CAMEROUN :: AFFAIRE NGANANG (DEUXIÈME PARTIE): CESSEZ DE TIRER SUR NGANANG, CHERS PRE-GENOCIDAIRES !!! :: CAMEROON
CAMEROUN :: AFFAIRE NGANANG (DEUXIÈME PARTIE): CESSEZ DE TIRER SUR NGANANG, CHERS PRE-GENOCIDAIRES !!! :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: POINT DE VUE
  • Correspondance : A. ATATI   TCHUI  Paris (France)
  • dimanche 21 juillet 2019 10:55:00
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CAMEROUN :: AFFAIRE NGANANG (DEUXIÈME PARTIE): CESSEZ DE TIRER SUR NGANANG, CHERS PRE-GENOCIDAIRES !!! :: CAMEROON

Pour avoir eu le malheur d'inviter les Bamiléké à se défendre et à se protéger contre tout génocide du pouvoir Biya ou des Bulu, Patrice Nganang s'est fait lyncher par les agents de ce pouvoir tribaliste, ceux-là même qui orchestrent depuis des années la division des Camerounais, la haine des Bamiléké, les menaçant publiquement de génocide.

Et pourtant, quand Paul Biya est arrivé au pouvoir, il était déjà Bulu et connu comme tel mais il n'avait pas été massivement rejeté par les Camerounais, encore moins par les Bamiléké aujourd'hui à tort ciblés de vouloir le chasser de sa propriété de pouvoir. Biya effectua d'ailleurs à l'époque une tournée des provinces, accueilli par des citoyens non rémunérés ou nourris au pain-sardines pour venir l'acclamer. Comme les choses ont changé…

Aujourd'hui, le peuple Camerounais désabusé est plus que jamais debout dans sa noble lutte pour sa libération et la justice contre un système dictatorial cruel et assassin.

Qui a éliminé Me Ngongo Ottou, le père Engelbert Mveng, l'abbé Joseph Mbassi, Mgr Benoît Bala, (laissé sous l'eau) etc.? Qui avait exécuté des Nordistes sans sommation à Mbalmayo? Ce sont les Bamiléké qui sont responsables de ces assassinats ou de la relégation du pays?  

D'où vient-il donc qu'un leader clairvoyant et brillant, le Prof. Maurice Kamto, se propose de reconstruire un pays aussi abimé par une gouvernance diabolique, son origine Bamiléké lui soit reprochée? Ou qu'on entende dire "Un Bamiléké ne sera jamais président au Cameroun"?

Mais qui a donc reçu le droit supérieur, par dessus le peuple Camerounais, de dire quels Camerounais sont plus Camerounais que d'autres? Le Cameroun sera pour tous les Camerounais ou alors ce Cameroun-là ne sera plus. Sans égalité de chance et de droit pour tous les Camerounais, ce Cameroun-là doit urgemment et définitivement disparaitre. C'est un combat existentiel comme celui des Noirs Sud Africains durant le système de l'Apartheid.

Pendant des décennies, le pouvoir démoniaque de Monsieur Biya a imposé une généralisation de la misère sociale, organisé la division des Camerounais, et ciblé les Anglo-Bami, "ces ennemis dans la maison" pour tenter de survivre et régner à vie.  

Le 26 juin 2019, le Congrès américain, à travers une résolution et la voix de la démocrate Karen Ruth Bass, a parlé de génocide dans le Nord- Ouest et le Sud-Ouest. Le pouvoir de Monsieur Biya va-t-il traverser la frontière vers l'Ouest pour aller mettre à exécution ses menaces génocidaires contre les Bamiléké? 
   
Pour rappel, la seule force au Cameroun identifiée, épinglée et surveillée de très près par la communauté internationale comme étant une dictature très criminelle capable de génocide, c'est le pouvoir de Monsieur Biya, avec toute sa machine médiatico-militaro-policière.

Par conséquent, les pré-génocidaires de Yaoundé qui demandent aux USA de traduire Nganang devant la justice, devraient savoir qu'un pays civilisé ne pourrait que mépriser une demande aussi folle et saugrenue: A Nuremberg, on n'a pas jugé les victimes des Nazis, ou les Juifs qui avaient porté des coups aux génocidaires Nazis. On ne condamne pas une personne qui appelle à la défense et à la protection d'une communauté… 
  
Il faudrait donc que tous ces journalistes, hommes politiques et officiers qui ont choisi de s'enfoncer avec le régime de Biya et son projet génocidaire sachent qu'ils ont un RDV à la CPI. Et comme les fugitifs génocidaires Rwandais réfugiés partout dans le monde, ils se seront bien rattrapés et jugés. Tout est bien archivé.
 Comment en effet comprendre qu'en 2019, une télévision pré-génocidaire organise des interviews pour demander aux parents Bamiléké de condamner une manifestation libre (Genève) autorisée par un pays démocratique et civilisé comme la Suisse? Au motif que cette manifestation est le fait de leurs enfants Bamiléké? Et pourtant, les opposants de Genève sont de simples citoyens qui vomissent une dictature et sont surtout motivés, non par leurs origines tribales, mais par la gestion diabolique du pays, la guerre dans le NOSO, le hold-up électoral, l'emprisonnement des marcheurs pacifiques, le gaspillage des ressources en Suisse et ailleurs.
 
Comme si cela ne suffisait pas, la même dictature sanguinaire (dont la répression féroce empêche toute manifestation pacifique à ses adversaires politiques) a décidé d'organiser sa propre  manifestation (de menaces pré-génocidaires et de provocation) à Bafoussam, ville de naissance de Kamto... Et pourtant, les manifestations de la Coalition de la résistance ont eu lieu dans différentes localités du pays, jusque dans le grand Nord. Pourquoi n'avoir pas organisé sa manifestation dans ces localités-là? Ou en Europe, à Genève où se trouve cette  diaspora? Pourquoi seulement choisir Bafoussam pour aller afficher sa capacité à verser le sang des Camerounais, comme il le fait déjà si bien dans le NO/SO?

Un pays ne se réduit pas à un homme de 87 ans qui s'accroche au pouvoir sans résultats. S'il avait quelque chose à offrir à cette jeunesse désemparée, il a eu 37 ans pour le faire. Ce n'est pas en faisant réprimer et emprisonner Kamto, tous les autres martyrs et les Camerounais par sa justice et son armée que Biya va découvrir les chemins du développement. Ce sont les idées et le travail qui développent un pays, pas les identités tribales…

Biya doit impérativement et rapidement quitter le pouvoir, avant la destruction entière du pays. Si Ahidjo à 58 ans,  avait décidé qu'un Bulu ne peut accéder au pouvoir, Biya ne serait jamais arrivé au pouvoir pour le confisquer.

Pour le bien de tous les Camerounais sans exception aucune, Bulu, Bamiléké, Bakweri, Bakossi, Bassa, etc.

Ainsi,  dans un pays apaisé, réconcilié avec lui-même et son histoire, Patrick Nganang ne redouterait plus aucun génocide.

Lire la première partie de cette reflexion sur ce lien

21juil.
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