13 Millions pour du n’importe quoi !
CAMEROUN :: POINT DE VUE

CAMEROUN :: 13 Millions pour du n’importe quoi ! :: CAMEROON

"L’œuvre" J’AIME MON PAYS LE CAMEROUN, cet édifice construit au rond-point du Premier Ministère fait la grogne dans les réseaux sociaux. Jean Pierre Bekolo l’auteur du coup de gueule s’insurge en s’interrogeant sur le fond et la forme d’une telle ingéniosité au mépris des Camerounais, dans un contexte de crise alimentaire et sociale. Surtout que l’auteur de "l’œuvre" dudit rond-point, se trouve à avoir une forte préférence dans le jeu de devinettes et de cache-cache.

Voilà comment ils construisent notre pays ! Sans que nous le trouvions beau. Si nous osons dire que nous n’aimons pas ce qu’ils construisent (…) pour nous, ils disent que nous n’aimons pas notre pays. Alors avec "J’AIME MON PAYS LE CAMEROUN" ils nous forcent à aimer toutes ces laideurs qu’ils font dans ce pays en notre nom (...) comme ce "machin" érigé en monument. Une négation de l’art et une insulte aux artistes qui devraient tous faire comme Mboua Massok et Essama. En effet, ce monument mérite le même sort que ces statues coloniales qui continuent à nous narguer : la destruction.

Pourquoi laissons-nous faire ?

Avec tous les talents de ce pays, pourquoi ériger la laideur en monument alors que nous avons le beau en nous ? L’artiste Camerounais doit arrêter l’imposture de ces usurpateurs que sont ces maîtres d’ouvrage qui débordent chaque jour un peu trop dans le territoire de l’art, niant l’existence même de l’artiste dans notre pays à aimer, le Cameroun. Non, les maitres d’œuvres ne sont pas des artistes, et ce monument devrait être une œuvre d’art.

Voilà comment ils construisent notre pays !

Sur des ronds-points, nous obligeant à tourner en rond, sans que rien ne se passe jamais ; le perpétuel statuquo. Le monument est payant, sauf que nous ne savons pas pourquoi nous payons pour voir quelque chose que nous voyons de toute façon et qui aurait coûté 13 milliards aux Camerounais qu’on soupçonne de ne pas aimer leur pays ; la feymania permanente. Le fauché devra rester sur la route, ce qui, au vu de la circulation intense autour du rond-point, est dangereux : en effet, le Cameroun est un pays risqué.

Voilà comment ils construisent notre pays !

Pour nous, sans nous, ils créent des œuvres censées nous parler (...) sans les artistes, pire ils occupent la place des artistes mais n’osent pas la signer comme les artistes signent leurs œuvres. Qui a pensé à ces deux arches ? Au ballon de foot qui se trouve en dessous ? Aux deux mains et à la carte du Cameroun au-dessus ? Quelqu’un a-t-il eu ces idées, qui était-ce ? Pourquoi l’artiste de cette œuvre se cache-t-il ? S’agissait-il d’une "haute instruction" ? Est-ce que l’œuvre a reçu le "haut accord" ?

Voilà comment ils construisent notre pays !

En se cachant. Pourquoi se cachent-ils ? Est-ce parce que derrière chaque grand homme de ce pays se cache un " Ndem " ? Sauf que le "Ndem" est dehors, leur grandeur est dans le " Ndem " et c’est eux qui se cachent. Et c’est ce Cameroun qu’ils nous ordonnent d’aimer ? On aime quoi là-dedans ? Avec leur injonction, ils nous disent : Le Cameroun, aime-le ou quitte-le ! Et c’est là que vous avez menti. Quel Cameroun ? Si quelqu’un doit quitter le Cameroun, ce sont ces feymans qui construisent notre pays tel que nous le voyons dans le " Ndem "... et ce ne sera pas en notre nom.

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