Texticules de Hugues SEUMO: Il faut qu'il y ait moins d'Etat et plus de Droit au Cameroun
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Texticules de Hugues SEUMO: Il faut qu'il y ait moins d'Etat et plus de Droit au Cameroun :: CAMEROON

Il n’existe pas de modèle de souveraineté universelle, un archétype de référence, une sorte d’équation clé en main qui permette au pays de se démocratiser. De la  démocratie athénienne (antiquité), à la Norvège actuelle en passant par l’Islande, la Suède, aucun modèle ne ressemble à un autre.

"Le Cameroun, c'est le Cameroun» C’est à ce vieux cliché, qu’avec tristesse ou dépit, nous restons rivés. Et qu’on cite chaque fois que les fondements de l’Etat sont secoués et que les récurrents tourments s’accumulent.

C’est en évoquant le vécu quotidien sociétal que le peuple s’interroge sur ses libertés bafouées, depuis plus d’un demi-siècle. 

A la décharge de ce peuple, abandonné à la fatalité, ligoté et privé de ses droits, son impuissance à n’avoir pas sonné l’alarme contre les mauvaises gouvernances, marquées par l’autoritarisme, voire le despotisme, l’étouffement des libertés et l’intrusion de l’argent sale dans la sphère politique à travers une oligarchie de pacotille, sans foi ni loi, cupide et obsédée par la goinfrerie, qui a mené aux pires démesures, mettant toute l'économie du pays et l'Etat en péril.

Aujourd’hui, on est au milieu du gué. Le constat est que le déficit de confiance entre le sommet et la base n’est guère réconfortant, dans une société où la confiance devrait rester la clef. Mais où est la clef ? On constate que l’Exécutif gouverne selon son bon gré, mais ne gère pas efficacement les crises. 

Les difficultés sont ponctuellement résorbées, mais pas résolues. D’où la désagréable sensation de croire à la condamnable politique des cautères sur des jambes de bois. Par ailleurs, il ne faut pas que la fracture, déjà sérieuse, soit aggravée par une autre entre les «intégrés» ou les obligés et les «exclus», ce qui n’est pas de nature à répondre au renouveau civique et unitaire, dans un avenir collectif, marqué par un vivre-ensemble harmonieux, que le Cameroun nouveaux devra bâtir.Difficile exercice, quand on sait le passif lourd à porter, après tant de vilenies et de déconfitures. 

Il faut tout refaire, sur d’autres bases, d’autres paradigmes, pour affronter un monde nouveau, régi par d’autres codes, qui nous impose la solidarité et l’unité, pour relever les immenses défis qui nous attendent et affronter toutes les adversités. En s’inquiétant sérieusement de l’intrusion inopinée de la justice, dans le pré carré de l’Exécutif, car ceci n’est profitable ni à l’une ni à l’autre, au plan de l’éthique, de la responsabilité et de l’intérêt collectif.

Dans cette situation, encore indéchiffrable, le mieux est qu’il y ait moins d’Etat et plus de «droits». 

Par exemple, l’Etat ne devrait pas se disperser . Il devra, assurer un lendemain meilleur à tous, laissant le soin aux citoyens eux-mêmes de s’organiser et de se prendre en charge. La citoyenneté ne se décrète pas… Tout le monde s’accorde à dire que nous vivons à une époque où la société a débordé le politique. L’un et l’autre ne parlent plus le même langage.

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