CAMEROUN::POLITIQUE
Cameroun : Les paradoxes du mensonge en politique et la nécessité d’une nouvelle définition de la politique
« On ne peut tromper une partie du peuple tout le temps ; on peut tromper le peuple une partie du temps. Mais on ne peut pas tromper le peuple tout le temps ». Abraham Lincoln.
Dans ses Réflexions sur le mensonge Alexandre Koyré débute son analyse en ces termes : « on n’a jamais menti autant que de nos jours. Ni menti d’une manière aussi éhontée, systématique et constante ». Le mensonge relève ainsi dans notre quotidien du normal et non du pathologique. Nombreux sont ceux qui prennent le mensonge pour la vérité et la vérité pour le mensonge. Un vrai homme est celui qui sait fait usage du mensonge pour une fin personnelle. Ne dit-on souvent qu’il est impossible de réussir sans se salir les mains. Dans ce cas le mensonge est assimilé à une déformation ou à une dissimulation volontaire de la vérité.
En effet, des pseudo valeurs ont été ainsi érigées en valeurs universelles, reconnues et tolérées de tous, et personne n’ose vraiment prononcer un jugement sévère, puisque cette situation semble arranger la majorité. Mentir de nos jours est un bien, une merveilleuse aubaine. Il devient un art, non pas au sens propre du terme mais une technique qui s’enseigne dans la famille, dans nos écoles, dans la rue, dans les lieux publics. Mentir procure donc un grand avantage, une satisfaction intense. C’est le signe de puissance. Le menteur tire de son acte un intérêt ou un gain. Pour survivre, il est donc nécessaire de mentir. Voilà la règle d’or. Dans un tel contexte, le diseur de vérité est pourchassé, contraint parfois à l’exil ou condamné à mort. Le cas de Socrate est un exemple typique. C’est en pleine démocratie qu’il fut injustement condamné à mort par la justice athénienne.
Le mensonge est donc un acte qui présuppose la différence entre le réel et l’imaginaire et implique un interlocuteur et des « mauvaises intentions » à l’égard de celui-ci. Dans le mensonge, il y a donc une double volonté : volonté de tromper et volonté de nuire. Cette double volonté fait du mensonge un acte pervers et négatif qui sape les fondements même de la moralité et du vivre ensemble. Le mensonge est violence car il est le rejet même de l’anéantissement de la dignité humaine. Voila pourquoi aux nombreux forme de mensonge se greffent la terreur ou la grande peur c’est-à-dire la violence systématique destinée à installer un pouvoir tyrannique. Il s’ajoute la première règle d’or, une seconde relative à la violence comme principe de vie. En effet, celui qui ne réagit pas de manière violente devant une situation est un lâche, un incapable par conséquent condamné à disparaître. Le recours au dialogue, à la négociation et au débat public et libre s’estompe aussitôt avec l’institutionnalisation de la violence. Il y a préférence du mensonge à la vérité, de l’apparence à l’essence, de la violence au dialogue. Et comme chacun peut le constater le mensonge et la violence sont un virus qui détruit notre système immunitaire, et nous laisse sans vie. Ils ébranlent les comportements et hypothèque notre devenir politique. Le couple mensonge /violence détruisent la politique conçue comme espace de publicité, de transparence, d’appartenance et de visibilité.
Notre société est en crise, et pour la plupart des « laisser pour compte » la politique n’a plus de sens. Gouverner « c’est mentir, c’est se remplir les poches, c’est se servir librement des biens de l’Etat, c’est exploiter le petit peuple affamé sans être inquiété tout en et le massacrant à chaque fois qu’il tente de contester la légitimité du pouvoir, et rien de plus. » Voilà sans doute un préjugé tenace et légitime au regard du cynisme et de l’immoralisme qui caractérisent un bon nombre de politiciens dans nos Etats. Ce qui fait dire que la politique en son fond est un tissu de mensonges et d’impostures au service d’intérêts sordides et d’une idéologie encore plus sordide. Toutefois, faut-il se désintéresser d’elle ?
en effet analyser et dénoncer l’association mensonge et violence en politique afin de parvenir à une redéfinition de la politique. Il s’agit d’abord d’établir le lieu commun entre mensonge et violence. Notre thèse est la suivante : du mensonge naît la violence.
