CAMEROUN::MéDIA
Cameroun : Coup de pub sur la guerre d'indépendance
Jeune Afrique publie un cahier publicitaire sur l'histoire camerounaise marquée par la reconnaissance de Um Nyobe et une accusation portée contre les "hommes du Nord".
C'est un message publicitaire dont les lignes sont nimbées d'une auréole de "fierté". Il a paru dans l'édition de Jeune Afrique (n°2560) en kiosque depuis lundi dernier pour vanter "Le Cameroun, un pays à part à tous points de vue. Protectorat allemand, puis mandat de la Société des Nations, enfin pays sous tutelle de l'Onu, il n'a jamais été une "colonie". C'est aussi sur son sol qu'a eu lieu la première "guerre de libération" de l'Afrique noire française, peut-on lire à la page deux du cahier de huit que publie le magazine basé à Paris. Pour dire combien ce bout de terre est original, qui était mieux placé, du point de vue de cette publicité, que Paul Biya, le chef de l'Etat actuel du Cameroun ? Parole donc à l'auteur de Pour le libéralisme communautaire dont un extrait est cité en appui : "L'indépendance de notre pays fut arrachée au colonisateur à travers des luttes acharnées, menées par toutes sortes de moyens et de stratégies imaginées alors par des combattants qui avaient tous pour dénominateur commun la nationalité camerounaise".
La conclusion suivante coule alors de source: ce n'est pas un hasard de l'histoire si le Cameroun a accédé le premier parmi les pays africains sous domination française à l'indépendance.
On pourra penser que l'enthousiasme du rédacteur lui aura fait oublier qu'avant le Cameroun, la Guinée avait dit non au colonisateur français en 1958. Et en dehors de l'Afrique noire, Maroc et Tunisie s'étaient déjà débarrassés de la présence oppressante. Mais c'est un manquement dont on ne lui tiendra pas rigueur. Car, après avoir relevé, fait inédit pour la mémoire collective populaire, que les Camerounais comptent parmi les rares peuples qui ont chassé le colon les armes à la main, le message publié dans Jeune Afrique réserve une place de choix à Ruben Um Nyobe dans la liste très exhaustive des personnalités (camerounaises uniquement) qui ont marqué l'histoire du Cameroun de 1956 à 1998.
Franc-parler
C'est l'homme qui suscita une prise de conscience nationale "provoquant la décolonisation qui allait suivre en 1960". Cet homme-là, caractérisé par son "franc-parler et ses nombreux écrits" et tous les militants nationalistes durent pourtant gagner le maquis. Et pourquoi donc ? Motus et ligne muette. Finalement, il trouvera la mort le 13 septembre 1958, "abattu dans la forêt où il se cachait, après que les troupes coloniales françaises l'eurent localisé grâce à des indiscrétions de quelques 'ralliés'".
Ainsi fut porté le premier coup à la lutte des nationalistes camerounais qui causa la mort de "plusieurs milliers" de nos compatriotes, reconnaît le résumé historique disponible dans J. A, qui est tout autant muet sur les raisons de l'exclusion de la frange nationaliste de la classe politique et sur toute la violence subséquente. Pareillement, l'éloge à la nation camerounaise ainsi écrit élude les combats livrés contre l'envahisseur colonial sur la côte camerounaise. "Les premières manifestations du nationalisme camerounais furent la résistance des peuples de l'intérieur à la pénétration allemande […]", dit la pub. Bien avant l'hinterland pourtant, Lock Priso, roi de Bonabéri, se refusa à adhérer au traité de protectorat germano-duala du 12 juillet 1884. Les Allemands rasèrent son palais et l'éliminèrent. C'est dire qu'avant le martyr si bien signalé de Rudolf Douala Manga Bell, Madola Edande, Martin Paul Samba, etc., le souverain des Bele Bele avait tracé la route.
En revanche, si le consensus semble s'établir sur la lutte des nationalistes camerounais désormais reconnue, il est à craindre que le passé récent divise davantage. En présentant Paul Biya parmi les figures de l'histoire, le message souligne en effet les difficultés auxquelles fit face le président de la République aux premières heures de sa magistrature. A propos du coup d'Etat qui échoua le 6 avril 1984, l'on apprend qu'il s'agit d'une entreprise "fomentée selon certains par Ahmadou Ahidjo réfugié en France" et qui visait "à assassiner Paul Biya". Plus inquiétant : "Les combats opposent l'armée restée fidèle à la garde présidentielle composée d'hommes du Nord (Sic) pendant près d'une semaine. A la suite de ces événements, Paul Biya change d'orientation politique alors qu'il est encore entouré des anciens caciques de l'ex-président, souvent originaires du nord du pays." Une mise en cause des "nordistes" détonante pour qui se souvient du discours présidentiel au lendemain du 6 Avril distinguant les mutins de leur communauté d'origine.
