Batailles politiques : Le parti de la Renaissance dans la tourmente ?
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Entre rancœurs issues des élections locales manquées et les dénonciations de toutes natures, l’image du MRC  contraste avec sa physionomie d’antan dans la région de l’Ouest.

La radiation du président de la fédération départementale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC ) du Koung-Khi apparait comme une source de tension de plus au sein de cette formation politique dans la région de l’Ouest. Elle vient en rajouter aux sanctions prononcées par le directoire et la coordination régionale de la formation politique à l’encontre des présidents des fédérations départementales des Bamboutos et du Noun. Des sanctions qui laissaient déjà apparaitre des fissures dans la région-bastion du parti dirigé par Maurice Kamto.

Après une relative accalmie, les vieux démons sont de retour au sein du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, dans la région de l’Ouest. Querelles et dissensions nées du refus d’aller aux élections municipales et législatives du 9 février 2020 y étant, la base donne de nouveau de la voix. Pis, nombreux parmi les militants et sympathisants d’hier vaquent désormais à autres occupations. Jusque dans les instances dirigeantes du parti, l’on admet que la décision de Maurice Kamto a provoqué des dommages conséquents au sein de la formation.

Une situation renforcée par les batailles juridiques menées entre des candidats recalés et le directoire du MRC  ainsi que la fédération régionale. Dans la région de l’Ouest, deux camps s’affrontent désormais à visages découverts. Si une frange des cadres et militants du MRC  du Koung-Khi affichent désormais leurs oppositions à la classe dirigeante du MRC , la contestation n’est pas moins perceptible dans les autres fédérations de la région de l’Ouest. Ici et là, l’on dénonce les «sanctions à tête chercheuse» prononcées par la hiérarchie du parti. Pis, le vocabulaire usité ici peut donner à reconsidérer les promesses tenues par Maurice Kamto et ses lieutenants.

La rumeur de la base

Faut-il craindre d’un effritement de la masse acquise aux idéaux prônés par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun et Maurice Kamto ? Bien malin celui qui peut dire mieux que le questionnement qui traverse les observateurs. Pour sûr, une partie de la base militante expressive parait contrariée par le contraste existant entre le discours et les agissements des cadres du parti de Maurice Kamto. Nombreux ne s’abstiennent d’ailleurs pas de tirer à boulet rouge sur le leader perçu comme «complice» de l’état de santé du MRC .

Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun que nous avons contacté renvoi le reporter au responsable régional. Le président national du MRC  a indiqué que «Je ne sais pas de quelles d’ombre il est question. Sauf à vouloir vous ériger en juge des décisions de notre parti. En tout état de cause il y un responsable régional du MRC  à l’Ouest adressez-vous à lui.» La préoccupation que nous avons adressée au leader du MRC  a pour objet de comprendre les origines de la crise qui prospère dans le MRC  de la région de l’Ouest. Aussi, souhaitions-nous avoir la version du principal challenger de Paul Biya, au cours de l’élection présidentielle de 2018, sur «les dissensions dans la fédération MRC  du Koung-Khi et dans la région de l’Ouest.» ?

Principal mis en cause au plan régional, le président de la fédération régional du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, André Marie Tassa explique que les réponses à nos préoccupations «sont contenues dans la décision du comité national approuvée par le directoire.» De même que le leader régional du MRC  à l’Ouest explique que toutes les autres sanctions prises à l’Ouest «reposent sur des faits probants».

Dans le même temps, la base jadis mobilisée exprime la détermination d’en découdre avec certains cadres du MRC , tant au plan régional que dans le directoire du parti. Outre des motions adressées à certains dirigeants locaux- comme ce fût le cas en dernier lieu avec le président exclu du Koung-Khi, nombreux annoncent leurs démissions sur la place publique. Loin de l’omerta qui caractérisait la dynamique MRC  dans la région de l’Ouest, il y a quelques temps. La menace est-elle perçue à la tête du parti ?

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