AFRIQUE::SOCIETE
AFRIQUE : ET LES CHERCHEURS-TROUVEURS DU PAYS DE FER ?
On rapporte souvent qu´un ministre québécois déclara un jour que la société québécoise avait plus besoin de « trouveurs » que de « chercheurs ». Cette assertion a parfois affligé certaines personnes. Même de nos jours, nombre d´universitaires diraient pis que pendre de ce ministre, alors que ce dernier n´était qu´en train d´inciter ses compatriotes et universitaires à plus de créativité, d´invention, d´efforts et surtout de résultats tangibles.
Si le ministre cherchait des trouveurs, la « Génération blette du golfe de Guinée », celle que certains appellerait « Génération intermédiaire », soupire actuellement après l´émergence d´une nouvelle génération de chercheurs-trouveurs dans cette région et partout ailleurs en Afrique.
Maints Africains, ayant constaté naguère qu´aucun lauréat du Nobel de cette année n´était originaire d´Afrique, ont hâtivement conclu que les filles et fils de ce continent n´avaient rien inventé et ne seraient pas en mesure de mener des recherches scientifiques pouvant aboutir à des découvertes et inventions mémorables. Une telle attitude est erronée et énorme ; la vérité, c´est que les intellectuels, scientifiques, chercheurs, inventeurs et trouveurs africains sont moins médiatisés que ceux d´autres contrées de notre village planétaire. De plus, l´ordonnateur d´un prix a toujours ses buts et objectifs à atteindre. Il ne décernera pas nécessairement son prix au plus méritant dans une discipline, mais à celui qu´il préfère. Ceci veut dire qu´il aura rendu un jugement de préférence, et non un jugement de valeur.
Par ailleurs, personne n´empêche aux Africains de fonder et de décerner des prix dans plusieurs disciplines aux savants, artistes, érudits, chercheurs, découvreurs, explorateurs, littérateurs, philosophes et scientifiques d´Afrique et du monde entier.
Toutefois, on devrait être honnête et reconnaître que la formation scolaire et académique n´est pas toujours prise très au sérieux dans plusieurs pays africains. Prenons par exemple le cas du Cameroun ; il se dit depuis des décennies que les connaissances sont mystifiées au Cameroun
, et que les enseignants, les élèves et les étudiants sont clochardisés.
En mathématiques, une discipline dont se servent abondamment les sciences naturelles, les sciences noologiques et les sciences sociales, on a l´impression que certains enseignants veulent rebuter à dessein les élèves et étudiants. Nous proclamons que les mathématiques ne sont pas ardues à posséder. En mathématiques, on distingue généralement les mathématiques pures des mathématiques appliquées. Tandis que les mathématiques pures s´apparentent plus à la spéculation philosophique -- c´est notamment le cas en logique formelle et symbolique, et dans une certaine mesure en philosophie analytique --, les mathématiques appliquées – encore appelée « calcul » -- sont simple à saisir, pour peu qu´on ait de l´intérêt, de la détermination et des enseignants prêts et disposés à prendre la peine d´expliquer les différents moyens, voies et méthodes permettant de résoudre des problèmes mathématiques détachés de la réalité ou ancrés dans la réalité.
En technologie de l´information, il n´y a pas de grande différence entre l´apprentissage d´un langage de programmation et l´apprentissage d´une langue étrangère ; nous l´affirmons par expérience.
En mathématiques comme en technologie de l´information, on n´a essentiellement besoin que de « raison pure ». C´est dans les sciences naturelles que les laboratoires bien équipés deviennent incontournables et indispensables. Mais nous soutenons que les pays du golfe de Guinée et d´autres régions d´Afrique peuvent se payer le luxe d´installer des laboratoires bien équipés dans les « temples de savoir et de gamberge » que sont les universités.