Qui a organisé l'attaque contre les "Nordistes" ?
Selon une source jointe à Paris au siège de Difcom, la régie publicitaire de Jeune Afrique, c'est le gouvernement camerounais qui a commandé les pages publicitaires sus-évoquées. Il s'agit, précisément, des services du Premier ministre. Qu'est-ce qui explique cependant le revirement historique qu'elles contiennent ? Pourquoi la période Biya est-elle marquée par les "hommes du Nord", au point de commander un changement d'orientation dans la politique de l'homme qui prône le Renouveau, comme le dit le message ?
Cette charge feutrée contre une partie de la communauté nationale, mise en cause en raison de l'action de quelques uns de ses membres, n'a pas encore trouvé une explication auprès des autorités que Mutations a contactées. Au ministère de la Communication, le ministre Issa Tchiroma a expliqué qu'il n'y a tout d'abord aucune surprise à retrouver une célébration des hommes comme Um Nyobe, au regard du discours de fin d'année du chef de l'Etat qui avait souligné la nécessité de rendre un hommage constant à ceux qui se sont battus pour l'indépendance, parfois au prix de leurs vies.
M. Tchiroma n'a toutefois pas pu en dire plus. Le ministère voisin, celui de la Culture, étant en charge du dossier des manifestations du cinquantenaire, conformément à la volonté du chef de l'Etat. A la cellule de communication du ministère de la Culture cependant, l'on n'est point informé de la publication du cahier d'hommage historique dans J.A. "Vous comprendrez qu'il est difficile de réagir dans ces conditions", a expliqué un collaborateur du ministre tout en promettant d'en informer la ministre Ama Tutu Muna.
Quoiqu'il en soit, indique cependant un fonctionnaire du ministère de la Communication, dès lors que des faits historiques et politiques importants ont été évoqués, c'est à la présidence de la République que l'ordre a dû être donné. D'Etoudi d'ailleurs, hier en fin de journée, est venue la nouvelle de la création d'un comité en charge des manifestations des cinquantenaires de l'indépendance et de la réunification du Cameroun. Un interlocuteur qui devrait pouvoir répondre plus aisément aux questions qui ont déjà animé le débat politique sur l'indépendance du Cameroun, après le discours présidentiel de la Saint Sylvestre.
© Mutations : Jean Baptiste Ketchateng
Paru le Vendredi 05-02-2010 13:32:51 Lu : 2454 fois
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MBOMBO
FRANCE
c'est maintenant que les communicateurs VICHISTES COLABO du RDPC reconnaissent que le cameroun n'a jamais été une colonie française à travers leur article commandé à jeune afrique , que ne feraient-t-ils pas pour se mettre à la page.
en tout cas nous les patriotes democrates nous l'avons toujours chanté à tue-tête sur ce forum.
VOUS NOUS DONNEZ RAISON DE JOUR EN JOUR.
REJOIGNEZ LE PARTI DES DEMOCRATES , LE RENDEZ-VOUS DE NOTRE PASSE DE NOTRE PRESENT ET DE NOTRE FUTURE EST ARRIVE!!!!
ASSEZ DES CORROMPUS,
ASSEZ DES PILLEURS
PLACE AUX PROFESSIONELS!!!
Vendredi 05-02-2010 14:13:55
NDAMBA_BOY
BELGIQUE
6/6
Pendant ce temps, s’insurge Joshua Osih d’autres personnalités,
soupçonnées d’être - enquêtes à l’appui - "coupables de mauvaise
gestion", ne sont pas inquiétées. En réponse à ces accusations, le
ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary soutient qu’Epervier
"n'est pas du tout politique". La justice "n'est pas aux ordres" de
l'exécutif, maintient-il.
Procès et emprisonnements ne servent à rien, répond de son côté le
SDF. Toujours selon ce parti, une lutte efficace contre la corruption
devrait passer par un système permettant d'identifier l'origine des
biens des fonctionnaires. Et, surtout, donnant l'occasion aux
gestionnaires indélicats de rembourser les sommes détournées. (avec
AFP)
Vendredi 05-02-2010 14:32:56
NDAMBA_BOY
BELGIQUE
5/6
Epervier est une "opération à tête chercheuse", dénonce également
Joshua Osih, vice-président du principal parti d'opposition, le Social
Democratic Front (SDF). Elle vise les membres du régime "qui ne sont
pas d'accord avec la présidence à vie de Biya" ainsi que "les brebis
galeuses qui ne pèsent pas politiquement" et dont les arrestations lui
donnent un semblant de crédibilité.
