Revendications des enseignants : Paul Biya doit mettre fin à la cacophonie.
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Quatre semaines déjà. La grève des enseignants dure et perdure. Malgré les « hautes instructions » du président de la République pour un dialogue  piloté par le premier ministre chef du gouvernement, rien n’y fit. Les ministres vont en rangs dispersés. Des rencontres formelles et informelles ont lieu. Avec des manipulations et intimidations de tout genre.

L’école n’a jamais été mise à rude épreuve. Les enseignants revendiquent juste ce qui leur revient de droit. Le Mouvement OTS est monté au créneau par une méthode plutôt pacifique : restez dans le campus sans donner cours. La craie est morte. Les apprenants s’insurgent « Payez nos professeurs, nous voulons les cours ». La presse quant à elle s’est installée au mirador pour donner l’information à l’envers et à l’endroit.

Au départ, il y a eu le mouvement des On a Trop Supporté OTS des enseignants du secondaire. Et pour ne pas arranger les choses, «Le primaire rejoint le secondaire ». Pour le quotidien La Nouvelle Expression, Un collectif ‘’ Trop c’est trop des enseignants du primaire vient de grossier les rangs de l’OTS, ‘’ On a trop souffert ‘’ du secondaire. Les revendications ici sont plus étendues. Un gros panier de patates chaudes dans les mains gouvernement. Un autre mouvement qui s’étale sur tout l’ensemble du territoire. Ce que le quotidien Le Jour appelle   « La colère des maîtres d’école ». Le journal fait des reportages à Yaoundé, Douala, Bertoua, Ngaoundéré, Maroua et Garoua.

Finalement, où en est-on avec le dialogue et les autres mesures instruites par le chef de l’Etat comme solution à cette crise qui prend des proportions inquiétantes et menacent une année blanche ? L’Information Hebdo  parle « d’un dialogue en agonie ». Les menaces et autres actes de répression sur les enseignants dans les établissements scolaires sont de nature à plomber le dialogue engagé et poursuivi par le gouvernement en vue de la résolution des problèmes soulevés dont les causes sont connues et les responsables identifiés. Toutes les négociations pour apaiser la tension se sont soldées par un échec. Le quotidien Le Messager qualifie de   « tableau noir de l’apaisement » Pour le journal,  En pourparlers avec les grévistes hier, Grégoire Owona, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, n’a pas pu les convaincre, de retourner dans les salles de classe.

L’Expression Economique spécule sur une solution économique en surfant sur la Loi de finances 2022 : «Vers la révision du budget de l’Etat » pour le journal, A cause du surplus de ressources (181 milliards) que l’Etat doit débourser pour régler les revendications des enseignants, ensuite les nouvelles vagues de revendications des autres corps sociaux, l’embellie du cours du pétrole, enfin les menaces d’arrêt des opérateurs économiques sur lesquels l’Etat compte pour ses recettes fiscales, la probabilité d’un collectif budgétaire est désormais élevée.

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