Cameroun, Importation du riz: Les éléphants blancs du pouvoir du renouveau à Santchou :: CAMEROON
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CAMEROUN :: SOCIETE
  • Camer.be : Yolande Tankeu
  • samedi 29 décembre 2018 20:49:00
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Cameroun, Importation du riz: Les éléphants blancs du pouvoir du renouveau à Santchou :: CAMEROON

Le Cameroun dépend encore largement des importations pour satisfaire sa demande nationale en riz.

Les tentatives de développement de la production rizicole, amorcées depuis longtemps, ont rarement donné des résultats probants

ÉLÉPHANTS BLANCS....Vous me demandez ce que c’est. Ce sont des grands projets, surdimensionnés, Mal conçus. Non rentables qui sont abandonnés à mi-chemin. Le Cameroun en compte des dizaines dont nous payons encore les dettes.Exemple la SODERIM (Société de Développement de la Riziculture dans les plaines des Mbo), fermée en 1997. 1500 paysans abandonnés. 1,5 milliards en l’air.(1)

Les chiffres invitent à la réflexion. En 1975, le Cameroun produit 80% de la consommation nationale du riz. En 2007, le Cameroun est obligé d'importer près de 90% de ses besoins en riz.

Ces chiffres sont ceux de l'Institut national de la statistique (Ins). Dès lors, une question se pose : que s'est-il passé pour que la tendance s'inverse radicalement plus de trente ans après ? Le fait c'est que la Société d'expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry), la Société de développement de la riziculture dans la plaine des Mbo (Soderim) dans la région de l'Ouest, l'Upper Wun Valley Development Authority (l'Unvda) dans la province du Nord-Ouest et des riziculteurs privés produisaient et commercialisaient le riz.

Toutes les sociétés ci-dessus citées ne fonctionnent plus

La Soderim, s'est éteinte après le désengagement de l'Etat.

Avec l'avènement de l'ajustement structurel, l'Etat s'est désengagé de la Soderim. Et comme c'était un projet piloté conjointement par le Cameroun et la Chine, les Chinois sont partis. L'ex-ministre de l'agriculture, Jean Baptiste Yonke, directeur de cette société, a résisté quelques années après le désengagement de l'Etat, mais a fini par se lasser et a abandonné ", raconte Pascal Nkwe Makongo à un confrère du quotidien le Jour.

(1) Bernard Njonga

29déc.
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