Les fils et filles d´Afrique doivent toujours se souvenir des prouesses de leurs ancêtres les Kémitiens -- celles et ceux que les Grecs appelèrent les anciens Egyptiens --, qui sont considérés comme les pionniers en philosophie, en sciences, en mathématiques, en architecture et dans d´autres disciplines. Ensuite, au lieu de se repaître du passé de leurs ancêtres les Kémitiens, les fils et filles d´Afrique doivent plutôt s´échiner à le transcender.
Toute personne ayant étudié l´histoire ancienne de l´Afrique sait que dans l´antiquité, la vallée du Nil et le bassin nilotique étaient un véritable creuset d´ethnies africaines. Nos professeurs des écoles au Cameroun nous enseignaient ce qu’Hérodote, l´historien grec, avait constaté ; les professeurs nous apprenaient que l´Egypte antique – la Kémitie – était un don du Nil. Or, nous savons que le Nil prend sa source à l´intérieur, au cœur même de l´Afrique. Le Nil blanc prend sa source au Lac Victoria, en Ouganda ; le Nil bleu prend la sienne au Lac Tana en Ethiopie. Khartoum, au Soudan, se trouve au confluent du Nil blanc et du Nil bleu ; c´est à Khartoum (en Nubie) que le Nil blanc et le Nil bleu confluent vers un seul fleuve, le Nil. Celui-ci coule à travers tout le territoire de la partie septentrionale de la Kémitie – appelée Egypte ou Maison ( Pays) de Ptah, Dieu créateur de toute chose.
Il est à noter que les anciens Kémitiens appelaient leur pays et empire « Kemet – Kemit ». Par création linguistique, en utilisant le procédé de formation des mots appelé dérivation ( en l´occurrence la suffixation), nous y avons adjoint le formant « -ie », pour forger « Kémitie ». Ceci présente l´avantage de conserver l´étymon ou la racine « Kmt », utilisé(e) par nos ancêtres.
La Nubie faisait partie de la Kémitie antique (empire Kémitien ancien, encore appelé Egypte pharaonique bistrée). L´historien Michel Mourre avait toujours défendu la thèse selon laquelle la langue des Kémitiens – la langues des hiéroglyphes ou l´Egyptien ancien – était apparentée aux langues couchitiques, c´est-à-dire aux langues parlées en Nubie antique. L´hypothèse – en fait, il s´agit d´une rêvasserie -- de l´appartenance de la langue des Kémitiens à la famille afro-asiatique se trouve ainsi battue en brèche et fragilisée. Nous savons en chimie que l´or, l´élément « or », fut découvert pour la première dans l´antiquité en Egypte antique – en Kémitie – et plus précisément en Nubie, car les Kémitiens y exploitaient des mines d´or. Ce sont les horsains, les Grecs, qui appelaient le pays nos ancêtres « Egypte » ; nous appelons ce vaste empire de l´antiquité africaine « Kémitie », pour parer à toute confusion contemporaine, a tout amalgame et aussi parce que nos ancêtres appelaient leur pays « Kemet – Kemit », c´est-à-dire le pays noir, les pays des Noirs.
Parmi les nombreuses ethnies et nations bistrées et africaines qui vivaient dans la vallée du Nil et dans le bassin nilotique se trouvaient les Bassas du Cameroun. En fait, ces derniers sont originaires de la Nubie antique. Des études, des recherches en histoire et la tradition orale ont attesté et confirmé cette thèse.
Les Bassas partirent de la Nubie antique pour d´abord s´établir près du Lac Tchad. Ce n´est que plus tard qu´ils migrèrent derechef pour s´installer autour de la Grotte sacrée – « Ngok Lituba » vers la fin du Moyen Age. A la Grotte sacrée, ils élaborèrent un système culturel qui est soigneusement conservé et transmis de génération en génération par les « bambomboques ». Ceux-ci sont des historiens et gardiens des traditions ancestrales.