Le mensonge et la violence sont devenus des instruments essentiels du politique, la verita effectuale ou la raison d’être de la politique. Machiavel fait si bien de souligner cette spécificité dans le Prince, lorsqu’il enseigne au prince comment conserver, garder le domaine qu’il a conquis ou dont il a hérité sans s’en trouver déposséder. Ce petit traité est le livre de chevet de la plupart de nos dirigeants africains. Apprendre à manipuler, à user de la ruse pour avoir raison du petit peuple est ce qui définit la plupart de nos dirigeants qui n’ont parfois aucune légitimité populaire et des qualités morales requises à l’exercice du pouvoir politique.
Pour eux, le mensonge relève en politique de la tromperie, de la dissimulation, de la simulation, de la falsification délibérée des faits, de la rumeur, de la calomnie, de la mauvaise foi, etc. Il est efficace lorsqu’il devient l’idéologie et s’appuie sur la propagande pour se répandre. L’intention de celui qui ment ou de « l’homme d’action » est de manipuler les consciences à sa guise, afin d’obtenir d’elles une adhésion partielle ou totale à la doctrine officielle ou à une action qui l’arrange et dont il tire un maximum d’intérêt. On utilisera tous les moyens pour dire qu’un homme qui à passé environ trois décennies au pouvoir sans véritables ambitions pour sortir ses concitoyens de la pauvreté et de la misère mérite attention et considération parce qu’il est homme aux grandes ambitions. Voilà pourquoi Hannah Arendt voit dans la propagande un mensonge déguisé, elle est « un ensemble d’opérations destinées à tromper, de répandre la confusion ». L’utilisation de la propagande par le politique permet ainsi d’assurer une victoire finale du mensonge et de la fiction sur la vérité et la réalité. L’Appels du peuple à un individu est une illustration évidente de cette stratégie.
Car à travers des motions de soutien organisées ça et là par certains propagandistes et affairistes, on se sert à la pour modifier la Constitution en vue de briquer un troisième septennat. Telle est la finalité des régimes autocratiques africains qui s’inspirent en partie du totalitarisme, où la transparence et l’alternance sont proscrites. Car ce qui est récurrents c’est les coups d’Etat constitutionnelle, des magouilles et des combines pour la salut d’un individu ou d’un groupe d’individu déterminé à s’éterniser au pouvoir. Le rôle de certains médias n’est pas à négliger, véritables industries du mensonge et organes de propagande idéologique, ils diffusent au quotidien des informations mensongères et douteuses. Dans un tel contexte, l’espace publique se trouve pollué et vidé de sa substance.
La politique pourrait tout simplement se ramener à une croyance superstitieuse, à une « mini religion » dans laquelle les gouvernants avec l’aide d’une certaine classe d’« intellectuels » ou « élites » ventriloques et assoiffés de gombo et de postes ministériels, font croire aux gouvernés de fausses idées et de fausses espérances. Ils clameront par exemple que la paix et la stabilité dans une République dépendant ontologiquement d’un seul individu, élu et oint de Dieu, immortel, saint, grand visionnaire. C’est ce qui justifie sans doute le culte de la personnalité. Dire que la paix et la stabilité ne sont durables que par le maintient au pouvoir d’un seul individu même incompétent et octogénaire ne relève que de la mauvaise foi. Un tel postulat est un archaïsme qu’il faut absolument dénoncer et le rejeter systématiquement. Le cas des dictateurs africains et de Robert Mugabe qui, à 84 ans continue de s’accrocher au pouvoir justifient ce point de vue. Peut-on parler de bonne gouvernance lorsqu’une minorité pille permanemment et à ciel ouvert les biens publics sans être inquiété par une réelle poursuite judiciaire ? Peut-on parler de démocratie et de Droits de l’Homme lorsqu’on empêche les citoyens de s’exprimer librement et de manifester pacifiquement leur opinion sur la place publique ? Peut-on parler de paix et de stabilité lorsque le peuple a tout le temps faim et soif, lorsque le chômage des jeunes est astatistique? Peut-on dire qu’un pays se porte bien alors que la majorité de la population crève de faim ?
