Communiqué de presse de la COMICODI sur la situation à ASSOK/MFOU
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CAMEROUN :: Communiqué de presse de la COMICODI sur la situation à ASSOK/MFOU :: CAMEROON

Jusqu’à ce matin, 8hs, des citoyens et citoyennes camerounais, demeuraient otages de quelques drogués, voyous et bandits commandités par une haute Magistrate de la Cour suprême à ASSOK, non loin de MFOU.

Voici la réalité des événements.

Depuis un an, des patrons de sociétés, des habitants paisibles, des travailleurs, ont été délogés, violentés, et leurs biens pillés, détruits ou emportés. Toutes les démarches en direction des autorités civiles, militaires et judiciaires n’ont produit aucun résultat, et des milliards d’investissements sont compromis, perdus à jamais.

Vendredi 8 Juillet, après moult démarches, le promoteur de la savonnerie, apprenant que son usine était en train d’être dépiécée, s’est rendu sur les lieux pour faire un constat et amorcer la relance des activités. Certains employés sont revenus et logent sur place.

Ce même jour, le mari de madame l’Avocate général, est venu, après le passage des gendarmes, leur dire ceci : « Si samedi à 12hs, vous êtes encore là, je ferai venir des redoutables centrafricains pour vous traiter ». Toutes les autorités ont été alertées.

Le lundi 11 Juillet, 9hs, trois gendarmes, à bord d’une PIK UP, se sont rendus sur place, avec le promoteur et quelques collaborateurs, ainsi que deux Huissiers de justice. Ils doivent procéder au constat des vols et des destructions. Déjà, on constate que le transformateur de la société ENEO, a été sabotée, détruite, mise hors de service.

Immédiatement après, c’est l’envahissement par une cinquantaine d’individus armés de machettes, de gourdins, de pierres et de bâtons, y compris un de très connu qui porte toujours une arme et qui n’a jamais été inquiété. Les trois gendarmes sont impuissants, et donnent même l’impression de pactiser plus avec les assaillants. En fait, ils ne peuvent rien face à la horde, pour leur propre sécurité.

C’est exactement à ce moment que nous sommes informés, et joignons les Huissiers de l’étude Me Tsoung et Mékiage qui confirment. Nous commençons donc à contacter les autorités civiles et militaires : SED ; DGSN ; PREFET ; Gouverneur ; SEMIL.
 
Nous allons alors découvrir le silence, l’ignorance et les multiples défaillances. A Yaoundé, personne n’est au courant. Le Colégion nous rappelle en disant que ses collaborateurs ne signalent rien, idem pour la DGSN. Mais ils seront vite contrariés quand nous mettons les gens sur le site en contact avec eux.

La nuit s’installe, et les gens sont toujours otages d’une horde de drogués sans foi ni loi, au-dessus de la République. A 20hs, nous avons des cris de détresse, les téléphones se déchargent. Nous joignons le Commandant de compagnie, qui est en train de se rendre sur le site. Arrivé sur place, avec une dizaine d’éléments, il n’y arrive pas. Les voyous ramassés de partout sont incontrôlables, menacent d’incendier les véhicules, le promoteur, l’usine, les travailleurs. Le Commandant essaye de leur expliquer qu’ils sont dans la faute, qu’ils ne peuvent pas bloquer l’usine ni empêcher les gens de rentrer chez eux. Rien ne marche. A Yaoundé, on dort tranquillement, on ronfle dans les lits, mais à Assok, un drame représentatif de ce que nous sommes, se noue et se mue en message sombre pour des générations.  
Puis les messages, tombent, le commandant et ses hommes sont partis, abandonnant les otages à leur sort, et montrant comment on peut mourir facilement au Cameroun, broyés dans la haine et l’irresponsabilité, avec des défaillances de toute nature. ETAT où es-tu ?

A 8hs, ils y sont toujours, dans la détresse, et la République est débout tout de même. Chacun pour soi, et le diable pour les faibles, les justes, les démunis et les sans protection. Des instructions ont été données, pour démentir qu’il se passe quelque chose là-bas.

Voilà la vérité, et rien que la vérité sur ASSOK. Les conclusions, nous ne les tirons pas. Mais rassurez-vous, nous avons informé et bougé toute la République en vain. Personne ne dira qu’il n’était pas au courant, comme au Rwanda./. Contact sur place : 694 89 56 47.

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