Nous aimerions souligner que nous parlons ici des Bassas du Cameroun, car on rencontre aussi des Bassas dans d´autres pays africains, au Libéria par exemple. George Weah, l´ancienne vedette de football du TKC – Tonnerre Kalara Club – de Yaoundé, du PSG et du Milan AC, est un Bassa du Libéria.
En Egypte antique ou Kémitie, « Ptah » était considéré comme le Dieu créateur de toutes choses. Le nom « Ptah » fut plus tard scindé en deux en bassa – « P » et « Tah » -- ; le « P » donna « Pwa/Pua » (ce qui veut dire « père » en bassa; ainsi, on a : « Pua yem nu » = «c´est mon père) et « Tah » fut conservé comme « Ta » ( ce qui veut dire « père, seigneur » en bassa; ainsi, on peut dire : « A Ta, me nlo » = Seigneur, je viens ).
Aujourd´hui, les Bassas appellent Dieu « Hilolomb », c´est-à-dire l´Ancien des jours ; c´est comme cela qu´on appelle aussi le Seigneur Dieu dans l´Ancien Testament / le Premier Testament de la Bible. Les Bassas savent que « Mbot Bot », le créateur des humains, est le fils de Dieu ; c´est en fait le Seigneur Jésus-Christ puisque d´après le Nouveau Testament/Deuxième Testament de la Bible, Jésus-Christ est le fils de Dieu. En outre, le Deuxième Testament explique que tout – y compris les humains – fut crée par et pour le Seigneur Jésus-Christ ; « C´est lui de Dieu véritable » (Apôtre Jean). Enfin, la Bible – le Nouveau Testament -- témoigne que le Seigneur Jésus-Christ séjourna en Kémitie – en Egypte pharaonique bistrée. C´est probablement pour cela que le penseur et « mboboque » Théodore Mayi-Matip disait que le message christique s´adresse à tous les humains de toutes les « matrices socio-culturelles originelles ».
Pour que les filles et fils d´Afrique excellent dans plusieurs disciplines aujourd´hui, ils gagneraient à de devenir les émules de leurs ancêtres les Kémitiens, et à tâcher d´aller au-delà de ce que ces derniers ont réalisé, car les Kémitiens sont considérés comme les pionniers en philosophie, en sciences, en architecture et en mathématiques.
Les principaux problèmes au pays de l´Oncle Otsama l´Homme de Fer – « Otsama Mot Bikie » en ewondo -- pour ce qui est de l´éducation, de l´instruction, de la formation et de l´enseignement, sont ceux des salaires bas des enseignants, du manque de bourses pour les élèves et étudiants et du non-respect scrupuleux de la déontologie universelle et générale de l´enseignant (ou éducateur) par beaucoup de professeur(e)s.
Si les salaires des professeur(e)s ne sont pas décents, s´il n´y a pas de bourses d´Etat au moins pour les étudiants laborieux et les subsides pour les étudiants déshérités tant au Cameroun que dans la dispersion (diaspora), comment peut-on s´attendre à un rayonnement du système éducatif camerounais ? N´oublions pas ce que dit souvent l´autre, à savoir : « Qui ne paie rien n´a que de bons à rien.» C´est aussi pourquoi Joël Moutlen, l´ancien chancelier de l´Université de Yaoundé, a toujours encouragé la réintroduction des bourses pour les étudiants et chercheurs.
La suppression des bourses d´Etat aux étudiants tant à l´intérieur qu´à l´extérieur du Triangle national fut une erreur monumentale dans l´histoire du Cameroun ; il est recommandable que le tir soit rectifié au plus vite avant qu´il ne soit trop tard, car « la vie châtie celle ou celui qui arrive trop tard. »
Nous sommes donc du même avis que le ministre Jacques Fame lorsqu´il déclare que l´Université est le « Temple du Savoir » ; nous nous permettons juste d´ajouter, pour être plus explicite : A vrai dire, l´Université est le Temple du Savoir et de la Gamberge. Mais s´il n´y a pas de programmes nationaux, autonomes et internes de bourses d´Etat pour les étudiants et chercheurs qui se défoncent, et pour les étudiants déshérités, alors les universités camerounaises manqueront le coche une fois pour toutes, et ne pourront plus jamais redorer leur blason.