Ces « intellectuels » ou nouveaux sophistes qui affirment sans vergogne de tels propos manipulent et instrumentalisent le langage. Ils lui donnent une autre forme : mensonge, division, meurtre. Ils sont à la fois des instigateurs des conflits sociaux et tribaux, et les complices du statu quo. Pendant les campagnes électorales, on retrouve ceux-ci au coté des politiciens véreux et rapaces qui n’ont qu’une seule « grande ambition » : s’éterniser au pouvoir. Le mensonge politique s’exacerbe donc lors des joutes électorales, moment bien choisi pour promettre à une population majoritairement misérable, affamée et analphabète, toutes sortes de possibilités : routes, ponts, écoles, universités, hôpital, etc. Mais le candidat, une fois élu, la promesse devient précaire; la parole n’est plus respectée et l’engagement devient un encagement. Pourtant, la sagesse africaine en son fond éthique comme le soutient Samba Diakité dans son article « la déréliction du langage dans la penser politique en Afrique », admet que la promesse n’a de sens si elle est tenue, qu’une parole n’a de valeur que si elle est respectée et par conséquent, un homme n’a de dignité que s’il respecte sa parole « donnée ».
Le non respect de la promesse implique nécessairement des conséquences. Car « une société d’êtres inconstants et insincérités ne devrait s’attendre qu’à des crises d’autorité échafaudées par la déréliction du langage. »
Par le mensonge, on détourne le citoyen de la politique et de sa gestion. On le réduit uniquement à la dimension « digesto-festive » pour parler comme Ndzomo Molé. C’est de « l’homme unidimensionnel » comme le souligne Marcuse que les politiciens fabriquent dans nos Etats. On ne peut donc que faire le constat selon lequel le citoyen endoctriné et atomisé, cesse d’être un « animal politique » pour devenir un animal tout court, facilement domptable. En effet, lorsque la vérité disparaît, le citoyen ne croit plus en la politique, ce à quoi il est destiné, mais à la fiction cohérente de l’idéologie.
L’incertitude et le doute s’installent dans la mesure où le citoyen est contrait par le pouvoir du mensonge d’ignorer les frontières qui séparent la vérité de fait de la fiction idéologique. « La vérité à laquelle, écrit Hannah Arendt dans Du mensonge à la violence, le citoyen peut se fier disparaît entièrement de la vie publique, et avec elle le principal facteur de stabilité dans le perpétuel mouvement des affaires humaines ». Le danger ici est que celui-ci peut se transformer soudainement en une fauve indomptable, un animal déchaîné et incontrôlable. Le mensonge peut conduire le citoyen à agir violemment, autrement dit à accomplir parfois des actes « sans raisonner, sans parler et sans réfléchir aux conséquences. »
La violence confisque la parole, elle est muette et silencieuse, et n’a pas besoin de médiation du fait de sa promptitude et de son immédiateté propre. Autant le mensonge constitue le fondement des exactions criminelles à l’instar du Génocide rwandais en 1994, autant son pouvoir se renforce par les moyens énormes de la violence. Combien de crimes et de massacres ont été commis au nom du mensonge politique ? Le mensonge est donc une véritable violence faite à autrui, il est funeste, c’est pourquoi on peut dire qu’il sape la confiance entre les hommes et déchire le tissu des relations sociales. Poussé au-delà d’une certaine limite, le mensonge produit toujours des résultats contraires au but recherché. Devant tant d’injustice et de manipulation, les citoyens sont contraints à des soulèvements ou à des mouvements de désobéissance civile qui peuvent déboucher soit sur la répression, soit sur la mise en déroute du régime. Les cas de désobéissance civile sont légions en Afrique et en particulier au Cameroun. Toutefois, elle finissent pour la plupart dans la répression et des massacres, souvenez-vous à cet effet de la grève des étudiants dans nos universités d’Etat en 2005 ou des émeutes de février 2008 qui portait sur l’amélioration des conditions de vie citoyen suite à la mal gouvernance dans laquelle nous sommes installés depuis les indépendances. Que nos hommes politiques sachent qu’ils peuvent mentir impunément au monde, qu’ils ne peuvent se jouer indéfiniment du peuple.
