BRUNCH LITTERAIRE BY MAJOLIE LAURETTE EKA A PARIS ACTE 1
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FRANCE :: BRUNCH LITTERAIRE BY MAJOLIE LAURETTE EKA A PARIS ACTE 1

C’était samedi 25 juin, dans une soirée d’été, au prestigieux Hôtel Terminus, situé à la Gare du Nord, en plein centre de la ville de Paris, que s’est déroulé le premier Brunch littéraire sous la coupole de Majolie Laurette Eka. Écrivaine.

Pour l’organisatrice de cet événement, l’objectif était de faire une rencontre fraternelle et amicale ; une rencontre de beauté et de générosité dans une espèce d’allégresse entre confrères et jeunes talents. Le thème dominant portait entre autres sur les parcours littéraires des écrivains présents et l’élucidation de l’essence de la technique de lecture, d’écriture et comme par voie de conséquence, la vision d’un nouveau mode de pensée africaine dans le domaine littéraire.

Les années 60 nous ont donné le soleil des indépendances. La littérature africaine est souvent une ride à la surface de l’histoire. Elle suit le cours du monde sans jamais l’infléchir. Mais aujourd’hui, les événements sur lesquels on s’active, provoquent sans doute, chez tout écrivain où qu’il se trouve de peser de son influence. C’est un impérieux devoir, car nulle littérature dans le monde ne doit régner en souveraine. C’est pour cette raison qu’il nous faut, tout de même circonscrire un domaine réservé à la littérature africaine, afin de l’articuler sans qu’une imagerie artificielle ne vienne y faire figure de structure.

Dans une époque aussi moderne où le monde est devenu un petit village planétaire, la littérature africaine ne doit pas s’effriter, elle doit se retrouver pour s’étendre. Voilà un défi que Majolie Laurette Eka, souhaite relever pour essayer de rendre à la culture africaine dans son ensemble, l’espérance des couleurs trop souvent flétries.

Si la littérature africaine a connu depuis près d’une décennie, un vrai marasme, ceci était dû en l’absence de reconnaissance de grands écrivains africains. Mais ces deux dernières années, on a vu plusieurs lauréats venir confirmer la force des écrivains africains sur le plan mondial. Je peux citer la camerounaise Djaïli  Amadou Amal, pour le prix Goncourt des lycéens, et Boukar Saar le Sénégalais pour le prix Goncourt 2021, on n’oubliera pas de noter le Tanzanien  Abdulrazak Gurnah, prix Nobel de littérature 2021. Avec ces trois prix majeurs dans le domaine de l’art, et les brunchs africains qui s’activent désormais, ceci explique cela. 

J’étais stupéfait par cette réussite, j’ai découvert un grand monde ; des voix nouvelles et d’autres qui se révèlent comme futurs talents. Pendant 4 heures, il s’est déroulé une musique morale, car il y avait des personnes avides de pénétrer le tréfonds de l’art présent, tout entier dans sa voix humaine.

Au total une quarantaine de participants, composés d’écrivains, artistes peintres, chanteurs, stylistes qui ont échangé dans tous les domaines du savoir. On notait la présence remarquable de Fatima Chbibane, Marocaine, poète dans l’âme. Elle a émerveillé la salle avec sa poésie sur l’Afrique. Laure Nzhiou Ottou était ému aux larmes, un poème, qui incarne de la noblesse du courage de l’âme, des plus pures vertus africaines. Dans son poème « Afrique », Fatima se donne avec générosité pour son continent, elle devient un esprit qui s’offre pour notre bonheur et surtout pour notre honneur ; un poème qui entre vivant dans l’immortalité du souvenir d’un continent debout. Nous aurons besoin de cette grande dame partout où le brunch s’organisera.

Puis est entré en scène Nana Ketcha. A son talent d’Ecrivain et de grand orateur, il a joint celui de musicien. Il s’est produit avec acuité et s’honorait de toucher la guitare comme s’il avait imaginé que nous sommes souvent absorbés par notre passion féroce du beau.  La passion frénétique de l’art a dévoré l’homme sans qu’il ne s’en rende compte. Tous mes respects à l’homme.

Il y avait Sabrina Mouliom, Antillaise. Coach de vie, séduisante dans son langage. Elle nous a présenté son livre intitulé « Sois l'Entrepreneur de ta Vie. » Dans cet ouvrage, elle montre comment devenir maître de son destin. Comment être autonome et libre. Des idées qui permettent de trouver un équilibre entre vie professionnelle, vie personnelle, vie familiale et sociale ; son maître-mot est le PNL (programmation Neurolinguistique), cette étude qui se base sur les trois fondamentaux de l’expérience humaine (neurologie, langage, programmation).