Par ailleurs, certains élèves, étudiants et enseignants devraient aussi améliorer leurs réactions, attitudes et comportements, afin de ne plus entacher et discréditer le système éducatif camerounais. C´est ainsi qu´on ne devrait plus entendre parler de ces élèves et étudiants qui ne passent aucun concours, mais dont les noms se retrouvent, comme par « prodige » ou par « enchantement », sur les listes définitives de celles et de ceux qui ont réussi aux concours. En agissant de la sorte, on forme des futurs prévaricateurs, concussionnaires, ripoux et autres cossards invétérés épris de destruction de la fortune publique et de la vie au Cameroun.
Les enseignants – j´ai voulu écrire : éducateurs – doivent chercher à se surpasser et surtout à s´accrocher à la déontologie universelle et générale qui se résume dans ces explications de Johann Gottlieb Fichte : « Le devoir du savant est de travailler sans cesse à ennoblir l´homme tout entier, d´avoir, dans tout ce qu´il fait au sein de la société, ce but devant les yeux ; mais personne ne peut se flatter de travailler avec succès à l´ennoblissement des autres, qui n´est pas soi-même un homme de bien. Nous n´enseignons pas seulement par des paroles, nous enseignons bien plus efficacement par des exemples. Et c´est pourquoi le savant, qui doit être pour son temps la règle et le modèle, a l´obligation d´être l´homme meilleur de son siècle, de réaliser sur lui le plus haut degré de moralité possible […] » Voilà pourquoi certains de nos professeurs des écoles au Cameroun tenaient à nous dispenser un cours de morale chaque matin, avant le début des autres cours programmés pour la journée.
La réforme, la renaissance et le rayonnement du système éducatif camerounais passent par ces quelques réflexions. Les chercheurs-trouveurs d´aujourd´hui et de demain émergeront à coup sûr si les suggestions proposées ci-dessus étaient considérées et appliquées.
© Correspondance de : Mathias Victorien Ntep
Paru le Jeudi 15-10-2009 01:00:36 Lu : 4639 fois
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FILS DU PAYS
ALLEMAGNE
je n´ai pas très bien compris l´article. l´auteur fait allusion à beaucoup de themes, et je me pose la question de savoir si lui il est un scientifique(ce à quoi je ne crois vraiment pas). parlant des bassa du cameroun, il faudrait qu´il fasse des recherches aprofondie. y a-t-il des publications sérieuses à ce sujet ? par ailleurs un prix nobel africain ne fairait du mal à personne.
Jeudi 15-10-2009 09:42:50
DOOTII''S
GABON
peu sont ceux en afrique qui on compris que le développement durable donc on parle passera par une bonne éducation de nos enfants, l’église catholique romaine et l’islam n’ont formé que des soumis et des extrémistes aliénés… l’histoire à une place très importante dans l’éducation, la vrais pas des mensonges que nous servent les occidentaux, comme quoi, il y a que les tékés qui sont les autochtones en afrique central, tous les autres tribus (bassa, fan, bamilé ké et autre sont tous venu du soudan)
Jeudi 15-10-2009 10:19:48
PTAH-NOTEP
ALLEMAGNE
cher fils du pays,
si vous n´avez pas bien compris l´ article, je vous prie de bien vouloir le relire. c´ est vrai que j´ aborde plusieurs themes; je l´ ai fait a dessein.
pouvez-vous d´ abord me definir les vocables sciences, scientifiques. j´ ai fait la linguistique, l´ informatique ( en fait technologie de l´ information; physique et mathematiques), sciences sociales ( plus precisement journalisme, sciences des medias, de l´ information et de la communication; gestion d´ entreprises et sciences economiques), philosophie ( philosophie des sciences par exemple) ...