« On ne peut tromper une partie du peuple tout le temps ; on peut tromper le peuple une partie du temps. Mais on ne peut pas tromper le peuple tout le temps » affirme Abraham Lincoln. Si le mensonge et la répression ont été jusqu’ici le monopole légitime des hommes politiques, il est temps qu’ils fassent leur mea culpa, en apprenant pour une fois à dire la vérité au peuple. Il est par exemple question de se dénoncer et de dénoncer, de restituer le patrimoine national pillé et confisqué depuis des décennies d’indépendance.
L’Opération Epervier au Cameroun se situe dans cette perspective, bien qu’encore timide, peu lisible et transparent, est à encourager. Toutefois, il faut dire qu’elle ne satisfait pas la majorité des camerounais. Voilà pourquoi il importe de s’interroger sur ces objectifs. Pourquoi malgré les arrestations massives et les condamnations, la corruption et les détournements sont plus que jamais présents et perceptibles sur la place publique ? En clair, l’Opération Epervier pourquoi faire ?
Est-elle transparente ? Ne poursuit-elle pas une cause politique liée au maintient et au renforcement d’un pouvoir conquis depuis 30 ans sans partage ? Au bout du compte les camerounais espèrent une réelle amélioration de leur condition de vie qui malgré l’allégement de la dette à travers l’initiative PPTE s’est au contraire dégradée et est devenue plus que jamais précaire et incertaine notamment pour les jeunes. On espère qu’elle n’est pas un scénario de plus destiné à endormir le peuple, si telle est le cas nous mettons en garde ces commanditeurs en leur disant que le Cameroun et les Camerounais aspirent tous à la Justice sociale, à la Fraternité et à la Bonne gestion de tout son patrimoine. C’est ce que nous appelons la paix et sans elle on ne saurait bâtir un Cameroun ou une Afrique digne et prospère. Admettons pour une fois la vérité sans la biaiser comme on a l’habitude de le faire dans nos médias ou dans les discours officiels.
En clair, le mensonge ne rend pas tout le temps service à ses utilisateurs. Il est une arme redoutable qu’il faut savoir manipuler au risque de disparaître à jamais. Il est démontré qu’à force de mentir, le dirigeant fini par être victime de ses propres allégations, dans ce cas on parle d’autosuggestion ; ou encore, on a le peuple contre soi.
Le mensonge et la violence politique comme instruments du politique ne peuvent être durables, ils sont conjoncturels. Aux dirigeants, sachez qu’il est tant d’arrêter de tromper le peuple, mais au contraire se mettre à son service en vue de son accomplissement total. Le peuple attend de vous la transparence, le sens de l’équité, le dévouement et la rigueur. Le peuple à soif de vérité et de liberté. « S’il est vrai que le peuple doit se libérer de la servitude, il est tout aussi vrai qu’il doit d’abord se libérer de ce qu’on a fait de lui dans la société où il vit » affirme Marcuse dans Contre-révolution et révolte. Il donc aujourd’hui nécessaire et utile de réorienter le but de la politique dans nos Etats, de la guérir de sa « maladie de langueur : qui n’en finie pas de finir » telle que déclare Myriam Revault d’Allonnes dans le Dépérissement de la politique. Il est plus que jamais urgent de réhabiliter la politique qui passe par la participation de chacun citoyen à la gestion affective de la chose publique. Le pouvoir politique n’est pas le monopole de la violence légitime de l'Etat mais l'activité des citoyens associés. La « vraie » politique exige l'action concertée et la participation des citoyens.