"Procès et emprisonnements ne servent à rien"
Faut-il voir des similitudes avec l'affaire Titus Edzoa ? En 1997, cet
ancien médecin de Paul Biya et homme clé de son régime, avait été
arrêté pour "détournement de fonds publics". Il venait de se porter
candidat à l’élection présidentielle. Il purge depuis une peine de 15
ans de prison, alors qu’un nouveau procès à son encontre a été ouvert
en octobre dernier.
Vendredi 05-02-2010 14:33:36
NDAMBA_BOY
BELGIQUE
1/6
Cameroun - Politique | La rédaction web de Jeune Afrique
Paul Biya accusé d'instrumentaliser "Epervier"
Paul Biya, le président camerounaisPaul Biya, le président camerounais© AFP
L'opération Epervier, qui vise à éradiquer la corruption au Cameroun,
soulève l'indignation des détracteurs du président camerounais Paul
Biya. Ils l'accusent d'utiliser la traque aux corrompus pour avoir la
voie libre aux prochaines élections, en 2011.
Paul Biya serait-il en train de mener une "purge politique" ? C’est en
tout cas ce que pensent ceux qui l’accusent de défendre des intérêts
personnels derrière l’opération « mains propres », entamée il y a 5
ans et réactivée début 2010 avec l'incarcération de trois
personnalités politiques.
Vendredi 05-02-2010 14:34:38
NDAMBA_BOY
BELGIQUE
2/6
Depuis les 11 et 12 janvier, l’ex-ministre de l'Education de base,
Haman Adama, l’ex ministre du Budget, Henri Engoulou, l'ex-secrétaire
d'Etat Catherine Abena ainsi qu'une trentaine d'autres personnes sont
emprisonnées et font face à l'accusation de "détournement de fonds
publics". Un motif d'inculpation devenu banal au Cameroun, classé par
l'ONG Transparency International à la 146e place (sur 180) de son
classement 2009 sur l'indice de la perception de la corruption.
Les arrestations se multiplient
En 2004, les autorités camerounaises s’engageaient par le biais de
l’opération « Epervier », sous la pression des bailleurs de fonds, à
lutter contre la corruption. Et depuis, les arrestations se
multiplient. Derrière les barreaux, ils sont désormais une centaine à
être victimes du zèle des autorités, dont 8 ex-ministres (un 9e est
mort en détention), 7 anciens patrons d'entreprises publiques, un
ex-ambassadeur et un ancien député.
Ceux d'entre eux qui ont eu la chance d’être jugés
Vendredi 05-02-2010 14:35:13
NDAMBA_BOY
BELGIQUE
3/6
Paul Biya à la manœuvre ?
Bien que cette opération "mains propres" soit très populaire, beaucoup
de Camerounais soupçonnent Paul Biya, 76 ans dont 27 passés au
pouvoir, de l'utiliser à des fins politiques. Dans sa ligne de mire,
d'après eux: l'élection présidentielle de 2011 à laquelle il pourrait
être candidat.
Sous couvert de lutte contre la corruption, on assiste à une "purge
politique" , estime le politologue Alain Fogué. Et selon la presse,
plusieurs des ministres emprisonnés, dont celui des Finances Polycarpe
Abah Abah suspecté de s'être constitué un fabuleux trésor de guerre,
appartiendraient au "G11" (Génération 2011), une nébuleuse informelle
constituée par des caciques en vue de la présidentielle.
En décembre dernier, Jeune Afrique avait rencontré certains de ces »
prisonniers VIP », à la prison de Kondengui à Yaoundé : Urbain
Olanguena Awono, l’ancien ministre de la Santé publique dénonçait une
« instrumentalisation » de l’institution judiciaire,
Vendredi 05-02-2010 14:36:58
NDAMBA_BOY
BELGIQUE
4/6
dans la
perspective de la succession du président Paul Biya. Le même jour,
Jean-Marie Atangana Mebara, l’ancien secrétaire général de la
présidence - poursuivi dans le cadre de l’affaire « Albatros » -
expliquait attendre toujours l’ouverture des débats contradictoires,
alors qu’en novembre dernier un nouveau chef d’inculpation venait
s’ajouter aux cinq autres le concernant.