nous avons tous fait mathematiques, biologie, physique et chimie au lycee...
actuellement, je suis doctorant-chercheur.
apparemment, vous croyez -- a tort -- que seuls les physiciens, les chimistes et ceux qui se specialisent en biologie seraient "scientifiques". eh bien, brave esprit, detrompez-vous.
pour ce qui est de l´ histoire des bassas, il y a des etudes et recherches menees depuis plusieurs decennies sur leurs origines etleurs croyances. je constate seulement que vous ne le saviez pas. ayez la fringale/la boulimie du savoir dans la vie, informez-vous, lisez beaucoup, faites des recoupements...
salut, l´ ami(e) du gabon: l´ exemple bassa est un cas parmi tant d´ autres. je n´ ai pas voulu insinue que d´ autres peuples et ethnies d´ afrique ne seraient pas originaires de la vallee et du bassin du nil. tout au contraire, l´article mentionne expressement que la vallee et le bassin du nil representaient un veritable creuset constituant le berceau ou point de depart de beaucoup d´ ethnies et de peuples a travers le continent noir ( bistre). ne vous sentez donc pas outrage.
bonne journee a vous,
ptah-notep.
Jeudi 15-10-2009 12:54:43
TET''EKOMBO
ALLEMAGNE
j'irais dans le meme sens que l'auteur en disant que le probleme est au niveau de la connaissance en tant qu'information,puis de la posture consomatrice.
beaucoup de lettres africains se complaisent au mode du peroquetage intellectuel repetant les formules et concepts occidentaux tres souvent nocifs pour leurs propres peuples.ce faisant ils se refusent la posture d'intellectuels pour se positioner dans celle d'expert en expertise et agregé en agregations.
si je m'en tiens a la definition de mme veuve ki zerbo qui disait de memoire qu'un intellectuel n'est pas forcement un tres haut diplomé mais un illustre qui met son savoir au service de sa communauté meme en temps partiel,on se rends compte que ceux qui remplissent le paysage de diplomés sont tous diplomés mais pas tous intellectuels,si oui pas toujours intellectuels au service de l'afrique.
nous ne savons rien des ancetres de la philosophies grecque que nous placons a l'origine du repere de la pensée.nous ne savons rien du pere de l'ecole du reveil de la pensée moderne africaine,nous ne savons rien des travaux de anu ba ngu (ancien assistnt de fleming et chercheur sur le sida),nous ne savons rien sur les travaux de l'informaticien emeagwalli,nous ne savons rien du physicien audu oyibo qui tente d'elucider les grandes problematiques encores inconnus de la physiques quantiques et qui a meme developper une theorie qui y apporterait une solution,nous ne savons rien de souleymane atta diouf,ni de jean marc ela ou encore de mongo bheti,ou meme de engelbert mveng.
peut etre que comme dit l'auteur nous devrions nous procurer notre propre institution pour aussi vulgariser les efforts que nous faisons pour nous memes aussi maigres soit ils.
a ceux qui veulent creer des polemiques unitiles ou des comparaisons sur les origines.il n'y pas une fierte demesuré a etre descendants de nubiens par rapport a un descendant de zulu.la fierté reside dans la connaissance de son origine et la perpetuation de sa ligné avec la redefinition de sa trajectoire.qu'on soit bayaka,nubiens, bantu que l'on se soit constitués directement du berceau originelle bantu ou du berceau du nil on est kemites,bantu,africains selon qu'on utilise la nomenclature nubiene,bantu ou romaine.
certains alienés considerent le therme tchadiens ou pygmés comme une injure,mais se sentironts mal a l'aise de savoir que ces tchadiens ont accuellis les exodes nubienes (nok ,tikar,bassa,etc) et viennent eux memes de la.