Comme le fait remarquer Tocqueville : « un monde nouveau a besoin d’une nouvelle politique ». L’Afrique et le Cameroun en particulier a besoin urgemment d’une nouvelle politique, elle a besoin des hommes capables de changer la donne et de définir la politique autrement. Le véritable problème de nos Etats aujourd’hui c’est sa gestion et son management par l’élite politique. « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions » affirme Barack Obama. La politique doit être cet espace de publicité et d’appartenance où se règle les affaires communes, et au sein duquel, le peuple trouve son épanouissement et participe en toute autonomie à la gestion de son devenir. Ce sentiment d’appartenance et cette volonté de participation sont effectifs lorsque la source du pouvoir dans un Etat dit démocratique est horizontale. Le pouvoir repose sur le consentement populaire et « s’il n’y a pas de peuple, il ne saurait y avoir de pouvoir » nous dit Arendt. Cette consubstantialité du pouvoir politique au peuple nous permet de définir l’espace public comme un espace de délibération et d’initiative dans lequel le mensonge, la violence et d’autres formes de domination et d’oppression pourront être bannis ou du moins restreintes.
Car, la raison d’être de la politique est la liberté, c’est à partir d’elle qu’il faut fonder la politique. La politique ne saurait donc se ramener à une conception matérialiste, techniciste et utilitariste du pouvoir. Ces différentes conceptions réduisent la politique à un rapport de force dans lequel sont exclues les préoccupations morales. Et dans un tel rapport de force, les valeurs qui priment se situent parfois aux antipodes de ce qui fait la grandeur et la dignité de la personne humaine. La politique n’est pas un sous produit de l’homme, mais l’homme en tant que animal politique qui aime ses semblables.
La politique est l’art des relations entre les hommes, le résultat de leurs actions libres et responsables.
Gagnons d’abord à chercher le royaume de la politique, sans cet objectif nous sommes condamnés à errer ou à bâtir des fondations sur du sable. N’oublions surtout pas cette définition d’Aristote : la politique est l’art de gérer la cité en vue du bonheur de tous. J’espère que nous serons tous heureux et joyeux un jour ! En attendant ce jour, donnons pour objectif de dénoncer et de condamner la bêtise politique, de rester vigilant et solidaire afin de ne jamais tuer cette espérance à laquelle nous aspirons tous. Nous ne fléchirons jamais.
© Correspondance pour camer.be de : KAKMENI YAMETCHOUA, Citoyen libéré et objecteur de conscience
Paru le Lundi 08-02-2010 08:01:14 Lu : 521 fois
- Imprimez :


PKS666_
FRANCE
Voila l'exercice préféré des camerounais francophones: écrire, et encore écrire, faire des stratégies sur la comète, pour montrer leur maitrise de la langue de Molière (une langue qui n'est même pas la leur).
Et pendant ce temps, chez eux, les enfants meurent de paludisme, de gale, boivent de l'eau sale, meurent de choléra. Car les camerounais sont incapables de s'entraider; de se regrouper pour une cause juste et honnête; pour aider leurs propres frères.
Les camerounais sont incapables de mettre sur pieds une structure visant à inonder leur pays de moustiquaires, des insecticides et des médicaments antipaludéens; non quand ils créent une association c'est uniquement "pour arnaquer".
Mais pour écrire de longues lettres, inutiles, là on retrouve le camerounais.
Camer.be, je mets vos lecteurs au défit de se concerter et de trouver des solutions concrètes ( sans écrire des essais sur la philosophie de l'eau ou sur l'art de la guerre pour purifier l'eau de l'un de ces fleuves camer.
Lundi 08-02-2010 09:49:30
EWOUMAM
FRANCE
C'est bien analysé Mr Kakmeni. Mais il n' y a rien de nouveau que les Camerounais ne sachent ou ne vivent directement de ce que vous dites.Quelle est la conclusion que vous proposez pour sortir du mensonge? Ecrire??????????????????? Objecteur de conscience? celle de qui, des autres?Il faut agir, c'est mieux.rejoindre un groupe d'actions,faire le porte à porte et demander à vos frères et soeurs au pays et à l'étranger,à vos amis et connaissances de se mobiliser, de s'inscrire massivement pour stopper le mensonge en 2011.Le mensonge ne s'arrêtera pas de lui-même ni parce que vous l'avez décrit.Le plaisir de se lire ne changera rien.Le temps est à l'action.
