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Cameroun - Affaire Bibi Ngota : Etoundi Oyono accusé de faux :: CAMEROON

Cameroun - Affaire Bibi Ngota : Etoundi Oyono accusé de fauxUn procès s’ouvre contre le directeur général du Port autonome de Douala ce vendredi, 26 juillet au Tgi du Mfoundi à Yaoundé.

Après la condamnation de trois journalistes, l’affaire Bibi Ngota rebondit en justice. Cette fois avec comme principal accusé, (le seul cité) Emmanuel  Etoundi Oyono, le directeur général du Port autonome de Douala (Pad). Il est renvoyé devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi pour répondre d’une infraction de « complicité d’usage de faux ». Hier vers 11h, l’accusé Etoundi Oyono s’est rendu au cabinet du juge Aoudou pour sa dernière comparution avant l’ouverture du procès.

L’affaire remonte à 2010. Quatre journalistes : Cyrille Germain Ngota Ngota (décédé), directeur de la publication de Cameroon Express, Harrys Robert Mintya, directeur de la publication du journal Le Devoir, Serges Sabouang, directeur de la publication du journal La Nation d’Afrique, et Simon Hervé Nko’o, reporter au journal Bebela sont arrêtés. Ils sont accusés de détenir un « faux » document dont la paternité est attribuée à Laurent Esso, à l’époque des faits secrétaire général de la présidence de la République.

Ladite correspondance laisse croire que Laurent Esso a demandé à l’administrateur directeur général de la Snh, Adolphe Moudiki de payer une somme globale de 1, 342 milliard FCfa à Antoine Bikoro Alo’o et Dayas Mounoume à titre de « commissions » dans le cadre de l’acquisition d’un bateau hôtel par la Snh, dénommé Rio del rey.

1,5 million FCfa

D’après l’ordonnance de renvoi rendue par le juge d’instruction David Toulepi le 3 juillet 2013, en octroyant une publicité au journal Le Devoir, Emmanuel Etoundi Oyono, à l’époque directeur général de la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maétur) recherchait  plutôt la publication de ce « faux » document dans le journal de Serges Sabouang. L’insertion publicitaire en question est un lotissement de la Maétur à Ngoulemekong qui a bel et bien été publié sur une demi-page en quatrième de couverture du journal Le Devoir. Lors de l’instruction, indiquent nos sources, Etoundi Oyono a affirmé que cette insertion publicitaire a été donnée à ce journal comme à beaucoup d’autres et qu’il ne connaissait pas personnellement Serges Sabouang.

Au terme de l’enquête préliminaire menée entre janvier et juin 2013 par le Secrétariat d’Etat à la défense (Sed), l’on a d’abord imputé à Etoundi Oyono un détournement de 1,5 million FCfa et une accusation de « complicité d’usage de faux  ». C’est cette dernière que le juge d’instruction a retenu pour inculper Emmanuel Etoundi Oyono. Et pour laquelle l’ancien directeur général de la Société de recouvrement des créances (Src) devra répondre dès ce vendredi, 26 juillet au Tgi.

Devant cette même juridiction, Serges Sabouang, Harrys Mintya, et Hervé Nko’o avait respectivement été condamnés à 2 ans de prison avec sursis pendant 3 ans, et à 15 ans de prison ferme. Ils étaient poursuivis pour « contrefaçon de signature, des marques et imprimés en co-action ». Emmanuel Etoundi Oyono avait été entendu comme témoin de l’accusation. Pour son cas, c’est Serges Sabouang qui sera auditionné comme témoin de l’accusation.

© Le Jour : Eitel Elessa Mbassi
 
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