Jeudi 15-10-2009 13:26:59
KRYSTALL
FRANCE
>>>>ptah-notep
probablement en raison de ma lecture rapide de ton article, j'avoue n'avoir pas compris le rapprochement que tu fais entre le peuple bassa, ses origines et les découvertes scientifiques.
par ailleurs quand tu dis :
« pour que les filles et fils d´afrique excellent dans plusieurs disciplines aujourd´hui, ils gagneraient à de devenir les émules de leurs ancêtres les kémitiens, et à tâcher d´aller au-delà de ce que ces derniers ont réalisé, car les kémitiens sont considérés comme les pionniers en philosophie, en sciences, en architecture et en mathématiques »
je me serais plutôt attendu que tu insistes à demander aux « fils et filles kémites» de travailler dur car c’est à force de forger qu’on devient forgeron.
j’aurais aimé te lire demandant aux autorités d’investir dans les domaines de la recherche et développement en accordant des moyens raisonnables aux chercheurs, en expliquant la necessité des recherches scientifiques pour le bien-être et l'émancipation des peuples.
c’est de cette façon que les usa raflent tous les prix nobel aujourd’hui. les découvertes scientifiques ne peuvent reposer sur les origines des uns et des autres, ces origines ne pourraient à elles-seules servir d’émulation si à la base la volonté, le travail, la nécessité de se développer et de vivre aisément ne sont mis en exergue.
en mon sens, ressasser incessamment les exploits du passé n’est pas mobilisateur, ce serait dormir sur ses lauriers car il ne suffit pas de détenir le passeport kémitien pour espérer faire des inventions.
« ne pas dormir sur ses lauriers » est l’un des principes fondamentaux de la science. or, les fils et filles kémites ont cru que le monde s’arrêtait avec leurs découvertes de l’époque. et pourtant comme le disait blaise pascal :
« la derniere démarche de la raison humaine est de reconnaitre qu’il existe une infinité de choses qu’elle ne connait pas »
dans ton article, je note beaucoup plus une argumentation idéologique ou nostalgique, or idéologie ou nostalgie et sciences ne sont pas toujours compatibles.
je crois savoir qu’il ya pas mal de noirs à la nasa, beaucoup de ces noirs sont d’ailleurs des camerounais ou plus généralement des africains et ces derniers, je présume , n’arrivent pas à ce niveau sur la seule nostalgie kémitienne.
au sein des universités américaines, on rencontre toutes les origines asiatiques, européenne...
les américains mettent de gros moyens matériels, et humains dans la recherche ; résultat, ils sont plus performants que les résidents européens, africains ou asiatiques voila l’explication des prix nobel.
fraternellement
Jeudi 15-10-2009 14:34:39
KRYSTALL
FRANCE
lire: en mon sens, ressasser inlassablement les exploits du passé n’est pas mobilisateur,
Jeudi 15-10-2009 14:58:50
PTAH-NOTEP
ALLEMAGNE
@ krystall:
chere tete,
vous avez certainement survole mon article; j´ai parle de tout cela dans ma seance ecrite.
je me cite:
1) "les fils et filles d´afrique doivent toujours se souvenir des prouesses de leurs ancêtres les kémitiens -- celles et ceux que les grecs appelèrent les anciens egyptiens --, qui sont considérés comme les pionniers en philosophie, en sciences, en mathématiques, en architecture et dans d´autres disciplines. ensuite, au lieu de se repaître du passé de leurs ancêtres les kémitiens, les fils et filles d´afrique doivent plutôt s´échiner à le transcender."