Lundi 08-02-2010 10:35:51
KABWENGA
CAMEROUN
ça va de soi, comme les camerounais n'aiment pas écrire, ils n'aiment autant pas lire. Surtout quand c'est un peu difficile à comprendre...
Avant d'être des hommes d'action, il faut penser d'abord, c'est comme cela qu'on développe les économies.
Arrêter de porter des critiques à ceux qui pensent
Lundi 08-02-2010 12:43:32
LE SAGE
Salut PKS666_,
Je comprend et partage ton agacement face a l'immobilisme(pour ne pas dire la lâcheté) de nous autres camerounais(francophones surtout), qui fait que nous soyons des champions du bavardage et des écrits stériles.
Mais tu n'aides pas Kakmeni et encore moins la cause de notre cher Cameroun quand tu te contente de lui porter critique. Tu ferais mieux de lui(NOUS) faire des propositions de solutions.
QU'EST CE QUE TU NOUS PROPOSE POUR LA LUTTE CONTRE LE MENSONGE AU CAMEROUN?
L'heure est aux propositions constructives et non aux critiques stériles a la limite de l'injure.
Ayons du respect pour nos compatriotes mêmes quand nous ne partageons pas leurs idées.
Chaque fois qu'un camerounais publie un article comme Kakmeni vient de le faire essayons de voir s'il y a quelque chose de pertinent dans ses propos et si tel est le cas réagissons dignement, car AUCUN HOMME N'EST PARFAIT. Le camerounais ne fait pas exception.
Lundi 08-02-2010 17:08:44
PKS666_
FRANCE
LE SAGE
ÉTATS-UNIS
Parfois, il faut quitter le domaine de l'esprit pour s'installer dans le monde réel. La philosophie ne soigne pas les malades, ne construit pas des écoles, ne nourrit pas la chair!
Lundi 08-02-2010 20:10:06
LE SAGE
PKS666_
FRANCE
Oui mon frère je suis d'accord avec toi qu'il faut rompre avec la théorie pour passer a la pratique.
Mais si tu as comme moi grandi au pays, alors tu reconnaitras que d'une façon ou d'une autre nous avons été moulés par un système éducatif qui laisse trop de place a la théorie(bavardage, pleurnicharde, fatalisme...) et peu de place a la pratique. Ce n'est pas une excuse mais ca permet au moins de comprendre notre LOURD handicap.
A mon humble avis toute solution au problème camerounais commencera par une LUTTE ARMÉE avec éventualité du sacrifice suprême pour toute personne qui s'y engagerait. RIEN DE MOINS.
Mais seulement quand tu en parles aux camerounais(surtout génération 60-70) c'est tout juste si on ne te jette pas a la poubelle.
Nous sommes arrives a une étape de notre histoire ou trop de cancres se sont retrouves aux postes de responsabilités ou ils n'auraient jamais du arriver dans un pays normal. La faute a la politique saugrenue dite "d'équilibre régional"
Lundi 08-02-2010 22:21:04
ACHU - MODIBO - TAGN
ÉTATS-UNIS
Pour ceux qui pensent que cette reflexion, cet article est un vain exercice, je tiens a vous dire que le Communisme comme ideologie et action politique repose sur les ecrits de Karl Marx, Lenine, Trotsky et bien d'autres penseurs qui se sont inscrits dans l'axe de l'internationale socialiste. MAO TSE TOUNG lui a son livre.
Pour dire que les grandes revolutions ont ete portees par des ecrits, des discours brefs de longues et ardues reflexions que bien souvent les premiers beneficiaires de ces revolutions n'ont pas lu et n'ont pas compris, si oui apres coup.
Mardi 16-02-2010 00:35:18
Chers intervenants,
Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se
veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures
personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.
Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans
recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.