérée le même lundi 19 septembre, après 23 heures, grâce aux nombreuses interventions téléphoniques des personnes dont nous ne sommes pas autorisés à décliner les identités. 

Sa supposée audition à Yaoundé était une formalité inutile. Même son argumentaire, si retentissant par sa pertinence, démontant les allégations abracadabrantesques de la plainte de Daniel Tjan, n’aurait jamais suffi à faire reculer ses bourreaux.

Nos questions: 

    Comment une affaire civile aussi banale, a pu finir à la légion de gendarmerie du centre alors que la concernée vit à Douala et à une adresse fixe? 

    Comment comprendre que les gendarmes qui doivent obtenir le OK du procureur de la république de Douala dans une commission rogatoire ne l’ aient pas recherché ? 

    Pourquoi l’accusée n’est pas en possession d’un seul document du dossier qui a conduit à son « enlèvement » ? Que cachent donc les gendarmes qui l’ont auditionnée en procédant ainsi ? 

    Comment doit-elle justifier son absence auprès de son employeur, sans le moindre document pouvant soutenir son récit de l’affaire kafkaïenne dont elle a fait l’objet ? 

    Que souhaitait véritablement démontrer monsieur Daniel Tjan à son ex copine ? Sa
    puissance de nuisance ? Sa capacité à mobiliser des officiers de haut rang de la légion de gendarmerie ? 

    Les gendarmes étaient-ils obligés de « se mouiller » pour une telle affaire, juste pour faire plaisir à Daniel Tjan ? 

    Les gendarmes ne doivent-ils pas s’expliquer devant leur hiérarchie, au regard des manquements graves ayant émaillé cette affaire qu’ils ont conduite ? 

Autant de questions qui confortent nos doutes sur l’exemplarité, l’intégrité, le sérieux et le professionnalisme des officiers gendarmes qui ont fait « enlever » cette jeune dame de Douala pour Yaoundé.
De quoi abonder dans le sens des allégations « Bien mouillés » dont fait allusion le post de Boris Bertholt. 

Des noms de plusieurs gendarmes ayant participé à ce honteux kidnapping nous ont été communiqués. Nous laisserons les conseils de la dame en faire l'usage qui lui sied :
ils sont tous des hommes et aucune femme, avec respectivement pour grade:
- Colegion
- Capitaine Lieutenant enquêteur
- Marechal de Logis
- Magistrat. 

Nous exhortons la hiérarchie de ces officiers gendarmes à prendre connaissance de cette affaire et de sévir si les manquements que nous avons soulignés étaient avérés. Nous devons tous œuvrer pour l’avènement d’un Etat de droit. Nos dirigeants avec. 

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