2)
"toutefois, on devrait être honnête et reconnaître que la formation scolaire et académique n´est pas toujours prise très au sérieux dans plusieurs pays africains. prenons par exemple le cas du cameroun ; il se dit depuis des décennies que les connaissances sont mystifiées au cameroun
, et que les enseignants, les élèves et les étudiants sont clochardisés"
3)
"nous sommes donc du même avis que le ministre jacques fame lorsqu´il déclare que l´université est le « temple du savoir » ; nous nous permettons juste d´ajouter, pour être plus explicite : a vrai dire, l´université est le temple du savoir et de la gamberge. mais s´il n´y a pas de programmes nationaux, autonomes et internes de bourses d´etat pour les étudiants et chercheurs qui se défoncent, et pour les étudiants déshérités, alors les universités camerounaises manqueront le coche une fois pour toutes, et ne pourront plus jamais redorer leur blason. "
4)
"si les salaires des professeur(e)s ne sont pas décents, s´il n´y a pas de bourses d´etat au moins pour les étudiants laborieux et les subsides pour les étudiants déshérités tant au cameroun que dans la dispersion (diaspora), comment peut-on s´attendre à un rayonnement du système éducatif camerounais ? n´oublions pas ce que dit souvent l´autre, à savoir : « qui ne paie rien n´a que de bons à rien.» c´est aussi pourquoi joël moutlen, l´ancien chancelier de l´université de yaoundé, a toujours encouragé la réintroduction des bourses pour les étudiants et chercheurs.
la suppression des bourses d´etat aux étudiants tant à l´intérieur qu´à l´extérieur du triangle national fut une erreur monumentale dans l´histoire du cameroun ; il est recommandable que le tir soit rectifié au plus vite avant qu´il ne soit trop tard, car « la vie châtie celle ou celui qui arrive trop tard. »
nous sommes donc du même avis que le ministre jacques fame lorsqu´il déclare que l´université est le « temple du savoir » ; nous nous permettons juste d´ajouter, pour être plus explicite : a vrai dire, l´université est le temple du savoir et de la gamberge. mais s´il n´y a pas de programmes nationaux, autonomes et internes de bourses d´etat pour les étudiants et chercheurs qui se défoncent, et pour les étudiants déshérités, alors les universités camerounaises manqueront le coche une fois pour toutes, et ne pourront plus jamais redorer leur blason.
"
par ailleurs, j´ai evoque et mentionne l´exemple des bassas du cameroun, pour etayer le paradigme selon lequel les noirs( bistres) d´afrique subsaharienne sont vraiment les descendants des kemitiens.
bonne journee, krystall.
ptah-notep
Jeudi 15-10-2009 15:44:50
KRYSTALL
FRANCE
ptah-notep,
ok pour la mise au point !
in fine, pourrais-tu me donner des liens internet ou des documents parlant des origines des populations du cameroun ?
merci.
Jeudi 15-10-2009 16:02:58
PTAH-NOTEP
ALLEMAGNE
@krystall:
pour ce qui est des origines, des croyances et de la societe des bassas du cameroun, vous pouvez lire et analyser avec profit les contributions, recherches, etudes et seances d´un eugene wonyu, d´un prince dika akwa, d´un theodore mayi-matip, d´un joseph mboui -- entre autres -- dans les universites francaises, au cameroun et ailleurs.
en outre, quant aux deux derniers segments de l´histoire des bassas du lac tchad a la grotte sacree -- ngog lituba --, et de la grotte sacree aux divers coins du cameroun meridional, vous pouvez aussi consulter certains ecrits de bitja bi kodi -- un de mes anciens professeurs de linguistique.
puisqu´il est toujours prudent de proceder aussi
au recoupement, je vous conseillerais de chercher a
rencontrer certains historiens et gardiens des traditions ancestrales des bassas.
bien amicalement,
ptah-notep
Jeudi 15-10-2009 16:21:36
DOOTII''S
GABON
krystall
www.africamaat.com
Jeudi 15-10-2009 20:24:04
KRYSTALL
FRANCE
dootii''s, ptah-notep,
merci pour les liens et documents.
j'en ferai bon usage!
Jeudi 15-10-2009 21:07:46
Chers intervenants,
Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se
veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures
personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.
Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans
recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.