CAMEROUN :: Sauvagerie : Le Cas Ngankou Pierre Gaëtan :: CAMEROON
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  • Le Jour : H. M.
  • jeudi 31 janvier 2019 14:09:00
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CAMEROUN :: Sauvagerie : Le Cas Ngankou Pierre Gaëtan :: CAMEROON

Il a reçu un coup de flash ball au pied. Et est détenu. Avec ses blessures.

La vidéo a fait le tour des réseaux. Tout le monde a regardé cette vidéo ultra violente dans la quelle, quelqu’un, depuis une fenêtre, filme une scène que seul un réalisateur déjanté aurait eu le toupet de mettre en images et sons : un policier, à l’uniforme de la police camerounaise clairement identifiable, marche derrière un jeune homme, en vociférant dans un accent à couper au couteau «N’est ce pas vous voulez marcher ? Aller marche ! marche ! »

Puis de manière consciente, sereine, appliquée, le policier pointe son arme sur la jambe du jeune homme qui marchait devant lui. Suivent une détonation et un flash lumineux. Le jeune homme s’écroule, blessé à la jambe. Puis, comble du sadisme, le policier pointe l’arme menaçante sur l’homme à terre, et lui intime un autre : marche ! marche ! Le jeune homme se relève péniblement, et d’un pied, saute, saute et saute, sous la menace du policier armé.

Voilà pour la vidéo. Qu’est devenu ce jeune homme ? Ngankou Pierre Gaëtan est son nom. Après avoir été blessé par le policier qui lui a tiré dans le pied, il a péniblement rejoint l’höpital général de Douala, où il a été pris en charge. Il était, selon son le témoignage d’un proche qui s’occupait de lui, dans une salle proche de celle où le militant du Mrc Djamen, lui aussi blessé, était soigné. Selon ce proche, Ngankeu Pierre a été laissé sur son lit d’hôpital à 22h, lundi soir, et mardi matin, son lit était vide. Aucune explication des responsables hospitaliers. Eh bien, Ngankou Pierre, malgré sa blessure encore critique se trouve à Yaoundé, dans le lot des « arrêtés de Douala ».

Sans soins. Selon toute vraisemblance, au moment où Djamen a été « enlevé » de l’Hôpital Général de Douala, Ngankou Pierre l'a été, dans le même temps. Selon un des avocats qui l’a rencontré et qui a pu écouter furtivement son histoire « Il s’agit d’abord d’un véritable cas social. Ce garçon est blessé, personne n’est passé pour le voir, et ses blessures inquiètent tout de même . Du policier qui dans la vidéo que tout le monde a vue, à celui qui décide de l’enlever de l’hôpital, jusqu’à celui qui le garde ici, il y a beaucoup d’inhumanité. Où est retombée notre société ? »

31janv.
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