CAMEROUN :: Célestin Lingo et Jean Baptiste SIPA : 59 ans d'histoire se bouclent :: CAMEROON
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CAMEROUN :: POINT DE VUE
  • Correspondance : Eric L. LINGO, 10/07/2019
  • vendredi 12 juillet 2019 11:41:00
  • 2270

CAMEROUN :: Célestin Lingo et Jean Baptiste SIPA : 59 ans d'histoire se bouclent :: CAMEROON

1960, c'est l'année à laquelle Célestin LINGO et Jean-Baptiste SIPA commencent le journalisme.

Ils sont recrutés à L’Essor des Jeunes, un mensuel fondé en mars de cette année-là par un certain Abbé Albert Ndongmo, alors aumônier des lycées et collèges du diocèse de Nkongsamba, et entament une carrière dont rien ne laissait présager le déroulé et encore moins l'issue.

C'est ainsi qu'en 2010 ce duo célébra son cinquantenaire dans le journalisme au milieu d'une série de manifestations de haute qualité très remarquées, à l'image de ce qu'ils représentaient pour le paysage médiatique camerounais, eux, pas moins que les doyens du corps.

De 1960 donc jusqu'au 18 octobre 2016, 56 ans durant, LINGO et SIPA ont ensemble, parallèlement, avec la passion qui les caractérisait, commis un grand nombre de publications et participé à de multiples activités et organisations professionnelles, sans oublier de contribuer à la formation de la relève, aussi bien au Cameroun que sur le plan international. Ils cheminèrent de nouveau côte à côte pendant quelques années au quotidien Le Messager avec un succès qui retentit encore aujourd'hui.

Après avoir alors accompagné, visiblement éprouvé, son ami et frère à sa dernière demeure, j'en garde encore l'image à Loum-Chantiers dans le Littoral, Jean-Baptiste SIPA poursuivit en dernier Mohican son chemin sur la voie qu'ils avaient contribué à tracer, celle de l'intégrité jusqu'au-boutiste, celle de la démarche déontologique, celle de l'opinion claire, celle du discernement, celle du patriotisme, et last but not least celle de l'humilité.

À 80 ans bien sonnés, il a décidé de répondre à l'appel au repos éternel de son Créateur, celui qu'il a servi, et il est allé le rejoindre ce 10 juillet 2019, conscient qu'il devait être, sans jamais le crier fort, d'avoir marqué son passage parmi nous les humains d'une encre indélébile et d'avoir ajouté de son vivant déjà son nom à la liste des illustres personnages de l'histoire du Cameroun, et ce de la plus belle des manières !

On les appelait, ils s'appelaient affectueusement "les jumeaux"...

Que cet ultime voyage soit couronné par les retrouvailles avec ton "jumeau", et qu'ensemble vous fassiez demeurer la joie que prônait l'autre...

Un grand homme a tiré sa révérence, il a déposé sa plume, elle n'est pas cassée, il jouit désormais du repos qu'il a amplement mérité !

À sa famille nucléaire et élargie j'adresse mes condoléances les plus sincères, tout en souhaitant que le souvenir de ses nombreux bienfaits contribue à retenir les larmes qui s'imposent et à puiser au fond de chacun de vous la force nécessaire pour surmonter cette épreuve.

À la famille journalistique du Cameroun qui vient ainsi de perdre son doyen, je souhaite simplement que la compassion solidaire s'exprime.

Va en paix, le père de l'autre ! Ce fut un honneur !

 

12juil.
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