À lire absolument.

Puis c’était autour de Mona Azzam, venue de Montpellier, Mona est une Française passionnée de l’Afrique. La plupart de ses ouvrages comme « Amine, Ulysse a dit, Nomades » sont consacrés à ce continent qui l’a vue naître. Sa présence a rehaussé et honoré la cérémonie organisée dans une sobriété étincelante. Après avoir brillamment présenté son parcours littéraire, elle a fait une réflexion sur les femmes africaines. Pour elle, la femme africaine d’autrefois, incarnait déjà le pouvoir avant la colonisation, c’était une femme organisée politiquement, socialement et qu’elle était suffisamment outillée pour faire face à l’adversité.

Arrive le Docteur Thomas Calvin Djombè, éclatant dans sa tenue  blanche.


J’ai partagé  cet instant fascinant de modération avec le philosophe. L’homme maîtrise sa matière :  la philosophie. Mère de toute connaissance. À chaque prise de parole, il rappelle d’abord la place de chaque énoncé pour le philosophe. Pour lui, toute la littérature doit d’abord avoir un souci, celui de résoudre les problèmes de l’homme africain. Il nous a expliqué les réalités contemporaines sur la parentalité ; la transmission de nos valeurs d’origine à nos enfants africains. Pour lui, l’éducateur qu’il est, (Calvin Djombé est Expert en Éducation des mineurs au ministère de la Justice), tient compte des réalités de son milieu pour éduquer ses enfants.

Il y avait Merl Cut, une passionnée des cheveux, au point d’en faire un livre dans lequel elle donne des conseils pour sa bonne conservation. Nous étions émerveillés par sa saine émulation des idées et sa capacité à expliquer facilement son métier.

Envolées Gourmandes.  Ici, nous sommes dans l’art culinaire, mais avec une grande sensation poétique ; c’est vraiment une rencontre de l’identité camerounaise dans ce qui nourrit son esprit. Le Camerounais, c’est son extravagance, mais aussi et d’abord son art culinaire. Envolées Gourmandes est une référence dans notre diaspora. Un livre de recettes ce n’est pas donné de rassembler les idées, il y a beaucoup d’étapes à parcourir. C’est une longue démarche. C’est vraiment un patrimoine à conserver précieusement.

Dolva Luce, la mère de l’autre. Je veux dire de Daphnée la petite qui assure un bel avenir, à qui je me dois d’apporter mon parrainage. Sa fille n’a que 11 ans, mais elle fait des merveilles, en termes de production littéraire. Un livre déjà rédigé qui sera publié dans les prochains mois. Dolva est aussi un coach de vie, dans ce domaine, ses idées sont novatrices, c’est aussi une alternative qui s’ouvre pour celle-là qui dit qu’elle courait après le matériel qui n’aurait pas arrangé sa vie comme aujourd’hui en tant que coach.

Francine Kimwesa congolaise RDC, pertinente dans son expérience de chercheuse, une jeune dame promise à une belle carrière ; son livre qui traite des solutions pour trouver un emploi est un ouvrage d’école qui aidera bon nombre de personnes qui le liront à s’intégrer facilement dans le monde du travail. Car, les jeunes chercheurs d’emploi ont du mal à concevoir un CV ou écrire une lettre de motivation. Le livre explique de façon détaillée les soucis qui peuvent être les leurs. Par ailleurs, c’est aussi un livre sur la formation professionnelle, qui est une nécessité pour l’Afrique.

Je souhaite également parler de la présence d’Aimé Nyougué, qui représentait l’écrivaine Sophie Engomé. Dans un exposé d’une longueur inhabituelle, le chercheur a parlé du livre de son Mentor, BTC. En rappelant les souvenirs autobiographiques de Sophie sur son parcours littéraire, l’homme bâtissait plutôt sa propre légende sans le savoir. Il a joué excellemment sur deux tableaux, et sa contribution a été d’un grand apport au cours des échanges. À partir de sa prestation, on a aussitôt cru à son écrivaine absente du jour. Ce n’est pas chose aisée de prendre à la place d’une absente, mais la beauté de son discours nous a donné l’envie de lire et de découvrir l’auteur de BTC

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