JEAN SAMUEL HENDJE TOYA, SERVITEUR DE JESUS-CHRIST
FRANCE :: RéLIGION

FRANCE :: JEAN SAMUEL HENDJE TOYA, SERVITEUR DE JESUS-CHRIST

Lorsqu’au foyer de Zacharie et d’Elisabeth naquit le futur précurseur de Jésus-Christ par un nom expressément dicté du ciel, en signe de bénédiction toute spéciale, il est dit dans l’Ecriture qu’il y eut beaucoup d’émotion et de remue-ménage. Ce fut surtout le fait des voisins et des proches qui présageaient dans le nouveau-né un être d’exception.

« Que sera donc cet enfant ? » se demandait-on avec curiosité et inquiétude.

Si j’évoque cet épisode biblique au moment de tracer quelques lignes sur le pasteur, le président Général, le professeur, l’homme hors du commun qu’était le Rév. Professeur Jean Samuel HENDJE TOYA, et que Dieu vient de nous arracher brusquement pour une Vie meilleure, mais à notre immense regret, ce n’est pas pour dire sur lui des choses inédites et surprenantes.

Au contraire, pour se conformer fidèlement à son esprit profond, il ne faut pas perdre de vue qu’il n’a jamais personnellement aimé qu’on fît du bruit autour de lui, de sa famille, des qualités et charismes dont Dieu l’avait doté abondamment, mais uniquement, pensait-il, pour le bien et le profit des autres. Il était et se voulait seulement Serviteur de Jésus-Christ. C’était son unique titre de gloire et d’honneur : donner et se donner à la manière et à la suite du Fils de Dieu venu sur terre « non pour être servi, mais pour servir et donner sa Vie en rançon pour la multitude ».

Ce seul idéal, il ambitionnait de le réaliser à la lettre, à chaque pas de sa vie, au contact de tout être humain en qui il voyait d’abord et avant tout un frère et une sœur, image merveilleuse et respectable de Dieu Lui-même. Cet idéal a été le fil conducteur de toute son existence.

Humilité, simplicité, effacement sont des valeurs et des indications d’un haut idéal chrétien et sacerdotal qui revenaient sans cesse dans ses références spirituelles pour lui-même et pour ceux qu’ils avaient mission d’évangéliser, éduquer et orienter.

N’est-ce pas à ce prix que les hommes aux sillages profonds et durables, ont véritablement fait de grandes choses ou plutôt que Dieu a opéré par leur cœur, leur génie et leurs mains de très grandes et admirables choses ?

J’ai toujours pensé, en le voyant à l’œuvre et en l’entendant parler dans toutes sortes de milieux, ou devant des parterres les plus élevés de la culture et de la pensée, au mot si juste du grand missionnaire, le Père Francis Aupiais qui a donné le meilleur de sa foi et de sa vie pour la reconnaissance africaine : « Ce n’est pas l’action ni même l’éclat qui sont efficaces dans le monde, mais plutôt une lampe ardente dans une poitrine d’airain. »

Il faudrait des pages et des pages pour seulement énumérer la liste des œuvres de ce prélat de chez nous, qui avait la tête bien pleine de projets, les yeux toujours élevés vers tout ce qui est susceptible d’apporter dignité et honneur à son pays, gloire et fierté à son Eglise.

« La main du Seigneur était sur Jean-Baptiste », telle fut, à l’aube des temps nouveaux entièrement centrés sur le Christ, la belle et éclairante réponse du ciel à l’interrogation des hommes.

« Ses desseins ne sont pas les nôtres. » Notre tristesse et notre douleur chavirées dans un compréhensible bouleversement devraient aujourd’hui s’en souvenir, sereinement, chrétiennement, évangéliquement : « Car le grain tombé en terre, s’il ne meurt pas, il reste seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruits… »

Notre terre n’est pas stérile. Notre Eglise, même si elle ressemble parfois au sein sec d’Elisabeth, demeure capable d’accueillir les grâces de fécondité qui seules dépendent de l’Esprit.

Nous n’avons pas, quant à nous, mis bien longtemps à nous apercevoir que le Rév. Professeur Jean Samuel HENDJE TOYA, cet homme issu de notre terre et de notre histoire, a été jusqu’au bout le pasteur au grand rayonnement, l’instrument d’évangélisation donné par Dieu aux siens. « La main du Seigneur » ne l’a jamais abandonné, malgré les coups bas, les trahisons et les injures de toute sorte qu’il a subi.

Et qui ignore que pour avoir combattu pour la justice et la vérité, pour avoir voulu redresser et mettre debout son Eglise, au-delà de quelques erreurs inhérentes à la nature humaine, il a subi en certaines périodes d’atroces acharnements et persécutions ? Comme son Maître, en certaines heures, il aurait pu s’écrier : « ô mon peuple, que t’ai-je fait, en quoi t’ai-je contristé, réponds-moi ! »

Oui il aimait ce peuple, cette Eglise. Comme Jésus sur Jérusalem, il a lui aussi, quelquefois versé des larmes, des larmes non de crocodile, mais des larmes sincères, d’un homme prêt à donner sa vie pour le salut de nous tous, de cette Eglise Evangélique du Cameroun. Quand je considère la perdurance, malgré ses efforts, d’une certaines mauvaise mentalité camerounaise, les menaces de turbulences qui nous guettent, les différentes incertitudes qui planent, les circonstances d’une mort aussi subite, je me pose la question de savoir si, en fait, il n’a pas demandé à Dieu de prendre sa vie pour que l’Eglise Evangélique soit sauvée. En cela il ressemblerait à son Maître dont Caïphe avait dit sans le savoir : « Mieux vaut qu’un seul meurt pour le peuple » (Jn 18,14).

S’il en est ainsi, et nous le pensons, que le Rév. Professeur Jean Samuel HENDJE TOYA soit glorifié en Dieu.

S’il en est ainsi, nous n’avons plus le droit de pleurer, mais de chanter alléluia, car plus que jamais nous aurons un grand intercesseur auprès de Dieu.
Que le Rév. Professeur Jean Samuel HENDJE TOYA daigne donc intercéder pour nous, afin que nous changions, que nous devenions meilleurs.                                          
Que dans l’Eglise Evangélique du Cameroun jamais les conflits n’éclatent et qu’on ne parle plus de clan Hendje, Priso et autres.                                                                       
Qu’on ne traine plus l’Eglise devant les tribunaux.                                                                       
Qu’on ne s’acharne plus et ne persécute plus certaines personnes.                           
Que la haine et tribalisme, les discussions de bas étages cessent dans cette Eglise.
Que cette Eglise sorte de la médiocrité pour laisser place à la méritocratie.        
Que le sang ne coule plus jamais dans cette Eglise que le Rév. Professeur HENDJE TOYA a tant aimé, servi durant 44 ans, et donné sa vie pour elle, reprenne ses lettres de noblesse.                                                                                            
Que le Rév. Professeur Jean Samuel HENDJE TOYA daigne intercéder pour nous, afin que cette Eglise trouve ou retrouve l’excellence, connaisse et aime vraiment Dieu.

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