Epervier est une "opération à tête chercheuse", dénonce également
Joshua Osih, vice-président du principal parti d'opposition, le Social
Democratic Front (SDF). Elle vise les membres du régime "qui ne sont
pas d'accord avec la présidence à vie de Biya" ainsi que "les brebis
galeuses qui ne pèsent pas politiquement" et dont les arrestations lui
donnent un semblant de crédibilité.
Vendredi 05-02-2010 14:37:28
NDAMBA_BOY
BELGIQUE
5/6
"Procès et emprisonnements ne servent à rien"
Faut-il voir des similitudes avec l'affaire Titus Edzoa ? En 1997, cet
ancien médecin de Paul Biya et homme clé de son régime, avait été
arrêté pour "détournement de fonds publics". Il venait de se porter
candidat à l’élection présidentielle. Il purge depuis une peine de 15
ans de prison, alors qu’un nouveau procès à son encontre a été ouvert
en octobre dernier.
Pendant ce temps, s’insurge Joshua Osih d’autres personnalités,
soupçonnées d’être - enquêtes à l’appui - "coupables de mauvaise
gestion", ne sont pas inquiétées. En réponse à ces accusations, le
ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary soutient qu’Epervier
"n'est pas du tout politique". La justice "n'est pas aux ordres" de
l'exécutif, maintient-il.
Vendredi 05-02-2010 14:37:58
NDAMBA_BOY
BELGIQUE
6/6
Procès et emprisonnements ne servent à rien, répond de son côté le
SDF. Toujours selon ce parti, une lutte efficace contre la corruption
devrait passer par un système permettant d'identifier l'origine des
biens des fonctionnaires. Et, surtout, donnant l'occasion aux
gestionnaires indélicats de rembourser les sommes détournées. (avec
AFP)
Vendredi 05-02-2010 14:38:37
RDPC FOREVER
FRANCE
Que JEUNE AFRIQUE ne vienne pas nous endormir avec ce triomphalisme à la noix;le combat pour l'indépendance n'est pas terminé, il se poursuit sur le terrain économique et avec d'autres armes.
Vendredi 05-02-2010 15:28:35
CRABE_DOKOLA
FRANCE
Etons du monde entier , où que vous soyiez entrez dans ces liens :
http://www.lekieusa.com/index.php?pr=Participation
et pour vous intégrer, et voir les projets qui nous interessent , allez sur :
www.ntsongon.org
Vendredi 05-02-2010 15:54:53
LEBLASCO007
FRANCE
vous savez que c'est ce journal qui en 1er a annoncé que rien ne "s'opposait la modification de la constitution" de la colonie française d'afrique dixit monsieur soudan.
je pense qu'ils ont comme moi vu la volonte du peuple de la colonie française du cameroun d'obtenir son indépendance.
alors ils nous racontent une histoire de plus, pour flatter l'égo des indépendantitstes de plus en plus nombreux.
mais sachez en vérite monsieur soudan et votre clique françafrique-dgre-jeune afrique, les indépendantistes camerounais se battront tant qu'il y aura une colonie française en afrique.
video manhitoo à voir et faire voir sur le site www.livinginafrica.net
le peuple de la colonie française du cameroun n'est plus dupe.
"honte à celui qui te trompes une fois, hontes à toi s'il te trompe deux fois"
time is coming, time is coming.
Vendredi 05-02-2010 22:18:40
HERVAS
FRANCE
La CRTV cet après-midi à passé une émission intitulée:Jeunesse, parlons en; où le révisionnisme sans vergogne de l'histoire de l' "indépendance" est passée à la propagande toxique:Le vox-pop soigneusement monté montrant des individus qui faisaient des traîtres du cameroun des Héros nationaux tel A.Mbida,exagérant les rôle de C.Atangana et en minorant presque le rôle de Mpodol Um pendant le débat. Intitule de vous rappeler que le napalm à l'ouest n'était pas à l'ordre du jour et le combat de ses martyrs.
C'était dans la continuité de cette pub malsaine et insultante(article) qui tend à présenter biya successeur de A.Mbida dans une certaine mesure comme demarche ayant conduit à l'accomplissement des indépendances et non comme des usurpateurs aujoulatistes:le CMR est bel et bien indépendant
La propagande du système RDPC est en marche pour vendre des mensonges et préparer ce qu(ils) appellent la fête de la cinquantenaire des "indépendances" au mépris de la vraie Histoire du Cameroun.
Samedi 06-02-2010 18:06:34
Chers intervenants,
Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se
veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures
personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.
Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans
recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.